22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 06:05

Nous étions, samedi dernier, rassemblés sur la place Laïk, notre historique agora du bas de notre marché provençal où les palabres vont bon train, pour accueillir comme nouveaux acteurs de la République, les Seynoises et Seynois devenus majeurs ces derniers mois.

Il s'agissait de leur remettre à la fois dans la solennité et dans la convivialité leur « Livret citoyen » et leur toute première carte électorale.

Le propos que je leur ai tenu à cette occasion...

 

« Mesdames, Messieurs,

« Et je m'adresse an particulier à vous les jeunes qui êtes ici, bien présents - et je vous en félicite -, pour cette remise du livret citoyen.

« Pour la plupart, vous venez d’avoir 18 ans et vous accédez à la pleine citoyenneté.

« Ce n'est pas rien, cette étape de votre vie, vous en avez conscience. Ce moment, nous le passons ensemble, ici, prenant à témoin nos concitoyens, sur une place publique, la place Laïk, au coeur de notre ville.

« C'est un acte symbolique bien sûr. Mais il marque le fait que vous devenez des citoyens de la République à part entière, par votre nouveau droit : voter.

« Je le disais, nous voici sur une place publique. Pourquoi ? D'abord parce que la République a besoin de transparence, elle doit, dès qu'elle le peut, s'exprimer au milieu du peuple.

« Car elle appartient à toutes et tous.

 

LA RÉPUBLIQUE, CE N'EST PAS SE RETROUVER DANS L'ENTRE-SOI

« Publique, notre rencontre aujourd'hui est également bien réelle. Elle n'est pas virtuelle, dématérialisée. Sans critiquer les réseaux sociaux, là, on n'y est pas... Nous ne sommes pas cachés derrière une adresse IP, nous nous regardons droit dans les yeux, on se fait un signe, on se serre la main ou on se fait la bise... Bref, on vit dans le monde réel.

« Ce monde réel qui peut être terrible, difficile, hostile parfois, c'est vrai. Mais qui recèle aussi tellement de richesses, qui peut être magnifique, plein de joie et d'espoir.

« La République, ce n'est pas non plus se retrouver entre soi, de façon égoïste, et encore moins agressive ou haineuse comme c'est le cas parfois.

« L'actualité de 2016, et ces tous derniers jours à Grasse, au lycée Tocqueville, montre que la violence folle, parfois sans raison rationnelle, parfois résultat du fanatisme et du désespoir... Et la peur, qui aveugle et empêche, justement, de se parler, de se comprendre, hélas, parfois...

« Vous l'avez compris. Plus la République est forte, forte de vous toutes et tous, plus elle sait s'ouvrir sur le monde et les autres. Affirmer notre identité ? Nos identités, bien sûr ! Mais pour nous enrichir de nos différences.

« Et faire obstacle à ceux qui n'ont pas compris les mathématiques et qui ne connaissent que la soustraction et la division. Jamais l'addition, la multiplication.

« Au contraire, être citoyen, c’est se donner la capacité, chacune, chacun, de s’élever au dessus de ses seuls intérêts, pour se soucier du bien public, de l'intérêt général.

 

DES VALEURS UNIVERSELLES

« Ces valeurs, historiquement, portent une dimension morale et universelle. Dois-je rappeler qu’elles ont inspiré, et inspirent encore, nombre de peuples qui cherchent les instruments de leur liberté ?

« Une liberté de pensée, une liberté d’agir, mais une liberté relative… En effet, cette liberté est inscrite dans le cadre de règles communes. L’histoire montre que l’excès de liberté des uns tourne immanquablement en excès de servitude de tous. La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent.

« Cependant le danger serait grand de ne pas user de notre libre arbitre et de ne pas le protéger pour tous. Notre devoir, votre devoir désormais, est de permettre la liberté de conviction des autres, les minoritaires, les faibles, les fragilisés. C’est cela être citoyen, c’est cela la République… quand elle est vertueuse.

« C’est un combat ! Ce combat n’est jamais fini. C’est à vous, à nous, tous les citoyens, d’être vigilants. Vous êtes nés à la fin d’un siècle qui connut le fer et le sang ; pourtant surgissent encore les démons qui ont fait le malheur du passé : antisémitisme, racisme, xénophobie… loin, très loin, de la notion républicaine de fraternité.

« Dans notre République, la première des valeurs réside dans la communauté de destin de chacun de ses fils et filles, qu’il ou qu’elle s’appelle Pierre, Djamila ou Cali. Ni l’origine, ni l’appartenance philosophique ou religieuse, ne doivent différencier les citoyens français, ils sont égaux en droits et en devoirs. La République doit protéger le faible, et se doit d’être solidaire.

« Vous l’avez sans doute appris à l’école, la vertu républicaine réside dans la séparation des pouvoirs : l’exécutif est tempéré par une justice indépendante (je ne ferai pas de commentaires), par un législatif créatif et représentatif. Le peuple, c'est-à-dire vous et moi, en principe, a le dernier mot.

 

UNE PIERRE ANGULAIRE : LA LAÏCITÉ

« Retenez que la vigilance, c’est vous, collectivement, par le vote, qui l’exercez. C’est vous qui donnerez à la République indignité ou vertu : désintéressez- vous de la chose publique et vous aurez, au mieux, une démocratie d’élus, dont les valeurs reposeront sur leurs seules qualités d’hommes… qui restent faillibles.

« Nous devons être attentifs à combattre l’exaltation des particularismes qui séparent, qui excluent. Avec, la liberté, la fraternité, l’égalité, la République repose sur une pierre angulaire : la laïcité.

« Le principe est inscrit à l’article premier de notre Constitution. C’est pourquoi le ciment commun reste nécessairement, encore et toujours, l’école publique, laïque et obligatoire. Elle a ses défauts, des échecs, mais aussi une volonté de cohésion sociale, un humanisme universel, des règles de vie commune, une valorisation des potentialités individuelles.

« Ainsi la République des citoyens est une volonté qui agit, qui a bataillé pour la justice sociale, qui a conquis l’éducation gratuite et obligatoire, le droit de grève, la liberté syndicale, la sécurité sociale. Pourvu que ça dure…

« La République des citoyens a su tendre la main à ceux dont la naissance pouvait être un frein. C’est la singularité de notre nation, de notre drapeau, du français langue commune, même si les langues minoritaires doivent avoir droit de cité : se battre pour la paix, la justice, les droits de l’homme.

 

LA TRANSMISSION DU SAVOIR, POUR PERPÉTUER LA RÉPUBLIQUE

« Pour finir, je vous dirai que le citoyen est un sujet de droit. Il jouit des libertés individuelles, la liberté de conscience et d’expression, la liberté de s’associer – indispensable loi de 1901 - la liberté d’aller et venir, de se marier, d’être présumé innocent s’il est arrêté par la police, d’avoir un avocat pour être défendu, de participer à la vie publique, de voter et de se présenter aux élections, et bien d’autres choses…

« En revanche, il a l’obligation de respecter les lois, de participer aux dépenses collectives en fonction de ses ressources, de défendre la société, … car attention, l’incivilité est la fille naturelle du sentiment que tout est dû sans contrepartie. Nous devons, chacun à notre place, agir en pleine responsabilité.

« L’une de ces responsabilités, - vous serez sans doute parents un jour -, est l’éducation. L’éducation se fait tout au long de la vie. Le Savoir, les savoir-être, les savoir-faire, sont des biens précieux. Il convient de les protéger, de les faire croitre, et, surtout, de les transmettre. Car le pouvoir n’est pas dans sa détention mais bien dans sa transmission.

« Je forme le vœu, en vous remettant ce livret citoyen, que vous contribuiez à préserver ce droit à la connaissance, à l’éducation, seule façon de perpétuer la République. »

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 05:50

Depuis près de trois ans, il me revient de présider l'association des maires « Ville & Banlieue » de France, qui regroupe, toutes sensibilités politiques républicaines confondues, une centaine de communes sur les territoires desquelles se trouvent des quartiers classés « prioritaires » au titre de ce qu'on appelle « la politique de la ville », c'est-à-dire l'ensemble des mesures concourant, pour ces sites d'habitat social ou centres anciens dégradés et paupérisés, à leur rénovation urbaine et l'accompagnement social, économique et culturel de leurs habitants.

La Seyne en fait partie, avec son quartier Berthe de près de 13.000 habitants, en réhabilitation depuis 2007 et jusqu'à fin 2018, et son centre-ville pour lequel, tout en déployant prioritairement des efforts communaux, on attend — avec tout de même un peu d'impatience — des appuis des institutions publiques pour entreprendre une rénovation de plus grande ampleur, ainsi que ça a pu se faire à Berthe.

Les expériences et expertises partagées dans nos communes nous permettent, outre de tirer parti des réussites relevées ça et là pour imaginer des solutions transférables localement, de formuler, à l'occasion de chaque élection nationale, des propositions aux divers candidats, dans le but d'attirer leur attention bienveillante sur ces quartiers où vivent près de 5 millions de personnes, dont la moitié au-dessous du seuil de pauvreté, souvent oubliées de la République.

Si je suis depuis ces dernières temps éloigné de La Seyne deux ou trois jours par semaine, c'est pour prendre part, avec mes collègues maires membres du Bureau de « Ville & Banlieue », à la promotion auprès des candidats à l'élection présidentielle des 31 propositions que nous leur formulons cette année, et que présente la petite vidéo ci-dessous. Je me devais d'expliquer aux Seynois les raisons de mon relatif éloignement provisoire.

Mais je pense que c'est pour la bonne cause ; quel que soit le vainqueur de l'élection au terme de cette étrange campagne où beaucoup de médias et réseaux sociaux mettent plus en avant les péripéties judiciaires et le spectacle parfois affligeant que certains offrent, plutôt que le contenu des propositions des uns et des autres, je pense qu'il n'aura pas été inutile qu'il soit sensibilisé aux enjeux de nos quartiers en difficulté. À commencer, un peu égoïstement, par ceux de La Seyne...

 

> Pour suivre notre démarche « Et si l'on parlait des quartiers populaires dans la campagne présidentielle ? », CLIQUEZ ICI

> Pour conserver la neutralité qui doit prévaloir, j'ai choisi pour illustrer cet article deux photos de rencontres avec des candidats qui... ne le seront finalement pas ! (l'une du centre-droit, Rama Yade, qui n'a pas recueilli les 500 parrainages nécessaires, et l'écologiste Yannick Jadot qui a choisi de ne pas se présenter et de faire cause commune avec Benoît Hamon) 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 07:37

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 16:21

Après la suppression de 80.000 postes d'enseignants sous le mandat de Sarkozy, et malgré la création de 60.000 postes au cours du quinquennat qui s'achève, objectif qui est atteint, à l'exception près peut-être de quelques milliers d'emplois ouverts mais pourvus par des professeurs pas encore formés, il demeure des besoins réels pour nos écoles seynoises, qui justifient que les syndicats d'enseignants et les associations de parents d'élèves soient assurés de l'appui de la municipalité pour accompagner leurs demandes aux autorités académiques.

Si l'on peut se satisfaire que les écoles de certains quartiers bénéficient d'un taux d'encadrement permettant des effectifs corrects d'enfants par classe, il demeure des disparités anormales, principalement dans certaines écoles des quartiers prioritaires « politique de la ville » que sont Berthe et le centre ville, comme pour la scolarisation des tout-petits de 2 ans, et pour l'accompagnement des élèves en difficulté par des rééducateurs et psychologues scolaires.

 

MOINS D'ENFANTS PAR CLASSE, DES PROFS MIEUX FORMÉS, DES EFFORTS POUR LES ENFANTS DÉFAVORISÉS

L'État doit accomplir des efforts supplémentaires. Si certains candidats à la Présidence de la République se vantent de vouloir réduire le nombre de fonctionnaires, celui que je soutiens, Benoît Hamon, propose quant à lui de créer en cinq ans 20.000 postes d'enseignants pour le primaire afin qu'on ne dépasse pas 25 enfants par classe — et 20 dans les zones d'éducation prioritaires —, 17.000 autres postes pour permettre les remplacements et une vraie formation continue, et encore 3.000 autres pour scolariser les jeunes enfants dès 2 ans dans les quartiers populaires en difficulté.

Comme nous l'anticipons avec notre révision de la sectorisation scolaire à La Seyne, Benoît Hamon veut imposer une « mixité sociale » en tous lieux, pour « tirer vers le haut » les enfants défavorisés et assurer une vraie cohésion nationale, y compris dans l'enseignement privé qui devra prendre sa part de cet effort.

 

UNE AIDE ACCRUE À LA CULTURE, AUX ACTIVITÉS PÉRISCOLAIRES ET AU TRAVAIL PERSONNEL DES ÉLÈVES

Il s'engage également à augmenter de 25% les appuis de l'État pour les activités périscolaires, avec un effort complémentaire pour les quartiers en difficulté, à développer l'orientation tout en valorisant l'enseignement professionnel souvent facteur méconnu de réussite, à accroître le nombre et la formation des adultes accompagnant les enfants porteurs de handicaps, à créer un service public de soutien scolaire assuré par des enseignants permettant, en faisant faire leurs devoirs et leçons à l'école à tous les élèves, de leur donner les mêmes aides et les mêmes chances, et à développer les arts et la culture à l'école.

Pour les enfants d'une commune comme La Seyne, riche de leurs diversités mais aussi confrontés, pour beaucoup, à des inégalités face à la réussite à l'École, ces renforts de moyens publics de l'État que propose Benoît Hamon seraient plus que bienvenus tant pour l'instruction que pour les actions éducatives complémentaires des temps libres.

 

RETROUVEZ LES PROJETS DE B. HAMON POUR L'ÉCOLE ET LES SERVICES...

EN CLIQUANT ICI POUR ACCÉDER À UN SITE INTERNET

OU ICI POUR TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT DÉTAILLÉ CI-DESSOUS

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 07:02

Nous nous y étions engagés en le proposant aux Seynois au cours de la campagne électorale de 2014 : réélus, nous viserions autant que possible le retour en gestion communale publique de l'adduction de l'eau potable au terme — en octobre 2017 — du contrat que la Ville, il y a trois décennies, avait passé avec une société privée pour lui déléguer cette mission.

Et nous nous y sommes employés dès le début du mandat, sous la houlette de Robert Teisseire, notre élu communiste chargé de cette compétence, et de cadres de la mairie, qui ont conduit ensemble un remarquable travail d'analyse et de prospective.

 

DES FINANCES TROP FRAGILES POUR UNE GESTION ENTIÈREMENT PUBLIQUE

Il a hélas fallu se rendre à l'évidence. Même si elle s'améliore, la situation financière de la commune ne permet pas d'obtenir le crédit bancaire nécessaire aux investissements indispensables. Et, trente ans après l'externalisation du service, la commune ne dispose plus des ressources humaines compétentes dans ce domaine. Il aurait fallu embaucher. Les analyses le confirment : dans une telle situation, le risque serait trop grand de devoir faire supporter aux usagers un tarif élevé pour parvenir à l'équilibre obligatoire du budget dédié.

Pour nous qui défendons l'idée que l'eau est un bien commun de l'humanité, et qui sommes parvenus par deux fois par des négociations à faire baisser son prix pour les foyers depuis 2015, il n'est pas imaginable de risquer d'imposer à nos concitoyens un service plus coûteux qu'aujourd'hui.

 

GARANTIR AUX USAGERS UN PRIX DE L'EAU STABLE ET SATISFAISANT

Pour autant, plutôt que nous résoudre à reconduire une gestion entièrement privée, nous optons pour la création d'une société d'économie mixte à opération unique (SEMOP), à capitaux partagés, publics communaux pour environ un tiers et privés pour le reste, compatible avec l'état de nos finances, garantissant une gouvernance publique avec une sorte de « droit de véto » préservée pour la commune, et assurant un prix satisfaisant et stable pour l'usager.

Cette solution a quelques détracteurs qui, en ce moment, propagent une fronde en prêtant à la municipalité des intentions autres que celles qui fondent son engagement autour de ce combat. Ce n'est pas très juste.

 

NE PAS SE TROMPER DE CIBLE...

Ça ne l'est pas parce que la solution de compromis de la SEMOP a recueilli l'assentiment majoritaire des citoyens impliqués dans le comité communal des usagers de l'eau que nous avons créé, qui seront d'ailleurs représentés dans les instances de la future société.

Et ça l'est d'autant moins que se focaliser obstinément sur le cas seynois constitue une erreur d'appréciation en maintenant une posture étriquée autour d'une seule collectivité locale, qui néglige aveuglément l'impact de la réalité nationale.

Car laisser aux seules collectivités territoriales le soin de garantir le droit à l'eau potable et à l’assainissement favorise l'aggravation des inégalités entre territoires, sans faire avancer le nécessaire combat.

 

SEULE LA LOI PEUT VRAIMENT GARANTIR L'ÉGALITÉ DEVANT LE DROIT À L'EAU

La revendication du droit à l'eau comme droit fondamental des citoyens impose de l'adosser à une démarche nationale. L'accès à l'eau doit en effet relever d'un service public national accompagnant les collectivités locales en garantissant la non-privatisation de la ressource en eau. Or seul le processus législatif peut imposer que les Français soient égaux devant le droit à l'eau.

Ce n'est peut-être par pour rien, d'ailleurs, que, il y a quelques jours, l’adoption d'une proposition de loi visant le droit à l'eau potable et à l’assainissement, mise à l'étude du Sénat, a été reportée aux calendes grecques du fait d'une succession d'amendements de suppression déposés par le groupe « Les Républicains ». Qui, en toute logique, devrait être la vraie cible de nos contempteurs.

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 15:00

Avec ses quatre conseils de quartiers, ses huit comités d'intérêt local ou associations similaires, ses comités d'usagers des services locaux (mobilités et stationnements, adduction de l'eau potable, rythmes scolaires, etc.), ses petits déjeuners des chefs d'entreprises, ses assises de la vie associative, son comité consultatif des sports, ses deux conseils citoyens pour la rénovation urbaine (Berthe et centre-ville), les "points-rencontres" des élus dans les quartiers, et diverses autres instances permanentes ou occasionnelles qui ne sont pas des gadgets, la démocratie participative est une réalité ancrée dans la vie seynoise.

 

DES CITOYENS VOLONTAIRES ASSOCIÉS À LA DÉFINITION D'UN PROJET

Les Seynois, rodés et actifs dans l'exercice de la citoyenneté locale, ne seront donc pas étonnés par la démarche engagée par le candidat que je soutiens pour l'élection présidentielle, Benoît Hamon, qui a choisi d'inviter vingt femmes et vingt hommes, tirés au sort parmi les volontaires qui en auront manifesté le souhait, à contribuer à l'élaboration du projet qu'il souhaite porter pour les Français.

Quelques Seynois m'ont dit avoir faire acte de candidature pour compter au nombre des membres de ce "conseil citoyen". Ça ne m'étonne pas. Ce serait bien que le sort en désigne au moins un. Nous le saurons ce vendredi.

 

PAS D'HOMME PROVIDENTIEL, MAIS UN PORTEUR DE PROJET COLLABORATIF

Quoi qu'il en soit, même si aucun de nos concitoyens ne fait partie de cette instance originale, tous ceux qui le souhaitent peuvent contribuer à la réflexion collective et à la formulation de propositions à partir d'un site Internet dédié.

L'initiative est inédite et singulière, bien loin d'une opération démagogique, et s'inscrit bien dans le refus qui est le nôtre de considérer qu'il s'agira, dans moins de deux mois, de désigner un homme providentiel. J'invite vraiment les Seynois et les Varois qui se retrouvent dans les valeurs républicaines, démocratiques, sociales, solidaires et écologiques, à faire valoir leurs points de vue au travers de cette plateforme collaborative.

Pour en savoir plus, cliquez ICI ou sur l'image ci-dessous...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:30

Avant que les comptables, qui n'auraient pas tort de le faire, ne s'en émeuvent, je veux préciser, suite à mon propos tenu ce mardi en réunion du conseil municipal, rapportée par la presse (image ci-dontre d'un article de Var-matin), que je n'ai évidemment rien contre leur profession, ni contre eux-mêmes en tant que personnes !

Pan sur le bec, donc. Et toutes mes excuses si certains ont été blessés. Comme quoi, je devrais toujours tourner plusieurs fois ma langue dans la bouche avant de parler.

On aura compris le sens de ma réponse à une élue de l'opposition. Il s'agissait de rappeler le douloureux épisode de la fermeture de notre maternité publique en 2012, où l'institution hospitalière et le cabinet ministériel se sont appuyés sur le seules logiques budgétaires pour décider de la suppression de ce service public, sans se préoccuper de la dimension humaine de ce choix pour les familles et les personnels.

Je dois donc une tournée générale aux comptables. Sur mon compte personnel, bien sûr.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 06:57

La Gazette des communes n'est sûrement pas aussi lue aux comptoirs des bistrots ou dans les salles d'attente des médecins de chez nous que Var-matin ou La Marseillaise.

Aussi, pas pour fanfaronner, mais pour informer mes concitoyens, me suis-je autorisé à « scanner » la tribune que ce magazine hebdomadaire destiné avant tout aux élus locaux m'a proposé de publier cette semaine, en qualité de président de l'association des maires « Ville et banlieue » de France. Et à la livrer aux visiteurs de mon blog en cliquant sur l'image ci-dessous pour l'agrandir...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 06:40

Quand j'écrivais ce lundi, en substance, que cet hurluberlu est un danger public pour les collectivités locales, donc la vie de nos concitoyens, et que je faisais part de ma perplexité quant aux motivations des élus locaux, surtout de ma sensibilité de gauche, qui croient devoir lui apporter leur soutien, je ne croyais pas si bien dire.

Voilà que, par démagogie ou méconnaissance, M. Macron propose maintenant d'exonérer 8 foyers sur 10 de la taxe d'habitation ! Qui serait soi-disant compensée par l'État par une augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG). Il faut arrêter ! On nous l'a déjà fait, le coup, et plus d'une fois ; plus personne n'y croit. Jamais, au grand jamais, sur la durée, l'État, qu'il soit animé par la droite ou par la gauche, n'a compensé les pertes de recettes ou les charges supplémentaires qu'il a infligées aux communes ! D'autant moins qu'on parle là de près de 20 milliards d'euros.

 

UN COUP À SAPER LE FONDEMENT SOLIDAIRE DE LA DÉMOCRATIE LOCALE

Je pourrais rapporter ici nombre d'arguments d'élus de toutes sensibilités qui, avec moi, considèrent que cet aventurier est, autant que la populiste — terme gentillet pour dire extrémiste nationaliste — Le Pen ou l'ultra-libéral Fillon, un péril pour les services publics locaux si nécessaires à la traduction concrète locale des valeurs d'égalité et de fraternité républicaines. La presse spécialisée le fait très bien, comme dans cet article de La Gazette des communes.

Non, je m'en tiendrai à relayer ici la position des élus de droite comme de gauche exprimée par l'Association des maires de France (AMF) : « Ce serait un nouveau coup porté à la capacité d'action des communes », ajoutant que « dans une société de responsabilité, à l’opposé de tout populisme, il est légitime que chaque habitant contribue, en fonction de ses moyens, aux charges communes ». C'est clair. Pour les élus républicains, de quelque sensibilité qu'ils soient, c'est « le fondement même de la démocratie locale » qui serait mis à mal.

Vraiment, je ne peux pas suivre le raisonnement qui conduit certains élus locaux progressistes — a fortiori certains de mon propre parti — à soutenir cet individu qui, décidément, est bien éloigné de la vraie vie des territoires et semble flotter dans une bulle à mille lieues des besoins concrets du quotidien local des citoyens.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 08:31

On entend souvent dire que Macron avance sans programme. Mais, ces derniers temps, il a livré à quelques occasions diverses petites annonces qui, regroupées en un projet de gouvernance des territoires, devraient tout de même faire un peu froid dans le dos des élus locaux.

Oh, on est certes loin de l'objectif de Fillon, l'autre candidat de la droite républicaine, qui vise la disparition de 500.000 postes de fonctionnaires, mais, avec celui d'en supprimer 70.000 dans les communes, départements et régions, parmi les 120.000 départs en retraite que Macron ne veut pas remplacer, on voit mal comment redresser la barre des services publics locaux qui sont déjà à la peine pour assurer leurs missions historiques et celles que l'État ne cesse de leur transférer sans contreparties financières. Déjà que, à La Seyne, avec la baisse des dotations publiques, on est contraint de n'embaucher qu'un fonctionnaire municipal pour deux qui font valoir leur droit à cesser leur activité, on se demande comment on va faire fonctionner la machine communale.

 

QUAND ON VEUT TUER SON CHIEN, ON DIT QU'IL A LA RAGE

Les philosophies du professionnel de la politique Fillon et du banquier Macron sont bien les mêmes sur le sujet. Quand le second explique que  « la sphère publique est marquée par un déficit d'efficacité, avec trop de dépenses de fonctionnement », il ne fait que faire écho au premier.

Et le plus fou dans cette histoire, c'est qu'il annonce que, pour contraindre les collectivités locales qui, constitutionnellement, s'administrent librement, à parvenir à atteindre cet objectif d'austérité, il ne veut plus baisser les dotations, mais « nouer avec les collectivités un pacte sur cinq ans dans lequel sera contractualisée une baisse de dix milliards d'euros de leurs dépenses [qui] sera à leur main ».

Et de suggérer quelques pistes dignes du plus libéral des mondes : laisser les collectivités décider des augmentations des salaires des employés communaux qui, dit-il, « n'en ont pas forcément besoin », embaucher des contractuels moins coûteux, notamment pour les métiers d'encadrement... Au secours !

 

DE TELS PROJETS, COMMENT UN ÉLU LOCAL PEUT-IL LES SOUTENIR ?

Et, avec ça, il se trouve des élus locaux de gauche pour soutenir Macron. Ça me rend perplexe.

En toute logique, aucun des 540.000 élus municipaux, départementaux et régionaux de France, quelle que soit sa sensibilité politique, ne devrait pourtant faire confiance à ce candidat-là. Pas plus qu'à l'autre, bien sûr.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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Marc VUILLEMOT

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