19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 16:53

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4c/GuerreVendée_1.jpg/250px-GuerreVendée_1.jpgOn a connu à La Seyne l'époque où la droite locale avait franchi le pas en intégrant des militants du Front national sur ses listes municipales. On a connu aussi des moments où des transfuges de la droite seynoise ont rejoint le FN, et vice versa. Ça - et d'autres choses - a laissé des traces dans les relations de cette droite-là avec d'autres gens de son camp, clairement républicains, au nombre desquels des élus de l'actuelle minorité municipale.

On devrait donc être habitués à cette porosité qui ne "chouan" pas très bon. Mais je ne parviens pas à m'y faire. Et, lorsque j'apprends que trois députés vendéens et trois de leurs collègues UMP (courant "droite populaire") de la Région Provence Alpes Côte d'Azur ont co-signé avec une parlementaire du FN (elle aussi de PACA) une proposition de loi visant à ce que soient qualifiées de "génocide" les exactions commises en Vendée par les troupes révolutionnaires à l'époque de la Terreur, j'avoue que ça m'effraie encore.

Ce n'est pas tant l'objet du texte qui m'inquiète, même si je pense que ce n'est pas à la représentation parlementaire d'écrire l'histoire, mais bien aux historiens, lesquels sont d'ailleurs partagés sur le sujet, et même si nul ne conteste l'horreur des actes perpétrés à cette époque.

Ce qui me fait peur - et pas pour des raisons électorales à courte vue - c'est que je pense que ces députés-là pourraient servir de poissons-pilotes pour tester l'impact populaire de tels rapprochements contre-nature entre la droite et son extrême qui, avec sa nouvelle leader, tente de se refaire une blancheur, alors que ses fondamentaux n'ont en rien varié quant à leur dangerosité sur la République, la Démocratie, et la Paix.

Je pense connaître les points de vue sur le sujet des responsables locaux de l'UMP et du Nouveau Centre : les élus de notre minorité municipale, notre député Jean-Sébastien Vialatte, notre conseiller général Gilles Vincent, les candidats plus ou moins déclarés aux municipales de 2014, Nathalie Bicais et Jean-Pierre Colin. Mais ce serait rassurant pour les citoyens, de droite comme de gauche, qu'ils les expriment eux-mêmes clairement.



 

MISE À JOUR - ET AU POINT : Il n'était pas nommément cité lorsque j'ai rédigé cet article ce samedi, mais il était au nombre des trois députés UMP provençaux et azuréen signataires. Finalement, il ne sont plus que deux, car on apprend par Var-matin de dimanche que le député varois Philippe Vitel a retiré ça signature et déclaré qu'il "se sent piégé" par son collègue Luca, autre signataire, qui a utilisé sa signature sans lui indiquer que la députée FN Maréchal-Le Pen était également signataire. Dont acte.

2ème MISE À JOUR - ET AU POINT : J'ai appris dans La Marseillaise qu'un deuxième député UMP, Dominique Tian, des Bouches-du-Rhône, a également retiré sa signature. Dont acte aussi.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 10:41

http://www.parti-socialiste.fr/static/styles/220px/public/8837/rentree-2013-tout-pour-lemploi-la-competitivite-et-des-actes-forts-pour-la-croissance_0.jpgCe samedi, les socialistes sont invités à promouvoir l'action du gouvernement pour l'emploi, la justice sociale et le pouvoir d'achat. Bien sûr que, dans l'adversité des temps où le pouvoir des financiers bride les velléités de ceux qui veulent faire avancer les choses, ce n'est pas facile d'apporter les réponses dont notre peuple a grandement besoin. Bien sûr que ce qui est fait est déjà ça de pris, et qu'il faut le faire savoir, et expliquer pourquoi le capitalisme financier complexifie la tâche du changement. Bien sûr qu'il faut accompagner et soutenir Hollande, le gouvernement d'Ayrault, et les majorités de l'Assemblée Nationale et du Sénat. Et ressasser que la droite et son extrême n'ont rien à proposer.

C'est ce que nous expliquerons à nos concitoyens dans CE DOCUMENT.

Mais il faut aussi que les socialistes encouragent nos gouvernants à tenir bon. Le Parti socialiste ne doit pas se satisfaire de petites avancées. Et encore moins de reculs. Pourquoi avoir écarté la piste de la nationalisation temporaire d'Arcelor-Mittal ? Pourquoi accepter un crédit d'impôts de 20 milliards aux entreprises sans aucune contrepartie, alors que les collectivités locales vont perdre 2,25 milliards de dotations de l'État en deux ans, tandis qu'elles soutiennent l'économie et l'emploi en assurant les trois quarts de l'investissement public du pays ? Pourquoi tergiverser sur le droit de vote des étrangers, le non cumul des mandats ou la procréation assistée, alors que ce sont des engagements de la campagne présidentielle ? Pourquoi ne pas légiférer sur les licenciements boursiers ? Pourquoi le projet de loi sur la réforme bancaire n'est-il pas plus radical ? Pourquoi atermoyer pour remettre en chantier un travail législatif sur la taxe à 75% pour les très hauts revenus recalée par le Conseil constitutionnel ? Pourquoi ne pas s'offusquer des accords sur l'emploi et le marché du travail, gravement déséquilibrés en faveur du patronat, qui sont intervenus entre celui-ci et des syndicats peu représentatifs, et ne pas exiger de la représentation parlementaire qu'elle s'empare du sujet pour rendre acceptable par la force de la Loi ce qui ne l'est nullement aujourd'hui ?

Notre peuple attend beaucoup de nous, socialistes. Soyons responsables. Mais ne soyons pas frileux.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 09:30

Demain, j'y serai.

Simplement parce que la République doit garantir les mêmes droits à tous.

Ce n'est rien d'autre que veut Hollande. Et sa majorité.

Et la majorité des Français qui l'ont élu sur ce projet.

Et c'est ce que contestent les obscurantistes de tout poil

et ceux qui veulent faire flèche de tout bois démagogique.

Et vous, mes concitoyens républicains seynois, y serez-vous ?


 http://www.lgbt-paca.org/_/rsrc/1357463629837/actualites/manifestationpourlemariagepourtousmarseillesamedi19janvier/manif-01-2013.jpg

 

Pensez éco-mobilité. Allez-y en train et en transports urbains.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 06:33

Après avoir présenté, vendredi dernier, les vœux de notre équipe municipale aux fonctionnaires de la mairie, puis, c'était ce dimanche, à ceux de nos concitoyens qui avaient bravé la froidure et le pluie pour nous rejoindre sous le Chapiteau de la mer (mon propos ICI), on m'a demandé d'enregistrer un petit message vidéo pour celles et ceux qui n'avaient pu être des nôtres.

Il est en ligne sur le site officiel Internet de la Ville, mais je vous le livre également...

Merci à tous ceux qui m'ont souhaité une année 2013 riche en projets et en combativité. Et, à mon tour de formuler à chaque que, malgré les vicissitudes des temps, pour de nombreux foyers comme pour notre collectivité... l'année nouvelle soit belle pour tous !


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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 05:14

http://sphotos-b.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc6/227690_544511802226791_1813098730_n.jpg

Juste pour mémoire...

> En Argentine, le catholicisme est religion d'État.

> En Belgique, il y a 80% de catholiques, la religion est enseignée à l'école publique et les prêtres sont payés par l'État.

> 84% des Portugais sont catholiques et l'État a signé un Concordat avec le Saint-Siège en 1940, confirmé en 2004.

> 77% des Canadiens sont chrétiens et la charte constitutionnelle des droits et des libertés reconnait "la suprématie de Dieu".

> 80% des Espagnols sont catholiques et l'école publique assure une instruction religieuse.

> En Suède, il y a 80% de chrétiens, l'Église et l'État ne sont que partiellement séparés et les pasteurs de l'Église de Suède célèbrent administrativement les mariages.

> La France est un pays laïque, avec liberté garantie de croire ou de ne pas croire, et séparation de l'Église et de l'État depuis la Loi de 1905. Conformément à celle-ci, la commune entretient les lieux de culte communaux datant d'avant elle. Et, naturellement, en contrepartie, les religieux, notamment catholiques, ne se mêlent aucunement de la "chose publique"...

Au fait, j'ai lu ça il y a pas mal de temps : "Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées. Ce qui est tortueux sera redressé. Et les chemins raboteux seront aplanis". C'est écrit dans l'Évangile de Saint-Luc, chapitre 3, verset 5. Ça veut dire que, pour le Bon Dieu, il faut tendre vers l'Égalité, non ?...

Mais de quoi je me mêle, moi ?...

 

* j'ai glané les chiffres sur Wikipedia ; il ne sont peut-être pas tout à fait exacts, mais ça donne une idée

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 01:23

http://img.fotocommunity.com/images/Abstrait/Realites/Osons-a26896841.jpg« Ihr sollt nicht umsonst gestorben » (Thomas Mann)... il y aura 70 ans en juin 2013...

« Eveillez-vous à la liberté » (Jawaharlal Nehru)... il y aura 66 ans en août 2013...

« I have a dream » (Martin Luther King)... il y aura 50 ans en août 2013...

« Entre ici, Jean Moulin » (André Malraux)... il y aura 49 ans en décembre 2013...

« Elles sont trois cent mille chaque année » (Simone Veil)... il y aura 39 ans en novembre 2013...

« Demain, vous voterez l’abolition de la peine de mort » (Robert Badinter)... il y aura 32 ans en octobre 2013...

« Le temps est venu » (Nelson Mandela)... il y aura 19 ans en mai 2013...

Ces mots, et/ou les actes qui les ont justifiés, il a fallu les oser.

Que des mots de 2013 puissent oser résonner, forts et beaux, et chargés de sens, et d’amour et d’espoir, dans 19, 32, 39, 49, 50, 66 et 70 ans !

Belle année nouvelle à toutes et tous.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 05:29

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRX5fkeFQgO7P8yAJWKuvb2d-fpGiyjgVDaYewuEvkR3OlIP_J_Les guirlandes de Noël commencent à scintiller dans nos villes. Les petits enfants collent leurs nez aux vitrines des magasins de jouets, rêvent d'ajouter ci, et ça, et encore ça, sur la liste qu'ils vont adresser au Père Noël. Le salon des maires, qui se tient à Paris en parallèle au Congrès de l'Association des Maires de France, ça vous met un maire à moustache grisonnante et cheveux épars dans le même état de transe qu'un bambin qui rêve de vider la hotte du bonhomme barbu au manteau rouge dans ses chaussures déposées au pied du sapin. Oui, je veux tout : la balayeuse robotisée, la signalétique routière intelligente, les vélos électriques en libre-service avec bornes solaires, le mobilier urbain high-tech façon Art Nouveau, le columbarium sur coussin d'air, les toilettes publiques en végétaux vivants, les jeux pour crèches distributeurs de nuggets, le terrain de rugby lyophilisé, la télé locale en 4D. Et tout le reste. Sauf que...

Sauf que je n'ai pas de sous. Et qu'il y a longtemps que je ne crois plus au Père Noël. Je regarde mes collègues s'entretenir avec les commerciaux des centaines de fournisseurs, tous plus innovants et mieux répondant aux besoins de leurs populations les uns que les autres. Moi, je ne peux même pas m'autoriser à rêver. Et je suis loin d'être le seul dans ce cas.

Dans un immense hall voisin, le Président de la République est venu parler aux milliers de maires présents. Les médias retiendront de son propos qu'il reconnaît le droit à l'objection de conscience de mes collègues aux idées larges qui ne veulent célébrer des mariages entre homos qu'à condition que ce soit entre un gay et une lesbienne. Moi, ce que je retiens, c'est que, l'année prochaine, je ne viendrai pas au salon des maires. Pour ne pas me faire encore plus de mal que cette année. Parce que la note à payer pour les collectivités va être salée.

HÉLAS, L'ÉTAT VA RÉDUIRE SES DOTATIONS

Ce que je craignais est confirmé. Après plusieurs années de gel des dotations, le gouvernement va nous demander un nouvel effort impossible à fournir pour atteindre le sacro-saint équilibre budgétaire public. 2,25 milliards de réduction des dotations de l'État aux collectivités à réaliser d'ici 2015 ! Ce que Fillon n'avait pas osé, Ayrault l'assume. Moi, sauf à supprimer des services publics, je ne sais pas faire. Les villes riches aux taux d'imposition locale modérés ou à la population aisée auront la ressource d'augmenter leur fiscalité ; moi, je l'ai déjà fait, et ça saigne à blanc les foyers seynois ; pas question d'en rajouter ; il faut au contraire que je parvienne à baisser l'impôt - sans démagogie - d'ici quelques années. Les villes riches pourront emprunter car les banques ne prêtent qu'aux riches. Moi, même si j'ai réduit en quatre ans la durée nécessaire au désendettement de la commune de 96 à 19 années, au prix d'un effort de gestion surhumain réalisé par les services communaux, c'est encore beaucoup trop et il faudrait que je parvienne à 10 ou 12 ans pour que les banques acceptent de m'accorder des prêts. Et l'aide de l'État aux Régions et Départements diminuant aussi, les subventions de ceux-ci aux communes vont immanquablement aussi diminuer. Il faudra donc encore serrer la ceinture.

IL VA ENCORE FALLOIR SE SERRER LA CEINTURE

Depuis quatre ans, je le fais déjà. J'ai réduit de 12% les coûts de fonctionnement des services, sans en supprimer un seul, et même en en développant de nouveaux. J'ai remunicipalisé des secteurs qui avaient été confiés au privé, non par dogme imbécile, mais chaque fois que, à service égal, ça coûte moins cher. J'ai renégocié des taux d'intérêts et durées d'emprunts antérieurs. Malgré l'impact de la réforme des retraites qui contraint les agents à retarder de quelques années leur départ pour disposer d'une pension suffisante, j'ai maîtrisé les effectifs de fonctionnaires municipaux au point que le pourcentage du budget de personnel par rapport au budget total de La Seyne est inférieur à la moyenne de celui des villes de même dimension. J'ai établi un plan pluriannuel des investissements pour étaler sur les dix ans à venir les réalisations prévues, certaines depuis bien avant mon élection, voire avant celle de mon prédécesseur. Au-delà, je manque de marges de manoeuvre.

UNE NÉCESSITÉ : LA PÉRÉQUATION ACCRUE ET LES PRÊTS FACILITÉS

Il faut donc que l'État prenne conscience que, si les communes savent, peuvent, et veulent bien faire des efforts, il faut les aider à les accomplir. Et, au nom de l'égalité et de la solidarité républicaines, il doit considérer qu'il faut plus et mieux aider celles qui sont à la peine. La "péréquation" des aides publiques qui "prend" aux collectivités riches pour soutenir les plus en difficulté doit à la fois accroître son impact pour les très pauvres, mais également trouver des solutions d'aides pour celles dont la capacité d'autofinancement est structurellement modeste. La Banque Publique d'Investissement, dont l'annonce est confirmée, devra s'y impliquer prioritairement, mais il faut aller plus loin en étant audacieux et autoriser la création d'une Agence de regroupement des collectivités pour que celles-ci, unies donc plus fortes pour la négociation, obtiennent des prêts à de meilleurs taux pour toutes auprès du système bancaire privé. Mais ce n'est pas tout...

UNE NOUVELLE FISCALITÉ LOCALE, VITE !

Il faut par exemple aussi une vraie réforme de la fiscalité locale. Pas une nouvelle réformette. Ni une réforme qui ferait supporter aux PME et TPE ce que les ménages ne pourraient plus fournir. Une vraie belle grande réforme. Du genre de celles que les parlementaires, de droite comme de gauche, ne veulent pas. Moi, j'ai des idées. Dans les communes pauvres, qui sont aussi des communes où vivent beaucoup de pauvres, peu de foyers fiscaux payent l'impôt local, et, principe républicain de solidarité oblige, ceux-ci payent pour tous, et payent donc beaucoup, d'autant plus que, s'il y a beaucoup de pauvres, la puissance publique a le devoir de beaucoup plus s'occuper d'eux et a donc davantage besoin de financer des actions sociales ; c'est pour ça que les impôts sont trois fois plus lourds d'une commune à l'autre, comme c'est le cas si on compare La Seyne et Six-Fours ou Ollioules. Alors, par exemple, au lieu de collecter l'impôt commune par commune, que soit votée une loi qui impose une collecte régionale, voire supra-régionale, qui permettrait aux riches, aux classes moyennes et aux plus humbles de tout un grand territoire de contribuer en fonction des possibilités de chacun ; ça lisserait l'effort fiscal de ceux qui peuvent payer sur un bien plus grand nombre, et on sortirait de la cagnotte collective les moyens nécessaires pour chacune des communes, riches ou pauvres. Simpliste, diront certains. Mais, les maths, ça me connaît. Et qu'on m'explique en quoi ce ne serait pas possible. Oh, bien sûr, je ne rêve pas. Tant que n'existera pas une loi interdisant le cumul d'un mandat d'exécutif local avec un mandat de député ou de sénateur, vous ne trouverez que bien peu de ces derniers pour scier les branches sur lesquelles ils sont assis, puisque beaucoup de parlementaires sont aussi maires de communes sinon aisées, du moins normalement à l'aise...

UN CODE DES MARCHÉS À REVISITER

L'État pourrait également se pencher sur le code des marchés publics, non pour revenir aux temps sombres où rien n'était vraiment encadré et où la porte était sans cesse ouverte aux petits arrangements entre amis. Mais, enfin, comment expliquer que le coût des offres des entreprises qui souhaitent obtenir un marché sont souvent largement au-dessus des estimations réalisées par les services communaux ou les cabinets d'études ? Tant mieux pour l'économie du bâtiment, notamment, mais est-ce un bon calcul pour ses acteurs si, demain, faute de moyens, les collectivités, qui assurent aujourd'hui environ les trois quarts de l'investissement public du pays, ne sont plus en mesure d'engager quelque dépense d'investissement que ce soit ?

ASSEZ DE CONTRAINTES NORMATIVES !

Et puis l'État devrait prêter attention aux évolutions continuelles des "Normes", souvent imposées pour-se-mettre-en-conformité-avec-les-directives-européennes, qui occasionnent sans cesse des dépenses nouvelles. Prenons l'exemple des aménagements urbains et des bâtiments publics pour l'accessibilité des personnes porteuses de handicaps, dont nul ne conteste l'impérieuse nécessité ; le buttoir pour que tout soit réaménagé est fixé à 2015 et c'est une très bonne chose ; mais, dans la situation financière dans laquelle se trouvent les communes, beaucoup de travaux ne pourront pas être engagés ; trouvera-t-on plus malin d'imposer à ceux qui n'y parviendront pas les 45.000 euros d'amende prévus par la loi, qui grèveront d'autant plus les budgets, ou de négocier un plan pluriannuel raisonnable ? Autre exemple : les qualifications imposées, chaque année plus drastiques, pour l'encadrement d'activités pour les enfants et les jeunes ; au rythme auquel les contraintes sont décrétées, pour faire jouer des gamins aux billes, il faudra bientôt un spécialiste titulaire d'un Brevet d'État d'éducateur sportif spécialisé "titines, agates et boulards", x fois plus rémunéré qu'un brave animateur de colo ! Ou encore le fumeux "Plan énergie climat territorial" imposé aux communes avant le 31 décembre 2012 pour "mettre en cohérence les actions du territoire en passant au filtre "climat-énergie" l'ensemble des décisions et politiques afin de passer d'initiatives éparses, engagées au coup par coup, à une politique climat-énergie cohérente, concertée et ambitieuse" (sic) : coût pour les trois communes concernées de l'agglomération toulonnaise, dont La Seyne... 320.000 euros ! Non, vraiment, moi, je ne sais plus faire !

ATTENTION À L'INÉGALITÉ RÉPUBLICAINE

Plus globalement, l'État l'a bien compris, du moins le Président de la République en a-t-il convenu, avant-hier mardi face aux maires qui l'écoutaient, en proposant d'étaler sur deux ans la révision des rythmes scolaires, pourtant belle et utile réforme, il n'est plus possible d'imposer des changements qui, fussent-ils indispensables, entraînent des contraintes que certaines communes n'ont pas les moyens d'assumer budgétairement et financièrement. Le risque est lourd, sinon, que l'on ne freine pas cette République à deux vitesses que la droite avait mise sur les rails : celle des citoyens vivant dans des villes et villages disposant de potentiels financiers et fiscaux confortables ou qui réduisent les offres de services publics à la portion congrue pour laisser les gens se débrouiller avec le secteur marchand, et celle des autres territoires, sans moyens, qui sont souvent celles où une bonne part de la population a, justement, un vrai besoin que la puissance publique lui offre les appuis indispensables, éducatifs, culturels, sociaux, sanitaires, d'insertion, ou d'aide à l'habitat, dont elle a tant besoin.

Vraiment, surtout en période de crise, il faut se garder d'aggraver les inégalités de territoiresSinon on verra se multiplier des démarches de maires qui supplieront l'État en entamant des grèves de la faim, à l'image de mon collègue de Sevran, pour quémander quelques miettes financières. Indigne d'une république moderne d'un pays parmi les plus riches du monde.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 10:57

http://www.parti-socialiste.fr/static/styles/280px/public/pages/personne/8101b2b3pngAvec le vote des militants pour désigner les secrétaires des sections locales et les secrétaires fédéraux (départementaux), et constituer le secrétariat national, le PS a franchi ces dernières semaines les ultimes étapes de son Congrès triennal.

Je félicite Jean-Luc Bruno, reconduit à la tête de la section Var-Ouest à laquelle j'appartiens, Mireille Peirano, réélue responsable du PS pour le Var et qui entre également au Bureau national du parti. Félicitations aussi à son concurrent à la tête des socialistes varois, Michel Escudero, qui portait les couleurs de la motion que j'ai défendue mais qui est minoritaire dans notre département, et à Elsa Di Méo, élue de Fréjus et de la Région, qui intègre le secrétariat national, c'est-à-dire la plus haute instance socialiste chargée de mettre en œuvre la politique du PS dans le pays.

À tous les niveaux de la République, du local au national, les socialistes qui sont en charge de la gestion ont besoin d'un PS fort et militant, capable d'accompagner et promouvoir auprès des gens les projets des communes, des départements, des régions et de l'État, mais aussi porteur de propositions, d'analyses et d'alertes, en prise directe avec les acteurs de terrain et les citoyens.

Il est d'ailleurs étrange que, si, pour animer l'action socialiste varoise, Mireille Peirano a, à juste titre, décidé d'ouvrir le secrétariat départemental aux minoritaires de ce qu'on appelle "l'aile gauche" du PS, dont je suis, qui représentons tout de même plus du tiers des adhérents varois (pour 28% au plan national), ce ne soit pas le cas à l'échelon du secrétariat national.

http://cdn-lejdd.ladmedia.fr/var/lejdd/storage/images/media/images/politique/maurel-lienemann-guedj/8549695-1-fre-FR/Maurel-Lienemann-Guedj_pics_180.jpgHarlem Désir, je le pense, a commis une erreur en empêchant la participation de mes camarades au secrétariat national, exigeant d'eux un soutien absolu au gouvernement. Je suppose qu'il a dû le faire après que celui-ci, tournant tout de même un peu le dos aux orientations arrêtées à Toulouse en octobre dernier, eut annoncé son Pacte de Compétitivité qui n'était pas vraiment au programme...

Je partage le point de vue de l'un des responsables nationaux de ma sensibilité, Jérôme Guedj, qui a indiqué que "sans mettre en difficulté le Président de la République, on peut avoir le droit de s'étonner, de questionner et, idéalement, de s'amender".

Oui, c'est vraiment dommage

 

Photos : en haut à gauche : Harlem Désir, premier secrétaire national du PS - dans le corps de l'article : trois des dirigeants nationaux de "l'aile gauche du PS", Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 20:36

http://www.revuesocialiste.fr/wp-content/uploads/2012/10/Jean-Jaurès.pngC'était la première fois, depuis 1985 - je crois - que j'ai adhéré au Parti socialiste, après avoir été militant du défunt Parti socialiste unifié, que j'assistais à un Congrès du PS, ce week-end à Toulouse.

Ce que j'en retiens d'abord, c'est que l'on a intérêt à retravailler les infrastructures de nos lignes de chemin de fer car, à cause de deux arbres qui se sont abattus sur les voies et les caténaires du fait des intempéries dans le Languedoc et la Provence, le trajet de retour, qui devait être réglé en cinq heures, place assise réservée, aura duré plus du double, dont la moitié debout et "esquiché" au milieu de quelques centaines d'autres voyageurs, dès lors que les agents de la SNCF, avec savoir-faire, sympathie, et bel investissement professionnel, n'ont eu d'autre ressource, pour rechercher de la fluidité sur l'unique voie restée utile du réseau, que de rassembler en un seul convoi les passagers de plusieurs trains. Heureusement qu'il n'y avait pas dans la rame une parturiente devant accoucher à l'hôpital Sainte-Musse ! Ce genre de situation, c'est hélas monnaie courante, pour une raison ou une autre, sur notre ligne Marseille-Toulon-Nice, et, consolant et rassurant un petit garçon apeuré, craignant de perdre son gros sac de voyage, qui voyageait seul pour aller passer quelques jours de vacances scolaires chez sa marraine, j'ai eu une pensée pour les obstinés qui s'acharnent, certes dans un louable élan militant, à s'opposer à la recherche d'une solution du XXIe siècle permettant un développement des transports ferroviaires par une nouvelle ligne. Qui, je sais, devra bien passer quelque part dans l'intérêt de tous et engendrer quelques dégats collatéraux pour quelques-uns que les techniques d'aujourd'hui sauront tout de même minorer.

Mais je m'éloigne de mon sujet. Ce que j'en retiens, au fond, de ce Congrès, c'est un sentiment d'unité recherchée et de volonté de faire, et faire bien, de la part des socialistes, dans leurs diversités, malgré les entraves imposées par la crise, par les grands patrons hargneux (pas ceux des petites et moyennes entreprises, bien sûr) que l'on n'a jamais vus aussi présents sur la scène publique pour pleurnicher et menacer, par la droite qui ne manque pas d'air pour s'offusquer après les dix ans qu'elle a fait vivre à notre pays, et par beaucoup de médias, stratèges habiles au service des précédents qui, au lieu d'aider à élever les consciences, choisissent d'abrutir, ramollir et abêtir les masses avec des faits divers, des événements du sport d'élite, ou des histoires croustillantes de la vie faussement privée des stars du moment.

Solidaires avec Hollande, Ayrault et son gouvernement, nous voulons et devons l'être. Pour notre peuple qui attend tant d'eux.

Les aider, les accompagner, leur donner le "peps" pour ne pas céder face aux tenants du grand capital, qui sont aussi les tenants des rènes de cette Europe des sales traités qui s'imposent à nos 27 nations, via les gouvernements des pays majoritairement acquis à leur cause de nantis exploiteurs, ça suppose un Parti socialiste fort, militant, coopératif avec les autres mouvements de progrès.

Je le sais, pour être moi-même, à ma toute petite échelle de maire d'une des 36.000 communes du pays, en proie à des situations compliquées, parfois schizophréniques, de choix de gestion, pour sauver ce qui me semble être l'essentiel des acquis républicains, la place des socialistes, radicaux, républicains et écologistes qui gouvernent le pays ne doit pas tous les jours être... rose. C'est justement ça qui doit justifier, imposer, garantir, une parole forte du PS et de ses partenaires de la gauche et de l'écologie, pour assurer un rôle de garde-barrière des limites de compromission (je pèse mes mots, je n'ai pas écrit "compromis") que nos camarades en charge de la France ne doivent pas franchir. Notre peuple attend tant de nous. Et les peuples de l'Europe nous regardent.

Alors, à ce Congrès, il fallait bien que certains nous rappellent à notre rôle historique dont les Blanqui, Barbès, et autres Jaurès, ont assis les fondations. C'est ce qu'ont fait ce week-end Lienemann, Maurel, Guedj, Filoche et d'autres, sous les applaudissements nourris de centaines de camarades, bien au-delà des 28% d'entre nous qui ont soutenu la motion d'orientations politiques que nous avons signée et promue. Ceux-là ont bien fait d'oser l'invitation à l'audace du gouvernement et du parlement.

Oui, il faut tenir les engagements, déjà fort raisonnables, de Hollande ! Ne lâchons rien ! Ni sur le droit de vote des étrangers résidant légalement en France depuis plusieurs années aux élections locales, ni sur la prédominance du travail sur le capital (et donc sur les mesures qui doivent en découler : laissons "ramager", comme on dit en Provence, les "pigeons", les grands patrons des boites supra-nationales, les fonds de pensions, les Jouyet, sous-ministre de Fillon-Sarkozy, dont je tremble à l'idée qu'il a été choisi pour diriger la future banque publique d'investissement, et les Gallois à qui on confie naïvement le soin de produire des "rapports" dont les conclusions, tout dans la nuance qu'elles fussent, ne satisferont de toute façon jamais les appétits des capitalistes), ni sur l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes, ni sur l'accès aux soins de proximité en moins d'une demi-heure de trajet, ni sur le droit au logement garanti, ni sur le non-cumul des mandats, ni sur la révolution énergétique à engager d'urgence pour sauver la planète, ni sur la laïcité républicaine, ni sur l'éducation et la formation permanente assurée à tous, ni sur l'augmentation des bas salaires car c'est la garantie absolue de la productivité utile, ni sur la nécessité d'interdire par la loi les licenciements boursiers, ni sur la possibilité légale de nationaliser des secteurs industriels pour assurer le redressement productif de la France, ni sur la taxation des dividendes outrageux de certains pour servir le pays, ni sur la sauvegarde des caisses de sécurité sociale et de retraite par répartition qui sont un bel exemple de fraternité par les cotisations conjuguées des employeurs et des salariés, et qui ne sont en rien des "charges" mais une mutualisation solidaire.

Ni sur la République, en fait. À quelque chose près, pas bien loin de ce que Roosevelt a engagé aux USA, dans les années '30, pour sortir son pays de la crise de la "Great Depression".

Je fais partie de ceux des socialistes qui pensent que le PS doit peser rudement sur le gouvernement pour l'aider à ne céder sur rien du projet du Président de la République. Seize millions d'électeurs ont confié à Hollande une suberbe mission, dans la pire des périodes que la France a eu à connaître depuis 1945. Soyons en harmonie avec la majorité de notre peuple.

À l'issue de ce 76ème Congrès du PS - le premier pour moi -, un courant va se créer au sein du parti, non pour exister pour lui-même, non pour engager des stratégies d'appareil, non pour gêner Harlem Désir, nouveau premier secrétaire, mais simplement pour nous donner, à nous socialistes, comme à ceux qui comptent sur nous, à penser, débattre, et tirer dans le bon sens, décomplexés. J'étais déjà des courants qui se sont donné cette mission en d'autres temps. Je serai de celui là. Pour la République Sociale.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 15:10

http://www.finance-etudiant.fr/chiffres/wp-content/uploads/2008/10/finance.gifC'est passé inaperçu de beaucoup, mais le seul parlementaire de gauche du Var, mon camarade socialiste Pierre-Yves Collombat, sénateur et président du groupe de la gauche varoise du conseil général, est l'un des quatre socialistes membres de la Haute Assemblée à avoir voté contre le traité budgétaire européen ces jours derniers.

Parmi les trois autres, il y a Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice qui a, ainsi que l'avait fait en 2010 Pierre-Yves Collombat en direction de Nora Berra, secrétaire d'État à la santé du gouvernement Fillon (voir ICI), aussi relayé notre combat pour l'offre territoriale de soins publics dans l'Ouest Var en saisissant Marisol Touraine, actuelle ministre des affaires sociales et de la santé (voir ICI). Sans réponse, hélas, à ce jour...

Hasard ? Sûrement pas. On sait, ici, à La Seyne, qu'il y a bien un lien de cause à effet entre la liquidation des services publics engagée par Sarkozy et les politiques budgétaires et financières européennes. Il n'est dès lors pas neutre que ceux des socialistes qui, au Sénat, se battent pour l'égalité républicaine de l'offre publique soient aussi ceux qui, dans la même assemblée, essaient d'agir sur les causes qui empêchent à ce jour François Hollande et Jean-Marc Ayrault de mettre en œuvre une part de leur projet.

Les socialistes de la section de l'Ouest Var à laquelle j'appartiens, très engagés dans ces combats aux côtés de leurs élus, ne s'y sont pas trompés non plus, jeudi dernier, lors du scrutin sur les orientations qu'ils souhaitent pour le Parti socialiste pour les trois ans à venir, en votant à 84% pour la motion proposée par ce qu'on appelle "l'aile gauche" du PS, dont je suis l'un des signataires, qui, justement, proposait... la renégociation du traité et de sa sinistre "règle d'or" des 3% qui étrangle nos finances publiques.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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