30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 17:25

C'était, ce dimanche, le jour officiel dédié à la mémoire des victimes des camps de concentration et d'extermination nazis.

Comme chaque année, en ce dernier dimanche d'avril, nous l'avons commémoré à La Seyne. Et, comme chaque année, j'ai prononcé une allocution.

Un propos qui n'a pas fait sourciller ceux, présents, et pour certains arborant des écharpes d'élus régionaux, qui, à une semaine du deuxième tour de l'élection présidentielle, promeuvent les mêmes idées que celles qui, il y a huit décennies, ont fait basculer le Monde dans l'horreur.

J'ai mal. Mais, bon, voici mon allocution...

 

« Mesdames, Messieurs,

« "… Nous avions perdu tous nos droits, et d’abord celui de parler ; on nous insultait en face chaque jour, et il fallait nous taire ; on nous déportait en masse, comme travailleurs, comme Juifs, comme prisonniers politiques… Puisque le venin nazi se glissait jusque dans nos pensées, chaque pensée était juste une conquête… à cause de cela nous étions libres…"

« Ces mots sont extraits d’un texte paru à Paris, le 1er décembre 1944, d’une publication jusqu’alors clandestine « L’éternelle revue », créée sous l’occupation par Paul Eluard. J’y reviendrai.

« La mise en œuvre de l’extermination systématique d'un groupe humain, qu'il soit de même langue, ou de même nationalité, ou de même culture, de mêmes mœurs ou coutumes, de même particularité physique, au nom de la prévalence de la soi-disant race, ou religion, ou terre d'origine, quelle que soit l’époque, est une abomination.

« Dès sa prise de fonction, Hitler crée, avec le soutien des nazis, les premiers camps. Seront internés les opposants au régime, les « asociaux », tous ceux qui n’entrent pas dans la norme national-socialiste.

« Il faut dire et redire que ces monstres sont arrivés au pouvoir en janvier 1933 par une sorte de "coup d’Etat légal".

« Je vais expliquer ce que je veux dire par ces termes...

« Hitler est élu régulièrement ; il est à la tête d’un parti devenu premier en Allemagne mais qui reste minoritaire au Parlement. Cependant, le maréchal von Hindenburg, président en exercice et chef de file des aristocrates et des industriels allemands le nomme chancelier – Ces insensés pensaient pouvoir contrôler ce dirigeant du parti nazi !

« Hitler, conscient de la situation, manœuvre alors sans vergogne. Il dissout le Parlement, provoque de nouvelles élections… le Reichstag brûle… un jeune communiste hollandais est accusé… suivent cinq semaines fatidiques car sans contrôle parlementaire.

« Cela permet à Hitler d’instaurer un régime de terreur, de provocations et d’intimidations… l’élection est faite aux élections suivantes… Hitler est majoritaire ! Sous l’accusation de trahison, il fait interner les opposants élus… Et voilà, avec les apparences de la démocratie, comment Hitler obtînt les pleins pouvoirs !

« Avec la guerre, le système concentrationnaire prend une autre dimension et à partir de 1941, il s’intègre dans la mise en place de la "solution finale de la question juive", "l'Endlösung". Les camps d'extermination se multiplient, essentiellement de l'Allemagne à la Pologne. Ils feront plus de 6 millions de victimes, opposants politiques marqués du triangle rouge, Juifs à l'étoile jaune, tsiganes au triangle marron, prostituées et lesbiennes au triangle noir, Témoins de Jéhovah au triangle violet, gays au triangle rose, criminels de droit commun au triangle vert, apatrides au triangle bleu, handicapés physiques et mentaux, vagabonds...

« Et l’Etat français collaborationniste, quoi qu’en disent certains encore aujourd’hui, prend sa part de l’ignominie.

« La déportation, les camps d’internement, de travail, de mort, resteront à jamais comme la pire des dérives commise par les hommes contre l’humanité.

« Cette très rapide chronologie montre l’enchainement terrible des événements, lié à la seule croyance que des hommes seraient supérieurs et que d’autres pourraient être avilis.

« Comment de telles idées ont-elles pu grandir, être appliquées sans protestation massive ?

« Hitler promettait au peuple allemand l’amélioration de la vie et le maintien de la paix : "Donnez-moi quatre ans, et vous ne reconnaitrez plus l’Allemagne".

« Quatre ans plus tard, les acquis sociaux étaient détruits et les libertés fondamentales étaient bafouées…

« Après la guerre et sous l’impact des horreurs révélées, la société a fortement évolué avec des droits reconnus, des personnes, des femmes, à penser librement, à accéder aux soins, à s’informer, à se déplacer, à disposer librement de son corps. Et, pourtant, ces droits sont maintenant contestés entre le trop et le pas nécessaire.

« Partout reviennent les indifférences barbares, une dureté égoïste d’un côté et une pauvreté renaissante de l’autre. Aujourd’hui, l’individualisme est roi, il touche le droit, l’organisation de la société, les mœurs.

« Ce n’est plus « qu’est-ce que je fais pour la société ? » mais « où sont mes intérêts ? ».

« L’autorité - de l’institution, de la famille, du cadre de vie -, celle qui décide du cadre général des conduites, est rejetée au profit de la nébuleuse des réseaux sociaux, qui ont leurs formidables côtés mais qui sont aussi utilisés sans grand discernement.

« De nouveaux comportements sont aux antipodes d’une organisation sociale, politique, qui cherche, par la réflexion de tous, par la discussion, à se connaître et à comprendre les éléments constitutifs de la condition commune qui permettent des choix pertinents et collectifs, tout en rendant possible l’exercice des droits individuels.

« Les textes que nous avons entendus précédemment sont importants, merci à ceux qui les ont dits et choisis, car ils montrent les saines mais vaines tentatives de résistance aux premières mesures.

« Ces résistances ont été d’initiatives individuelles, mais de portée symbolique, d’essence humaniste.

« Certes elles ne pèseront pas lourd lorsque les méthodes, brutales des nazis provoqueront une terreur généralisée.

« Aussi, instruits de ces précédents,

« Nous sommes rassemblés pour nous souvenir et rendre hommage aux victimes, à ceux qui ont sacrifié jusqu’à leur vie pour combattre le nazisme.

« Nous sommes rassemblés pour combattre ceux qui réfutent les évidences factuelles, ceux qui entretiennent un terreau de haine et d’exclusion.

« Nous sommes rassemblés parce que les replis nationalistes à l’œuvre aux Etats-Unis, en Europe, comme avec le Brexit, sont des signaux alarmistes.

« Nous sommes rassemblés parce que ce n’est pas ce qui rassemble qui importe à de trop nombreuses personnes mais ce qui différencie.

« Nous sommes rassemblés parce que notre société, devenue plus dure, plus indifférente et plus égoïste, nous inquiète.

« Nous sommes rassemblés parce qu’une infime partie de la population accapare l’essentiel de la richesse produite au détriment de populations entières.

« Nous sommes rassemblés parce que la grande Histoire nous enseigne que l’inquiétude des peuples peut devenir dévastatrice.

« Je vous ai dit que je reviendrai au texte de mon début de propos :

« "… la Résistance fut une démocratie véritable : pour le soldat comme pour le chef, même danger, même délaissement, même responsabilité totale, même absolue liberté dans la discipline. Ainsi, dans l’ombre et dans le sang, une République s’est constituée, la plus forte des Républiques. Chacun de ses citoyens savait ce qu’il devait à tous et qu’il pouvait compter que sur lui seul ; chacun réalisait, dans le délaissement le plus total, son rôle historique et sa responsabilité. Chacun d’eux, contre les oppresseurs, entreprenait d’être lui-même, librement, irrémédiablement. Et en choisissant lui-même dans sa liberté, il choisissait la liberté de tous. Cette république sans institutions, sans armée, sans police, il fallait que chaque Français la conquière et l’affirme à chaque instant contre le nazisme… ne peut-on souhaiter que la République de grand jour conserve les austères vertus de la République du Silence et de la Nuit ?"

« Ces indicateurs doivent nous ouvrir les yeux, avertis de l’Histoire, nous ne devrions pas céder aux manipulations mais les démasquer ! Je pense :

- à la glorification identitaire, à la haine des autres, des faibles, des minorités

- aux désignations de boucs émissaires : étrangers, opposants, journalistes

- aux spoliations déguisées en mesures réparatrices de faits imaginaires

- à la distribution de cadeaux bien ciblés : emplois, honneurs, pots-de-vin

- à la corruption généralisée au profit de quelques uns

- aux pratiques de tromperies, de falsifications, de tri des informations

- à l’autopromotion, voire la célébration d’un homme ou d’une femme

- à la destruction de l’Etat de droit, de la séparation des pouvoirs

- aux manipulations mensongères ; plus la ficelle est grosse, plus le culot est grand, plus l’adhésion aveugle progresse

- à l’usage de la violence, justifié et institué

- à la peur utilisée comme un moyen ou comme un objectif

« Ne baissons pas les bras et réaffirmons, avec force et conviction, que nous défendons une France laïque, où la liberté de conscience, la liberté de penser et la liberté d’exprimer des opinions dans le respect des lois est inscrite dans notre Constitution : "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. "

« Notre volonté est, encore et toujours, de perpétuer le projet de vivre ensemble, sans haine ni rejet, dans la richesse de nos différences.

« Vive l'amitié des peuples de l'Europe et du Monde ! Vive la France de la République ! »

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale Devoir de mémoire
29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 08:41

Chers concitoyens écologistes, de gauche, républicains,

Vos convictions sont diverses. Et toutes respectables et respectées. Au premier tour, vous avez soutenu différents candidats. Cette même diversité se retrouve au sein de notre équipe municipale, pourtant unie pour l'intérêt général.

Je sais que nous ne sommes pas tous d'accord, mais je fais partie de ceux qui redoutent vraiment l'élection de Mme Le Pen. Et, si par malheur elle survenait, je m'en voudrais de ne pas vous avoir fait part de mes inquiétudes et de mon sentiment que nous ne devons pas rester bras ballants et silencieux.

Une partie de nos concitoyens, notamment parmi ceux que la République doit le plus protéger, les plus modestes ou stigmatisés, ont peur. Et ils attendent de nous que nous fassions le nécessaire, avec eux, pour être épargnés du pire.

 

UNE TOURNURE DANGEREUSE

À une semaine de l'échéance, la situation prend en effet une tournure dangereuse avec l'habileté avec laquelle Mme Le Pen, après le propos pas très explicite de certains éliminés du premier tour en vue du second, s'est engouffrée dans la brèche ouverte pour s'attirer les votes des électeurs populaires, dont ceux qui ont fait confiance au candidat de la France Insoumise.

De plus, elle séduit les 5% d'électeurs de M. Dupont-Aignan qui a signé avec elle un accord de gouvernement et appelle à voter pour elle. Et certains responsables de la droite républicaine sont, sinon dans la ligne affligeante assumée de Mme Boutin ralliée à Mme Le Pen, du moins promoteurs d'un "ni-ni" menaçant. Même si je sais aussi que nombre d'électeurs n'écoutent plus les consignes de vote des divers leaders des partis.

 

VOTER POUR EMPÊCHER LE PIRE

Je n'aime pas la plupart des volets du projet mondialiste de M. Macron, à commencer, parce que je suis un maire, par sa proposition de réduire de près de 40% les recettes des communes, fragilisant ainsi gravement leur droit constitutionnel à leur libre administration. Et je suis aussi blessé par la mésestime qu'il affiche à l'endroit des partis, fussent-ils bien sûr critiquables, parce que ce sont tout de même bien eux qui, dans la tourmente des années 40, clandestinement, ont forgé "Les Jours Heureux", le programme du Conseil National de la Résistance, qui a fondé toute l'organisation sociale, économique, institutionnelle et culturelle qui a permis à la République et notre peuple de se redresser après le désastre de la guerre. Et ce sont bien les partis qui composent la majorité seynoise qui ont organisé l'unité que nous connaissons à La Seyne à laquelle les Seynois ont accordé et renouvelé leur confiance.

Je n'aime pas non plus les projets qu'ont portés à diverses élections M. Chirac, M. Vialatte, ou Mme Bicais et M. Mulé. Mais j'ai pourtant voté pour eux ou appelé à le faire lorsque l'élection ne concernait pas à ma propre circonscription électorale.

Même si les politiques libérales auxquelles les uns et les autres ont pris part, comme acteurs de l'économie financiarisée ou de la politique publique, ne sont pas pour rien dans la montée de l'extrême-droite.

 

GARE À L'IMPOSTURE SOCIALE !

Et surtout je déteste vraiment le projet fasciste qui pourrait s'abattre sur la France, grâce à l'imposture sociale à laquelle se livre Mme Le Pen. Comme vous, je n'ai pas pu ne pas noter que celui qui l'a remplacée pendant un jour ou deux à la présidence du FN, en eût-il été écarté suite au tollé que sa nomination a soulevé, est signalé comme un révisionniste de l'histoire du nazisme, un adorateur de Pétain et de Monseigneur Lefebvre. Et le « remplaçant du remplaçant » est de la même veine éloignée de la tradition républicaine, pas très fraternelle, connu entre autres pour être le lanceur de l'opération "ma commune sans migrants".

Mme Le Pen joue sur deux tableaux et elle peut ratisser large : des ouvriers désemparés de Whirlpool aux mêmes grands patrons aristocrates que ceux qui pensé contenir les nazis en les soutenant dans l'Allemagne des années 30. À la veille de ce dimanche dédié à la commémoration de la libération des camps d'extermination de la seconde guerre mondiale, on doit se souvenir de ce qu'il est advenu à la planète.

 

PRENDRE LE RISQUE DE NE RIEN FAIRE OU DIRE ?

Je sais, bien sûr, qu'il y aura un 3ème et un 4ème tour avec les législatives, et un 5ème tour permanent avec les luttes sociales qui vont fatalement s'ensuivre. Mais je préfère voir les forces sociales s'affronter à M. Macron qu'à Mme Le Pen pour tous ces tours à venir.

Je n'en voudrai pas à ceux qui ne partagent pas mon anxiété. Mais je voudrais inviter ceux qui l'éprouvent avec moi à ce que nous fassions notre devoir. Il faut que les Seynois qui estiment qu'il faut utiliser le bulletin de M. Macron pour éviter le pire le disent sans relâche à leurs proches, leurs voisins, leurs collègues.

Au sein de la majorité municipale, nous assumons chaque jour des choix qui, parfois, ne nous satisfont pas unanimement. Ce faisant, nous montrons que nous sommes des responsables. Ça nuit parfois aux intérêts particuliers de certains Seynois, ça nous oblige à des explications et des confrontations, mais ça affirme notre détermination pour La Seyne et l'intérêt général. Et je crains que beaucoup de Seynois ne comprennent pas que nous restions silencieux alors que l'heure leur semble grave.

 

DES ÉLUS DE L'ÉQUIPE MUNICIPALE VOUS INVITENT

C'est pourquoi, avec des élus de notre majorité municipale, nous avons prévu de vous inviter à...

un forum public le mercredi 3 mai de 18 heures 30 à 20 heures,

à la Bourse du Travail, avenue Gambetta, à La Seyne

autour d'un seul sujet : « Le 7 mai, tout sauf le FN à la tête de la France ! »

Ce ne sera bien sûr pas un temps de campagne « pro-M. Macron », ni une réunion d'un pseudo « front républicain », mais un rassemblement où des élus de notre équipe, chacun avec sa sensibilité politique, diront ce qu'ils pensent qu'il faudra faire le 7 mai pour battre Mme Le Pen. Et où nous pourrons en parler ensemble.

Croyez, chers concitoyens, à mes meilleurs sentiments républicains.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 04:31

Le premier tour de l'élection présidentielle s'est plutôt bien passé à La Seyne.

Il s'est certes déroulé avec quelques difficultés d'organisation découlant du nouveau découpage géographique des bureaux de vote, rendu obligatoire par la loi. Malgré les nombreuses informations diffusées par le service municipal des élections, notamment sur le site Internet de la commune, et l'expédition de nouvelles cartes d'électeurs comportant l'adresse précise du lieu de vote de chacun, nombre de nos concitoyens ont peiné à trouver l'endroit où ils pouvaient exercer leur droit et accomplir leur devoir électoral. En outre, quelques rares incohérences dues aux moyens techniques ont compliqué la tâche. Ces problèmes ont ralenti le déroulement des opérations de vote dans les bureaux, mais le scrutin a pu se dérouler tout à fait normalement.

 

UNE BONNE PARTICIPATION DES ÉLECTEURS DANS TOUS LES QUARTIERS

Je veux ainsi remercier les électeurs seynois qui ont souvent dû faire preuve de patience et qui ont permis de limiter le taux d'abstention à 23,8 %, proche de la moyenne départementale de 21,8 %, et inférieur à la moyenne nationale des communes abritant des quartiers défavorisés où la participation est hélas généralement moindre, et où a été relevée une abstention moyenne de 26,5 % pour ce scrutin.

Nos quartiers populaires prioritaires de Berthe et du centre-ville ont d'ailleurs voté à 65,7 %, ce qui est mieux, par exemple, que les quartiers nord de Marseille, et bien mieux que les sites d'habitat social de nombre de banlieues parisiennes ou lyonnaises où l'abstention a parfois atteint près de 50 %. Il est encourageant que ceux de nos concitoyens victimes, plus que d'autres, d'une relégation sociale, économique et urbaine, aient manifesté un intérêt réel pour cette élection. Qu'ils en soient complimentés.

 

LES CANDIDATS DU DEUXIÈME TOUR DOIVENT DÉSIGNER LEURS ASSESSEURS 

Je tiens également à remercier les personnels communaux qui ont assisté les présidents, assesseurs et scrutateurs des bureaux de vote, quant à eux tous bénévoles et à féliciter pour leur engagement. La République prévoit en effet que l'organisation des scrutins repose sur l'implication de bon gré des citoyens eux-mêmes, notamment les équipes des volontaires proposées par les candidats, et des élus, majoritaires et minoritaires, qui ont tous été à leur poste.

Et j'invite les délégués des deux candidats restant en lice, Mme Le Pen et M. Macron, à s'employer à désigner pour le deuxième tour deux assesseurs pour chacun des 47 bureaux seynois, faute de quoi il est à craindre que certains bureaux pourraient ne pas ouvrir et la belle image de la démocratie que La Seyne a donnée au premier tour en serait ternie.

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 14:16

Comme ailleurs, les électeurs de gauche ont logiquement et rudement sanctionné le Parti socialiste dont les gouvernements n'ont pas tenu toutes leurs promesses de 2012 et dont nombre des dirigeants et personnalités, y compris dans le Var, certes pas à La Seyne, ont trahi leur propre conscience en savonnant la planche du candidat pourtant désigné par la primaire citoyenne.

Ils l'ont fait en votant Mélenchon qui, de son côté, n'a pas facilité la tâche de l'unité avec sa campagne solitaire, triomphaliste et justicière, alors même que son projet était compatible avec celui des autres sensibilités de la gauche. Et Hamon, peut-être par crainte d'une accélération des ralliements de sociaux-libéraux du PS à Macron, n'a pas non plus été très loin dans la quête du rassemblement. 

Et ceux qui, sans être de gauche, avaient placé un espoir déçu dans les serments de 2012, ont regagné leur camp naturel.

 

PAS CONSOLÉ PAR LE FAIT QUE LA GAUCHE RÉSISTE MIEUX À LA SEYNE QU'AILLEURS

Chez nous, par rapport à 2012, l'extrême-droite poursuit son inquiétante progression, la droite traditionnelle son effondrement. La gauche, dans son ensemble, n'est pas mieux lotie à La Seyne que la droite, même si elle résiste mieux qu'ailleurs dans la Région, à 3% au-dessus de son score régional de PACA et 5% au-dessus de son score varois.

Elle réalise chez nous le meilleur résultat des 20 plus grandes communes du Var et, derrière Marseille et Arles, elle fait jeu égal avec la gauche aixoise, devant les autres communes importantes de PACA. Mais sa division imbécile la disqualifie comme ailleurs.

 

PROTÉGER CONTRE EUX-MÊMES CEUX TENTÉS « D'ESSAYER LE PEN »

Pour le second tour, il appartient bien sûr à chacun de décider de contrer les funestes desseins nationalistes de l'extrême-droite. Moi, je le ferai, parce que je veux protéger contre eux-mêmes ceux qui seraient tentés de "l'essayer".

Et, une nouvelle fois, il me faudra opter pour un candidat bien éloigné des intérêts des territoires et de leurs citoyens, artisan des dispositions les plus nuisibles de la Loi Travail, affichant sa volonté de rompre l'égalité entre les collectivités encore un peu garantie par la péréquation nationale et de fragiliser la libre administration des communes et leurs services publics, garants de la solidarité républicaine, en les privant de près de 40% de leurs recettes fiscales.

 

DÈS LES LÉGISLATIVES, RECONSTRUIRE LA GAUCHE DANS L'UNITÉ

Il reste la question des législatives de juin dans notre 7ème circonscription de l'Ouest varois. Il n'est d'autre solution pour la gauche que de présenter une candidature unique, si elle veut peser au Parlement en protectrice, face aux tenants de la grande finance internationale, de ceux qui aspirent à un emploi, entreprennent, travaillent, ou l'ont fait et ont droit à la quiétude de la retraite. Les piteux résultats de l'alliance "PS-Verts-Belle alliance populaire" ne l'autorisent a priori plus à forcément l'incarner chez nous. Je rends d'ailleurs à mes camarades du Parti socialiste le mandat de candidat suppléant de Jimmy Coste que leur vote m'a confié, si ça peut permettre d'aider à amorcer un nécessaire partenariat.

Outre mon application à animer et dynamiser durablement le laboratoire de la large unité de la gauche qu'est la majorité municipale seynoise, ce renoncement à cette candidature sera ma première contribution de "socialiste vrai" à l'effort collectif indispensable pour relever le défi crucial de la reconstruction d'une gauche solidaire et écologiste digne de ce nom. Il est possible de le faire dès à présent pour l'élection législative de juin, autour d'une plateforme commune et d'un partage national des circonscriptions.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 08:19

Je ne suis pas de ceux qui auront trouvé beaucoup de bienfaits dans les dispositions de la loi dite « El Khomri ».

On se souviendra peut-être de mon adresse aux parlementaires varois pour qu'ils ne votent pas le projet de « loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels » qu'on a fait endosser à la ministre du travail.

Je dis bien « endosser » car je n'oublie pas que c'est le directeur de cabinet de son prédécesseur qui, bras armé du Premier Ministre Manuel Valls, est l'auteur du projet de loi, rédigé sans que Myriam El Khomri n'en ait connaissance, et que c'est bien Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, qui, faute d'avoir pu faire entériner par le gouvernement son projet de « Loi Macron 2 », a finalement obtenu gain de cause pour que la « Loi El Khomri » comprenne certaines de ses plus terribles dispositions, notamment relatives au licenciement économique et aux prud'hommes, contre lesquelles Myriam El Khomri a protesté en vain.

On me rétorquera qu'elle avait certes la possibilité de mettre en application le second terme de la célèbre alternative en forme de sentence de Jean-Pierre Chevènement qu'il s'était appliquée à lui-même pour protester contre la « parenthèse libérale » du gouvernement Mauroy II en 1983 : « Un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ! ». Ce n'est pas faux.

 

À L'HEURE DU BILAN, POUR LES HABITANTS DES QUARTIERS POPULAIRES

Mais, à l'heure du bilan, alors qu'il ne reste que quelques jours de vie au gouvernement, je ne veux pas retenir de Myriam El Khomri que les funestes dispositions de la loi qui porte son nom. Car, tant comme secrétaire d'État à la Politique de la Ville que comme ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, les résidents des quartiers populaires où vivent les personnes les plus éloignées de l'emploi, et parmi eux ceux de chez nous, à La Seyne, n'auront pas eu à se plaindre, loin de là, de la politique qu'elle a impulsée, notamment en matière de stratégies d'insertion professionnelle en leur faveur.

J'ai eu le privilège, ces derniers jours, d'être invité par la ministre, en ma qualité de président de l'association des maires « Ville et Banlieue » de France,  à une rencontre d'échanges évaluatifs des dispositions qu'elle a pu mettre en œuvre depuis son arrivée au gouvernement en 2014. C'est déjà en soi une démarche honnête et courageuse, peu banale, à laquelle s'est d'ailleurs aussi livrée une autre femme de ce gouvernement, sa successeur à la fonction de secrétaire d'État à la Politique de la ville, Hélène Geoffroy.

 

UNE BOÎTE À OUTILS POUR L'HARMONIE TERRITORIALE

Et je crois devoir communiquer ces éléments de bilan à celles et ceux qui, comme moi, pensent que l'harmonie républicaine, sur nos territoires urbains aux populations si diverses, passe par la réduction des inégalités, et, qu'ils soient élus, services publics pour l'emploi, acteurs économiques, associatifs ou sociaux, s'investissent au quotidien pour y concourir. Je le fais non pas pour dresser le panégyrique de Myriam El Khomri, mais pour rappeler à tous qu'ils disposent, grâce à elle et ses équipes — et peut-être un peu aux recommandations que nous, les élus locaux, avons suggérées –, d'une boîte à outils, certes perfectible, mais à préserver, permettant aux plus humbles de nos concitoyens de gagner en dignité humaine.

Et ça se trouve sur ce lien.

Au revoir, Madame la ministre.

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 07:17

Si je devais choisir, pour forer une cloison, entre une chignole manuelle à vilebrequin et une perceuse à vibrations forcées par un système piézoélectrique de dernière génération, fût-elle au stade expérimental, est-ce que j'opterais pour la première ? C'est bien toute la question que de plus en plus d'électeurs de gauche et écologistes me disent se poser. Et je les pressens de plus en plus nombreux dans les prochains jours si les sondages confirment la décrue constante des intentions de vote en faveur du candidat désigné par la primaire citoyenne du PS et de ses partenaires, Benoît Hamon.

Avec l'ascension concomitante de Jean-Luc Mélenchon dans les mêmes sondages, il est clair qu'on est dans une logique de vases communicants. Les futurs électeurs répondent manifestement aux sondeurs qu'ils veulent utiliser l'outil qui leur semble le plus performant pour fiabiliser et mieux maîtriser leurs opérations de perçage. Et ils vont vanter leur machine à leurs voisins, et les campagnes publicitaires vont faire le reste. La chignole de mon grand-père sera remisée au fond de l'atelier.

 

LE CHANTIER SABOTÉ SANS QUE LE CONTREMAÎTRE N'INTERVIENNE

Ce n'est pas la faute à Benoît Hamon. Trop de socialistes, et pas des moindres, ont clairement grippé la manivelle de son vilebrequin en prenant parti pour un arbre simple primitif mis en rotation entre les paumes des mains, Emmanuel Macron, qui réussit le tour de force de donner à croire qu'il est le plus moderne. Les hésitations de l'entreprise PS et du chef de chantier Jean-Christophe Cambadélis à rappeler les consignes de travail ont fait le reste. Les plus modérés des électeurs de la gauche et de l'écologie ont déjà succombé aux sirènes de l'outil antique se donnant des airs de "Révolution" (titre de son ouvrage), et en tous cas surfant sur la vague de l'apparente meilleure garantie contre Le Pen. Chez ceux qui doutent de la faisabilité d'une majorité "ni de droite, ni de gauche", les plus réalistes quant aux chances de l'unité, et pas forcément les plus radicaux, considérant qu'il y a un candidat de trop, semblent opter pour l'instrument de forage leur paraissant le plus à même de trouer la paroi nous séparant du second tour.

Dès lors, si l'on veut avoir une chance de réussir la percée, la question de l'unité de la gauche et des écologistes, pour laquelle je plaide depuis des années, va se poser en d'autres termes qu'il y a peu, ne serait-ce qu'un mois en arrière. Benoît Hamon caracolait en tête des deux candidats, porté par un projet clairement ancré à gauche et porteur d'espérance écologique, validé par une majorité nette issue de la primaire citoyenne. Il était fondé à être le pôle de l'indispensable rassemblement. Même s'il n'aurait peut-être pas dû, pour donner des gages aux plus modérés, remplacer par une mèche à bois son foret du revenu universel d'existence renforcé au tungstène proposé lors de la primaire.

 

ET SI LA CLOISON SE MUAIT EN MURAILLE INFRANCHISSABLE ?

Dans les prochains jours, si d'aventure moins de 10% des personnes interrogées déclaraient durablement aux sondeurs vouloir accorder leur confiance à notre candidat tandis que celui de la France insoumise dépasserait celui de la droite, je gage qu'on me demandera encore plus fréquemment si la question de la polarité de la gauche et de l'écologie ne devrait pas être réétudiée.

En réfléchissant à cela, je sais que je dresse un constat d'échec prématuré dangereusement démobilisateur pour mes camarades socialistes, nos militants, nos sympathisants et les deux millions d'électeurs de la primaire citoyenne, et peut-être destructeur pour notre parti. Mais je ne fais que rapporter à la réunion de chantier ce que j'entends chaque jour un peu plus de ceux de mes concitoyens qui l'observent depuis la palissade. Et qui craignent que la cloison qui les sépare d'un avenir désirable ne se transforme en muraille de béton banché derrière lequel le pire de l'extrême-droite pourrait survenir sans qu'ils n'y puissent rien.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 10:24

C'est une idée des fonctionnaires communaux. Et une bien belle idée, je trouve. Pendant que certains, à l'échelle nationale, parlent et se comportent de telle façon que la démocratie risque d'en sortir bien meurtrie, des agents municipaux, conscients et consciencieux, se préoccupent de la bonne tenue des bureaux de vote des quatre tours d'élections prévus dans les prochains mois.

Et ils ont raison. Les élus municipaux ont certes l'obligation d'assurer la présidence des bureaux de vote, mais, fussent-ils tous mobilisés, leur nombre ne peut suffire à constituer les équipes, d'au moins quatre personnes, devant organiser et contrôler le déroulement des scrutins dans la cinquantaine de lieux où sont accueillis les électeurs seynois. Et il est de plus en plus difficile d'obtenir des partis politiques qu'ils proposent ne serait-ce qu'un assesseur par bureau.

 

DES VOLONTAIRES POUR FAIRE VIVRE LA DÉMOCRATIE

Comme dans d'autres villes, en France, nos fonctionnaires ont eu l'idée de lancer un appel à l'ensemble des citoyens attachés à la démocratie, prêts à consacrer bénévolement quelques heures dominicales à une présence dans les lieux de vote.

C'est à la portée de tout un chacun, même totalement inexpérimenté en la matière, d'autant qu'il ne s'agit que d'assister le président et le secrétaire du bureau, formés et rompus à l'exercice.

 

SEYNOIS, FAISONS MENTIR CEUX QUI NE CROIENT PLUS À LA DÉMOCRATIE !!!

Il suffit d'être inscrit sur les listes électorales d'une des communes de notre département et de se manifester au plus tard trois jours avant la date du scrutin auprès du service des élections de notre mairie.

Toutes les informations pratiques sont données sur le site Internet de la commune. Ce serait drôlement bien que, grâce aux citoyens seynois eux-mêmes, les élections présidentielle et législative soient chez nous de belle tenue !

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 05:52

Avec Michel Vauzelle, nous sommes de nombreux élus de Provence Alpes Côte d'Azur à avoir lancé, ces jours derniers, un appel au rassemblement autour de Benoît Hamon.

Nous sommes socialistes du PS, républicains-citoyens du MRC, écologistes d'EELV, insoumis du Front de Gauche, ou sans étiquette, conseillers municipaux, maires et adjoints de petites et grandes communes, conseillers communautaires ou départementaux, parlementaires, majoritaires ou minoritaires dans les assemblées où nous siégeons, des six départements de PACA, du Rhône à l'Italie, du littoral aux Alpes.

Nous appelons tous ceux qui se retrouvent dans les valeurs que nous avons en partage, à commencer par nos collègues élus locaux ou nationaux, notamment ceux qui sont membres du PRG, du PS, d'EELV, de FD, de l'UDE, partis ayant soutenu le principe et pris part à la primaire de la gauche et de l'écologie, à respecter le choix des deux millions de citoyens que nos partis ont invités à participer à ce moment démocratique, et à promouvoir le projet porté par Benoît Hamon.

Je mets en ligne ci-dessous notre appel et la liste des 100 premiers signataires, dont, soulignés en exergue pour les visiteurs de mon blog, les élus de La Seyne qui, depuis cette première liste publiée, ont été rejoints par d'autres de chez nous, tel Guy Rebec, conseiller d'opposition (EELV) à Toulon et conseiller communautaire de Toulon Provence Méditerranée.

Et il est possible à chacun de renforcer cet appel EN LE SIGNANT ICI...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 04:28

C'est très volontiers que je relaie et rejoins avec plaisir et détermination l'appel lancé, entre autres, par Thomas Roller, le jeune militant socialiste seynois, choisi par Benoît Hamon pour être son représentant dans le Var.

Je précise aux visiteurs de mon blog que les intertitres, insérés pour aérer le texte en espérant ne pas le dénaturer, sont de moi...

 

Il est temps que le débat idées contre idées, projet contre projet prenne ses droits. Notre pays et notre région méritent une campagne à la hauteur des enjeux.

Les choix d’avenir n’ont jamais été aussi décisifs. La droite de F. Fillon met l’austérité et la casse de la solidarité au centre de son programme, l’extrême droite de M. Le Pen veut instaurer la stigmatisation et la division comme principe de gouvernement.

Face aux vieilles recettes libérales, nous proposons des solutions justes, efficaces et durables. Face aux logiques populistes, nous répondons aux attentes populaires. Quand Mme Le Pen et messieurs Fillon et Mélenchon expriment de la fascination envers Monsieur Poutine alors que ce dernier a arrêté 700 opposants politiques, nous revendiquons notre attachement viscéral à la démocratie et à la liberté.

 

ASSEZ DES AFFAIRES ET DES PETITES PHRASES : PARLONS PROJET !

Le projet de Benoit Hamon vise à protéger les plus vulnérables et bâtir un futur désirable pour tous à travers la transition du travail, la transition écologique, démocratique et européenne. Revenu universel, interdiction des perturbateurs endocriniens, recrutement de 40.000 professeurs, accès pour tous au service public, réorientation de l’Europe et démocratisation de la zone euro… Benoit Hamon a mis au cœur de son projet des mesures fortes.

C’est bien de cela dont nous voulons parler à nos concitoyens : la France que nous voulons. Or l’élection présidentielle est depuis trop longtemps polluée par les affaires et les petites phrases qui alimentent une course à la dévalorisation du débat démocratique.

 

ASSEZ D'IRRESPECT DE LA DÉMOCRATIE : RESPECTONS LE VOTE DE LA PRIMAIRE SOCIALISTE !

Comme si ce contexte ne suffisait pas à dénaturer le débat de la campagne présidentielle, quelques ténors de la gauche et une partie de la droite, cédant à l’ivresse des sondages, ces mêmes sondages qui se sont trompés sur les primaires en France mais aussi à l’étranger sur le Brexit et l’élection de D. Trump, s’accordent aujourd’hui pour garder le pouvoir. Voilà ce qui unit aujourd’hui les tenants de la vieille politique qui rallient En Marche. On ne peut pas être socialiste et être favorable à la suppression de l’ISF, à l’augmentation de la CSG, à la casse du service public.

Etre responsable politique c’est accepter le vote des 2 millions d’électeurs qui ont participé à la primaire et l’issue du processus démocratique que l’on a organisé. La démocratie mérite d’être respectée et pour cela le débat doit se faire sur une vision de la société. Face à la mécanique de cette vieille politique, la dynamique d’une gauche nouvelle s’est enclenchée avec Benoit Hamon pour porter des propositions innovantes.

 

ASSEZ D'ACTIVER LA MACHINE À DÉSESPÉRER : VOTONS POUR !

Notre programme est le seul à créer les conditions de projeter notre pays dans l’avenir tout en répondant aux problématiques d’aujourd’hui. Nous avons besoin de vous pour qu’il reprenne toute sa place dans le débat démocratique.

Vous, citoyens de gauche, élus, militants, sympathisants, vous qui voulez voir gagner ce projet au service des Français, vous qui voulez mettre fin à la machine à désespérer, vous qui voulez voter pour voir la démocratie reprendre ses droits sur les logiques d’appareils et les intérêts de quelques uns. Vous qui ne voulez pas que la France de demain soit celle de la division, et des inégalités. Vous qui voulez voter pour une France juste et tournée vers l’avenir.

Le choix des Français doit se faire dans les urnes et non en fonction des sondages. Le seul vote utile c’est celui qui est utile aux gens. Nous avons pris l’habitude depuis trop longtemps de voter contre ou de voter par dépit ou par défaut. Alors à vous, à nous, de faire entendre la voix de cette gauche nouvelle pour faire gagner un projet au service des Français : le projet de Benoit Hamon.

 

Parce que je suis de gauche, je vote Benoit Hamon.

Parce que je défends l’égalité réelle, je vote Benoit Hamon.

Parce que je suis écologiste, je vote Benoit Hamon.

Parce que je suis féministe, je vote Benoit Hamon.

 

A vous maintenant de nous dire pourquoi vous votez Benoit Hamon.

#PACAvotePOURBENOITHAMON

 

Alexandre Houpert, Thomas Roller, Marion Pigamo, Yann Librati

représentants de Benoit Hamon

dans le Vaucluse, le Var, les Bouches-du-Rhône et les Alpes Maritimes

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 11:18

Comme président de l'association des maires « Ville et Banlieue » de France, je suis membre de droit du Bureau national de l'Association des Maires de France (AMF).

C'est à ce titre que j'étais ce mercredi à Paris, au mythique studio 104 de la Maison de la Radio, pour recevoir les candidats à l'élection présidentielle pour une sorte de « grand oral » passé devant plus de 700 maires invités par leurs associations départementales, dont cinq de mes collègues varois.

Si j'ai regretté, comme beaucoup de maires, que deux des onze prétendants, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, ne soient pas venus en personne, se faisant représenter par des porte-parole, et que la question des quartiers populaires prioritaires n'ait été effleurée que par trois des candidats, dont — ouf ! — celui que je soutiens, Benoît Hamon, j'ai apprécié la démarche, tout à fait novatrice et inédite.

 

DES MAIRES INQUIETS ET DÉTERMINÉS

Elle aura permis aux élus locaux, animateurs des petites patries démocratiques que sont nos 35.000 communes, de faire entendre leurs voix et leurs inquiétudes, et surtout leurs déterminations à ne plus subir des coopérations intercommunales imposées, des transferts de compétences de l'État ou des décisions d'exonérations d'impôts non compensés par les moyens financiers de les assumer, ou encore des baisses drastiques de dotations fragilisant le service public de proximité et, faute de pouvoir réaliser d'indispensables investissements, la dynamique économique des territoires.

Celui des candidats qui sera choisi par le peuple souverain ne pourra pas dire qu'il n'aura pas été prévenu ; les maires, seuls élus de la nation à avoir la confiance de plus de la moitié des Français — les deux tiers — selon un récent sondage, sont apparus déterminés à défendre leurs communes, leurs libertés, supposées garanties par la Constitution de la République, d'administrer à leur guise leurs territoires, et les moyens de conduire leurs projets au service de leurs concitoyens.

 

APRÈS LES AUDITIONS, UN DÉBAT TÉLÉVISÉ

J'ai été convié, à la suite de ces presque huit heures d'auditions, que l'on peut écouter sur le site de l'AMF, à participer à un échange avec trois de mes collègues, maires de sensibilités diverses et de communes de tailles variées, organisé par la chaîne de télévision "Public Sénat". Les visiteurs de mon blog peuvent le retrouver ci-dessous...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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Marc VUILLEMOT

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