1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 06:57

La Gazette des communes n'est sûrement pas aussi lue aux comptoirs des bistrots ou dans les salles d'attente des médecins de chez nous que Var-matin ou La Marseillaise.

Aussi, pas pour fanfaronner, mais pour informer mes concitoyens, me suis-je autorisé à « scanner » la tribune que ce magazine hebdomadaire destiné avant tout aux élus locaux m'a proposé de publier cette semaine, en qualité de président de l'association des maires « Ville et banlieue » de France. Et à la livrer aux visiteurs de mon blog en cliquant sur l'image ci-dessous pour l'agrandir...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 06:40

Quand j'écrivais ce lundi, en substance, que cet hurluberlu est un danger public pour les collectivités locales, donc la vie de nos concitoyens, et que je faisais part de ma perplexité quant aux motivations des élus locaux, surtout de ma sensibilité de gauche, qui croient devoir lui apporter leur soutien, je ne croyais pas si bien dire.

Voilà que, par démagogie ou méconnaissance, M. Macron propose maintenant d'exonérer 8 foyers sur 10 de la taxe d'habitation ! Qui serait soi-disant compensée par l'État par une augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG). Il faut arrêter ! On nous l'a déjà fait, le coup, et plus d'une fois ; plus personne n'y croit. Jamais, au grand jamais, sur la durée, l'État, qu'il soit animé par la droite ou par la gauche, n'a compensé les pertes de recettes ou les charges supplémentaires qu'il a infligées aux communes ! D'autant moins qu'on parle là de près de 20 milliards d'euros.

 

UN COUP À SAPER LE FONDEMENT SOLIDAIRE DE LA DÉMOCRATIE LOCALE

Je pourrais rapporter ici nombre d'arguments d'élus de toutes sensibilités qui, avec moi, considèrent que cet aventurier est, autant que la populiste — terme gentillet pour dire extrémiste nationaliste — Le Pen ou l'ultra-libéral Fillon, un péril pour les services publics locaux si nécessaires à la traduction concrète locale des valeurs d'égalité et de fraternité républicaines. La presse spécialisée le fait très bien, comme dans cet article de La Gazette des communes.

Non, je m'en tiendrai à relayer ici la position des élus de droite comme de gauche exprimée par l'Association des maires de France (AMF) : « Ce serait un nouveau coup porté à la capacité d'action des communes », ajoutant que « dans une société de responsabilité, à l’opposé de tout populisme, il est légitime que chaque habitant contribue, en fonction de ses moyens, aux charges communes ». C'est clair. Pour les élus républicains, de quelque sensibilité qu'ils soient, c'est « le fondement même de la démocratie locale » qui serait mis à mal.

Vraiment, je ne peux pas suivre le raisonnement qui conduit certains élus locaux progressistes — a fortiori certains de mon propre parti — à soutenir cet individu qui, décidément, est bien éloigné de la vraie vie des territoires et semble flotter dans une bulle à mille lieues des besoins concrets du quotidien local des citoyens.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 08:31

On entend souvent dire que Macron avance sans programme. Mais, ces derniers temps, il a livré à quelques occasions diverses petites annonces qui, regroupées en un projet de gouvernance des territoires, devraient tout de même faire un peu froid dans le dos des élus locaux.

Oh, on est certes loin de l'objectif de Fillon, l'autre candidat de la droite républicaine, qui vise la disparition de 500.000 postes de fonctionnaires, mais, avec celui d'en supprimer 70.000 dans les communes, départements et régions, parmi les 120.000 départs en retraite que Macron ne veut pas remplacer, on voit mal comment redresser la barre des services publics locaux qui sont déjà à la peine pour assurer leurs missions historiques et celles que l'État ne cesse de leur transférer sans contreparties financières. Déjà que, à La Seyne, avec la baisse des dotations publiques, on est contraint de n'embaucher qu'un fonctionnaire municipal pour deux qui font valoir leur droit à cesser leur activité, on se demande comment on va faire fonctionner la machine communale.

 

QUAND ON VEUT TUER SON CHIEN, ON DIT QU'IL A LA RAGE

Les philosophies du professionnel de la politique Fillon et du banquier Macron sont bien les mêmes sur le sujet. Quand le second explique que  « la sphère publique est marquée par un déficit d'efficacité, avec trop de dépenses de fonctionnement », il ne fait que faire écho au premier.

Et le plus fou dans cette histoire, c'est qu'il annonce que, pour contraindre les collectivités locales qui, constitutionnellement, s'administrent librement, à parvenir à atteindre cet objectif d'austérité, il ne veut plus baisser les dotations, mais « nouer avec les collectivités un pacte sur cinq ans dans lequel sera contractualisée une baisse de dix milliards d'euros de leurs dépenses [qui] sera à leur main ».

Et de suggérer quelques pistes dignes du plus libéral des mondes : laisser les collectivités décider des augmentations des salaires des employés communaux qui, dit-il, « n'en ont pas forcément besoin », embaucher des contractuels moins coûteux, notamment pour les métiers d'encadrement... Au secours !

 

DE TELS PROJETS, COMMENT UN ÉLU LOCAL PEUT-IL LES SOUTENIR ?

Et, avec ça, il se trouve des élus locaux de gauche pour soutenir Macron. Ça me rend perplexe.

En toute logique, aucun des 540.000 élus municipaux, départementaux et régionaux de France, quelle que soit sa sensibilité politique, ne devrait pourtant faire confiance à ce candidat-là. Pas plus qu'à l'autre, bien sûr.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 08:36

 

Ce jeudi, Yannick Jadot a invité ses amis d'Europe Écologie - Les Verts (EE-LV) à se rassembler autour d'un projet commun avec celui de Benoît Hamon.

Le même jour, le président de l'Union des démocrates et des écologistes (UDE), Jean-Vincent Placé, a annoncé avoir « décidé assez logiquement de soutenir Hamon ».

Il y a quelques jours, le Parti communiste français (PCF) a appelé dans une adresse aux mouvements de gauche à « intensifier les discussions jusqu'à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France ».

Et Jean-Luc Mélenchon indique qu'il est « prêt à aller parler avec Hamon ».

Il serait vraiment trop bête que l'on n'y arrive pas, à cette fichue unité de projet de gauche et d'écologie !

Benoît Hamon nous appelle à conforter, en signant un appel populaire, nos efforts pour parvenir à ce projet partagé.

Voici donc son message que je relaie...

 
« Après plusieurs jours d’échanges sur notre projet pour la France, Yannick Jadot propose aux militants d’EELV de se rassembler autour de notre projet présidentiel.
 
« Cette annonce de Yannick Jadot est le fruit d’une vision commune d’un futur désirable, qui repose sur un constat partagé des enjeux qui sont au cœur des préoccupations de nos concitoyens : la transition écologique, le travail, les salaires, le revenu universel d’existence, l’instauration d’une 6e République et la construction d’une Europe pleinement démocratique et sociale.
 
« Cette dynamique de rassemblement que nous engageons est aussi historique que l’est le péril de l’accession de l’extrême droite au pouvoir en France. Je suis extrêmement fier que nous puissions, ensemble, contribuer au rassemblement de la gauche pour nous donner toutes les chances de remporter l'élection présidentielle.
 
« Je souhaite que ce rassemblement autour de ma candidature s'amplifie dès demain aux autres sensibilités de gauche. Emparez-vous de cette opportunité historique, et signez vous aussi dès aujourd'hui l'appel au rassemblement.
 
« Seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin.
 
« Je compte sur vous. »
 
 
 
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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 19:35

Du beau monde, des petits fours, des huiles locales et d'ailleurs, et un ministre. Celui de la Défense. Socialiste. C'était ce jeudi, peu avant midi, à Ollioules, sur le site terrestre du "pôle de compétitivité mer", à vocation mondiale, devant un joli parterre de plusieurs centaines de personnes.

On y a entendu des propos sympas tenus par Hubert Falco, président de notre intercommunalité, qui s'est vraiment bagarré pour que DCNS, le fleuron de l'industrie militaire marine de notre France, ne quitte pas le terroir où, depuis 400 ans, les « ouvriers d'État » de la Défense nationale, qu'ils soient ingénieurs, cadres, techniciens, administratifs ou, justement, ouvriers, valorisent leur savoir-faire pour construire des bateaux et autres instruments au service de la marine de guerre, toujours plus performants.

On y a aussi entendu les discours du PDG de l'entreprise historique issue de ces quatre siècles de belle activité industrielle de « l'Arsenal », petit à petit léguée au privé par un État peu regardant du caractère régalien de son activité, et du ministre de la Défense venu couper le ruban tricolore du bel établissement que notre agglomération « Toulon Provence Méditerranée » a contribué à garder sur notre sol du « Grand Toulon ».

Et, donc, invité au raout en qualité de maire d'une des communes du « Pôle Mer », celle qui accueille la base marine sur son site portuaire de Brégaillon, j'ai écouté avec attention les discours du PDG et du ministre, qui est de même sensibilité politique que moi.

Sauf à ce que mon attention ait été distraite, je n'ai entendu, ni dans la bouche de l'un, ni dans celle de l'autre, prononcer deux mots qui, me semble-t-il, méritaient de l'être en pareille occasion, au moins autant que ceux de « COMPÉTITIVITÉ » ou « CONCURRENCE » largement ressassés : les termes, peut-être jugés désuets en cette circonstance, de « TRAVAIL » et de « PAIX ».

Juste, au moins, pour rappeler la valeur du premier — TRAVAIL —, honorant donc des milliers d'hommes et de femmes qui l'ont exercé avec abnégation et courage depuis des siècles au bord de notre Rade. Et continuent de lui donner sens.

Et, pour le second — PAIX —, pour rappeler que la science des travailleurs de « l'Arsenal » doit s'exercer au service des équilibres internationaux, prévenant les conflits grâce à une force maritime de dissuasion toujours haut de gamme, pour la France et ses alliés des démocraties du Monde, manière de rendre encore signifiante la vieille maxime rabâchée... « si vis pacem, para bellum » (si tu veux la paix, prépare la guerre).

Je ne suis pas resté aux agapes. Bien poli, j'ai attendu la fin des discours, et je m'en suis allé tenter de digérer ailleurs ce que j'ai compris du propos du PDG et, non sans tristesse, de celui de mon camarade ministre socialiste, qui m'a semblé être passé de la locution latine d'origine à un nouvel adage : « si vis beneficium, para bellum ».

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:37

Je sais que les sondages ne valent que ce qu'ils valent, que 1 + 1 + 1 n'égale pas forcément 3, que nous sommes encore loin de l'élection présidentielle, que les egos et n'importe quel événement et les réseaux sociaux et certains médias et des cyberattaques peuvent tout troubler et rebattre les cartes.

Je sais tout ça. Oui, mais...

Je sais aussi faire les comptes et je connais le mode d'emploi de l'élection présidentielle dans la Vème République française. Il faut être numéro 1 ou numéro 2 au premier tour, sinon c'est cuit.

Alors, si je regarde le sondage réalisé par Harris Interactive il y a une quinzaine de jours (cliquez sur l'image en haut à gauche de ce billet pour l'ouvrir agrandie dans une nouvelle fenêtre), et si j'additionne toutes les intentions de vote par grandes familles, ça donne :

> Gauche et écologie (Hamon + Mélenchon + Jadot + Poutou) = 29%

> Droite (Fillon + Bayrou + Dupont-Aignan) = 26%

> Extrême-droite (Le Pen) = 24%

> « Marais libéral sans projet très lisible » (Macron) = 21%

Rien n'est donc joué. Surtout — et c'est un qui souhaite le succès d'un projet de « république sociale » qui se prend à espérer — si la gauche a seule l'intelligence de s'unir...

C'est pour ça que, avec Philippe Rio, maire communiste de Grigny (Île-de-France), Christian Métairie, maire écologiste d'Arcueil (Île-de-France), Frédéric Chéreau, maire socialiste de Douai (Hauts-de-France), Daniel Breuiller, vice-président écologiste de la Métropole du Grand Paris, Jean-Luc Vallet, maire de Brengues (Occitanie), et quelques dizaines d'élus locaux des diverses sensibilités de la gauche et de l'écologie de sept régions françaises, nous avons voulu lancer un appel à nos organisations politiques. Un « appel des territoires » tout simple qui dit ceci...

« Dirigeants de tous les mouvements de la gauche et de l'écologie, comme nous le faisons dans les communes, petites et grandes, que nous administrons, parlez-vous, recherchez les convergences, offrez ensemble aux Français un projet républicain d'avenir social et écologique pour les élections présidentielles et législatives. »

Après, il ne faudra pas nous plaindre si...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 21:14

Il n'y a qu'un candidat à l'élection présidentielle qui a mandat de porter les projets des socialistes, des radicaux et des partis qui ont pris part à l'élection primaire qui a été appelée "La Belle Alliance Populaire".

Il se nomme Benoît Hamon.

Sa mission est aujourd'hui, et sans tarder, de prendre part, sans hégémonie, au rassemblement de toutes les sensibilités de la gauche et de l'écologie, y compris celles qui n'ont pas concouru à cette élection primaire.

On doit certes déplorer que certains - heureusement très rares - socialistes "sur le papier", fussent-ils élus locaux, ne respectent pas la règle de la désignation du candidat de leur sensibilité qu'ils ont pourtant eux-mêmes édictée, et s'autorisent à accorder leur soutien à d'autres, notamment à M. Macron, candidat qui doit être considéré pour ce qu'il dit être, c'est-à-dire... "ni de gauche... ni de gauche".

Quel gâchis de temps et d'énergie que de devoir rappeler des évidences ! Quiconque promeut ceux qui ne considèrent pas que la finance internationale sans âme est l'ennemie des plus humbles, des classes moyennes, des acteurs sociaux et économiques, depuis les artisans jusqu'aux entrepreneurs des sociétés de taille intermédiaire, est à côté des aspirations de la nation républicaine. Et joue un jeu dangereux.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 06:12

L'élection primaire de la « Belle alliance populaire » a eu lieu dimanche, avec le résultat que l'on connaît et que j'espérais.

L'horizon se dégage pour avancer vers un projet commun de la gauche et de l'écologie. Mais ce n'est pas encore gagné.

Pour apporter ma contribution à la réalisation de cet objectif nécessaire, je m'adresse ce mardi aux maires et aux élus locaux de la gauche et de l'écologie, de toute la France, afin que nous soyons les plus nombreux possible à lancer ensemble un « Appel des territoires » aux dirigeants de nos mouvements politiques pour qu'ils parviennent à un projet unique à offrir aux Français...

Après avoir pris connaissance de mon "appel pour lancer l'appel" ci-dessous, il est possible aux maires et élus locaux qui souhaitent se joindre à moi pour que nous interpellions ensemble nos dirigeants de se faire connaître EN CLIQUANT ICI

Et de diffuser l'adresse URL de mon "appel pour lancer l'appel" aux élus de leur connaissance susceptibles de m'accompagner dans ma démarche : http://www.petitionpublique.fr/?pi=appterri

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 16:29

Il pourrait bien se passer quelque chose d'utile à la gauche et l'écologie ce dimanche 29 janvier.

Un article du site Internet du Monde, dans la rubrique « Les décodeurs », dresse, de façon certes incomplète mais très schématique et vite lue, un tableau comparatif des projets respectifs de Valls et de Hamon.

Je pense utile d'inviter les visiteurs de mon blog à y jeter un coup d'oeil, en cliquant SUR CE LIEN.

 

SI LE PROJET DE HAMON « ANGOISSE » LE « PATRON DES PATRONS »...

En comparant les projets des deux candidats, on comprendra pourquoi M. Gattaz, président du Medef, le « patron des patrons » français, dont on peut être certain qu'il n'y a pas son pareil pour flinguer tout ce qui est bon pour les salariés comme pour les petits et moyens entrepreneurs, a dit du projet de Hamon : « Je le range dans la catégorie des programmes absurdes », ajoutant « Je suis très angoissé sur son plan ».

Et ça, c'est rassurant. Surtout qu'il se dise « angoissé ». Ça peut vouloir dire qu'il pressent que ce que propose Hamon pourrait permettre de renouer les liens entre l'ensemble des sensibilités de la gauche et de l'écologie.

 

... C'EST QU'IL Y A SÛREMENT QUELQUE CHOSE D'UTILE AU VOTE HAMON

Et donc, peut-être, déboucher sur un programme commun susceptible de venir troubler la certitude annoncée d'un second tour de la présidentielle opposant la droite assumée comme en rien sociale et l'extrême-droite certes pas autant sociale que quand elle était aussi nationale, mais parfois pas loin...

C'est pourquoi j'invite tous ceux qui ne veulent pas se résigner à un nouveau choix impossible à considérer qu'il y a sûrement une piste à explorer en poussant la porte d'un bureau de vote pour choisir Hamon dimanche prochain.

 

UN RAISONNEMENT QUI FAIT ÉCOLE...

J'ai rencontré ces derniers jours plusieurs de mes concitoyens qui conduisent ce même raisonnement et m'ont demandé comment faire et où aller voter.

Pour le « mode d'emploi », je conseille la lecture d'un excellent article de Libération

Pour le lieu du vote à La Seyne où il y a six bureaux ouverts de 9 heures à 19 heures...

> pour ceux qui ont une carte électorale qui comporte un numéro de bureau de vote habituel compris entre 101 et 208...

* c'est bien la bonne carte actualisée ; reportez-vous à la correspondance entre le numéro de votre bureau de vote habituel et le numéro de bureau de vote des primaires EN CLIQUANT ICI

> pour ceux qui ont une ancienne carte électorale (avec un ancien numéro de bureau de vote compris entre 1 et 45) et ceux qui n'ont pas de carte électorale...

* CLIQUEZ ICI pour rechercher votre numéro de bureau de vote pour les primaires à partir de votre adresse

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 14:15

Il doit bien savoir que c'est clivant. Et pourtant, il prend position. Hamon n'hésite pas à proposer trois mesures qui sont probablement loin de faire l'unanimité. Moi, je trouve la démarche honnête et courageuse.

 

IL NE CRAINT PAS DE PROPOSER DE LÉGALISER LE CANNABIS 

Depuis maintenant des années, on se questionne sur la légalisation du cannabis. Du moins sur le fait de savoir s'il faut ouvrir le débat sur le sujet, entre autorisation limitée ou pas à la thérapeutique, décriminalisation, dépénalisation, tolérance. Hamon a raison de s'engager à faire traiter la question par nos parlementaires.

Il faut arrêter de se cacher la réalité. Tout le monde sait bien que le trafic de stupéfiants, et notamment du cannabis, est une peste noire pour la vie de nos quartiers populaires. Cette économie qu'il est désolant de feindre de croire « souterraine » s'exerce au grand jour, dans nos immeubles HLM et les rues de nos centres anciens dégradés, sur fond de terreur pour les voisins et les passants, voire les propres familles des dealers, de violence, d'embrigadement de gamins de plus en plus jeunes pour jouer les veilleurs. C'est insupportable.

La police et la justice font un travail remarquable, on le voit bien à La Seyne où les arrestations et condamnations sont de plus en plus nombreuses, notamment depuis la mise en œuvre de la zone de sécurité prioritaire, l'un des 60 engagements — le numéro 52.2 — de Hollande, qui a bien été tenu. Mais, à peine éradiqué, un trafic est remplacé par un autre. On ne s'en sort pas. Pourquoi alors ne pas tenter d'agir sur l'une des causes de cette gangrène, en supprimant la demande pour anéantir l'offre ?... Sur le sujet, je trouve Hamon lucide, intellectuellement probe et courageux. Et j'apprécie.

 

IL OSE RÉOUVRIR LE DÉBAT SUR LE VOTE DES ÉTRANGERS AUX SCRUTINS LOCAUX

Dans un autre domaine, depuis 1981 et la promesse non tenue de Mitterrand, puis celle de Jospin qui y a aussi renoncé en 2000, suivi de Valls, Premier ministre de Hollande qui en avait fait un de ses engagements en 2012 — le numéro 50.1 —, le sujet revient à chaque échéance : faut-il ou non proposer d'accorder le droit de vote pour les élections locales aux étrangers résidant en France depuis un certain temps ? Là encore, arrêtons de nous masquer la réalité.

Pourquoi différencier un citoyen croate qui, lui, y a droit, et même celui d'être élu, d'un citoyen serbe qui, n'étant pas dans l'Union européenne, ne peut exercer ce droit ? Pourquoi accepter sans distinction de nationalité que des habitants s'impliquent dans des instances de démocratie locale, et même en assurent la présidence, avec de vrais pouvoirs de décision, voire de gestion de budgets participatifs, comme les « conseils citoyens » non pas seulement suggérés par la Loi, mais rendus obligatoires par elle, et leur refuser de participer aux choix des projets de leurs communes ?

Ce n'est franchement pas très téméraire de se cacher derrière un supposé, et même probable en l'état de la représentation parlementaire et de l'opinion, rejet de la part du Congrès ou des citoyens participant à un referendum, pour refuser d'aborder la question de la dignité citoyenne due à tous. Sur la question, je considère Hamon sagace, honnête et audacieux. Et c'est bien.

 

IL PREND LE RISQUE DE PARTAGER LE POUVOIR DES ÉLUS AVEC LES CITOYENS

En imaginant enfin un « 49.3 citoyen » permettant à un nombre donné d'habitants, par voie de pétition, de proposer ou bloquer un projet parlementaire, certes dans un cadre à définir et préciser, Hamon me semble proposer une avancée vers plus de démocratie participative. C'est vrai qu'on n'empêchera pas certains à l'esprit tordu qui, pour refuser une amélioration républicaine, avancent le risque que des lobbies utilisent le processus pour bloquer un projet utile à la majorité mais nuisible aux intérêts particuliers de quelques-uns.

Mais n'est-on pas un peu hypocrite de faire mine de croire que le lobbying n'existe pas déjà, de façon subreptice ou affichée, auprès des dirigeants de la nation, qu'ils soient parlementaires, membres du gouvernement ou des grands corps de l'État ? N'a-t-on pas intérêt, quand on mesure la défiance du peuple vis-à-vis des institutions républicaines et ceux qui les font vivre, à organiser la participation citoyenne, en encadrant bien sûr l'exercice pour prévenir les dérives et les abus ? En cette matière aussi, j'estime que Hamon est plutôt clairvoyant, vertueux et novateur. Et j'aime bien.

Ça pourrait augurer d'une vraie rupture avec les codes politiques auxquels nos concitoyens sont habitués. Et les réconcilier avec la chose publique. Même ceux qui n'adhèrent pas à ces propositions.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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