8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 04:51

Marie-Noëlle Lienemann, dont je soutiens le projet pour la primaire de la gauche des 22 et 29 janvier, le réaffirme avec constance : les candidats de la gauche socialiste doivent se rassembler autour d'un projet et d'une candidature commune, dans la ligne de ce que j'écrivais moi-même sur ce blog à la mi-novembre : « ces trois-là auraient été bien inspirés (il est encore temps) de ne pas aller à la "sélection" en rangs dispersés ».

Elle a récemment adressé un appel au rassemblement à Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, puisque Gérard Filoche semble ne pas disposer des parrainages nécessaires pour être candidat...

 

Cher Arnaud, cher Benoît, chers amis,

En annonçant qu’il ne briguerait pas un second mandat, François Hollande a fait un constat lucide : il n’est pas en situation d’assurer un large rassemblement des forces de gauche et écologistes.

Mais ce qui lui est impossible l’est tout autant pour son Premier ministre, Manuel Valls, concepteur de la thèse des deux gauches irréconciliables, et pour celles et ceux qui ont promu ou soutenu les choix et orientations qui ont creusé un fossé entre l’exécutif, le peuple de gauche et les Français.

Le passage en force de la loi travail, comme la proposition – fût-elle aujourd’hui regrettée – concernant la déchéance de nationalité sont venus en point d’orgue des graves renoncements actés dès 2012, avec la ratification du traité européen TSCG et sa pression austéritaire.

Cette logique, ce carcan ont prévalu avec une politique libérale de l’offre et le «pacte de responsabilité». Les fractures se sont accumulées à gauche et le désaveu populaire est sans appel.

 

UNE AUTRE LIGNE POLITIQUE POUR PERMETTRE À LA GAUCHE DE SE RASSEMBLER

Aucune victoire, aucun rassemblement à gauche ne sont envisageables si le candidat – ou la candidate – soutenu par le PS en 2017 s’inscrit dans la ligne politique, économique et sociale qui prévaut depuis juin 2012.

Le programme de François Fillon fait peser de graves menaces à notre pays. Il prône une cure d’ultralibéralisme à rebours de ce que bon nombre de pays, échaudés par ses échecs, engagent aujourd’hui. Il porterait un coup fatal tant à l’économie nationale qu’au pacte républicain, qui s’est construit progressivement autour de nos valeurs, d’un Etat porteur de l’intérêt général, de services publics garant de l’égalité, mais aussi d’une protection sociale qui assure la cohésion autour du progrès humain.

Nous ne pouvons pas non plus balayer d’un revers de main les risques réels d’une victoire de Marine Le Pen.

Seule une candidature proposant un projet et une stratégie qui rompent avec la logique destructrice de la globalisation libérale, qui restaurent toute sa force au projet républicain et à l’exigence de justice sociale, peut conjurer les divisions, redonner espoir et déjouer les noirs pronostics d’une absence de la gauche au second tour.

 

FACE AUX SOCIO-LIBÉRAUX, UN PROJET ET UNE CANDIDATURE UNIQUES

Voilà ce qui doit guider chacun d’entre nous aujourd’hui. Pour y parvenir, j’ai acquis la conviction que deux exigences s’imposent : s’assurer la mobilisation de millions de Français à la primaire et proposer, dès le premier tour, une candidature unique incarnant cette alternative, susceptible de rassembler très largement.

Seule une candidature proposant un projet et une stratégie qui rompent avec la logique destructrice de la globalisation libérale, qui restaurent toute sa force au projet républicain et à l’exigence de justice sociale, peut conjurer les divisions, redonner espoir.

J’ai été la première à annoncer ma candidature en mars 2016, pour porter une vision critique du quinquennat, mais aussi une autre voie, de gauche, permettant de sortir le pays de la crise économique et sociale qui le mine, de consolider notre modèle républicain, d’ouvrir la France aux grands enjeux du monde contemporain, comme la transition écologique ou la révolution numérique.

Cet été, j’ai présenté un programme précis et cohérent. J’ai observé à travers de nombreuses rencontres partout en France une réelle adhésion à mes 17 propositions concrètes prioritaires pour 2017. Vous avez à votre tour annoncé vos candidatures, vos orientations et vos priorités. Cette phase d’affirmation était légitime et utile, mais je crois indispensable aujourd’hui que nous la dépassions ensemble.

 

DES PROJETS PROCHES PEUVENT DEVENIR UN PROJET COMMUN

Ce qui nous unit constitue un socle sérieux pour un projet alternatif. Il ne s’agit en rien de nier nos différences d’approche mais il faut aujourd’hui aller à l’essentiel, privilégier l’élan du rassemblement et construire un mouvement de convergence. Oui, un mouvement, car si nous, qui sommes si proches, ne savons pas nous rassembler, comment pourrons-nous le faire avec d’autres ensuite ? Comment convaincre que notre projet est majoritaire à gauche ?

Le succès à la primaire est un préalable, mais n’est qu’une première étape. Il doit créer un électrochoc, être le point de départ d’une nouvelle donne, redessiner le paysage politique dès la campagne présidentielle en renouant le dialogue avec le reste de la gauche. Les électeurs de gauche y verront les chances d’un renouveau et d’une victoire et répondront présents.

Comment convaincre que notre projet est majoritaire à gauche ? Le succès à la primaire est un préalable, mais n’est qu’une première étape.

Dépassons-nous nous-mêmes et nous pourrons faire école, faire bouger les lignes. Nous sommes comptables de l’intérêt général de la gauche et de la défense de celles et ceux qui ont tant besoin de pouvoir vivre mieux. Ils n’attendent pas moins de nous. L’avenir de la gauche, mais aussi le destin de la France sont aujourd’hui en jeu.

Alors, cher Arnaud, cher Benoît, soyons au rendez-vous de l’histoire.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 14:41

C'est une sorte de "Sénat" européen de "sages". Européen non pas au sens de l'Union et de ses 28 États, mais à celui du Conseil de l'Europe, qui en regroupe 47 et leurs 820 millions d'habitants.

Marie Bouchez, notre adjointe déléguée à la politique de la ville et à l'habitat, élue régionale pendant deux mandats, fait partie depuis quelques semaines des 18 élus locaux français qui, parmi quelques 324 membres de la Chambre des pouvoirs locaux du Congrès du Conseil de l'Europe, représentent la France auprès de cette institution garante de la démocratie territoriale sur notre vieux continent.

Plutôt que me lancer dans un long développement sur les missions d'évaluation et de promotion de la démocratie locale de cette institution trop méconnue, j'invite les visiteurs de mon blog à visiter le site du Congrès.

C'est un réel contentement pour notre ville qu'une de ses élues ait été choisie pour siéger au sein de cette organisation. De nos conseils de quartiers à l'Europe dans sa plus grande réalité géographique, la question démocratique, si fragile mais si essentielle, a mille et une façons de se décliner.

Qu'une Seynoise engagée soit appelée à une telle fonction de vigilance populaire nous oblige d'autant plus à poursuivre nos efforts de démocratie locale.

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 21:54

François Hollande, avec dignité, a fait ce jeudi ce qu'il aurait pu faire tout au long de son mandat : un exercice, qui m'est apparu honnête, d'évaluation de la politique qu'il a conduite. Il a évoqué les avancées sociales et sociétales qu'il peut, à bon droit, mettre à son actif. Il a cité des axes de son projet qu'il n'a pu que partiellement réaliser. Et il a mentionné une erreur de jugement, sur la question de la déchéance de la nationalité.

C'est correct. Quoi qu'un peu tardif. Et, tout de même, un tantinet oublieux de quelques sujets...

 

DES RENONCEMENTS À REGRETTER, MAIS QU'IL EUT AU MOINS FALLU ASSUMER

Pourquoi n'avoir pas, par exemple, expliqué quelles raisons l'ont conduit à renoncer à saisir, soit le Parlement par voie de révision de la loi constitutionnelle, soit le peuple par voie référendaire, sur l'un de la soixantaine d'engagements pris en 2012 qu'était d'accorder le droit de vote des étrangers, hors union européenne, aux élections locales ? Il n'y aurait eu aucune honte à le faire.

Pourquoi n'avoir pas, autre exemple, expliqué ce qui l'a mené à permettre à son Premier ministre de soumettre à la représentation nationale, par la voie d'exception anti-démocratique du 49-3, un projet de loi qui n'était en rien à son programme de 2012 : cette abominable réforme démantelant le droit du travail, confiée à une ministre, Myriam El Khomri, sacrifiée à une étrange cause, liquidant - pour complaire à quels intérêts ? - les acquis sociaux des travailleurs que nous devions aux luttes courageuses de nos anciens ?

Mais, qu'importe. Son intervention télévisée a été un acte empreint de noblesse. C'est fait. Passons à la suite.

 

UNE SEULE SOLUTION : L'UNION AUTOUR D'UN PROJET DE GAUCHE

La suite, c'est l'absolue nécessité d'unir la gauche. On le doit au peuple qu'il faut prémunir des désastreuses perspectives annoncées tant par la droite extrême qu'incarne désormais M. Fillon que par l'extrême-droite de Mme Le Pen.

Ça doit commencer par l'unité des socialistes autour d'un projet simplement de gauche. Rien n'est perdu. Nous devons être plus d'un à penser devoir inviter à se parler celle que je soutiens, Marie-Noëlle Lienemann, et Gérard Filoche, et Benoît Hamon, et même Arnaud Montebourg, eût-il - mais il y a aujourd'hui prescription - laissé un goût amer à ceux qui ont cru en lui pour, il y a quelques années, "rénover" le PS.

Et se parler devant les Français : il y a moyen pour ces quatre-là de confronter leurs projets respectifs, de les enrichir des propositions de chacun, et de trouver les compromis utiles pour parvenir à une unicité de programme anti-capitalisme financier plaçant l'humain au centre d'une démarche de société. Et laissant au vestiaire les égos que tel ou tel d'entre eux pourrait encore avoir - et ce n'est pas le cas de Marie-Noëlle Lienemann, j'en atteste et je l'affirme.

Un candidat unique de la gauche du PS peut remporter la primaire des socialistes et de leurs sympathisants. On sera alors fin janvier. Il restera deux mois pour essayer de parvenir, toujours par la négociation et la confrontation publique, face à notre peuple - et gare à ceux qui s'en exonèreraient - à rassembler l'ensemble de la gauche autour d'un projet républicain, solidaire, social et écologique, à soumettre à notre peuple dont je me refuse à croire qu'il peut se satisfaire d'un abominable duel Fillon - Le Pen.

Sauf à avoir des perspectives subreptices personnelles pariant dangereusement sur des lendemains - ou plutôt surlendemains - enchanteurs faisant suite à un terrible échec difficilement inévitable sans unité, il serait totalement et gravement irresponsable de ne pas tenter d'y parvenir.

Et ce serait un bien mauvais signal donné à nos concitoyens attachés aux valeurs républicaines.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 04:25

Les électeurs de la primaire de la droite ont passé leur commande. Super-conservatisme et ultra-libéralisme seront au menu du projet de leur candidat à l'élection présidentielle.

À l'extrême-droite, populisme et stigmatisations en tous genres figureront à la carte du festin.

Plus que jamais, la gauche doit tirer les leçons de son bilan qui a laissé les Français sur leur faim, et s'unir pour leur proposer un choix de mets moins indigestes que ceux que cuisinent ses adversaires.

À défaut, les humbles comme les classes moyennes, les acteurs économiques créateurs de richesses et d'emplois comme les animateurs de la vie sociale et culturelle qui font le vivre-ensemble, les jeunes comme les seniors, les urbains comme les ruraux, risquent de déguster.

Côté vie territoriale, ce qui se mijote ne sera pas moins lourd à digérer. Dès l'annonce des résultats de ce dimanche soir, avec mes collègues de l'Union départementale des élus socialistes et républicains du Var, nous avons pensé devoir réagir à la perspective de la pitance amère que cette droite-là mitonne pour nos collectivités locales...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 09:21

J'accueillerai ce dimanche à La Seyne, pour deux jours, la candidate aux primaires citoyennes du Parti socialiste (à défaut, hélas, d'être celles de toute la gauche) dont je soutiens le projet, Marie-Noëlle Lienemann...

 

LA PRESSE LOCALE EN A PARLÉ...

 

Var-matin (25/11/2016)

 

Var-matin (26/11/2016)

La Marseillaise (27/11/2016)

CLIQUEZ ICI POUR CHARGER LE FICHIER PDF DE L'ARTICLE

 

Var-matin (29/11/2016)

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 06:41

Chers camarades socialistes,

Chers sympathisants de la gauche,

Chers amis de la République et de la démocratie,

J'ai choisi de soutenir la candidature de Marie-Noëlle LIENEMANN pour les élections primaires que le Parti socialiste organise les 22 et 29 janvier prochains. Pourquoi ?...

 

CE N'EST PAS PARCE QUE RÈGNENT TRISTESSE OU COLÈRE...

En 2012, plus d'un million de Provençaux, Alpins et Azuréens ont choisi François Hollande. Ils n'étaient sûrement pas tous de gauche, mais attachés aux valeurs républicaines et démocratiques.

Beaucoup sont aujourd'hui désabusés, tristes ou en colère au regard des espoirs placés dans l’alternance. Et nombre de militants et sympathisants socialistes sont comme moi, bien ennuyés par l'absence de projet et le climat autour de la désignation d'un candidat pour 2017.

Mais, dans notre région plus qu'ailleurs, nous savons le risque que représenterait l’élection d’un Président de la République issu de l’extrême-droite ou de la droite devenue extrême tant elle court aujourd’hui après les idées nauséabondes du FN sur fond d'exacerbation des questions identitaires, de galvaudage de l'idée nationale, de rejet des différences, de sentiment cultivé d'insécurité et de désignation de boucs émissaires. On risque fort de comprendre notre douleur.

 

FAIRE FACE À L'EXTRÊME DROITE ET UNE DROITE QUI S'EXTRÉMISE

Il ne faut rien lâcher, aussi minimes que paraissent être les chances de préserver le pays des funestes projets de nos adversaires.

Car ces adversaires, ce sont, au FN et de plus en plus à droite, les ennemis de la République et de ses valeurs. M. Estrosi, président de la Région, soutien affirmé de M. Sarkozy, l'a encore prouvé avec ce récent vote « anti-migrants » du conseil régional qui reprend, en substance, les thèmes de la campagne que mène le FN sur le sujet, et a d'ailleurs recueilli toutes les voix des élus d'extrême-droite. Ô combien j'ai eu raison de ne pas faire confiance au président de la métropole niçoise et aux caciques du PS lorsqu'ils ont scellé ce soi-disant « pacte républicain » qui a conduit au renoncement à présenter une liste de la gauche unie au second tour des régionales de 2015, nous rendant aujourd'hui inaudibles !

Raison de plus pour ne pas laisser le champ libre.

La gauche n'a d'autre choix que d'aller unie à la bagarre. Les positions de Mélenchon et des Verts ferment pour l'instant cette voie. Et les « droitiers » du PS n’en veulent pas non plus. Mais je ne veux pas rendre les armes avant d’avoir épuisé toutes mes cartouches.

 

AU PS, IL Y A D'AUTRES VOIES QUE CELLE DU RENONCEMENT À L'UNITÉ

C’est pourquoi je considère que la primaire citoyenne de janvier revêt un enjeu majeur.

Filoche, Hamon et Lienemann portent tous trois un projet susceptible de créer les conditions de l'unité de la gauche. Certes ces trois-là auraient été bien inspirés (il est encore temps) de ne pas aller à la « sélection » en rangs dispersés.

Le débat citoyen doit avoir lieu, avec et face aux Français, par le canal des médias, des réseaux sociaux, des réunions publiques, des échanges directs. Ceux de notre peuple que nous désespérons aujourd’hui et qui nous faisaient confiance hier, les humbles et les classes moyennes notamment, doivent entendre que, au PS, il n’y a pas que la voie du renoncement au changement et à la perspective unitaire de la gauche.

En Provence Alpes Côte d'Azur, il ne se passe pas de jour sans que l’extrême-droite ne grappille aux partis républicains quelques électeurs qui leur faisaient naguère confiance. Peu importe que, dans les collectivités où le FN siège, ses élus se chamaillent, démissionnent, soient exclus ou suspendus : l’hydre est suffisamment vivace pour se régénérer. Et on aurait tort de compter sur les divisions de la droite régionale sur fond de postures pré-présidentielles de ses leaders : quelque chef aura tôt fait de siffler la fin de la partie.

Seul un projet de rupture et d'unité peut constituer un rempart à un avenir funeste.

 

IL Y A PLACE POUR UN PROJET CONFORME AUX IDÉAUX SOCIALISTES

Je vais donc promouvoir celui porté par Marie-Noëlle LIENEMANN, par fidélité à sa personne et en linéarité avec mon implication constante pour une alternative de rupture avec le capitalisme financier, dans les courants du PS où je l’ai toujours côtoyée.

Je veux convaincre qu'il faut voter à la primaire de la gauche et qu’il y a place au PS pour un projet conforme aux idéaux de la gauche sociale.

Notre histoire prouve que nous avons parfois surpris aux pires moments de l’adversité.

 

Marie-Noëlle LIENEMANN et moi espérons avoir le plaisir de vous accueillir pour en parler à la Bourse du Travail de La Seyne le 28 novembre.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 08:09

C'est passé inaperçu lors de la réunion du conseil communautaire de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM), même si le Président Hubert Falco l'a brièvement commenté en indiquant que chaque commune désigne les représentants qu'elle souhaite. Je veux parler de la constitution de l'instance dirigeante du futur "Office Intercommunal de Tourisme Provence Méditerranée" créé pour répondre aux obligations de la loi NOTRe qui impose au 1er janvier prochain le transfert de nouvelles compétences communales à l'intercommunalité : le tourisme, donc, mais également la gestion portuaire, le logement social, et la collecte et le traitement des ordures ménagères.

Les statuts de ce nouvel établissement ont fixé à trente-et-un le nombre d'élus communautaires constituant son comité directeur, répartis en fonction des "poids économiques" du tourisme dans les trois grands pôles de l'agglomération : l'est (les cinq communes de Hyères à La Garde), le centre (les trois villes autour de Toulon), et l'ouest (Ollioules, Saint-Mandrier, La Seyne et Six-Fours). 

 

UNE PLACE POUR NOTRE MINORITÉ MUNICIPALE

La Seyne y dispose de trois représentants. Et ce qui n'a été relevé par aucun observateur est que notre équipe municipale a choisi de proposer les noms de deux membres de notre majorité de gauche élus à TPM, Anthony Civettini et Raphaële Leguen, mais aussi d'un élu de notre minorité seynoise, Jean-Pierre Colin, appartenant au groupe "Les Républicains - UDI" de notre conseil municipal.

Rien ne nous obligeait à le faire et, d'ailleurs, aucune des autres communes dont des représentants des minorités locales siègent au conseil de TPM ne l'a fait. Mais c'est pour nous une question de respect des choix démocratiques des citoyens-électeurs.

Et le comité directeur du tourisme n'est pas la seule instance de gouvernance où La Seyne se distingue des autres villes en matière d'ouverture aux élus minoritaires. Elle avait déjà, dès 2014, proposé une place au conseil d'administration de son office d'HLM "Terres du Sud Habitat" (TSH) à une élue de droite, en l'occurrence l'actuelle première adjointe au maire d'Ollioules, Nicole Bernardini. Et se prépare à le faire un peu plus pour début 2017, lorsque TSH sera rattaché à l'agglomération et non plus à la commune, en proposant non seulement de reconduire cette élue dans sa fonction, mais encore de proposer une autre place à un conseiller municipal de droite du Revest. 

 

À CHACUN SA VISION DE LA REPRÉSENTATION DÉMOCRATIQUE

Chacun sa façon de voir. On m'objectera qu'Hubert Falco n'était en rien contraint de demander aux maires de désigner eux-mêmes leurs représentants. Ni d'ailleurs de me proposer, dès 2008, de devenir l'un des douze vice-présidents de TPM, tant la gauche est ultra-minoritaire au sein de notre agglomération. Mais il aurait été étrange que la deuxième plus importante ville du territoire ne puisse prendre part à l'exécutif de la communauté.

Et cette même lecture des réalités démographiques de TPM aurait pu l'amener, la semaine dernière, lorsqu'il a été décidé de porter de douze à quatorze le nombre de vice-présidents de TPM, d'aller jusqu'à un quinzième ainsi que la loi le permet, et de proposer, au nom de l'équilibre territorial, à un deuxième Seynois d'intégrer le Bureau de l'agglomération qui, désormais, compte un président et deux vice-présidents de la première ville, Toulon, et deux vice-présidents de Hyères, qui n'est "que" la troisième plus importante commune.

Ceci étant, TPM fait tout de même mieux que les deux grandes métropoles voisines, Aix-Marseille-Provence, qui ne compte qu'un Aixois pour cinq Marseillais, et un seul vice-président de gauche pour vingt membres de l'exécutif, et surtout que Nice Côte d'Azur, où le très "républicain" Christian Estrosi n'a proposé aucune vice-présidence à un élu de gauche...

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 06:02

Il y a eu 98 ans ce dernier vendredi que se terminait la Première guerre mondiale. Comme dans toute la France, cet épisode de l'histoire a été commémoré à La Seyne. Nous y étions nombreux, élus, représentants d'associations patriotiques, de la défense nationale, des forces de l'ordre,du monde associatif, de la Clique seynoise et de la Philharmonique "La Seynoise", et de très nombreux concitoyens et visiteurs. Mais je retiendrai surtout une importante participation de la jeunesse, avec les volontaires de la Préparation militaire marine dont La Seyne est la marraine, et des textes lus par la jeune lauréate du concours national de la résistance et des élèves des collèges Paul-Éluard et Henri-Wallon. Merci à eux et aux adultes qui les encadrent. Et, comme c'est l'usage, j'ai moi-même prononcé une allocution...

 

"Le 11 novembre 1918, l’armistice est signé dans le wagon de la clairière de Rethondes. Tous croyaient à un épilogue définitif, l’Histoire démentira. Mais, bon, quatre ans de guerre se terminent.

"Une effroyable hémorragie pour rien, partie de rien, n’allant nulle part, sinon là où seul règne le nationalisme le plus stérile, celui qui ne se nourrit que de lui-même. En décembre 1916 la bataille de Verdun, commencée en février de la même année, se termine sur un statut quo ! Aucune avancée, ni recul, mais des morts par centaines de milliers ! L’absurde à l’état pur. Jean Guéhenno, dans son journal, écrira à la veille de la seconde guerre mondiale « je dirai donc que cette mort innombrable fut inutile. Je dirai donc que j’ai conscience que mes amis sont morts pour rien. Douze millions de morts pour rien ».

"L’année dernière je vous disais : « L’émotion, qui recouvre de son voile les divergences et les disparités, se délite, et les hommes reprennent les chemins tortueux des différences, des ostracismes, des hostilités conquérantes. J’ajoutais « lorsque je célèbre avec vous le 11 novembre 1918, je me sens français ; lorsque que la cérémonie se tient en 2015, je me sens français et européen et méditerranéen ».

Enfin, je faisais un petit détour par la Révolution pour vous dire que « ce qui ne se régénère pas dégénère… », que nous n’avons pas fini de travailler à « l’émancipation des individus, la paix entre les nations, l’idéal égalitaire, l’avènement de la fraternité ». C’est malheureusement, en 2016, d’une actualité toujours plus dramatique. Bataclan deux jours après que j'ai tenu ces propos, Nice 14 juillet, St-Etienne-du-Rouvray 26 juillet, et Alep, et Mossoul… Les lycéens et collégiens qui se sont exprimés avec respect et reconnaissance l’ont souligné eux aussi.

"Ce que nous célébrons aujourd’hui, c’est bien la fin d’un conflit, mais c’est surtout ce vœu pieux, crié par des poitrines épuisées et désespérées : « Plus jamais ça ».

"Un siècle plus tard, impuissants, nous ajoutons à la mémoire prescriptrice des « poilus » et de « leur incroyable courage », la compassion que nous devons à toutes les victimes de la barbarie des hommes.

 

LES NATIONALISMES CONTRE LES DÉMOCRATIES

"Revenons à la Grande Guerre. Une boucherie… parce que les nationalistes l’ont emporté sur les démocrates… Vous me pardonnerez alors, de faire un peu de pédagogie historique.

"Dans une société démocratique, l’Etat incarne le recours vertical à la force mais... en dernière instance : la force légitimée par les procédures légales. Ce pouvoir repose, en outre, sur le caractère horizontal du lien social, c’est-à-dire le vouloir vivre ensemble qui unit les membres de la communauté nationale. C’est un rapport consensuel qui est installé en vue de réguler la violence, pour que le rationnel prévale sur l’irrationnel.

"Je vous l’ai dit, la guerre, en 14, est l’œuvre des nationalismes. Le mot « nation » résonne encore aujourd’hui très différemment selon les individus. Je veux croire que tous veulent défendre « leur » France… mais, de toute évidence, ce n’est pas forcément la même !

"Soyons factuels. On a coutume de dire que la France est d’abord la Gaule. Non. La France, ce sont LES Gaules ! Ses peuples se rassemblent dans une circonstance bien particulière : lutter contre l’envahisseur romain. Le roman national élaboré au XIXe siècle fera de Vercingétorix le quasi vainqueur de Jules César : une belle légende, les braies plus fortes que les toges.

"Mais très vite, d’ennemie, Rome devient co-formatrice : la France est alors gallo-romaine. Puis l’empire romain se délite, voilà Clovis, le roi franc qui va définir une francité face à la germanité dont il est issu. La France est alors gallo-romano-germanique, et chrétienne par le baptême de son roi, à Reims.

"Puis, le pouvoir se déglingue encore, ainsi la France d’Hugues Capet est réduite à l’Ile-de-France et l’Orléanais.

 

LE DROIT DU SOL, DEPUIS LE XIVe SIÈCLE...

"Le reste est divisé en fiefs indépendants, ethniquement et linguistiquement très divers : il faudra attendre François Ier pour que la langue commune supplante le latin par la grâce de l’Edit de Villers-Cotterêts ; on se souvient de cette volonté politique d'unifier la France par la langue. Mais on ignore un détail, qui n'en n'est pas vraiment un par les temps qui courent : l’Edit confirme le droit du sol initié par Philippe le Bel en... 1310.

"Il fallait une seule langue, supérieure aux divers patois, et pourtant… cette langue, le français, c’était une sorte de créole combattant le latin encore tyrannique et qui était passée par les stades du « roman » et du « vieux françois ». En ce XVIe siècle, la majorité ne parlait pas le français en France ! Il y a moins de 500 ans.

"Et, comme on se retrouve… la guerre de 1914-1918 sera, en effet, le creuset définitif dans lequel les dialectes vont être absorbés. Instructif, au passage : le mot guerre vient du francique germanique werra, le mot paix du latin pax.

"Il y a donc eu brassage, et l’identité française, si elle l'a voulu, n’a pas impliqué la dissolution des identités provinciales : elle a effectué leur subordination. Le peuple français contient l’identité de chacune des provinces intégrées.

"La Révolution française apporte à la francisation une légitimation républicaine : le peuple est souverain. A la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, les représentants des provinces déclarent solennellement leur volonté d’être de la « grande nation », d’être français. 1790. Dès lors, la France incorpore, en sa nature même, un esprit et une volonté. Avec la « Déclaration des droits de l’homme », elle ajoute l’esprit d’universalité, qui est tout sauf uniforme.

"XIXe siècle. La IIIe République instaure l’école laïque, gratuite et obligatoire, et réaffirme le droit du sol et la naturalisation des parents étrangers de l’époque : le ressourcement français n’a jamais été un processus de rejet ni de fermeture.

"Aujourd’hui, les détracteurs disent que la situation est autre, que les facteurs sont différents et parfois exogènes…

 

UNE IDENTITÉ AVANT TOUT CITOYENNE

"On nous parle de diversités religieuses. Mais les religions cessent d’être un obstacle dès lors qu’il y a acceptation de la laïcité telle qu’elle est conçue en France (pour faire court il s’agit de concilier les quêtes de sens individuelle et collective, la majorité municipale a d'ailleurs publié un texte l’explicitant, il est disponible sur mon blog). Ainsi, l’identité française est d’abord une identité citoyenne, elle s’exprime dans notre devise « Liberté Egalité Fraternité ».

"Ce qu’il faut éviter, c’est avant tout que nos jeunes gens oscillent entre intégration, délinquance et même terrorisme. La culture urbaine, sociale et civique, l’éducation, sont des facteurs fondamentaux. Certes la ville moderne est en crise, l’éducation se sclérose. Le délabrement, réel ou ressenti, est le problème de fond de notre société. Tout est lié, politique, économie, civilisation… et tout se mêle et s'emmêle pour faire rejaillir les vieux démons : ville, banlieue, logement indécent, atomisation, jeunes en dérive, drogues, immigrés rejetés, chômeurs en détresse, femmes contraintes voire battues...

"Alors, à mon tour de faire un vœu. Réanimons les solidarités, les convivialités. Faisons de l’éducation publique, scolaire et populaire, avec nos enfants, et donc avec les parents.

"Oui, chers amis, je ne me suis pas tant éloigné de ce pourquoi nous sommes réunis ici. C’est cela que les survivants de la Grande Guerre pensaient le 11 novembre 1918 : Arrêtons les bouffonneries, pensons à créer les conditions d’un avenir heureux pour nos enfants, quel que soit le lieu de leur naissance dès lors qu’ils sont citoyens et français ou appelés à le devenir, ou simplement citoyens du monde.

"Vive la France, vive l'Europe et le Monde des peuples amis et solidaires. Vive la Paix !"

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 06:30

Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre, sénatrice et membre du bureau national du Parti socialiste, candidate à la primaire citoyenne de janvier 2017, animera une réunion publique régionale le lundi 28 novembre à La Seyne, à la Bourse du Travail, à 18 heures 30.

J'ai en effet choisi de soutenir sa candidature pour ces élections primaires que le Parti socialiste organise les 22 et 29 janvier prochains.

 

CE N'EST PAS PARCE QUE RÈGNENT PERPLEXITÉ, TRISTESSE OU COLÈRE QUE...

En 2012, 220.000 Varois ont choisi François Hollande au second tour de l'élection présidentielle. Ils n'étaient sûrement pas tous de gauche, mais certainement attachés aux valeurs républicaines et démocratiques, avec peut-être même parmi eux certains qui avaient émis un vote d'exaspération au premier tour.

Je sais que nombre d'entre eux sont aujourd'hui désabusés, perplexes, tristes ou en colère au regard de ce qui reste des espoirs placés dans l’alternance de 2012. Et je sais que, dans le camp des militants et sympathisants socialistes, beaucoup sont comme moi, bien ennuyés par la situation et le climat autour de la désignation de notre candidat 2017, à défaut d’être celui de toute la gauche comme nous sommes nombreux à en avoir rêvé, et peut-être l’espérer encore.

Mais je sais aussi le risque que représenterait l’élection d’un Président de la République issu de l’extrême-droite ou même de la droite devenue extrême tant LR court aujourd’hui après les idées nauséabondes du FN sur fond d'exacerbation des questions identitaires, de galvaudage de l'idée nationale, de rejet des différences, de sentiment cultivé d'insécurité et de désignation de boucs émissaires. Avec la suite, en juin, à l’occasion des élections législatives. On risque fort de comprendre notre douleur et de regretter Hollande et Valls.

 

FAIRE FACE À L'EXTRÊME DROITE ET À UNE DROITE EXTRÊME

Je crois qu’il ne faut rien lâcher. Jusqu’au bout. Aussi minimes que, si l'on en croit les sondages, paraissent aujourd'hui être les chances de préserver le pays des funestes projets de nos adversaires.

Car ces adversaires, ce sont, au FN et pour de plus en plus de LR, les ennemis de la République et de ses valeurs, ainsi que l'a prouvé ces jours derniers M. Estrosi, président de la Région, soutien affirmé de M. Sarkozy, avec ce récent vote anti-migrants du conseil régional qui reprend, en substance, les thèmes de la campagne que mène le FN sur la question, et a d'ailleurs recueilli toutes les voix des élus d'extrême-droite provençaux, alpins et azuréens. Ô combien j'ai eu raison de ne pas faire confiance au président de la métropole niçoise et aux caciques du PS lorsqu'ils ont scellé ce soi-disant « pacte républicain » qui a conduit au renoncement à présenter une liste de la gauche unie au second tour des élections régionales de 2015 !

Je suis donc pour ma part déterminé à faire campagne pour ne pas laisser le champ libre. Quel que soit le candidat désigné par la primaire socialiste.

Bien sûr, ce n’est un secret pour personne, je suis de ceux qui pensent que la gauche aurait tout à gagner à aller unie à la bagarre. Je sais bien que les positions de Mélenchon et d’EELV ferment cette voie. Et je sais que les « droitiers » du PS n’en veulent pas non plus. Mais je ne veux pas m’avouer battu avant d’avoir épuisé toutes mes cartouches.

 

AU PARTI SOCIALISTE, IL Y A D'AUTRES VOIX QUE CELLE DU RENONCEMENT

C’est pourquoi, même si je demeure perplexe sur le principe des élections primaires qui rabaissent les adhérents des partis au rang de simples « petites mains » pour coller des affiches et de pourvoyeurs de cotisations financières, en leur ôtant leur seul privilège de militants, celui de pouvoir, en contrepartie de leur engagement, choisir un projet et une personne qui le porte, je considère que la primaire citoyenne de janvier est un enjeu majeur.

Filoche, Hamon et Lienemann portent tous trois un projet clairement de gauche, susceptible de créer les conditions de l'unité. Certes ces trois-là auraient été bien inspirés (il est encore temps) de ne pas aller à la « sélection » en rangs dispersés.

Mais l'essentiel est que le débat citoyen doit avoir lieu, avec et face aux Français, par le canal des médias, des réseaux sociaux, des réunions publiques, des échanges directs. Ceux de notre peuple que nous désespérons aujourd’hui et qui nous faisaient confiance hier, les humbles et les classes moyennes notamment, doivent entendre que, au PS, il n’y a pas que la voix du renoncement au changement. Ne serait-ce que pour pouvoir les reconquérir après-demain si, comme les instituts de sondage nous le prédisent, nous nous prenions une raclée.

Dans le Var, où il ne se passe pas de jour sans que l’extrême-droite ne grappille aux partis républicains quelques électeurs qui leur faisaient naguère confiance, l’enjeu est majeur, même si le FN, dans les communes où il siège, au Département, et même à la Région, nombre de ses élus se chamaillent, démissionnent de leurs groupes, ou sont exclus ou suspendus, mais l’hydre est suffisamment vivace et organisée pour se régénérer très vite. Et la gauche, pour se refaire une santé, aurait tort de compter sur les divisions de la droite régionale, sur fond de postures pré-présidentielles : ce sont des conduites stratégiques et quelque chef aura tôt fait de siffler la fin de la partie.

 

IL Y A PLACE POUR UN PROJET CONFORME AUX IDÉAUX SOCIALISTES

Je vais donc, dans les semaines qui viennent, promouvoir le projet porté par Marie-Noëlle Lienemann, par fidélité à sa personne et en linéarité avec mon implication constante pour une alternative socialiste de rupture avec le capitalisme financier européen et mondial, dans les courants où, depuis mon adhésion en 1985, je l’ai toujours côtoyée.

Je vais tâcher de convaincre les électeurs de la primaire qu’il y a place au PS pour un projet conforme aux idéaux socialistes.

En cette période de doute et d’abattement, mon appel risque de ne guère trouver d’écho. J'en suis conscient. Mais notre histoire socialiste varoise et nationale prouve que nous avons parfois surpris aux pires moments de l’adversité.

On se posera la question de la suite après le printemps 2017.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 05:39

Ce vendredi soir, à l'initiative du collectif seynois "100% citoyens", avec l'appui de plusieurs associations et structures locales de quartiers, à vocation sociale, socio-éducative, culturelle ou d'insertion, a été proposée une conférence-débat autour du thème de la laïcité dans une société multiculturelle, animée par le philosophe André Tosel.

Merci à celles et ceux qui en ont eu l'initiative et en ont assuré l'organisation, et à Pierre Poupeney, conseiller municipal qui anime la commission communale de la laïcité que nous avons mise en place il y a quelques mois, qui soutient ce type d'initiative. On a besoin de moments d'échanges sur la question.

L'occasion m'est donnée de communiquer une déclaration de notre municipalité seynoise sur ce thème majeur...

 

Parce qu’elle rassemble les personnes, individus et groupes, de manière à ce qu’ils interagissent, au-delà des différences, en se référant à des règles et à des valeurs communes d’action et de pensée, la laïcité fait société.

En effet, être laïque c’est se reconnaître dans ce qu’affirme la Déclaration universelle des droits de l’homme. D’abord, dans son article 1 qui évoque pour chacun la liberté, l’égalité dans les droits et la dignité, la raison et l’esprit de fraternité, puis dans son article 2 « … sans distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion publique ou de toute autre opinion, d’origine sociale ou nationale, de fortune, de naissance… ».

En outre, la laïcité, par les valeurs qu’elle défend du fait de cette reconnaissance (droits à la sécurité, au travail, aux loisirs, à l’éducation, à la culture), est un complément aux mœurs. Elle se situe dans le plan des règles non écrites de la vie sociale qui nous renseignent sur ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire. Elle permet ainsi de réguler efficacement les interactions de la vie quotidienne.

Dans le contexte actuel où notre vivre ensemble subit des attentats barbares, nous n’abdiquons pas. A l’inverse des intégristes, si intolérants, si destructeurs d’Histoire et de Culture, si provocateurs des démocraties honnies, nous restons respectueux des droits de tous, hommes et femmes. Aussi nous continuons, c’est notre faiblesse et notre force, à nous poser des questions essentielles sur les limites à la restriction des libertés individuelles, sur la distinction des différentes sphères où nous évoluons : sphères de sens que sont l’école et l’administration républicaines et laïques, sphères de contrainte comme les hôpitaux où l’on est reçu selon le tableau de services, sphères de liberté réglementée que sont les rues et les plages, sphères de liberté maximale que sont les lieux privés.

Force est de constater que nous affrontons des forces qui, au nom de l'interprétation des mots d'un livre - qu'il soit la Bible, le Coran, ou n'importe quel autre, nient, par exemple, des affirmations scientifiques admises par les instances les plus sérieuses du monde entier, ou défendent des relations de dépendance et de soumission selon le genre ou l’origine. Elles sortent délibérément de leur cadre légitime, le sacré et la foi, soumettent leurs diktats sur les mœurs et la vie sociale et tentent d’imposer le principe théocratique.

Si tous les croyants sont également respectables, toutes les croyances ne le sont pas. Est intolérable tout ce qui nuit à autrui, tout ce qui porte atteinte à ses droits fondamentaux, à sa vie, à sa sécurité, à sa liberté (la loi punit quiconque pratique ou accepte des mutilations sexuelles par exemple).

Nous réaffirmons l’égalité des femmes et des hommes dans les droits et la dignité.

Nous défendons, inlassablement, une société où les convictions religieuses ne sont pas prises en compte pour déterminer le statut, les droits et les libertés de chacun.

Nous réaffirmons que chacun doit pouvoir penser librement, sans être soumis à embrigadement ou à des pressions de quelque nature que ce soit.

Nous acceptons qu’un individu, un groupe, adopte des opinions ou des comportements que nous n’approuvons pas, dès lors que ces opinions ou ces comportements respectent les opinions de tous les autres, en particulier dans l’espace public.

Nous revendiquons, à ces conditions, non pas une simple tolérance comme le font certains pays qui exigent la soumission, mais une citoyenneté pleine et entière pour tous.

La laïcité n’impose aucun dogme, aucune conviction, elle laisse à chaque personne le choix de sa vie spirituelle : religion, agnosticisme ou athéisme.

Elle accepte les différences et reconnaît le pluralisme. Ce sont les débats institutionnels qui règlent l’évolution des mœurs comme ils ont permis la contraception, défini les condition de l’IVG, décidé de la loi sur le mariage pour tous… et poursuivent la lutte contre les violences faites aux femmes.

Il revient aux laïques, qu’ils aient la foi ou pas, de définir les règles de vie morale des individus. C’est la meilleure façon de contrecarrer les exploitations intégristes qui voudraient déstabiliser notre société et rendre invisible la présence des femmes. Ils oublient que ce sont toujours les femmes qui reconstruisent les civilisations que les hommes se sont appliqués à détruire.

Afin d’éviter les dérives nous prônons la raison, le respect, le dialogue.

Il ne peut y avoir de solutions aux défis que lancent les forces d’exclusion et de soumission que dans l’éducation et le mieux être économique du plus grand nombre. En ces temps de manipulation, de désinformation, de théorie du complot, l’ignorance est notre pire ennemi, l’éducation notre seul salut : la misère et l’ignorance ont toujours fait le terrain du fanatisme.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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