25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 16:01

S'il n'était qu'une mesure qui puisse séduire un maire dans le projet que porte Benoît Hamon, ce serait bien celle-ci : croiser le fer avec les institutions européennes pour en finir avec la contrainte imposée aux États membres de contenir leur déficit public en dessous de 3% du Produit intérieur brut (PIB) !

On en sait quelque chose, dans les Régions, les Départements, les Intercommunalités et les Communes, de l'effort qu'on nous contraint à accomplir pour contribuer, par une baisse de 11 milliards d'euros en trois ans des dotations que l'État alloue aux collectivités locales et territoriales, à la réduction de 55 milliards des dépenses publiques que l'Europe inflige au pays... et que le concurrent de Benoît Hamon au second tour de l'élection primaire citoyenne n'a même pas tenté de négocier à la baisse ou d'étaler lorsqu'il dirigeait le gouvernement, et qu'il affirme aujourd'hui vouloir poursuivre lorsqu'il indique, le 10 janvier sur France Info, qu'il « propose de garder ce rythme, de rester à 3% ».

 

MOINS DE SERVICES ET L'EMPLOI EN DANGER

Comment, dès lors, parvenir à boucler nos budgets locaux sans démanteler l'offre de services et les investissements urbains que nous devons à nos concitoyens ? Et je ne parle pas des conséquences induites sur l'économie, notamment du bâtiment et des travaux publics, et leurs répercussions sur l'emploi...

Depuis que cette mesure nous est imposée, à La Seyne, notre dotation de fonctionnement a fondu comme neige au soleil. Jugez plutôt : malgré une hausse moyenne de 1% par an de la population seynoise, on est passé de 11,8 millions en 2013 à 11 millions en 2014, 9,3 millions en 2015, et 7,4 millions en 2016. Près de 40% de baisse au bout de quatre ans. Et on nous annonce que ce n'est pas fini !

 

ET SI TOUS LES ÉLUS LOCAUX VOTAIENT HAMON ?

De toutes sensibilités politiques, les maires protestent. « 60.000 à 80.000 emplois sont menacés dans le secteur des bâtiments et des travaux publics dans les trois ans qui viennent », ce n'est pas moi qui l'ai dit mais... François Baroin, président "Les Républicains" de l'Association des maires de France, en septembre 2015, qui ajoutait que 2.500 communes pourraient se trouver « en situation potentielle de faillite ».

Alors, pour détendre un peu l'atmosphère, ça pourrait être amusant que les 520.000 élus régionaux, départementaux et locaux de France franchissent le seuil des bureaux de vote de l'élection primaire du PS ce dimanche pour glisser dans l'urne un bulletin « Hamon »...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 06:19

Comme certainement beaucoup d'entre nous, je n'avais jamais entendu parler ni d'Erik Brynjolfsson, ni de Federico Pistono, ni de Paul Krugman. L'un est économiste au Massachussetts Institute of Technology, le second entrepreneur dans le domaine de l'informatique, le dernier prix Nobel 2008 d'économie.

Si je les évoque, c'est que — en gestionnaire, parfois trop, que j'essaie d'être — j'ai voulu comprendre cette idée du revenu minimum universel avancée par Benoît Hamon dans son projet, et surtout vérifier sa faisabilité budgétaire.

 

DE LA SILICON VALLEY À LA RÉPUBLIQUE DE FINLANDE, ON AVANCE...

Bienfaits du Net, pour peu qu'on croise et vérifie les sources, j'ai ainsi découvert que ces trois-là ont en effet en commun de vanter les mérites du revenu minimum universel, comme de plus en plus d'entrepreneurs de la Silicon Valley californienne, le gouvernement de la Finlande, dirigé par un parti centriste et libéral qui va l'instaurer dès cette année 2017, ou des zones urbaines néerlandaises qui le préparent pour 2018. Pas vraiment des marxistes archaïques ou utopistes, tous ceux-là.

J'ai bien compris que tous sont motivés par l'idée en ce qu'elle permet de faire face à l'inéluctable avancée des technologies robotisées qui, au même titre que l'arrivée des métiers à tisser industriels qui effrayait les employés du textile du XVIIIe siècle quant à leur devenir professionnel, vont immanquablement accélérer la disparition d'emplois.

Et, surtout, j'ai aussi mesuré les conséquences humaines, sociales et sociétales et, par voie de conséquence, le coût démesuré du financement des mesures de compensations et d'accompagnement qui vont s'imposer, parce que nous vivons heureusement sous le régime de la fraternité républicaine, de façon exponentielle dans les décennies à venir, sauf à accroître très gravement la fracture sociale. Alors, tant qu'à faire, puisqu'il faudra financer, autant le faire pour prévenir que pour guérir. Pourquoi ce qui vaudrait pour la santé publique ne vaudrait-il pas pour la dignité humaine ?

 

PAS FINANÇABLE ? UTOPISTE ?

Les trois économistes dont je fais état plus haut se sont ainsi entendus, au cours d'un colloque de 2015, sur une estimation, pour 100.000 bénéficiaires américains d'un éventuel Universal basic income, d'un coût annuel équivalent à 0,001% des profits réalisés en une heure à la bourse de Wall Street...

Tous ceux qui, aujourd'hui, préfèrent acheter sur le marché ou payer au supermarché en pouvant dire bonjour à une caissière en chair et en os, et même ceux qui, comme moi, sont honteux de commander leurs courses sur Internet pour aller les chercher au drive mais le font quand même, doivent pouvoir, sinon être séduits par l'idée, au moins chercher à la comprendre et l'analyser.

Un cadre de Tesla Motors Inc. — pas vraiment une entreprise du champ de l'économie sociale et solidaire — semble l'avoir fait sienne. Pour ceux qui comprennent l'anglais, il a mis en ligne ICI (ou ci-dessous pour ceux dont les ordinateurs le permettent) un très bref et très simple plaidoyer à usage de vulgarisation...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 07:16

Il est hasardeux d'analyser le résultat d'un scrutin lorsqu'on ne connaît pas la composition du corps électoral. Ce qui est sûr, c'est que, au maximum, c'est-à-dire s'il n'y a eu que 1,5 millions de votants — ce qui n'est déjà pas si mal — et si tous les adhérents socialistes, au nombre de 120.000 selon la direction nationale — probablement moins —, sont venus voter, leur poids dans la primaire n'aura représenté que 8% des électeurs. On est donc loin d'un Congrès fixant les orientations du PS et je me garderai bien de me réjouir de me retrouver, pour la première fois depuis mon adhésion il y a plus de 30 ans, dans quelque nouveau camp majoritaire de mon organisation politique !

Ceci étant, une majorité de ceux qui ont voté ont clairement dit, quelles qu'aient été leurs motivations, qu'il faut que le projet du candidat socialiste à la présidentielle soit en rupture avec la logique sociale-libérale qui prévaut depuis 2012. Comment pourrait-il en être autrement quand on participe à la désignation d'un candidat de gauche dans un pays où 15% des Français vivent sous le seuil de pauvreté, où la CMU bénéficie à 2,5 millions de personnes, où on compte plus de 120.000 SDF et presque 4 millions de mal logés, tandis que les actionnaires des entreprises du CAC 40 se partagent 56 milliards de dividendes ?

 

LE SCORE SEYNOIS LE CONFIRME : UN BESOIN DE GAUCHE UNIE

Le résultat à La Seyne, singulier en comparaison de celui du Var, le confirme, notamment dans les quartiers populaires où la mobilisation a été plus importante qu'habituellement. Hamon et Montebourg réalisent plus de 60%, soit 10% de plus que dans le département. Dès lors, bien évidemment, il est clair qu'il faut confirmer au second tour et, si je n'ai pas pris position entre ces deux candidats pour le premier tour après le retrait de ma favorite, Marie-Noëlle Lienemann — retrait qui n'est sûrement pas étranger au score de Benoît Hamon —, je me prononce sans ambiguïté pour ce dernier.

Sa désignation est en effet la condition d'un rassemblement de projet redevenu possible de la gauche. À condition que les Verts réfléchissent avec sagesse et que la posture de Mélenchon, qui semble snober ses propres alliés du PCF et d'Ensemble, évolue d'une perspective lointaine de recomposition vers ce qui est l'intérêt immédiat de notre peuple. Des gens se revendiquant de droite me disaient hier qu’ils aimeraient tant que les Français aient à choisir au second tour du 6 mai entre deux projets de société : l'un libéral porté par leur camp, l'autre antilibéral que nos sensibilités diverses doivent savoir proposer. Si même eux l'espèrent...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 08:57

J'ai reçu ce jeudi les corps constitués, les acteurs économiques, sociaux, associatifs et nos concitoyens pour la traditionnelle cérémonie des vœux.

Le propos que j'ai délivré à cette occasion...

 

« Mesdames, Messieurs,

« On vient de l’entendre dans les quelques propos recueillis dans le film [à visionner ci-dessous] : en ces temps d’incertitude et de violence, de perte de repères, l’endroit où l’on vit, l’endroit d’où l’on vient, la communauté dans laquelle on évolue… tout cela revêt une grande importance.

« Perte de repères pour les individus et pour les territoires, nouvelles dimensions, nouvelle intercommunalité pour les villes, synergies et restructuration pertinentes, utiles, positives, salutaires… Bientôt la Métropole… C’est bien… et c’est aussi un défi.

« Eh bien, c’est avec toutes ses qualités et ses défauts, avec ce qu’elle est, ce qu'elle est vraiment, que La Seyne-sur-Mer veut y aller.

« Oui, allons-y ! Allons au travail collectif et au partage des efforts et des fruits de ce travail. Allons à un aménagement enfin bien compris du territoire de la Rade, de l’agglomération, et au-delà.

« Allons-y en apportant le meilleur de chacune de nos communes dans la corbeille commune, pour en tirer le potentiel partagé pour toutes. Tranquillement, pas à marche forcée, avec prudence, en discutant entre villes, en associant au débat public nos populations, nos acteurs économiques, culturels et sociaux, avec les spécificités de chacun des 12 communes partenaires. Et avec ce qui symbolise chacune d'elles.

« Symbolise... Il n’y a donc rien d’anodin à ce que La Seyne célèbre son emblème. Ce pont des chantiers, pont entre passé et futur…

 

LE PONT, SYMBOLE DU PASSÉ ET SIGNAL DU FUTUR

« Dans le nord, ils leurs beffrois, ailleurs ils ont leur Tour Eiffel, ou leur "Bonne Mère". Eh bien, nous avons notre pont, dressé, debout, fier de son passé et signal de notre futur…

« Nous vous accueillons cette année pour la première fois dans cette salle du casino Joa, et je tiens à remercier la direction pour son accueil…

« Un symbole encore… Le signe que La Seyne offre encore bien des contrastes. Des difficultés et des énergies. Des retards et des réussites. Des handicaps et des promesses.

Ici, sur le site du chantier naval, le centre de formation aux métiers de la mer qui s'est agrandi en 2016 et l'école du professorat qui gagnerait à l'être, le parc de détente et son chemin de la mémoire de la Navale, la Porte Principale qui permet désormais aux anciens travailleurs d'ici d'accueillir près d'un millier d'écoliers pour leur transmettre l'histoire de la belle aventure de la construction des bateaux, l’hôtel, le casino de jeux et le terminal de croisières inaugurés en 2016, bientôt la zone aménagée d'accueil des grands yachts, et le démarrage imminent du chantier du de l’Atelier mécanique avec ses neuf salles de cinéma, ses deux hôtels, ses commerces de bouche, de loisirs et de culture…

 

UNE DYNAMIQUE DE DIVERSIFICATION ÉCONOMIQUE

« Ici, La Seyne se diversifie dans le tourisme, la mémoire, la culture, la formation et le loisir.

« Ailleurs, à l'est et au nord, elle continue l’excellence industrielle, technologique et de recherche, avec le pôle de compétitivité mer…

« Du projet international Antarès à Orange Marine, en passant par notre fleuron industriel, bien sûr, le groupe CNIM, mais aussi Ifremer ou encore Envisan, Foselev, le Ro-Ro, le CNRS avec l'Institut des sciences de l'Univers et le Centre d'Océanologie, le Centre de recherche sur les pollutions des eaux, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, et l'une des plus grandes entreprises de refit de yachting, Monaco Marine, en cours de construction… sans oublier le tissu des PME du nautisme à Grimaud et, dans les services, la recherche et développement, l’innovation, l'artisanat et le commerce, des autres zones d’activité, dont celle des Playes qui, depuis 2016, n'a plus d'espace à offrir pour de nouvelles implantations…

« Tout ça booste l'économie et explique que l'ouest toulonnais, et notamment La Seyne, obtient depuis 2015 les meilleurs chiffres de l'emploi de toute la Région Provence Alpes Côte d'Azur, toutes catégories d'âges confondues.

« Oui, au moment où nous évoquons nos origines, la tradition technologique est encore bien là. Elle fait partie de nos gènes et nous en sommes fiers. Elle est là dans de nouvelles activités ou des essaimages, elle est là dans l’héritage bien vivant de décennies de créativité dans la Navale, d’inventivité, et d’excellence…

 

LA SEYNE, AVENIR DE LA RADE

« Et le projet de rénovation du "Laborieux", ce remorqueur des Forges et Chantiers de Méditerranée, qui devrait se concrétiser en 2017, grâce aux investissements conjugués de la ville, d'une fondation mécène, et d'entreprises phares du Pôle Mer, et — je l'espère — de notre population, en serait une belle illustration.

« Alors, diversification aussi dans le loisir, la mémoire, la culture, le tourisme ? Bien sûr ! Cela aussi est dans nos gènes.

« Notre emblème, le pont, j’y reviens, regarde dans toutes ces directions : il regarde notre histoire, nos histoires !

Celle de la Navale bien sûr, mais aussi ce grand épisode de la Révolution française et le rôle de nos fortifications dans la prise de Toulon, en 1793, il regarde vers les soldats de l’An II et l’envol de l’Aigle, la naissance, ici, du mythe napoléonien, il regarde vers le songe, devenu réalité, de Michel Pacha…

« Oh oui, autant avec les vacances et le tourisme populaires qu’avec la villégiature aristocratique du XIXe siècle, La Seyne a bien toujours été un territoire divers, fait de travail, de loisirs, et d’innovation…

« Oui, on peut se le redire : La Seyne est l’avenir de la rade de Toulon !

 

UNE INTERCOMMUNALITÉ INTELLIGENTE ET EXIGEANTE

« Et permettez-moi de revenir et m’attarder sur cette intercommunalité, justement, cette communauté de destin à laquelle, vous le savez, j’ai toujours accordé une immense importance.

« Question de principe républicain, question de bon sens, question de solidarité…

« Oui, je nous souhaite une métropole qui ait du sens, du fond, de l’envie, et de l’espoir.

« Je nous souhaite une intercommunalité intelligente et exigeante.

« Exigeante, comme nous le sommes, en ce moment même, avec certains collègues premiers magistrats, dont Christiane Hummel, sénatrice-maire de La Valette, à propos du véritable marché de dupes qui est passe d’être conclu sur la zone industrialo-portuaire de Brégaillon !

 

OUI AUX TRANSPORTS DE GRANULATS, MAIS PAS N'IMPORTE COMMENT

« Des milliers de trajets en camions de 40 tonnes pour acheminer des granulats du Revest vers Monaco par la route puis par la mer. Un trafic annoncé pendant des années, sur des axes déjà engorgés, des nuisances sonores, atmosphériques, un impact environnemental qui inquiète au plus haut point les élus et les riverains au travers de leurs associations. Sans aucune contrepartie positive.

« En 2017, peut-on accepter une opération méprisant autant les intérêts locaux ? Doit-on passer en pertes et profits le citoyen, son cadre de vie, l’environnement, l’emploi local, le développement d’un territoire ?

« Ce serait donc cette société qui nous serait proposée ? Énormes bénéfices privés et nuisances publiques ?

« Mon homologue de La Valette n’est pourtant pas à ma connaissance une extrémiste gauchiste ! Mais voilà, elle aussi est une élue républicaine, soucieuse de sa population et de l’avenir de son territoire !

« Je l'ai appris il y a quelques jours, nous venons d'obtenir à coup de gueule qu'une véritable enquête publique préalable soit diligentée. C'est un premier pas. Nous voulons maintenant des garanties de retombées positives, non seulement pour La Seyne, bien sûr, mais pour toutes les communes impactées par ce trafic. Et nous n'accepterions pas non plus que Bouygues — puisque c'est de ce grand groupe qu'il s'agit — renonce pour ne pas avoir à garantir des contreparties utiles pour notre territoire et aille chercher ses pierres dans une carrière italienne plutôt qu'au Revest, et mette ainsi en péril l'activité et l'emploi de l'entreprise locale qui exploite la carrière de Tourris ou des dockers du port.

« Pourquoi ai-je autant insisté sur ce projet ? Parce que c’est un cas d’école.

« Une zone industrialo-portuaire telle que celle de Brégaillon nécessite des choix stratégiques respectés, des investissements dans des infrastructures liées à l’hinterland… En 2017, au XXIe siècle, ce qui se joue sur le pourtour de la Rade doit préserver tous les équilibres d’une société développée : équilibre économique et de l’emploi, équilibre écologique, équilibre social et respectant la qualité de vie des humains qui vivent et travaillent là…

 

VALORISER NOS SITES PATRIMONIAUX REMARQUABLES

« Même raisonnement concernant les déplacements, je pense au bus à haut niveau de service et aux lignes maritimes qui tardent trop à se développer, je pense également aux grands espaces publics, la corniche de Tamaris par exemple, enjeu touristique à l’échelle de tout le territoire que devra s'approprier la métropole.

« Et là, avec le dispositif de site patrimonial remarquable que nous avons finalisé en 2016, la servitude d’utilité publique que nous avons adoptée, nous protégeons ce site, sur terre et sur mer, sans en empêcher le développement.

« Le parking-relais dont les travaux démarrent ces jours-ci au Crouton, est un exemple de partenariat efficace entre la ville et TPM… Encore une voie à suivre… pour le centre-ville, notamment...

 

RÉNOVATION URBAINE : APRÈS BERTHE, LE CENTRE-VILLE

« Partenariat encore, géant celui-là, avec l’Etat mais aussi TPM, pour la rénovation de Berthe, entamé il y a dix ans, dont les derniers chantiers seront engagés en 2017, qui est un succès reconnu nationalement, et qui préfigure une transition intercommunale dans de bonnes conditions, puisque, depuis 5 jours, notre office d'HLM relève de TPM. Et cette rénovation profite à la ville dans son ensemble, avec du logement désormais mixte, des aménagements urbains et des équipements culturels, éducatifs et sociaux dont 40% à 60% sont utilisés par des personnes ne résidant ni à Berthe ni même dans la commune, et améliore aussi l'image de La Seyne, notamment de son entrée occidentale…

« Je veux d’ailleurs remercier l’Etat lorsqu’il intervient positivement dans le développement local, et aussi les collectivités, à l’exemple, récemment, du Conseil départemental dont le président est venu aux Sablettes poser la première pierre du nouveau collège Jean L’Herminier…

« Je profite de ces vœux pour saluer et remercier chaleureusement les partenaires privés et publics qui misent sur notre ville. Ils ont raison, elle a de l’avenir !

« Alors, aide-toi, le ciel t’aidera, dit le proverbe… Et c’est très exactement ce que nous faisons pour notre centre-ville. Je veux encourager tous ceux, associations, commerçants, membres du conseil de quartier, du comité d'intérêt local et du conseil citoyen, services municipaux, au premier rang desquels notre mission centre-ville, qui se donnent beaucoup de mal.

 

LE CŒUR DE VILLE AU CENTRE DES ENJEUX

« Il reste beaucoup — presque tout — à faire. Avec le Nouveau programme national de renouvellement urbain (le NPNRU), géré, là encore, à l’échelle de TPM, un coup de pouce nous sera donné par l’Etat, la Région, le Département, la Caisse des Dépôts.

« Mais, en attendant ces budgets qui nous permettront d'agir plus lourdement sur les infrastructures, en particulier pour donner au port une vraie fonction de place urbaine, mais qui, pour La Seyne comme pour ailleurs, sont bien longs à nous parvenir, nous avons essayé en 2016 d'agir avec les moyens du bord.

« Avec l'expertise des Chambres consulaires, celle du commerce et celle de l'artisanat, avec l'appui de l'établissement public national de restructuration des commerces, nous avançons dans plusieurs voies.

« Nous avons sollicité un plan du fonds d'intervention et de soutien au commerce et à l'artisanat qui va bientôt être mis en place.

« Nous avons décidé d'exonérations partielles des droits d'occupation du domaine public pour les commerçants qui s'engagent à maîtriser les nuisances sonores, la qualité des terrasses et étalages, à participer aux animations, à adhérer à la charte de qualité d'accueil des croisiéristes, à participer au tri sélectif et à la Journée nationale du commerce et de l’artisanat.

« Nous avons amélioré l'organisation du marché alimentaire et du marché forain et entamons l'installation de bornes électriques.

« Nous avons favorisé l'animation culturelle et ludique de lieux publics comme les places Perrin et Bourradet et recentré ou prolongé nos animations culturelles sur notre cœur de ville.

« Nous mettons progressivement en place la zone de rencontre, sorte de zone où le piéton est roi et où les deux-roues et les automobiles sont tolérés à 20 km/h.

« Nous venons de recréer une brigade de police de l'environnement pour lutter contre les incivilités génératrices de malpropreté et engagé une campagne de "détaggage".

« Nous avons travaillé à identifier des zones où pourraient se réaliser des opérations immobilières permettant de faire s'installer dans le centre une population plus jeune, avec plus de moyens, et réuni les constructeurs pour les inciter à s'y intéresser et investir dans notre centre-ville.

« Nous travaillons à la création d'une monnaie complémentaire locale avec une entreprise de l'économie sociale et une banque, destinée à privilégier les achats de biens et de services auprès de nos commerces, à un projet de maison de santé pour maintenir ou faire venir des services médicaux dans le centre, à un espace pour la jeunesse regroupant nos services, ceux d'associations, et le bureau d'information jeunesse, et encore à l'aménagement du parvis de la chapelle des Maristes, autant de projets qui, sauf incident de parcours, devraient être engagés en 2017.

 

PRÉVENIR LA DÉLINQUANCE ET ASSURER LA TRANQUILLITÉ PUBLIQUE

« Nous avons poursuivi l'installation de caméras de vidéosurveillance. Et nous agissons de mieux en mieux en complémentarité avec la Police nationale, la Justice, les structures d'insertion et d'aide à l'enfance, les bailleurs sociaux, les transports publics, sur les questions de sécurité, de prévention et de lutte contre la délinquance.

« Dans peu de temps, le préfet annoncera les résultats des efforts conduits en 2016 sur nos zones de sécurité prioritaire. Sans être autorisé à les dévoiler, je peux au moins déjà dire qu'ils confirmeront et dépasseront les excellents résultats de 2015 à La Seyne, tant en matière de diminution des faits que de résolution des affaires.

« Comme c'est le cas à Berthe, où la population n'a pas à subir la loi d'une poignée de délinquants qui ont détruit des caméras à peine installées et saccagé des biens publics et privés au Nouvel An, dont certains ont été interpellés et d'autres sont en passe de l'être, nous ne lâcherons rien, sur aucun front, et quelles que soient les difficultés.

 

FACE AUX FANATISMES MEURTRIERS, LA SEYNE DIGNE ET UNIE

« L’année que nous venons de vivre a multiplié les épreuves. Pour la planète, pour le continent, pour la France...

« L’inquiétude née de la montée de fanatismes, de l’intolérance, de la défiance des uns envers les autres, de la violence et de la haine. Inquiétude, insécurité…

« Très récemment nous avons dû mettre en berne les drapeaux allemands… Au Moyen-Orient et ailleurs sur la planète, la guerre produit ses pires atrocités. On pense aux populations de tous les Alep du Monde, bien sûr…

« Et lorsque la violence et la mort frappent la France, je veux le souligner, à l’image de notre République, notre ville a su réagir avec calme et dignité, chaque fois, face attentats de Paris, de Nice…

« La marche silencieuse d’août 2016, par exemple, dans laquelle se sont côtoyés les principaux courants religieux, philosophiques et politiques de notre ville, en a été l’une des multiples manifestations, chose rare, voire unique en France, à ce moment-là.

 

LA SEYNE VEUT TEINTER DE VERT SA VIE URBAINE

« Alors oui, La Seyne encourage la diversification économique. La Seyne mène à bien de grands projets partenariaux comme à Berthe et en engage et prépare d'autres comme en centre-ville. La Seyne vit.

« Et La Seyne continue à teinter de vert ses pratiques de vie, avec, en 2016, le raccordement de nouveaux immeubles à notre réseau d'échange thermodynamique de l'eau de mer et au réseau de chaleur de l'incinérateur de Lagoubran, le développement de l’agriculture bio au Domaine de Fabrégas, le classement en territoire à énergie positive, le bras de fer que l'on a engagé pour garder la colline du Fort Saint-Elme dans le domaine public et l'ouvrir, comme à Fabrégas, aux populations, ou encore l'initiative innovante de prévention des incendies à Janas qui se conjugue avec la valorisation des végétaux prélevés permettant la production d'électricité propre par combustion dont les fumées sont filtrées à 99,99%, sans oublier l'obtention du Pavillon bleu pour la qualité de nos plages.

 

UN DYNAMISME À L'ACTIF DES ACTEURS ÉCONOMIQUES, ASSOCIATIFS ET CITOYENS

« Tout ça atteste, malgré les vicissitudes des temps, d'un formidable dynamisme de ceux qui vivent et travaillent à La Seyne, les acteurs économiques qui produisent de la dynamique et de l'emploi, ceux des fonctions publiques dont trop de gens dénigrent les rôles républicains, et ceux des comités d'intérêt local, des conseils de quartiers, des comités d'usagers des services publics, des conseils citoyens, des associations en tous genres qui, dans les champs de la culture, de la mémoire, de l'environnement, des sports, des loisirs, de l'éducation, la prévention et l'insertion, des solidarités, de l'intérêt local, et tant d'autres, maintiennent et activent la démocratie locale, le lien social et le vivre-ensemble.

« Oui, décidément, Mesdames, Messieurs, cette cérémonie de vœux 2017, avec le lancement de l'année des 100 ans du pont, célébration de notre mémoire autant que de notre futur, cette cérémonie confirme un tournant, une mutation équilibrée, une perspective harmonieuse…

« Acceptez les vœux de notre équipe municipale. Et vive La Seyne dans une métropole et une France qui, en 2017, devront rester plus que jamais républicaines !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 04:25

Il y a tant de choses à souhaiter au soir de cette année 2016 que je suis bien en peine de faire le tri.

Ça ne mange pas de pain, je peux toujours formuler les meilleurs des vœux pour la paix dans le Monde. Mais les sales enjeux géopolitiques des capitalistes financiers faiseurs de guerres et de terreurs pour leurs propres intérêts risquent bien, une fois de plus, après qu'auront été portés les toasts généreux et charitables de Nouvel An, de maintenir fermés les regards et les actes que l'on se devrait pourtant de porter sur les lieux de la Planète où les uns et les autres de ceux qui s'y côtoient depuis des millénaires se massacrent encore et toujours pour des causes qui ne leur appartiennent pas. Et, par centaines de milliers, doivent s'enfuir dans d'abominables conditions vers des endroits du monde où l'on sait l'accueil glacial qui les attend...

 

LIBERTÉS...

Alors, recentrer mes espérances sur plus proche de chez nous ? L'Europe ? Dur de dur de choisir entre défendre les droits des femmes à disposer d'elles-mêmes, de leurs têtes et de leurs corps, dans cette Pologne du XXIe siècle qui ravale leurs places sociétales à ce qu'elles étaient en des temps médiévaux. Ou ceux des Roms, pourtant citoyens de cette Union européenne des traités rejetés par les peuples qu'on applique quand même, mais pauvres hères obligés de fuir leur petit bout de Vieux Continent, malvenus sur le reste de celui-ci qui s'assied allègrement sur l'urgence de sa propre Convention européenne des droits de l'homme. Ou encore ceux des Hongrois qui s'engluent durablement dans un magma puant où, comme le décrit Paxton, s'ancrent « la primauté du groupe, envers lequel les devoirs de chacun sont supérieurs à tous les droits, individuels ou universels, et la subordination à lui de l'individu ; la croyance que le groupe d'appartenance est une victime (…) ; la peur du déclin du groupe sous les effets corrosifs du libéralisme individualiste, des conflits de classe et des influences étrangères ; le besoin d'une intégration plus étroite, d'une communauté plus pure… ».

 

ÉGALITÉS...

Ou bien, faute de pouvoir agir sur le voisinage immédiat qu'est la communauté de nos vingt-huit pays européens, réduire le champ de mon ambition votive à celui de la nation ? Puis-je aspirer à ce que, plus jamais sur la terre de France, celle des Lumières, dans un groupe industriel jadis nationalisé mais dont l'État détient encore un cinquième du capital, il soit admissible que le PDG puisse s'octroyer des millions d'euros de plus-values quand, pendant des mois, il contraint son propre salariat à choisir entre perdre son emploi ou rogner sur son salaire et ses jours de congés. Ou, plus régionalement encore, ambitionner pragmatiquement et égoïstement que, si le rapport entre les revenus annuels des résidents de la plus riche des communes du Var et ceux des habitants de La Seyne est de plus du double, celui des dotations respectives de l'État à ces deux collectivités locales, supposées solidaires et compensatrices des inégalités, ne soit plus, toutes péréquations incluses et rapportées au nombre d'habitants, limité à un peu moins des deux tiers... ?

 

FRATERNITÉS...

Ou encore, si espérer à l'échelle nationale me paraît encore par trop ambitieux, rêver pour une vie locale meilleure ? Que, par exemple, tandis qu'un groupe industriel affichant, du haut de ses 32 milliards d'euros de chiffre d'affaires (2015), sa suffisance et son mépris d'une population, veut s'arroger le droit de traverser les communes du "Grand Toulon" en pourrissant la qualité de vie de leurs habitants pour transporter des pierres devant permettre la réalisation d'un quartier monégasque de standing dont les résidences coûteront des dizaines de milliers d'euros du mètre-carré, on obtienne à bon droit des garanties de sécurité environnementale et des contreparties aux désagréments, ce qui serait bien le moins quand, juste à côté, en permanence et depuis des décennies, des milliers de foyers de chez nous sont en attente d'un logement social auquel la solidarité nationale leur donne pourtant légalement droit...

 

TÉMÉRITÉS...

Ou enfin, si je n'ose même pas envisager, dans mon propre environnement local, d'avoir le courage de l'indignation et de la lutte, au moins formuler un vœu pour ma propre personne en mon logis ?...

Celui de ne plus oser me regarder dans le miroir, moi qui me dis républicain, démocrate, fraternel, si j'étais, malgré ce, disposé à accepter bras ballants tous ces indicibles scandales qui, de mon voisinage à l'autre bout de la Terre, constituent autant de hontes pour l'Humanité.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 03:58

Lors de sa dernière réunion, début décembre, notre conseil municipal a accepté de voter à l'unanimité une motion de soutien au quotidien local « La Marseillaise » qui connaît de nouvelles difficultés économiques et risque de disparaître. J'ai salué ce beau geste de l'ensemble des sensibilités de notre assemblée communale, de l'extrême-droite à la gauche radicale, qui, au-delà des importantes différences de vue politiques, a manifesté son attachement aux échanges d'idées et à la pluralité de l'information.

Outre le fait que, comme Hyères l'a fait il y a quelques années pour apporter son appui à l'autre journal régional de chez nous, « Var-matin », en facilitant l'organisation d'un grand concert de soutien à ce titre alors lui aussi en danger, nous avons pris l'engagement, si besoin était, d'aider à la tenue d'un semblable événement festif et culturel à La Seyne, j'ai également pensé utile de sensibiliser au devenir du quotidien mes collègues maires varois qui, pour certains, éloignés des sites de diffusion du journal, pourraient ne pas l'être. Voici le message que je leur ai adressé ces jours derniers...

 

Article du 9/12/2016« Madame la maire, Monsieur le maire,

« Madame ou Monsieur le (la) président(e) de l’intercommunalité,

« Cher(e) collègue,

« Je sais que le journal "La Marseillaise" ne couvre pas certains coins de notre département ou n’y est pas beaucoup distribué, mais je m’adresse à nous tous, maires des 153 communes et/ou présidents des établissements de coopération intercommunale.

« Je sais aussi que nous ne sommes pas tous, loin de là dans le Var, en accord avec la "couleur politique" qu’affiche "La Marseillaise".

« Mais je sais également que nos missions républicaines nous conduisent à attacher du prix à la pluralité de l’information et aux débats d'idées, vecteurs de démocratie et d’éveil de nos consciences.

« Vous ne l’ignorez pas, le journal "La Marseillaise", né dans la clandestinité il y 73 ans de la nécessité de relayer les actions de la Résistance et porter un message d’espoir et d’avenir, traverse une période très difficile pouvant conduire à sa disparition.

« Plusieurs d’entre nous nous sommes mobilisés il y a quelques années pour accompagner son redressement après une première alerte de difficultés économiques, comme nous l’avions également fait lorsque l’autre quotidien de chez nous, "Var-matin", a traversé une rude période de fragilité.

« Nos communes et EPCI rencontrent tous des difficultés budgétaires, et certains villages gèrent de tout petits budgets, mais il nous est sûrement possible, chacun en fonction de ses moyens, si, vous partagez avec moi le sentiment que la mort d’un journal est un recul de la démocratie, de participer à la tentative de redressement de ce titre de la presse locale, par un (ou plusieurs) abonnement(s) à la version papier ou la version en ligne, ou en partageant nos annonces légales ou nos insertions promotionnelles entre les deux quotidiens de chez nous, ou de telle ou elle autre façon que chacun saura imaginer, ne serait-ce qu’un simple message d’encouragement à adresser à la rédaction de "La Marseillaise".

« Je joins à ce message deux articles récemment parus dans le journal, l’un relatant le soutien apporté par le conseil municipal unanime (gauche, droite et extrême-droite) de La Seyne, l’autre l’encouragement de la maire (LR) de Cassis.

« Et je vous remercie de l’attention que vous aurez prêtée au présent courriel.

« Très sincèrement à vous. »

 

 

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 00:32

Avant les agapes, j'ai hésité entre écrire « Joyeux Noël et bel an neuf ! » ou « Heureuses fêtes et meilleurs vœux ! ».

On ne sait jamais, après les reproches qui ont fusé sur le Net à l'encontre d'une ministre d'ascendance marocaine et algérienne — mais aussi espagnole, ses contempteurs devaient autant l'ignorer qu'ils ne s'embarrassaient pas d'amalgamer origine et croyance — parce qu'elle a simplement tweeté « Belles fêtes » sans faire référence à la soi-disant tradition chrétienne de notre pays, je me suis dit que je risquais aussi de subir les foudres des nouveaux censeurs identitaires si je n'évoquais pas la naissance du Petit Jésus.

Mais je me suis aussi demandé si le fait d'effleurer l'idée de la Nativité dans ma formule ne risquait pas de m'attirer l'ire de tenants courroucés de La Raison qui — et je serais bien parfois tenté de faire comme eux — érigent en dogme les mots — sincères ou pas ? — d'Emil Cioran : « Depuis deux mille ans, Jésus se venge de ne pas être mort sur un canapé ».

J'ai donc fini par opter pour un sobre « Souhaitons-nous le meilleur ! » qui, par l'usage de la première personne du pluriel, rend tous les autres complices de mes vœux, et qui dit bien ce que nous espérons tous.

Et, en bon mécréant brocardeur de calotins de tout poil, à la minuit tapante, j'ai sorti le Divin Enfançon de la boîte en carton et je l'ai placé bien au chaud sous les naseaux fumants de l'âne et du bœuf, avec une pensée pour les petits — et les grands — de tous les Alep du Monde qui ont froid au corps et au cœur malgré les patenôtres béates des ravis des crèches de la terre.

Paix, tolérance, amour, et fraternité.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale Détente du dimanche
15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 15:28

Cette histoire de primaire citoyenne de la gauche me rend tout de même perplexe.

Entre ceux qui ne veulent pas s'y présenter mais dont le grand patron du Parti socialiste aimerait qu'ils le fassent, quitte — mais pour l'un d'entre eux seulement ! — à proposer d'en "aménager" les modalités, ceux qui voudraient en être en acceptant les modalités mais se voient refuser de le faire par le même patron, ceux qui veulent s'y présenter sans s'assurer d'être à jour de leurs cotisations au Parti socialiste, comme c'est pourtant la règle au sein de celui-ci pour tout adhérent postulant à une candidature à une élection, ceux qui voulaient, puis ne voulaient plus, et qui veulent à nouveau, ceux qui surgissent au dernier moment en jurant n'être instrumentalisés par aucun vengeur savonnant la planche à d'autres, et ceux qui, faute de suffisamment de parrainages, veulent mais ne pourront pas, ça fait un peu cacophonie.

 

UN PEU DUR DE VOIR LES MILITANTS À CE POINT RÉDUITS À ASSURER LA LOGISTIQUE

Je me demande si les citoyens vont s'y retrouver et si, dans un tel contexte, l'article 5.3.1. des statuts du Parti socialiste, qui impose cette élection primaire, est finalement une bonne chose pour la démocratie.

En tous cas, à nous, les militants, une telle pétaudière nous donne le sentiment d'être réduits au rôle de contributeurs financiers par nos cotisations d'adhérents et d'élus, de "petites mains" organisatrices de primaires, de meetings, de distributions de tracts, de collages d'affiches, dont les voix seront noyées parmi des milliers — pas des millions, je crains qu'il ne faille pas rêver — d'autres lorsqu'il faudra choisir un projet et le candidat qui le portera. Ne nous étonnons pas de voir les effectifs de nos sections fondre comme glace au soleil en période de réchauffement climatique.

Alors, oui, il faut respecter les statuts. Donc, il faudra que cette élection ait lieu. En espérant qu'elle ne fera pas trop de dégâts.

 

ET, EN PLUS, CERTAINS ONT LE DROIT DE S'ÉMANCIPER DES RÈGLES COMMUNES !

Mais, s'il faut respecter les statuts, ce qui est vrai pour l'article 5.3.1. doit l'être également pour les autres termes des statuts et du règlement du PS. Comment est-il éthiquement et démocratiquement possible que des adhérents socialistes, et pas des moindres, dont des députés, sénateurs, élus locaux et territoriaux, y compris de grandes villes et agglomérations, responsables territoriaux du PS, affichent publiquement, sans être rappelés à l'ordre par leur parti, leur soutien à un candidat qui — se revendiquant ni de droite ni, surtout, de gauche — annonce qu'il va se présenter contre le candidat qui sera désigné par l'élection primaire citoyenne ?

J'ai presque envie, à l'issue de la primaire, si le candidat désigné — si peu par les "petites mains" que nous sommes — ne me semble pas porter les valeurs républicaines, environnementales et sociales que j'attends d'un candidat adoubé par le PS, de faire comme eux : voter et appeler à le faire pour autre dans le projet duquel je me retrouverai mieux. Finalement, qu'est-ce que je risquerai à le faire ?...

En attendant, bon petit soldat, je fais tout de même la promo de cette primaire...

 

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 11:03

Mon amie Marie-Noëlle Lienemann a choisi de renoncer à sa candidature à la primaire de la gauche.

Son appel à nos camarades Hamon et Montebourg à présenter une candidature unique de la gauche du PS, portant un vrai projet antilibéral, n'a pas encore trouvé d'écho et, dans ce contexte, nous voulons éviter que sa candidature aggrave la dispersion des voix.

Pour l'heure, je n'apporterai mon parrainage à personne mais je soutiendrai le candidat affichant le projet le plus en opposition avec la compromission libérale. Et nous ne nous résignons aucunement à oublier nos idées, pour la République, le socialisme français, et l'avenir. Nous nous mobiliserons toujours contre les iniquités, pour une gauche tangible, qui réforme les conditions de vie et de travail de nos concitoyens, et spécialement des plus humbles et des classes moyennes.

La gauche française, en retrouvant l'idéal de la République sociale, doit être au rendez-vous de l'Histoire. Tel est l'enjeu de la prochaine présidentielle et, d'abord, de la primaire de la gauche.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 04:17

Il faut le souligner : pas une des 49 voix du conseil municipal de La Seyne n'a manqué pour voter une déclaration de soutien au quotidien "La Marseillaise" que j'ai présentée ce jeudi à notre assemblée.

Deux ans après une première alerte, le journal connaît en effet de nouvelles turbulences qui risquent de conduire à sa disparition.

Notre conseil municipal, toutes sensibilités politiques confondues, a été à la hauteur en votant la déclaration ci-après...

« Attaché à une presse régionale dans sa diversité, le conseil municipal de La Seyne manifeste son inquiétude quant au devenir du quotidien "La Marseillaise", témoigne sa solidarité avec l'entreprise et ses salariés, et se tient disponible pour aider à des initiatives pouvant concourir à la sauvegarde de ce journal. »

Merci, sincèrement, à tous les groupes politiques de notre assemblée qui ont fait preuve d'une vraie vision démocratique de l'information.

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Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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