24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 08:36

 

Ce jeudi, Yannick Jadot a invité ses amis d'Europe Écologie - Les Verts (EE-LV) à se rassembler autour d'un projet commun avec celui de Benoît Hamon.

Le même jour, le président de l'Union des démocrates et des écologistes (UDE), Jean-Vincent Placé, a annoncé avoir « décidé assez logiquement de soutenir Hamon ».

Il y a quelques jours, le Parti communiste français (PCF) a appelé dans une adresse aux mouvements de gauche à « intensifier les discussions jusqu'à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France ».

Et Jean-Luc Mélenchon indique qu'il est « prêt à aller parler avec Hamon ».

Il serait vraiment trop bête que l'on n'y arrive pas, à cette fichue unité de projet de gauche et d'écologie !

Benoît Hamon nous appelle à conforter, en signant un appel populaire, nos efforts pour parvenir à ce projet partagé.

Voici donc son message que je relaie...

 
« Après plusieurs jours d’échanges sur notre projet pour la France, Yannick Jadot propose aux militants d’EELV de se rassembler autour de notre projet présidentiel.
 
« Cette annonce de Yannick Jadot est le fruit d’une vision commune d’un futur désirable, qui repose sur un constat partagé des enjeux qui sont au cœur des préoccupations de nos concitoyens : la transition écologique, le travail, les salaires, le revenu universel d’existence, l’instauration d’une 6e République et la construction d’une Europe pleinement démocratique et sociale.
 
« Cette dynamique de rassemblement que nous engageons est aussi historique que l’est le péril de l’accession de l’extrême droite au pouvoir en France. Je suis extrêmement fier que nous puissions, ensemble, contribuer au rassemblement de la gauche pour nous donner toutes les chances de remporter l'élection présidentielle.
 
« Je souhaite que ce rassemblement autour de ma candidature s'amplifie dès demain aux autres sensibilités de gauche. Emparez-vous de cette opportunité historique, et signez vous aussi dès aujourd'hui l'appel au rassemblement.
 
« Seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin.
 
« Je compte sur vous. »
 
 
 
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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 19:35

Du beau monde, des petits fours, des huiles locales et d'ailleurs, et un ministre. Celui de la Défense. Socialiste. C'était ce jeudi, peu avant midi, à Ollioules, sur le site terrestre du "pôle de compétitivité mer", à vocation mondiale, devant un joli parterre de plusieurs centaines de personnes.

On y a entendu des propos sympas tenus par Hubert Falco, président de notre intercommunalité, qui s'est vraiment bagarré pour que DCNS, le fleuron de l'industrie militaire marine de notre France, ne quitte pas le terroir où, depuis 400 ans, les « ouvriers d'État » de la Défense nationale, qu'ils soient ingénieurs, cadres, techniciens, administratifs ou, justement, ouvriers, valorisent leur savoir-faire pour construire des bateaux et autres instruments au service de la marine de guerre, toujours plus performants.

On y a aussi entendu les discours du PDG de l'entreprise historique issue de ces quatre siècles de belle activité industrielle de « l'Arsenal », petit à petit léguée au privé par un État peu regardant du caractère régalien de son activité, et du ministre de la Défense venu couper le ruban tricolore du bel établissement que notre agglomération « Toulon Provence Méditerranée » a contribué à garder sur notre sol du « Grand Toulon ».

Et, donc, invité au raout en qualité de maire d'une des communes du « Pôle Mer », celle qui accueille la base marine sur son site portuaire de Brégaillon, j'ai écouté avec attention les discours du PDG et du ministre, qui est de même sensibilité politique que moi.

Sauf à ce que mon attention ait été distraite, je n'ai entendu, ni dans la bouche de l'un, ni dans celle de l'autre, prononcer deux mots qui, me semble-t-il, méritaient de l'être en pareille occasion, au moins autant que ceux de « COMPÉTITIVITÉ » ou « CONCURRENCE » largement ressassés : les termes, peut-être jugés désuets en cette circonstance, de « TRAVAIL » et de « PAIX ».

Juste, au moins, pour rappeler la valeur du premier — TRAVAIL —, honorant donc des milliers d'hommes et de femmes qui l'ont exercé avec abnégation et courage depuis des siècles au bord de notre Rade. Et continuent de lui donner sens.

Et, pour le second — PAIX —, pour rappeler que la science des travailleurs de « l'Arsenal » doit s'exercer au service des équilibres internationaux, prévenant les conflits grâce à une force maritime de dissuasion toujours haut de gamme, pour la France et ses alliés des démocraties du Monde, manière de rendre encore signifiante la vieille maxime rabâchée... « si vis pacem, para bellum » (si tu veux la paix, prépare la guerre).

Je ne suis pas resté aux agapes. Bien poli, j'ai attendu la fin des discours, et je m'en suis allé tenter de digérer ailleurs ce que j'ai compris du propos du PDG et, non sans tristesse, de celui de mon camarade ministre socialiste, qui m'a semblé être passé de la locution latine d'origine à un nouvel adage : « si vis beneficium, para bellum ».

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:37

Je sais que les sondages ne valent que ce qu'ils valent, que 1 + 1 + 1 n'égale pas forcément 3, que nous sommes encore loin de l'élection présidentielle, que les egos et n'importe quel événement et les réseaux sociaux et certains médias et des cyberattaques peuvent tout troubler et rebattre les cartes.

Je sais tout ça. Oui, mais...

Je sais aussi faire les comptes et je connais le mode d'emploi de l'élection présidentielle dans la Vème République française. Il faut être numéro 1 ou numéro 2 au premier tour, sinon c'est cuit.

Alors, si je regarde le sondage réalisé par Harris Interactive il y a une quinzaine de jours (cliquez sur l'image en haut à gauche de ce billet pour l'ouvrir agrandie dans une nouvelle fenêtre), et si j'additionne toutes les intentions de vote par grandes familles, ça donne :

> Gauche et écologie (Hamon + Mélenchon + Jadot + Poutou) = 29%

> Droite (Fillon + Bayrou + Dupont-Aignan) = 26%

> Extrême-droite (Le Pen) = 24%

> « Marais libéral sans projet très lisible » (Macron) = 21%

Rien n'est donc joué. Surtout — et c'est un qui souhaite le succès d'un projet de « république sociale » qui se prend à espérer — si la gauche a seule l'intelligence de s'unir...

C'est pour ça que, avec Philippe Rio, maire communiste de Grigny (Île-de-France), Christian Métairie, maire écologiste d'Arcueil (Île-de-France), Frédéric Chéreau, maire socialiste de Douai (Hauts-de-France), Daniel Breuiller, vice-président écologiste de la Métropole du Grand Paris, Jean-Luc Vallet, maire de Brengues (Occitanie), et quelques dizaines d'élus locaux des diverses sensibilités de la gauche et de l'écologie de sept régions françaises, nous avons voulu lancer un appel à nos organisations politiques. Un « appel des territoires » tout simple qui dit ceci...

« Dirigeants de tous les mouvements de la gauche et de l'écologie, comme nous le faisons dans les communes, petites et grandes, que nous administrons, parlez-vous, recherchez les convergences, offrez ensemble aux Français un projet républicain d'avenir social et écologique pour les élections présidentielles et législatives. »

Après, il ne faudra pas nous plaindre si...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 21:14

Il n'y a qu'un candidat à l'élection présidentielle qui a mandat de porter les projets des socialistes, des radicaux et des partis qui ont pris part à l'élection primaire qui a été appelée "La Belle Alliance Populaire".

Il se nomme Benoît Hamon.

Sa mission est aujourd'hui, et sans tarder, de prendre part, sans hégémonie, au rassemblement de toutes les sensibilités de la gauche et de l'écologie, y compris celles qui n'ont pas concouru à cette élection primaire.

On doit certes déplorer que certains - heureusement très rares - socialistes "sur le papier", fussent-ils élus locaux, ne respectent pas la règle de la désignation du candidat de leur sensibilité qu'ils ont pourtant eux-mêmes édictée, et s'autorisent à accorder leur soutien à d'autres, notamment à M. Macron, candidat qui doit être considéré pour ce qu'il dit être, c'est-à-dire... "ni de gauche... ni de gauche".

Quel gâchis de temps et d'énergie que de devoir rappeler des évidences ! Quiconque promeut ceux qui ne considèrent pas que la finance internationale sans âme est l'ennemie des plus humbles, des classes moyennes, des acteurs sociaux et économiques, depuis les artisans jusqu'aux entrepreneurs des sociétés de taille intermédiaire, est à côté des aspirations de la nation républicaine. Et joue un jeu dangereux.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 06:12

L'élection primaire de la « Belle alliance populaire » a eu lieu dimanche, avec le résultat que l'on connaît et que j'espérais.

L'horizon se dégage pour avancer vers un projet commun de la gauche et de l'écologie. Mais ce n'est pas encore gagné.

Pour apporter ma contribution à la réalisation de cet objectif nécessaire, je m'adresse ce mardi aux maires et aux élus locaux de la gauche et de l'écologie, de toute la France, afin que nous soyons les plus nombreux possible à lancer ensemble un « Appel des territoires » aux dirigeants de nos mouvements politiques pour qu'ils parviennent à un projet unique à offrir aux Français...

Après avoir pris connaissance de mon "appel pour lancer l'appel" ci-dessous, il est possible aux maires et élus locaux qui souhaitent se joindre à moi pour que nous interpellions ensemble nos dirigeants de se faire connaître EN CLIQUANT ICI

Et de diffuser l'adresse URL de mon "appel pour lancer l'appel" aux élus de leur connaissance susceptibles de m'accompagner dans ma démarche : http://www.petitionpublique.fr/?pi=appterri

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 16:29

Il pourrait bien se passer quelque chose d'utile à la gauche et l'écologie ce dimanche 29 janvier.

Un article du site Internet du Monde, dans la rubrique « Les décodeurs », dresse, de façon certes incomplète mais très schématique et vite lue, un tableau comparatif des projets respectifs de Valls et de Hamon.

Je pense utile d'inviter les visiteurs de mon blog à y jeter un coup d'oeil, en cliquant SUR CE LIEN.

 

SI LE PROJET DE HAMON « ANGOISSE » LE « PATRON DES PATRONS »...

En comparant les projets des deux candidats, on comprendra pourquoi M. Gattaz, président du Medef, le « patron des patrons » français, dont on peut être certain qu'il n'y a pas son pareil pour flinguer tout ce qui est bon pour les salariés comme pour les petits et moyens entrepreneurs, a dit du projet de Hamon : « Je le range dans la catégorie des programmes absurdes », ajoutant « Je suis très angoissé sur son plan ».

Et ça, c'est rassurant. Surtout qu'il se dise « angoissé ». Ça peut vouloir dire qu'il pressent que ce que propose Hamon pourrait permettre de renouer les liens entre l'ensemble des sensibilités de la gauche et de l'écologie.

 

... C'EST QU'IL Y A SÛREMENT QUELQUE CHOSE D'UTILE AU VOTE HAMON

Et donc, peut-être, déboucher sur un programme commun susceptible de venir troubler la certitude annoncée d'un second tour de la présidentielle opposant la droite assumée comme en rien sociale et l'extrême-droite certes pas autant sociale que quand elle était aussi nationale, mais parfois pas loin...

C'est pourquoi j'invite tous ceux qui ne veulent pas se résigner à un nouveau choix impossible à considérer qu'il y a sûrement une piste à explorer en poussant la porte d'un bureau de vote pour choisir Hamon dimanche prochain.

 

UN RAISONNEMENT QUI FAIT ÉCOLE...

J'ai rencontré ces derniers jours plusieurs de mes concitoyens qui conduisent ce même raisonnement et m'ont demandé comment faire et où aller voter.

Pour le « mode d'emploi », je conseille la lecture d'un excellent article de Libération

Pour le lieu du vote à La Seyne où il y a six bureaux ouverts de 9 heures à 19 heures...

> pour ceux qui ont une carte électorale qui comporte un numéro de bureau de vote habituel compris entre 101 et 208...

* c'est bien la bonne carte actualisée ; reportez-vous à la correspondance entre le numéro de votre bureau de vote habituel et le numéro de bureau de vote des primaires EN CLIQUANT ICI

> pour ceux qui ont une ancienne carte électorale (avec un ancien numéro de bureau de vote compris entre 1 et 45) et ceux qui n'ont pas de carte électorale...

* CLIQUEZ ICI pour rechercher votre numéro de bureau de vote pour les primaires à partir de votre adresse

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 14:15

Il doit bien savoir que c'est clivant. Et pourtant, il prend position. Hamon n'hésite pas à proposer trois mesures qui sont probablement loin de faire l'unanimité. Moi, je trouve la démarche honnête et courageuse.

 

IL NE CRAINT PAS DE PROPOSER DE LÉGALISER LE CANNABIS 

Depuis maintenant des années, on se questionne sur la légalisation du cannabis. Du moins sur le fait de savoir s'il faut ouvrir le débat sur le sujet, entre autorisation limitée ou pas à la thérapeutique, décriminalisation, dépénalisation, tolérance. Hamon a raison de s'engager à faire traiter la question par nos parlementaires.

Il faut arrêter de se cacher la réalité. Tout le monde sait bien que le trafic de stupéfiants, et notamment du cannabis, est une peste noire pour la vie de nos quartiers populaires. Cette économie qu'il est désolant de feindre de croire « souterraine » s'exerce au grand jour, dans nos immeubles HLM et les rues de nos centres anciens dégradés, sur fond de terreur pour les voisins et les passants, voire les propres familles des dealers, de violence, d'embrigadement de gamins de plus en plus jeunes pour jouer les veilleurs. C'est insupportable.

La police et la justice font un travail remarquable, on le voit bien à La Seyne où les arrestations et condamnations sont de plus en plus nombreuses, notamment depuis la mise en œuvre de la zone de sécurité prioritaire, l'un des 60 engagements — le numéro 52.2 — de Hollande, qui a bien été tenu. Mais, à peine éradiqué, un trafic est remplacé par un autre. On ne s'en sort pas. Pourquoi alors ne pas tenter d'agir sur l'une des causes de cette gangrène, en supprimant la demande pour anéantir l'offre ?... Sur le sujet, je trouve Hamon lucide, intellectuellement probe et courageux. Et j'apprécie.

 

IL OSE RÉOUVRIR LE DÉBAT SUR LE VOTE DES ÉTRANGERS AUX SCRUTINS LOCAUX

Dans un autre domaine, depuis 1981 et la promesse non tenue de Mitterrand, puis celle de Jospin qui y a aussi renoncé en 2000, suivi de Valls, Premier ministre de Hollande qui en avait fait un de ses engagements en 2012 — le numéro 50.1 —, le sujet revient à chaque échéance : faut-il ou non proposer d'accorder le droit de vote pour les élections locales aux étrangers résidant en France depuis un certain temps ? Là encore, arrêtons de nous masquer la réalité.

Pourquoi différencier un citoyen croate qui, lui, y a droit, et même celui d'être élu, d'un citoyen serbe qui, n'étant pas dans l'Union européenne, ne peut exercer ce droit ? Pourquoi accepter sans distinction de nationalité que des habitants s'impliquent dans des instances de démocratie locale, et même en assurent la présidence, avec de vrais pouvoirs de décision, voire de gestion de budgets participatifs, comme les « conseils citoyens » non pas seulement suggérés par la Loi, mais rendus obligatoires par elle, et leur refuser de participer aux choix des projets de leurs communes ?

Ce n'est franchement pas très téméraire de se cacher derrière un supposé, et même probable en l'état de la représentation parlementaire et de l'opinion, rejet de la part du Congrès ou des citoyens participant à un referendum, pour refuser d'aborder la question de la dignité citoyenne due à tous. Sur la question, je considère Hamon sagace, honnête et audacieux. Et c'est bien.

 

IL PREND LE RISQUE DE PARTAGER LE POUVOIR DES ÉLUS AVEC LES CITOYENS

En imaginant enfin un « 49.3 citoyen » permettant à un nombre donné d'habitants, par voie de pétition, de proposer ou bloquer un projet parlementaire, certes dans un cadre à définir et préciser, Hamon me semble proposer une avancée vers plus de démocratie participative. C'est vrai qu'on n'empêchera pas certains à l'esprit tordu qui, pour refuser une amélioration républicaine, avancent le risque que des lobbies utilisent le processus pour bloquer un projet utile à la majorité mais nuisible aux intérêts particuliers de quelques-uns.

Mais n'est-on pas un peu hypocrite de faire mine de croire que le lobbying n'existe pas déjà, de façon subreptice ou affichée, auprès des dirigeants de la nation, qu'ils soient parlementaires, membres du gouvernement ou des grands corps de l'État ? N'a-t-on pas intérêt, quand on mesure la défiance du peuple vis-à-vis des institutions républicaines et ceux qui les font vivre, à organiser la participation citoyenne, en encadrant bien sûr l'exercice pour prévenir les dérives et les abus ? En cette matière aussi, j'estime que Hamon est plutôt clairvoyant, vertueux et novateur. Et j'aime bien.

Ça pourrait augurer d'une vraie rupture avec les codes politiques auxquels nos concitoyens sont habitués. Et les réconcilier avec la chose publique. Même ceux qui n'adhèrent pas à ces propositions.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 16:01

S'il n'était qu'une mesure qui puisse séduire un maire dans le projet que porte Benoît Hamon, ce serait bien celle-ci : croiser le fer avec les institutions européennes pour en finir avec la contrainte imposée aux États membres de contenir leur déficit public en dessous de 3% du Produit intérieur brut (PIB) !

On en sait quelque chose, dans les Régions, les Départements, les Intercommunalités et les Communes, de l'effort qu'on nous contraint à accomplir pour contribuer, par une baisse de 11 milliards d'euros en trois ans des dotations que l'État alloue aux collectivités locales et territoriales, à la réduction de 55 milliards des dépenses publiques que l'Europe inflige au pays... et que le concurrent de Benoît Hamon au second tour de l'élection primaire citoyenne n'a même pas tenté de négocier à la baisse ou d'étaler lorsqu'il dirigeait le gouvernement, et qu'il affirme aujourd'hui vouloir poursuivre lorsqu'il indique, le 10 janvier sur France Info, qu'il « propose de garder ce rythme, de rester à 3% ».

 

MOINS DE SERVICES ET L'EMPLOI EN DANGER

Comment, dès lors, parvenir à boucler nos budgets locaux sans démanteler l'offre de services et les investissements urbains que nous devons à nos concitoyens ? Et je ne parle pas des conséquences induites sur l'économie, notamment du bâtiment et des travaux publics, et leurs répercussions sur l'emploi...

Depuis que cette mesure nous est imposée, à La Seyne, notre dotation de fonctionnement a fondu comme neige au soleil. Jugez plutôt : malgré une hausse moyenne de 1% par an de la population seynoise, on est passé de 11,8 millions en 2013 à 11 millions en 2014, 9,3 millions en 2015, et 7,4 millions en 2016. Près de 40% de baisse au bout de quatre ans. Et on nous annonce que ce n'est pas fini !

 

ET SI TOUS LES ÉLUS LOCAUX VOTAIENT HAMON ?

De toutes sensibilités politiques, les maires protestent. « 60.000 à 80.000 emplois sont menacés dans le secteur des bâtiments et des travaux publics dans les trois ans qui viennent », ce n'est pas moi qui l'ai dit mais... François Baroin, président "Les Républicains" de l'Association des maires de France, en septembre 2015, qui ajoutait que 2.500 communes pourraient se trouver « en situation potentielle de faillite ».

Alors, pour détendre un peu l'atmosphère, ça pourrait être amusant que les 520.000 élus régionaux, départementaux et locaux de France franchissent le seuil des bureaux de vote de l'élection primaire du PS ce dimanche pour glisser dans l'urne un bulletin « Hamon »...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 06:19

Comme certainement beaucoup d'entre nous, je n'avais jamais entendu parler ni d'Erik Brynjolfsson, ni de Federico Pistono, ni de Paul Krugman. L'un est économiste au Massachussetts Institute of Technology, le second entrepreneur dans le domaine de l'informatique, le dernier prix Nobel 2008 d'économie.

Si je les évoque, c'est que — en gestionnaire, parfois trop, que j'essaie d'être — j'ai voulu comprendre cette idée du revenu minimum universel avancée par Benoît Hamon dans son projet, et surtout vérifier sa faisabilité budgétaire.

 

DE LA SILICON VALLEY À LA RÉPUBLIQUE DE FINLANDE, ON AVANCE...

Bienfaits du Net, pour peu qu'on croise et vérifie les sources, j'ai ainsi découvert que ces trois-là ont en effet en commun de vanter les mérites du revenu minimum universel, comme de plus en plus d'entrepreneurs de la Silicon Valley californienne, le gouvernement de la Finlande, dirigé par un parti centriste et libéral qui va l'instaurer dès cette année 2017, ou des zones urbaines néerlandaises qui le préparent pour 2018. Pas vraiment des marxistes archaïques ou utopistes, tous ceux-là.

J'ai bien compris que tous sont motivés par l'idée en ce qu'elle permet de faire face à l'inéluctable avancée des technologies robotisées qui, au même titre que l'arrivée des métiers à tisser industriels qui effrayait les employés du textile du XVIIIe siècle quant à leur devenir professionnel, vont immanquablement accélérer la disparition d'emplois.

Et, surtout, j'ai aussi mesuré les conséquences humaines, sociales et sociétales et, par voie de conséquence, le coût démesuré du financement des mesures de compensations et d'accompagnement qui vont s'imposer, parce que nous vivons heureusement sous le régime de la fraternité républicaine, de façon exponentielle dans les décennies à venir, sauf à accroître très gravement la fracture sociale. Alors, tant qu'à faire, puisqu'il faudra financer, autant le faire pour prévenir que pour guérir. Pourquoi ce qui vaudrait pour la santé publique ne vaudrait-il pas pour la dignité humaine ?

 

PAS FINANÇABLE ? UTOPISTE ?

Les trois économistes dont je fais état plus haut se sont ainsi entendus, au cours d'un colloque de 2015, sur une estimation, pour 100.000 bénéficiaires américains d'un éventuel Universal basic income, d'un coût annuel équivalent à 0,001% des profits réalisés en une heure à la bourse de Wall Street...

Tous ceux qui, aujourd'hui, préfèrent acheter sur le marché ou payer au supermarché en pouvant dire bonjour à une caissière en chair et en os, et même ceux qui, comme moi, sont honteux de commander leurs courses sur Internet pour aller les chercher au drive mais le font quand même, doivent pouvoir, sinon être séduits par l'idée, au moins chercher à la comprendre et l'analyser.

Un cadre de Tesla Motors Inc. — pas vraiment une entreprise du champ de l'économie sociale et solidaire — semble l'avoir fait sienne. Pour ceux qui comprennent l'anglais, il a mis en ligne ICI (ou ci-dessous pour ceux dont les ordinateurs le permettent) un très bref et très simple plaidoyer à usage de vulgarisation...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 07:16

Il est hasardeux d'analyser le résultat d'un scrutin lorsqu'on ne connaît pas la composition du corps électoral. Ce qui est sûr, c'est que, au maximum, c'est-à-dire s'il n'y a eu que 1,5 millions de votants — ce qui n'est déjà pas si mal — et si tous les adhérents socialistes, au nombre de 120.000 selon la direction nationale — probablement moins —, sont venus voter, leur poids dans la primaire n'aura représenté que 8% des électeurs. On est donc loin d'un Congrès fixant les orientations du PS et je me garderai bien de me réjouir de me retrouver, pour la première fois depuis mon adhésion il y a plus de 30 ans, dans quelque nouveau camp majoritaire de mon organisation politique !

Ceci étant, une majorité de ceux qui ont voté ont clairement dit, quelles qu'aient été leurs motivations, qu'il faut que le projet du candidat socialiste à la présidentielle soit en rupture avec la logique sociale-libérale qui prévaut depuis 2012. Comment pourrait-il en être autrement quand on participe à la désignation d'un candidat de gauche dans un pays où 15% des Français vivent sous le seuil de pauvreté, où la CMU bénéficie à 2,5 millions de personnes, où on compte plus de 120.000 SDF et presque 4 millions de mal logés, tandis que les actionnaires des entreprises du CAC 40 se partagent 56 milliards de dividendes ?

 

LE SCORE SEYNOIS LE CONFIRME : UN BESOIN DE GAUCHE UNIE

Le résultat à La Seyne, singulier en comparaison de celui du Var, le confirme, notamment dans les quartiers populaires où la mobilisation a été plus importante qu'habituellement. Hamon et Montebourg réalisent plus de 60%, soit 10% de plus que dans le département. Dès lors, bien évidemment, il est clair qu'il faut confirmer au second tour et, si je n'ai pas pris position entre ces deux candidats pour le premier tour après le retrait de ma favorite, Marie-Noëlle Lienemann — retrait qui n'est sûrement pas étranger au score de Benoît Hamon —, je me prononce sans ambiguïté pour ce dernier.

Sa désignation est en effet la condition d'un rassemblement de projet redevenu possible de la gauche. À condition que les Verts réfléchissent avec sagesse et que la posture de Mélenchon, qui semble snober ses propres alliés du PCF et d'Ensemble, évolue d'une perspective lointaine de recomposition vers ce qui est l'intérêt immédiat de notre peuple. Des gens se revendiquant de droite me disaient hier qu’ils aimeraient tant que les Français aient à choisir au second tour du 6 mai entre deux projets de société : l'un libéral porté par leur camp, l'autre antilibéral que nos sensibilités diverses doivent savoir proposer. Si même eux l'espèrent...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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Marc VUILLEMOT

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