Voici le discours que j'ai prononcé ce samedi matin, sur le Parc de la Navale, avant que de nombreux Seynois et vacanciers n'observent une minute de silence en hommage aux victimes de l'acte monstrueux de Nice...
« Il y a deux jours, lors des cérémonies du 14 juillet, devant notre Monument aux morts, nous nous efforcions de contribuer à maintenir les consciences en éveil, en évoquant Victor Hugo qui, en 1869, considérait que la Nation - je le cite - « sera plus que nation, elle sera civilisation » et que celle-ci, après le XXe siècle, « s'appellera l'Humanité, nation définitive ».
« Et nous méditions sur les façons de prévenir les fautes de ceux qui, par leurs visions contraires aux idéaux républicains, créent, comme le disait Jean Jaurès, « chez tous les peuples un parti pris d'aveuglement, d'infatuation, d'injustice et de violence ».
« Et nous disions, un siècle et demi après Hugo, un siècle après Jaurès, en notre XXIe siècle, que la route est encore bien longue. Et nous nous invitions à ne pas ralentir notre allure et à marcher debout, droits et déterminés, vers une société de liberté et de solidarité.
« Je sais que le peuple fraternel de La Seyne trouve déplacé, voire indécent, au lendemain de l'horreur, de s'interroger sur le fait que l'acte indicible soit le fait d'un dément, ou d'un désespéré, ou d'un meurtrier fanatique, ou que des mesures préventives ont ou n'ont pas été prises comme il convenait.
« Car l'heure est à la seule dignité qui doit nous conduire à l'empathie, au sentiment que chacun est un autre moi-même et que, quoi qu'il lui advienne, moi aussi, je suis concerné.
« C'est cette conscience qui fait société. Et qui devra encore la faire, lorsque, espérons-le, au terme de ce nouveau deuil funeste, on se décidera enfin à aborder les chapitres essentiels, ceux des injustices du Monde d'ici et d'ailleurs qui sont le ferment des désespérances et le terreau des barbaries, et ceux des actes humains qu'il faudra bien enfin poser pour guérir en profondeur de ses maux cette Humanité que nous avons en partage, dont nous ne sommes que dépositaires, et qu'il ne nous sera pas permis de léguer en pareil état à nos enfants. »
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Voici le message que j'ai adressé cette nuit à Philippe Pradal, maire de Nice...
J'ai été d'accord avec lui. Récemment, Rocard déclarait à un journaliste du « Point » lui demandant si Mitterrand était un homme de droite : « Tout le démontre. C'est évident. ». Et d'enfoncer le clou au-delà du positionnement politique, en estimant que l'ancien Président a été « un assassin », parce que, ministre de la Justice pendant la guerre d'Algérie, « il refusait d'instruire les demandes de grâce des condamnés à mort », rajoutant qu'il « faisait la grève administrative pour tuer ». Fermez le ban.
Il est rare que je commente l'actualité nationale, européenne ou internationale sur mon blog. Pourtant, après la décision du peuple britannique de quitter l'Union européenne, il faut bien se mettre dans la tête que si cette dernière veut poursuivre utilement ce que ses pères fondateurs ont voulu, pour assurer la paix et le redressement d'après la guerre de 39-45, elle doit absolument changer son fusil d'épaule et, au lieu de faire le lit du libéralisme économique mondial, protéger les peuples européens des choix d'austérité, des détournements et dégradations délibérés des droits sociaux, de la taxation minorée des sociétés dans tel ou tel État, et de l'imposition moins contraignante de règles environnementales aux entreprises.
Bon, voilà, si, après
Il s'avère aussi que Gilles Leproust, l'un des membres d'un des binômes (je devrais dire quadrinômes, avec les suppléants) de candidats aux élections départementales du canton "Le Mans 7" est aussi devenu un ami depuis que, en sa qualité de maire d'Allonnes, ville populaire engagée comme La Seyne dans la "politique de la ville", nous coopérons presque au quotidien au sein de l'association des maires "Ville & Banlieue" de France, lui avec sa fonction de secrétaire général et moi comme président.
Je ne sais pas ce que ça donnera, mais comment ne pas approuver cette initiative, en forme de pétition lancée par 40 personnalités, appelant à ce que l'État légifère pour interdire que les salaires des très grands patrons n'excèdent 100 fois le SMIC ?/image%2F1454492%2F20200923%2Fob_5f0fc6_vuillemot-photo-blog-copie.png)
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