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En ce moment, je m'autorise plus que d'ordinaire à commenter la vie seynoise. Si je suis retiré de l'activité publique, je demeure citoyen de ma ville et de ma métropole. Leurs présents et leurs devenirs m'inquiètent. Ma réserve ne m'a rendu ni aveugle, ni sourd, ni ne m'a ôté mes convictions sociales et politiques. Je demeure avec fierté adhérent de mon parti, la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), et j'essaie d'apporter ma contribution à ce retour des progressistes à la gestion de la ville qu'attendent des milliers de Seynoises et Seynois, à mon niveau et avec mes moyens. Ce blog ( * ) en est un.
J'ai aujourd'hui essayé de faire un tour d'horizon des candidatures, qu'elles soient certaines, probables, possibles ou éventuelles, proclamées, annoncées, chuchotées ou tues, pour l'élection de 2026. Et, à défaut d'être ne serait-ce qu'un brin instructif sur les projets respectifs, c'est parfois étonnamment singulier.
LA TRADITION SEYNOISE EST RESPECTÉE : ON NE MANQUERA PAS DE CANDIDATS !
À gauche, aucune tête de liste n'est pour l'instant désignée par le collectif de partis qui prépare l'élection, et MM. Andrau et Sacco ont chacun fait connaître leur proposition d'en assumer la charge. Nul doute que la raison va prévaloir et que l'un d'eux, ou un(e) autre, sera désigné(e) fer de lance au terme du processus partenarial engagé. J'ai aussi compris que les Insoumis présenteront une liste autonome, ce qui est bien dommage.
À droite, tous issus de la majorité sortante qui se déchire depuis son élection, les candidats putatifs ne manquent pas : M. Peurière l'a annoncé et mène campagne, M. Colin cultive habilement l'incertitude quant à la personne qui sera chef de file du groupe qu'il anime en organisant une « grande consultation », M. Capobianco communique mais a écrit qu'être candidat tête de liste « est un choix qui ne [lui] convient probablement plus », M. Minniti, le premier magistrat de circonstance, a dit qu'il ne se représenterait pas, puis est revenu sur ses propos, et il aurait autant tort de s'en priver que de se hâter, sa fonction de maire lui offrant une tribune suffisante, et M. Mansour est vaillamment en campagne, s'affirmant comme doublure ou hologramme d'une Mme Bicais empêchée.
S'annonçant sans étiquette, M. Dailleau a invité à l'inauguration de sa permanence, message relayé par un groupe intitulé "Les commerçants de La Seyne vous propose" (sic). Et, à l'extrême-droite, M. Muñoz est clairement engagé et j'ai déjà décoché quelques flèches sur l'incompétence que révèlent ses écrits promotionnels.
Mais, avec ce dernier, au moins, la couleur est affichée, c'est celle du Rassemblement National et du parti UDR des gens de droite passés sans honte à l'extrême. Les deux premiers évoqués plus haut, ceux de gauche, affichent tout autant leur engagement et ils ont bien raison : ils sont tous deux du Nouveau Front Populaire, tous deux socialistes, l'un de la nuance PS, l'autre de la tonalité GRS.
Ceux qui suivent un peu la politique locale savent aussi que, sauf changement récent, M. Colin est un adhérent de "Les Centristes", comme le chef de file désigné pour La Seyne par ce parti, M. Gioia, que MM. Capobianco et Minniti sont “Les Républicains", et que M. Mansour, naguère “Les Républicains”, est maintenant responsable macroniste d'"Horizons" pour La Seyne. Quant à M. Peurière, il était aussi adhérent d'"Horizons" lorsqu'il fut candidat macroniste sous l'étiquette "Ensemble" aux élections législatives de 2024.
DES PETITS MALINS QUI SE CROIENT FINAUDS EN AVANÇANT MASQUÉS...
Mais ce qui est étonnant, c'est que certains de ceux qui ont commencé à publier des documents de campagne, sur papier ou au format numérique, se gardent d'y afficher leurs appartenances ou sensibilités partisanes, ou les ont récemment modifiées.
De candidat affiché macroniste l'an dernier, l'un est devenu en quelques mois « 100% Seynois » et voilà que « [son] parti, c'est La Seyne ». Sur les dix lettres hebdomadaires déjà parues d'un autre assumant habituellement être chez "Les Républicains", on ne relève aucune référence au parti de M. Retailleau, mais au fait d'être comme le précédent « 100% Seynois », cependant du courant « Être utile ». Pas plus d'indication de leurs appartenances au parti "Les Centristes - Nouveau centre" sur les tracts de ceux qui fixent maintenant « Un cap pour La Seyne », que « vous connaissez » et qui « vous ressemblent ».
La palme revient toutefois à un autre qui affichait naguère fièrement sa responsabilité de chef local du parti macroniste "Horizons", mais qui, après avoir proclamé sa profession de foi "Unir pour bâtir, écouter pour agir" devenue "La volonté d'unir, le courage d'agir" dans une pirouette à la spécification sémantique du meilleur effet, s'efforce d'invisibiliser son engagement pour le Président de la République et le gouvernement dont les cotes de popularité n'ont jamais été aussi basses (et ça se comprend !) et, pas gêné d'apparaître comme une girouette opportuniste, mentionne désormais une nouvelle identité politique : "De droite et Patriote". Patriote... Patriote avec une majuscule, comme ceux du parti "Les Patriotes" de M. Philippot et d'autres, anciennes figures du Front National.
Reconnaissons-le, dans le sombre contexte varois, ça peut tromper son monde. Et c'est pour le moins astucieux.
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( * ) : Je ne me prive pas d'écrire ce que je pense des faits et propos de ceux qui sont des adversaires des gauches et de l'écologie. Je ne m'interdirai pas non plus de chatouiller mes copains politiques si je l'estime utile à la cause. Mais, pour l'heure, on me dit que je m'acharne sur certains. Sauf qu'il n'y a à ce jour, à ma connaissance, que peu de candidats déclarés. Les autres ne perdent rien pour attendre, bien sûr dans l'objectivité et le respect dû aux gens.
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