23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 09:48
Un républicain n'hésite pas face au national-populisme

Les Seynois, comme la plupart des Varois, ont réitéré avec le vote départemental, en l'amplifiant, le message qu'ils ont lancé aux élections européennes.

Cependant, lorsque ses candidats ne vivent pas de la politique mais sont des citoyens engagés dans la vie locale, sociale et économique, et lorsqu'elle réalise son unité pour amortir dans les territoires les effets néfastes des politiques nationales et européennes, la gauche recueille une bonne part de la confiance des électeurs.

Solidaire au nord, avec un score avoisinant celui des dernières élections, la gauche porte seule les espoirs républicains au deuxième tour.

Au sud, avec près de 18% des voix, les jeunes du PS obtiennent le meilleur résultat jamais atteint en 25 ans par des candidats portés par ce parti. Les trois candidatures de la gauche et l'écologie totalisent 30% des voix et, rassemblées, elles auraient fait jeu égal avec la droite.

Dans les deux cantons seynois, le FN risque de porter au département les visions simplistes qu'il teste dans les mairies qu'il dirige, à l'opposé des valeurs républicaines, ne respectant ni l'égalité de tous face aux services publics, ni les libertés et les diversités culturelles et de pensée, ni les principes de bonne gestion des deniers publics. La Seyne aurait tout à y perdre.

Notre ville sera regardée. On ne dicte pas leurs choix aux Seynois, mais je livre ma propre vision pour le deuxième tour. Électeur au Nord, j'apporte un soutien indéfectible à mes adjoints Marie Bouchez et Anthony Civettini. Cette équipe est la seule qui ose la République solidaire et sociale, égale et fraternelle.

Et, lorsque l'on est républicain, on ne doute pas, on n'hésite pas face à un parti national-populiste. Si donc je résidais au sud, je voterais pour les candidats qui se sont qualifiés face à l'extrême droite, Nathalie Bicais et Joseph Mulé.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 07:29

Ce jeudi s'est tenue une réunion publique des candidats de la gauche unie du canton de La Seyne 1.

La Bourse du Travail était comble et une ambiance encourageante était au rendez-vous. Les candidats Marie Bouchez et Anthony Civettini m'ont demandé d'en assurer l'ouverture par un propos que je livre aux visiteurs de mon blog, dans lequel les assidus retrouveront des messages que, au risque de me répéter, j'ai déjà portés dans d'autres articles.

Et ce sera ma dernière mise en ligne avant le premier tour de dimanche, conformément à la loi...

 

"Ils sont parvenus à l'union et, ça, c'est une excellente chose. Et je suis très heureux que nous soyons tous rassemblés autour d'eux.

"Car, oui, ici, à La Seyne, l'intelligence des partis de gauche a prévalu sur les postures. Ils y vont unis, comme nous y sommes allés en 2008 et l'année dernière. Et nous savons que c'est ce que notre peuple attend.

"Ils y vont unis, de quatre sensibilités diverses, soutenus par d'autres. Unis non pas par stratégie, mais unis autour d'un projet, dont ils nous parleront tout à l'heure.

 

L'UNITÉ AUTOUR D'UN CONSTAT DE CARENCE RÉPUBLICAINE

"Ils y vont unis autour d'un constat. Un constat de carence de leurs concurrents de droite incapables de faire vivre et rayonner les valeurs de la République dans le département qu'ils dirigent depuis 30 ans.

"Un constat d'inégalité de traitement des divers territoires.

"Un constat de solidarité sélective selon que l'on soit Varois d'ici ou Varois d'ailleurs.

"Un constat de clientélisme de cantons.

"Un constat de gestion archaïque qui éloigne les citoyens de l'exercice de leur destinée.

"Ils y vont unis autour de perspectives partagées. Celles qui affirment que l'action publique locale, départementale, régionale, en faveur de tous les citoyens et de tous les territoires, constitue aujourd'hui le dernier rempart contre les effets funestes des politiques nationales et européennes qui rendent la vie impossible aux gens, et pas seulement aux plus humbles, aux entreprises, et pas seulement aux plus modestes des acteurs de la production et du travail, aux bénévoles associatifs qui oeuvrent pour le développement personnel, l'éveil des consciences et le vivre-ensemble, et plus généralement à tous ceux qui n'aspirent qu'à jouer leurs rôles civiques, économiques, sociaux et culturels dans la société démocratique fragilisée léguée par nos anciens qui se sont tant battus pour elle.

"Ils y vont unis avec de vraies perspectives ambitieuses et réalistes qu'ils sont les seuls à avoir construites et à exposer depuis des semaines.

 

LA GAUCHE SEULE À EXPLICITER UN PROJET ET DES PERSPECTIVES

"Je dis bien "les seuls", parce que la droite, qu'elle soit celle de l'Europe ou celle du Var, on la subit et voit bien où elle nous mène. Elle n'a pas besoin de faire de longs discours pour faire connaître son projet.

"Et les seuls aussi parce que son extrême, derrière ses propositions simplistes rédigées uniformément par ses cadres nationaux pour servir de propagande de Lille à Perpignan, de Brest à Mulhouse, est en vérité aussi effrayante aujourd'hui qu'elle l'était hier, aux pires moments de notre histoire.

"Oui, bien sûr, le FN est un parti légal. Mais ce n'est pas un parti républicain. Observez les actes de ses élus, d'hier et d'à présent, dans les communes que ses troupes gèrent ou ont géré.

"Ils se répètent dans une parfaite similarité, dans les années 90 comme depuis 2014, dans le Nord comme dans le Midi. C'est tout le contraire de ce que voudrait faire croire M. Boccaletti, le secrétaire départemental du FN varois, en jurant qu'il "ne veut pas d'un Le Chevallier-bis".

 

SES ÉLUS RÉVÈLENT LE VRAI VISAGE DE L'EXTRÊME DROITE

"Ils ne sont pas républicains, dites-le, parce qu'ils ne respectent pas l'égalité d'accès de tous aux services. Ici ils interdisent l'accès à l'étude ou à la cantine aux enfants dont les parents ne travaillent pas ; ailleurs ils tentent de réserver une "prime de naissance" aux familles dont au moins un des parents est Français ; ailleurs encore, ils imaginent de réclamer une carte d'identité pour l'accès des écoliers à la distribution de cadeaux de Noël ; en d'autres lieux, ils refusent d'organiser les baptêmes républicains ou décident, "en [leur] âme et conscience", de célébrer ou non les mariages entre personnes de même sexe ; autre part, ils imaginent délibérément une "fête du cochon" qui ne s'appuie sur aucune tradition locale, sachant que, faisant cela, une partie de la population s'en trouvera exclue ; et, dans une autre commune, ils suppriment en été les bus reliant les quartiers populaires périphériques au centre-ville.

"Ils ne sont pas républicains, dites-le, parce qu'ils ne respectent pas les diversités culturelles qui fondent la richesse de la France et en constituent le ciment. À Toulon, en 96, le maire a voulu mettre au pas le centre de création culturelle de Châteauvallon, et il a exclu certains écrivains de la Fête du Livre. Un peu partout, ses collègues d'hier comme d'aujourd'hui effectuent des purges dans les bibliothèques communales, en supprimant des abonnements, en souscrivant d'autres, et en sélectionnant les ouvrages mis à disposition du public. Là, on déprogramme un groupe de rap, ailleurs le maire s'oppose à un spectacle de danses orientales, parce que - je le cite - "ici on est en Provence et, s'ils veulent vivre comme en Orient, les frontières sont ouvertes". Un peu partout, au-delà de la censure politique ciblée, on diminue les aides aux événements culturels, à l'instar des Chorégies d'Orange, et aux centres sociaux où s'exerce l'éveil à la culture et aux arts et où se forgent les consciences, comme d'ailleurs on restreint les moyens de clubs sportifs et d'associations d'insertion.

 

PRENONS GARDE AUX GESTIONS LOCALES HASARDEUSES

"Ils ne sont pas républicains, dites-le, parce qu'ils agissent contre les symboles de la Paix, de l'amitié entre les peuples, des droits de l'homme, de la fraternité et du vivre ensemble. Dans telle commune, on débaptise la rue du 19 mars 62 pour lui donner le nom d'un participant au "putsch des généraux" d'avril 61. Dans certaines autres, on ôte les drapeaux de l'Europe du fronton des mairies, et dans d'autres on chasse des associations comme la "Ligue des Droits de l'Homme" des locaux communaux.

Ils ne sont pas républicains, dites-le, parce qu'ils se moquent d'une bonne gestion des ressources publiques dont les citoyens confient la charge à leurs édiles. Dès leur élection, nombre de ces nouveaux maires ont largement augmenté leurs indemnités. On ne se souvient peut-être pas des condamnations de Vitrolles à régler deux millions de francs d'indemnités pour des licenciements abusifs, ni de celle du maire de Marignane pour favoritisme, fausses factures et emplois fictifs. On a peut-être oublié, à Toulon, la dette de trois millions de l'association "Jeunesse toulonnaise" créée par le maire FN de l'époque. Mais on se souvient peut-être de la récente décision d'invalidation du maire de Hayange, en attente d'un jugement en appel, pour des comptes de campagne contestés au point qu'une enquête préliminaire a été ouverte, et de l'année d'inéligibilité infligée à l'actuel leader du FN de chez nous, candidat concurrent de notre équipe, pour la mauvaise gestion - certes en rien délictuelle - de sa comptabilité de campagne à l'occasion des législatives de 2012.

 

FACE AU FN, UNE DROITE DANS L'AMBIGUÏTÉ

"Et tout ça, beaucoup à droite ne le dénoncent jamais. Sur ce sujet aussi, elle fait mine d'être unie, mais elle est divisée. Et anormalement pas claire. On connaît la prise de position nette et explicite de M. Falco vis-à-vis du Front national, qu'il faut saluer, mais on connaît aussi le soutien public d'un maire varois élu sous la bannière UMP à un candidat FN aux départementales. Et, chez nous, que signifie le silence inquiétant de l'UMP-UDI seynoise sur la question de l'extrême droite ?...

"Alors, dites-le autour de vous, et jusqu'au dernier moment : c'est ça, le vrai visage de l'extrême droite. Derrière la façade du FN nouveau look, se terrent toujours les mêmes choix de société qui exhalent le rejet des valeurs de la République et de la démocratie.

"Que personne ne l'oublie. Que nul ne se laisse prendre.

 

HISSER LES BANNIÈRES DE L'ÉGALITÉ ET DE LA SOLIDARITÉ

"Alors, eux, nos candidats, Joëlle, Marie, Tony et Toussaint, je les connais bien. Tous quatre sont - ou ont été - mes adjoints. Croyez-moi, cette équipe, c'est des valeurs, du sérieux, du savoir-faire, de l'empathie, de l'écoute, de l'enthousiasme, de l'abnégation et de la combativité.

"Je suis fier - et nous pouvons tous être fiers - qu'ils portent les couleurs de notre Seyne, de notre Seyne forte de son potentiel et de ses citoyens, de notre Seyne carte maîtresse de l'avenir du Grand Toulon, qu'ils les portent dans un conseil départemental qui devra, enfin ! - et parce qu'on en a plus que jamais besoin en ces temps d'insupportable austérité - hisser haut les bannières de l'égalité et de la solidarité."

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 06:16

"Tu les salues ???" Eh bien oui, je les salue. Dans ma famille, à l'école, au sport, dans mon parcours dans les mouvements d'éducation populaire, c'est ce qu'on m'a appris. À dire bonjour plutôt qu'à mettre une tarte dans le museau. Mais ça ne veut pas dire qu'on est des copains, avec les gens qui militent à l'extrême droite.

Ce que je ne salue pas, en revanche, c'est les projets qu'ils portent. Parce qu'on ne me fera pas croire qu'il y aurait l'extrême droite d'avant et celle d'aujourd'hui, toute différente, aux idées qui seraient devenues bien fréquentables. Oui, le FN est un parti légal, c'est entendu. Mais ce n'est pas un parti républicain. Les actes de ses élus, d'hier et d'à présent, dans les communes que ses troupes gèrent ou ont géré, en attestent.

Et, surtout, si on y regarde d'un peu près, ils se répètent dans une réelle similarité, dans les années 90 comme depuis 2014, dans le Nord comme dans le Midi. A contrario de ce que voudrait faire croire l'actuel secrétaire départemental du FN varois en jurant qu'il "ne veut pas d'un Le Chevallier-bis" [maire FN de Toulon en 1995].

 

DANS LA DEVISE DE LA RÉPUBLIQUE, IL EST ÉCRIT "ÉGALITÉ"

Ne pas être républicain, c'est ne pas respecter l'égalité d'accès de tous aux services. Ici on veut interdire l'accès à l'étude surveillée du matin aux enfants dont les parents ne travaillent pas ; là on décide d'augmenter les tarifs des cantines pour les enfants pauvres ou on réserve ce service à ceux dont les deux parents ont un emploi ; ailleurs on tente d'instituer une "prime de naissance" de 5.000 francs (environ 700 euros) pour les familles dont au moins un des parents est Français ; ailleurs encore, on imagine de réclamer, pour l'accès des petits écoliers à une distribution de cadeaux de Noël, "une carte nationale d'identité ainsi qu'un justificatif de domicile" ; en d'autres lieux, on refuse d'organiser les baptêmes républicains ou on laisse, "en son âme et conscience", le choix à ses adjoints de célébrer ou non les mariages entre personnes de même sexe ; autre part, on imagine délibérément une "fête du cochon" qui ne s'appuie sur aucune tradition locale, sachant que, ce faisant, une partie de la population s'en trouvera exclue, tandis que, dans une autre commune, on décide de supprimer en été les bus reliant certains quartiers populaires périphériques au centre-ville, et, dans une troisième, on tente de limiter l'accès du public aux séances du conseil municipal.

 

LA FRANCE, ÇA N'A JAMAIS ÉTÉ L'EXCLUSIVE CULTURELLE

Ne pas être républicain, c'est ne pas respecter les diversités culturelles qui fondent la richesse de la France et qui en constituent son ciment. À Toulon, en 1996, le maire a voulu mettre au pas le centre national de création et de diffusion culturelles de Châteauvallon, comme il a exclu certains écrivains de la Fête du Livre. Un peu partout, ses collègues d'hier comme d'aujourd'hui effectuent des purges dans les bibliothèques communales, en supprimant des abonnements à la presse, en souscrivant d'autres, et en sélectionnant les ouvrages mis à disposition du public. Là, on déprogramme un groupe de rap, ailleurs le maire indique que si, dans tel spectacle culturel et festif, il est "proposé comme seul spectacle des danses orientales, [il] ​signe et resigne [son] opposition, parce qu'ici on est en Provence, pas en Orient, et, s'ils veulent vivre comme en Orient, les frontières sont ouvertes". Un peu partout, au-delà de la censure politique ciblée sur tel pan de la culture, on diminue drastiquement les aides communales aux événements culturels, à l'instar des Chorégies d'Orange, et aux centres socio-culturels où s'exerce l'éveil à la culture et aux arts et où se forgent les consciences, comme d'ailleurs on restreint les moyens de clubs sportifs et d'associations d'insertion.

 

"FRATERNITÉ" AUSSI EST INSCRIT AUX FRONTONS DES ÉDIFICES PUBLICS

Ne pas être républicain, c'est, dans la sphère publique, agir contre les symboles de la Paix, de l'amitié entre les peuples, des droits de l'homme, de la fraternité et du vivre ensemble. Et certains, au FN, n'en veulent pas, de ces symboles. Dans une commune, on débaptise la rue commémorant le cessez-le-feu de la fin de la guerre d'Algérie pour lui donner le nom d'un participant au "putsch des généraux" d'avril 1961. Dans plusieurs autres, on ôte les drapeaux de l'Europe du fronton des mairies et dans d'autres on chasse des associations comme la "Ligue des Droits de l'Homme" des locaux communaux. Ailleurs encore, on refuse d'organiser la commémoration de l'abolition de l'esclavage instaurée par le Président Chirac.

 

UN DEVOIR : GÉRER LES RESSOURCES QUE CONFIE LE PEUPLE À SES ÉLUS

Ne pas être républicain, c'est se moquer d'une bonne gestion des ressources publiques dont les citoyens confient la charge à leurs édiles. On sait bien que ce n'est hélas pas l'apanage exclusif de maires d'extrême droite, mais tout de même ! Nombre de ces nouveaux édiles ont augmenté significativement leurs indemnités dès leur élection, l'un d'eux ayant même dû faire marche arrière sur injonction du préfet. On ne se souvient peut-être pas des condamnations de la ville de Vitrolles à régler deux millions de francs d'indemnités pour des licenciements abusifs, ni de celle du maire de Marignane pour favoritisme, fausses factures et emplois fictifs. On a peut-être oublié, à Toulon, la dette de trois millions d'euros de l'association "Jeunesse toulonnaise" créée par le maire de l'époque ou l'augmentation de 60% du budget du personnel communal. Mais on se souvient sûrement de la récente décision d'invalidation du maire de Hayange, en attente d'un jugement en appel au Conseil d'État, pour des comptes de campagne contestés au point qu'une enquête préliminaire a été ouverte, et de l'année d'inéligibilité infligée à l'actuel leader du FN de chez nous pour mauvaise gestion - certes en rien délictuelle - de sa comptabilité de campagne à l'occasion des législatives de 2012.

 

IL N'Y A PAS DE HASARD. QUE NUL NE L'OUBLIE !

Tout ça fait tout de même beaucoup pour les cinq communes gérées par l'extrême droite dans les années 90 et les douze qui ont fait ce choix l'année dernière. Ça fait surtout, mis bout à bout, d'étranges similitudes dans le temps et en tous lieux qui ne doivent pas être dues au hasard. Je crois plutôt que, derrière tout ça, derrière la façade proprette du FN nouveau look, se terrent toujours les mêmes choix de société qui exhalent, au fond, le rejet des valeurs de la République et de la démocratie. Que personne ne l'oublie. Que nul ne se laisse prendre.

 

J'ai dérobé le dessin illustrant cet article sur le site de "L'observatoire des mairies FN" du MJS des Bouches-du-Rhône. Je peux le supprimer sur demande des jeunes socialistes, bien sûr.

 
 
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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 06:53
Élections : un mois pour aborder les vrais enjeux

On me pardonnera sûrement de moins alimenter ce blog ces temps-ci. Ce sera encore le cas pendant un peu plus d'un mois. J'essaie en effet de consacrer le peu de temps libre dont je dispose en dehors de mon activité de maire à accompagner et promouvoir les projets des candidats auxquels j'apporte mon soutien pour les élections départementales des 22 et 29 mars.

Dans le canton de La Seyne 1, qui regroupe environ 85% des habitants de notre commune, c'est aux côtés de Marie Bouchez et d'Anthony Civettini et leurs remplaçants Joëlle Arnal et Toussaint Codaccioni. Dans celui de La Seyne 2, qui regroupe le reste de la commune et les villes de Six-Fours et Saint-Mandrier, mon investissement va à l'équipe d'Olivier Andrau et Jessica Gerondal et leurs suppléants Boucha Reano et Thomas Roller.

 

ET SI ON PARLAIT DES VRAIS ENJEUX ?

Je suis toujours frappé, lorsqu'on approche d'une élection, de voir une étonnante tension monter en puissance, au point que certains font flèche de tout bois pour discréditer leurs concurrents, avec une capacité à parler d'autre chose que des enjeux de l'élection. En ce moment, tout y passe. C'est moi qu'on cible, alors que je ne suis candidat à rien ; craint-on tant que ça mon soutien aux équipes qui ont ma confiance ? C'est la politique nationale qui est critiquée, alors qu'aucun membre du gouvernement ne se présente aux suffrages chez nous : n'a-t-on vraiment rien à dire sur le sujet de l'élection départementale ?

Par de telles postures, on déboussole les citoyens, on les trompe sur la marchandise, et ce n'est pas très fair-play. Alors que, suite aux dramatiques événements que le pays a connus début janvier, tous les républicains s'accordent pour souhaiter une meilleure éducation à la citoyenneté, un respect des individus dans une république de la laïcité et du vivre-ensemble, ce n'est ni en cultivant l'invective, la désinformation, les coups bas, ni en esquivant les débats sur les enjeux réels, que réussiront à se grandir ceux qui aspirent à assumer une fonction élective et font vœu d'une mobilisation citoyenne les jours de vote dans une démocratie.

 

LE BON ROI DAGOBERT

Je ne saurais trop inciter chacun à prendre exemple sur de grands hommes de la "chose publique" qui n'ont pas laissé pour leur postérité historique que le fait anecdotique qu'ils aient pu mal revêtir leurs braies. À l'image du roi des Francs, Dagobert Ier, qui réforma avec sagesse la justice, qui lutta contre la fraude monétaire, qui développa l'éducation et la culture, qui décentralisa en permettant aux vicairies de prélever l'impôt sur les transactions commerciales locales, qui donna primauté au royaume plutôt qu'à l'artistocratie et au haut clergé, et qui développa d'utiles relations diplomatiques avec les pays voisins.

Mais pourquoi m'égaré-je et fais-je référence à ce mérovingien ? Peut-être parce qu'une chanson populaire écrite à son sujet au moment de la Révolution française avait en fait pour but de railler la monarchie absolue de Louis XVI. Manière de parler de façon détournée de l'objet du moment... et de tromper son monde. Diable, quand on est acteur politique, on ne se refait pas.

Élections : un mois pour aborder les vrais enjeux
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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 20:15
De Tours à Poitiers, finalement, il y a peu...

Au premier abord, je l'ai trouvé gonflé, Manuel Valls, d'utiliser le 49-3 constitutionnel pour faire passer la loi néo-libérale du ministre Macron à l'Assemblée nationale. Quoi, nous, les socialistes, nous coucherions à ce point devant les lobbies du MEDEF ?

En deuxième lecture, comme disent les parlementaires, j'y ai décelé une lueur d'espoir. Oui, si le Premier ministre opte pour passer en force, c'est qu'il a bien mesuré que ceux qu'on appelle "les frondeurs" sont suffisamment déterminés et nombreux. À ne pas être prêts à mettre le doigt sur la couture sur injonction.

Et ça, c'est plutôt bon signe. Ça pourrait ouvrir des horizons intéressants. À commencer à l'occasion du Congrès de Poitiers du Parti socialiste, en juin, où, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire gober, rien n'est finalement joué d'avance. Surtout si la gamelle annoncée aux élections départementales se concrétise (mais pas à La Seyne !).

Oh, je me doute bien qu'on ne reviendra pas à avant le Congrès de Tours de 1920. Mais peut-être que des choses pourraient se passer. De Poitiers à Tours, il n'y a qu'une centaine de kilomètres...

En tous cas, le peuple ne serait peut-être pas fâché de nous les faire parcourir, ces kilomètres, à coups de pied où je pense...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 07:59
Élections départementales : Soutenez-les avec moi !

Dans le nouveau canton de La Seyne 1, c'est-à-dire une grande partie de notre commune, en gros tout le nord de celle-ci, au-dessus d'une ligne allant de Janas à la corniche de Tamaris en passant par les Moulières, l'Oïde, Mar Vivo et le sud de l'Evescat, une équipe de candidats a tout mon soutien : celle qui regroupe des personnes d'un panel de sensibilités de l'équipe municipale que j'anime.

Ils sont membres de plusieurs organisations qui participent à la diversité de la majorité républicaine communale, dans une démarche de coopération qui s'inspire de celle qu'on retrouve à l'échelle nationale dans le club "Gauche Avenir".

J'invite les visiteurs de mon blog à suivre sur leur page Facebook la campagne électorale qu'ils ont engagée pour que La Seyne puisse être entendue dans le futur Conseil départemental du Var qui devra assurer à notre belle mais bien pauvre commune toute la solidarité territoriale qui lui est due.

Ils nous convient à partager un moment de convivialité à l'occasion de l'inauguration de leur local, sur la place Daniel-Perrin, en cœur de ville, le samedi 21 février à 11 heures.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 05:19

http://parisbanlieue.blog.lemonde.fr/files/banlieue1717site.jpgSi la politique de la ville n'existait pas depuis trente-cinq ans, dans quelle situation serions-nous aujourd'hui, dans nos territoires aux quartiers populaires ? Bien sûr, elle a souvent trouvé ses limites, mais cela justifie-t-il que nombre de chroniqueurs, de politiques, de bons penseurs, jettent un peu vite le bébé avec l'eau du bain ? Ça nous a un peu froissés, avec quelques collègues maires de banlieue, de diverses sensibilités. Du coup, nous nous sommes fendus d'une réflexion partagée qui a débouché sur une "tribune" qui paraîtra, peut-être, en contrepoint, un jour, dans la presse. Ou pas. 


"Depuis les horribles actions terroristes à Charlie Hebdo, à Montrouge, et porte de Vincennes, qu'il faut condamner sans hésitation, sans ambiguïté et sans peur, tant absolument rien ne justifie un meurtre de quelqu'un en raison de "valeurs", ou de croyance, ou de quoi que ce soit d'autre, foule d'articles et d'analyses fleurissent dans la presse.

"Beaucoup, si ce n'est tous, mettent en cause les 35 ans de politique de la ville.

"Nous, maires de "Ville et banlieue" de France, au coeur de ces problématiques, confrontés au quotidien à l'accumulation des difficultés sociales des habitants de nos communes, le clamons haut et fort : si la politique de la ville n'avait pas existé, la situation serait bien pire en France.

"Mais elle n'a toujours été qu'une politique correctrice car personne n'a jamais osé se poser les bonnes questions sur les causes de cette situation de relégation d'une partie non négligeable de notre territoire, même si cela se vérifie partout à travers le monde, à plus ou moins grande échelle.

"Car finalement, est-ce que les horribles événements de Charlie Hebdo, de Montrouge et de la porte de Vincennes, ne montrent pas une faillite du système tout entier ?

"Celle d'une société à bout de souffle.

"Où compétition entre tout et tous est le maître-mot, dès l'école.

"Où est permanentela recherche effrénée de gains toujours plus importants et atteignant des sommets d'écarts de ressources indécents et jamais vus.

"Où diviser pour mieux régner, et ainsi placer l'individualisme au firmament, est l'apanage des possédants.

"Où consommer est devenu le but ultime de la vie, et même bientôt le dimanche.

"Où seul l'audimat, et donc la publicité, font les programmes de la télévision (quand un média avoue que son travail est de "préparer du temps de cerveau disponible pour vendre du Coca pendant la publicité", dès lors, il est certain que ces cerveaux disponibles sont aussi réceptifs à n'importe quel discours extrémiste !).

"Où l'on a abandonné l'éducation populaire au profit des réseaux sociaux sur lesquels tout, et surtout n'importe quoi, circule.

"Où, 60 ans après l'appel de l'abbé Pierre, tout le monde ne dispose pas encore d'un toit.

"Où l'abandon de toute maîtrise du foncier, notamment dans les villes, depuis des décennies dans des logiques libérales, a exclu les habitants aux revenus moyens dans le périurbain et les populations les plus démunies dans les banlieues.

"Où la culture a été abandonnée dans les territoires qui en avaient le plus besoin.

"Où la discrimination fait encore partie du quotidien de millions d'habitants et n'a pas été suffisamment condamnée.

"Où se soigner devient difficile par manque de médecins mais aussi de moyens financiers.

"Où toutes les décisions sont basées sur la recherche de la croissance, érigée comme un dogme, car ça serait la seule réponse à tous les problèmes, alors que les inégalités et les exclusions n'ont cessé de se creuser depuis 30 ans.

"Où l'austérité imposée par un pouvoir prisonnier du monde de la finance compromet gravement le peu de modèle social qui nous restait, comme elle met en péril de nombreuses politiques publiques mises en place dans les collectivités les plus pauvres et où elles étaient particulièrement indispensables.

"Pour résoudre les problèmes de fond, il faut oser dire que la situation que nous vivons aujourd'hui est la faillite de notre modèle de développement.

"Faillite globale, tant au niveau des conséquences sociales et sociétales dramatiques que l'on vient de vivre, qu'au niveau des conséquences environnementales et climatiques que nous connaissons et qui compromettent notre avenir à tous et encore plus les populations qui sont déjà le plus fragiles.

"Le monde, la société, sont ce que nous décidons d'en faire et ce que nous en faisons. Il n'y a pas de fatalisme.

"Alors, nous nous prenons à rêver, dans cette période de concorde nationale, que l'on osera vraiment se poser les bonnes questions, cesser de travailler sur les conséquences pour se consacrer aux causes, et pour cela vraiment remettre en cause notre modèle de société pour revenir à nos valeurs de solidarité, de fraternité et d'égalité.

"Aux valeurs de simplicité, de partage, de respect, de sobriété.

"Souvenons-nous des Minguettes en 1981 et 1983, des banlieues en 2005, de Merah en 2012, de Charlie en 2015, mais aussi des profanations de cimetières juifs, d'attaques de mosquées, d'actions homophobes...

"Combien faudra-t-il encore de ces dramatiques événements, intolérables dans le pays des Droits de l'Homme que le monde regarde, pour réagir vraiment ?

"Il est urgent de changer de paradigme.

"Cela va demander beaucoup de courage et d'audace politique mais, si nous ne touchons pas aux fondements de ces maux, la situation ne fera que se détériorer."

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 07:10

http://www.ville.gouv.fr/IMG/jpg/myriam-el-khomri_portrait-officiel_crop.jpg"Oui, on partage. C'est dans toutes ces directions qu'il faut que nous allions."

Ça, ce sont les mots de Myriam El Khomri, secrétaire d'État à la politique de la ville, avec laquelle nous avons échangé, deux heures durant, ce mardi, pour évoquer la situation des banlieues et de leurs habitants après les tragiques événements de la semaine passée.

En écrivant "nous", je veux parler de notre petite délégation (*) de membres du bureau de "Ville et banlieue", notre association de maires de communes inscrites dans la géographie prioritaire.

Nous avons rappelé notre position et notre mobilisation dans cette période douloureuse que vit la République, développé tour à tour nos expériences locales et émis des propositions, tant il y a urgence à apporter des réponses sociales, avec des moyens financiers et humains, à conforter les acteurs locaux dans leurs actions quotidiennes, et, notamment, à renforcer l’éducation dans toutes ses dimensions : nationale, populaire, spécialisée. Des pistes ouvertes que nous avions travaillées, dans l'urgence mais forts de nos constantes analyses partagées, et exposées dans le texte que je présente ci-après, en forme de mémorandum, qu'il faut désormais décliner en actes...

 

"En 48 heures, 4,5 millions de personnes se sont mobilisées à Paris et partout en France dans des marches citoyennes. Comme eux, nous, élus de banlieue, avons vécu sous tension, l'horreur puis l'espoir de ces cinq longues journées.

"Notre république sait désormais qu'elle est vulnérable. Forte autant que vulnérable. Et qu'elle peut basculer, dangereusement et peut-être irrémédiablement.

 

LES BANLIEUES SONT SUR LE FIL...

"Or nous le disons depuis longtemps : les banlieues, sont en première ligne. Cette tragédie nationale le rappelle avec brutalité : elles sont aujourd'hui, plus que jamais et plus que tout autre territoire, le révélateur et le théâtre de nos fractures, de nos impuissances, contradictions et faiblesses. Mais aussi de l'avenir possible donné aux promesses de l'humanisme républicain. Les banlieues sont sur le fil, prises entre la révolte et le déni devant cette barbarie, la volonté d'en être et la crainte de trahir, la tentation mortifère de l'identité et la difficulté de s'en sortir, l'intégration et la désintégration.

 

... MAIS LES ACTEURS DES BANLIEUES SAVENT OÙ SONT LES ENJEUX DU POSSIBLE

"Nous, élus de banlieue, savons où sont les enjeux du possible. Nous savons qu'il nous faut d'urgence rebrancher l'économie sur l'utilité sociale et environnementale. Développer la participation citoyenne et donner les moyens de faire ensemble. Combattre la misère et le mal-logement, poursuivre la rénovation urbaine bien sûr, surtout intensifier, amplifier la tâche jamais terminée de l'éducation, avec l'Education nationale et avec les familles dont la confiance et la coopération doivent être systématiquement recherchées. Combattre l'obscurantisme et les fanatismes. Faire comprendre et partager le trésor de la laïcité qui protège les croyances autant qu'elle préserve de leurs débordements. Enseigner à l'école de la République les faits religieux et les cultures de tous. Punir sans complaisance ni culpabilité, et d'où qu'ils viennent, le sexisme, les préjugés racistes et les discriminations. Apprendre ensemble la légalité, rappeler chacun à ses devoirs, à l'impératif de civilité et de civisme. Apporter des moyens à la santé mentale et combattre les toxicomanies. Refuser la banalisation des violences autant que la prolifération des armes. Garantir la présence des services publics en soutenant leurs agents de terrain (médiateurs, travailleurs sociaux, enseignants, policiers, gardiens d'immeubles, professionnels de santé, ...). Travailler partout avec les associations locales à la culture, à la tolérance et au désenclavement des esprits. Redonner confiance et place à tous, en offrant aux énergies disponibles les débouchés qu'elles méritent. Réintroduire l'éducation populaire qui permet l'émancipation des individus."

 

POUR VOIR NOS JEUNES AUX AVANT-POSTES DE LA "GÉNÉRATION CHARLIE"

Oui, pour que les enfants et les jeunes de banlieue puissent être aux avant-postes de la "génération Charlie", nous, les élus des villes de banlieue, nous demandons à participer, officiellement et de plein droit, aux discussions et aux politiques nouvelles qui doivent s'élaborer, sinon dans l'unanimisme imposé, du moins dans le plus large consensus démocratique possible. La ministre a dit oui. Notre rencontre de ce mardi a été un premier temps de travail. Et nous répondrons ce vendredi à une nouvelle invitation pour travailler avec d'autres, acteurs de l'éducation populaire, têtes de réseaux associatifs et d'initiatives. Il y a urgence. Il faut qu'il y ait des jours d'après.

 


(*) : Notre délégation : Catherine Arenou, maire (DVD) de Chanteloup-les-Vignes (78),  Hélène Geoffroy, députée-maire (PS) de Vaulx-en-Velin (69), Gilles Leproust, maire (PCF) d'Allonnes (72), Philippe Rio, maire (PCF) de Grigny (91), Jean Touzeau, maire (PS) de Lormont (33), et moi-même.
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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 14:55

http://agl.2.vm.static.nicematin.net/media_varmatin/imagecache/article-taille-normale-nm/image/ouch/2015/01/10/bfecb7764e4233a1d17d8141a2af125e.jpgNous étions plusieurs milliers, ce samedi matin, sur le Parc de la Navale. Autour de Chrystelle Di Marco, chanteuse lyrique qui, dans un silence impressionnant d'émotion, a entonné la "Vocalise" de Sergueï Rachmaninov, avant que des milliers de Seynois et amis n'entament "La Marseillaise", et après le propos que ma fonction de maire m'a donné de prononcer. Un propos que chacun des milliers de Seynois et d'amis et voisins présents aurait pu livrer à ma place, tant on a senti, en ce jour funeste d'horreur autant que porteur d'espoirs, que les républicains de chez nous ont su faire bloc face à la barbarie...

 

"Des morts et des blessés. Horreur, abomination, carnage, inhumanité. Des morts parce qu'ils exerçaient la liberté de la presse, ou parce qu'ils étaient juifs, ou parce qu'ils faisaient leur travail de protection… Des sacrifiés en cette aube d’année, en ce début de siècle, de XXIe siècle…

"C’est ce qui se passe quand on fait l’économie de l’intelligence, de la solidarité, de l’éducation. C’est ce qui arrive quand on passe de la vie de société à l’esprit de meute et de secte, ou quand, à la culture, on préfère la barbarie et l’ignorance.

"Rien, jamais, ne justifie le meurtre. Et rien, rien, jamais, ne pourra le justifier.

"Ces hommes et ces femmes assassinés, c’est un pays entier qu'on assassine, c’est son histoire et ses Lumières qu’on piétine, c’est son identité qu’on efface, c’est la Liberté qu’on égorge ! C’est nous tous qui mourrons un peu.

"Ce qui vient de se passer, c'est la tentative de meurtre de la liberté de penser et d'exprimer, de l'humanité, de l'humour, du propre de l'Homme.

"Aujourd’hui, notre rassemblement, comme tous les autres, est la promesse, au nom de la République, en hommage à ces victimes innocentes, pour l’honneur de la France et pour tous ses citoyens, que, en tant qu’hommes, que femmes, en tant que parents, jusqu’à notre dernier souffle, nous nous battrons pour la Liberté, l’Égalité et la Fraternité !

"Ça veut dire que, demain, on commence à travailler ensemble, vraiment, ça veut dire que, demain, on ne peut plus tolérer aucune discrimination, ça veut dire qu’on doit éduquer, qu'on doit réapprendre à vivre avec ça en nos têtes, qu'on ne doit plus laisser faire.

"Nous sommes ici contre la haine, contre le fanatisme, contre la barbarie. Nous sommes ici pour protéger la vie, pour garantir la dignité des hommes, des femmes et des enfants, pour montrer qu’une démocratie laïque et solidaire, ce n’est pas ça.

"Parce que ce n'est pas ça, la France ! Et le XXIe siècle, ça ne peut pas être ça !

"Nous avons, par signe de deuil, supprimé ou reporté nos cérémonies de vœux mais décidé d'appeler à ce rassemblement.

"Et si, partout en France, et dans le monde entier, des rassemblements ont et auront lieu, notamment demain dimanche, nous y serons. Partout, chaque fois. Debout.

"L'athée que je suis veut dire un mot pour ceux qui ont choisi de croire, les chrétiens, les bouddhistes, les juifs, les musulmans, les autres... Voilà, ils sont ici, et on les aime, et on les plaint aussi beaucoup sans doute, et on les soutient, parce qu'on a osé assassiner au nom volé de leur foi, et parce qu'en trainant des hommes dans le sang, on traine aussi dans le sang et la boue ces croyances dont les fondements sont pourtant de douces et belles manifestations d'humanité.

"Nous entendrons dans un instant une voix... Une chanteuse, merci à elle... C'est une voix nue, simplement et magnifiquement humaine.

"On a voulu nous voler notre humanité. C'est raté ! Nous l'avons reprise, dans l'instant. Comme a dit la fille de Wolinski : "Papa est mort. Pas Wolinski". Oui, notre humanité est encore plus forte ces jours-ci.

"Oui, je suis, tu es, elle est, nous sommes Charlie ! Nous sommes ces journalistes tués de par le monde par des fanatiques, nous sommes ces clients d'un magasin casher, nous sommes ces gardiens de la paix assurant la tranquillité que la nation républicaine doit à ses enfants, et nous sommes aussi ces musulmans d'ici et d'ailleurs, inquiets des invectives menaçantes de ceux qui tombent dans le piège de l'amalgame vicieux tendu par les barbares.

"Nous ne faisons pas que le croire, car maintenant, plus qu'avant, si nous l'avions oublié, nous le savons : à vivre les bras ballants, on finit par se laisser couler.

"Alors, c’est les bras levés que nous allons observer une minute de silence, à la mémoire des victimes, pour la Liberté qu’elles défendaient et que nous défendons.

"C’est une forêt de bras que je nous demanderai de montrer. Nous sommes, ensemble, unis, une forêt de solidarité laïque.

"Nous sommes unis, soudés pour notre liberté de conscience, notre liberté de pensée. Nous sommes unis comme autant de sentinelles de notre République, comme autant de gardiens de la dignité humaine.

"Nous sommes unis avec le monde entier, ici, aujourd’hui et encore demain, lors de la journée de rassemblement national à laquelle nous serons encore présents. Et après. Nous ne laisserons plus la place vide et nous n’oublierons jamais.

"Après une minute de silence, nous formerons un cortège qui ralliera la Bourse du Travail où nous nous pourrons nous retrouver un peu dans l'échange convivial avant de nous séparer.

"Pour tous ceux qui ont perdu la vie pour la défense des libertés, partout dans le monde et en France aujourd’hui, pour que, demain et après-demain, nous ne négligions plus l'éducation, la culture, le vivre-ensemble dans le respect laïque des différences, toutes ces choses qui élèvent les consciences et préviennent les abominations cruelles, nous allons maintenant observer cette minute de silence."

 

 


J'ai chipé la photo qui illustre cet article à Var-matin, sur son site Internet. Si ça craint, comme disent nos jeunes, que nos amis journalistes me le disent ; je la retirerai. En attendant, merci - et courage - à eux !

Et j'ai "prélevé" la biographie de Chrystelle Di Marco sur le site du festival "Festi'classiques" de Cognac ; là aussi, je peux naturellement la retirer si besoin.

Je précise enfin que les t-shirts noirs "Je suis Charlie" que portent certaines personnes sur la photo illustrant l'article ont été réalisés par l'association Co'op de La Seyne, et vendus en vue de faire un don pour le magazine Charlie Hebdo.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 06:01

 

http://md1.libe.com/photo/666009-des-drapeaux-francais-et-europeens-en-berne-lies-par-un-ruban-noir-sur-le-palais-de-l-elysee-le-28-j.jpg?modified_at=1420716499&width=750

 

J'invite mes concitoyens seynois, et tous ceux qui le veulent, à nous retrouver...


ce samedi 10 janvier, à 11 heures,

sur le Parc de la Navale, à La Seyne,


pour un rassemblement en mémoire des victimes des actes barbares des trois jours passés,

et pour affirmer ensemble, dans la dignité et avec la force de nos diversités, notre volonté de lendemains porteurs de valeurs républicaines, laïques et démocratiques, replaçant l'Homme au cœur de l'Humanité.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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