



Ce dernier vendredi, notre Bourse du travail seynoise accueillait quelques 150 personnes, venues de toute la région, issues de toute la gauche et l'écologie.
Ces gens répondaient à l'invitation des trois jeunes responsables politiques qui ont lancé l'appel "Debout la gauche" que je relayais dans un précédent article de ce blog.
J'ai eu le plaisir de les y accueillir par le propos que je livre à mes visiteurs...
"Aucun député et un seul sénateur, socialiste mais ne siégeant pas avec les socialistes, sur douze parlementaires représentant plus d'un million d'habitants.
"Plus aucun un élu régional. Plus aucun un élu départemental.
"Dix maires de gauche, dont seulement cinq élus "sur leur étiquette" (2 au PS, 2 au PCF et 1 au MRC) pour les 67 communes de plus de 3000 habitants. Un seul dans les 24 communes de plus de 10000 habitants où vit 70% de la population.
"Voilà le tableau bien sombre de l'état de la représentation de la gauche et de l'écologie dans le Var qui vous accueille ce soir.
UN SOMBRE TABLEAU VAROIS. ET UNE PROVENCE GUÈRE MIEUX...
"Et la situation n'est guère plus brillante dans la Région Provence Alpes Côte d'Azur, hormis dans les départements alpins où la gauche reste ancrée, mais qui ne représentent que 6% des habitants, et dans les Bouches-du-Rhône où les élus locaux historiques et les acteurs d'une vie politique tout de même un peu... "atypique" rattrapent un peu la sauce.
"Seulement 24 maires, dont 15 des Bouches-du-Rhône, sur les 90 villes de plus de 10000 habitants ; 24 parlementaires sur 63, dont 15 des Bouches-du-Rhône ; 68 élus départementaux sur 252, dont 28 Alpins et 24 des Bouches-du-Rhône ; un seul département, les Alpes-de-Haute-Provence, dirigé par la gauche.
"Et bien sûr la gauche désormais absente de l'assemblée régionale... du fait du choix hasardeux de sa seule composante socialiste...
"Et, du coup, des élus de l'extrême-droite comme nulle part ailleurs en France : 67 sénateurs, élus régionaux, départementaux, et maires de communes importantes...
"Je m'en arrêterai là. On a atteint le fond. Et la droite républicaine continue inexorablement, elle aussi, à se déliter, chez nous plus qu'ailleurs.
UNE PROVENCE DE NANTIS ? DÉLAISSÉE PAR LA RÉPUBLIQUE ? REPOUSSOIR ?... NON !
"Serait-ce à dire que les presque 5 millions de Provençaux sont devenus à ce point des nantis qu'ils votent désormais pour la très radicale droite de chez nous et son extrême qui, de tous temps, et partout dans le monde, ont fait cause commune avec la finance internationale et les oppresseurs des plus humbles ? Non, nous le savons bien, notre taux de chômage est au-dessus de la moyenne nationale, nous plaçant en 3ème position des régions françaises.
"Serait-ce à dire que la Région souffre plus que d'autres d'un délaissement de la République ? Non, une publication parue ces derniers jours en atteste : hormis l'Île-de-France, aucune Région française n'offre un meilleur accès que la nôtre aux services et équipements publics de l'État, de la fonction hospitalière et des collectivités - et d'ailleurs aussi aux offres privées.
"Serait-ce à dire que notre territoire est un invivable repoussoir ? Non, notre Région a vu sa population presque doubler en 50 ans et tripler en 150 ans. Elle connaît la croissance démographique la plus dynamique du pays. Et les bases de données de l'INSEE fourmillent d'autres indicateurs qui devraient engager notre peuple à l'optimisme, à l'entreprise, à l'ouverture, au vivre-ensemble, au lieu de le conduire à écouter le chant des sirènes enragées qui invitent au repli sur soi, à la peur et la haine de l'autre, à la compétition dérégulée plutôt qu'à la coopération solidaire.
"Je crois plutôt que c'est en nous-mêmes, les acteurs de la vie publique qui nous référons à la gauche et l'écologie, supposés être les meilleurs porteurs des valeurs républicaines et démocratiques, qu'il faut rechercher les causes de nos échecs, des pertes de confiance, de l'accélération de notre incapacité à donner à espérer dans les lendemains.
&CHANGER AVEC LA PROVENCE DES VILLAGES ET DES QUARTIERS URBAINS
"Alors, arrêtons de parler de droite extrême et d'extrême droite, de fustiger, blâmer, anathémiser. Parlons simplement aux gens, écoutons-les. Ils nous interpellent sur la formation, l'insertion et l'emploi, sur le droit au logement, sur l'insécurité ressentie, sur les enjeux du développement durable. Ils ont des idées, ils sont critiques, peut-être un peu plus grincheux et tapageurs qu'ailleurs, mais riches de leurs allants pour l'échange et la confrontation. Nourrissons-nous des cris exigeants de notre peuple.
"Ça, les trois porte-paroles de la gauche socialiste, radicale et républicaine de décembre dernier, eux qui ont animé la campagne de terrain de leur liste régionale dans les rues des villes et sur les places des villages, ils l'ont bien compris. Ils nous invitent à nous remettre debout. Et ils ont choisi La Seyne, peut-être pas tout à fait au hasard, pour le faire.
"Ça honore notre petite parcelle de la République. Je leur souhaite une belle aventure de redynamisation. Ils en ont le talent et la niaque.
"Et, qu'ils le sachent, jamais en reste pour participer à la bousculade, il se trouvera du monde à La Seyne pour approuver, j'en suis certain, tous ceux qui remuent pour faire avancer, si ça crée les conditions de l'unité de la gauche, voire au-delà, pour que vivent, au concret, les valeurs laïques, égalitaires, de liberté, et de fraternelle solidarité."
Merci aux nombreux représentants des services publics, du monde économique et des associations, Seynois et voisins, qui ont répondu ce dimanche à l'invitation de notre conseil municipal pour la traditionnelle cérémonie des vœux.
Pour ceux qui n'ont pas pu être des nôtres, je livre ci-après le propos que j'ai adressé, au travers des présents, à l'ensemble de nos concitoyens.
Armez-vous de patience si vous voulez tout lire. C'est un long message, tant il est d'usage de passer en revue les moments de l'année qui s'est achevée. J'ai donc ajouté des intertitres pour l'aérer un peu...
Excellente année 2016 à tous !
Mesdames, Messieurs,
L'année 2015 aura été marquée à son début et à sa fin par deux tragédies. La cérémonie des vœux de 2015 n'a pas eu lieu. Mais c'était pour mieux nous retrouver dans l'unité, sur le parc de la Navale et dans les rues de notre centre ville. Il était indispensable pour chacun d'entre nous, ici, et partout en France (et le monde entier a admiré cette mobilisation populaire), d'afficher que la République, avant d'être un cadre institutionnel, un contrat social, c'est des gens. C'est nous. Humains capables de marcher contre la haine et la violence, pour la liberté d'expression ; pour isoler, pour rejeter loin de nous, dans leur abjection, les actes d'auteurs impardonnables et aveugles, commis contre des citoyens de catégories sociales, de convictions et de confessions différentes. Nous étions tous Charlie, c'est-à-dire, une France attachée à la liberté et à la laïcité.
Et puis, ce 13 novembre, la main froide du fanatisme le plus sanguinaire et aveugle a encore frappé le cœur du pays. Elle a frappé la vie, des gens prenant un verre à une terrasse de café ou assistant à un concert de rock. La culture, la convivialité, joyeuse et apaisée. Notre art de vivre.
Nous étions et nous sommes aujourd’hui, encore et toujours, Charlie, et nous sommes Paris, et nous sommes La Seyne.
NE PAS RESTER IMMOBILE LORSQU'ON ATTAQUE LA RÉPUBLIQUE ET LA LAÏCITÉ
Avec cette cérémonie, je veux saluer à travers vous la population seynoise, saluer son attitude d'unité et de dignité, je veux vous témoigner ma joie, ma fierté d’être à vos côtés, je veux vous signifier combien l’humanité qui fait battre le coeur de notre rassemblement est infiniment plus forte que tout acte de barbarie.
Et je veux répéter encore et encore que cet espace public et laïque est notre force à tous, que l’on soit, dans son intimité, musulman, chrétien, juif, bouddhiste, athée, agnostique, libre-penseur, et quelle que soit notre origine, proche ou lointaine.
Je veux donc vous le dire avec une certaine solennité : je ne compte pas rester immobile face à ces attaques en règle, d'où qu'elles viennent, contre l'unité républicaine et contre la laïcité.
Bien sûr, ces événements tragiques qui, hélas, peuvent encore se reproduire, sont de dimension nationale et, assurément, internationale.
Mais La Seyne n'échappera pas à l'obligation de s'interroger, notamment sur le respect et le développement de la laïcité.
Je souhaite que nous le fassions dans l'unité républicaine, avec les forces vives de notre territoire. Je vais faire des propositions concrètes en ce sens dans les prochaines semaines. On ne peut pas laisser des générations perdre la mémoire de la République et de ses valeurs. On ne peut pas constater sans réagir que de sinistres cultivateurs de haine - je le répète : d'où qu'ils soient -, entraînent des jeunes, et pas seulement des jeunes, vers une régression totalitaire et obscurantiste.
LA RÉPUBLIQUE NE SE NOURRIT PAS DE L'AIR DU TEMPS
La laïcité, c'est la séparation de la sphère privée de la sphère publique, notamment en matière de religion. Pour mémoire, la loi concernant la séparation des Eglises et de l'Etat a eu cent-dix ans en 2015... et nous en sommes encore là !
Eh oui, mesdames et messieurs, la République ne se nourrit pas de l'air du temps, elle ne se régénère pas d'elle-même. Il faut nous aussi cultiver et faire fructifier notre pacte social !
Cela, c'est un digne combat, pour reprendre une formule célèbre, que l'on peut - que l'on doit ! - mener aussi localement.
C'est pourquoi j'annoncerai prochainement des mesures pour renforcer ici tout ce qui relève de l'éducation, de la mobilisation, de l'animation sur le thème de la laïcité.
Mon objectif est simple : je compte rassembler toutes les forces porteuses de valeurs humanistes, républicaines, je compte réunir les responsables des cultes, les associations, les acteurs économiques, les services publics, dans un élan pour promouvoir la laïcité.
S'il faut créer un "conseil des sages", une sorte de "comité de vigilance", animant de la manière la plus ouverte toutes sortes d'actions, eh bien nous le ferons !
UN TERRITOIRE PARTAGÉ, LA RADE. UNE COMMUNE PARTAGEUSE, LA SEYNE
Nous avons d'autres tâches à accomplir ? D'accord ! Mais celle-là, ce combat, je ne laisserai personne, et en particulier pas les forces du passé, les forces fascisantes de toutes natures, le mener à notre place !
Et, si nous avons en partage une République, une démocratie, bien sûr avec leurs lacunes, leurs imperfections parfois, mais avec leur histoire et leurs immenses avantages, nous avons un territoire, la Rade, une commune, La Seyne. Et la Rade et La Seyne, nous les aimons républicaines !
Vous le savez bien, vous le partagez avec nous : même dans la difficulté, on vit cette ville avec bonheur, que l'on soit Seynois de souche ou nouvel arrivé (ce sont même ces derniers qui, parfois, en en parlent le mieux et nourrissent le moins de complexes. Non, je galèje… mais quand même c'est parfois vrai…).
On l’aime et on se bat pour elle. Esprit de clocher ? Très loin de là ! D'ailleurs comment pourrais-je me revendiquer républicain et prôner le repli sur soi ?
Non, La Seyne existe et se développe bel et bien dans un espace et un territoire partagés.
L'ouverture du casino, vendredi, atteste, s'il en était besoin, que nos décisions, les investisseurs que nous faisons venir, quand nous n'investissons pas nous-mêmes, vont dans le sens de l'équipement et de l'aménagement de toute l'agglomération ou, à tout le moins, des diverses rives de la Rade. Et c'est le cas de la médiathèque Andrée-Chedid utilisée par tout l'ouest varois. Et ce sera celui du nouvel Espace culturel Tisot qui ouvrira à l'automne. Et ce sera le cas de l'Atelier mécanique avec ses salles de cinéma et lieux de loisirs et de culture. Et c'est évidemment le cas du technopôle de la mer dont nous ne cessons de rappeler l'importance primordiale, bien au-delà, mais là très, très, au-delà, des petites frontières locales...
Est-ce à dire que je partage, sans barguigner, toutes les orientations, les procédures, l'absence de clarté parfois, de la gouvernance de Toulon Provence Méditerranée ? Je serais menteur si je le prétendais.
JOUER COLLECTIF ET CONSTRUCTIF, TOUJOURS, VERS L'ÉQUITÉ
Et comme je veux être quelqu'un de loyal, je joue collectif, constructif, toujours, mais ça ne m'empêche pas d'être lucide, vigilant, critique parfois, et de faire valoir une vision équitable et d'intérêt général.
Ce fut mon raisonnement concernant la défense de la maternité en 2011. L'aménagement d'un territoire de 200.000 habitants était en jeu. Et l'on constate que l'usine à bébés de Sainte-Musse ne répond pas, loin de là, et nous le savions, nous l'annoncions, aux besoins de proximité et de prévention de tous les traumatismes sociaux. Nous n'avons pas gagné cette bataille. Mais j'aurai la discrétion de ne pas m'appesantir sur les promesses non tenues...
En revanche, concernant la cotisation des communes du département au SDIS, le Service d'incendie et de secours du Var, lorsque, voici un an, presque jour pour jour, j'ai lancé, bien seul à l'époque, le débat pour l'équité, qui aurait parié un kopek sur notre victoire ? Eh bien oui, nous avons gagné en décembre !
Mais ce n'est pas La Seyne seulement qui a gagné. Je le disais : pas d'égoïsme, jamais. C'était 40% de la population du Var, vivant sur d'autres communes, qui était lésée par un étrange mode de calcul, qui verra comme nous, sa cotisation diminuée progressivement en trois ans. Pour La Seyne, ce sera de 30%, ce qui n'est pas rien sur 5,5 millions d'euros !
C'est l'équité républicaine entre les territoires qui a gagné. C'est l'intérêt général. Nos sapeurs-pompiers, ô combien méritants, nos services de secours d'excellence, doivent pouvoir œuvrer dans les meilleures conditions ! Ils n'auraient pu que devenir aux aussi les victimes si cette situation d'injustice entre les territoires avait perduré !
Et, si nous venons également d'être récompensés financièrement de nos efforts en matière de logement, de toutes catégories, du social au standing, ce n'est que justice, justice qui reste encore à faire respecter dans ce domaine comme dans d'autres, entre les territoires.
C'est particulièrement vrai dans notre Var où certains, parmi ceux-là même qui ont, contrairement à nous, voté le plan local de l'habitat, se refusent paradoxalement à le mettre en œuvre, laissant supporter à quelques rares communes, dont La Seyne, l'effort pourtant légal du droit au logement pour tous.
ON NE GAGNE QUE LES COMBATS QUE L'ON MÈNE
Et nous avons d'autres bagarres sur le feu, sur bien d'autres sujets : l'amélioration des lignes, des dessertes et des fréquences des transports collectifs terrestres et maritimes, la réalisation du pôle multimodal de la gare ferroviaire avec le franchissement de la voie ferrée vers la partie terrestre du pôle de compétitivité mer, et les accès à celui-ci pour les entreprises et centres de recherche et de technologie, le redémarrage par la société d'aménagement de TPM de la construction du parking des Esplageoles, une meilleure prise en compte du programme de rénovation urbaine de notre vieille ville, ou encore une autre gestion de nos ports plus en adéquation avec les besoins et les envies d'autogestion de leurs usagers et des sociétés nautiques.
Mais je le dis avec force : on ne gagne que les combats que l'on mène !! Et plusieurs de ces combats, respectueux de l'intérêt général, je le répète, nous permettent aussi de limiter l'érosion de nos finances, gravement atteintes par la baisse étouffante des dotations de l'Etat.
Nous continuerons à travailler dans ce sens, avec mon équipe, que je remercie au passage de son unité, de son soutien, pour la qualité de son travail, et avec nos personnels communaux !
Et cet acquis, je le partage avec vous, chers concitoyens, avec tous les Varois, et avec vous chers collègues !
LA SEYNE MISE SUR LE "GRAND TOULON". QUE LE "GRAND TOULON" MISE SUR ELLE !
Voilà. Et notre vigilance, nous l'exerçons avec ténacité. C'est pourquoi nous n'avons pas approuvé en Conseil municipal le plan de mutualisation décidé par TPM. La marche vers une intégration intercommunale de type communauté urbaine, voire même vers une métropole, doit se faire dans la clarté, avec méthode, avec des objectifs clairs. Et on n'y est pas encore.
Alors, nous restons et resterons vigilants, sans état d'âme : oui, La Seyne mise sur l'intercommunalité. Et oui, il faut aussi que l'intercommunalité mise sur La Seyne !
Il ne faut pas craindre la modernisation des collectivités. Il n'empêche, les maires de France, toutes tendances confondues - je peux vous le dire en tant que président de l'association nationale des maires de banlieue -, ne cessent d'alerter l'Etat sur le danger qui nous guette : le risque que notre démocratie soit peu à peu privée de ces cellules vivantes, proches, familières, que sont les communes. Le risque que celles-ci ne soient jetées en pertes et profits d'un Etat lui-même affaibli et uniformisant, et d'une Europe déréglementée et technocratique.
Je le disais vendredi au personnel municipal réuni pour sa cérémonie de vœux : je leur demande beaucoup. Des sacrifices, des efforts, un travail difficile, car nous gérons les finances au cordeau. Car nous voulons gérer La Seyne, non seulement "en bons pères de famille", comme on dit, mais aussi de manière dynamique.
VERS DE PROCHAINES ASSISES DES FINANCES LOCALES
Nous agissons sur le fonctionnement, avec notamment, chaque fois que possible, l'arrêt des remplacements des départs en retraite. Nous agissons directement sur nos capacités, certes limitées, d'investissement, et indirectement, surtout, en activant des investissements portés par le privé mais bénéficiant à tous : le crématorium, le casino, l'atelier mécanique...
Nous faisons et nous allons continuer à faire des choix. Parfois durs. Et d'ailleurs, comme je l'ai fait régulièrement depuis ma première élection en 2008, je vous annonce que de nouvelles Assises des finances seront organisées très bientôt, pour partager, expliquer, recueillir vos avis pour nos choix, avant le vote du budget 2016.
Et ces choix sont d'autant plus difficiles que, je l'annonce, cette année encore, nous n'augmenterons pas les taux des impôts ni ne réduirons les abattements. Nous ne pouvons et ne voulons aggraver la pression fiscale déjà très lourde. Du coup, privée de moyens quantitatifs, notre gestion travaille beaucoup sur le qualitatif.
Le personnel municipal, je l'ai dit, est central : il est la valeur ajoutée humaine. Tout en limitant embauches et remplacements au strict nécessaire et à l'indispensable techniquement, car même si, en matière de masse salariale, nous ne dépensons pas plus que les autres communes de même taille, nous devons déployer encore plus d'efforts dans ce domaine.
Et nous avons toujours misé sur la démocratie de proximité...
POUR UNE CONSTANTE DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ
Etre en lien permanent avec les citoyens dans les quartiers, notamment les CIL, ou au travers des Conseils de quartiers, ou encore au sein des Comités d'usagers, c'est une condition sine qua non pour que les dépenses, les efforts, les énergies municipales soient mobilisées à bon escient, sur les problèmes les plus cruciaux ou bien ceux, à l'inverse, qui ne demandent pas beaucoup de moyens financiers mais qui soulagent nos concitoyens, en matière de propreté, de voirie, de tranquillité publique, d'environnement, de services aux familles et aux personnes.
J'ai voulu être et je veux rester un maire très à l'écoute.
Mais, sans les services techniques, sans le service de "Allô La Seyne" et de la vie des quartiers, sans la police municipale, et tous ceux qui m'accompagnent dans mes rencontres dans les quartiers, cette volonté n'aurait tout simplement pas trouvé sa traduction concrète.
J'en profite pour saluer chaleureusement, à cet instant de mon allocution, un homme, une personnalité seynoise, un ami, un cadre municipal qui fait tout juste valoir ses droits à la retraite, Marcel-Paul Magagnosc, et qui, depuis sa prise de fonction de directeur des services techniques, a été très très présent avec moi et disponible, auprès de vous, sur le terrain, comme son ancien collègue et camarade du fameux mouvement des 81, Roger Tirion, et d'autres agents, et comme mes adjoints qui eux-aussi mouillent beaucoup la chemise pour pallier, justement, nos limites matérielles.
DU NORD AU SUD, DES PROJETS STRUCTURANTS
Et, parallèlement, je l'ai déjà évoqué, j'y reviens très brièvement : les grands projets se poursuivent, misant sur l'avenir, dépassant la défiance des Saint-Thomas, plus ou moins sincères, qui ne croient que ce qu’ils voient.
Des projets cohérents car La Seyne reste un tout indissociable : le site des anciens chantiers navals achève peu à peu sa mutation. L'ouverture du casino, marque une nouvelle étape dont on n'a pas encore mesuré toutes les conséquences positives.
A l'est du site des chantiers navals, nous avons enfin pu lever les obstacles à l'installation de Monaco Marine, cette grande entreprise de construction et de refit de yachts de grande plaisance, dont le chantier vient tout juste de commencer.
Et, dans les prochains jours, ce sera le dépôt du permis de construire du projet des Ateliers mécaniques puis, avant la fin mars, la signature du bail emphytéotique que nous allons signer avec les porteurs du projet, dont le groupe CGR, numéro trois de la diffusion cinématographique en France.
Tout cela présage de la création d'emplois en nombre, d'un grand centre ville élargi, toujours mieux irrigué d'activités, toujours plus attractif, mieux repéré et donc jouant le rôle de locomotive pour le reste de la ville.
Avec l'achèvement de la rénovation de Berthe, au nord, d'ici deux ans, vous le constatez déjà, c'est le visage de la ville et de ses entrées qui a profondément changé.
Au sud, nous sommes candidats pour le Pavillon bleu pour nos plages. Côté protection de l'environnement et du cadre de vie de nos quartiers balnéaires et littoraux, l'aire de valorisation de l'architecture et du patrimoine, protégeant nos paysages de Balaguier aux Sablettes et de la Petite Mer, sera en place en 2016, tandis que nous travaillons pied à pied depuis des mois pour obtenir cette année le maintien dans le domaine public de la colline et du littoral du Fort de Saint-Elme, que l'Etat veut mettre en vente, pour en assurer la sauvegarde, la valorisation, et l'ouverture au public, comme nous l'avons fait pour le Domaine de Fabrégas.
LE CŒUR HISTORIQUE, AU CARREFOUR DE L'AVENIR
Au centre, avec la mission centre-ville que nous avons créée, nous travaillons avec ardeur pour obtenir que l'État, la Région, le Département et l'Agglomération, qui en ont d'ores et déjà validé le principe, financent au plus fort taux un grand programme sur le port et son quartier. La vieille ville doit en effet être une vitrine de la commune, le lien entre les sites à enjeux des anciens chantiers navals, du technopôle de la mer, et de Berthe rénovée, tandis que la redynamisation de l'animation culturelle et commerciale, en appui à l'association des commerçants, doit commencer à porter ses fruits. Et, dans l'attente des moyens, les premiers effets sont déjà très perceptibles sur notre marché provençal, à ce qu'en a rapporté la presse locale, récemment, sur deux pleines pages.
Et, pour l'ensemble de notre territoire, nous poursuivons la révision de notre plan local d'urbanisme, avec l'objectif, à atteindre en 2017, de réduire encore la constructibilité là où la loi le permet, de donner le caractère d'éco-quartiers là où elle ne le permet pas et où le contexte s'y prête, de créer des trames vertes et bleues, et même de recréer des zones agricoles.
Mais La Seyne ne peut porter seule cette dynamique...
LA SOLIDARITÉ NE SE VIT PAS À SENS UNIQUE
La rénovation du centre ancien très dégradé, les aménagements et réfections des voiries départementales et intercommunales et des ports, le développement des lieux de stationnement, des voies piétonnes et cyclables, des offres de transport collectif terrestre et maritime, le soutien à la culture, au sport et aux loisirs, sont autant de sujets qui ne dépendent qu'en partie, voire pas du tout pour certains, de l'institution municipale.
La Seyne se montre solidaire vis-à-vis d'autres communes, notamment pour l'offre économique, l'emploi, et le logement, mais aussi en assurant des services à leurs populations, au-delà de la nôtre, comme, par exemple, avec sa médiathèque, ou en matière sanitaire, puisqu'elle a été en 2015 la première ville du Var à signer avec l'Etat un contrat local de santé.
Alors, en retour, La Seyne, elle aussi, a besoin qu'on soit solidaire de ses efforts. Et croyez que je ne ménage pas ma peine, au plan départemental, régional ou national, pour faire valoir cette nécessité.
LA SEYNE, ON L'AIME, AVEC SON ÉNERGIE POSITIVE
Je ne conclurai pas sans avoir rappelé l'attachement que nous portons à notre commune. Nous l'aimons de mille façons…
Lorsqu’on court ou que l'on se promène le long de sa corniche Tamaris, en regardant le soleil se refléter sur les toits des fermes aquacoles. On l'aime lorsqu’en allant à Fabrégas, on s’arrête au domaine agricole communal acheter ses légumes bio, lesquels depuis peu peuvent nourrir tous nos écoliers...
La Seyne, on l'aime lorsqu’on vient de Bandol emprunter des livres ou des CD à la Médiathèque de Berthe et qu’on repart avec un petit air de musique dans la tête. La Seyne, on l’aime à pleins paniers de légumes et de fleurs récoltés sur son marché du cours Louis-Blanc aux accents de Provence.
On l’aime, vue du haut de son pont levant, ou du milieu de la place Saint-Jean, au cœur de Berthe. On l'aime quand on découvre les étonnants savoir-faire technologiques de son technopôle de la mer.
On l'aime dans l’anse de chacun de ses 12 ports, au sommet du Cap-Sicié baigné dans le bleu infini de la Méditerranée. On l'aime en se laissant guider, un matin d'été, par les rayons du soleil jouant avec un ciel d’ombrelles dans la rue Cyrus-Hugues.
La Seyne, on l’aime quand on se souvient d’elle, on l’aime quand on la découvre et dès qu’on la connait. On est Seyne de corps et Seyne d’esprit, on a envie d’exporter son énergie positive, de la peindre, de la sentir, de la voir et de la revoir, de la partager, de la toucher du doigt et d’y mettre sa touche, d’y donner sa voix, de la photographier, de la filmer, de la raconter...
Je parle "d'énergie positive". En matière de développement durable, ça tombe bien, c'est bien cela qu'il faut entretenir. D'ailleurs, La Seyne a été en 2015 la première et seule commune du Var à s'être portée candidate au programme d'État des "Territoires à énergie positive". Et, parce qu'elle est innovante, elle a été invitée par le Ministère de l'écologie à entraîner le reste de l'agglomération dans sa démarche. Et elle a convaincu les services de TPM et de la Ville de Toulon. D'où une légitime fierté lorsque nous avons signé avec l'État la convention qui labellise nos actions et qui apporte des financements jusqu'à hauteur de 80% pour la transformation de l'éclairage public, le stationnement des vélos électriques, le transport collectif propre, les bâtiments à énergie positive.
Vous voyez, c'est comme ça que je l'aime, que nous l'aimons, la coopération intercommunale. Voulue, concertée, mutualisant les initiatives de chacune des communes au bénéfice de toutes.
PUISSANCE PUBLIQUE, ACTEURS ÉCONOMIQUES ET ASSOCIATIFS, ENSEMBLE
Alors, notre cérémonie de vœux, comme partout en France, aura été empreinte de gravité. Mais, en 2015, nous avons aussi vécu beaucoup d'heureux moments à La Seyne, privés bien sûr, mais aussi publics. De grands moments, comme la naissance, ici, de la nouvelle "Nation Océan", des milliers de moments moins visibles ou quotidiens, dans le sport et les joies des enfants, dans la curiosité enjouée des écoliers qui rencontrent les anciens des chantiers dans le cadre des "classes de la navale" que nous avons créées avec l'Education nationale, dans la grande parade de Noël ou les moments festifs de l'été, nos foires et salons, avec le rendez-vous convivial et de grande qualité qu'a été "l'Alsace-sur-mer" nouvelle formule, le premier salon de la croisière, le premier forum des associations jumelé à la fête des sports, ou l'émerveillement du village des sciences, dans les fêtes de quartiers et les animations d'anciens, dans nos événements artistiques ou ludiques.
Des événements communaux, bien sûr, mais aussi et surtout associatifs, tant La Seyne demeure riche de l'engagement volontaire de ses milliers de bénévoles, dans tous les champs de la vie locale, du sport à la solidarité, de la culture à l'environnement, de l'enfance aux seniors, de plus en plus soutenus par ses acteurs économiques, petits et grands, qui s'ouvrent à leur environnement urbain et à notre peuple, bien au-delà de leurs cœurs de métiers, et qui méritent qu'on les encourage à poursuivre...
Avant de conclure, permettez-moi d'avoir, avec vous, une pensée pour ceux qui ont disparu, ceux qui souffrent et traversent des difficultés ou font face à la maladie.
Je vous adresse chaleureusement, au nom de la municipalité, des vœux de bonne santé pour vous et vos proches, de bonheur, de réussite dans vos projets...
Et, je vous le dis, je vous le souhaite du fond du cœur, au nom de toute mon équipe, pour cette année qui s’ouvre, je vous souhaite la Liberté, je vous souhaite l’Egalité, je vous souhaite la Fraternité !
Vive La Seyne dans la France républicaine !
Ils sont trois, trentenaires ou même pas. Ils étaient porte-paroles de la liste de gauche menée par Christophe Castaner, l'une du Var, l'autre des Hautes-Alpes, le troisième des Alpes-Maritimes. Deux sont adhérents du Parti socialiste, l'autre du Mouvement républicain et citoyen.
Tous trois ont, comme moi et comme plus de 10.000 signataires de mon appel, dû faire contre mauvaise fortune bon cœur lorsque notre leader, cédant à des injonctions nationales, a décidé de se retirer, sans même en discuter avec l'autre liste de gauche qui était prête à fusionner, au moins pour assurer la présence d'une opposition utile à la Région.
Nul ne peut dire quel aurait été le résultat s'il en avait été autrement. Mais chacun aura pu, ici et dans toute la région, mesurer l'envolée de l'abstention et du vote blanc ou nul au second tour. Et il suffit de tendre l'oreille dans tous nos lieux de vie pour réaliser l'ampleur de la défiance des citoyens envers les acteurs politiques. À commencer par ceux de toute la gauche.
REDONNER SENS ET FORCE À LA GAUCHE PROVENÇALE
Ces trois-là, Cécile Muschotti, Christophe Pierrel, et Ladislas Polski, avec d'autres, dont notre élu seynois Olivier Andrau qui était deuxième sur la liste socialiste varoise, ne veulent pas baisser les bras. Ils veulent relever le défi avec les gens qui pensent, à raison, qu'il est possible, au-delà des belles paroles, de redonner du sens et de la force à la gauche provençale, azuréenne et alpine, dans toutes ses diversités.
Ils ont d'ores et déjà reçu le soutien des maires de trois plus importantes villes de Provence Alpes Côte d'Azur qui sont gérées par des équipes de gauche unie animées par des socialistes : Cécile Helle d'Avignon, Gérard Fromm de Briançon, et le mien de La Seyne.
Et ils ont - ce n'est sûrement pas un hasard - choisi La Seyne pour mettre en mouvement leur démarche qu'ils intitulent "Debout la gauche !". Ce sera le 15 janvier prochain, dans notre Bourse du travail seynoise. Je nous invite à y venir nombreux. Une voie est possible pour l'avenir.
ET VOICI LEUR APPEL...
"Chers amis,
"Les élections régionales ont été en région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour nous tous, citoyens de gauche, un traumatisme.
"Forcés à retirer notre liste après le 1er tour, nous ne pouvons pas défendre nos idées et nos valeurs au sein du Conseil régional.
"Cela nous invite à innover et à inventer une nouvelle forme d'action politique.
"Beaucoup, au soir de l’élection, ont annoncé que tout allait changer, que le message avait été entendu et que demain plus rien ne serait comme avant… Pourtant la vie politique reprend son cours et les mêmes habitudes, les mêmes travers envahissent la sphère publique et éloignent un peu plus chaque jour les citoyens de la vie démocratique.
"Mais nous ne l’entendons pas ainsi : nous ne voulons pas en rester là, nous voulons cette fois réellement faire de la politique autrement, redonner du sens à l’engagement et de la force à nos idées de gauche.
"Les abstentionnistes, les électeurs du Front National, les électeurs de gauche en colère ont envoyé un message lors de cette élection : nous leur répondons que nous sommes décidés à les entendre et à les écouter vraiment.
"C’est avec vous que nous voulons construire cet avenir, en s’appuyant sur vos expériences et vos idées.
"Nous avons besoin de vous, partout, dans tous les territoires pour créer ce grand rassemblement républicain indispensable à gauche !
"Alors debout la gauche et rendez-vous
le vendredi 15 janvier à 18 h 30
à la Bourse du travail, 42, avenue Gambetta, à La Seyne-sur-Mer !"
(PLAN ICI)
Ils ont osé. Osé faire comme Pétain. Envisager de permettre d'user d'une mesure d'exception qui ne s'est justifiée (façon de parler !) qu'en situation d'exception, par exemple une fois que la République avait été mise à genoux par les nazis et les fascistes.
Quand De Gaulle a été déchu de la nationalité française par le Maréchal et ses sbires qui ont appelé à la collaboration (photo du Journal officiel ci-contre), le pays était écrasé sous la botte de l'ennemi national-socialiste. Ce qui ne justifie rien, mais ça peut, à la rigueur, expliquer.
Or on n'en est pas là. Heureusement. Nos forces de police, de gendarmerie, notre justice, font plus que leur travail pour prévenir et terrasser les fous qui s'attaquent aveuglément à notre Nation et à ses fils.
Nos soldats, et notamment - ayons une pensée pour eux ce soir de Noël - nos marins qui ont notre rade mandréo-seyno-toulonnaise comme port d'attache, agissent au plus près des repaires du Moyen-Orient d'où fusent les appels à la haine universelle, pour contribuer, avec d'autres militaires de divers pays, à faire fléchir les malheureux êtres qui ont sombré dans un intégrisme les conduisant à d'effroyables actes barbares.
Nos travailleurs sociaux, éducateurs, enseignants, animateurs, volontaires associatifs du sport, de la culture et de l'action socio-éducative, simples braves gens éclairés, redoublent d'efforts pour éveiller les consciences et prévenir les enrôlements, notamment de nos jeunes, dans la folle spirale du crime contre les citoyens du Monde et leurs valeurs de paix, de laïcité et de tolérance.
Et, tandis que tous les gens de bon sens républicain font tout pour faire vivre les valeurs qui fondent notre contrat national depuis plus de deux cents ans, hormis les épisodes impérialistes ou collaborationnistes, voilà que, pour faire reculer les ennemis de l'Humanisme, on use de honteuses recettes que même l'état d'urgence constitutionnel n'avait pas prévues.
Déchoir de la nationalité française les terroristes criminels, ça ne changera rien à leur folle détermination. En revanche, ouvrir cette porte, c'est leur donner raison, à eux comme à leurs alliés objectifs qui haïssent l'état de droit : ils se frotteront les mains, ils auront fait fléchir la République, celle qui est mère protectrice de milliers de nos concitoyens nés en France et sont ses fils par le droit du sol, et qui, pour un coup symbolique de petite politique, pourront, en tant que binationaux, être l'objet des pires suspicions.
Et ceux qui ont choisi cette voie sont, soi-disant, de gauche. Ça me donne, outre la nausée, le sentiment de n'avoir plus rien à faire avec eux. Je n'ai d'ailleurs plus de chemin à suivre en leur compagnie. Moi, je reste du parti qu'a porté Jean Jaurès et qu'a rejoint Stéphane Hessel.
Hollande, Valls, et les autres qui les approuvez, bon vent, hors des voies du socialisme que vous avez renié !
Et, à tous les républicains et démocrates de chez nous et d'ailleurs, joyeuses fêtes religieuses ou païennes !
J'apprends avec tristesse que, comme Gérard Fromm, maire et conseiller départemental de Briançon, des collègues varois, tel mon ami Bernard Clap, maire de Trigance et président du Parc naturel régional du Verdon, choqués par la décision du Premier secrétaire national du Parti socialiste d'imposer l'absence d'une liste de gauche au second tour de l'élection régionale, ont rendu leur carte de notre parti.
Il est vrai que ce diktat reste d'autant plus en travers de la gorge que le "Canard enchaîné" a révélé ce mercredi (lire ci-dessous) que l'affaire était montée d'avance en grand secret par des dirigeants du PS, en combine contre-nature avec "Les Républicains". De quoi accroître le trouble.
NE DÉSRTONS PAS. ÉMANCIPONS-NOUS !
Loin de moi l'idée de dicter à quiconque sa posture, mais, en quittant le PS, on laisse la voie libre à ces judas déloyaux qui ont trahi la confiance que les socialistes ont placée en eux en leur confiant les rènes du parti lors du Congrès de Poitiers en juin dernier. Si nous quittons le navire, ceux-là pourront de nouvelles fois s'employer à cocufier impunément les militants et les sympathisants, et, au-delà, le peuple qui a besoin des républicains de notre sensibilité.
Pour les plus de 10.000 signataires de mon appel, pour la fédération socialiste du Var qui s'est prononcée publiquement dans ce sens, pour les camarades des nombreuses sections locales varoises et de Provence Alpes Côte d'Azur qui ont fait de même, comme beaucoup de colistiers et d'élus, ne désertons pas.
Émancipons-nous, au contraire. Après avoir été démasqués comme parjures, ils n'oseront pas nous empêcher de poursuivre notre petit bonhomme de chemin, dans l'honnêteté démocratique et éthique. Notre peuple va, plus que jamais, avoir besoin d'une gauche rassemblée, sérieuse, à l'écoute, en alerte, et digne de porter le fer pour défendre les valeurs de la République.
Mon appel n'a pas été entendu par les caciques du Parti socialiste. La gauche et l'écologie seront absentes du choix offert aux citoyens de Provence Alpes Côte d'Azur.
Merci aux milliers de personnes, citoyens, élus, acteurs politiques, économiques et sociaux, y compris des républicains non engagés à gauche, qui, en vingt-quatre heures, m'ont apporté leur soutien et ont relayé mon message.
Il avait pourtant été clairement exprimé il y a quelques semaines par le Premier secrétaire du PS que "de toute façon, les déclarations extrémistes de Christian Estrosi (...) empêchent désormais le front républicain.", position reprise par un membre du gouvernement : "Nous voyons un certain nombre de candidats face au Front national qui tiennent le même discours que le FN. Je pense notamment à M. Estrosi et donc, confrontés à ce bloc réactionnaire, au fait que, pas tous "Les Républicains", mais une partie d'entre eux, tiennent le même discours que le Front national, nous ne serons pas amenés à nous retirer pour eux."
Et voilà que les dirigeants du PS ont cédé aux injonctions d'un Premier ministre dont, en situation d'urgence républicaine, je peine à comprendre les motivations politiques.
Il reste aux électeurs déboussolés à évaluer dans quel sens, au-delà des mots et des formules, M. Estrosi va infléchir - ou pas - son projet d'ici au second tour : soit encore un peu plus vers les impasses qu'offrent l'extrémisme de droite pour ratisser sur le terreau du FN, soit, s'il se sent réellement investi de la fonction de "Résistant" dont il s'est tout récemment paré, vers un programme en forme de contrat économique, social, éducatif et culturel, rompant avec ses positions ultra-droitières et compatible avec les aspirations de la majorité des Provençaux, Alpins et Azuréens qui, de la droite républicaine à l'extrême-gauche, n'ont pas voté pour le FN au premier tour.
Chacun saura y être attentif pour prendre sa décision.
L’heure est à relever les manches, à affronter les questions sans en esquiver aucune. Nous sommes à la fin d’un cycle politique, celui de la Ve République. Rebâtir la République est une urgence pour qu’elle soit citoyenne, démocratique et sociale. On n'évitera pas un grand débat public mené au plus près des citoyens, dans les quartiers, les villes et les villages, tout en considérant que le Parti socialiste, au vu de la posture de sa direction nationale de ces derniers jours, sera à la peine pour en être l'animateur si lui-même ne se refonde pas.
Il faut se féliciter de l'écho de mon appel lancé pour qu'une liste des gauches et de l'écologie unies offre une alternative au peuple de la Région Provence Alpes Côte d'Azur.
Des militants et cadres des instances régionales du Parti radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen, de la Fédération varoise du Parti socialiste, du Mouvement Jeunes socialistes, plusieurs maires et élus de PACA, de nombreux colistiers de Christophe Castaner, des militants et sympathisants des partis de la gauche, de l'écologie et du régionalisme, ont relayé et soutenu mon appel. Des centaines de signatures apparaissent sur une pétition mise en ligne par des "jeunes de gauche".
Les leaders de l'autre liste de gauche, Sophie Camard (EELV) et Jean-Marc Coppola (PCF), ont confirmé leur accord pour qu'émerge d'une fusion une liste portant l'espérance d'une unité des gauches et de l'écologie afin que la résistance à la hélas très probable prédominance de l'extrême-droite sur la Région PACA puisse s'incarner autour d'une équipe combattive reflétant les sensibilités progressistes du territoire.
Il suffit pour cela que Christophe Castaner, mandataire en sa qualité de tête de liste régionale du PS et de ses partenaires, formule dans les toutes prochaines heures à son homologue de la liste EELV-FG, Sophie Camard, la proposition de cette fusion qu'il avait lui-même appelée de ses vœux.
Le peuple méridional ne peut se résoudre à l'impasse d'un choix entre l'extrême-droite et ce que Christophe Castaner a qualifié pendant des mois, à juste titre, de "droite extrême".
Il est inacceptable que les instances nationales du Parti socialiste s'arcboutent pour ne pas vouloir tenir compte de l'aspiration d'un peuple et de nombre de ses représentants, et empêcher Christophe Castaner, homme de talent et de raison, de créer les conditions de ce rassemblement des républicains progressistes qu'il a espéré et promu durant des mois.
Il ne reste que quelques heures. Puisse la sagesse prévaloir.
Une marée noire a déferlé sur nos côtes de Méditerranée jusqu'aux massifs alpins.
La position de reddition en rase campagne dictée à Christophe Castaner n'est pas acceptable.
Une autre voie est possible : le rassemblement des listes de Christophe Castaner et de Sophie Camard et Jean-Marc Coppola.
L'argument d'une pseudo-responsabilité de favoriser l'élection du FN ne tient pas. En effet, même si la gauche ne devait pas être présente, il n'y aurait hélas, sauf miracle, aucune chance que la Région échappe au FN, au vu du score qu'il a réalisé ce dimanche. Il aurait les mains libres pour conduire sa sinistre politique. Et, si le miracle se produisait, ceux qui assumeraient les responsabilités régionales, ce seraient ceux qui ont tellement flirté avec les idées nauséabondes de l'extrême-droite qu'il lui ont donné du crédit et se sont fait siphonner leur électorat qui aura préféré l'original à la copie. Sans que quiconque, du vrai camp républicain, celui de la gauche, ne puisse porter une voix d'opposition.
En revanche, si la gauche et l'écologie réunies se présentaient au second tour, elles pourraient au moins, par le vote à la proportionnelle, être présentes avec leurs diversités pour combattre les méfaits que le FN va s'employer à commettre. Et, ce faisant, la gauche et l'écologie, peut-être avec d'autres, entreraient en résistance autrement que dans une inopérante clandestinité contrainte.
La loi électorale impose à Christophe Castaner, comme tête de liste, de porter seul le lourd fardeau de décider de notre retrait ou notre maintien avant ce mardi. Il ne peut le faire contre les avis des siens, quelles que soient les postures et déclarations qui ont pu lui être imposées.
Le peuple des Provençaux, Alpins et Azuréens, qui, lorsqu'il n'a pas opté pour l'extrême-droite, a voté autant pour la gauche et l'écologie que pour la droite, et qui peut se réveiller de l'abstention, ne doit pas être abandonné à un sort funeste, alors qu'il souffre déjà grandement de trop de renoncements et de l'austérité qu'il subit.
Il y a urgence, au regard des contraintes des dépôts des listes :
1°) à aider Christophe Castaner à ne pas céder à des injonctions venues d'ailleurs, sachant que, s'il n'est pas en situation de pouvoir assumer un sursaut, il a toujours le loisir de céder son mandat à n'importe lequel de ses colistiers ;
2°) à constituer une liste fusionnée réunissant les listes de gauche et de l'écologie du premier tour.
Debout la Gauche !
Ce vendredi soir, il nous sera interdit par la Loi de prolonger la campagne pour les élections régionales de ce dimanche 6 décembre. Avant de faire une pause des publications de ce blog, je tenais, pour ceux qui n'ont pas pu assister à la réunion publique que l'équipe "Alliance de la gauche" de Christophe Castaner a tenue à La Seyne, à mettre en ligne le discours qu'a prononcé à cette occasion notre jeune et talentueuse tête de liste varoise, Cécile Muschotti.
Un discours dense qui a bien situé les enjeux. Un propos un peu long lorsqu'il s'agit de le découvrir en le lisant, mais qui a porté fort l'autre soir lorsqu'il fut prononcé. Pour "l'aérer" un peu pour une lecture à l'écran, j'y ai placé des intertitres en vert, qui sont donc de moi, et non de sa rédactrice, et dont j'assume la responsabilité.
À lire, tranquillement, au chaud, avant de prendre le chemin des bureaux de vote...
"C’est, vous vous en doutez, avec beaucoup d'émotion que je prends la parole ce soir, devant vous.
"La Seyne-sur-Mer c'est une ville que j'ai à cœur depuis toujours. La Bourse du Travail, c'est tout un symbole, toute une histoire, en tout cas, ce soir, c'est l'histoire de la Gauche qui s'y écrit encore.
"Quand les omnibus appelés « diligences » s'ébranlaient en direction de Toulon, ils arboraient des drapeaux rouges en papier, et quand des adversaires de la classe ouvrière lançaient des propos railleurs : « Ils ne flottent guère ces drapeaux rouges ! », les militants leur répondaient : « Oui ! mais au moins ils ne font pas de plis ». Et l'Internationale retentissait avec force sur les lieux du départ. Elle était reprise en traversant les agglomérations, par les poitrines enthousiastes de militants catéchisés, loin de se douter que l'accession des travailleurs au pouvoir devrait passer par les théories du fascisme, du nazisme, par les guerres mondiales, les massacres de populations innocentes, les déportations.
"Autre temps certes, mais mémoire ancrée dans ce peuple varois, ce peuple de gauche de La Seyne, qui s'est toujours tenu debout. Alors continuons debout, mes amis, face à la droite extrême, face à l'extrême droite. Debout, debout, résistons. Ré-sis-tons !...
LE SENS D'UNE CANDIDATURE
"C'est aussi avec beaucoup de fierté que je m'adresse au peuple républicain à cinq jours d'un premier tour crucial. Je suis candidate avec Christophe pour ces régionales, mais fondamentalement pourquoi ?
"Candidate pour le changement : oui, je considère que le politique doit évoluer pour agir avec davantage d'efficacité et de lisibilité. Candidate pour la solidarité : oui, faire de la politique c'est agir prioritairement pour les plus fragiles. Candidate pour l'égalité et la fraternité : oui, je ne peux pas m'investir dans la sphère publique sans l'imaginer fraternelle et égalitaire pour tous. Candidate socialiste et fière de l'être : oui, les socialistes et la Gauche dans son ensemble sont les remparts naturels contre les ennemis des valeurs qui font lien.
ÊTRE CITOYEN LIBRE, ÇA NE MÉRITE PAS LA MORT
"Pour autant, depuis le 13 novembre, nous sommes bien évidemment profondément touchés, dévastés, attristés par ces terribles attaques barbares, qui ont frappé nos peuples et nos jeunesses. Le terrorisme est une idéologie mortifère que nous devons anéantir. Le droit à la sécurité, à la paix, est un principe universel qui ne saurait être bafoué par les ennemis des Lumières. Les actes perpétrés à Ankara, Beyrouth, Bamako et Paris ont été commis par des fascistes. Boire un verre entre amis, participer à une manifestation pour la paix, aller au stade ou voir un concert ne sont pas des actes audacieux. C’est l’expression même de la vie, dans un pays libre avec des citoyens libres, et heureux de l’être, et cela ne mérite pas la mort !
"Ce que nous avons subi, ce n’est pas l’Humanité. C’est sa négation ! Désormais, il nous faut être vigilants. Le piège de Daesh est sournois et tend à opposer les Français. Cette organisation criminelle rêve d’une guerre civile. Nous ferons en sorte que ce rêve devienne pour eux un véritable cauchemar. Notre Président de la République, François Hollande, s’y emploie à chaque heure de sa responsabilité. Malgré la douleur et l’effroi, notre engagement est plus que jamais nécessaire, il prend un sens renforcé. A travers nos rencontres, nombreux sont celles et ceux qui saluent la détermination et la lucidité de notre Président de la République et aussi nombreux sont ceux qui se sentent rassurés par Bernard Cazeneuve pour sa sobriété, sa fermeté et son engagement. Imaginez, chers amis, si nous avions en cette période, un ministre de l'intérieur agité du bocal, qui par une gesticulation médiatique et des phrases à l'emporte pièce, aurait rajouté de la confusion à l'angoisse... Et nous en avons connu des ministres de l'intérieur de ce style. L'un d'entre eux est même devenu Président de la République... Alors, merci, Bernard Cazeneuve, merci aussi à toi, Stéphane [Le Foll], où, en tant que porte-parole du Gouvernement, tu fais preuve chaque jour d'un grand sens des responsabilités. Et nous pouvons tous ensemble saluer ton exigence pour donner du sens, toujours du sens à l'action du Gouvernement, merci Stéphane.
"Les actes qui rythment notre République, comme cette prochaine élection régionale, doivent être les symboles d'une victoire de la démocratie sur toute forme d'obscurantisme. Oui, le 6 et le 13 décembre prochains, nous agirons ensemble, pour le triomphe de la démocratie française. Alors, à nouveau merci pour votre mobilisation.
UNE RÉGION DÉFRICHEUSE D'AVENIR POUR TOUS LES SIENS
"C’est ce chemin exigeant mais passionnant que nous avons parcouru ces derniers mois à travers le département, ensemble, territoire par territoire, ville par ville : tous les candidats varois mobilisés, tous les militants, sympathisants qui ont pris de leur temps pour porter Le Projet Castaner, le projet de la réussite. Parce que notre Région, c’est une école de La Seyne-sur-Mer. Parce que notre Région, c’est une cité des quartiers de Toulon. Parce que notre Région, c’est un lycée de Draguignan. Parce que notre Région, c’est un village et un clocher à Ginasservis, au pied duquel les jeunes ont l’impression que personne n’aura jamais l’idée de s’intéresser à leurs vies, à Marseille, à Nice, à Paris, dans les médias ou dans les assemblées. Parce que notre Région, ce sont aussi des artistes qui saisissent les mots, les lignes et les sons pour sublimer toutes les envies et toutes les colères. Ce sont leurs créations qui rendent la vie plus belle. Parce que notre Région, c’est le slam, le jazz et la musique classique, c’est le graff et la peinture, c’est la poésie et les musiques électroniques, notre Région, c’est tout ce que veulent en faire ceux qui la vivent ! Une Région qui est à la fois forte de son histoire et de ses traditions, fière de ses savoir-faire, et tournée vers demain, défricheuse d'avenir pour tous les siens.
"Et Christophe Castaner, il vit dans cette Région. Sa candidature nous propose un vrai modèle, qui renouvelle l’engagement citoyen dans le processus politique. Pour moi, la politique ce n'est pas un métier, ce n'est pas une profession, c'est à un moment de sa vie donner de soi pour s'occuper des autres. Trois grands principes sont devenus nos manières d'agir : la transparence, la proximité et la modernité. Ces trois piliers sont les fondations du Projet pour notre Région, du Projet Castaner !
DANS LA PROXIMITÉ, FORTS D'UN BILAN, PORTEURS D'UN PROJET
"La proximité, il l'a entendue comme l'attention aux citoyens : écouter les médiateurs sociaux, les commerçants, les industriels, les chefs d'entreprise, les syndicats, les associations, tous les citoyens. Oui, le projet de Christophe Castaner, notre projet, n'est pas une liste de courses, c'est un projet ancré dans la réalité quotidienne, c'est le fruit de récoltes citoyennes, c'est un projet de réalité et d'efficacité. Avec le bilan porté par Michel Vauzelle, il s'agissait non pas de faire plus pour "la frime" mais d'être ambitieux pour faire encore mieux ! "Nous avons parcouru le département, à la rencontre des maires des villages du Haut Var notamment : chacun d'entre eux nous faisait part de sa peur d'être oublié, de son angoisse d'être abandonné. Parce que La Région, ils en ont besoin!
"Amis, camarades, citoyens, dans cinq jours nous allons à la rencontre du suffrage universel. Nous allons proposer à notre département, en votant pour notre liste, de répondre avec audace et détermination aux défis inouïs que ce moment si particulier que rencontre l’histoire humaine et notre patrie républicaine.
"Les Varois veulent l’accès aux transports et à la mobilité : Ils l'auront en votant le 6 et le 13 décembre pour des transports régionaux « triple A » : A l’heure, Assis et Avertis, 100 % équipés en vidéosurveillance. Les Varois veulent favoriser l’accès à l’emploi, l’innovation et le développement économique : ils l'auront en votant le 6 et le 13 décembre pour la garantie de l’accès au crédit et l'accompagnement de 8.500 entreprises par an. Le 6 et le 13 décembre, vous voterez pour l'accompagnement à l'économie sociale et solidaire, vous voterez pour préserver l'agriculture avec une agence régionale de l'innovation agricole. Vous voterez pour sanctuariser le budget de la culture et continuer à le développer. Le 6 et le 13 décembre, vous voterez, chers amis, pour conserver et développer les plannings familiaux de notre Région !!! Et je pourrais continuer un moment à vous détailler ce que feront de notre Région, ce que feront de notre Département, vos bulletins de vote le 6 et le 13 décembre prochain...
ESTROSI, REPART RÉPUBLICAIN CONTRE LE PEN ? IMPOSSIBLE !
"A moins que vous vous laissiez tenter par le bulletin Estrosi ? Ce candidat qui a multiplié les dérapages dans des eaux marécageuses et nauséabondes où flottent les idées du Front National. Ce candidat qui, quand il ne fait pas des propositions d'actions qui existent depuis Vauzelle au pouvoir, se lance dans des promesses intenables frôlant le ridicule financier. Il y a quelques semaines, Nadine Morano disait « je ne suis pas raciste parce que j'ai une amie noire, Tchadienne ». Hier, Christian Estrosi disait « je ne suis pas islamophobe, j'ai des amis musulmans ».
"Moi, j'ai lu ce qu'a dit Linda Boudjellal, la femme de Mourad Boudjellal, le Président de notre cher RCT, dans le journal Le Monde : « il n'y a aucune différence entre Le Pen et les idées estrosiennes. Ce mec méprise les Arabes ». Vous avez raison, Madame Boudjellal !
"Alors oui "faire république" avec les républicains, évidemment, mais "faire république" avec Estrosi ?...
"Quand j'entends certaines voix qui disent qu'Estrosi pourrait être un rempart face au FN, je vous avoue que je ne comprends pas, que je ne comprends plus... Rappelons-nous quand Michel Vauzelle a été élu la première fois : oui, il y a eu alors des républicains à droite (Léotard, Mattei, Giran) ; eux, ils s'étaient battus contre Estrosi qui voulait faire un accord avec le Front National et Jean-Marie Le Pen lui-même ! Estrosi / Le Pen, c’est le Schengen de la politique régionale : il n’y a plus aucune frontière !
ET VITEL ? MÊME CONCLUSION !
"Et puis, parlons de Vitel, ou plutôt de LA - et je dis bien LA - proposition de programme de Philippe Vitel, je cite à nouveau, permettez-moi : « je propose pour économiser l'eau et protéger notre environnement de faire pipi dans vos douches ! » Fin de citation, fin de proposition, fin d'intervention de Philippe Vitel. Sérieusement, il aurait plutôt du vérifier ce que disait de son côté sa colistière Maud Fontenoy qui faisait la promotion des gaz de schiste, en faisant donc la promesse de détruire notre Région... Et puis Vitel, c'est aussi et rappelons-le, celui qui disait dans Var-matin qu'il était le mieux placé pour... représenter et défendre les idées du Front National ! Vitel, c'est un ancien du MIL, le Mouvement Initiative et Liberté, le successeur du SAC de triste mémoire. Le SAC, une officine de barbouzes, spécialiste des coups tordus de la Vème République, dissout en 81 après la tuerie d'Auriol. Les positions politiques défendues par le MIL sont pour le moins radicales, plus proches du FN que du discours officiel du parti Les Républicains. Voilà qui est le bras droit d'Estrosi pour le Var ! A La Seyne, plus qu'ailleurs, vous aviez bien compris qu'avec Vitel, il faut E-LI-MI-NER !
"Nous savons pourquoi nous avons besoin d’une gauche qui ose et qui transforme. Nous savons que, si nous gagnons dans les urnes, nous n’avons pas forcément conquis les têtes et les cœurs. La place que prend le Front National dans le débat public nous prouve jour après jour qu’un affrontement politique a lieu, et que la République elle-même est en jeu. Tant de débats ont fait le lit de l’extrême-droite. A chaque fois qu’un fait divers est exploité, à chaque fois qu’un bouc-émissaire est désigné, à chaque fois qu’une religion est stigmatisée, c’est l’extrême-droite qui progresse et la République qui recule. Et la droite, alors qu’elle n’a eu de cesse de nous parler de frontières, abolit chaque jour un peu plus celle entre le camp des républicains et ceux qui menacent la République.
DÉBATTRE, TOUJOURS, ET SURTOUT AVEC LES PARTISANS DU FN !
"Être républicains pour deux, alors qu’eux-mêmes le sont de moins en moins, telle serait notre charge. Ce qui compte au fond, ce qui est le plus important, c’est de parler aux citoyens. Il n’y a aucun électeur de notre département à qui nous n’avons rien à dire. Y compris, et je veux même dire surtout, aux électeurs du Front National. Je vous propose de parler à chaque Varois qui a voté, un jour, Front National. Bien sûr, il y en a qu’on ne convaincra pas. Mais je veux que nous allions parler à celui qui a voté FN. Il ne doit avoir aucun citoyen interdit de débat. Allons-y, débattons. Faisons connaître nos bonnes propositions. Il y a une bataille idéologique à gagner pour convaincre nos concitoyens que la pluralité et la diversité sont des grandes richesses de la République. Il y a une bataille idéologique à gagner pour faire comprendre à tous nos concitoyens que les quartiers populaires sont des diamants à l’état brut.
MARÉCHAL-LE PEN : MÊME PAS PEUR !
"Je n’ai pas peur de Marion Maréchal-Le Pen et il n’y a pas besoin d’aller chercher son grand-père pour faire tomber son masque. Marion Maréchal-Le Pen, elle qui prétend incarner la respectabilité face aux attaques du système, a-t-elle le courage de porter elle-même les calomnies et les attaques racistes proférées par les sites Internet glorieusement anonymes qu'elle gère en sous-main ? Elle qui n’a plus que le mot "laïcité" à la bouche pour attaquer par l’Islam tous ceux qui viennent d’horizons trop exotiques pour elle, où était-elle quand nous dénoncions les atteintes à la laïcité opérées par Sarkozy ? Marion Maréchal-Le Pen, elle est finalement comme l’a toujours été sa famille politique : lâche et menteuse, incapable d’affronter les problèmes du monde. Et pour le moment elle n'a fait qu’une chose de sa vie : relooker cette lâcheté et ces mensonges. Madame Maréchal-Le Pen nous propose le Puy-du-Fou... nous lui opposons le rassemblement des peuples de la Méditerranée.
"De tous ces Varois dont les pères, les grands-pères et arrière-grands-pères sont venus de notre Méditerranée : Espagnols, Italiens, Tunisiens, Portugais, Grecs, Algériens, Maltais, Arméniens [oups, là, Cécile, révise ta géo... - note affectueuse], Israéliens, Turcs, Marocains. Oui, vous êtes nous, nous sommes vous, tous ensemble debout et fiers ! Nous devons prendre les débats de face avec le FN, avec le parti Les Républicains, mais en étant exigeants sur chaque mot.
JUSQU'AU BOUT, UN MESSAGE DE JUSTICE ET DE LIBERTÉ À PARTAGER
"Nous pouvons construire une nouvelle histoire de progrès et un nouveau cycle social et écologique : nous ne lâcherons rien dans les cinq jours qui sont devant nous. Non, non, nous ne lâcherons rien ! Alors, mes amis, debout, tous ensemble, debout : nous avons un défi devant nous. Nous allons le relever. Nous allons le faire. Nous allons gagner le 13 décembre prochain avec toute la gauche et les écologistes rassemblés au deuxième tour. Avec Christophe Castaner, rien ne sera impossible si nous le décidons, rien ne s’arrêtera si nous nous mobilisons. Dès dimanche, vous direz non à l'extrême-droite, non à la droite extrême, mais oui à une Région forte, fière et solidaire, avec Christophe Castaner ! Alors, tous ensemble, allons chercher chaque Varoise, chaque Varois, pour partager notre message de justice, d’égalité et de liberté.
"Le 6 décembre et le 13 décembre, rappelons-nous d'où nous venons : de ce Var si attaché à la République, de ce Var résistant, de ce Var occitan, de ce Var ouvert sur la Méditerranée, de ce Var rouge, rose, vert, ce Var du peuple de gauche, ce Var de la gauche rassemblée, ce Var qui en 1940 a refusé les pleins pouvoirs à Pétain, ce Var notre fierté, avec Christophe Castaner... vive le Var, vive la République !"
/image%2F1454492%2F20200923%2Fob_5f0fc6_vuillemot-photo-blog-copie.png)
Marc VUILLEMOT
Je vous souhaite une agréable visite.
À propos de moi...
> Ma bio, vue par un copain...