16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 07:55

http://jeunescongolais.mondoblog.org/files/2010/12/non-racisme-no-racism-нет-расизма-300x246.jpgAu moment où, ce mercredi, dans les salons du Sénat, la Ville de La Seyne, aux côtés de communes, intercommunalités, départements et régions de métropole autant que de collectivités des territoires français d'Outre-Mer, recevait, avec elles, le prix Territoria récompensant l’esprit d’innovation du service public sur son territoire, j'ai cru pouvoir - et devoir - porter la parole de mes concitoyens pour appeler tous les Républicains seynois à agir contre la haine et les discriminations au quotidien.

Nous avons choisi de le faire sous la forme d'une pétition des Seynoises et Seynois - et autres, bien sûr ! - disant non aux racismes, aux xénophobies, et à toutes les ségrégations. J'invite le maximum d'entre mes concitoyens à la lire en l'agrandissant en cliquant sur l'image de la pétition ci-dessous. Et à la signer, en cliquant ICI ou sur l'image en haut et à gauche de cet article...

131116_petition_racisme.jpg



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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 04:44

http://static.lexpress.fr/medias_8824/w_605,h_350,c_fill,g_north/marie-noelle-lienemann-le-27-octobre-2012-a-toulouse_4518330.jpg

Quand Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste, a souhaité il y a une dizaine de jours un “changement de cap et d’équipe” gouvernementale, appelant François Hollande à proposer “un nouveau pacte” aux forces de gauche “qui ont fait sa victoire”, pour une “deuxième étape du quinquennat”, je me suis questionné, moi qui suis pourtant un « de l’aile gauche » du parti socialiste, me demandant si nous n'étions pas trop pressés et s'il n'y avait pas nécessité d'accepter une phase de gestion un peu rude, en espérant qu’elle ne s’éternise pas, pour mieux pouvoir, ensuite, jouer le rôle social que notre peuple attend des socialistes gouvernants ?

http://www.metronews.fr/_internal/gxml!0/r0dc21o2f3vste5s7ezej9x3a10rp3w$3qp76wgo2c5n30hsmv6ljt3f4ock818/Hidalgo2.jpegMais quand c’est Anne Hidalgo, qu’on ne peut pourtant pas classer dans les plus « gauchos » du PS, qui dit ce dimanche qu’il « faut donner des signes, et des signes assez rapides » en appelant le Chef de l’État à un remaniement ministériel, c’est que ce que mes concitoyens et la plupart de mes camarades socialistes me disent aujourd’hui semble fondé : notre peuple attend autre chose de nous !

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5313596-segolene-royal-a-la-vice-presidence-de-la-bpi.jpgEt quand c'est Ségolène Royal, encore moins encline à fricoter avec un socialisme plus... tranchant tel que celui souhaité par Lienemann, qui se demande le même jour "à quoi servent les sacrifices qui sont demandés, quand ces sacrifices vont-ils porter leurs fruits" et s'ils sont "répartis avec justice", ça montre tout de même qu'il y a quelque chose de grippé dans les engrenages.

 

LA MAJORITÉ PLURIELLE DOIT SE PARLER POUR SE BOUGER !

Je partage le sentiment de Marie-Noëlle Lienemann : “On ne peux pas faire comme si tous ceux qui ont rejoint Hollande au second tour de la présidentielle ne comptaient pour rien. Il faut donc discuter avec le PCF pour recréer une majorité. Actuellement, la plupart des décisions sont prises contre l’avis des communistes, et même contre l’avis d’une partie des écologistes et de l’aile gauche du PS: ce n’est plus possible”. On ne peut pas demeurer dans la logique de la gouvernance d’aujourd’hui, avec une défiance majeure et, semble-t-il, durable des Français.

Oui, des “convergences” sont possibles. Il faut “un tournant de la relance” en Europe et combattre la politique d’austérité. Lienemann a indiqué que Hollande “doit prendre une initiative majeure: réunir les chefs de la majorité pour un nouveau pacte sur les fondamentaux qui ont fait sa victoire”.

C’est ce que me disent ici mes concitoyens, ceux de gauche naturellement, et même ceux du centre et de droite qui ont misé sur Hollande l’an dernier comme porteur possible d’une force républicaine de frein aux logiques technocratiques de l’Europe libérale qui astreignent les États à étrangler leurs peuples. Et ils me disent la même chose pour La Seyne.

 

LA SEYNE, "LABO DES POSSIBLES" ? SI L'ÉTAT L'Y AIDE, ÉMANCIPÉ DE L'EUROPE

Certes, ici, à La Seyne, malgré les contraintes qui nous sont imposées par la déclinaison nationale des impératifs européens de réduction des déficits publics, nous poursuivrons nos efforts afin de réduire les inégalités, en confortant et développant nos politiques sociales. Avec les partenaires de la majorité municipale, depuis cinq ans, nous avons mis en œuvre un fonds qui permet de soulager nos concitoyens les plus démunis du paiement de leur facture d’eau. Nous avons lutté contre la précarité énergétique en développant les énergies renouvelables dans nos habitats sociaux. Nous avons développé nos services publics et les avons rendus accessibles à tous. Nous avons contribué à maintenir le pouvoir d’achat de nos agents municipaux à travers un plan pluriannuel de revalorisation de leur régime indemnitaire pour compenser le gel du point d’indice. Nous avons lutté contre l’habitat insalubre et pour l’amélioration des conditions de vie dans nos quartiers les plus défavorisés. Nous avons créé un abattement sur les impôts locaux pour les plus humbles de nos foyers et pour ceux qui comptent une personne handicapée dans leurs membres. Nous avons limité à un euro le coût de la restauration scolaire pour les enfants des classes populaires et de celles des couches moyennes les plus victimes de la crise. Tout en nous battant ardemment aux côtés des chefs d'entreprises pour leur dynamisme, leur maintenance et leur développement, car ils assurent 82% de l'emploi salarié de la commune, et qu'on a bien assez de chômage chez nous.

Mais nous devons et voulons faire plus, et notamment, à présent que les finances de la commune commencent à se stabiliser après des années d’impéritie de gestion, revenir peu à peu sur l’effort fiscal que la situation qui nous a été léguée nous a contraints d’imposer aux Seynois.

L’État doit nous y aider, et non nous assujettir chaque année un peu plus aux dogmes ultra-libéraux européens. Comme j’ai confiance en notre capacité commune d’acteurs locaux de la gauche, de l’écologie, et, au-delà, des républicains de bon sens, à poursuivre dans la voie engagée ici, dans notre petit bout de France, je veux croire que nos responsables nationaux, de toutes les sensibilités démocrates du pays, sont en capacité de réaliser le sursaut qui s’impose.

Quitte à déplaire un peu à l’Europe. Préférons ne plus déplaire au peuple de France !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 04:20

http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/08/elysee-palais.jpgSi j'ai pu, ainsi que je le relatais dans un autre article de ce blog, être reçu ce mardi au ministère de la ville pour plaider la cause du centre historique de La Seyne, c'est que j'avais une autre raison de faire le déplacement à Paris. J'étais en effet convié à l'Élysée, avec cinq autres maires socialistes ou apparentés, sans mandats nationaux de parlementaires, pour une rencontre avec Bernard Poignant, chargé de mission auprès du Chef de l'État, à qui ce dernier a confié la tâche de recueillir les sentiments des élus locaux sur la situation du pays et leurs préoccupations, telles qu'ils les perçoivent et les vivent au travers du prisme de leurs mandats et des échanges qu'ils ont avec leurs concitoyens. Une sorte... d'oreille du Président.

Venus de petites et moyennes communes, de 980 à 62000 habitants, de Bretagne (Cesson-Sévigné), du Centre (Saint-Jean-de-la-Ruelle), de Champagne (La Chapelle-Saint-Luc), des Alpes (Voiron), de Provence (La Seyne) et des Pyrénées (La Bastide-de-Sérou), de villes et de villages aux aisances diverses, aux réalités économiques, sociales et culturelles variées, nous avons étonnamment été convergents sur tous les sujets, évoquant longuement la perte de confiance des citoyens envers la politique, livrant nos inquiétudes quant aux populismes simplistes, regrettant les difficultés de l'éducation populaire élévatrice des consciences, demandant une "halte au feu" sur les impositions de tous ordres qui étranglent les plus humbles et les classes moyennes et évoquant une réforme sérieuse de la fiscalité injuste et incomprise, suggérant un retour à certains fondamentaux de la république et de la gauche, quitte à ce que la France s'exonère un peu des contraintes européennes de réduction des déficits publics, abordant aussi des sujets concrets de l'exercice de nos mandats, comme la difficile mise en œuvre de la réforme de l'École, la coopération intercommunale, la complexité générée par les normes de plus en plus nombreuses et contraignantes, les attentes pressantes de nos concitoyens en détresse qui tapent à nos portes pour des problèmes sur lequels les maires n'ont guère la main, comme le travail ou le logement.

Nous avons cru devoir parler simplement et librement ainsi qu'on nous invitait à le faire. Notre hôte a minutieusement tout noté, il dressera une synthèse qu'il transmettra et évoquera avec le Chef de l'État. Et, de toutes les gares parisiennes, nos trains nous ont ramenés vers nos missions du quotidien.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:33

http://lexpansion.lexpress.fr/pictures/1537/787205_une-figurine-sur-differentes-coupures-de-journaux-traitant-du-sujet-de-la-reforme-des-retraites.jpgLe conseil municipal de La Seyne traite naturellement avant toute autre chose des questions locales. Mais il lui arrive d’être saisi, à l’initiative de l’un ou l’autre des groupes politiques qui le composent, d’un sujet d’ordre national. Ce fut récemment le cas, avec le vote d’un vœu adressé aux parlementaires qui ont planché depuis le début de cette semaine sur la réforme des retraites...

« Le projet de réforme des retraites comporte des avancées en matière d’équité et de justice : intégration de la dimension pénibilité, calculs plus appropriés aux travailleurs à temps partiel, qui concerne beaucoup de femmes, et octrois de trimestres pour les jeunes qui entament leur vie professionnelle avec des temps d’alternance ou en apprentissage.

« Mais ces propositions du gouvernement doivent encore pouvoir être amendées par les parlementaires, car il y a des points de vigilance et, toujours, la question de la durée de cotisation qu’il est possible de ne pas accroître tel que proposé si on aborde de façon plus globale la question de la protection sociale.

 « Parce que, démographiquement, la structure des régimes de retraite redevient favorable au-delà de 2035, l’allongement de la durée de cotisation prévue pendant 15 ans à partir de 2020 ne doit pas être retenu par les parlementaires ; faute de quoi, près des deux tiers du bénéfice en espérance de vie seraient perdus, l’espérance de vie en bonne santé ne progressant plus pour l’instant.

« La demande de certains partis de gauche de ne pas augmenter la CSG a été prise en compte pour la recherche de l’équilibre des régimes de retraite. La proposition du gouvernement privilégie une augmentation raisonnable des cotisations sociales des salariés et des employeurs qui permettra de résorber les déficits prévus d’ici à 2020 ; on est bien là dans le confortement du système de répartition auquel les Français sont attachés, considérant à juste titre que la pension est un salaire différé.

« Mais il reste que la question des retraites ne doit pas être déconnectée de l’ensemble du financement de la protection sociale, avec une vraie réforme fiscale et sociale, de même qu'il faut, ainsi que certains partis de la gauche l’ont proposé en 2010, et encore cet été, que l’on mobilise les revenus financiers et du capital.

« Le Conseil municipal de La Seyne-sur-Mer émet donc le vœu à l’adresse des parlementaires de la Nation :

- que la loi de réforme des retraites ne retienne pas la proposition d’allongement de la durée de cotisation ;

- pour ce faire, que ce soit le champ du capital et des produits financiers qui soit appelé à l’effort global, au-delà du strict équilibre des régimes de retraite, et qu’une grande réforme fiscale et sociale en ouvre la voie. »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 16:03

131003_lassalle_1.jpgJean Lassalle avait un problème... de salle. Entendez "salle de réunion", lors de son passage à La Seyne, étape de la marche à pied que celui qu'on appelle "le député qui marche" a entamée en avril dernier pour entendre, par tout le pays, "ceux qu'on n'écoute plus". Invité à La Seyne par ses amis de son parti, le MoDem, et Nathalie Bicais, ancienne responsable de cette organisation, aujourd'hui militante de l'UMP, il a rencontré une difficulté à trouver un lieu pour tenir une rencontre publique. Et ses collaborateurs s'en sont ouvert aux miens. Qu'à cela ne tienne, entre député qui marche et maire qui pédale, pour de justes causes, on peut trouver des solutions !

Et ce fut chose faite, ce jeudi soir. Avec l'appui de nos personnels communaux qui ont eu tôt fait de configurer la salle du conseil municipal en lieu de réunion publique, j'ai accueilli cet homme étonnant, comme j'avais été moi-même accueilli, il y a deux étés, par mes collègues, de toutes sensibilités politiques, à chacune des étapes de mon périple à bicyclette vers Paris pour plaider la cause de notre maternité.

131003_lassalle_2.jpgUne belle vision de la République. Celle à laquelle Jean Lassalle n'a eu de cesse, à plusieurs reprises, lors de notre long échange en tête-à-tête comme lors de son propos public qui l'a suivi, de se référer pour appeler la puissance publique à revenir aux fondamentaux dans sa relation à notre peuple, en donnant à chacun des membres de la Nation les clefs de l'appropriation des enjeux de notre temps, insistant sur l'importance de l'éducation pour tous pour être collectivement acteurs du destin de notre pays, comme celle que les deux Jules, Ferry et Grévy, ont eu le courage d'imposer à la fin du XIXè siècle.

Les Républicains, les vrais, sont du même camp. Celui des valeurs du siècle des Lumières. J'ai vécu l'autre soir un temps fort de sentiment d'appartenance à un même terreau que cet homme qui n'est pas classifié comme étant "de mon bord". Les autres peuvent toujours pousser la chansonnette. On ne récupère pas pour de la petite politique la cause pour laquelle un Jean Lassalle met depuis 5000 kilomètres un pied devant l'autre.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 04:31

http://ogblfrontaliers.free.fr/site_model/humour_chant/dessin/Retraite/retraite3.jpgC’est indéniable, le projet de réforme des retraites comporte des avancées en matière d’équité et de justice : intégration de la dimension pénibilité, calculs plus appropriés aux travailleurs à temps partiel, qui concerne beaucoup de femmes, et octrois de trimestres pour les jeunes qui entament leur vie professionnelle avec des temps d’alternance ou en apprentissage. Il reste que ces propositions du gouvernement doivent encore pouvoir être amendées par les parlementaires, car il y a des points de vigilance et, toujours, la question de la durée de cotisation qu’il est sûrement possible de ne pas tant accroître si on aborde de façon plus globale la question de la protection sociale.

 

NE PAS « GRIGNOTER » LE GAIN D’ESPÉRANCE DE VIE

Parce que, démographiquement, la structure des régimes de retraite redevient favorable au-delà de 2035, l’allongement de la durée de cotisation prévue pendant 15 ans à partir de 2020 doit pouvoir faire l’objet d’une révision, je l’espère, à l’initiative des parlementaires socialistes ; sinon, ça va « grignoter » près des deux tiers du bénéfice en espérance de vie alors qu’on sait que, si il devrait logiquement continuer à augmenter un peu, l’espérance de vie en bonne santé, elle, ne suit pas le mouvement.

Je crois qu’on doit se féliciter que la demande du Parti socialiste a été prise en compte pour la recherche de l’équilibre des régimes de retraite : ne pas augmenter la CSG, mais plutôt prévoir une augmentation raisonnable des cotisations sociales des salariés et des employeurs permettant, normalement, de résorber les déficits prévus d’ici à 2020 ; on est bien là dans le système de répartition auquel les Français sont attachés, considérant à juste titre que la pension est un salaire différé.


MOBILISER LES REVENUS FINANCIERS ET DU CAPITAL POUR UNE RÉFORME GLOBALE

Mais il reste que la question des retraites ne doit pas être déconnectée de l’ensemble du financement de la protection sociale, avec une vraie réforme fiscale et sociale, de même qu'il faut, ainsi que le PS l’a pourtant proposé en 2010, et encore cet été, que l’on mobilise les revenus financiers et du capital. En tous cas, il  ne faudrait pas que les ménages soient doublement contributeurs, d’une part par l’augmentation de leurs cotisations que les salariés acceptent parce qu’ils savent que c’est une obligation « mathématique » inéluctable au regard des évolutions de l’âge d’entrée dans le monde du travail et de l’espérance de vie, et d’autre part en supportant une possibilité offerte aux employeurs de compensation de l’augmentation de leurs propres cotisations « retraites » via une baisse des cotisations de la branche « familles », ou en subissant une hausse compensatoire de la TVA ou de la CSG.

On a avancé. Le régime par répartition peut être conforté, voire sauvé. Il reste à considérer que les ménages, comme les petites et moyennes entreprises, ne peuvent pas supporter le maximum à eux seuls. C’est le champ du capital et des produits financiers qui doit être appelé à l’effort global, au-delà du strict équilibre des régimes de retraite. C'est cette grande réforme fiscale et sociale qui doit en ouvrir la voie.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 04:45

http://photo.europe1.fr/divers/retraites/22664729-1-fre-FR/retraites_scalewidth_630.jpgVoilà qu’on reparle des retraites. La réforme Fillon-Sarkozy avait amené les socialistes à participer aux manifestations aux côtés des organisations syndicales. Et François Hollande s’était engagé à rétablir un droit à la retraite à 60 ans pour les salariés ayant leurs annuités. Cette mesure de justice a été mise en œuvre dès les premières semaines du quinquennat et a fait honneur à la gauche. Alors...

Ce même engagement prévoyait une réforme négociée avec les partenaires sociaux portant, "dans un cadre financier durablement équilibré, sur l’âge légal de départ à la retraite, la prise en compte de la pénibilité, le montant des pensions et l’évolution des recettes indispensables à la pérennité de notre système de retraite solidaire". Le contexte actuel montre que cette pérennité doit être assurée dans la durée et ne saurait être mise en cause dans ses fondements au motif d’une conjoncture de faible croissance, alors même qu’une politique de relance doit être la priorité absolue. Nos retraites par répartition, les études le confirment, ne sont pas structurellement menacées. Engager une réforme des retraites ne paraît ni urgent ni opportun.

 

FAUT-IL INFLIGER UNE DOUBLE PEINE AUX SALARIÉS ET RETRAITÉS ?

Les retraités et les salariés de notre pays n'ont pas à payer une deuxième fois le prix de la crise. Si le déficit du système de retraites doit atteindre, dit-on, 20 milliards d'euros en 2020, c'est surtout du fait de la rechute de l'activité et de l'emploi ; donc la solution première ne peut consister qu'à tout faire pour sortir de ce marasme.

Il ne semble pas justifié de modifier à nouveau, dans l’urgence, les règles actuelles des retraites dans un sens défavorable, à peine trois ans après une réforme vivement combattue par la gauche aux côtés de la grande majorité des syndicats. Car des mesures d'austérité risquent d'aggraver les difficultés économiques au plus mauvais moment, alors que l'on n'aperçoit même pas encore l'esquisse d'une reprise.

 

NE VAUT-IL PAS MIEUX "BOOSTER" L'ÉCONOMIE ET LA CONSOMMATION ?

L'allongement de la durée de cotisation requise pour avoir droit à une retraite à taux plein aurait un caractère profondément anxiogène. Elle minerait la confiance des ménages et pousserait les salariés à épargner davantage en vue de leur retraite, précisément au moment où il faudrait soutenir la consommation pour relancer l'économie. Et retarder d'une manière ou d'une autre l'âge de départ en retraite, alors qu'on ne peut espérer un retour au plein emploi avant longtemps, ne peut qu'aggraver le chômage, celui des jeunes, confrontés à une pénurie de postes de travail, ou celui des seniors, obligés d'attendre plusieurs années dans une situation précaire entre le moment où ils cessent de travailler et celui où ils peuvent faire valoir leurs droits à la retraite. Ces idées risquent donc de s’avérer gravement contre-productives. Et, sauf à vouloir satisfaire les folles préconisations de la Commission européenne et des droites du continent, on se demande ce que la France aurait à gagner à s'engager dans un tel processus de régression sociale.

 

LES SOCIALISTES DOIVENT PARLER AU GOUVERNEMENT

 Il est essentiel que les socialistes, et même le pays, soient consultés sur des décisions qui sont avant tout des choix de société, des choix d’avenir, sur les moyens d’assurer une protection sociale de qualité, une retraite juste et décente à tous, et de corriger de réelles injustices : pénibilité, petites retraites, inégalités de genre.

Je suis de ceux des socialistes qui pensent que leur parti doit peser sur le gouvernement en qui ils ont confiance pour que priorité soit d’abord donnée à la dynamisation économique et à l’emploi. On sera toujours à temps de revenir plus tard sur le système si les recettes du « redressement productif » ne marchent pas.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 04:12

http://gillespargneaux.typepad.fr/.a/6a0120a5ca2e1f970c01901bb6c1f7970b-320wiIl y a une semaine, les socialistes français ont été invités à se prononcer, par un vote interne, sur le projet qu’ils veulent soumettre aux électeurs lors des élections européennes de 2014. Dans un précédent article de ce blog, je rappelais avant le vote que, si le projet proposé portait des idées intéressantes, mes camarades de « l’aile gauche du PS » et moi trouvions qu’il était un peu frileux quant à une stratégie de sortie de crise, alternative aux choix libéraux et conservateurs que les institutions européennes imposent depuis des années.

Et nous avons été entendus par une majorité de militants qui ont été plus nombreux à soutenir les amendements que nous proposions pour améliorer le texte qu’à les rejeter. Ce ne fut certes pas, au niveau national, dans les mêmes proportions de 97% que dans la section Var-Ouest à laquelle j’appartiens, mais le PS a entendu ses adhérents relayant l’attente populaire et a adjoint au texte final une résolution contenant “14 priorités socialistes pour réorienter l’Europe” à l’adresse de nos partenaires du Parti Socialiste Européen.

Parmi ces priorités figurent des messages politiques essentiels que nous avons portés avec nos amendements :

D’une part, “augmenter le budget européen par sa renégociation, en exigeant du Conseil Européen un cadre financier pluriannuel plus ambitieux permettant d’accroître les ressources en faveur de la croissance et de l’investissement”.

Ensuite,” réviser le pacte de stabilité pour donner la priorité au soutien à la croissance dans chaque pays. L’Europe a besoin de croissance, pas d’austérité. Nous demandons un calendrier étendu, crédible et réaliste de réduction des déficits publics. Nous poursuivrons conjointement le soutien aux dépenses d’avenir indispensables.”

Et encore “agir en faveur d’une parité plus équilibrée de l’euro, aujourd’hui surévalué par rapport au dollar américain, au yuan chinois et au yen japonais, en confiant la politique de change aux autorités politiques de l’Union. Comme le prévoit le traité, le Conseil européen doit utiliser pleinement sa compétence en la matière. Nous demandons son inscription à l’ordre du jour du Conseil européen”.

Et enfin “les socialistes français sont extrêmement réservés sur l’opportunité des négociations commerciales USA-UE. En aucune façon, les socialistes ne pourront accepter de ratifier un traité qui mettrait en cause les intérêts économiques, stratégiques et le modèle social de la France et de l’Europe”.

Je suis très satisfait de cette inflexion du projet. Reste à convaincre les socialistes et socio-démocrates des autres pays d’Europe. Mais à chaque jour suffit sa peine.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 05:17

http://francais.europa-geht-anders.eu/sites/default/files/europa_logo.pngCe jeudi, les militants socialistes devront se prononcer sur la politique que le PS défendra, en vue des élections européennes de mai 2014, auprès des autres socialistes au sein du Parti socialiste européen (PSE) et bien sûr dans notre pays. Les socialistes ont l'occasion de relayer l'attente des Français, et de peser pour une réorientation majeure et urgente de la construction européenne. Il y a de bonnes choses dans les propositions de la direction nationale du PS, mais il y a aussi des silences et des manques d’audace qu’il faut corriger.

C'est le sens de quatre amendements que nous défendons avec le courant "Maintenant la gauche" auquel j’appartiens, proposant une stratégie de sortie de crise, alternative aux choix libéraux et conservateurs que les institutions européennes imposent depuis des années.

 

PRIORITÉ À LA CROISSANCE

Un de ces amendements vise à donner priorité à la croissance avant la résorption des déficits, à suspendre le pacte de stabilité, et à voter contre le budget en baisse au Parlement Européen.Les politiques d'austérité sont socialement et économiquement dangereuses. Il faut renégocier le cadre macro-économique de l'Union européenne (UE) et stopper rapidement cette folle logique.

En parler ne suffit pas, il faut un acte politique qui rende impérative cette négociation et porte un coup d'arrêt aux "réformes structurelles" que la Commission européenne veut imposer : elle octroie des délais, mais en exigeant des remises en cause des retraites, des dérégulations accélérées de services publics, etc. Il faut demander et annoncer une suspension du pacte de stabilité, d'ailleurs de moins en moins respecté dans l'UE, mais qui pèse comme une épée de Damoclès empêchant toute politique réellement alternative et de relance.

 

UNE NOUVELLE ORIENTATION POUR L'EURO

Un autre de nos amendements appelle à une nouvelle politique de l’euro, aux changement des formes d’intervention et des missions de la Banque centrale européenne (BCE), et au regain du pouvoir du politique.La crise vient en effet largement d'une politique bancaire et monétaire au service de la finance et non de l'emploi et de l'économie réelle. La BCE doit pouvoir prêter directement aux États, racheter des dettes souveraines, développer la masse monétaire pour soutenir la croissance et l'emploi. L'euro est surévalué et pénalise les exportations. Il n'y aura pas de sortie de crise rapide si cette situation ne change pas. Il faut modifier les missions et la politique de la BCE.

Là aussi, il faut plus que des paroles. Le traité permet aux États de l'euro de fixer la politique de change. Nous demandons une initiative française, par exemple la convocation d’un sommet exceptionnel, d'ici la fin de l'année, pour définir une parité entre l'euro et les principales monnaies mondiales afin de relancer la croissance et les exportations.

 

LE JUSTE ÉCHANGE PLUTÔT QUE LE LIBRE ÉCHANGE

Un troisième amendement vise à dire non au traité de libre-échange transatlantique, et oui au juste échange. Plutôt que de promouvoir un monde multipolaire où des coopérations et un juste échange fondent les relations entre continents, l’UE poursuit sa politique de libre échange généralisé sans règles sociales ni environnementales. Il faut refuser l’ouverture des négociations pour ce traité qui accentuerait la dilution de l’Europe, la domination américaine, et fragiliserait toute chance d’engager aux frontières de l’UE une politique commerciale de juste échange. Si nous ne réagissons pas tout de suite, il sera trop tard ensuite.

 

UNE FEUILLE DE ROUTE ET UN CALENDRIER

Un dernier amendement invite à passer des paroles aux actes. Socialistes, nous n’avons pas renoncé à « notre Europe ». Celle qui privilégie la coopération à la compétition. Nous voulons contribuer à un nécessaire « sursaut », et nous devons donc contribuer à construire, concrètement, un rapport de forces. D’où la nécessité de proposer une stratégie, une feuille de route, un agenda, nous engageant à la mise en œuvre des propositions que nous formulons dans les trois précédents amendements.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 04:38

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/13/Liberte-egalite-fraternite-tympanum-church-saint-pancrace-aups-var.jpg/300px-Liberte-egalite-fraternite-tympanum-church-saint-pancrace-aups-var.jpgOui, je bous. Oui, je peine souvent à comprendre que, ici ou là, ça n'avance pas. Oui, je peste devant mon sentiment d'une certaine impuissance française à peser sur l'Europe pour une autre relance économique, écologique et sociale, condition, selon moi, d'un amoindrissement du grave malaise de mes concitoyens face à l'emploi, au logement et au pouvoir d'achat. Oui, je déplore que la "technostructure" de nombre des ministères soit un frein au changement. Oui, je me dois de m'indigner encore, comme, en Seynois pur jus, je l'ai toujours fait, parce que c'est nécessaire à l'obtention de moyens et de solutions pour notre population.

Mais ce n'est pas parce que j'enrage un jour contre une stagnation des dotations de l'État à ma commune, un autre contre une promesse non tenue de sauvegarde de notre service public hospitalier, et un autre encore contre une tracasserie administrative qui prive telle entreprise du pôle Mer de moyens de son développement, donc de l'emploi, que je dois jeter le bébé avec l'eau du bain. Car, enfin, dans trois jours, il y aura un an que les Français ont majoritairement opté pour une alternance sociale et républicaine. Et qu'on ne parle guère de ce qui a changé. Car, tout de même...

 

POUR LES SENIORS ET POUR LA JEUNESSE

Pour une ville dont la population vieillit, et même s'il faut aller plus loin, n'a-t-on pas rétabli la retraite à 60 ans pour les longues carrières et (certes pas beaucoup) revalorisé les pensions ? Pour une ville qui, dans le même temps, demeure une des plus jeunes du département, l'État n'a-t-il pas engagé la création de 60.000 postes d'enseignants, revalorisé l'allocation de rentrée scolaire, lancé la réforme de l'école pour mieux adapter les temps éducatifs des enfants à leurs capacités d'apprendre et d'être éduqués, relancé la réussite éducative, en particulier pour les enfants des quartiers prioritaires ? La puissance publique nationale n'a-t-elle pas créé 150.000 emplois d'avenir pour les jeunes (on est en train d'en embaucher à la mairie et à l'office d'HLM) et prévu 500.000 contrats de génération pour intégrer des jeunes aux entreprises et maintenir les seniors dans l'emploi ?

 

POUR LE DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS

Pour une commune du littoral provençal où la population tend naturellement à croître comme en toutes celles situées entre Marseille et l'Italie (l'INSEE parle de 20% d'ici vingt ans...), dans un Var où 8 sur 10 des foyers sont éligibles au logement social, l'État n'a-t-il pas accru son accompagnement à l'habitat, accentuant la pression sur les villes "mauvaises élèves" refusant de se mettre en règle avec la loi imposant un quart de logements sociaux, par des "amendes" quintuplées et la mise à disposition de terrains pour celles qui se retranchent derrière le prétexte de la pénurie foncière, augmentant les aides pour l'amélioration thermique et énergétique des habitats, ramenant à 5% la TVA pour le logement social, légiférant pour l'encadrement des loyers du logement privé mis à la location et la relocation ?

 

POUR LA TRANQUILLITÉ PUBLIQUE

Pour une ville attachée à la tranquillité publique et la sécurité, l'État n'a-t-il pas accédé à ma demande de bénéficier, pour les quartiers d'HLM et le centre historique, du nouveau dispositif de Zone de sécurité prioritaire qui permet un renforcement des moyens de la police nationale, une présence préventive plus visible et plus constante, une meilleure articulation entre polices d'État et de la commune, l'installation de caméras de surveillance en centre ancien, une justice plus rapide et plus efficiente, et une prévention socio-éducative accrue ? Alors que le dispositif vient à peine d'être agréé, les résultats sont déjà là : il suffit de lire la rubrique des faits divers de la presse locale pour s'en convaincre et relever le nombre d'interpellations de ceux qui perturbent la vie des quartiers.

 

POUR UNE SOCIÉTÉ DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Pour une ville attachée à son cadre environnemental et à l'éco-mobilité, l'État n'a-t-il pas accéléré les mesures de protection des espaces naturels et de l'agriculture périurbaine de proximité, dont La Seyne bénéficie directement grâce à l'établissement public du Conservatoire du Littoral qui soutient ainsi avec force notre programme de préservation et valorisation des 50 hectares du Domaine de Fabrégas ? Et le ministère des transports n'a-t-il pas engagé une démarche permettant de relancer de façon réaliste une ligne ferroviaire nouvelle de Marseille à l'Italie, avec un projet conjoint de RER du Grand Toulon, de Bandol à Hyères, qui incitera à l'abandon de la voiture au sein de l'agglomération ?

 

POUR L'ÉGALITÉ RÉPUBLICAINE

Pour une ville connaissant une forte part de population en situation sanitaire précaire, l'État n'a-t-il pas accru de 750.000 le nombre de bénéficiaires de la Couverture maladie universelle ? Ne vient-il pas de donner son feu vert à notre projet de création d'une maison de la santé qui trouvera sa place au sein de la "mairie sociale" ?

Et, pour une ville où, plus que jamais, les valeurs républicaines d'égalité et de solidarité sont la garantie de la cohésion sociale, l'État n'a-t-il pas pris des mesures obligeant les employeurs à l'égalité salariale entre hommes et femmes ? Et, alors que, pour des raisons de simple bon sens, de liberté individuelle et d'égalité des droits, j'avais mis en place dès 2010 à La Seyne une cérémonie solennelle de confirmation du PACS et été signataire en 2009 de "l'appel des maires pour l'ouverture du mariage aux couples de même sexe", l'État n'a-t-il pas enfin légiféré dans ce sens ?


Alors, oui, je continue à bouillir. Il y a tant à faire encore. Et ça ne va pas assez vite car le système financier international accroît de jour en jour les inégalités. Mais, tout de même, il faut être honnête : une part du changement est en route, pour répondre à l'urgence sociale, pour apaiser la République, pour l'avenir de la jeunesse, et pour de nouveaux droits. Et nous devons poursuivre et accélérer, au nom des valeurs qui sont gravées au fronton de nos édifices publics et que les gouvernants de la dernière décennie ont trop souvent foulées du pied : Liberté, Égalité, Fraternité.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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