18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 10:57

http://www.parti-socialiste.fr/static/styles/280px/public/pages/personne/8101b2b3pngAvec le vote des militants pour désigner les secrétaires des sections locales et les secrétaires fédéraux (départementaux), et constituer le secrétariat national, le PS a franchi ces dernières semaines les ultimes étapes de son Congrès triennal.

Je félicite Jean-Luc Bruno, reconduit à la tête de la section Var-Ouest à laquelle j'appartiens, Mireille Peirano, réélue responsable du PS pour le Var et qui entre également au Bureau national du parti. Félicitations aussi à son concurrent à la tête des socialistes varois, Michel Escudero, qui portait les couleurs de la motion que j'ai défendue mais qui est minoritaire dans notre département, et à Elsa Di Méo, élue de Fréjus et de la Région, qui intègre le secrétariat national, c'est-à-dire la plus haute instance socialiste chargée de mettre en œuvre la politique du PS dans le pays.

À tous les niveaux de la République, du local au national, les socialistes qui sont en charge de la gestion ont besoin d'un PS fort et militant, capable d'accompagner et promouvoir auprès des gens les projets des communes, des départements, des régions et de l'État, mais aussi porteur de propositions, d'analyses et d'alertes, en prise directe avec les acteurs de terrain et les citoyens.

Il est d'ailleurs étrange que, si, pour animer l'action socialiste varoise, Mireille Peirano a, à juste titre, décidé d'ouvrir le secrétariat départemental aux minoritaires de ce qu'on appelle "l'aile gauche" du PS, dont je suis, qui représentons tout de même plus du tiers des adhérents varois (pour 28% au plan national), ce ne soit pas le cas à l'échelon du secrétariat national.

http://cdn-lejdd.ladmedia.fr/var/lejdd/storage/images/media/images/politique/maurel-lienemann-guedj/8549695-1-fre-FR/Maurel-Lienemann-Guedj_pics_180.jpgHarlem Désir, je le pense, a commis une erreur en empêchant la participation de mes camarades au secrétariat national, exigeant d'eux un soutien absolu au gouvernement. Je suppose qu'il a dû le faire après que celui-ci, tournant tout de même un peu le dos aux orientations arrêtées à Toulouse en octobre dernier, eut annoncé son Pacte de Compétitivité qui n'était pas vraiment au programme...

Je partage le point de vue de l'un des responsables nationaux de ma sensibilité, Jérôme Guedj, qui a indiqué que "sans mettre en difficulté le Président de la République, on peut avoir le droit de s'étonner, de questionner et, idéalement, de s'amender".

Oui, c'est vraiment dommage

 

Photos : en haut à gauche : Harlem Désir, premier secrétaire national du PS - dans le corps de l'article : trois des dirigeants nationaux de "l'aile gauche du PS", Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 20:36

http://www.revuesocialiste.fr/wp-content/uploads/2012/10/Jean-Jaurès.pngC'était la première fois, depuis 1985 - je crois - que j'ai adhéré au Parti socialiste, après avoir été militant du défunt Parti socialiste unifié, que j'assistais à un Congrès du PS, ce week-end à Toulouse.

Ce que j'en retiens d'abord, c'est que l'on a intérêt à retravailler les infrastructures de nos lignes de chemin de fer car, à cause de deux arbres qui se sont abattus sur les voies et les caténaires du fait des intempéries dans le Languedoc et la Provence, le trajet de retour, qui devait être réglé en cinq heures, place assise réservée, aura duré plus du double, dont la moitié debout et "esquiché" au milieu de quelques centaines d'autres voyageurs, dès lors que les agents de la SNCF, avec savoir-faire, sympathie, et bel investissement professionnel, n'ont eu d'autre ressource, pour rechercher de la fluidité sur l'unique voie restée utile du réseau, que de rassembler en un seul convoi les passagers de plusieurs trains. Heureusement qu'il n'y avait pas dans la rame une parturiente devant accoucher à l'hôpital Sainte-Musse ! Ce genre de situation, c'est hélas monnaie courante, pour une raison ou une autre, sur notre ligne Marseille-Toulon-Nice, et, consolant et rassurant un petit garçon apeuré, craignant de perdre son gros sac de voyage, qui voyageait seul pour aller passer quelques jours de vacances scolaires chez sa marraine, j'ai eu une pensée pour les obstinés qui s'acharnent, certes dans un louable élan militant, à s'opposer à la recherche d'une solution du XXIe siècle permettant un développement des transports ferroviaires par une nouvelle ligne. Qui, je sais, devra bien passer quelque part dans l'intérêt de tous et engendrer quelques dégats collatéraux pour quelques-uns que les techniques d'aujourd'hui sauront tout de même minorer.

Mais je m'éloigne de mon sujet. Ce que j'en retiens, au fond, de ce Congrès, c'est un sentiment d'unité recherchée et de volonté de faire, et faire bien, de la part des socialistes, dans leurs diversités, malgré les entraves imposées par la crise, par les grands patrons hargneux (pas ceux des petites et moyennes entreprises, bien sûr) que l'on n'a jamais vus aussi présents sur la scène publique pour pleurnicher et menacer, par la droite qui ne manque pas d'air pour s'offusquer après les dix ans qu'elle a fait vivre à notre pays, et par beaucoup de médias, stratèges habiles au service des précédents qui, au lieu d'aider à élever les consciences, choisissent d'abrutir, ramollir et abêtir les masses avec des faits divers, des événements du sport d'élite, ou des histoires croustillantes de la vie faussement privée des stars du moment.

Solidaires avec Hollande, Ayrault et son gouvernement, nous voulons et devons l'être. Pour notre peuple qui attend tant d'eux.

Les aider, les accompagner, leur donner le "peps" pour ne pas céder face aux tenants du grand capital, qui sont aussi les tenants des rènes de cette Europe des sales traités qui s'imposent à nos 27 nations, via les gouvernements des pays majoritairement acquis à leur cause de nantis exploiteurs, ça suppose un Parti socialiste fort, militant, coopératif avec les autres mouvements de progrès.

Je le sais, pour être moi-même, à ma toute petite échelle de maire d'une des 36.000 communes du pays, en proie à des situations compliquées, parfois schizophréniques, de choix de gestion, pour sauver ce qui me semble être l'essentiel des acquis républicains, la place des socialistes, radicaux, républicains et écologistes qui gouvernent le pays ne doit pas tous les jours être... rose. C'est justement ça qui doit justifier, imposer, garantir, une parole forte du PS et de ses partenaires de la gauche et de l'écologie, pour assurer un rôle de garde-barrière des limites de compromission (je pèse mes mots, je n'ai pas écrit "compromis") que nos camarades en charge de la France ne doivent pas franchir. Notre peuple attend tant de nous. Et les peuples de l'Europe nous regardent.

Alors, à ce Congrès, il fallait bien que certains nous rappellent à notre rôle historique dont les Blanqui, Barbès, et autres Jaurès, ont assis les fondations. C'est ce qu'ont fait ce week-end Lienemann, Maurel, Guedj, Filoche et d'autres, sous les applaudissements nourris de centaines de camarades, bien au-delà des 28% d'entre nous qui ont soutenu la motion d'orientations politiques que nous avons signée et promue. Ceux-là ont bien fait d'oser l'invitation à l'audace du gouvernement et du parlement.

Oui, il faut tenir les engagements, déjà fort raisonnables, de Hollande ! Ne lâchons rien ! Ni sur le droit de vote des étrangers résidant légalement en France depuis plusieurs années aux élections locales, ni sur la prédominance du travail sur le capital (et donc sur les mesures qui doivent en découler : laissons "ramager", comme on dit en Provence, les "pigeons", les grands patrons des boites supra-nationales, les fonds de pensions, les Jouyet, sous-ministre de Fillon-Sarkozy, dont je tremble à l'idée qu'il a été choisi pour diriger la future banque publique d'investissement, et les Gallois à qui on confie naïvement le soin de produire des "rapports" dont les conclusions, tout dans la nuance qu'elles fussent, ne satisferont de toute façon jamais les appétits des capitalistes), ni sur l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes, ni sur l'accès aux soins de proximité en moins d'une demi-heure de trajet, ni sur le droit au logement garanti, ni sur le non-cumul des mandats, ni sur la révolution énergétique à engager d'urgence pour sauver la planète, ni sur la laïcité républicaine, ni sur l'éducation et la formation permanente assurée à tous, ni sur l'augmentation des bas salaires car c'est la garantie absolue de la productivité utile, ni sur la nécessité d'interdire par la loi les licenciements boursiers, ni sur la possibilité légale de nationaliser des secteurs industriels pour assurer le redressement productif de la France, ni sur la taxation des dividendes outrageux de certains pour servir le pays, ni sur la sauvegarde des caisses de sécurité sociale et de retraite par répartition qui sont un bel exemple de fraternité par les cotisations conjuguées des employeurs et des salariés, et qui ne sont en rien des "charges" mais une mutualisation solidaire.

Ni sur la République, en fait. À quelque chose près, pas bien loin de ce que Roosevelt a engagé aux USA, dans les années '30, pour sortir son pays de la crise de la "Great Depression".

Je fais partie de ceux des socialistes qui pensent que le PS doit peser rudement sur le gouvernement pour l'aider à ne céder sur rien du projet du Président de la République. Seize millions d'électeurs ont confié à Hollande une suberbe mission, dans la pire des périodes que la France a eu à connaître depuis 1945. Soyons en harmonie avec la majorité de notre peuple.

À l'issue de ce 76ème Congrès du PS - le premier pour moi -, un courant va se créer au sein du parti, non pour exister pour lui-même, non pour engager des stratégies d'appareil, non pour gêner Harlem Désir, nouveau premier secrétaire, mais simplement pour nous donner, à nous socialistes, comme à ceux qui comptent sur nous, à penser, débattre, et tirer dans le bon sens, décomplexés. J'étais déjà des courants qui se sont donné cette mission en d'autres temps. Je serai de celui là. Pour la République Sociale.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 15:10

http://www.finance-etudiant.fr/chiffres/wp-content/uploads/2008/10/finance.gifC'est passé inaperçu de beaucoup, mais le seul parlementaire de gauche du Var, mon camarade socialiste Pierre-Yves Collombat, sénateur et président du groupe de la gauche varoise du conseil général, est l'un des quatre socialistes membres de la Haute Assemblée à avoir voté contre le traité budgétaire européen ces jours derniers.

Parmi les trois autres, il y a Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice qui a, ainsi que l'avait fait en 2010 Pierre-Yves Collombat en direction de Nora Berra, secrétaire d'État à la santé du gouvernement Fillon (voir ICI), aussi relayé notre combat pour l'offre territoriale de soins publics dans l'Ouest Var en saisissant Marisol Touraine, actuelle ministre des affaires sociales et de la santé (voir ICI). Sans réponse, hélas, à ce jour...

Hasard ? Sûrement pas. On sait, ici, à La Seyne, qu'il y a bien un lien de cause à effet entre la liquidation des services publics engagée par Sarkozy et les politiques budgétaires et financières européennes. Il n'est dès lors pas neutre que ceux des socialistes qui, au Sénat, se battent pour l'égalité républicaine de l'offre publique soient aussi ceux qui, dans la même assemblée, essaient d'agir sur les causes qui empêchent à ce jour François Hollande et Jean-Marc Ayrault de mettre en œuvre une part de leur projet.

Les socialistes de la section de l'Ouest Var à laquelle j'appartiens, très engagés dans ces combats aux côtés de leurs élus, ne s'y sont pas trompés non plus, jeudi dernier, lors du scrutin sur les orientations qu'ils souhaitent pour le Parti socialiste pour les trois ans à venir, en votant à 84% pour la motion proposée par ce qu'on appelle "l'aile gauche" du PS, dont je suis l'un des signataires, qui, justement, proposait... la renégociation du traité et de sa sinistre "règle d'or" des 3% qui étrangle nos finances publiques.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 04:52

http://www.maintenantlagauche.com/wp-content/uploads/maintenant-la-gauche-couleur-200x72.jpgCette fois-ci, fin octobre, le Congrès du Parti socialiste s'ouvrira en pleine crise qui ne semble pas frapper les propriétaires des yachts de près de 100 mètres de long en hivernage le long des quais de ma ville, mais qui n'épargne pas grand monde, ni naturellement les plus humbles, ni les salariés, ni la grande majorité des entrepreneurs qui n'émargent pas au club du Cac 40. Ni l'État qui doit s'imposer la portion congrue, et l'imposer aux collectivités locales, alors même que l'urgence est à l'accompagnement par la puissance publique de plus en plus de nos concitoyens en déroute.

Dans un tel contexte, la Gauche ne doit pas se manquer. Le gouvernement et nos parlementaires ont besoin de l'appui constant d'un parti fort, en phase avec notre peuple indigné et les autres mouvements de la gauche et de l'écologie, poussant à l'audace de gestion et de politique, en France et en Europe.

Bien sûr, et c'est à l'ordre du jour du moment, si j'étais parlementaire, je joindrais ma voix à celle des 10 députés socialistes qui ont pris position pour le refus du traité budgétaire européen, comme j'avais soutenu le "non" au traité constitutionnel. Mais il faut aussi oser la capitalisation publique pour la redynamisation industrielle et des dispositifs empêchant les délocalisations. Il faut s'enhardir pour une révolution fiscale et prendre le taureau par les cornes de cette "transition énergétique" que nos enfants nous reprocheraient d'autant plus ne pas avoir accélérée qu'elle est facteur d'emploi.

Faute de bravoure d'État, sinon de culot politique, à l'image de ce que beaucoup de maires osent chaque jour dans les gestions de plus en plus contraintes de leurs communes, le pire des scenarios est à craindre. Celui des indignados de France dont beaucoup pourraient vite - cinq ans, c'est court - succomber aux sirènes des simplismes nationalistes qu'une partie de la droite, soi-disant populaire, en rupture avec les fondamentaux républicains, ne se priverait pas de reprendre à son compte, tant la porosité s'accroît entre elle et son extrême.

En poursuivant nos combats pour maintenir les simples valeurs de la République, surtout dans l'adversité, nous ne nous trompons pas de cible. Lorsque je ne renonce pas à me battre pour l'égalité territoriale pour l'accès aux soins ou pour le respect de la règle constitutionnelle qui stipule que les collectivités s'administrent librement en matière de coopération intercommunale, j'ai la certitude d'accompagner le changement attendu.

Il est un moyen de renforcer la mobilisation des socialistes et de leur parti dans cette voie attendue du peuple : poser un cadre d'orientations politiques de hardiesse, celui que je retrouve dans la motion d'orientations proposée par Emmanuel Maurel, dite "motion 3", appelée - tout un programme ! - "La gauche maintenant, le social au cœur, l'écologie en avant". Un joli score au vote des militants sera utile pour tous, car, bien sûr, c'est tous ensemble, ensuite, que nous continuerons notre route pour que se lèvent des jours meilleurs.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 15:00

http://www.mediaseine.fr/IMG/jpg/Alliances-Parti-Socialiste-Europe-Ecologie-Les-Verts-900.jpgAu séminaire des élus socialistes a succédé depuis hier vendredi après-midi à La Rochelle la traditionnelle "Université d'été" du Parti socialiste. Une autre occasion pour échanger, non plus seulement entre élus, mais aussi entre militants, des plus anonymes aux figures de proue du PS.

Nous discutions avec Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste avec laquelle j'ai signé une contribution, appelée "Le temps de la gauche", pour alimenter la discussion sur les orientations que se donnera pour trois ans le Parti socialiste lors de notre prochain congrès qui se tiendra en octobre à Toulouse : pour nous, l'unité de la Gauche demeure une nécessité. Interrogée par des journalistes du "Figaro", elle a décrit l'état d'esprit qui est le nôtre.

J'invite mes visiteurs à visionner la petite vidéo de 3 minutes ci-dessous qui résume assez bien notre point de vue...



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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 06:22

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQo39k_8ZhJ22dQtiMQGw1hoSpoIseutDnHoMrhSOMWTbOv_gSVJ'évoquais hier (lire la première partie) un temps de réflexion auquel j'ai pris part à La Rochelle, au séminaire annuel des élus socialistes, sur la question éducative et le rôle attendu de l'État et des collectivités locales dans le cadre de partenariats nouveaux à engager. J'ai également travaillé avec François Lamy, ministre délégué à la ville, Pierre Cohen, président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR), et une vingtaine de mes collègues maires de communes dont les populations, à l'instar de celle de La Seyne, justifient, souvent depuis plusieurs décennies, que soient déployés des dispositifs en faveur de leurs quartiers populaires, tant en matière de rénovation urbaine que d'accompagnement social.

Impressionnante volonté du ministre de travailler avec les élus de terrain que nous sommes ! Étonnante qualité d'écoute. Nous nous retrouverons d'ailleurs régulièrement pour avancer ensemble sur le sujet. Rien que ça, c'est du  changement, maintenant.

Pour l'heure, François Lamy a décliné un certain nombre d'orientations à la "politique de la ville" qu'il entend conduire avec nous.

Il s'agit d'abord de mobiliser l'État, au simple nom de l'égalité territoriale que prévoit la Constitution de la République française. Le ministère de l'Intérieur doit renforcer ses effectifs en matière de prévention et de fermeté pour ceux qui causent des troubles. L'Éducation nationale doit mettre des postes dans les quartiers en difficulté. Les "emplois d'avenir" qui seront créés en janvier prochain devront être prioritairement offerts aux jeunes des sites défavorisés, et des "emplois francs" devront permettre aux entreprises embauchant ces mêmes jeunes de bénéficier d'exonérations d'impôts. La banque publique d'investissement devra soutenir les créations d'entreprises dans nos quartiers. C'est déjà un bon début pour les ministères en charge de ces secteurs, et il reste à mobiliser tous les autres. Pour ma part, ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, et je saurai rappeler aux instances locales des services de l'État quel regard attentif elles doivent porter sur nos quartiers d'habitat social et notre centre ancien seynois.

Les opérations de rénovation urbaine continueront. Les programmes ambitieux tels que celui dont bénéficie notre grand quartier Berthe seront menés à leurs termes, et prolongés par une "nouvelle génération" de projets. A l'issue de la rénovation de nos sites d'habitat social, il faudra s'attaquer, avec un même effort collectif, à notre coeur de ville qui se dégrade rudement malgré les efforts que, bien seule, la commune y déploie.

Ces opérations, actuelles et à venir, de renouvellement urbain, seront de nouveau inscrites dans une démarche de contrat entre l'État et les mairies, dans l'esprit des "contrats de ville" que la droite avait mis au rencart, regroupant à la fois les programmes de rénovation urbaine et les dispositifs d'accompagnement des personnes pour la cohésion sociale, mais également les politiques "de droit commun" (j'ai eu là une petite pensée pour l'Agence Régionale de Santé de chez nous qu'il va falloir... remettre à l'heure... pour qu'elle réimplante les services qu'elle a pris un malin plaisir à démanteler...), permettant d'élaborer de vrais projets globaux de territoires.

Ces territoires devront être constitués à l'échelle intercommunale. Plusieurs de mes collègues, minoritaires, voire isolés, dans les communautés d'agglomérations dirigées par des élus de droite, ont fait part de leurs inquiétudes, que le ministre lui-même avait pressenties. Je peux les comprendre, mais j'ai, pour ma part, indiqué que c'est là le bon niveau d'intervention, car il faut en finir avec les ghettos de pauvres gens confinés et relégués dans certaines communes, comme La Seyne et, dans une moindre mesure, Toulon, La Garde et La Valette, tandis que d'autres s'exonèrent de leurs obligations républicaines d'accueillir toutes les catégories sociales. Mais j'ai indiqué aussi que, pour que ça fonctionne, il est absolument indispensable que l'État, au travers de préfets courageux, justes, objectifs, fermes et déterminés, exerce un contrôle vigilant pour que les moyens conjugués de la puissance publique nationale et territoriale soient bien dévolus aux quartiers ciblés qui en ont besoin, et non dilués, au nom d'une supposée égalité entre communes dont certaines devraient être contraintes à engager des efforts, notamment par l'obligation de création de logements sociaux ouverts à tous, y compris aux familles les plus modestes ou les plus déstructurées, à défaut de quoi elles ne devraient non seulement ne pouvoir prétendre à aucun appui, mais même être sanctionnées et contraintes d'abonder le fonds commun de moyens dédiés aux quartiers réellement en difficulté des villes accomplissant, quant à elles, les efforts nécessaires. La "gouvernance" de ces contrats territoriaux devra également être partagée entre le préfet et les maires des communes en règle avec la Loi et appliquées à mener à bien la politique de rénovation urbaine et d'accompagnement social, fussent-ils politiquement minoritaires dans l'agglomération.

Il faut en finir avec la complaisance que la droite a délibérément laissé s'installer. Si les politiques publiques de la ville ont toujours, à peu près, depuis trente années, fait l'objet des attentions des gouvernements de droite et de gauche, l'heure est désormais, malgré et à cause de la crise dont les plus humbles sont les premières victimes, à un engagement régalien de l'État, en coopération formelle et engagée avec les élus locaux. Beau chantier à ne pas rater. Comme maire de La Seyne, ville qui n'a pas à rougir de ce qu'elle accomplit en la matière, je suis déterminé à y apporter ma pierre.


> La photo illustrant cet article a été "piquée" sur le blog de Joël Canapa ; elle rappelle l'inauguration de deux ensembles de logements à Berthe par notre office public d'HLM "Terres du Sud Habitat" (TSH), portant alors à 452 le nombre d'appartements réalisés depuis 2007... De gauche à droite : Marie Bouchez, conseillère régionale PACA, Thierry Repentin, alors président de l'union sociale pour l'habitat, désormais ministre délégué à la formation professionnelle et l'apprentissage, Rachid Maziane, adjoint à la politique de la ville et au logement, moi-même, et Joël Canapa, directeur général de TSH.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 06:09

http://chroniquesdumondealanvert.files.wordpress.com/2012/04/dsc02886.jpgÉlus socialistes locaux, départementaux, régionaux, nationaux et européens, nous sommes rassemblés depuis deux jours à La Rochelle pour un séminaire autour d'un thème : "Etat et collectivités territoriales face à la réforme : un nouveau partenariat au service de la République".

J'ai pris part avant-hier jeudi à un atelier sur l'éducation et à une réunion de travail sur la "politique de la ville" et la rénovation urbaine, avec les deux ministres concernés, Vincent Peillon et François Lamy.

Les deux ont affirmé leur volonté de réformer des systèmes qui en ont bien besoin, en indiquant que ces réformes ne pourraient se faire que dans le cadre d'un partenariat contractualisé avec les collectivités locales : mairies, départements, régions.

Sur la défensive depuis que la droite, pendant ses dix ans de pouvoir, a eu une fâcheuse tendance à se décharger d'importantes missions publiques de l'État en les transférant aux collectivités sans leur en transférer les moyens, les élus que nous sommes étions quelque peu inquiets.

Car, enfin, si tout un chacun s'accorde par exemple à dire que la France se singularise en Europe avec un nombre de jours d'école pour ses enfants bien inférieur à la moyenne (140 chez nous contre 200 en général), donc des journées scolaires surchargées, une piteuse non prise en compte des rythmes chronobiologiques, un accès inégal, en fonction des réalités sociales et culturelles des familles, aux pratiques éducatives autres que scolaires (sport, culture, art, etc.), il ne faudrait pas qu'une évolution positive sur le fond repose sur les épaules des maires pour les écoles, et des présidents de départements et de régions pour les collèges et les lycées, ni surtout sur leurs budgets et donc sur l'imposition locale... À La Seyne, entre autres et surtout, on a assez donné !

Vincent Peillon a été rassurant. On va prendre le temps, tout le temps, de la réflexion et de la concertation. Sur le sujet des rythmes scolaires et des offres de temps éducatifs périscolaires, comme sur celui d'un retour à la scolarisation des tout-petits de deux ans, si nécessaire à la préparation aux succès scolaires de ceux qui vivent dans un milieu familial peu riche culturellement, on bâtira ensemble des projets éducatifs locaux cohérents et réalistes, faisant l'objet d'un contrat, dans un cadre national qui, en particulier, devra assurer l'égalité républicaine par des dispositifs de péréquation assurant une même offre éducative, que l'on vive dans une collectivité "riche" ou dans une "pauvre".

Je dis "chiche". D'ailleurs, j'en ai parlé le soir même avec mes collègues élus seynois présents à La Rochelle et, ce qui ne devrait pas être très difficile dans une commune comme La Seyne rompue depuis longtemps à une démarche partenariale avec l'École, exceptionnelle en qualité et en qualité, je souhaite que nous nous mettions au travail le plus tôt possible après la rentrée, sans même attendre des instructions ministérielles. Enseignants, personnels communaux, et leurs syndicats, associations de parents d'élèves, associations familiales et éducatives périscolaires, y auront bien sûr toute leur place.

Mais je souhaite aussi que, à l'instar de ce que je mets en oeuvre dans d'autres domaines de l'activité communale, avec les comités d'usagers des transports, du stationnement, de la vie du coeur de ville, ou encore du "guichet unique", s'engage une vraie démarche de démocratie participative sur la question de l'éducation. On doit voir loin. Ceux qui naissent aujourd'hui connaîtront pour beaucoup le XXIIe siècle. Il est interdit de se tromper.


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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 08:15

http://www.brithotel.fr/userfiles/La_rochelle_de_nuit(1).jpgLa grosse semaine de vacances itinérantes que je me suis autorisée s'est terminée hier. J'ai rejoint La Rochelle où se tient le séminaire annuel des élus socialistes. J'y ai retrouvé d'autres élus seynois. Je participerai cet après-midi à un atelier de réflexion et d'échanges sur "l'éducation et la jeunese au coeur de l'action publique".

Les réformes, en cours d'élaboration par Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale, sont motivées par la réussite scolaire et, plus globalement, l'épanouissement de la jeunesse. Leur mise en oeuvre aura toutefois des impacts forts dans le fonctionnement et les investissements des collectivités territoriales, dont les mairies. Comment réussir cette nouvelle organisation en parfaite harmonie entre l'État et la Ville ? Quel rôle pourrons-nous jouer, à La Seyne, pour accompagner au mieux les politiques en direction de la jeunesse ? Autant de questions auxquelles nous avons déjà apporté bien des réponses, à La Seyne, mais que nous devons amplifier...

Mes collègues élus, de leur côté, prendront part à d'autres ateliers. Jocelyne Léon, adjointe à l'action socio-éducative, la prévention et la sécurité, planchera justement sur une thématique qui lui est chère... "Les élu-e-s et l'accompagnement des réformes en matière de justice, de prévention et de sécurité", pendant que Christiane Jambou, conseillère déléguée au tourisme, et Isabelle Renier, adjointe à l'enfance, la jeunesse et le handicap, participeront à un atelier sur le thème : "Territoire, santé et dépendance : pour répondre aux besoins sociaux et d'aménageme,nt du territoire", en présence de Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, dont nous attendons beaucoup pour La Seyne et l'Ouest Var qui risquent bien, si l'on ne rompt pas d'urgence avec les politiques antérieures, de devenir un vrai désert médical de 200.000 habitants s'agissant du service public hospitalier de santé...

Du pain sur la planche de la réflexion, donc, pour nous doper avant d'aborder la "vraie" rentrée, à La Seyne, dans quelques jours...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 16:48

http://infimusinterpares.files.wordpress.com/2011/10/jaures.jpgEn octobre prochain se tiendra le Congrès du Parti socialiste qui definira ses orientations pour les trois années à venir. Un temps nouveau s'ouvre pour mon parti, le temps de l'accompagnement d'une majorité présidentielle qui dispose d'atouts avec l'appui, inédit sous la Vème République, des majorités des deux chambres du Parlement, mais qui doit aussi exercer son action dans le contexte très difficile de la crise financière et des contraintes imposées par une Europe dont la grande majorité des États sont dirigés par des gouvernements de droite et dont les instances sont largement dominées par les tenants du capitalisme. C'est le temps de la gauche.

Un temps où il est nécessaire de donner priorité, pour notre peuple en grande souffrance, à la justice sociale bigrement malmenée par dix années de droite. Un temps où les valeurs de la République doivent être replacées au coeur de l'action publique : Liberté, Égalité, Fraternité.

Le temps de la gauche, ça doit se faire en recherchant, encore et toujours, et sans relâche, l'unité des diverses sensibilités de la gauche. Ça doit se faire dans une démarche citoyenne, en élevant les consciences par une redynamisation de l'éducation populaire, en instaurant un dialogue social permanent avec les acteurs de l'entreprise et les salariés, en faisant vivre la démocratie de proximité, en parlant vrai. Ça doit se faire en trouvant le bon équilibre entre la gestion de projet du gouvernement, l'avis et l'impulsion des parlementaires, et la parole des partis qui soutiennent la puissance publique, à commencer par celui duquel est issu le Président de la République. Ça doit se faire en coopération avec les forces progressistes des autres pays de l'Europe qui peuvent, au fil de leurs échéances électorales, donner ailleurs à leurs peuples des espoirs de majorités sociales et démocratiques.

Ce Congrès du PS, donc, a une vraie importance. Le PS ne peut être un parti de godillots. Le Président de la République le sait, lui qui fut lui-même son animateur pendant dix années, de même que son unique prédécesseur socialiste à la fonction.

Et ça n'interdit donc pas le débat. On comprendra, dès lors, pourquoi je suis signataire de quatre contributions pour ce Congrès.

Trois sont des textes de contributions thématiques dont deux touchent à un sujet qui n'a pas fini de nous occuper, ici, dans l'Ouest du Var. L'une s'appelle "Une nouvelle donne pour la santé publique" et on peut la lire ICI. L'autre, qu'on peut lire ICI, traîte de la même thématique et s'intitule "Pour sauver notre système de santé"Sur le sujet, croyez-moi, on ne lâchera rien.

Reprenant "L'Appel du Sud" qu'avait lancé Michel Vauzelle, président de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, ce dernier en a fait une contribution thématique, tant la situation politique est inquiétante chez nous. On peut la lire ICI et j'y ai également apporté ma signature.

Et j'ai signé enfin une contribution de politique générale, appelée... "Le temps de la gauche". On peut la trouver ICI.

Maintenant, place au débat et à l'action. Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice et ancienne ministre, l'une des initiatrices du texte "le temps de la gauche", en situe l'enjeu : "Un cycle s'achève, nous devons maintenant réussir le changement".

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 20:53

http://img.over-blog.com/225x300/4/30/41/67/Internetmoquet.jpgLes habitants du canton de Brignoles ont voté dimanche, peut-être un peu usés d'avoir tant été sollicités par l'exercice de la démocratie républicaine ces dernières semaines : ils n'ont été que quatre sur dix à mettre leur bulletin dans l'urne.

Pour le second tour, ils auront à choisir entre Claude Gilardo, communiste, soutenu par les autres partis de gauche et par divers républicains, et Jean-Paul Dispard, du Front national.

Il n'y a pas photo. Bien sûr, tous les électeurs, voire certains militants et même candidats du FN ne sont pas des pétainistes bon teint. Maire d'une ville de victimes de la crise du capitalisme financier, je peux comprendre certains votes de désespoir en faveur de chimères.

Mais, rappelez-vous, amis du centre du Var, que vos aïeux, plus que partout ailleurs en France, ont versé leur sang pour lutter contre l'absolutisme et le pouvoir personnel sans partage de Napoléon III, après son coup d'État du milieu du XIXe siècle. Ils n'étaient pas tous de gauche, mais ils étaient tous républicains.

Alors, que vous soyez de gauche ou de droite, soyez républicains dimanche prochain. Il serait impensable, d'ailleurs, au regard de notre héroïque histoire départementale, que la droite républicaine varoise ne vous invite pas à voter pour Claude Gilardo, seul candidat en lice face à l'obscurantisme populiste du FN.

Oui, Claude Gilardo est communiste. Et alors ? Ça peut en gêner certains, mais que ceux-ci et que tous se rappellent que son parti est le parti des fusillés, celui de ceux qui sont morts par milliers pour que vive la France, celui de ceux que les barbares nazis voulaient tuer... et ont rendus immortels. Et celui de ceux qui ont pris part avec De Gaulle et d'autres au Conseil National de la Résistance.

Honte à la droite varoise - et à ses leaders réputés républicains - si elle se refusait à inviter nos concitoyens qui lui font confiance à voter pour les valeurs de la Nation des Lumières que, seul, dimanche prochain, incarnera Claude Gilardo !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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