27 janvier 2022 4 27 /01 /janvier /2022 11:57

L'Association des maires Ville & Banlieue de France, dont font partie des dizaines de communes et d'intercommunalités, dont notre métropole toulonnaise, interpelle à nouveau l'État.

 

Un an après la tenue d'une réunion du Conseil interministériel des villes (CIV), obtenue non sans que 200 maires aient dû lancer un appel au secours, des choses ont bougé pour que le plan de relance n'oublie pas nos communes fragiles, mais il reste beaucoup à faire dans un contexte de pauvreté croissante qu'aggrave la crise sanitaire.

 

C'est pour rappeler que « le monde d'après reste à construire » que les maires et présidents d'intercommunalités de Ville & Banlieue, de toutes tendances politiques, viennent de prendre une nouvelle position...

 

 

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23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 11:15

Bien sûr, mon enthousiasme initial quant à la "Primaire populaire" est pas mal retombé. Entre la révélation, certes en cercle fermé, de certains organisateurs sur leurs intentions réelles et le refus d'importants candidats des gauches et de l'écologie de considérer cette initiative comme un vecteur utile de rassemblement, l'enjeu est moins évident qu'il y a quelques mois.

 

L'initiative est cependant des plus louables. Et, à quelques heures de la clôture des inscriptions, il y a près de 400.000 personnes qui y ont cru et, pour beaucoup, y croient encore. Et en tous cas aspirent toujours à un projet et une candidature uniques.

 

Plusieurs de mes connaissances m'ayant demandé mon sentiment sur cette opération originale, je crois de mon devoir de le leur donner. Je pense donc qu'il faut aller au bout de la démarche. Je voterai entre le 27 et le 30 janvier.

 

Pour ceux qui veulent faire comme moi, il est encore temps. La clôture des inscriptions est fixée à ce dimanche à 23 heures 59.

 

Certes mon choix s'est porté sur un candidat qui refuse d'entendre parler de cette initiative. Mais j'espère qu'il sortira vainqueur de cette "Primaire populaire" afin que, même à son corps défendant, la démarche novatrice d'un scrutin au jugement majoritaire lui apporte une légitimité supplémentaire pour incarner l'unité populaire et stimule et conforte son projet et sa candidature.

 

Ah, c'est vrai, j'ai failli oublier, d'autres m'ont questionné sur mon choix de candidat pour cette primaire. Si ça les intéresse tant que ça, le voilà.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 14:28

C'est indigne et honteux. Les habitants des quartiers populaires de France, parmi lesquels nos concitoyens seynois de Berthe, de nos cités HLM hors ZUP, et de notre centre ancien, constituent la majeure partie de ce groupe stigmatisé des non-vaccinés montrés du doigt gouvernemental, que le Premier ministre livre à la vindicte du pays en les accusant d'être les causes de « la fracture de la nation » et que le Président de la République veut « emm... » jusqu'à ce qu'ils rentrent dans le rang.

La maire de La Seyne ferait bien de joindre sa voix à celle d'autres édiles de communes abritant des territoires urbains paupérisés, protestant contre cet indicible et abject amalgame que M. Macron assume et vient de confirmer, et qui ne sert délibérément, à des fins politicardes, que l'aggravation de la fracture nationale.

Car la réalité s'explique. Et bien autrement que ce qu'on veut nous faire croire.

 

 

Où M. Macron a-t-il vu jouer que ceux dont les conditions sociales et économiques les privent déjà des libertés élémentaires feraient « de leur liberté, qui devient une irresponsabilité, un slogan » ?

 

Une étude scientifique publiée par des chercheurs français (CNRS, INSERM, Hôpitaux de Paris, etc) et américains (accessible , mais c'est en anglais) et une enquête objective réalisée par France Info le prouvent : le lien entre pauvreté et non-vaccination est indubitable.

 

Déjà relégués par l'organisation urbaine, l'économie et l'emploi, la nationalité, les origines, les religions et les couleurs de peau, voilà que les pauvres de nos ensembles d'habitat social et nos cœurs de villes dégradés sont une fois de plus voués à l'isolement, l'enfermement et la stigmatisation. Et pas par n'importe qui ! Par celui qui devrait être le garant des institutions fraternelles de notre République et qui en fait rajouter par le chef de l'exécutif gouvernemental.

 

 

C'EST PROUVÉ : ON SAIT POURQUOI LES PAUVRES SONT MOINS VACCINÉS QUE LES AUTRES

 

Scientifiques et journalistes enquêteurs en apportent les preuves tangibles fondées sur des données objectives issues de sources de l'État lui-même. Ce n'est pas délibérément que beaucoup d'habitants de quartiers populaires ne sont pas vaccinés. Nous l'avions pressenti alors que j'étais maire en choisissant d'implanter notre centre covid au cœur de Berthe, le déficit d'accès aux mobilités est l'une des causes. Mais elle n'est pas la seule : le manque d'appropriation et de compréhension de l'information préventive, l'absence de maîtrise des outils informatiques nécessaires à la prise de rendez-vous, la prégnance de la désinformation, sont prouvées. Et on peut y ajouter la résignation : « Avec ou sans passe sanitaire, je ne serai privé ni de restaurant, ni de cinéma, ni de théâtre, ni de loisirs culturels, je n'y ai plus ou pas accès, voire je n'y ai jamais eu accès. »

 

Dans toute la France, nos habitants rendus vulnérables par la misère sont déjà victimes de la pandémie elle-même. Leur santé se dégrade par la pauvreté, le manque de prévention et la désertification médicale. L’épidémie de coronavirus les frappe massivement à cause de la promiscuité dans leurs habitats, de leurs fragilités et comorbidités, du déremboursement des tests de dépistage, et donc du fait qu’ils représentent, par la désinformation, l’illectronisme, les déficits d’offres de mobilités, une bonne part des non-vaccinés qu'on livre à l'anathème.

 

Et c'est d'autant plus choquant qu'une part de ceux qui, au début de la pandémie, étaient applaudis tous les soirs au coucher du soleil, résident et vivent dans nos quartiers populaires. Ceux-là, s'il fallait hiérarchiser la pauvreté, ne sont pas les plus mal lotis. Ils ont un travail, fût-il précaire. Ils sont agents des crèches, des écoles et des cantines, aide-soignants et personnels de ménage des EHPAD et des hôpitaux, gardiens d’immeubles et médiateurs de rue, cantonniers, fossoyeurs et éboueurs, chauffeurs de bus et conciliateurs des transports publics, magasiniers, caissiers et livreurs, ou agents d’accueil, de surveillance et de sécurité. Dans l’adversité sanitaire, sociale et économique, ils sont en première ligne pour prendre soin de tous. Et les voilà, par effet d'entraînement d'un tourbillon de désignation de boucs émissaires, embarqués dans une charrette qui les conduit au pilori.

 

 

LES ÉLUS LOCAUX NE PEUVENT RESTER SILENCIEUX

 

Nos élus municipaux sont ceux de tous les Seynois. Ils ne doivent pas accepter cette maltraitance d'État qui vise une partie de nos concitoyens. De façon transverse au-delà des sensibilités politiques, majorité, oppositions de droite et de gauche, la tenue d'un propos fort et indigné s'impose en direction du Président de la République et du gouvernement. La maire peut en prendre l'initiative.

 

Et après, vivement une VIe République où, placé sous le contrôle du Parlement représentant du peuple souverain, il ne sera plus possible à un président monarque de s'arroger le droit de fustiger avec arrogance et mépris une partie injustement ciblée de la Nation.

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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 08:04

Drapeau de l'Europe seul ou accompagnant la bannière nationale sous l'Arc de Triomphe, promotion d'un territoire par des mugs et des crayons fantaisie, nouvelle face des pièces de monnaie, maintien ou annulation du bain de Noël, couleur de la veste d'une candidate à la présidentielle, tolérance de grignoter dans le bus et le train à condition de le faire sans ôter son masque, publication sur plusieurs pages d'un quotidien local d'un horoscope de l'année et des prédictions d'une “voyante auditive tarologue” et d'une “médium par transcommunication hypnotique”... on le voit, les sujets capitaux qui sont essentiels à la vie des Français, et parmi eux des Varois et des Seynois, ne manquent pas en ce début 2022.

Pendant ce temps...

 

Pendant ce temps, les gens angoissent devant la crise sanitaire qui aggrave la crise sociale. Tandis qu'on mobilise sur des sujets chimériques l'attention des millions d'entre eux qui peinent chaque jour un peu plus à joindre les deux bouts, les profits de la trentaine d'entreprises les plus bénéficiaires dans le monde, entre les mains de 1% des humains, ont grimpé de plus de 100 milliards d'euros en un an, se fendant tout de même, dans leur grande générosité, de dons pour amortir le choc de la crise à hauteur de... 0,3% de leur résultat d'exploitation.

 

Pendant ce temps, les pires rengaines qui parodient à peine celles qu'on ressassait dans les années 1920 et 1930, qui ont mené le Monde à la plus sanglante des horreurs qu'ait connu l'Humanité, se diffusent comme jamais avec la complaisance active de certains grands médias et les réseaux sociaux, désignant des boucs émissaires, appelant à une vigoureuse marche arrière conservatrice, à la reconquête d'une “civilisation” soi-disant dérobée, sur fond glaçant de “grand remplacement” et d'exacerbation du sentiment que nous serions devenus des “exilés de l'intérieur”. Des républicains de droite eux-mêmes s'aventurent stratégiquement sur ce terrain glissant. Changer le monde n'est plus de mise, régresser vers l'abomination est de bon ton.

 

Pendant ce temps, dans ce contexte fou, rien n'interdit pourtant de rêver que 2022 en France, avec ses élections nationales quinquennales, constitue une occasion pour le peuple de la nation des solidarités, des libertés, de l'égalité et l'équité – et de la laïcité, comme je l'évoquais à Noël – d'aborder un grand virage vers la Raison, pour une République écologique que notre jeunesse nous supplie de construire, avec de grandes lois de transition alimentaire, de réforme de la distribution et de reconversion de l'économie et des mobilités, pour une République sociale, avec des revenus de solidarité, l'accès garanti à l'eau et aux énergies, le droit au travail pour tous par la réduction de sa durée légale et le retour à la retraite à 60 ans, la relocalisation et la réduction des écarts de salaires, l'investissement public massif dans la recherche, la santé et l'éducation, la primauté de la Loi sur les accords de branche, la restauration de l'impôt sur la fortune, la taxation accrue des revenus du capital et l'imposition des multinationales ayant une activité en France qui jouent au chat et à la souris avec le fisc national, et une République démocratique, avec la reconnaissance du vote blanc, l'instauration de plus de proportionnelle, une convention vers une VIe République rompant avec la monarchie présidentielle, donnant plus de pouvoirs au Parlement, accordant le droit de vote à 16 ans ou promouvant les référendums d'initiative citoyenne.

 

Et, pendant ce temps, les gauches et l'écologie, fortes de leurs diversités qui ne peuvent qu'enrichir des perspectives partagées mais que certaines ne brandissent que pour s'afficher incompatibles et éparpillées, font la sourde oreille aux appels pressants à l'unité populaire qui peut encore se construire autour d'un socle commun et offrir une alternative d'espoir.

 

Craignons, sinon, de ne formuler que des regrets, voire de verser des larmes, au 31 décembre 2022.

 

Allez, sur ces mots stimulants, bienvenue quelques siècles en arrière et belle année nouvelle à tous !

 

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Mais, pour garder espoir, notamment en notre jeunesse qui, elle, ne se résigne pas, je ne résiste pas à l'envie de chiper à la Ville d'Allonnes, dans la Sarthe, la carte de vœux qu'elle a éditée pour 2022, faisant suite à d'autres de belle et originale facture depuis plusieurs années (son maire, mon ami Gilles Leproust, ne me traînera pas plus au tribunal que Louis XVIII auquel j'ai dérobé l'ordonnance royale ci-dessus, prise il y a tout juste 200 ans, en 1822, pour sauvegarder du covid d'alors, la peste bubonique). Alors croisons les doigts.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 23:01

Des pensées joyeuses pour ceux qui pratiquent une religion chrétienne et vont fêter la Nativité, à Saint-Jean-de-Berthe, à Notre-Dame-de-Bon-Voyage, à Notre-Dame-de-la-Mer, au temple protestant de Sanary-La Seyne, à l'Oratoire orthodoxe Saint-Antoine de Tamaris, mais aussi pour ceux qui pratiquent d'autres religions et célèbreront sous peu le Dies Natalis Solis Invicti, le Mithragan, la naissance d'Éon de la vierge Coré, le Lohri-Maghi, Xiǎo hán, le Makar Sankranti, ou dans deux mois Laylat al-miraj ou Imbolc, pour ceux qui ont récemment fêté Dōng zhì, Hanoucca, Jól, le Jour de Bodhi ou les Saturnales, pour ceux qui, adeptes du culte de la Raison, fêteront le Jour du Soufre en ce quartidi 4 nivôse de l'an CCXXX, et pour ceux qui, par tradition familiale ou coutume locale, non-croyants ou libre-penseurs, vivront à partir de ce vendredi des temps de convivialité avec leurs proches.

Des pensées chaleureuses aussi et surtout pour ceux qui ne fêteront rien, mobilisés par leur travail ou leur engagement volontaire pour la santé, l'aide humanitaire, la maraude sociale, la sécurité ou la logistique des services, pour les salariés du commerce victimes de la loi PACTE autorisant leur travail de nuit, pour ceux dont les croyances leur interdisent toute festivité, pour les victimes de l'isolement, de la maladie, de la pauvreté, les gens contraints à une quarantaine sanitaire ou affectés par un malheur survenu.

Des pensées préoccupées enfin, bien sûr, en mémoire des pionniers artisans de notre République française forte de sa laïcité constitutionnelle qui garantit à tous le droit de pratiquer un culte ou de ne pas croire, et pour ceux qui, sentinelles vigilantes, veillent à ce que ces fondements, ciments de notre vivre-ensemble et notre tolérance, perdurent et ne soient jamais remis en cause par quiconque.

Joyeux moments à ceux qui vivront des temps festifs, le meilleur du possible pour les autres, et le respect, la raison et la concorde entre tous ! 

 

ÇA, C'EST MA CRÈCHE DE MÉCRÉANT NÉANMOINS ATTACHÉ AUX TRADITIONS PROVENÇALES

 

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19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 06:31

En 2023, il y aura 50 ans que l'écrivain, poète et chanteur chilien Victor Jara aura été assassiné par les militaires fascistes auteurs du coup d'État de "l'autre 11 septembre", celui de 1973, qui a mis fin par la violence à l'expérience gouvernementale socialiste de l'Unidad Popular et imposa au peuple du Chili dix-sept années de dictature militaire sous l'autorité de fer de Pinochet.

Aujourd'hui, les Chiliens se rendent aux urnes pour le second tour de leur élection présidentielle. Le candidat de gauche y affronte celui de l'extrême-droite nostalgique des années noires de Pinochet.

Ayons une pensée pour la petite ville de Caleta-Tortel, sur la côte pacifique, commune amie de La Seyne. La bête fasciste rode. À Caleta-Tortel, dans tout le Chili, comme ailleurs dans le Monde. Et ici.

 

La conséquence du coup d'État, ce fut la dissolution du parlement (Congreso Nacional), l'interdiction des syndicats et des partis politiques, la censure de la presse, l'armée concentrant tous les pouvoirs, la junte fasciste gouvernant par décrets, l'appareil judiciaire contrôlé, les libertés muselées, le chômage d'un tiers de la population civile, toute opposition violemment réprimée, avec le soutien tacite des partis chiliens de droite et de centre droit, et celui du président américain Nixon, dont, plus tard, Powell, Secrétaire d'État, dira : « It is not a part of American history that we're proud of. » (« Ce n'est pas une partie de l'histoire américaine dont nous sommes fiers. »).

Ce furent plus de 2000 morts et disparus, 33000 arrestations, 27000 victimes de tortures, des centaines de milliers d'exilés politiques. Sur fond de crise, de désignation de boucs émissaires, d'enfermement identitaire. Ça ne vous dit rien ?...

Oui, la bête immonde de l'extrême-droite rode toujours. Au Chili comme ailleurs. Face à elle, dans la suite de l'Unidad Popular des Chiliens (union des partis radical, socialiste, communiste et d'action populaire unitaire, de la gauche chrétienne, appuyés par les principaux syndicats), l'Union Populaire de chez nous est plus que jamais indispensable. Pourquoi pas par le biais de la Primaire Populaire ?...

Le chanteur belge Julos Beaucarne, décédé ces derniers mois, a honoré en 1977 dans une chanson, "Lettre à Kissinger", la mémoire de Victor Jara.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 04:58

Au moment où se met en ligne ce message, il y a 282.417 personnes qui ont signé l'appel pour une Primaire Populaire, cette initiative qui rencontre chaque jour un succès grandissant. Ce sont ainsi des centaines de milliers de citoyens de plus de 16 ans qui tentent d'obtenir que les candidats et les partis politiques des gauches et de l'écologie se parlent, élaborent un projet commun, et présentent un candidat unique à l'élection présidentielle.

C'est en effet la seule chance, même si elle demeure bien mince, d'éviter d'avoir une nouvelle fois à faire un choix de second tour entre deux candidats de l'une ou l'autre des multiples droites, depuis l'extrême radicale jusqu'à la social-libérale, tant l'éparpillement des candidatures de gauche et écologistes empêchera que l'une d'entre elles parvienne à la première ou la deuxième place à l'issue du premier tour.

J'ai décidé de tout faire pour convaincre les Seynois de sensibilités sociales, humanistes et écologistes de participer à cette Primaire Populaire.

 

S'IL N'Y AVAIT QU'UNE INFIME CHANCE D'UN PROJET UNIQUE...

Gêné aux entournures par le vote interne de mon parti, la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), qui a abouti au choix – qui n'était pas le mien, mais je respecte la démocratie – de soutenir Montebourg, me voilà libéré par son appel à l'unité et sa proposition de retirer sa candidature pour aider à la réaliser.

Plutôt que plaider pour promouvoir le but ultime de la Primaire Populaire, offrir aux Français qui souffrent des politiques libérales, injustes, inégalitaires, liberticides, autoritaires et nuisibles à l'environnement et au climat, une voie vers une société plus humaine et respectueuse de la planète, j'aborde ma tentative de conviction par la fin, à savoir la méthode retenue pour l'expression des choix citoyens, qui doit avoir ses limites mais que je trouve originale et susceptible d'apporter un peu d'air frais dans l'exercice démocratique : le Jugement majoritaire.

 

LE "JUGEMENT MAJORITAIRE", OUTIL D'UNE NOUVELLE DÉMOCRATIE

CLIQUEZ POUR LIRE EN LIGNE LA BD

Je pourrais vous inviter à lire les 413 pages en anglais du livre de Balinski et Laraki, ces mathématiciens français qui ont conçu ce mode de vote, mais je préfère vous proposer la petite vidéo explicative ci-dessous et une bande dessinée, "Vous reprendrez bien un peu de démocratie ?", de Marjolaine Leray, que vous pouvez lire en ligne en cliquant ICI ou sur l'image ci-dessus de sa couverture, qui exposent très simplement comment ça marche.

Rien que ça, parce que c'est novateur et assez inédit, ça devrait inciter les plus curieux des réticents à prendre leur part dans la démarche qui, nous sommes des milliers de Français à l'espérer, dont, je le souhaite, beaucoup de Seynois, pourrait conduire à que nous retrouvions un peu d'espérance dans la vie démocratique usée d'une Vème République à dépoussiérer.

Et, si ça vous motive, signez l'appel en cliquant ICI et partagez sans modération ce message ! 

 

Le jugement majoritaire, un mode de scrutin révolutionnaire from Corinne on Vimeo.

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11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 08:26

Comme calque du castillan “Reconquista”, désignant « la reprise sur les Maures des terres espagnoles perdues par les chrétiens », il semble que le terme français de “Reconquête”, avec une majuscule, est attesté pour la première fois en 1908 dans le “Tableau de la géographie de la France” de l'historien et géographe Paul Vidal de La Blache.

Ça semble avoir donné des idées à d'autres. Le quotidien “Libération” dresse un parallèle entre cette période de sept à huit siècles de l'histoire de l'Espagne et le répugnant projet d'un candidat d'extrême-droite à l'élection présidentielle qui crée un parti appelé... “Reconquête !”.

Heureusement, pour contrer cette funeste perspective de "Reconquista“, deux des cinq candidats de gauche et de l'écologie viennent de proposer aux autres de s'atteler à une "Remontada“ commune par une unité de projet...

 

LA SÉMANTIQUE DE LA RECONQUISTA CONTRE LE SENS DE LA RÉPUBLIQUE

En sous-titrant ainsi son article : « Le nom dévoilé dimanche par le candidat d’extrême droite pour son parti politique s’inspire directement de la “Reconquista”, cette période historique qui, du VIIIe au XVe siècle chez nos voisins, marque l’expulsion de la péninsule ibérique des juifs et des musulmans... », puis en détaillant des éléments d'histoire, le journal Libération expose que le candidat en question a bien en tête ce qu'il n'hésite d'ailleurs pas à affirmer : lui Président – puissent la providence et les électeurs nous en préserver ! –, il entend bien mettre à mal les fondements égalitaires, fraternels, de liberté et de laïcité, qui caractérisent notre modèle républicain en menant la vie dure à des boucs émissaires.

Et ils sont au moins cinq candidats déclarés à promouvoir, peu ou prou, plus ou moins explicites ou masqués, les mêmes orientations : Dupont-Aignan (Debout La France), Le Pen (Rassemblement National), Martinez (Volontaires pour la France), Philippot (Les Patriotes) et désormais Zemmour (Reconquête !).

Et, si j'écris « au moins », c'est que, ainsi que je le racontais dans un récent article, le virage à droite toute du principal mouvement de la droite républicaine, Les Républicains, n'est pas moins inquiétant. Les Ciotti et autres Peltier, ancien du Front National, ne se contentent pas de ce que leur candidate à la présidentielle a déjà annoncé : suppression de 200.000 fonctionnaires, report de l'âge de la retraite, fin des 35 heures, diminution des allocations-chômage, sans compter ce qui pourrait ressurgir après ses prises de position et ses actes sur d'autres sujets (proposition de l'établissement d'un "concordat avec l'islam“ supposant une remise en cause de la loi de séparation des cultes et de l'État, participation à la Manif pour tous, demande d'un dépistage obligatoire du cannabis dans les lycées, souhait d'exclusion des aides sociales des personnes vivant en France depuis moins de cinq ans, etc.).

Ça fait beaucoup, dans l'esprit de la "Reconquista"...

 

LA RECONQUISTA À DÉFAUT DE SIGNIFIANT CRÉDIBLE D'UNE REMONTADA

C'est à croire que cette droite qui se "surdroitise“ considère que les Marcheurs n'en font pas assez pour satisfaire les appétits des capitalistes financiers, dont les humains et leur planète font les frais. Pourtant, ils sont sacrément à la manœuvre. Le gouvernement et le Législateur d'aujourd'hui sont tout de même franchement actifs comme fossoyeurs de conquêtes sociales (réforme de l'assurance-chômage, des services et de la santé publique, bientôt celle des retraites, ...), sans parler des reculades majeures quant aux grands enjeux environnementaux.

Malgré ce, la cote de popularité de Macron, si l'on en croit les sondages, paraît plus favorable que celles qu'ont connues ses prédécesseurs. Il le doit sûrement au fait que, malgré les pertes de libertés imposées, il incarne pour un assez grand nombre le "gestionnaire en chef" d'une crise sanitaire et sociale inédite.

Et donc il est à craindre que, une nouvelle fois, le choix du second tour se borne à un duel entre deux tenants de l'extrême-droite, de la droite extrême, de la droite radicale ou de la droite ultralibérale.

 

UNE "REMONTADA“ DE LA FRANCE PAR L'UNITÉ DES GAUCHES ?

Cependant, en toute logique, les aspirations populaires, alors que tous les indicateurs témoignent d'un accroissement accéléré des inégalités sociales et économiques, devraient tendre à l'espérance d'une société plus juste, plus humaine, plus égalitaire, plus solidaire, plus émancipatrice, plus protectrice de l'Humain dans un environnement durable. L'espérance que, de tous temps, les gauches ont portée.

Ce pourrait être l'espérance légitime des Français autres que les 10% les plus riches d'entre eux qui se partagent le tiers de l'ensemble du patrimoine. Ce devrait au moins l'être pour les 50% de ménages qui ont un niveau de vie inférieur au revenu moyen du pays. Or, faute d'unité, l'éparpillement des gauches (et de l'écologie) n'offre aucune perspective lisible de ce qu'un des candidats de cette famille politique (Montebourg) qualifie d'un autre terme aussi emprunté au castillan espagnol (ou à l'occitan provençal, mais ça m'étonnerait de Montebourg...) : la Remontada.

Il est encore temps de bien faire. Les 25% cumulés des intentions de vote en faveur des candidats pouvant porter cette espérance pourraient changer la donne du second tour si un seul d'entre eux portait un projet qu'ils auraient en partage. Moi, je crois que c'est possible. Comme ça l'est dans de très nombreuses communes, départements et régions où l'unité des gauches et de l'écologie s'est réalisée.

Mais il faut peut-être qu'une poussée populaire amène les réticents à entamer des discussions. Nous sommes déjà près de 270.000 à avoir signé l'appel pour une "Primaire populaire“. Continuons ! Cliquez sur l'image ci-dessous pour accentuer la pression !

 

CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR SIGNER

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 04:31

« Béni soit l'homme qui, n'ayant rien à dire, s'abstient de le démontrer à haute voix. » Après Voltaire et avant Coluche que j'évoquais dans le précédent article de mon blog, l'écrivaine anglaise George Eliot m'invite à suspendre mes publications lorsque l'actualité des thèmes que j'ai l'habitude de commenter ne m'offre aucune raison d'ajouter mon grain de sel.

Je dois d'autant plus m'y astreindre lorsque d'autres s'en chargent mieux que moi, à l'instar des élus minoritaires seynois des gauches et de l'écologie qui interviennent en réunion du conseil municipal et alimentent de leurs analyses et remarques leurs supports de communication

Et, du coup, je m'intéresse à autre chose...

 

J'ai ainsi lu avec intérêt un article paru ces jours derniers dans un magazine féminin d'un titre bien connu de la presse nationale. Et, ne pouvant m'empêcher d'être un brin facétieux, je me suis pris – j'espère que l'autrice de l'article ne m'en voudra pas – à mettre en exergue quelques extraits et anonymiser la personne objet de la publication.

 

UNE VULGARISATION SÉMIOLOGIQUE SUR LE SENS DU ROUGE

Voilà donc ce qu'il en est. Un intéressant article sur... le sens du rouge...

« Une femme en rouge au milieu d’une rangée d’hommes en costume sombre. C’est l’image que laisse Madame X après sa victoire (...). Cette veste rouge portée par la candidate de la droite (...) témoigne d’une théâtralité au service d'une expression politique. L’histoire nous montre que la mode est un outil de communication important dans la sphère du pouvoir. Elle révèle une mentalité, exprime des considérations idéologiques, symboliques… Et il serait réducteur de penser que derrière le style des candidats femmes et hommes, il n’y a pas de stratégie.

« “Cette veste rouge est étudiée pour qu’elle se démarque dans la masse, analyse Sophie Lemahieu, historienne de la mode et auteure du livre ‘S’habiller en politique : les vêtements des femmes au pouvoir (1936-2022)’. (...) On ne voit plus qu’elle sur les photos.

« Si on peut s'étonner du choix de cette couleur traditionnellement associée à la gauche, il faut préciser que cette tonalité sanguine a toujours été présente dans les hautes sphères. “Le rouge est très utilisé par les politiques, et ce depuis plusieurs siècles, ajoute Sophie Lemahieu. C'est la couleur du pouvoir, et pour Madame X une manière d'exprimer qu'elle veut incarner une droite puissante.” (...)

« “Le rouge évoque l'esprit guerrier, le sang. Et on peut observer que cette couleur présente sur le drapeau français est en train de faire son retour en force chez la droite, contrairement au blanc qui, lui, a été mis de côté, note Saveria Mendella, doctorante à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), spécialisée dans la mode et son langage. Elle est aussi très présente dans les vêtements traditionnels français, et c'est une façon d'évoquer le patriotisme”. » (...)

 

Alors, visiteurs de mon blog, qui est, selon vous, cette Madame X ?

Si vous n'avez pas trouvé, vous le saurez en cliquant ICI...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
9 décembre 2021 4 09 /12 /décembre /2021 03:53

Certains me demandent pourquoi des jours, parfois des semaines, passent sans que je n'écrive rien sur mon blog. C'est juste parce que je fais miennes les réflexions de Voltaire (« On parle toujours mal quand on n'a rien à dire ») et de Coluche (« De tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent »).

L'avantage, c'est que ça laisse du temps et de l'attention pour écouter et regarder les autres. Et se faire une idée des signes qu'ils envoient par leurs propos et leurs postures.

 

Ainsi, Madame Pécresse, fraichement désignée candidate de la droite à l'élection présidentielle de 2022, affirmait peu après son élection par les militants du parti "Les Républicains" qu'elle est « le barycentre de la droite ». C'est passé inaperçu, mais ça mérite une pause sémantique.

 

UN PEU DE GÉOMÉTRIE ET DE PHYSIQUE POUR VULGARISER LA SÉMANTIQUE

Le barycentre ? C'est une notion de mathématique trouvant son prolongement en physique, et réciproquement car elle découle du besoin de calcul de l'endroit où se trouve le point d'équilibre de deux points de masses différentes. C'est ce barycentre qu'on recherche quand on utilise une balance romaine, et qu'on comprend aisément en regardant le schéma ci-dessous qui atteste que le barycentre O n'est pas forcément au beau milieu du segment AB (le fléau de la balance) qui relie les deux masses m1 et m2.

 

Un barycentre, ça se déplace donc en fonction des masses respectives qui sont aux deux extrémités du segment. Alors, s'agissant de Madame Pécresse, les plus sociaux des gens de droite ont du souci à se faire pour le programme qu'elle va proposer aux Français. À l'entendre expliquer que Ciotti (celui qui n'a pas voté Macron face à Le Pen, qui préfèrerait voter Zemmour que Macron, et dont le président de droite de notre Région dit qu'il « est de l'extrême-droite, c'est son porte-parole ») va avoir « une place singulière auprès d'[elle] », on doit s'attendre à ce que le programme sécuritaire, inégalitaire et liberticide de la droite se muscle sérieusement.

 

CERTAINS TROUVENT QUE LE FLÉAU DE LA BALANCE PENCHE DANGEREUSEMENT 

Alors oui, Madame Pécresse est peut-être le barycentre de la droite. Mais sûrement pas le centre géométrique, celui de l'accompagnement un tant soit peu social du capitalisme libéral. Un barycentre très très rapproché de la lourde masse de la droite dure et radicale, pas bien éloignée des totalitaires et xénophobes Dupont-Aignan, Le Pen, Martinez, Philippot et autres Zemmour.

Et son parti Les Républicains cautionne cette « dérive » du barycentre. Ça n'a pas échappé à Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, qui vient de se faire éjecter de la fonction de responsable national qu'il occupait au sein de LR pour avoir relevé que Madame Pécresse « accepte d'endosser cette dérive en faisant siennes les thèses extrémistes d'Eric Ciotti, puisant leurs racines dans les écrits d'Eric Zemmour »

 

ET IL EST OÙ, LE BARYCENTRE DE LA DROITE SEYNOISE ?

Toute ressemblance avec une "coalition" hétéroclite locale de gens de LR avec d'autres, qu'ils aient été élus sous la bannière du Front National, ou qu'ils soient adhérents du parti Debout la France de Dupont-Aignan, ou qu'ils aient porté les couleurs du Mouvement Pour la France, ou qu'ils qualifient certains acteurs associatifs « d'islamo-gauchistes », serait bien sûr purement fortuite. Et naturellement exagérée.

D'ailleurs, elle ne s'appelle pas la "coalition de la droite et du barycentre oscillant très très à droite" mais, à mon sens un peu abusivement, “coalition de la droite et du centre".

Et, si nos voisins Estrosi, Falco et Muselier ont senti la « dérive » et ont quitté le navire qu'ils voyaient voguer tribord toute, aucun Perdriau seynois ne semble pointer le bout de son bec pour appeler à un retour à l'équilibre républicain dont se réclamait naguère leur mouvement...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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