8 novembre 2025 6 08 /11 /novembre /2025 07:17

 

Chez nous, peut-être plus qu'ailleurs, l'enjeu majeur de l'élection locale de mars 2026 n'est pas l'élection municipale. C'est l'élection métropolitaine. Mais celle-ci est dépendante de celle-là. Ce sont des candidats pour être conseillers municipaux spécifiquement signalés (« fléchés ») sur les bulletins de vote qui seront aussi conseillers métropolitains s'ils sont élus.

 

Pourquoi est-ce donc un enjeu majeur ? D'une part du fait des importants champs de compétences transférés des communes aux intercommunalités depuis 2018 ( * ), et d'autre part parce qu'un vent mauvais souffle sur la métropole toulonnaise et le Var depuis quelques temps. Si, par malheur, les Toulonnais, dont les élus sont les plus nombreux, presque majoritaires à eux seuls, au conseil de TPM faisaient un choix dans le sens de ce vent, il ne faudrait pas que les électeurs d'autres grandes et moyennes communes de notre aire urbaine fassent le même car ça assurerait une majorité métropolitaine qui ne réserverait rien de bon au territoire ( * * ).

 

C'est pourquoi je me permets de donner à lire un texte de la Gauche démocratique et sociale (GDS), vieux réseau de militants politiques de gauche dont les figures historiques s'impliquent aujourd'hui au sein de L'APRÈS, autre outil démocratique, bien plus récent, de réflexion, d’analyse et d’élaboration stratégique au service de l’unité de la gauche et des écologistes.

 

  

Donc, voilà ce texte qui date certes de quelques mois mais me semble encore d'actualité, dans lequel je me suis autorisé à souligner quelques passages...

 

« Pour les villes à gagner ou regagner par la gauche, l’unité et la démocratie sont bien les seules orientations à promouvoir. En 2020, les listes qualifiées souvent de citoyennes, solidaires, écologiques et démocratiques, mais soutenues par les partis locaux, ont connu le succès. Le “Printemps marseillais” en reste un exemple emblématique malgré la résistance des appareils à l’unité.

 

« Le rassemblement doit donc être sans exclusive vis-à-vis de quelque composante que ce soit. Les collectifs citoyens ne peuvent se réduire à une unité partielle. La recherche du soutien de tous les partis et mouvements politiques commence dès maintenant !

 

« L’adoption d’un projet commun prendra un peu de temps. La désignation d’une liste commune et surtout d’une tête de liste peuvent susciter des désaccords. Ceux-ci ne peuvent être tranchés par des états-majors, aussi clairvoyants fussent-ils. Il devrait revenir aux collectifs de décider. Cela peut se faire (...) par un vote citoyen à définir au consensus. Respecter et mettre en œuvre cette démarche peut et doit créer une dynamique, un engouement de nature à balayer les listes de droite et d’extrême-droite. »

 

 

Dans un contexte local où la droite pourrait bien être une fois de plus très divisée et où la gauche fait à peu près jeu égal avec elle, c'est à cette dernière qu'incombe la responsabilité de porter les espérances des citoyens qui s'inquiètent de se prendre une bourrasque de ce vent mauvais en pleine figure.

 

C'est pourquoi, comme la GDS, je continue à plaider pour un rassemblement « sans exclusive » de tous ceux qui adhèreraient à un projet social et écologiste pour la commune et l'intercommunalité. Et c'est pourquoi aussi j'avais trouvé intéressante l'idée, elle aussi promue par la GDS, d'un « vote citoyen », c'est-à-dire d'une sorte d'élection primaire, qui avait été proposée il y a quelques mois.

 

 

Je conclurai en livrant une autre expression, celle-là commune à la GDS et à L'APRÉS, lors de la fusion des deux mouvements au début de l'année ( *** ) : « Pour gagner, l’union de la gauche et des écologistes est incontournable, mais elle n’est pas suffisante. » 

 

C'est ce qu'ont depuis longtemps compris et appliqué beaucoup de maires, notamment communistes, depuis la Libération, entre autres à La Seyne. C'est ce que font, aujourd'hui, des maires ou candidats communistes, socialistes et écologistes : à eux, à leurs partis, voire avec leurs sympathisants, de construire un projet, et à d'autres partis, mouvements et citoyens adhérant à ce projet, de renforcer et diversifier les équipes. C'est vrai dans des petites et grandes communes comme Allonnes, Épinay-sous-Sénart, La Garde, Lyon, Romans, Thiers, Vierzon ou Villeurbanne.

 

Certains disent qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire. Mais la météo n'annonce pas que le souffle du vent mauvais va faiblir. Et les aiguilles de l'horloge tournent.

 

_______________________________

 

( * ) : J'ai précisé ces compétences désormais exercées par l'intercommunalité dans un précédent article de ce blog : « Et on parle là du développement économique, du tourisme, du déploiement du numérique, de la formation, de l'innovation, de l'enseignement supérieur et la recherche, de l'urbanisme et l'aménagement du territoire, de l'habitat et du logement, de la rénovation urbaine et l'accompagnement social des habitants des quartiers prioritaires, des voiries et espaces publics, des réseaux d'eau et d'assainissement, des mobilités et de l'accessibilité aux personnes handicapées, des ports, des plages et des littoraux, des espaces naturels et parcs urbains, d'équipements sportifs et culturels comme, pour La Seyne, la Villa Tamaris Pacha et le Conservatoire de musique, etc. Bref, de tout ce qui est structurant pour le territoire. »

 

( * * ) : Une récente réforme a fixé à 89 le nombre de conseillers métropolitains pour 2026 (contre 81 aujourd'hui) suivant la répartition par communes ci-dessous. La majorité absolue est donc de 45. Si le vent mauvais emporte Toulon, ses représentants auront 31 à 32 sièges à TPM. Il suffirait que deux des cinq autres plus importantes communes subissent la même tornade pour que l'extrême droite soit majoritaire à la métropole.

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( *** ) : C'est une fusion opérée fin janvier 2025 entre les deux mouvements, la GDS conservant toutefois sa spécificité, dont son magazine mensuel "Démocratie & socialisme", un peu comme l'intégration du Mouvement républicain et citoyen (MRC) au parti auquel j'appartiens, la Gauche républicaine et socialiste (GRS), lors de sa création en 2019.

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23 octobre 2025 4 23 /10 /octobre /2025 02:33

 

Dans un communiqué de presse mis en ligne il y a quelques jours sur un réseau social, le chef de file de l'extrême droite seynoise semble déterminé à enfoncer le clou des lieux communs.

 

Tel ceux que le poète latin Horace (65 av. J.-C. - 8 av. J.-C.) s'amusait à railler, il s'en donne à cœur joie. Sur dix lignes du texte, il a trouvé le moyen de consacrer les cinq dernières à répéter les quatre premières, se disant sûrement que plus on rabâche la même chose, plus elle semble vraie.

 

C'est une façon de tenter de convaincre. La question demeure toutefois de savoir si, ressassant des banalités creuses, on ne prend pas ses interlocuteurs pour des cruches. Élève-t-on le débat entre les prétendants à une fonction élective en s'en tenant à seriner les mêmes platitudes caressant les citoyens dans le sens du poil ?...

 

 

– SEYNOIS, JE VOUS AI COMPRIS ! SEYNOIS, JE VOUS AI COMPRIS !

– OK, ET ALORS, QUE PROPOSEZ-VOUS ?...

 

Si, après avoir lu deux fois les mêmes poncifs dans ce texte (voir ci-dessous), on n'a pas compris que nos concitoyens attendent des réponses « sur la sécurité, la propreté, l'emploi, le logement et la fiscalité », c'est qu'on est vraiment bouché.

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Ce qui aurait été plus intéressant, plutôt que répéter en boucle les attentes des gens que tout le monde connaît et en général partage, ça aurait été de présenter les mesures que le RN entend proposer, au plan communal, pour y répondre. Personne n'aura cependant été surpris que le rédacteur ne se hasarde pas à exposer des promesses.

 

 

SI CE N'EST PAS DE LA MÉCONNAISSANCE DES COMPÉTENCES LIMITÉES D'UNE COMMUNE, C'EST UNE VOLONTÉ DE TROMPER LES CITOYENS

 

La première des raisons, en effet, à ce subterfuge en forme de bavardage est qu'il n'est pas dans les compétences d'un maire d'apporter des solutions aux enjeux que le porte-drapeau du RN seynois décline, ou alors à la marge et en accompagnement d'autres institutions. La sécurité, c'est le domaine régalien de l'État, pas de la mairie. L'emploi et le logement, c'est l'affaire partagée de l'État, de la Région et de la Métropole. La propreté, c'est le rôle de la Métropole. Et, hormis la taxe foncière et celle sur les résidences secondaires dont les taux sont fixés par les communes, la fiscalité, c'est l'État.

 

 

LES VRAIES ORIENTATIONS DES ÉLUS DE L'EXTRÊME DROITE

 

Une autre raison pourrait bien être que le RN seynois, sur ces sujets majeurs comme sur d'autres, préfèrerait manifestement ne pas dévoiler ses intentions. Si, en effet, sa vision locale était en cohérence avec les votes de ses députés, les Seynois des classes populaires et moyennes découvriraient le vrai visage idéologique de sa sensibilité et les idées qui pourraient guider ses décisions en cas de gestion de la commune. Juste quelques exemples dans les dernières années à l'Assemblée nationale...

sur la fiscalité, les élus RN, soi-disant proches du peuple mais tout dévoués au patronat, ont voté contre l'augmentation du plafond pour le taux réduit de l'impôt sur les sociétés, contre la suppression de l'amendement social sur les dividendes, contre la progressivité de l'impôt sur le revenu, contre l'élargissement de l'assiette de la taxe sur les transactions financières, abstention sur le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune, contre l'augmentation des ressources du Parquet national financier, formulé des propositions propres à avantager les détenteurs de patrimoine, avec l’abrogation des droits de succession pour les héritages inférieurs à 150.000 euros (or moins de 15 % des Français transmettent des héritages supérieurs à 100.000 euros, et ce ne sont pas les plus modestes...), etc.

sur la sécurité, la sureté et la justice, les élus RN ont voté contre le projet de loi modifiant la définition pénale du viol et des agressions sexuelles, contre la proposition de loi visant à protéger la population des risques liés aux substances per- et poly-fluoroalkylées, contre le projet de loi renforçant la lutte contre les dérives sectaires, etc.

sur l'emploi et le pouvoir d'achat, les élus RN ont voté contre l'augmentation du salaire minimum (SMIC) à 1500 euros net mensuel, abstention pour le plafonnement des marges de la grande distribution sur les denrées alimentaires, pour la réforme de l'assurance-chômage qui durcit les règles d’indemnisation quand le chômage baisse et les assouplit quand le marché du travail se détériore, etc.

sur le logement, les élus RN ont voté pour la proposition de loi maintenant le plafonnement de revalorisation de la variation annuelle des indices locatifs, contre le coup de rabot sur la niche fiscale dite « Airbnb », estimant qu’il relevait de « la contrainte et [de] la punition des propriétaires », déposé une proposition de loi (heureusement non examinée) visant à détricoter la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU), qui oblige les communes en zone urbaine à proposer un taux minimal de logements sociaux, etc.

 

À l'échelle de la nation, les faits sont têtus, le RN, c'est la défense des propriétaires, des ménages aisés et des très grandes entreprises. Or, en conclusion de sa communication, le chef de file de l'extrême droite seynoise assure, à l'évidence à contre-courant de son parti, que « pour [lui], La Seyne d’Abord, c’est La Seyne pour tous ». Qu'il le démontre en déclinant ses propositions concrètes sur les thématiques qu'il met lui-même en avant. Les bons mots ne suffisent pas. Pointer et répéter les problèmes sans proposer de solutions non plus.

 

 

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13 juillet 2025 7 13 /07 /juillet /2025 15:17

 

Demandez le programme ! Une des adjointes au maire, membre du parti "Les Républicains" (LR), indique sur un réseau social qu'elle et ses amis sont « en ordre de bataille et prêts pour les prochaines échéances électorales, avec les élus LR, mais plus largement avec tous les élus qui composent notre majorité dans toute sa diversité. »

 

Dans une ville normale où la droite républicaine aux affaires se préparerait à solliciter de nouveau les suffrages de ses électeurs, cette annonce serait dans l'ordre des choses. Mais à La Seyne on peut difficilement ignorer les turbulences qui ont secoué l'équipe majoritaire depuis quatre ans, au point que ladite majorité ne tient que grâce au renfort incompréhensible d'élus venus de l'extrême-droite et de félons ayant trahi la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES).

 

Dès lors, ça interroge sur la certitude affichée quant au contenu du projet exposé par cette élue...

 

 

UN PROJET AUX FORMULATIONS QUE N'AURAIENT PAS RENIÉES LES PÉTAINISTES !

 

Six points servent en effet de guide à ce qui constituera le projet national et le programme local en découlant porté par cette future armada hétéroclite (voir capture d'écran ci-dessous). À leur lecture, ça a éveillé en moi un sentiment de déjà vu. C'est en lisant le chapeau « une droite forte qui assume ses valeurs » que c'est revenu à ma mémoire ! N'en croyant pas mes yeux, j'ai dû plonger dans les ressources historiques. Et, hélas, leur lecture a corroboré mon pressentiment : si cette maire-adjointe expose le point de vue officiel de son parti et la vision de l'actuelle majorité municipale, c'est bien un projet d'inspiration néo-pétainiste qui serait proposé aux Français, avec sa déclinaison locale pour les Seynois.

 

 

Je n'exagère pas. Il suffit de mettre en exergue de chacun des six points quelques propos, écrits ou articles de décrets-lois de Pétain pour se faire une idée de la dérive...

 

L'autorité de l'État : « Nous ferons une France organisée, où la discipline des subordonnés réponde à l'autorité des chefs » (Discours de Pétain du 11 juillet 1940).

 

La lutte contre l'immigration incontrôlée : « Article Premier : Il sera procédé à la révision de toutes les acquisitions de nationalité française (...) » (loi du 22 juillet 1940 décrétée par Pétain).

 

La défense de notre identité : « Tous les Français fiers de la France, la France fière de chaque Français, tel est l'ordre que nous voulons instaurer. Nous y consacrerons nos forces. Consacrez-y les vôtres. » (Discours de Pétain du 11 juillet 1940)

 

La valorisation du travail : « Le travail des Français est la ressource suprême de la patrie. Il doit être sacré. » (Discours de Pétain du 11 juillet 1940).

 

Le respect de nos territoires : « Des gouverneurs seront placés à la tête des grandes provinces françaises » (Discours de Pétain du 11 juillet 1940), dotés de « pouvoirs spéciaux de police et de pouvoirs spéciaux en matière économique » (loi du 19 avril 1941 décrétée par Pétain), à l'instar des intendants de l'Ancien Régime. « La restauration des provinces va faire revivre, je le souhaite, les anciennes coutumes » (Discours de Pétain à Toulouse en 1941)

 

La protection de la famille : « Les familles françaises restent les dépositaires d'un long passé d'honneur. Elles ont le devoir de maintenir à travers les générations les antiques vertus qui font les peuples forts. Les disciplines familiales seront sauvegardées. » (Discours de Pétain du 11 juillet 1940).

 

 

IL DOIT BIEN RESTER DES RÉPUBLICAINS CHEZ “LES RÉPUBLICAINS”, NON ?

 

Que cette adjointe au maire applaudisse ces orientations ultra-réactionnaires aux relents d'une époque sombre n'a rien d'étonnant : peu avant d'être de ceux qui sont venus à la rescousse de la maire depuis remplacée lorsque sa majorité a tangué et qui ont été remerciés par le nouvel édile “transitoire” les faisant élire à des fonctions d'adjoints, elle était conseillère départementale du... Front National.

 

En revanche, il va être intéressant de voir la position des conseillers municipaux qui, élus sur la liste des gauches et de l'écologie, et même, pour l'une d'eux, ayant porté les couleurs de la NUPES aux législatives de 2022, ont trahi leurs électeurs en confortant sans scrupule la majorité de droite, droite extrême et extrême-droite. L'adjointe au maire annonce qu'ils feront partie de la liste portant ces orientations néo-pétainistes. À la trahison de circonstance, ajouteront-ils le déshonneur durable d'adhérer aux visions antirépublicaines d'une « droite forte qui assume ses valeurs » ?

 

Il reste l'hypothèse que les annonces de cette maire-adjointe ne relèvent que d'une initiative personnelle. Face à cette promotion d'idées inquiétantes, ça devrait alors déclencher une mise au point des instances du parti LR ou, au moins, de personnalités locales de ce mouvement que j'ai combattues mais qui s'inscrivent dans la lignée des Decacheux, de Chambrun et Bonnevay de la IIIème République, ou Bayle et Paecht naguère chez nous, et d'autres d'aujourd'hui, chez nos proches voisins, qui ne sont ou ne furent jamais enclins à composer avec le fascisme.

 

Dans tous les cas, c'est autour des derniers élus du groupe des gauches et de l'écologie, Tony Civettini et Olivier Andrau, fidèles à leurs idées, au pacte de partenariat qui les lie, et à ceux qui les ont élus, qu'il faut confier la charge de porter le projet de l'alternance avec une équipe nouvelle issue de tous les partis des gauches et de l'écologie, ne fussent-ils aujourd'hui plus que deux, tels les « quelques débris intacts à la surface de la cuve dissolvante », ainsi que Léon Blum a qualifiés les parlementaires socialistes et radicaux qui, tandis que la majorité des leurs se déshonoraient en votant le 10 juillet 1940 les pleins pouvoirs à Pétain et la mort de la République, s'y sont opposés avec courage, avec les conséquences tragiques que l'on sait, pour eux comme pour la France.

 

 

AIGRES SOUVENIRS...

 

 

 

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
9 juillet 2025 3 09 /07 /juillet /2025 08:33

 

Instruments dont La Seyne a pu – et peut encore – bénéficier, le Conservatoire du littoral et l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) sont dans le viseur des doctrinaires gouvernementaux qui, derrière le vocable de "simplification administrative", cachent en vérité une volonté de démanteler le service public d'État, et pas seulement au nom d'une gestion optimisée des ressources budgétaires.

 

Les Seynois doivent se souvenir que c'est grâce à notre partenariat avec le Conservatoire du Littoral que nous avons pu sauver les 60 hectares du Domaine de Fabrégas de l'urbanisation à laquelle le schéma d'occupation des sols conçu par la droite locale pouvait les destiner et qu'une semblable opération est projetée à Saint-Elme. Ils doivent aussi se rappeler que c'est grâce à l'ANRU que nous avons pu investir près de 360 millions d'euros dans la rénovation de Berthe et que, depuis 2019, les crédits de cette agence d'État sont acquis pour celle du centre-ville qui ne demande qu'à démarrer.

 

Il serait irresponsable de laisser démolir ces outils. Les élus des communes concernées doivent réagir. Les nôtres, en tous cas, sont bien silencieux, alors que La Seyne est doublement concernée.

 

 

LE CONSERVATOIRE DU LITTORAL, ON LE DÉFEND OU PAS ?

 

Parmi quelques 600 personnalités et organisations montant au créneau pour le sauvetage du Conservatoire du littoral, nous sommes quelques élus et anciens élus du Var ( * ) parmi lesquels, il faut le souligner, M. Giran, président de la métropole toulonnaise, à être signataires d'une tribune parue dans Le Monde daté du 9 juillet intitulée « Ne sacrifions pas un établissement à l'efficacité reconnue sur l'autel de la simplification ».

 

Aucun, hélas, de la majorité municipale seynoise n'a cru devoir s'engager dans cet appel. Pourtant, l'appui du Conservatoire est durablement nécessaire à la pérennité de la protection et la valorisation de notre Domaine de Fabrégas et de tout notre littoral, notamment avec le projet de la colline du Fort Saint-Elme. Quand il s'agit de faire échouer un programme d'aménagement permettant la création de logements parfaitement intégrés à leur environnement sur la petite parcelle de 3 hectares de Costechaude que la droite municipale avait elle-même ouverte à l'urbanisation, nos élus savent se mobiliser et motiver le voisinage immédiat, mais lorsqu'un domaine littoral, forestier et agricole 20 fois plus vaste, ouvert à des milliers de gens, court le risque d'être laissé à l'abandon, ils restent bras ballants. Allez comprendre...

 

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L'AGENCE DE RÉNOVATION URBAINE, ON S'EN INQUIÈTE OU PAS ?

 

Pas plus de mouvement du côté de la municipalité de La Seyne qui devrait pourtant aussi s'inquiéter, comme plus de 800 communes et 600 opérateurs HLM, de voir les risques encourus par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) dont la majorité sénatoriale de droite préconise la suppression au grand ravissement de Mme de Montchalin, ministre des comptes publics et exécutrice des basses œuvres d'un gouvernement ayant décidé de supprimer un tiers des opérateurs de l’État d’ici la fin de l’année 2025.

 

Là encore, c'est tout le programme de rénovation du centre ancien, avec ses opérations sur le logement, l'aménagement urbain et les équipements publics, à hauteur de 41 millions d'euros, qui pourrait être remis en question. Mais les élus seynois chargés de ces questions sont étrangement silencieux, peut-être trop occupés à faire verbaliser des trottinettistes. Heureusement que des centaines d'autres, de toute la France, montent au créneau en alertant avec une prise de position publique (ci-dessous) visant à prévenir le gouvernement qu'ils n'ont pas l'intention de laisser faire...

 

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DEUX EXEMPLES PARMI NOMBRE D'INSTITUTIONS PUBLIQUES MENACÉES

 

Mais ces possibles décisions de disparitions de deux bras armés des politiques publiques d'État qui frapperaient durement La Seyne ne sont pas les seules. Le gouvernement évoque aussi le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (l'Inserm), l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE), l'Agence nationale de la recherche (ANR), l'Agence de la transition écologique (Ademe), l'Office national des forêts (ONF), l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), voire aussi l'Agence bio et l'Office français de biodiversité (OFB) qui ont été également visés par des amendements demandant leur suppression. On le voit, ce sont pas mal d'institutions publiques à vocation de santé, d'alimentation et de transition écologique qui pourraient justifier l'engagement du combat des élus seynois se disant convaincus (magazine VLS de l'été) de l'impact négatif sur le climat de la « pression anthropique » en retournant celle-ci contre un gouvernement décidément anti-écologique...

 

Le gouvernement veut faire croire que ce seraient les fonctionnaires des services de l'État qui reprendraient en direct toutes ces missions aujourd'hui assurées par plusieurs dizaines de milliers de personnels de droit public. Or pas besoin de faire un dessin... chacun sait combien la fonction publique est chaque année un peu plus fragilisée, avec des baisses constantes d'effectifs de fonctionnaires, peinant à accomplir les missions qu'elle exerce déjà...

 

 

GÉRER LE SERVICE PUBLIC, C'EST BIEN, SE BATTRE POUR LE DÉFENDRE, C'EST MIEUX

 

Un maire et un conseil municipal doivent gérer sagement leurs propres services communaux. Mais ils doivent aussi, moins paisiblement, se battre pour prévenir la moindre atteinte au service public local ou national, parce que c'est le vecteur majeur de la correction républicaine des inégalités socio-économiques et territoriales. Ils doivent faire acte de pédagogie pour que chaque citoyen prenne la mesure de l'absolue nécessité des institutions qui garantissent la fraternité de la nation et soit prêt à s'élever à leurs côtés pour en défendre les outils qui sont les conquêtes de nos anciens.

 

Rien n'est jamais acquis. Ça se saurait si participer ès-qualité d'élu de la République laïque à une procession confessionnelle permettait – sauf peut-être miraculeuse intercession divine – de défendre les droits universels des citoyens. Faire preuve de détermination combative face aux agressions libérales des services à la population est réputé plus efficace.

 

 

 

____________________________________

( * ) : Parmi les signataires varois : Benjamin Courtin (conseiller municipal de Ramatuelle), André Del Monte (conseiller municipal du Rayol-Canadel), Jean-Laurent Felizia (conseiller municipal du Lavandou), Jean-Pierre Giran (maire de Hyères), Michel Perrault (maire-adjoint de Saint-Tropez), Valérie Romboni (ancienne conseillère municipale de Six-Fours), Marc Vuillemot (ancien maire de La Seyne-sur-Mer)...

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3 juillet 2025 4 03 /07 /juillet /2025 13:30

 

Un “lapsus scriptæ” est souvent révélateur. Quand le chef seynois du Rassemblement National évoque dans une communication publique son intention de « réduire durablement l'empreinte écologique de notre ville », il avoue au grand public ce qu'il a réellement derrière la tête, conformément d'ailleurs aux actes posés et assumés par son parti d'extrême-droite aux échelles nationales et européennes.

 

Ce qui est cocasse, c'est que cette confession à la plume fourchée intervient en conclusion d'un message dans lequel, profitant de l'oppressante canicule qui rend sensibles aux enjeux environnementaux les âmes les plus climatosceptiques, il expose contre toute attente son intention d'être plus écolo qu'un écolo dans l'hypothèse – le peuple électeur nous en prémunisse ! – où il deviendrait maire de La Seyne en 2026.

 

 

PROMETTRE NE COÛTE RIEN...

 

Sûrement sans avoir au moins survolé les derniers comptes financiers de la commune et s'être fait une idée de sa ridicule capacité d'investissement, notre nouveau René Dumont seynois en prend l'engagement : toutes les nouvelles constructions publiques respecteront « les principes de la conception bioclimatique, qui permet de limiter naturellement les surchauffes tout en réduisant notre consommation d'énergie » et il lancera « un programme ambitieux de rénovation énergétique pour les bâtiments municipaux existants ». Votez pour eux, dix degrés de moins ! Waouw ! Ah bon, à quelle échéance ?...

 

Les gens sensés savent que c'est, hélas, une chimère budgétairement irréaliste sur un mandat et surtout du bluff d'intention. Mais tout le monde ne détient peut-être pas les clefs permettant de s'en convaincre. Je vais en livrer quelques-unes pour que les gens ne se laissent pas abuser car, non, les néofascistes et totalitaristes du RN n'aiment pas l'écologie, contestent les réalités des évolutions climatiques, et qualifient « d'écologie punitive » les initiatives de lutte contre les affres de la dégradation environnementale.

 

 

UN MILITANT RN EN DÉSACCORD AVEC L'EXTRÊME-DROITE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE ?

 

Lorsque vous croiserez le chef RN seynois, demandez-lui s'il est d'accord avec son parti et les votes et positions des députés nationaux et eurodéputés d'extrême-droite sur la fin des ventes de véhicules neufs à moteur thermique en 2035, sur la pêche industrielle, sur le soutien aux territoires défavorisés dans la Politique Agricole Commune, sur l'interdiction des emballages à usage unique pour les fruits et légumes et pour la restauration, sur la réglementation des pesticides, sur l'obligation pour les entreprises de respecter un devoir de vigilance en lien avec les enjeux climatiques, sur la prévention et le contrôle de la pollution causée par les émissions des grandes installations agro-industrielles, sur la taxe sur les superprofits des géants du secteur de l'énergie et son élargissement à d'autres secteurs, sur l’Office français de la biodiversité accusé d’agir « au détriment de l’activité des agriculteurs », sur le maintien de prairies permanentes jugées « peu productivistes », sur le pourtant très timide, voire trompeur, renforcement du cahier des charges de la certification “Haute valeur environnementale“, sur le plan « Zéro artificialisation nette », sur les implantations d’éoliennes, « saccage du paysage […] perpétré au nom de l’écologie », sur les zones à faibles émissions (ZFE) réduisant en ville la circulation des voitures les plus polluantes, sur les projets autoroutiers, sur l'autorisation des « mégacamions », sur l'augmentation du tonnage des camping-cars non électriques, sur la réduction des liaisons aériennes intérieures, etc.

 

Et ce ne sont là que des mesures écologiques bien timides, ayant eu l'aval de majorités pas franchement révolutionnaires des Parlements européen ou français. 

 

 

UN KHMER VERT INFILTRÉ AU RN ?

 

S'il n'est d'accord en rien avec les vues et expressions publiques de ses collègues parlementaires d'extrême-droite (et bien souvent de droite) sur tous ces sujets, et sur bien d'autres, félicitez-le, priez-le d'exposer ouvertement ses opinions, et mettez-le en contact avec un mouvement des gauches ou de l'écologie pour qu'il vienne en renforcer la force militante.

 

Mais ne vous faites guère d'illusion. Son lapsus plus que probable affiche au grand jour qu'il est bien de ceux qui visent à réduire « l'empreinte écologique » plutôt que « l'empreinte carbone » qu'il voulait sûrement évoquer et qu'on ne peut le suspecter d'être un inquiétant “Khmer Vert” infiltré au sein d'un parti champion du soutien à l'ultralibéralisme et aux lobbies industriels destructeurs de la planète revendiquant son orientation du "tout pour les riches, rien pour le vivant".

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29 mai 2025 4 29 /05 /mai /2025 06:27

 

On m'a demandé mon sentiment sur la situation politique ubuesque que connaît La Seyne. Je partage les analyses de mes anciens adjoints Tony Civettini et Olivier Andrau qu'ils ont pu exprimer lors de la séance du conseil municipal destinée à élire le nouveau maire et en réponse à la presse écrite et audiovisuelle. On trouve leurs interventions dans les journaux et sur leurs sites et réseaux.

 

Mais, au-delà de leurs réactions ciblant à raison les stratégies des élus des droites et de leurs extrêmes, je m'autorise, parce que j'ai été tête de liste de l'équipe des gauches et de l'écologie battue en 2020 par la fameuse "Coalition des droites" aujourd'hui implosée, à donner mon sentiment sur les forfaitures successives de six de mes huit colistiers, leurs conséquences et l'avenir qui doit désormais se dessiner pour préparer une offre alternative à proposer en mars 2026 aux Seynois épris d'humanisme, de solidarité, de dynamisation économique et d'amélioration du cadre de vie.

 

Voici donc le communiqué que j'ai rédigé...

 

 

« La situation seynoise est suffisamment chaotique pour que, à l’avenir, les partis des gauches et de l'écologie préviennent fermement les faux pas.

 

« L’élection de Jo Minniti, auquel la courtoisie républicaine et la nécessité de continuité du service public me conduisent à souhaiter qu’il puisse mener sa mission, a encore montré la porosité assumée entre droite, droite extrême et extrême droite.

 

« C’est effrayant dans un contexte où La Seyne, avec ses 12 conseillers métropolitains, pourrait devoir jouer en 2026 un rôle de pivot à TPM pour prévenir l’arrivée aux commandes du “Grand Toulon” d’un populisme porteur d’idées contraires aux valeurs républicaines si, par malheur, le RN s’emparait de Toulon.

 

« Les divisions irréversibles de la droite la regardent. Mais les félonies de six des huit élus de la liste de gauche de 2020 m’interpellent. Dans l’un des deux camps ennemis, une ex-PRG et trois “ex-pôle écologiste” assument de cogérer la ville depuis deux ans avec une partie de la droite et une ancienne élue départementale FN et d’avoir maintenant été soutenus par un élu du RN. Une ex-PS et un écologiste, ayant à présent rejoint l’autre faction de droite, ne sont pas plus gênés de faire cause commune avec un autre ex-conseiller départemental FN et un élu souverainiste. Avec de telles girouettes irresponsables, aurais-je été capable de préserver l’unité de notre équipe comme ce fut le cas, sans faille, pendant 12 ans, si, en 2020, les Seynois m’avaient renouvelé leur confiance ?

 

« Désormais seuls les deux élus PCF et PS assument avec constance et dignité leurs mandats d’opposants aux errances des deux groupes ennemis de la pseudo-majorité droitière fracturée. Je les encourage à tenir bon et à se préparer, forts de leur honnêteté intellectuelle, leur droiture, leur probité, leur popularité et leur expérience d’anciens maires-adjoints, à constituer l’épine dorsale d’une équipe unique et unie qui, dans dix mois, aura la responsabilité de proposer aux Seynois humanistes et républicains la seule alternative crédible à la pétaudière actuelle qui aura fait perdre six ans au redressement de notre ville meurtrie.

 

« Au regard du péril populiste autoritaire qui les guette, La Seyne et la Métropole sont devenues un sujet d’intérêt national. Les instances centrales de tous les mouvements de gauche et de l’écologie doivent s’en emparer solidairement, en lien bien sûr avec leurs militants locaux et des citoyens humanistes de bonne volonté ayant fait leurs preuves dans la vie sociale et économique locale. »

 

 

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16 mai 2025 5 16 /05 /mai /2025 19:30

 

Il y aura suffisamment de commentateurs de l'actualité politique locale pour que je m'abstienne d'en rajouter. C'est d'ailleurs l'option retenue aussi par les élus socialistes, écologistes et communistes du conseil municipal, en cohérence avec la posture qui a été la leur depuis la genèse de cette affaire judiciaire qui conduit une nouvelle fois à braquer les projecteurs sur La Seyne et sa municipalité.

 

Olivier Andrau, Hakim Bouaksa, Anthony Civettini et Bouchra Reano ont néanmoins été amenés à faire part de leur indignation après la publication par la maire d'un communiqué mettant en cause ses opposants, les accusant d'avoir « dévoyé la justice » pour « prendre le pouvoir qu'ils sont incapables d'obtenir démocratiquement par les urnes ».

 

Je relaie ci-après le communiqué de nos élus communaux du Nouveau Front Populaire, dans lequel ils s'offusquent d'une telle grave accusation et invitent Madame Bicais à rectifier son propos...

 

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26 avril 2025 6 26 /04 /avril /2025 16:01

 

Si elle est volontaire, la feinte est habile.

 

Pour concilier d'une part le respect de la Constitution de la République de 1958 qui affirme dans son article premier le caractère strictement laïque de celle-ci, comme de la loi de 1905 qui stipule que « la République ne reconnaît aucun culte », avec d'autre part l'injonction du Premier ministre faite anticonstitutionnellement aux maires de mettre en berne les drapeaux à l’occasion des obsèques du pape, chef du culte romain, la Ville de La Seyne a joué sur les deux tableaux.

 

 

Comme le montrent ces deux photos que j'ai prises en milieu de journée depuis le port, côté ouest, sur le fronton de la mairie, le drapeau est en berne, et, côté est, au monument aux morts, il ne l'est pas.

 

Sur le quai, entre les deux édifices publics, il suffit de demander à regarder vers l'orient pour prouver qu'on n'est en rien complice de la violation caractérisée de la laïcité en faveur d'une religion, en l'occurence le catholicisme, de la part du chef du Gouvernement qui en est un ardent fidèle, comme on l'a vu ces derniers temps avec son obstination à défendre les écoles de cette confession, y compris les pires. Et, pour se ménager les bonnes grâces des calotins et leurs affidés et bien obéir au préfet qui relaie les surprenantes instructions gouvernementales, il suffit d'inviter à faire face au mistral. Stratégie jésuitique que n'auraient pas reniée les membres de l'ordre séculier dont faisait partie M. Bergoglio.

 

Je ne résiste pas à l'envie de donner à lire un extrait du communiqué de la Fédération de la Libre Pensée publié à l'occasion de ce viol gouvernemental caractérisé de la loi de séparation des cultes et de l'État...

 

« (...) Au surplus, bien que le Vatican ne soit qu’un pseudo-État, créé par le fasciste Mussolini en 1929, siégeant sur un strapontin d’observateur à l’Organisation des Nations-Unies, le Président de la République, flanqué des ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères, piétinera également la loi de Séparation en se rendant aux obsèques de Jorge Bergoglio. Rappelons que le dit “ Saint-Siège ” est quasiment le seul pays au monde où il n’y a jamais eu d’élections démocratiques, où il est interdit de faire grève et d’être syndiqué, qui n’a jamais ratifié la moindre déclaration sociale de l’Organisation internationale du travail, qui n’a jamais ratifié non plus la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et qui (...) est une théocratie où la nationalité est obtenue exclusivement par la religion officielle.

« Contrairement à ce que M. Emmanuel Macron a soutenu dans son discours des Mureaux du 20 octobre 2020, annonçant la loi liberticide dite “ Séparatisme ” du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, le Séparatisme ne se trouve pas du côté des musulmans, mais bien des agents de l’Église romaine infiltrés au cœur de la République. (...) »

 

Allez, c'est bien joué. Selon les besoins, à La Seyne, on se tournera vers le monument honorant la mémoire des Morts pour la France et ses valeurs républicaines, ou on montera en pèlerinage à notre Bonne Mère de Sicié le 1er mai... 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
18 avril 2025 5 18 /04 /avril /2025 13:14

 

Je salue l’initiative des socialistes seynois de proposer à leurs partenaires de l‘ensemble des partis des gauches et des écologistes une élection primaire citoyenne pour la désignation de la tête de liste d’une union large et ouverte pour la municipale de La Seyne de 2026.

 

 

Les Seynoises et Seynois qui aspirent à un changement porteur d'un projet réaliste social, environnemental et démocratique pour la commune et la métropole seraient déçus, voire en colère, d’avoir à choisir entre plusieurs équipes dont les chances de gagner seraient très obérées par une incompréhensible concurrence.

 

Cette élection civique préfigurera un retour à la démocratie participative locale dont nos concitoyens ont été privés ces dernières années. Elle ne peut que recueillir l’assentiment de tous les partis et personnes progressistes. Soutenons-en l’idée.

 

 

 

 

(J'évoque les socialistes seynois, moi qui ai quitté le PS en 2018 avec la création du parti de la Gauche républicaine et socialiste [GRS] à la fondation duquel j'ai participé, mais j'aurais applaudi de même si l'initiative était venue d'un autre mouvement politique local. Aujourd'hui, ce sont les socialistes qui ont eu la bonne idée, demain ce seront d'autres qui mériteront que je soutienne leurs propositions. Comme je l'ai fait pendant 12 ans lorsque j'animais l'équipe plurielle et soudée qui a présidé aux destinées de La Seyne jusqu'en 2020.)

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15 mars 2025 6 15 /03 /mars /2025 10:13

 

Nous étions presque 300 ce jeudi à Épinay-sous-Sénart, dans la banlieue sud-est de Paris, pour lancer un nouvel appel au gouvernement à ce qu'il se penche enfin sur les six millions d'habitants des 1500 quartiers urbains fragiles, comme le sont les nôtres, à La Seyne, en centre ancien et à Berthe.

 

Nous étions des présidents de fédérations et d'associations socio-éducatives, socio-culturelles et sportives, et des experts de la politique de la ville et de la rénovation urbaine, venus en accompagnement des élus locaux de toutes sensibilités républicaines et de toutes régions contraints à devoir encore une fois élever la voix face à un gouvernement qui ignore nos résidents et au sein duquel les deux ministres déléguées, l'une à la Ville et l'autre au Logement, courageusement venues se joindre à nous, semblent volontaires mais impuissantes au point qu'elles ont quasiment réclamé notre soutien face au mépris des enjeux sociaux urbains qui semble habiter le Premier ministre et le reste du gouvernement... surtout du côté de Bercy et Beauvau.

 

Nous avons lancé "l'Appel d'Épinay du 13 mars 2025" à lire en fin de cet article.

 

 

JEAN-LOUIS BORLOO : « SI VOUS LAISSEZ FAIRE ÇA, C'EST LA MORT ! »

 

Ce n'est pas bien grave, mais on peut se demander pourquoi notre maire seynoise, ou son adjoint chargé de la politique de la ville et des contraventions, ou son adjointe responsable de la rénovation urbaine, des nuisibles et des eaux usées, n'ont pas pensé utile de joindre leurs voix aux centaines d'autres qui avaient fait le déplacement.

 

Peut-être ont-ils une lecture de la situation des quartiers pauvres de La Seyne différente de l'ensemble de leurs collègues de métropole et des outremers, qui s'inquiètent comme jamais des baisses drastiques du budget dédié à l'accompagnement, l'éducation, l'insertion, la santé des plus pauvres, de l'extinction étouffée des moyens de la rénovation urbaine, et du silence assourdissant d'un gouvernement dont Jean-Louis Borloo, ancien ministre centriste de Jacques Chirac, l'un des « pères de la politique de la ville », a dénoncé le fait qu'il veuille « mettre la main » sur les budgets, qualifiant « d'extrême gravité ce qui se prépare sournoisement » et nous invitant collectivement à réagir : « Cela mérite une grève de la faim ! Si vous laissez faire ça, c'est la mort. »

 

 

UN APPEL DE TOUTES LES ASSOCIATIONS D'ÉLUS COMMUNAUX

 

Oui, l'absence des Seynois – et des autres Varois d'ailleurs – à ce temps d'échanges et de lutte n'est pas un problème. À l'instar de Catherine Arenou, maire de droite de Chanteloup-les-Vignes et représentante de la puissante Association des maires de France et présidents d'intercommunalités (AMF), jugeant que « le compte n'y est pas » et qu'il « est paradoxal que les communes accueillant les populations les plus fragiles soient les moins soutenues », outre des dizaines d'associations et fédérations nationales, ce sont toutes les associations d'élus du "bloc communal" qui ont lancé avec gravité, force et détermination un appel à l'État, et l'ont fait au nom des territoires, même ceux dont les élus n'ont pas jugé utile de se mobiliser pour leurs populations fragiles.

 

 

MÊME LES MINISTRES EXPRIMENT LEUR INQUIÉTUDE DE L'ABANDON DU GOUVERNEMENT !

 

Cependant, estimant que « l’Appel d’Épinay ne suffira pas » et qu’il « aura besoin d’être repris », le maire macroniste de Dunkerque, Patrice Vergriete, ministre du Logement d'Élisabeth Borne et nouveau président de l'ANRU ( * ), juge lui-même qu’il est « de la responsabilité des maires » de donner de l'écho au sujet. Et c'est même l'actuelle ministre MoDem du Logement, Valérie Létard, qui a courageusement, fait assez inédit au regard de la nécessaire solidarité gouvernementale, appelé les participants, villes et associations, à plaider la cause des sites urbains délaissés par le gouvernement auquel elle-même appartient : « J’aurai besoin de vous et il sera nécessaire de parler d’une seule voix et d’avancer les mêmes priorités. », tandis que Patrice Leclerc, maire communiste de Gennevilliers, invitait la ministre à mettre son poids politique et sa démission du gouvernement dans la balance.

 

 

LES ÉLUS SEYNOIS RESTERONT-ILS ABSENTS DU COMBAT ?

 

Alors, les maires et présidents d'intercommunalités sont exhortés à poursuivre leur mobilisation au-delà du temps fort du lancement de l'Appel d'Épinay ce jeudi. Toutes les initiatives sont bonnes. On verra si, par exemple, la maire de La Seyne proposera a minima dans les prochaines semaines au conseil municipal de voter une motion de soutien et d'adhésion à "l'Appel d'Épinay" à adresser au Premier ministre.

 

Ce serait la moindre des choses pour montrer à nos concitoyens les plus humbles que leurs édiles entendent enfin se battre pour que la République ne les abandonne pas.

 

 

( * ) : ANRU = Agence nationale de la rénovation urbaine

 

CLIQUEZ POUR LIRE L'APPEL D'ÉPINAY-SOUS-SÉNART

 

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