12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 14:05

Il est un nouveau ministère dont le titre a échappé à beaucoup de monde : celui de... la Transformation et de la Fonction publique. Je me méfie toujours des libellés abscons. Ce qui m'inquiète, c'est que le « et » qui relie les deux champs de compétences de la ministre Amélie de Montchalin s'évapore très vite.

Et, même si le « et » demeure, ce qui me questionne et me préoccupe, c'est ce que pourrait receler cette perspective de « transformation »...

 

C'est le président de la République qui a fixé la ligne dans son discours du 14 juin faisant le point sur la pandémie du coronavirus. On aura retenu la réouverture des bistrots, des écoles et des frontières européennes, mais beaucoup moins le concept de « nouveau chemin » duquel a découlé un discret ordre de mission pour le gouvernement et le Parlement : « L'organisation de l'État et de notre action doit profondément changer ».

En tous cas, nous y sommes. Un ministère est fondé pour s'atteler à la tâche. Avec une titulaire du portefeuille qui n'a sûrement pas été choisie au hasard. Championne du management privé de grands groupes économiques, fière d'avoir créé « deux start-up » pour gérer sa campagne pour la députation puis son mandat de parlementaire, coordonnatrice du groupe des députés En marche choisie pour ses aptitudes managériales de « whip » (en anglais, ça veut dire « fouet », tout un programme...), la ministre pourrait bien mettre tout son talent néolibéral au service du démantèlement des services publics, sur fond des propos entrainants de M. Macron : « Libérons la créativité et l'énergie de terrain »...

La crise sanitaire a pourtant révélé, s'il en était besoin, combien les agents et l'organisation du service public, de l'État, des hospitaliers, et des collectivités locales, est indispensable. La crise économique et sociale qui s'accélère va nécessiter que la nation, plus que jamais, prenne soin de nos populations. Fragiliser la fonction publique serait périlleux.

Ça le serait chez nous au moins autant qu'ailleurs, après les changements politiques intervenus à La Seyne. Les propos de certains élus de la nouvelle majorité municipale, alors qu'ils siégeaient dans l'opposition, dont l'un, aujourd'hui adjoint au maire, estimait qu'il était possible de réduire de 400 le nombre de nos fonctionnaires territoriaux, pourraient résonner en écho aux perspectives funestes que laissent entrevoir les mots présidentiels et la création d'un ministère s'affichant « transformateur » de la fonction publique...

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 07:22

C'est chose faite. On n'aura guère eu de mal à croiser les projets des deux équipes de la gauche et de l'écologie que Luc Patentreger d'une part, et Cécile Jourda et moi d'autre part, animions pour le premier tour de scrutin, pour en faire émerger une synthèse devenue une perspective partagée.

C'est bien sûr humainement un peu plus difficile de constituer une liste de 49 coéquipiers à partir de 98 volontaires engagés pour le premier tour. Les aspirations individuelles, les représentativités de sensibilités, les diversités d'âges, de quartiers et de métiers, la parité de genre, sont autant d'ingrédients d'une émulsion complexe à réaliser. Mais le sens des responsabilités a prévalu. Grand merci à ceux qui se sont employés à cette mission et à ceux de chaque équipe qui ont accepté de céder leur place.

Voici le communiqué que nous avons publié en commun ce mardi soir...

 

 

 

Repost0
29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 06:30

Plusieurs visiteurs de mon blog se sont étonnés que, depuis près de trois mois, je n'y ai rien publié. Ce n'est pas que la vie seynoise et métropolitaine s'est arrêtée ni que je n'ai rien à dire ou à commenter, loin de là. C'est juste que j'ai mis à profit les temps que je consacre presque au quotidien depuis plus de dix ans à écrire pour annoncer, expliquer, faire le point, évaluer, répondre à des avis, avancer des idées et réflexions, pour m'employer à un autre exercice dont je mettrai en ligne les conclusions dans les jours à venir.

Mais un an nouveau va s'ouvrir à notre avenir partagé, qui justifie que je fasse une trêve dans... ma trêve de publications.

À tous mes concitoyens de La Seyne et de la métropole Toulon Provence Méditerranée, aux tout-petits, aux jeunes, à ceux qui sont dans la force de l'âge et aux seniors, aux femmes et aux hommes, aux résidents de tous nos quartiers, à ceux qui connaissent la misère et aux plus aisés, aux nouveaux venus chez nous et aux habitants « de souche », j'ai envie, en me gardant d'être donneur de leçons et en me le proposant à moi-même, de suggérer la méditation, dans la perspective des temps qui suivront l'aube de 2020, d'un message du pasteur américain Martin Luther King : « Grâce à notre génie scientifique et technologique, nous avons fait de ce monde un quartier. Et maintenant, par notre engagement moral et éthique, nous devons en faire une fraternité. Nous devons tous apprendre à vivre ensemble en tant que frères, sinon nous périrons ensemble en tant qu'idiots. »

Bel, heureux, solidaire et fraternel an neuf.

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 15:39

« Chaos, panique. C'est ainsi depuis toujours. On se rue vers le salut, coûte que coûte, en abandonnant sa terre. L'exil, toujours, jusqu'à la fin des temps... ». Ce sont des mots de Patrick Grainville, de l'Académie Française, dans son roman « La falaise des fous ».

Nous, Seynois, qui depuis toujours sommes habitants d'une terre d'accueil au point que c'est des gens venus d'ailleurs sans l'avoir choisi que s'est construite notre identité communale, ne pouvons, depuis notre Cap Sicié, la péninsule française la plus avancée vers le sud dans l'immensité de notre Méditerranée, rester plus longtemps insensibles à la détresse de ceux qui meurent pour tenter de vivre, ni à celle de ceux qui s'efforcent, contre vents naturels et indicibles marées politiques, de leur porter secours.

 

Je viens ainsi de lancer un appel, que je me suis autorisé à signer au nom de nous tous, les Seynois, pour que les cités portuaires du littoral méditerranéen français, de l'Italie à l'Espagne, comme sur le pourtour de la Corse, se mettent en projet partagé de solidarité humanitaire, et que les unes et les autres de nos communes littorales qui le pourraient et le voudraient demandent au gouvernement de notre Nation des Droits de l'Homme d'être aidées à, simplement, agir pour que survivent ceux qui fuient leurs pays de misère, de guerre ou de sinistre évolution climatique. Juste en permettant aux bateaux humanitaires de trouver un havre sûr de débarquement que d'autres villes portuaires ne peuvent plus leur assurer, du fait d'ignobles choix politiques de leurs gouvernants ou par impossibilité matérielle ou logistique.

Voici donc le courrier que je viens d'adresser à mes collègues maires de nos communes littorales françaises, de la Ligurie à la Catalogne, en passant par la Provence, le Languedoc, le Roussillon, et la Corse...

Prenez connaissance des deux pages de ma lettre ci-dessous, ou CLIQUEZ ICI pour la lire au format pdf.

 

Je me suis permis d'utiliser une photo illustrant un article de "Nouvel Obs" pour cet article. Je peux la retirer sur simple demande, bien sûr.

Repost0
11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 13:18

Scoop ! Ce jeudi midi, une quinzaine de fonctionnaires territoriaux, d'enseignants (pourtant en vacances), de responsables, employés et bénévoles associatifs, et le coordonnateur national interministériel du plan « cités éducatives », ont déjeuné « à l'œil », sur le compte de la commune, avec une conseillère municipale et moi-même, au restaurant d'insertion « Le Petit Prince » du quartier Berthe, qui remet le pied à l'étrier des gens en butte sévère avec les difficultés de  parcours vers la formation professionnelle et l'emploi.

Scandale ? Gabegie ? Que quiconque s'amuse à venir me le reprocher !!!

 

Ça a été une vraie chance de pouvoir, toute une matinée, mettre autour d'une même table d'échanges un haut représentant de l'État qui nous a honorés de sa présence et ces acteurs du quotidien de l'éducation de nos 0 à 25 ans, qui, malgré les vicissitudes budgétaires des temps d'austérité que la Nation impose à ses territoires, ne comptent jamais, ni leur temps, ni leur énergie, ni leur bienveillance, ni leur propre argent, pour créer les conditions utiles, chacun avec son métier, de principal ou professeur de collège, d'animateur culturel ou socio-éducatif, d'éducateur de rue, d'éducateur sportif ou de bibliothécaire, ou son engagement de bénévole associatif, à l'élévation des consciences, l'éducation et l'émancipation des futurs adultes citoyens de notre ville.

Ce fut un moment d'air frais dans la canicule ambiante, qui aura permis au représentant de l'État de mesurer le travail conséquent de tous ceux qui placent l'Enfant au centre d'un dispositif éducatif territorial global, cohérent, complémentaire, concerté, coopératif. Et de témoigner les encouragements de la Nation à tous ces gens engagés sans compter sur le terrain pour les tout-petits, les enfants, les ados, les jeunes, les jeunes adultes, et l'accompagnement de leurs familles à la fonction parentale. Et de leur laisser entrevoir quelques moyens d'État complémentaires pour soutenir leurs actions et leurs futures initiatives innovantes...

 

SCANDALE : VIN DE TABLE ET BISSAP DE FONCTION !

Alors, oui, maître du cadenas de la tirelire collective communale que nous emplissons de nos contributions fiscales locales, j'ai invité tout ce vraiment beau monde de « pros » et d'engagés au service de l'égalité républicaine à poursuivre les échanges, tenus dans la médiathèque Andrée-Chedid, autour d'un buffet au restaurant d'insertion « Le Petit Prince ». Ça aura coûté 17 euros par convive, vin, bissap et thé à la menthe compris. Il faut dire qu'il n'y avait ni homards géants ni grands crus de Bordeaux. Mais c'était délicieux et ça aura servi d'exercice formatif à une dizaine de personnes en précarité assurant la confection et le service.

Ceux qui, à l'instar de l'ancien président de l'Assemblée Nationale, aujourd'hui ministre d'État, se sont laissé aller, si l'on en croit la presse, à la gabegie qu'entraîne, sûrement inconsciemment, l'exercice du pouvoir dans les hautes sphères, peuvent, certainement sans le vouloir, nuire à l'image de tous les acteurs de la vie publique.

 

GABEGIE : RENAULT CLIO ET SCOOTER DE FONCTION !

Oui, j'ai donc déjeuné « gratis » ce midi. Mais je pense que personne ne viendra me reprocher d'avoir remplacé la Peugeot haut de gamme qu'était le véhicule de fonction dédié au maire par une Renault Clio, ni de ne pas avoir remplacé mon chauffeur après son départ à la retraite – j'ai le permis B et mes 12 points –, ni de mettre à profit, tout au long de l'année, le temps du déjeuner, en moyenne un midi sur deux, pour travailler autour d'un plat du jour, à mes frais propres, avec plusieurs de mes collaborateurs ou partenaires, ni d'avoir réduit de 30% les indemnités des élus, à commencer par la mienne, dont nous reversons, selon nos appartenances politiques, de 30 à 100% à nos partis respectifs, ni d'avoir supprimé l'indemnité mensuelle de 500 euros que mon prédécesseur s'était fait allouer – tout à fait légalement – par le conseil municipal pour, entre autres, subvenir à ses besoins de garde-robe, ni d'avoir supprimé tous les véhicules de fonction de la commune, à l'exception, je le confesse, du mien – la Clio précitée – et... du scooter mis à disposition du Directeur général des services municipaux.

Et j'ai une pensée pour mes valeureux collègues maires des petites communes, aux indemnités ridicules, disponibles 24 heures sur 24, taillables et corvéables à merci, sans cesse sous l'épée de Damoclès que peut constituer un accident dû à un arbre mal taillé d'une place publique ou à un trou mal rebouché sur un trottoir, qui ne renoncent jamais à servir.

Il ne faudrait pas que les faux-pas de quelques rares hauts responsables de l'État jettent le discrédit sur les plus de 500.000 Français qui se consacrent à la vie publique de leurs territoires.

Repost0
23 juin 2019 7 23 /06 /juin /2019 03:04

Plusieurs de mes concitoyens m'ont demandé comment faire pour réclamer que se tienne le référendum d'initiative partagée (partagée = sur demande conjointe d'au moins 20% des parlementaires et d'au moins 10% des électeurs français, soit un peu plus de 4,7 millions de personnes) qui doit permettre aux Français de se prononcer sur l'idée de vendre ou pas au privé les aéroports de Paris.

 

AU-DELÀ DES AÉROPORTS D'ÎLE-DE-FRANCE, L'ENSEMBLE DES SERVICES PUBLICS

S'ils me questionnent, c'est que, au-delà de la question des structures aéroportuaires de la région parisienne, ils ont bien mesuré qu'un refus de leur privatisation exprimé par la majorité de notre population serait un signal fort pour réaffirmer l'attachement du peuple de France, de toutes ses sensibilités républicaines, à l'ensemble de ses services publics, locaux comme nationaux. Et qu'ils ne doivent pas être des objets de marchandisation.

Tout est indiqué sur le site officiel du Gouvernement, mais mon amie sénatrice (GRS) Marie-Noëlle Lienemann a eu la bonne idée de mettre en ligne un guide tutoriel sous forme d'une vidéo réalisée alors qu'elle même faisait, en quelques minutes devant son ordinateur, la démarche pour apporter son soutien à l'idée que cette consultation inédite soit organisée.

Je pense utile d'en faire profiter les visiteurs de mon blog qui peuvent la visionner EN CLIQUANT CI-DESSOUS...

 

CLIQUEZ POUR ACCÉDER À LA VIDÉO EXPLICATIVE

 

Repost0
22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 02:37

Élus et citoyens de divers horizons, même si, souvent, c'est la gauche qui en prend l'initiative, nous dépassons fréquemment à La Seyne les clivages politiques lorsqu'il s'agit de défendre les services publics, gages de la promesse républicaine d'égalité territoriale. 

Nous l'avons fait, ces dernières années, avec plus ou moins de succès, pour notre maternité publique et nos urgences hospitalières, pour la poste de Tamaris, celle de Berthe et le guichet des entreprises de celle des Plaines, pour des moyens de police renforcés, pour l'implantation locale de Pôle Emploi et celle de l'Agence des finances publiques, pour le maintien et les ouvertures de classes, pour la création et le développement à La Seyne de l'institut de formation des enseignants, pour éviter que le Domaine de Fabrégas ne soit cédé à un promoteur privé, et dernièrement pour la relance de l'activité universitaire de l'Institut Michel-Pacha et le guichet de la gare SNCF de La Seyne.

Mais de nouveaux enjeux nous attendent...

 

UN RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN AUX URGENTISTES EN LUTTE POUR NOUS TOUS

Dans toute la France, l'inquiétude croît dans les services d'urgences hospitalières et les SAMU. Chez nous, comme dans 130 autres sites en France, au Centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne (CHITS), les médecins, les infirmiers, les personnels soignants et autres, toutes catégories et grades confondus, considèrent avec raison que les annonces du ministère de la Santé sont notoirement insuffisantes et ne règleront en rien ni leurs situations de travail, ni les conditions d'accueil de la population.

C'est tellement vrai que ce sont les personnels de tous les services de nos hôpitaux de La Seyne (George-Sand) et de Toulon (Sainte-Musse), accompagnés par certains de leurs syndicats, qui optent pour prêter main forte au mouvement de leurs collègues des urgences et du SAMU pour qu'ils obtiennent de leur tutelle d'État les moyens d'assurer leurs missions si indispensables, et parfois vitales, à la population de notre métropole.

Une nouvelle fois, j'estime qu'il est du devoir des élus locaux et de nos concitoyens d'accompagner ce mouvement. La présence, a minima, des élus des communes de la métropole aux côtés des personnels lors du rassemblement qu'ils prévoient le jeudi 27 juin à 11 heures à l'hôpital Sainte-Musse serait un signe de soutien pouvant aider à faire pencher la balance.

 

POUR UN REFERENDUM SUR LA PRIVATISATION – OU NON – DES AÉROPORTS

Dans le même ordre d'idées, la perspective de privatisation de la Française des Jeux, de Engie et des Aéroports de Paris inquiète nombre de nos gens. Le lancement, par 250 députés et sénateurs, d'une procédure législative relative à l'organisation d'un référendum d'initiative partagée pouvant bloquer la vente au privé, pas forcément français, de nos aéroports, qui sont de vrais fleurons stratégiques qui assurent l'égalité des territoires et constituent notre première frontière, est un enjeu d'importance pour tous les Français, fussent-ils très éloignés des aéroports d'Île-de-France comme le sont les Seynois.

Comme des centaines de milliers de Français l'ont fait en quelques jours, j'ai ainsi apporté ma signature pour que nous parvenions en neuf mois à ce qu'au moins 4,71 millions de citoyens de notre nation obtiennent l'organisation de ce référendum.

Là encore, je suis convaincu que, au-delà des opinions de chacun, une majorité de nos concitoyens doivent s'emparer de ce processus démocratique inédit, sans précédent sous la Vème République, qui obligera l'État à les questionner sur la perspective de protéger le service public.

Tous les Seynois qui considèrent qu'ont encore du sens les orientations du programme du Conseil National de la Résistance affirmant la nécessité de « défendre l'indépendance politique et économique de la nation » par la gestion par l'État « des grands moyens de production monopolisée », mises en œuvre dès 1945 par le Général De Gaulle, président du Gouvernement Provisoire, en créant l'établissement public chargé des activités aéroportuaires de la région parisienne, auront à cœur de réclamer l'organisation de cette consultation démocratique.

Chaque électeur peut apporter son soutien à l'initiative de proposition de loi référendaire en se rendant sur le site Internet officiel ouvert en ligne par le Gouvernement en application de la loi.

 

 

Repost0
11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 02:22

1500 quartiers prioritaires urbains fragilisés par les réalités sociales, urbaines, économiques et politiques, grands ensembles d'habitat social ou centres anciens dégradés, dans 900 communes, plus de 5 millions d'habitants, dans des petites villes ou de grandes métropoles, telle est une des réalités de la France. La Seyne est au nombre de ces territoires.

Depuis 40 années, l'État se penche, avec plus ou moins de bienveillance, sur ces « morceaux du pays ». Il faut toutefois sans cesse l'interpeller, attirer son attention, prendre son bâton de pèlerin pour lui formuler des propositions ou l'admonester lorsqu'il aggrave les inégalités par ses choix. Les « banlieues » se sentent parfois moins cajolées que la ruralité. Si c'est en partie vrai, serait-ce parce qu'on y compte moins d'électeurs ?...

Il faut que leurs maires, ensemble, solidairement, s'investissent pour que les habitants de ces quartiers ne soient plus des oubliés de la République. C'est à quoi, avec des dizaines de mes collègues, je m'emploie au sein d'une association d'élus spécialement dédiée à nos enjeux particuliers...

 

 

DES MAIRES SOLIDAIRES POUR PLAIDER LA CAUSE DE LEURS QUARTIERS

Chaque mois environ, les maires et/ou présidents d'intercommunalités de ces parts du territoire national où il faut se démener sans cesse pour que, par la rénovation urbaine et l'accompagnement social, soit freinée et recule la relégation vis-à-vis de la République, se retrouvent pour échanger, confronter leurs expériences, évoquer leurs difficultés et leurs causes, élaborer, porter et défendre des propositions auprès du Gouvernement et du Législateur, afin de promouvoir l'égalité et la solidarité que la Nation doit à chacun de ses enfants.

Créer les conditions de ces démarches actives est le rôle que s'est fixé il y a trois décennies l'Association des Maires Ville & Banlieue de France qui regroupe toutes les communes et établissements de coopération intercommunale connaissant ces réalités sociales et urbaines, quelles que soient les sensibilités politiques de leurs équipes exécutives.

 

DES RÉUSSITES DONT N'AURONT PAS À SE PLAINDRE LES HABITANTS DES QUARTIERS POPULAIRES DE CHEZ NOUS

Ça prend du temps et ça consomme de l'énergie, nous éloignant régulièrement quelques jours de nos communes et de nos concitoyens, mais, en retour, on parvient – pas toujours, hélas – à obtenir des réponses concrètes, des moyens, des améliorations. Ainsi, ces derniers mois, aurons-nous gagné la prolongation jusqu'en 2022 des « contrats de ville » qui devaient arriver à terme cette année, la création du dispositif des « cités éducatives », un soutien d'État de 15 millions d'euros aux associations actives sur nos quartiers, la prise en compte de « l'image des quartiers » dans les politiques de communication et d'information, ou encore l'avancée du concept de « police de sécurité du quotidien ».

De tous ces programmes, La Seyne et l'agglomération toulonnaise n'auront pas à se plaindre, même si c'est toujours très insuffisant, et si nous connaissons des échecs, par exemple avec le refus obstiné de l'État de revoir sa copie sur le démantèlement des « emplois aidés », faisant perdre à nos habitants un levier vers leur insertion professionnelle et à leurs associations un soutien majeur à leurs activités, dont nous commençons à mesurer les effets funestes pouvant gravement porter atteinte à nos équilibres sociaux.

 

UN DEVOIR DE RENDRE COMPTE À MES CONCITOYENS

Un temps fort annuel, sous forme de la réunion d'une Assemblée Générale des « maires de banlieue », s'est tenu ces derniers jours à Chenôve, dans la banlieue de Dijon, capitale de la Bourgogne.

Nous y avons renouvelé nos instances dirigeantes – accessoirement, mes collègues m'ont fait l'honneur de me reconduire dans mes fonctions de président de l'association – et, surtout, nous y avons fait le point des avancées, des échecs, et des enjeux sur lesquels nous devons poursuivre nos efforts de conviction.

Je dois à mes concitoyens, que je délaisse périodiquement pour la défense collective de nos territoires – mais, unis, nous sommes plus forts pour plaider nos causes ! –, de leur rendre un peu compte du bilan que nous avons dressé de notre implication coopérative au cours de l'année écoulée. Ça se fait en cliquant sur l'image ci-dessous...

 

CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR ACCÉDER AU RAPPORT D'ACTIVITÉ 2018

 

Repost0
9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 08:43

 

Nous avons honoré ce samedi la mémoire des Morts pour la France au cours de la guerre d'Indochine terminée tragiquement il y a 65 ans.

 

Au-delà d'une réflexion sur les causes d'un conflit meurtrier, sur fond de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes autant que de funestes enjeux de politique intérieure, cette journée nationale d'hommage instaurée en 2005 nous conduit chaque année à poser un regard sur les efforts déployés pour que, chez nous comme ailleurs sur la planète, vivent la Paix et l'amitié entre les peuples.

 

 

Dans les années 50, la décolonisation était en marche sous l’impulsion de la libre détermination des peuples, un mouvement que Pierre Messmer, administrateur des colonies bien avant de devenir Premier ministre de Georges Pompidou, considérait comme « irrésistible, dont les formes et les forces varient suivant les temps et les lieux, selon la sagesse, la folie ou le génie des hommes ».

 

L’actualité dans le monde montre que la détermination des peuples est désormais moins dirigée vers la libération d’un territoire que vers la conquête de plus de démocratie. Quel que soit l'enjeu, le chemin est long mais l’espoir demeure toujours très grand. On n’arrête pas l’Histoire. De Gaulle déclarait en 1965 qu'il fallait « savoir, quand le moment est venu, reconnaître, à tous, le droit de disposer d'eux-mêmes ».

 

 

UN BIEN TRISTE EXEMPLE DE L'ARGUMENT MILITAIRE EN SOUTIEN À DES ARGUMENTS DIPLOMATIQUES ET POLITIQUES

 

En 1945, après six décennies de colonisation, la France, tout juste libérée des nazis, malgré les recommandations du Général Leclerc de reconnaître à l'Indochine son indépendance dans le cadre de l'Union française, tenta de rétablir son autorité sur le Viêt-Nam dont Hô Chi Minh, fondateur dès 1941 de la Ligue pour l'Indépendance du Viêt-Nam, avait proclamé cette indépendance. Les négociations s’enlisèrent pour des raisons de politique intérieure. On connaît la suite : cette guerre durera huit ans. Il reviendra à Pierre Mendès-France, nommé en 1954 président du Conseil — l'équivalent, sous la IVème République, de nos actuels Premiers ministres – d’ouvrir la négociation après le carnage tragique de Diên Biên Phu.

Cette guerre fut un désastreux exemple de l’argument militaire pour soutenir les arguments diplomatiques et les enjeux de politique.

Les accords de Genève conclus entre la France et le Viêt-Nam n’ont pas donné d’issue définitive au problème indochinois, mais ont permis à la France de s’en dégager. Le peuple du Viêt-Nam connaîtra quant à lui sa seconde guerre, jusqu'en 1975, face aux Américains, sur fond d'enjeux haineux entre monde occidental et monde communiste d'alors.

À la fin du premier conflit, celui qui nous rassemble tous les 8 juin devant notre Monument aux Morts, fait de combats acharnés, de sauvagerie, de courage et de souffrance, on dénombrera, selon les sources, du côté du corps expéditionnaire français, entre 37 et 47.000 victimes, environ pour moitié métropolitains, et pour le reste étrangers engagés dans la Légion et soldats de l'Empire français, indochinois, subsahariens et maghrébins.

Nous avons commémoré le sacrifice héroïque de ceux qui sont tombés, leur ténacité farouche, mais aussi les souffrances de ceux qui ont été meurtris, au front, dans la guérilla, ou prisonniers dans les camps d'internement et de rééducation. Tous se battaient pour un combat décidé ailleurs, en militaires respectueux des ordres. Honneur à eux. Et que vive la Paix.

 

UNE COOPÉRATION ENTRE LA SEYNE ET CAN THO, PETIT PAS VERS L'AMITIÉ ENTRE LES PEUPLES

C'est cette Paix à laquelle La Seyne d'aujourd'hui veut contribuer à sa modeste place. En rejoignant, il y a quelques mois, l'Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix, membre du réseau international Mayors for Peace (Maires pour la Paix) fort de près de 8000 collectivités de 163 pays, notre ville, comme trois autres communes varoises (Carnoules, Saint-Zacharie et Varages), a voulu franchir un pas supplémentaire dans ses efforts pour l'amitié et la solidarité entre les peuples.

Il est symboliquement fort que, parmi ses villes partenaires, La Seyne compte Can Tho, commune vietnamienne du delta du Mékong, et développe avec elle d'un programme de coopération décentralisée qui permettra à de jeunes étudiants de chez nous de répondre à la demande d'aide à la promotion de... la langue française. Celle-ci, vécue comme la langue de la colonisation, avait été, des années durant, mise au rebut par les autorités vietnamiennes. Et voilà que, sans oublier ni les affres de la France impérialiste ni les sacrifices de ses soldats qui ont péri ou souffert pour tenter de maintenir sur injonction de la Nation l'ordre colonial sur un peuple qui aspirait à vivre libre et debout, un petit pas vers la Paix du Monde est franchi par le lien entre deux communes portuaires que 10.036 kilomètres séparent...

CAN THO, VILLE VIETNAMIENNE AMIE DE LA SEYNE

 

Repost0
27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 09:56

À peu de chose près, dans cette France brune, les résultats du vote de La Seyne ressemblent à ceux de l'élection européenne de 2014.

Les Seynois demeurent partagés en trois grandes sensibilités : un gros tiers a choisi l'extrême-droite, arrivée en tête comme il y a cinq ans, un petit tiers les sensibilités du social et de l'écologie, et un dernier petit tiers les divers courants libéraux. Des évolutions significatives, cependant, sont à relever.

Mais La Seyne demeure singulière dans son territoire. Et quelques comparaisons sont aussi à dresser avec notre environnement varois...

 

 

CONTRE LA SÉGRÉGATION DÉMOCRATIQUE, UN BESOIN D'ÉDUCATION POPULAIRE

C'est encore à La Seyne que l'abstention est la plus forte, de 5% supérieure à celle du Var et la plus importante de la métropole toulonnaise. Les résidents de nos quartiers populaires, notamment, ont une nouvelle fois grandement boudé les urnes.

Élection après élection, on mesure l'impact néfaste à l'espérance démocratique de la diminution inexorable des moyens que l'État dédie à l'éducation populaire et du sentiment de ségrégation qui s'installe durablement, malgré les efforts de rénovation urbaine et d'accompagnement social. La fracture territoriale est patente.

 

EN BAISSE, MAIS DURABLEMENT ANCRÉE, UNE EXTRÊME-DROITE AUX AGUETS

Dans ce contexte inégalitaire, aggravé par le désespoir face à l'emploi, au logement ou à la santé, les incivilités et la délinquance devenue criminelle que l'État peine à endiguer, l'extrême-droite se nourrit avec avidité.

Les souverainistes de Debout la France (DLF) et les populistes du Rassemblement national (RN) cumulent chez nous 36% des voix, comme dans le reste de notre métropole, certes en petite baisse, dont on aurait tort de se réjouir, par rapport à 2014 où ils atteignaient 38%.

 

DES COURANTS LIBÉRAUX QUI « SE SIPHONNENT » MUTUELLEMENT

Si, en France, dans le Var et dans la métropole, les partis traditionnels libéraux de la droite et du centre, Les Républicains (LR) et l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI), payent à l'évidence le prix du choix de M. Wauquiez de durcir son propos vers celui de la droite extrême, les électeurs préférant toujours l'original à la copie, c'est significativement plus évident chez nous que dans le reste du Var où leurs responsables seynois, pourtant en campagne depuis des mois pour un autre futur rendez-vous électoral, sombrent à moins de 7% pour LR et moins de 2% pour l'UDI, bien au-dessous des voix qu'ils récoltent ailleurs, et bien loin des 27% de votes qu'ils avaient obtenus en 2014.

Il est vraisemblable qu'ils ont aussi été « siphonnés » par le courant libéral qu'incarne désormais le parti présidentiel La République En Marche (LREM) qui a obtenu un peu moins de 20% des voix à La Seyne, même s'il est probable que certains électeurs de la gauche social-démocrate ont aussi fait le choix de LREM, lassés des divisions de leur propre camp ou bernés par la stratégie habile de M. Macron de rejouer, sur l'air de « moi ou le chaos », le second tour de la présidentielle à grand renfort de ces moyens publics, hors campagne officielle, qu'ont constitué toutes les étapes des longs mois de « Grand débat national ». En ce sens, La Seyne ne se distingue pas du reste du pays et du proche territoire du « Grand Toulon ».

 

L'ÉCOLOGIE ET LA GAUCHE QUI RÉSISTENT MAIS SE RECOMPOSENT

La gauche et l'écologie, quant à elles, n'amortissent à La Seyne pas trop mal le choc malgré la dispersion des candidatures, dans le contexte inédit résultant de la présidentielle et des législatives de 2017, passant de 33% des voix en 2014 à 30% cette année.

C'est en particulier la gauche social-démocrate seynoise du Parti socialiste (PS) et de ses alliés, le Parti radical de gauche (PRG) et Nouvelle Donne (ND), qui subit une perte, avec moins de 5% des voix, contre 15% en 2014.

Europe Écologie-Les Verts (EELV) et les autres partis écologistes maintiennent leur score à La Seyne, avec un joli résultat à plus de 10%, en hausse, certes légère, par rapport à celui d'il y a cinq ans.

De son côté, la gauche seynoise de ma sensibilité, celle qui, comme les écolos d'EELV, est plutôt moins encline à oublier parfois les fondamentaux de la république sociale que nous ont légués les Vaillant, Guesde et autres Jaurès, incarnée par la France Insoumise (FI), le mouvement « Génération.s », le Parti Communiste Français (PCF), le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), et mon parti de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), progresse en cinq ans de moins de 9% à plus de 14%.

Malgré cette situation nouvelle de recomposition locale entre les diverses tendances de la gauche et de l'écologie, l'ensemble des sensibilités progressistes, humanistes, sociales et écologistes, sont placées, au regard des résultats de la droite républicaine, dans l'obligation d'incarner chez nous, fût-ce avec des équilibres réajustés, la seule alternative à l'extrême-droite populiste et excluante.

C'est là une spécificité seynoise qui, hormis dans quelques villages importants comme Barjols ou Carnoules, ne se retrouve nulle part ailleurs dans le Var et dans la métropole toulonnaise.

 

UN DEVOIR D'ASSUMER DANS L'UNITÉ LE RÔLE DE REMPART FACE AU POPULISME

Ça nous engage. Car il en résulte que, à La Seyne plus qu'ailleurs, l'écologie et la gauche dans toutes leurs diversités, que les Seynois ont placées ce dimanche comme unique rempart face à l'extrémisme de droite, ont l'impérieux devoir de transformer leurs spécificités en complémentarités utiles, comme elles le font à l'échelle municipale depuis plus de dix ans.

C'est, à ce qu'ils en disent, ce que les Seynois qui leur font confiance attendent d'elles, dans une démarche active, fédérative, coopérative et ouverte vers un « front populaire et citoyen », qu'elles doivent impulser avec et auprès de nos habitants, et c'est ce qui est de nature à redonner espoir à d'autres républicains seynois, un peu déboussolés par les circonstances peu enthousiasmantes du moment.

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

À propos de moi...

> Ma bio, vue par un copain...

> Ma généalogie sur geneanet

 

 

L'ACTION DES COPAINS

CLIQUEZ POUR ACCÉDER
LE BLOG DES ÉLUS SEYNOIS DES GAUCHES ET DE L'ÉCOLOGIE
LE SITE DE MANON AUBRY, DÉPUTÉE EUROPÉENNE VAROISE

ET MES ENGAGEMENTS

CLIQUEZ SUR LA BANNIÈRE
LA CHAINE YOUTUBE DE GRS
LA PAGE FB DE GRS-Var
LE BULLETIN DE GRS-LA SEYNE

 

12 ANS POUR & AVEC LES SEYNOIS

NOTRE BILAN 2008-2020

CLIQUEZ SUR L'IMAGE