19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 16:04

Nul ne comprendrait que, acteur de la vie politique, fût-elle seulement locale, de crainte de me faire qualifier de « récupérateur », je ne livre pas mon analyse de la situation préoccupante que traverse la France, dont sont victimes des milliers de Seynois, et pas seulement les plus humbles, et de ce qui me semble pouvoir concourir à l'imagination de solutions républicaines et démocratiques...

 

« On ne veut pas de récupération politique ! ». Cette phrase, comme pour me prévenir, on me l'a dite spontanément plusieurs fois au cours du dernier week-end. C'est une situation plutôt inédite pour moi. Car, hormis sur les sujets concernant les collectivités locales et leurs relations avec l'État ou l'Europe, comme élu local, je ne suis à La Seyne que rarement à l'initiative d'échanges sur des sujets de politique nationale ou internationale, même si, en bon Méditerranéen, je ne rechigne jamais à défendre mes points de vue dans ces débats vifs à la gestuelle enflammée dont nous raffolons à La Seyne. Et ces mises en garde m'interrogent d'autant plus que, chaque fois qu'on m'a interpellé sur le sujet des « gilets jaunes », je n'étais pas en train de commenter le mouvement. Un peu comme si, croisant un élu, quel qu'il soit, il fallait lui envoyer un avertissement, avant même qu'il n'ait ouvert la bouche.

 

Pourtant, je pense qu'il faut... récupérer. Et sans tarder.

 

Pas récupérer le mouvement. Mais récupérer les erreurs des trois ou quatre décennies passées au cours desquelles on a, peu à peu, abruti les consciences, tari les moyens de l'argumentaire, asséché les analyses dialectiques, gommé les différences de projets de société, laissé fructifier le terreau du « tous les mêmes, tous des pourris », berné les citoyens en faisant le contraire de ce qu'on a proposé. À force de fermer les robinets des appuis à l'éducation, scolaire et populaire, de l'accès à la culture, du soutien à la presse d'opinion, de l'expérience du faire-ensemble et du réfléchir-ensemble, ce sont désormais deux générations dont on a réussi à étourdir les esprits, engourdir la capacité à choisir leur destin, et paralyser la soif naturelle à se défendre, seul et collectivement. Jusqu'à ce que le couvercle de la cocote saute.

 

Ce qui est en question aujourd'hui, ce sont juste les moyens de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Et de leur fil rouge laïque. Un rien...

 

Chacun pense ce qu'il veut. Mais, dans ma sensibilité, à gauche, ayons seulement, pour commencer, le courage de nos opinions. On a insidieusement instillé le concept de gauche « de gouvernement » marginalisant celle « de rupture », faussement et injustement reléguée sous le vocable de « les extrêmes » dans un même sac fourre-tout à mettre au ban des alternatives démocratiques. C'est plutôt réussi, au moins provisoirement. Dans l'esprit de millions de nos concitoyens, il n'y a aucun espoir de ce côté-là. Mais ça s'est aussi retourné contre les instigateurs de la manœuvre fratricide. Et, comme les gens, dans leur majorité, n'ont pas plus confiance, ni en la droite républicaine, ni en ceux prônant le « ni–ni » aujourd'hui grimé en « et–et », soufflé dont je ne pensais pas qu'il allait si vite retomber, il faut craindre que tout ça ne profite qu'à ceux qui haïssent la république et la démocratie.

 

Pourtant ce qui semble être la cause de l'emballement social est un sentiment d'injustice et d'inégalité croissantes, bien plus important et profond que la partie émergée de l'iceberg qu'est la taxe sur les carburants. On ne peut plus s'en tenir à une sorte de résignation nationale justifiée par la mondialisation. On peut agir à l'échelle du continent ou au moins du pays. Il faut notamment rétablir des équilibres, c'est-à-dire prendre le trop-plein d'argent là où il ne cesse de s'accroître pour le reverser là où il fait de plus en plus défaut.

 

Est-il en effet acceptable que l'on ait supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune ? Est-il convenable que l'on ait réduit la progressivité de l'impôt sur le revenu ? Est-il admissible que l'on ait renoncé à envisager la fusion de l'impôt sur le revenu avec la contribution sociale généralisée ? Est-il supportable de refuser de ponctionner des domaines improductifs de l'économie comme ceux des rentiers, de la grande finance ou du grand immobilier, ce qui permettrait de dégager des contreparties en allégeant les revenus du travail ? Est-il recevable de ne pas envisager une modulation de l'impôt sur les sociétés en fonction de l'évolution comparée des dividendes versés à leurs actionnaires et de leur masse salariale ? Est-il tolérable que la charge fiscale des artisans, commerçants, petites et moyennes entreprises, demeure lourde tandis que de grandes sociétés transnationales, dont celles bien connues de l'Internet ou de la vente en ligne, passent entre les mailles du filet de la contribution fiscale nationale ? Est-il soutenable qu'on avance à pas de fourmi vers la taxation des nuisances environnementales tandis qu'on ne touche en rien à la TVA et aux accises prélevées sur des produits de consommation courante ? Est-il approuvable que l'on n'accroisse pas les moyens des services de l'État dédiés à la traque des fraudeurs du fisc et des cotisations sociales ?

 

Contrairement à ceux qui le fustigent par démagogie, je crois, comme ceux qui ont en ont gravé le principe dans le marbre de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, que le problème n'est pas l'impôt, outil de la solidarité nationale, c'est-à-dire instrument de l'Égalité et de la Fraternité qui fondent nos institutions. Le problème, c'est l'oubli de son objet, l'omission de l'information pédagogique de son sens profond, et sa fragilisation par une application injuste et inégalitaire.

 

Et, quand on est maire d'une commune aussi sociologiquement diverse que La Seyne, on le mesure chaque jour, lorsque certains de ceux qui s'acquittent, souvent lourdement, de leur fiscalité locale, en sont à faire part de leur regret, voire de leur indignation, que leur contribution ne serait utilisée – ce qui est inexact – qu'au service des plus humbles qui, eux, sont montrés du doigt parce qu'exemptés, faute de ressources, de participation aux recettes de la collectivité.

 

On en revient toujours au même point. On est là dans une situation préoccupante résultant de la combinaison d'un déficit durable très grave d'éducation citoyenne et d'une politique inégalitaire assumée au seul bénéfice de la minorité des plus aisés, pour beaucoup bien éloignés de la Nation elle-même. Oui, il faut donc en effet « récupérer ». Mais, je le répète, pas « récupérer » le mouvement qui interroge et inquiète. Ce qu'il faut « récupérer », c'est la capacité de la puissance publique nationale à éduquer pour éclairer les esprits, et son aptitude à offrir une perspective républicaine juste et humaine.

 

Simplement, si possible, en gardant en tête un propos d'un certain Charles De Gaulle, pas spécialement classé parmi les « gauchos », alors qu'il exposait, en 1944, sur fond de programme du Conseil national de la Résistance, les principes qui allaient devoir guider son action :

 

« (...) tout en assurant à tous le maximum de liberté, et tout en favorisant en toute matière l'esprit d'entreprise, elle [la France] veut faire en sorte que l'intérêt particulier soit toujours contraint de céder à l'intérêt général, que les grandes sources de la richesse commune soient exploitées et dirigées (...) pour l'avantage de tous, que les coalitions d'intérêt (...) soient abolies une fois pour toutes, et qu'enfin chacun de ses fils, chacune de ses filles, puisse vivre, travailler, élever ses enfants, dans la sécurité et la dignité (...) »

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 04:28

Si ce blog fêtera sa dixième année de fonctionnement en 2019, je ne suis pas, sûrement faute de temps, un grand adepte des réseaux sociaux. Des amis mettent en lien sur les principaux de ces nouveaux médias d'informations et d'échanges instantanés les articles que je poste sur mon blog et ajoutent parfois des photos brièvement commentées des événements auxquels je participe. Mais c'est tout.

 

Il arrive qu'on attire mon attention sur tel ou tel commentaire, telle ou telle remarque, ou telle ou telle demande d'information, mais ni ces amis ni moi-même n'intervenons jamais en réponse. La démocratie participative et l'information locales disposent d'autres moyens.

 

Ce n'est nullement de ma part un refus obstiné de modernité, mais j'observe que, désormais, une nouvelle attitude, en particulier sur les réseaux sociaux, consiste à ignorer la différence entre le vrai et le faux. La réalité des faits s’efface devant les interprétations, fussent-elles délirantes. C’est pourquoi, s’il épouse le désir de celui qui le reçoit, l’invraisemblable peut être préféré au vrai.

 

Certes, trop d'exemples montrent que vérité et politique font rarement bon ménage. Mais de là à ce que certains forgent un monde à leur convenance, il y a un pas que, personnellement, je ne franchirai pas.

 

Car, oui, la démocratie révèle la « faiblesse du vrai » parce qu’elle expose la réalité au jugement de n’importe qui, donc à la vulnérabilité des opinions. La faculté de travestir les faits (comme peut être celle d’agir politiquement) proviennent d’une même source : la capacité de mystification.

 

Pour ma part, j’assume la fragilité démocratique du vrai. J’aurai encore et toujours le courage de la vérité mais je tenterai – c’est aussi la « noblesse » du politique – d’opposer aux mensonges un « réel » collectivement désirable. Il ne faut pas désespérer de la politique, il faut affirmer le débat démocratique et rechercher en toutes actions l’amélioration de la vie de tous, dans une vérité augmentée du désir de justice.

 

Je le sais, la tâche est rude.

 

 

 

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 14:57

Encore un commentaire de sondage, me dira-t-on. Eh oui, encore un, celui de l'IFOP de fin octobre, qui, comme tous les sondages, ne vaut que ce qu'il vaut, à l'instant T, mais encore un qui corrobore que, si les diverses sensibilités de la gauche et l'écologie s'entêtent à refuser de se parler pour rechercher des dénominateurs communs, leurs voix continueront à s'éparpiller pour les élections européennes de juin prochain.

Comme je l'ai déjà fait à l'occasion de la publication d'autres enquêtes d'opinion, j'ai pris un peu de temps pour analyser les intentions de vote de nos concitoyens français et, en projetant les pourcentages en répartition des 72 sièges de députés européens de notre nation, pour comparer ce que ça donnerait en cas d'union et en cas de désunion de la gauche.

Je sais que ce n'est ni mécanique ni arithmétique, et que 1+1 n'égale pas forcément 2, mais, si je fais le total des intentions de vote dispersées entre les partis de la gauche et de l'écologie, ça fait un total de 31%.

C'est-à-dire plus que l'extrême-droite (23% en tout, et même plus que 30% si la liste "Debout la France" [DLF] de M. Dupont-Aignan était comptabilisée avec elle), mais aussi plus que la droite républicaine (17%, ou 24% si la liste DLF était comptée avec elle), et plus que la liste LaREM-MoDEM (20%).

 

UNIE, LA GAUCHE FRANÇAISE AURAIT PLUS DE DÉPUTÉS EUROPÉENS

En nombre de sièges, la répartition serait bien moins favorable pour la gauche si elle était désunie car il faut 5% des voix pour obtenir des élus au Parlement européen ; or le NPA, le PCF et Génération.s sont (aujourd'hui, au moment du sondage) loin de les atteindre, et le PS et les Verts les dépassent à peine et sont dans la limite des marges statistiques d'erreur (de 1,4 à 3,1%).

Émiettée, la gauche pourrait obtenir au mieux 20 élus (9 France Insoumise, 6 Verts et 5 socialistes). Rassemblée, certes théoriquement, elle en obtiendrait au minimum 23 (dans le pire des cas pour elle, celui où les sensibilités de l'extrême-droite se réuniraient et où celles de la droite républicaine feraient de même, ce qui est loin d'être le cas à ce jour, vu l'ambiance entre elles, aussi "balkanisante" que celle que l'on connait à gauche).

Vraiment, l'unité ne serait pas du luxe, lorsqu'on vise à éviter que les ultra-libéraux et les nationalistes populistes ne tiennent plus fortement qu'aujourd'hui les rênes du Vieux Continent. Et, tout autant, lorsqu'on souhaite que les diverses sensibilités progressistes aient voix au chapitre. Les graphiques ci-dessous en attentent...

 

EN CAS DE GAUCHE DÉSUNIE...

 EN CAS DE GAUCHE (ET D'EXTRÊME-DROITE) UNIE(S)... PAS ENTRE ELLES, CELA VA DE SOI !...

S'il n'existait aucune éventualité que l'extrême-droite française et ses potentiels alliés viennent gonfler le nombre des députés nationalistes des pays européens où leurs idées inquiétantes progressent très fortement, à l'instar de l'Allemagne, la Hongrie, l'Italie, la Pologne, la République tchèque, et d'autres, les divers courants de la gauche française pourraient peut-être prendre le risque de se compter.

Mais cette éventualité est réelle, les chiffres d'intentions de vote en attestent. Alors, juste une question : Alirol, Arthaud, Autain, Faure, Jadot, Hamon, les Laurent (Jean-Luc et Pierre), Maurel, Mélenchon, Poupin, et les autres, vous, qui avez sûrement fait le même calcul que le mien, qu'en dites-vous ?...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 11:07

J'ai cru de mon devoir, il y a quelques jours, d'organiser une visite de découverte et de réflexion au Camp des Milles, pour un certain nombre d'employés municipaux.

Cette ancienne tuilerie, proche d'Aix-en-Provence, a été réquisitionnée par le gouvernement français pour y interner, de 1939 à 1942, et sans que les nazis allemands ne le réclament, plus de 10.000 personnes, dont un cinquième, de confession juive, furent envoyés vers le camp d'extermination d'Auschwitz. Parmi eux, nombre d'Allemands, d'Autrichiens et autres Européens, ayant fui leurs pays dès 1933 et l'accession d'Hitler aux fonctions de Reichskanzler, pensaient trouver dans la France de la liberté, l'égalité et la fraternité, un refuge accueillant et sûr. L'histoire et son cortège de lâcheté et d'intolérance attesta du contraire. Nul n'est à l'abri du pire.

Depuis 2012, une fondation, soutenue par l'État, y a ouvert un musée qui, outre les apports en connaissances historiques sur le contexte européen qui, depuis la crise économique des années 20, a conduit à l'une des pires barbaries dont on veut croire, depuis 1945, que le Monde ne connaîtra « plus jamais ça », permet aussi de comparer les conditions du ferment de cette horrible période du XXe siècle à celles qui ont mené à d'autres génocides : peu avant, ceux des Tziganes et des Arméniens, ou, plus récemment, celui des Tutsis du Rwanda.

 

DES FONCTIONNAIRES REMPARTS FACE AUX BARBARIES

J'ai voulu que nos fonctionnaires territoriaux, garants des valeurs républicaines, soient sensibilisés non seulement aux causes de telles abominations (peurs, préjugés, stéréotypes, intérêts divergents, etc.), mais également à ce qui peut à tout moment en découler du fait de minorités agissantes non empêchées par des majorités passives, de crises et de déstabilisations, d'emballements racistes, sexistes, religieux, de désignation de boucs émissaires, de rumeurs, d'infox et de complots. Au bout, on parvient inexorablement au remplacement de la démocratie par des régimes autoritaires puis aux persécutions et aux menaces contre tous.

 

TOUS LES SERVICES MUNICIPAUX DOIVENT CONTRIBUER À RÉSISTER

Avec mes collègues Isabelle Renier et Mekki Boutekka, adjoints à l'éducation et à la jeunesse, qui m'ont accompagné lors de cette journée formative, nous avons demandé aux services municipaux de l'enfance et la jeunesse, de l'éducation scolaire, du sport et de la culture, des solidarités, qui seront soutenus et accompagnés en cela par les professionnels du Camp des Milles, d'imaginer et de conduire des actions de sensibilisation, de prévention et d'éducation en direction de leurs publics, depuis le plus jeune âge. J'ai aussi tenu à ce que tous les services communaux disposent en leur sein d'employés volontaires pour être des référents dédiés à la prévention des discriminations et des engrenages barbares auxquels toute institution publique républicaine, telle une mairie, a le devoir d'être en première ligne pour résister.

Cette démarche n'est pas un gadget. Ce que j'entends, ça et là, de plus en plus en plus souvent, de la bouche d'un nombre croissant de mes concitoyens seynois, fait froid dans le dos. Les votes qui ont été émis chez nous ces dernières années accroissent mon inquiétude. À La Seyne comme ailleurs, mais peut-être plus, les événements de violence et la pauvreté croissante, la dégradation urbaine, la ségrégation sociale, alimentent un funeste terreau.

 

RÉSISTER À L'OBSCURANTISME EST L'AFFAIRE DE TOUS !

Je crains pour nos valeurs républicaines et démocratiques. Je pose un regard inquiet sur ce qui se passe, élection après élection, dans le Monde et chez nos voisins d'Europe. L'élection européenne de 2019 pourrait nous réserver d'angoissantes surprises. Je partage le point de vue d'Alain Chouraqui, directeur de la Fondation du Camp des Milles : « les extrémismes nationaliste et islamiste se nourrissent l'un de l'autre et prenent en tenaille les sociétés européennes ».

J'invite aussi l'ensemble de mes concitoyens seynois à prêter attention aux dangers qui guettent nos démocraties. Et, c'est à une heure de route de chez nous, pourquoi pas, à découvrir ce musée historique, mémoriel et réflexif du Camp des Milles...

Ou, au moins, à parcourir le petit manuel de survie démocratique publié par la Fondation du Camp des Milles en cliquant sur l'image ci-dessous...

 

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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 17:50

Une page d'un tiers de siècle de ma vie se tourne aujourd'hui. Je quitte le Parti socialiste.

 

Il est annoncé que mes camarades du PS, dans leur majorité, par leur vote interne du 11 octobre, ont opté pour un projet européen qui ne me paraît pas à même de créer les conditions d'un rassemblement de toutes les sensibilités de la gauche et de l'écologie, absolument nécessaire pour garantir l'exigence d'un front républicain face, notamment, aux obscurantistes de l'extrême-droite qui promettent le pire en 2019 aux 500 millions d'habitants de l'Union européenne.

 

Comme toujours, je respecte les choix majoritaires. Je constate que les orientations de « l'aile gauche » du PS recueillent, année après année, de moins en moins d'audience au sein de mon parti, notamment à cause des départs successifs de leaders et de militants qui s'y référaient. J'en tire donc les conséquences, non sans tristesse et mélancolie.

 

Je demeure naturellement socialiste, au sens que donnait à ce terme l'Internationale ouvrière des Jaurès, Guesde et autres Blum.

 

Mon espérance est inchangée : que toute la gauche se rassemble autour d'un compromis de projet, des socio-démocrates du centre-gauche aux plus « radicaux », et qu'elle sache s'ouvrir à tous ceux qui veulent contribuer à la préservation et la promotion des valeurs républicaines porteuses des libertés et de la citoyenneté active, des solidarités et de la laïcité, de l'égalité et de la justice, de la préservation et du développement soutenable de la planète. Je crois à l'esprit du Front populaire.

 

Ma décision pénible n'est pas un renoncement. Je m'efforcerai toujours d'être un citoyen actif et engagé, autant que possible dans le cadre d'un parti politique, celui qui me semblera le mieux à même de promouvoir une société juste et humaine à laquelle j'aspire depuis toujours. Mais ce parti ne me semble pas encore exister.

 

Le PS a été et pourrait d'ailleurs être encore ce levier s'il cessait de s'en tenir à attendre que les désappointés reviennent à lui et s'il revenait à ses fondamentaux en portant l'alternative d'un projet républicain, écologiste et social.

 

Mon choix n'a aucune incidence locale. Je continue à agir pour mes concitoyens comme maire de La Seyne et vice-président de la métropole toulonnaise, avec les élus de l'ensemble des courants politiques républicains, dont, évidemment, mes amis du Parti socialiste, en particulier les Varois, et parmi eux ceux de l'équipe municipale seynoise, avec lesquels demeurent une parfaite identité de vision de l'avenir du territoire et des liens fraternels qui ne sont nullement distendus, bien au contraire.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 05:19

Il n'est pas fréquent que je m'exprime sur mon blog sur la vie du parti auquel j'adhère depuis le milieu des années 80. Si j'ai certes toujours essayé de contribuer à la réflexion interne menée, parfois avec vivacité, toujours dans le respect (sous réserve qu'il fût mutuel...), avec mes camarades sur les orientations locales, régionales, nationales ou internationales à assigner à notre mouvement politique, je n'ai, en un tiers de siècle de militantisme au PS, que très épisodiquement pris part à quelque instance d'animation, et encore, seulement à l'échelle locale ou départementale.

D'ailleurs, comment aurait-il pu en être autrement ?... Assistant depuis des années à une longue mais constante évolution du PS vers toujours plus de renoncement aux valeurs qui ont fondé le socialisme de l'internationale ouvrière du XIXe siècle, au nom du pragmatisme de gestion (auquel je suis aussi confronté au niveau communal), mes choix m'ont continuellement placé « à la marge gauche » de mon parti, constamment minoritaire, donc jamais, hormis à La Seyne, en situation de concourir à sa direction !

 

RENONCEMENT DES SOCIALISTES = PROGRESSION DES NATIONALISTES

Aujourd'hui, j'ai peur. Peur, au regard de ce qui, lentement mais sûrement, scrutin après scrutin, se dessine en Europe pour l'année 2019. Peur car j'assiste à la montée inexorable des populismes d'extrême-droite, année après année, dans nombre de nations de notre Vieux Continent. Un article très complet du Figaro, illustré d'une carte comparative montrant l'évolution des nationaux-populistes en Europe depuis 2001 (cliquez ICI ou sur la carte pour y accéder) me fait frémir d'inquiétude.

Ce dernier week-end encore, c'est en Lettonie que les partis nationalistes et populistes se sont taillé la part du lion des suffrages du petit peuple balte.

Les Européens payent les uns après les autres le prix de la part belle faite au capital par les libéraux successifs de nos gouvernements nationaux et de la commission européenne, continuant sans vergogne à fracasser les droits des peuples et les équilibres écologiques, et des compromissions des socio-démocrates prêts, tels ceux d'Allemagne, à des coalitions contre-nature qui ne dérangent nullement le Parti socialiste européen (PSE), empêchant tout rapprochement de projet avec les autres sensibilités de la gauche et de l'écologie, seule stratégie susceptible d'offrir une alternative crédible. Les gens se tournent vers la seule offre restante, fût-elle celle du pire pour leurs libertés, les solidarités, l'égalité et la laïcité, sur fond de « on les a tous essayés, sans embellie aucune, balayons-les et essayons ceux qui restent sur le marché, fût-ce en nous bouchant le nez ».

 

PROJET SOCIALISTE EUROPÉEN : PEUT-ÊTRE LA DERNIÈRE CHANCE POUR L'UNITÉ

Et le Parti socialiste français me semble à nouveau aveugle à cette sinistre évolution dans la perspective de l'élection européenne de l'an prochain. Cette semaine, le jeudi 11 octobre, ses adhérents seront appelés à se prononcer sur le projet à proposer aux électeurs en juin 2019.

Si, je le reconnais, la direction du PS a largement consulté, obtenant plus de 2.000 contributions de ses militants, pour élaborer un texte d'orientation pour l'Europe de demain, le résultat, sous forme d'un document intitulé « Changeons d'Europe », ne me fait pas vibrer. Il ne crée notamment pas les conditions d'une discussion avec les autres partis de gauche en vue d'une stratégie de coopération, seule solution pour espérer devancer l'extrême-droite française, n'exposant notamment pas explicitement une volonté de respecter le vote des Français de 2005, qui avaient rejeté par referendum à 55% le traité constitutionnel européen.

Il a donc fallu que « l'aile gauche » du PS propose au vote des adhérents un texte alternatif, ayant pour titre « Une Europe au service des peuples », qui vise à rompre avec le béat « accompagnement social du capitalisme » ayant montré ses limites face au libéralisme débridé qu'impulsent depuis des décennies le Parlement de Strasbourg et la Commission européenne et qui fructifie le terreau des inégalités et des injustices sur lequel se nourrissent les nationalistes de tout poil.

 

UN PROJET POUR LES PEUPLES, GAGE DU RECUL DES OBSCURANTISMES

Voter majoritairement pour que ce texte alternatif à celui de la direction du PS soit le cadre de référence des socialistes pour juin 2019 est peut-être la dernière occasion de préserver l'unité des descendants de Jaurès et éviter que le parti ne finisse de sombrer.

J'ai vraiment déploré les abandons successifs de tant de mes camarades, depuis les amis de Jean-Luc Mélenchon créant le Parti de gauche, jusqu'à la récente fondation de Génération.s avec Benoît Hamon, mais, aujourd'hui, je comprends leur découragement et leur volonté de poursuivre ailleurs le combat.

Je veux cependant encore y croire, au moins jusqu'à samedi prochain, moment où seront proclamés les résultats de cette consultation interne. Amis socialistes, ressaisissez-vous. Saisissez l'ultime chance pour notre unité, préalable à celle de toute la gauche et à l'échec des obscurantistes du continent.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 08:55

Il serait intellectuellement malhonnête de ne pas reconnaître l'écoute attentive dont à fait preuve pendant près d'une heure M. Philippe lors de l'audience qu'il m'a accordée ce mardi.

Il a en retour ouvert des pistes répondant, au moins pour partie, aux demandes que je formule depuis des mois pour tenter d'enrayer et éradiquer la délinquance criminelle qui s'installe depuis deux ans dans les quartiers populaires urbains de la Seyne et de la métropole toulonnaise.

Je ne reviens certes pas de Paris avec dans mon cartable quelques dizaines de policiers, d'éducateurs de rue, d'enseignants, de caméras, de moyens logistiques, ou le chéquier d'un compte en banque bien garni permettant de redynamiser les services communaux et les associations faisant œuvre de prévention ou d'engager une nouvelle phase de démolitions d'immeubles où s'enkystent les trafics.

 

DES PISTES À TRADUIRE EN FAITS CONCRETS

Mais, sauf à ce que le Normand qu'est le Premier Ministre et le Provençal que je suis ne donnions pas les mêmes sens aux mots de la langue commune de notre République dans laquelle s'est déroulé notre échange, je peux rapporter son intention de répondre aux besoins de ressources humaines supplémentaires pour la police, de vidéosurveillance, de médiation urbaine, de prévention par l'éducation, et d'une sorte de « saison supplémentaire » de la rénovation urbaine, permettant de mener à bien des opérations telles que, par exemple, la démolition de la fameuse « tour du Gère » où le trafic violent est gravement ancré.

Plus vite on passera de l'intention aux actes, et mieux ce sera. Je pense qu'il en mesure avec moi l'urgence.

 

UN ÉCHANGE RÉPUBLICAIN AUTOUR D'INQUIÉTUDES PARTAGÉES

Je dois également me réjouir d'avoir trouvé en la personne du Chef du Gouvernement un interlocuteur aux idées politiques à l'opposé des miennes mais qui partage avec moi, comme avec bien des démocrates républicains, la même analyse que l'insécurité et l'angoisse des habitants ne peut que nourrir le sentiment d'un abandon de la puissance publique susceptible de constituer un terreau fertile pour tous les obscurantismes religieux et politiques qui guettent nos territoires.

C'est l'intérêt de tous les habitants du « Grand Toulon », et pas seulement ceux des sites fragiles, que, lorsque c'est nécessaire et sans se la jouer « ni – ni », soient dépassés les clivages afin que se conjuguent les efforts pour que la situation de nos quartiers fragiles se normalise, des centres anciens de nos deux plus grandes communes jusqu'à nos grands ensembles d'habitat social et d'importantes copropriétés dégradées.

Les interviews que j'ai données aux deux titres de notre presse locale, Var-matin et La Marseillaise, que je m'autorise à reproduire ci-dessous, apporteront aux lecteurs de ce blog d'autres précisions sur l'audience qui m'a été accordée (cliquez sur les images pour les agrandir).

 

Var-matin 19/09/2018
La Marseillaise 19/09/2018

 

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16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 06:49

Pour moi, les graphiques que je livre ci-après parlent d'eux-mêmes. Il n'est pas nécessaire d'être très savant politologue pour, a minima, se poser des questions...

J'ai simplement rapproché dans une feuille de calcul les résultats de trois enquêtes d'opinion réalisées et publiées en mai, puis en juin, et enfin en septembre, sur les intentions de vote de nos concitoyens à l'occasion des élections européennes, « si elles avaient lieu demain », suivant la formule consacrée des sondeurs.

Et puis j'ai regroupé sur une autre feuille de calcul les mêmes intentions de vote par grandes familles politiques.

Comme le relèvent tous les médias depuis la publication du sondage de septembre, les palabres permanents autour des questions d'immigration conjugués aux déboires estivaux de M. Macron, depuis l'histoire Benalla jusqu'au départ de Hulot et autres péripéties, manifestent que la majorité LaREM-MoDEM a du plomb dans l'aile et que les ultra-nationalistes d'extrême-droite en tirent grand profit.

Ce dont on entend moins causer, c'est que la gauche et l'écologie, éparpillées en cinq ou six listes, apparaissent en bien mauvaise posture. Avec la règle du seuil minimal de 5% des suffrages exprimés pour pouvoir disposer d'un siège au parlement européen, seuls quelques députés de La France Insoumise et, avec beaucoup de chance, une infime poignée d'écologistes, pourraient accéder à l'assemblée de Strasbourg.

Moi je ne trouve pas ça très malin. Si, en revanche, du PS à LFI voire au NPA, en passant par EELV, Générations.s et le PCF, les partis parvenaient à se parler, rechercher leurs dénominateurs communs, oublier les postures individuelles, et réussissaient à s'unir autour d'un programme minimal, fût-ce conjoncturellement, dans un contexte exceptionnel où toute l'Europe devrait frémir devant la montée des populismes nationalistes, peut-être que la donne serait changée.

Avec une majorité présidentielle affaiblie et une droite qui peine à se remettre, reléguées en troisième et quatrième place des intentions de vote, la gauche et les écolos français, réunis, pourraient récolter jusqu'à 28,5% des voix, faisant jeu égal avec les extrémistes de droite crédités du même score si eux-mêmes réussissaient à rassembler les partisans de Mme Le Pen, de M. Philippot et de M. Dupont-Aignan, unité qui n'est pas plus gagnée que dans le camp de la gauche.

Bien sûr, il reste neuf mois à parcourir avant l'élection européenne et bien des choses peuvent évoluer. Mais je ne peux m'empêcher de me demander si la gauche française sera une nouvelle fois la plus bête du monde. Sauf que, cette fois-ci, avec ce à quoi on assiste en Italie, en Hongrie, et ailleurs, nos populations pourraient moins en rire...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 20:07

Nos quartiers populaires urbains fragilisés tremblent de peur. Les autres sites de notre territoire partagent avec eux un cruel sentiment d'insécurité.


Comme je le fais depuis des mois, des parlementaires de nos circonscriptions de la métropole toulonnaise, quelles que soient leurs sensibilités politiques, me disent tenter de relayer auprès du Gouvernement la détresse de dizaines de milliers de nos concitoyens terrorisés par la violence criminelle qui s'enkyste chez nous.


Or voilà que la presse locale annonce pour ce jeudi la venue sur notre territoire du Chef du Gouvernement. Mais apparemment pas pour prendre la mesure des drames que connaissent les quartiers de l'aire toulonnaise auxquels l'État régalien se doit d'assurer la sécurité, l'égalité des chances et la fraternelle solidarité de la nation. Monsieur Philippe aurait ainsi opposé une fin de non-recevoir à des députés lui ayant demandé de consacrer ne serait-ce qu'un bref moment à nos concitoyens dans l'angoisse.


L'annonce de cette visite survient le jour même où je reçois deux courriers : l'un du cabinet du même Premier Ministre m'indiquant qu'il regrette de ne pouvoir accéder à ma demande d'audience pour aborder nos graves problèmes urbains au regard de ses nombreuses – et bien compréhensibles – obligations ; et un autre du Président de la République m'invitant à assister, au Musée de l'Homme à Paris, au... « lancement de la stratégie de lutte contre la pauvreté » !


Si les informations quant à son refus d'aller à la rencontre de nos habitants en souffrance sont avérées, ce serait indigne d'un haut personnage de l'État duquel on attend qu'il incarne, au nom de la cohésion des territoires à laquelle il a été dédié un ministère, les valeurs bienveillantes et égalitaires de la République.


Mais, d'ici à ce jeudi, il lui est encore temps de se ressaisir.

 

 

 

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 05:26

Les Seynois sont toujours sous le choc au lendemain du nouveau drame effroyable qui endeuille deux familles et toute notre ville. La nuit passée et la journée d'hier ont connu une mobilisation sans faille de la préfecture du Var, des services de police, des élus et personnels de la commune, et du monde associatif. Que tous soient sincèrement remerciés pour leur implication spontanée et efficiente.

La déclaration que j'ai faite à la presse ce lundi en fin de matinée (vidéo France 3 ci-dessous ou ICI), expose les mesures de l'immédiat et les démarches pour la suite qui ont été entreprises. Plusieurs d'entre elles ont été traduites dans les faits.

 

DES RÉPONSES AUX BESOINS DE SÉCURITÉ DE L'IMMÉDIAT

La police judiciaire est évidemment au travail pour retrouver le ou les auteurs de l'effroyable tuerie. La préfecture a confirmé dans la soirée le déploiement de gendarmes mobiles en renfort de la mobilisation des forces de police de l'aire toulonnaise dont la présence rassurera dès ce mardi matin nos concitoyens. C'est une bonne chose. Puissent-ils demeurer chez nous aussi longtemps que nécessaire.

J'ai exhorté les familles à protéger leurs enfants mineurs. À contrecœur, car il n'est pas dans mon état d'esprit républicain d'entraver la liberté de déplacement, après avoir recueilli les avis de spécialistes de la prévention, j'ai décidé de prendre un arrêté municipal d'interdiction de la présence dans la nuit des mineurs de moins de 17 ans non accompagnés de personnes majeures dans l'espace public. Cette décision est bien sûr provisoire et l'interdiction sera levée dès que la sécurité sera assurée. La présence des unités mobiles de sécurité devrait permettre de mettre fin rapidement à cet « état d'exception » qui me désole.

 

UN ACCOMPAGNEMENT PSYCHOSOCIAL SPONTANÉ

Dès ce mardi matin, des permanences de cellules psychologiques ouvertes aux personnes ayant besoin de parler et d'être accompagnées, seront en place. Je dois une vraie reconnaissance aux spécialistes qualifiés des associations à vocation d'accompagnement social, familial et parental qui se sont mobilisés avec spontanéité pour assurer cette nécessaire mission d'accueil et d'aide.

Je n'en suis pas étonné, connaissant le dévouement des acteurs associatifs de notre ville. Une seule structure, pourtant spécialisée dans l'aide aux victimes, a refusé de s'impliquer sans contrepartie financière dans la démarche ; j'en suis stupéfait et la poursuite de notre partenariat pourrait malheureusement s'en trouver entachée...

 

LA SOLIDARITÉ DES INSTITUTIONS ET DE NOMBREUX ÉLUS

L'Éducation nationale, l'office d'HLM « Terres du Sud Habitat », et d'autres acteurs éducatifs et urbains, ont aussi pris leur part de la fraternelle solidarité qui s'est développée. Les députées Émilie Guérel et Cécile Muschotti ont à nouveau accompagné nos démarches en direction du ministère de l'Intérieur. J'ai reçu d'innombrables témoignages de solidarité et de compassion envers les Seynois de la part de nombreux maires, de toute la France et de toutes sensibilités politiques, dont, naturellement mes onze collègues de la métropole toulonnaise (voir leur message plus bas). Je leur en sais gré. Ça fait chaud au cœur.

Quant aux funestes récupérateurs qui font flèche nauséabonde de tout bois pour travestir la réalité, désigner des coupables, et exploiter la détresse des gens à des fins politiciennes, qu'ils continuent à hurler avec les loups ; le peuple seynois, comme toujours uni et solidaire en ces circonstances tragiques, est insensible à leurs divaguantes vociférations.

 

L'EXIGENCE ABSOLUE DE SOLUTIONS PRÉVENTIVES DURABLES

Il reste à traiter les questions de fond, celles pour lesquelles nous supplions depuis des mois les autorités d'entendre nos appels à la solidarité envers nos territoires fragilisés.

Nous portons toujours l'exigence d'être choisis par l'État comme « quartiers de reconquête républicaine » pour que la « police de sécurité du quotidien » dispose enfin des moyens humains et logistiques de sa mission protectrice.

Nous interpellons la collectivité départementale, en charge de par la loi de la mission d'aide sociale à l'enfance, pour qu'elle inverse la funeste tendance engagée depuis plusieurs années de diminution des moyens alloués à la prévention spécialisée de la délinquance par ses éducateurs de rue et dispositifs d'insertion.

Et nous réclamons le retour aux moyens dédiés à la prévention naturelle des déviances par l'éducation scolaire et périscolaire, la culture, le sport, la formation et l'insertion professionnelle.

C'est là le devoir qu'une patrie républicaine doit à ses enfants. Notre détermination demeure sans faille. 

Après le nouveau drame de notre cité Berthe... merci à ceux qui se sont mobilisés
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Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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