22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 15:19

On a beaucoup plaisanté, naguère, et je n'étais pas le dernier, sur les petits mouvements politiques partenaires « satellites » du Parti socialiste, dont on disait en souriant que les militants se réunissaient « dans une cabine téléphonique », mais on n'est pas loin, aujourd'hui, de voir la « planète socialiste » bientôt ressembler à ses lunes.

Que d'autres organisations politiques, d'autres sensibilités, mais comme le PS relevant de ce que le pouvoir veut nous faire avaler comme étant du même « ancien monde », concept soi-disant novateur destiné à enfumer les consciences, connaissent le même sort de désaveu populaire, n'est pas pour autant rassurant.

On verra bien ce qu'il adviendra, une fois que les acteurs de la nouvelle donne politique auront été suffisamment confrontés aux affres de la gestion et de la réaction des citoyens. Moi, nourri aux pis de l'éducation populaire, de la vie associative, du syndicalisme, des organisations politiques, je continue à penser que la République n'a guère à espérer de l'activité politique new look que la Nation a plébiscitée. Bref, je veux croire qu'on peut continuer à compter plutôt sur les partis, avec leurs lourdeurs et leurs limites, que sur les réseaux sociaux pour faire vivre la confrontation dialectique qu'une démocratie a le devoir d'offrir à ses enfants.

C'est pourquoi, sans tout de même que ça ne m'empêche de dormir ou prenne le dessus sur mes soucis territoriaux, je prends au sérieux le Congrès du Parti socialiste dont les grandes manœuvres connaîtront leur point d'orgue avant la fin du mois de mars.

Et, comme j'en ai l'habitude, même si ça n'intéresse qu'une poignée de mes concitoyens, je me dois de les tenir au courant, comme je le fais quant à la gestion de La Seyne et de notre métropole toulonnaise, de la posture qui est la mienne dans cette étape de la vie démocratique du parti auquel j'appartiens.

Je livre donc aux intéressés et aux simples curieux le message que j'ai adressé à mes camarades socialistes varois, pour les inviter à choisir pour notre parti une orientation cohérente avec ce qui me semble être une absolue nécessité : l'offre d'un projet pour que, juste, on en finisse avec un ordre soi-disant établi où une minorité toujours plus infime d'hommes n'en finit pas d'exploiter tous les autres, tout en martyrisant la planète qui est pourtant leur suprême bien commun.

Si vous êtes de ceux-là, cliquez donc sur la réduction ci-dessous de mon propos pour en prendre connaissance...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 05:51

Étrange concomitance à bord de ma voiture, ce mercredi. Tandis que j'écoutais d'une oreille distraite sur mon autoradio un journaliste d'une station d'information de l'audiovisuel public, expliquant que le Président de la République ne céderait rien sur la revendication des autonomistes de l'Île-de-Beauté d'obtenir la « co-officialité » de la langue corse avec le français, seule langue de la République de par notre Constitution, voilà que je passe sous un portique lumineux d'information autoroutière sur lequel était inscrit... « MIND OUR WORKERS ».

Et puis sous un autre, avec la même mention, et encore un autre, pendant 80 kilomètres. Comme j'ai « fait anglais » en deuxième langue, j'ai bien compris qu'il s'agissait là d'une invite heureuse à prendre garde aux « hommes en jaune » qui travaillent sur la chaussée. Une campagne utile lancée par la société exploitant nos autoroutes provençales, dont je ne trouverais pas idiot qu'elle soit déclinée en plusieurs langues.

 

ARTICLE 2ENC DE LA CONSTITUCIEN : LA LENGA DE LA REPUBLICA ES LO FRANCÉS

Sauf que, là, c'est en une seule, étrangère, toujours la même, et pas celle que la plupart des Provençaux et des autres Français, principaux usagers des A50 et A52 en ce jour de semaine hivernale, utilisent au quotidien, se conformant scrupuleusement au très jacobin article 2 de la Constitution de 1958.

Et, kilomètre après kilomètre, la chaîne de radio, à la même fréquence que celle à laquelle je passais sous les portiques autoroutiers anglophones, ressassait en boucle que le français est la langue unique de la République.

Moi, ça m'a fait sourire. En me disant que le groupe Vinci, supposé gérer une partie de nos autoroutes publiques pour le compte de l'État « un et indivisible » en sa qualité de concessionnaire, aurait été bien inspiré, le jour même où le Président était campé sur ses positions linguistiques face à ses interlocuteurs de l'Assemblée de Corse, de ne pas déroger à la loi constitutionnelle. Ça fait tout de même un peu désordre.

Un coup à voir se retourner dans sa tombe François Ier, dans les bras duquel mourut... Vinci (Léonardo, le génie, qu'il admirait et fit venir à sa cour, pas le groupe capitalistique aux 40 milliards de chiffre d'affaires, pas près de défunter !), lui qui exigea par l'ordonnance royale de Villers-Cotterêts de 1539, toujours en vigueur, que toutes les informations publiques « soyent prononcez, enregistrez et deliurez aux parties en langaige maternel françoys et non aultrement » !...

Aquò es dich. Mai pèr çò que n'en dìsi, ieu...

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 08:07

À la suite de mon message manifestant mon incompréhension et — je le reconnais volontiers — une certaine colère, le Président de l'Université de Toulon m'a adressé une réponse courtoise que je me dois, pour la bonne règle et par honnêteté intellectuelle, de communiquer aux visiteurs de mon blog.

La voici :

« Monsieur le Vice-président,

« L'université de Toulon accueille chaque année plus de 300 évènements liés à ses missions d'enseignement supérieur, de recherche, de diffusion scientifique et d'insertion professionnelle : ces manifestations contribuent à créer du lien avec le territoire et à aiguiser, lorsque leur objet s'y prête, la conscience citoyenne de nos étudiants.

 

« La semaine dernière, une association d'étudiants de l'université a formulé une demande d'occupation du domaine public en vue d'organiser une conférence de Monsieur Hamon à caractère politique. Je n'ai pas souhaité accéder à cette demande. Ce refus s'inscrit exclusivement dans le respect du principe de neutralité du service public mais aussi du règlement intérieur de l'Université que les membres du Conseil d'administration ont approuvé. Cette décision n'est en aucun cas le fait de pressions extérieures que nous aurions subies. 

 

« J'aurai grand plaisir à vous accueillir de nouveau dans notre Université. Vous vous réjouirez, à n'en pas douter, de l'effervescence d'une communauté qui avance, de l'implication de personnels mobilisés autour de la réussite de leurs étudiants, des travaux de recherche en cours aux retombées internationales comme plus locales, de la présence d'étudiants toujours plus engagés, du rayonnement de la vie étudiante au sein de nos différents campus ; bref, d'une belle dynamique au service d'un territoire qui nous est cher.

 

« Respectueuses salutations »

 

C'est donc bien ce que je disais. L'Université de Toulon, contrairement à d'autres que je citais dans mon billet, refuse d'accueillir des hommes politiques proposant des conférences aux étudiants.

 

Moi, je trouve que la neutralité du service public a bon dos quand il s'agit de causeries hors temps d'enseignement, et, je le répète, j'aurais la même position quelle que soit la sensibilité de l'orateur, du moment qu'il s'inscrit dans le cadre de la légalité républicaine. D'autant que la réponse de Monsieur le Président peut laisser penser que le règlement intérieur de notre université interdirait de tels colloques, ce qui est faux, ainsi qu'en atteste ledit règlement, accessible en ligne sur le site Internet de notre établissement d'enseignement supérieur.

 

Et je considère ça désolant quant à l'éveil des consciences de nos jeunes adultes, d'autant plus au moment où, avec 20% d'électeurs aux élections partielles du Val-d'Oise et moins de 30% à celles du Territoire-de-Belfort, tous les acteurs éducatifs, de l'école à l'université, en passant par les animateurs du temps libre et les familles, devraient avoir à cœur, me semble-t-il, de se mobiliser pour sensibiliser les jeunes générations à la vie démocratique et à l'acte citoyen.

 

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 20:52

Il n'y a pas d'autre mot que "pitoyable" pour qualifier une récente décision de la présidence de l'université de Toulon.

 

Le refus d'accueillir dans un de ses amphis une conférence à l'adresse des étudiants, au prétexte qu'elle est donnée par un acteur politique — en l'occurrence Benoît Hamon, mais je tiendrais le même propos s'il s'était agi de quelque autre membre d'un parti politique, de droite ou de gauche, que la République n'interdit pas — est indigne d'une institution publique supposée contribuer à l'éveil des consciences.

 

Cette communication, dont le thème est « Le contrat social au XXIe siècle : être jeune en 2018 », a été bien accueillie dans d'autres universités : la Sorbonne, Rouen, Villetaneuse, Toulouse, Mont-Saint-Aignan, etc, et se poursuivra dans d'autres sites.

 

Ce refus est d'autant plus lamentable que, par la voix de son vice-président — puisque son président ne daigne pas répondre lui-même à ma demande d'échange —, notre université croit malin de se justifier en arguant du fait qu'elle aurait obéi à une soi-disant injonction politique métropolitaine de ne pas recevoir un autre conférencier, en l'occurrence un candidat à l'élection de mai 2017 devenu depuis Président de la République, à laquelle elle se serait piteusement pliée. C'est minable.

 

Je me demande dès lors pourquoi ceux des universitaires toulonnais élus pour assurer l'exécutif de notre enseignement supérieur acceptent les aides que notre métropole a créées pour soutenir les initiatives concourant à la vie étudiante, visant à éveiller nos jeunes au vivre-ensemble, à la coopération, à l'initiative partagée et solidaire, autant de moyens de forger leurs consciences citoyennes, de comprendre les déterminismes socio-économiques de notre société, et de se préparer à être des adultes aptes à agir sur eux, dans le sens politique qui leur conviendra.

 

Que les choses soient bien claires : c'est en ma qualité de vice-président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche, que je suis contraint de m'exprimer.

 

Mais, du coup, comme maire de La Seyne, j'ai accordé aux organisateurs de la conférence la Bourse du Travail de La Seyne pour qu'ils puissent la tenir, le 6 février à 18 heures.

 

Et, des fois que certains croient à une "manip" politicarde de ma part, je préfère rappeler ma posture quant au conférencier, publiée il y a quelques jours sur le quotidien "Var-matin"...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Var et intercommunalité Idées et politique générale
19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 05:54

À la fin de ce mois de janvier, le Tribunal de commerce de Marseille se penchera une fois de plus sur la situation du quotidien régional « La Marseillaise », héritier de nos anciens journaux locaux « Le Var libre » (1944), puis  « La Liberté du Var » (1944-1946) et « Le Petit Varois » (1946-1975), issus de la Résistance à l'occupant nazi. Les juges pourraient décider de la fin de ce quotidien.

On peut ne pas être d'accord avec la ligne éditoriale de tel ou tel titre de la presse. Mais, lorsqu'on est républicain, quelle que soit sa sensibilité, on est attaché à la pluralité de l'information, gage de démocratie et de forge de consciences éclairées.

Les Seynois se souviennent sûrement que, il y a quelques années, c'est l'autre quotidien local, « Var Matin », qui a connu une période de lourde incertitude pour sa pérennité. Une belle mobilisation avait contribué à sa survie. Pareil engagement a aussi apporté sa pierre à la poursuite de la parution de « La Marseillaise » quelques temps après, à l'occasion d'une première phase d'inquiétude sur l'équilibre économique durable du titre.

Les Seynois aiment la confrontation d'idées et sont même fiers de leur état d'esprit singulier, toujours prêt à la palabre et l'échange argumentaire dialectique.

Je les invite à signer avant le 29 janvier, comme je l'ai fait, la déclaration que, il y a un mois, le 18 décembre dernier, nous avons publiée avec des personnalités provençales et languedociennes de tous horizons politiques, économiques, sociaux et culturels, et que chacun peut consulter en cliquant pour l'agrandir sur l'image illustrant cet article (en haut et à gauche) ou ICI.

En mettant en ligne le formulaire ci-dessous, je me propose de collecter et transmettre à « La Marseillaise » les signatures de Seynois que j'aurai « récoltées ».

Et ce serait d'autant plus fort si, à l'instar des signataires initiaux, nous représentions la grande diversité de notre ville.

Et chacun peut, naturellement, partager cet article...

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 20:36

C'est ce jeudi 11 janvier, à 18 heures, au casino Joa, que je présenterai les vœux de notre municipalité aux acteurs économiques, sociaux et associatifs, et, plus généralement, aux Seynois...

 

 

Et j'en profite pour mettre aussi en ligne les vœux que, en qualité de président de l'Association des maires Ville & Banlieue de France, j'ai formulés ces jours derniers pour les territoires urbains fragiles, leurs cinq millions d'habitants, leurs élus, et tous les acteurs publics et associatifs qui s'efforcent d'y faire vivre les valeurs de la République...

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 06:40

La plupart avaient 20 ans.

Ceux qui ont été sauvagement assassinés dans le froid matin du 2 janvier 1944.

Et les barbares qui les contraignirent à creuser eux-mêmes la fosse où ils allaient les exécuter.

La plupart, les 75 criminels comme la dizaine de martyrs, étaient des Français.

 

UNE JEUNESSE FANATISÉE FACE À UNE JEUNESSE HUMANISTE

Les uns de ces jeunes hommes, les barbares, presque tous nationaux de chez nous, engagés volontaires dans la 8ème compagnie du 3ème régiment de la division allemande Brandenburg, brutaux et sans scrupules, étaient principalement des militants d'extrême-droite auxquels s'étaient agrégés des truands du milieu marseillais, des égarés et des paumés dont certains fuyaient le service du travail obligatoire, jeunes hommes du cru dont certains parlaient provençal, capables de se fondre sans uniforme dans la population locale pour localiser, traquer, tabasser et exécuter les partisans et résistants, et ceux qui les aidaient.

Les autres de ces jeunes hommes, les martyrs, également nationaux de chez nous, à l'exception d'un officier de l'aviation italienne, que les convictions ou les circonstances avaient conduits à refuser la soumission et la collaboration avec l'occupant nazi, s'étaient engagés dans le maquis des Francs tireurs et partisans, et avaient installé un camp discret sur les hauteurs de Signes, à la ferme de la Limatte.

De là, ils effectuaient des coups de main contre l'ennemi, notamment sur le littoral varois, le déstabilisant par l'intérieur en vue du débarquement allié de Provence.

Des jeunes gens de France ont torturé et exécuté d'autres jeunes gens de France, et aussi des villageois, coupables d'avoir dignement enterré ces derniers.

 

UN COMBAT PLUS QUE JAMAIS D'ACTUALITÉ

Avec Toussaint Codaccioni, ancien maire-adjoint seynois, et Christian Pichard, notre actuel adjoint délégué, entre autres missions, aux anciens combattants, nous étions ce mardi comme chaque année à la commémoration du massacre de Signes, avec le préfet, les anciens combattants, et les représentants des armées et corps constitués, parmi d'autres élus varois et bucco-rhodaniens (mais, étrangement, cette fois-ci, en l'absence de tout parlementaire).

Rappelant l'atroce affrontement entre deux jeunesses aux idéaux antagonistes qui, peut-être, pour certains, les dépassaient, les uns nationalistes fanatiques de l'extrême-droite, les autres humanistes, républicains et patriotes, le professeur Jean-Marie Guillon, dans un discours poignant, a rappelé que « le combat de Signes est plus que jamais un combat d'actualité ».

 

(R)APPELONS LES JEUNES À UNE INSURRECTION PACIFIQUE

Cette référence aux dangers d'aujourd'hui de tous les nationalismes, de tous les fanatismes et de toutes les radicalisations, qui font des ravages dans notre jeunesse française, européenne et mondiale, m'a remémoré l'Appel adressé en 2004 par des Résistants de 39-45 aux générations d'aujourd'hui et de demain, dont je crois devoir livrer un extrait...

« Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, (...), nous appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. (...) »

Et la conclusion...

« Nous appelons les enfants, les jeunes, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent à notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. (...) Plus que jamais, à ceux et à celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : "Résister, c'est créer. Créer, c'est résister." »

C'était il y a presque quinze ans. Qu'est-ce que les jeunes de 2004 devenus des hommes et femmes adultes ont retenu de cet appel ? Quel avenir s'offre à notre jeunesse à l'aube de 2018 ? Celle d'aujourd'hui répondra-t-elle, enfin, à l'Appel ? Sommes-nous prêts à l'y aider ?...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale Devoir de mémoire
22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 20:52

Ça ne vaut que ce que ça vaut, bien sûr, et la mesure de l'implication d'un parlementaire dans l'exercice de son mandat ne peut se résumer ni au calcul de son temps de parole dans telle ou telle commission formelle ou séance plénière télédiffusée de l'assemblée au sein de laquelle il siège, ni au nombre de caractères typographiques — espaces compris ou non — des questions écrites qu'il aura soumises au gouvernement, ni au nombre des amendements au bas desquels il aura apposé sa signature.

Il n'empêche, le magazine Capital qui, ça n'étonnera personne, n'est pas mon journal de chevet, mais que je m'astreins à lire assez régulièrement, a établi un classement « de l'activité » des 572 députés actuellement en exercice (5 des 577 ont été invalidés) depuis le début, au printemps dernier, de la nouvelle mandature de l'Assemblée Nationale.

 

SIX DES HUIT DÉPUTÉS VAROIS PLUTÔT « MAL NOTÉS » PAR LE MAGAZINE

J'ai envie de livrer une première réflexion bienveillante quant à la fameuse « activité » (sic) ou « productivité » (re-sic) de nos députés varois qui, si on lit de façon abrupte l'enquête de Capital, ne seraient pas à classer parmi les plus « actifs » de la représentation parlementaire. Jugez plutôt : hormis l'un d'entre eux, Jean-Louis Masson (LR), les sept autres figurent dans la deuxième moitié du tableau ; seul un autre, Fabien Matras (LREM), émarge dans les deux premiers tiers ; et hélas trois autres, que je ne citerai pas, comptent au nombre du dernier dixième de la liste, c'est-à-dire au-delà de la 515ème place sur 572.

Cette première réflexion bienveillante pour eux, c'est que l'exécutif de la nation les considère pour six d'entre eux, les « macronistes », comme de simples « godillots », juste bons à lever la main pour voter au coup de sifflet du gouvernement, et pour les deux autres comme quantité minoritaire négligeable.

Le rôle dans lequel on les enferme est honteux. Je veux par ce message les encourager à s'émanciper. Qu'ils en croient ma propre expérience (d'élu local, je ne connais rien d'autre) : défendre ce à quoi l'on croit, dans l'intérêt du peuple qui vous a élu, fût-ce à contre-courant d'un appareil, et au risque de se faire qualifier de « frondeur », ça n'a jamais altéré la confiance du peuple qui vous l'a témoignée à l'heure de votre élection. Et ça n'oblige pas à « rendre sa carte ». Sinon, il y aurait belle lurette que le maire socialiste de La Seyne ne le serait plus. Ni maire, ni socialiste.

 

LE PEUPLE DU VAR A BESOIN DE PARLEMENTAIRES PROTECTEURS

L'excellente loi sur le non-cumul des mandats locaux et nationaux oblige désormais les parlementaires, au-delà des stratégies et tactiques politiciennes, à nous utiliser, nous, les élus locaux des territoires, dans une démarche dialectique, pour forger leurs ressentis des réalités et des enjeux populaires. Ça m'autorise à délivrer aux moins bien « notés » d'entre eux une deuxième réflexion, moins bienveillante mais en rien méchante : ils doivent se ressaisir.

L'écrasante majorité nationale LREM à l'Assemblée Nationale les autorise hélas à faire fi des sénateurs, porteurs traditionnels des besoins des territoires. Outre les gens eux-mêmes, bien sûr, il ne leur reste donc que nous comme lien permanent avec nos populations. Or la moyenne de leurs points dans cette enquête journalistique place le « député varois moyen » à la 444ème place sur 572 du palmarès de Capital. Ça peut les disqualifier pour plaider nos causes territoriales.

Et, cependant, le peuple du Var, qui les a nettement élus, a besoin d'eux. À commencer, dussé-je avoir l'air d'être égoïste pour mon terroir seynois directement et peut-être plus durement concerné, par les 75% de Varois majoritairement modestes au point que que leurs réalités socio-économiques les rendent éligibles au logement social, qui doivent être protégés par notre République fraternelle et égalitaire.

Six mois se sont déjà écoulés... il y a d'autant plus urgence sociale que les politiques publiques ne vont pas, loin de là, dans le sens du bien-être et de l'émancipation de la majorité des Varois. Et, je le sais, certains d'entre eux le savent et le déplorent.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 07:43

Une partie des services publics et associations de La Seyne devraient pouvoir souffler ! Les mobilisations des maires semblent avoir payé.

En conclusion du lancement des diverses manifestations qui émailleront jusqu'en octobre 2018 les 40 ans de la « politique de la ville », Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, l'a en effet annoncé : le gouvernement a cédé et, finalement, les conventions relatives aux Contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) concernant les quartiers prioritaires urbains (QPV) échapperont à la décision de non-reconduction qui avait été annoncée. Les préfets vont recevoir des instructions en ce sens dès cette semaine.

 

NE PAS VENDRE HÂTIVEMENT TOUTE LA PEAU DE L'OURS...

J'écris « devraient pouvoir souffler » car il reste à s'assurer que ce sont bien tous ces contrats aidés des QPV qui vont être concernés par cette possibilité de renouvellement, ceux des associations qui agissent en direction des publics des quartiers prioritaires (Berthe et le centre-ville pour La Seyne), que leur siège y soit implanté ou non, et ceux des services publics, qu'ils soient locaux ou nationaux, en particulier l'Éducation nationale, la police, ou... les agences de  « Pôle Emploi » elles-mêmes, comme c'est le cas à la Seyne, qui en compte quatre dans ses effectifs.

Il reste aussi à veiller au grain pour que cette décision obtenue non sans mal ne soit pas une façon de « reculer pour mieux sauter ». Il faut obtenir un engagement dans la durée, et non sur un seul renouvellement. Sauf, bien sûr, si un autre dispositif d'accès à l'emploi et d'appui à la formation vient remplacer les CAE, car on peut entendre que de nouvelles modalités soient réfléchies, ainsi qu'on l'a connu, par exemple, avec les contrats d'avenir qui ont remplacé les CES et CEJ, lesquels ont succédé aux TUC.

 

LES MAIRES EN PREMIÈRE LIGNE POUR LA PROTECTION DE LEURS TERRITOIRES

Je ne regrette donc pas le temps que je consacre à mon investissement en qualité de président national de l'association des maires Ville & Banlieue de France, qui a été en première ligne pour plaider la cause de l'insertion dans l'emploi et des actions d'accompagnement conduites en faveur des habitants des quartiers urbains en difficulté.

Il est de notre devoir, à nous, maires des communes abritant des sites prioritaires, de nous mobiliser pour nos territoires sensibles, car il est difficile aux habitants eux-mêmes, souvent dans la précarité et craignant de n'être pas entendus, ou s'y résignant, de se battre contre ce qui leur apparaît trop souvent inéluctable.

Et ça semble aussi difficile pour le monde associatif, pourtant première victime, dont je peine tout de même à comprendre que, face à ce type de décision qui aura risqué de compromettre sa capacité d'action solidaire, voire son existence, il ne s'est pas beaucoup organisé pour protester et plaider sa juste cause. Nous aurions pourtant été à ses côtés. Et le serons chaque fois qu'il y aura besoin.

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 05:36

Je pensais que l'initiative conjointe des douze maires de l'agglomération toulonnaise d'interpeller le Gouvernement pour lui faire part de leurs graves inquiétudes pour les collectivités locales allait être plus médiatisée qu'elle ne l'a été.

La presse locale en a certes fait état. Mais, si La Marseillaise, Var-matin ou Var Azur TV ont rapporté cette initiative qui résulte, à Toulon Provence Méditerranée, d'une unité de vues des élus de toutes sensibilités, elle ne pourra que mieux porter si les 425.000 habitants de notre agglomération, de même que ses acteurs économiques, sociaux et associatifs, s'emparent du sujet pour manifester aussi leur anxiété face à un État décidément bien décidé à accélérer la fragilisation des territoires, s'inscrivant en cela dans les traces des gouvernements des quinquennats de MM. Sarkozy et Hollande.

Je crois donc de mon devoir, pour sensibiliser nos concitoyens, de leur donner à lire l'intégralité de la « motion d'inquiétude » que nous avons adressée au Premier Ministre, de même que l'intervention que j'ai faite devant le Conseil communautaire de TPM pour y apporter le soutien de la majorité municipale seynoise.

TPM : l'inquiétude des 12 maires face aux orientations de l'État pour les territoires
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Marc VUILLEMOT

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