24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 06:25

Je ne compte plus le nombre de fois où, depuis 2008, des Seynois m'ont dit : « Ah bon ? Mais ça ne se sait pas ! Il faut communiquer ! ».

J'avoue que ça me laisse souvent pantois. J'ai pourtant le sentiment que, à titre personnel comme par le travail du service de communication de la mairie, les informations sur l'exercice des missions des élus, des fonctionnaires communaux et métropolitains, des associations et institutions partenaires de la vie locale, l'information est diffusée sur ce qui s'est passé, sur ce qui se déroule, et sur les projets d'actions ou d'investissements.

J'en oublie certainement, mais lorsque je fais un tour d'horizon des moyens de communication, il me semble qu'une jolie palette d'outils est mise à profit...

 

DE BEAUX JOURS, ENCORE, POUR LA BONNE VIEILLE PRESSE PAPIER ?

La bonne vieille presse sur support papier n'est pas rangée aux oubliettes. Il n'est pas une semaine sans que les quotidiens locaux n'annoncent ou rapportent tel ou tel événement. Si la métropole a dû renoncer à la parution et la distribution coûteuses de son périodique, le magazine municipal « Le Seynois », malgré les difficultés financières, continue sa parution régulière, est accessible en ligne, mais demeure distribué dans les boîtes aux lettres, pour peu que, dans tel ou tel immeuble, quelque résident accepte de commander l'ouverture de la porte du hall au distributeur, que ce dernier ne le glisse pas dans un paquet de publicités qui finissent aussitôt à la corbeille, ou ne le dépose même pas si la mention « pas de publicité » est apposée.

Nombre d'informations sont véhiculées par des prospectus, des affichages sur les panneaux installés au bord des voies de la ville ou sur les abri-bus, y compris pour la présentation d'événements associatifs, la commune apportant par ce vecteur un concours matériel logistique aux bénévoles.

 

OFFICIELS OU NON, DE MULTIPLES SITES INTERNET D'INFORMATION LOCALE

La Seyne s'est bien sûr mise aux moyens modernes dématérialisés de l'information. La commune alimente en permanence ses deux sites Internet municipaux officiels, l'historique « la-seyne.fr », qu'elle a en outre doté d'un « portail de démarches en ligne » – le tout premier des communes de notre métropole –, et un autre, à l'esprit plus « magazine » et convivial, « leseynois.fr ». La métropole n'est pas en reste, avec son site « métropoletpm.fr », de même que divers services publics communaux ou intercommunaux, à l'instar de notre office de tourisme intercommunal « tourisme-ouestvar.com », de notre société semi-publique de gestion de l'eau potable « seynoisedeseaux.fr », de notre réseau de transports publics « reseaumistral.com », de notre bailleur social public « tshabitat.fr », ou encore de notre syndicat de collecte et traitement des ordures ménagères « sittomat.fr ».

D'autres sites Internet non officiels, pour la plupart gérés par des structures de presse-médias entrepreneuriales ou associatives, relaient aussi la plupart des informations locales, tels les bien connus « laseyne.info » ou « ouest-var.net ». Et j'ai moi-même, voilà presque dix ans, créé mon site personnel sur lequel les visiteurs naviguent en lisant le présent article, ouvrant le chemin à d'autres élus locaux, de la majorité et de l'opposition municipales qui ont créé les leurs.

 

PLACE À L'IMAGE, À LA BRIÈVETÉ ET L'INSTANTANÉ

Mais un site Internet est désormais, presque autant qu'une information sur support papier, vécu comme un moyen de communication des temps médiévaux le plus reculés, et pas seulement par les plus jeunes générations. Il faut sans cesse s'adapter, avec plus d'images, plus de sons et de vidéos, plus de brièveté et d'instantanéité. La plupart des médias précités ont leurs relais sur divers réseaux sociaux, de Facebook à Instagram, en passant les Twitter et autres Pinterest ou Tumblr.

La parole et l'image, fixe mais surtout animée, gagnent du terrain parmi les vecteurs de communication. L'audiovisuel traditionnel local et régional demeure, parfois en butte à de sérieuses difficultés économiques, mais s'est aussi doté des moyens de relayer ses messages par Internet et les réseaux sociaux. On parle souvent de La Seyne et de la métropole sur les supports de la presse audiovisuelle locale, de « France Bleu Provence » à « France 3 Provence Alpes Côte d'Azur » et son décrochage varois avec son journal télévisé, le « JT de Toulon » ou la plus récente télévision « Var Azur TV » accessible sur Internet ou sur le canal 30 de la TNT. La plupart de ces médias disposent en outre de leurs chaines youtube ou dailymotion, permettant de voir ou revoir leurs émissions.

 

LES COMMUNICATION MUNICIPALE N'EST PAS EN RESTE POUR S'ADAPTER

Je voudrais enfin saluer les initiatives prises, depuis quelques années, par les fonctionnaires du service de la communication de la commune qui, malgré les difficultés des temps et les restrictions de budget et de ressources humaines, réalisent des prouesses pour adapter et moderniser leurs supports d'information.

En atteste le succès croissant de la chaîne Youtube du magazine « Le Seynois », créée il y a quatre ans, et qui ne cesse de s'améliorer et se perfectionner, à l'image de la production des mini-vidéos d'une minute qui rythment nos semaines et de l'émission hebdomadaire « Le récap' », en ligne chaque week-end, de plus en plus visionnée et attendue.

 

MALGRÉ LES ÉVOLUTIONS FULGURANTES, FAUT-IL REVENIR AU CRIEUR PUBLIC ?

On le voit, les relais ne manquent pas pour s'informer sur les événements locaux passés, présents et à venir.

Mais, il n'empêche, rares sont les jours où, dans une relation en tête-à-tête avec un concitoyen, celui-ci m'avoue « n'être pas au courant », quand il ne m'indique pas connaître, « de source sûre », une information... qui s'avère erronée ou, pire, totalement fallacieuse !

Sans renoncer, ni à l'adaptation constante de la communication publique communale aux supports qui évoluent à vitesse fulgurante, ni aux relations directes que les élus doivent avoir au quotidien avec leurs concitoyens, ne vais-je pas devoir recruter un tambour de ville, ce crieur public qui, jadis, égayait nos lieux de vie sociale ?...

 

 

 

CI-DESSOUS, LE DERNIER "RÉCAP" HEBDOMADAIRE DE LA CHAINE "LESEYNOIS.FR"...

ET LE TOUT DERNIER "MINI-FILM" D'UNE MINUTE, RÉALISÉ À L'OCCASION DU CINQUANTENAIRE DE LA CRÈCHE MUNICIPALE "LE PETIT MONDE"...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 16:21

 

Les mandats des quatre maires qui m'ont précédé se sont déroulés sans que nul ne trouve à redire à la décision d'ouverture à l'urbanisation du terrain du quartier Costechaude proposée au conseil municipal en 1991 par le maire de droite Charles Scaglia. Et c'est mon prédécesseur Arthur Paecht, lui aussi de droite, qui, en 2006, a enclenché les procédures pour entamer cette urbanisation.

 

Il est tout de même étrange que le sujet revienne sur le tapis 28 ans après la décision originelle, sous une forme d'une rare violence, activée par des élus d'une même sensibilité que ceux qui furent à la genèse de l'histoire, laissant entendre que, me levant un bon matin, j'aurais décidé, sans en référer à quiconque, de supprimer un espace naturel et de faire tourner les bétonnières.

 

La question s'est invitée à la réunion du conseil municipal de ce lundi. Ça m'a donné l'occasion de rétablir des vérités en faisant un petit rappel historique commenté...

 

 

Après débat sur l'opportunité d'acheter le terrain où se trouve aujourd'hui la caserne des pompiers de Mauvèou et sa partie haute, au nord, jouxtant le chemin de Costechaude, Charles Scaglia (UDF) a opté en 1991 pour une ouverture totale à l'urbanisation de ce périmètre. Ni François Hérisson (UMP) ni Maurice Paul (PCF), ses successeurs, n'ont modifié le Plan d'occupation des sols (POS) de l'époque. Le suivant, Arthur Paecht (UMP), a confirmé ce choix, par un maintien en zonage "à urbaniser" (AU) dans le Plan local d'urbanisme (PLU) voté en 2004 que, moi, alors élu minoritaire... je n'ai pas voté.

 

C'est encore mon prédécesseur qui, en 2007, a fait lancer les acquisitions des parcelles par l'Etablissement public foncier régional (EPF), dans le cadre d'une convention signée par l'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM), considérant qu'il s'agissait d'un « site à enjeu stratégique d'habitat ».

 

 

AUCUNE OPPOSITION EXPRIMÉE EN PRÈS DE 30 ANS

 

Nul opposant au projet, personne physique du voisinage ou d'ailleurs, ni comité d'intérêt local des environs ou d'ailleurs, ni association de défense de l'environnement, qu'elle soit de quartier, communale, nationale ou de l'univers cosmique, n'a alors fait connaître quelque opposition au projet. Seuls ou en groupes structurés, les gens avaient conscience des besoins de réponses à la crise de l'habitat, même les voisins des alentours immédiats qui auraient bien sûr préféré conserver cet ancien espace agricole qui s'est peu à peu arboré. Et même moi, malgré ma nostalgie des années 70 où mes amis et moi y venions à mobylette des quartiers Nord pour flirter avec nos copines du Sud. Autres temps d'harmonie entre quartiers...

 

De 2007 à 2015, l'EPF a poursuivi les acquisitions des parcelles, investissant 2 millions d'euros. Ça s'est fait d'autant plus publiquement que, dans cette période, s'est déroulée la révision du PLU qui a confirmé la vocation résidentielle modérée de ces terrains. D'innombrables réunions publiques, au-delà de celles imposées par la loi pour la révision d'un PLU, se sont tenues : aucune réserve n'a été enregistrée sur ce dossier. Et le PLU révisé a été voté à l'unanimité (gauche et droite) par le Conseil municipal en 2010.

 

En 2013, le comité d'intérêt local (CIL) du quartier, représentant des habitants, a validé l'idée en réunion ouverte, tout en demandant à être tenu au courant  « pour ne pas laisser courir la rumeur publique (...) qui dit tout et n'importe quoi ». En 2015, un projet résidentiel a donc été soumis aux divers CIL. Une réunion publique sur les enjeux pavillonnaires du PLU s'est tenue le 30 juin de cette année-là, au cours de laquelle un projet de 150 logements à Costechaude a été présenté. En octobre 2016, dans une salle pleine, s'est tenue une autre réunion publique, où les avis exprimés ont été en substance : « Ce n'est pas mal, on s'attendait à pire ».

 

 

UN PROJET DANS LA CONTINUITÉ DE CELUI DE MES PRÉDÉCESSEURS

 

Vu les avis favorables recueillis, j'ai donc demandé à l'EPF la poursuite du travail sur le programme. Il a lancé un appel à projets auquel les élus communaux n'ont pas pris part. Le projet qui a été retenu par l'établissement foncier comprend finalement 145 logements, dont 61 logements libres, 35 logements intermédiaires, dont 20 à 30 % sous les prix du marché, et 49 logements sociaux ; pour ces derniers, il demeure un point à trancher, la Ville souhaitant les voir gérer par UNICIL, filiale du groupe Action Logement spécialisée dans le logement des salariés des entreprises locales, tandis que TPM, compétente en matière d'habitat, opterait plutôt pour le futur office métropolitain d'HLM résultant fin 2020 de la fusion de Terres du Sud Habitat et de Toulon Habitat Méditerranée.

 

Dans le même temps, j'ai demandé à la métropole de prévoir la requalification des voiries adjacentes à la propriété remembrée.

 

Je me suis ainsi inscrit dans la continuité républicaine des choix de mes prédécesseurs de toutes tendances politiques, desquels j'aurais d'ailleurs eu du mal à me dégager car, entre temps, les obligations de productions de logements se sont imposées aux maires par la Loi et par sa traduction en objectifs annuels concrets et chiffrés, commune par commune, et quartier par quartier, qu'est le Programme local de l'habitat (PLH) de TPM.

 

L'objectif légal est de produire 10.989 logements dans la métropole TPM, initialement entre 2010 et 2016, terme prolongé depuis lors, dont 4.313 logements sociaux (39%). Pour La Seyne, l'objectif légal contraint est de 1.458 logements, parmi lesquels 450 logements sociaux (31%). Et pour nos quartiers Sud et Est seynois, le PLH impose la construction de 965 logements, dont 300 logements sociaux (31%).

 

 

LA LOI ET LES OBLIGATIONS DE GESTION S'IMPOSENT À TOUS

 

Ce sujet de Costechaude me donne l'occasion de rappeler...

 

- que le PLH résulte de la loi nº 2006-872 du 13 juillet 2006 votée par la majorité de droite du Parlement ;

 

- que le PLH est élaboré avec des consultations publiques, et qu'il fait l'objet de bilans d'étape votés chaque année à l'unanimité des élus de droite et de gauche de TPM et publiés ;

 

- que les élus de gauche seynois de TPM ont été les seuls à ne pas voter le PLH de l'agglomération en 2009-2010, estimant que l'effort devait être mieux réparti sur les douze communes ;

 

- que, à mon initiative, la révision du PLU de 2010 a permis de réduire de moitié la surface des zones de plus haute densité de construction et, au sein de chaque parcelle, de réduire de moitié la constructibilité, et de protéger de nouveaux espaces naturels ou agricoles ;

 

- que, sauf à disposer des moyens financiers d'acquérir au prix pharamineux du terrain constructible et d'y réaliser un équipement d'utilité publique, la Loi interdit – heureusement pour les particuliers ! – à une collectivité de déclasser une parcelle constructible ; or chacun connait la situation financière seynoise que, avec les efforts que je déploie depuis onze ans, j'ai d'ores et déjà améliorée (dette réduite de près de 30 millions d'euros, renégociation de 27 millions d'euros d'emprunts toxiques, durée de désendettement ramenée de 99 ans à 12 ans, budget de fonctionnement des services ramené au niveau de 2004, etc.), mais qui, demeurant fragile et à conforter, m'interdit tout nouvel investissement public autre que ceux engagés, obligatoires ou imposés par la sécurité ; et, quand bien même, quel équipement public pourrait trouver sa place en pareil site ?... 

 

- que, à La Seyne comme dans tout le Var, 7 foyers sur 10 sont éligibles au logement social, que la Loi impose à chaque commune 25% de logements sociaux, que La Seyne est hors-la-loi avec moins de 19%, que la Loi interdit de construire de nouveaux logements sociaux à Berthe et au centre ancien, qu'il est infligé depuis 2018 à la commune une "amende" sous forme de réfaction de plus de 320.000 euros sur les versements des impôts locaux, et que, la Ville ne rattrapant pas assez vite son retard, la réfaction pour 2019 pourrait atteindre 600.000 euros.

 

 

SOLIDARITÉ ENTRE TERRITOIRES, HARMONIE ENTRE CITOYENS

 

Oui, c'est une réalité : à La Seyne comme ailleurs, nous sommes très loin d'avoir atteint les objectifs légaux de création de logements, tandis que l’offre diminue, la population augmente du fait de notre attractivité, le logement secondaire chez nous commence à être prisé, les propriétaires de logements privilégient les locations meublées de vacances, les familles monoparentales se multiplient et accentuent les besoins.

 

Pour beaucoup, se loger est hors de prix, à moins de s’exiler de plus en plus loin hors la ville. On compte en permanence 12.000 familles en attente d'un logement social dans la métropole, dont 3000 à La Seyne.

 

Malgré ce, la loi de solidarité urbaine est combattue, les prés carrés résistent.


Pour une juste répartition qui ne dénature ni les paysages ni les sociologies, nous devons être des maires bâtisseurs qui régulent les excès, organisent les espaces, équilibrent la ville, exercent la solidarité intercommunale. Or certains, ultimes réfractaires, choisissent encore de payer des "amendes" toujours plus élevées, surcoût du privilège préservé.


Alors, oui, au cas par cas, comme au sujet de Costechaude, je comprends que ça regimbe ! Faut-il s’en étonner ? Pour certains politiciens patentés, exacerbés qu’ils sont par de prochaines échéances électorales, c’est déjà une outrance d'espérer les voir raison garder, rappeler les faits historiques avec objectivité, ne pas faire flèche de tout bois pour attiser de légitimes soucis. Cette situation n'aurait d'autre effet que muer la démocratie participative en camp retranché électoral, interdisant l'échange libre et serein, seul à même de faire entendre des questions et suggestions que les riverains peuvent par ailleurs, légitimement, exprimer encore sur le projet et sa mise en œuvre.


Ceux – heureusement rares à La Seyne – qui souhaitent rester dans leur quant-à-soi, à la fois vendent des terrains à bâtir et déplorent que leurs enfants, devenus adultes, n’arrivent pas à se loger.


Leur logique indique « parquez les pauvres entre eux, pas de pauvres chez nous ». Et, dans le même temps, les voilà qui s’insurgent des dépenses réalisées pour la rénovation urbaine des quartiers populaires (pourtant mise en œuvre à La Seyne par mon prédécesseur de droite...).

 

Que veulent-ils ? La paix chez eux, la crasse là-bas ? Ils auront, s’ils ne prennent garde à ne rien partager ni être citoyens solidaires, et le dérangement et la souillure.

 

 

AUX OUTRANCES, PRÉFÉRER LA MÉTHODE, LE DIALOGUE ET L'ÉTHIQUE

 

À tous ceux qui s'inquiètent pour Costechaude, je dis : « Revenez à une lecture objective et honnête du projet et vous constaterez qu’il est respectueux de l’environnement, raisonnable dans ses dimensions, moderne dans sa conception ». Très loin des outrances proférées pour l’empêcher au nom des égoïsmes et des ambitions électives.

 

Depuis 2008, année de mon élection, tout s'est déroulé conformément aux orientations initiales et avec un souci de clarté et de transparence. Je mets en œuvre le projet que les Seynois m'ont demandé de réaliser en m'élisant et me réélisant, tout en respectant les engagements pris par mes prédécesseurs, en appliquant la Loi, en recherchant l'harmonie entre tous les quartiers, en recueillant avec constance les avis de mes concitoyens, et en respectant les minorités politiques qui ont, comme nulle part ailleurs dans notre métropole, un droit permanent à l'information et à l'expression.

 

Je n'ai aucune intention de changer, ni de méthode de dialogue, ni d'éthique.

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 20:21

J'ai trouvé fort sympathiques les ballons jaunes installés cette nuit sur les mobiliers urbains du port.

 

Cette forme de revendication pacifique et presque artistique tranche significativement avec les malheureuses et inacceptables situations violentes que d'autres endroits du pays ont hélas connues. On ne parle que d'elles. Hélas.

 

Dans la mesure où ni la sécurité urbaine, ni la salubrité publique, ni la liberté de circuler, ne sont atteintes, les lois républicaines commandent qu'on laisse les citoyens s'exprimer. Et notamment exposer leurs revendications dans le calme et la sérénité. Et même dans la poésie telle qu'ont pu l'apporter ces baudruches et rubans, sur fond de demande légitime d'un regain de démocratie citoyenne.

 

Cet acte dont on me dit qu'il est l'œuvre des "gilets jaunes" de La Seyne me semble s'inscrire dans cette perspective. Je salue leur sens de la responsabilité civique.

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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 10:01

On pourrait croire à entendre ou lire certains commentaires que la solidarité et la communauté de destin qui existent entre les communes de notre métropole toulonnaise, et en particulier entre celles qui bordent le littoral de notre Rade, auraient été fragilisées par l'épisode du "Grand débat" qui fait encore parler, plusieurs jours après sa tenue à Toulon.

Il n'en est rien...

 

Il peut y avoir – et il y a – des divergences de vues sur certains sujets, et c'est bien normal, au regard des spécificités communales ou des diversités de sensibilités politiques. La plupart du temps, ça se règle par la discussion et on parvient au consensus. Dans quelques rares cas, depuis 2002, il faut que l'opinion minoritaire s'incline devant celle de la majorité, et ça se fait 99 fois sur 100 sans même recourir au vote. En outre, rien n'est jamais imposé par la métropole à quelque maire que ce soit, s'il estime que tel ou tel choix ne saurait être utile à sa commune. Et chacune décline ses propres politiques communales en fonction des choix adoptés par ses citoyens tous les six ans.

En tout état de cause, sur le sujet du "Grand débat", nos positions sont identiques. Comme celles de l'Association des maires de France (AMF) dont font partie toutes nos communes, ou de "Ville & Banlieue", dont la métropole et La Seyne sont adhérentes, structures de plaidoyer pour les territoires qui regroupent des maires de toutes sensibilités qui s'entendent sur l'essentiel républicain, au-delà de leurs spécificités politiques.

Ce n'est en tous cas pas une vision plurielle du mode de transport en commun en site propre qui sapera les efforts conjugués que les uns et les autres déploient pour la dynamisation économique, qu'elle soit industrielle, technologique ou des services, notamment autour des enjeux du "pôle mer", pour l'aménagement de l'aire urbaine, ou pour la vie sociale et culturelle.

C'est ce que, interpellé depuis ce jeudi matin par des lecteurs seynois d'un quotidien local, j'ai tenu à préciser dans un communiqué (CLIQUEZ dessus pour l'agrandir)...

 

 

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 16:46

Les malpolis parleraient de « foutage de gueule » après la lettre adressée aux Français par le Président de la République. Je pencherais plutôt, soit pour un inquiétant amateurisme, soit pour une tactique digne des plus habiles stratèges malveillants conçue pour « mettre de l'huile sur le feu » et dévoyer les récriminations vers... les maires. Qui ne sont pour rien – au contraire – dans la souffrance de tant de nos concitoyens en déshérence.

 

Un peu moins d'un quart des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, soit ceux de 8.656.346 électeurs, se sont portés sur le projet du Président de la République. Ces huit millions et demi de nos concitoyens, représentent, si l'on considère dans le décompte nos résidents qui ne sont pas électeurs, environ un sur neuf des habitants de notre nation. Les deux tiers des électeurs, dont moi-même, qui ont voté pour Emmanuel Macron au second tour l'ont, pour la plupart, juste fait (j'ai envie de dire... « comme d'hab' ») pour barrer la route à l'extrême-droite.

Dès lors, la lettre du Président de la République appelant à un « grand débat national » doit être pesée à l'aune de cette réalité mathématique.

 

DÉBATTEZ, DÉBATTEZ, ÇA NE CHANGERA RIEN

Ainsi, par exemple, l'annonce du candidat Emmanuel Macron selon laquelle « l'ISF [impôt de solidarité sur la fortune] sera supprimé et remplacé par un impôt sur la fortune immobilière », mise en œuvre sans tarder après son élection, ne répond qu'au vœu d'une toute petite minorité des Français.

Pour beaucoup, au regard du risque de voir une majorité d'électeurs « essayer » le pire pour la république et la démocratie, ayant en sinistre souvenir ce qui s'est passé en Europe dans les années 1920-1930 (visionnez, si votre mémoire a flanché, les films de Jérôme Prieur diffusés ce mardi soir sur ARTE et proposés en avant-première par le site du journal Libération), entre avènement des idées du funeste FN (devenu RN) et suppression de l'ISF, il n'y avait pas photo quant à l'urgence et la nécessité. Ça ne signifiait pas pour autant que ses électeurs du deuxième tour délivraient un blanc-seing à Emmanuel Macron. Entre autres pour son choix de ne plus imposer la fortune financière, fragilisant la solidarité nationale.

Or, dans sa lettre, faisant fi du fait que ce n'est une minorité de Français qui a approuvé son projet il y un peu moins de deux ans, Emmanuel Macron est on ne peut plus clair sur son refus de mettre en débat l'éventuel retour sur la suppression de l'ISF, option qui pourrait aider à une redistribution des richesses pour répondre aux besoins des plus pauvres : « Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises (...) afin d'encourager l'investissement ».

Moi, je traduis ça en : « Débattez, chers Français, ça vous occupera, moi, quoi que vous formuliez comme suggestion ou exigence, je continue ma route au service du capital et je ne changerai rien. »

Le débat est verrouillé avant même de se dérouler. Car comment fait-on si, dans le « grand débat national », plus de 8.656.346 Français réclament la restauration de l'impôt sur la fortune ?

Cet exemple, parmi d'autres que j'ai relevés et pourrais décliner, atteste du caractère, sinon fallacieux, du moins extrêmement dangereux de la démarche. Et ça l'est d'autant plus pour au moins deux autres raisons...

 

DÉMOCRATIE, OUI, MAIS PAS POUR FAIRE ENDOSSER AUX MAIRES LES RESPONSABILITÉS DE L'ÉTAT

La première réside dans la réintroduction de la question de l'immigration, certes comme sujet annexe à l'une des quatre thématiques, celle sur la citoyenneté, mais néanmoins clairement exprimée comme sujet de débat, alors même qu'elle avait été mise sous le tapis il y a un mois, par la voix du Premier Ministre devant l'Assemblée Nationale, et que le Président ne peut ignorer combien, surtout en période de crise, elle est clivante et dangereuse pour la cohésion nationale.

La seconde réside dans une phrase du courrier présidentiel : « Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l'intermédiaire légitime de l'expression des citoyens ».

J'ai envie de répondre à Emmanuel Macron : « Non, Monsieur le président, si nous sommes attachés à la démocratie participative, et, souvent, comme à La Seyne, nous le prouvons en actes, nous ne sommes pas le relais de la voix du peuple de nos communes. Comme nous vous l'avons exprimé unanimement avec mes collègues des onze communes de notre métropole du "Grand Toulon", nous ne sommes pas opposés à faciliter le dialogue entre les citoyens et l'État en aidant à la logistique qui sera nécessaire aux échanges, mais sous réserve que nos concitoyens trouvent en face d'eux un représentant de l'État, qu'il soit un préfet (ou un de ses délégués) ou un représentant de votre majorité parlementaire, notamment dans les territoires qui ont élu un député de la majorité actuelle. »

En clair, si nombre d'entre nous, les maires, dont moi-même à La Seyne, aidons à l'expression des avis et réclamations en attribuant par exemple des locaux pour installer les « cahiers de doléances », nous rappelons que nous sommes des chats échaudés, déjà cibles des propos méprisants proférés, plusieurs mois durant, à notre endroit par les plus hauts représentants de l'État, et que n'avons nullement l'intention d'être les réceptacles de récriminations populaires sur des choix politiques nationaux qui ne relèvent pas de nos compétences territoriales, que nous les approuvions ou pas.

Au contraire, soucieux de préserver les valeurs républicaines que les collectivités locales s'emploient depuis toujours à faire vivre, nous serons auprès des concitoyens de nos communes, face aux fameux « médiateurs de l'État » que vous vous apprêtez à désigner pour le « grand débat », afin de contrecarrer toutes tentatives de déstabilisation de l'unité nationale qui, en suggérant dans votre lettre, parmi vos pistes de discussion, d'aborder la question de la « [suppression de] certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité », visent à fragiliser les offres égalitaires et solidaires que la France doit à ses enfants.

Ça ne peut ni ne doit fonctionner comme ça.

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 04:36

Quelques habitués de mon blog m'ont fait à juste titre remarquer que je n'y publie pas grand chose depuis quelques temps. C'est ma foi vrai, mais je n'ai pas consacré moins d'heures devant mon clavier et mon écran.

Tradition oblige, et exercice d'évaluation et de prospective autant que de convivialité et d'échange démocratique, j'ai en effet, comme chaque année, longuement préparé, dans mes temps libres matinaux et vespéraux, les messages que j'ai adressés à notre population, d'une part, et aux personnels qui assurent le service public territorial, d'autre part.

Si je remercie chaleureusement les très nombreuses personnes qui ont empli à craquer, deux jours de suite, ces derniers jeudi et vendredi, la salle de spectacle du centre culturel Henri-Tisot entré en service il y a peu après un long chantier de rénovation, je dois répondre aussi à la demande de ceux qui, n'ayant pas pu être des nôtres, m'ont demandé de prendre connaissance de mes propos.

Avant de m'atteler à la préparation de mon dernier message de vœux de l'année, celui que je délivrerai cette semaine aux employés de notre office public d'HLM « Terres du Sud Habitat », je mets donc en ligne les vœux que j'ai adressés jeudi dernier à mes concitoyens, aux « corps constitués », aux associations et aux entrepreneurs de La Seyne, et ceux que j'ai souhaités ce vendredi aux fonctionnaires communaux et à leurs « anciens » collègues qui, pour assurer la continuité des missions transférées de par la loi à notre métropole toulonnaise, mais toujours assurées dans la proximité par « l'antenne seynoise de Toulon Provence Méditerranée », sont depuis le 1er janvier 2019 à zéro heure employés par notre intercommunalité. On peut cliquer sur les photos ci-dessous pour les charger au format pdf.

Et je tiens à remercier grandement les personnels de tous les services qui ont assuré la logistique de ces événements amicaux. Avec une pensée particulière pour Laurent Dupuy, cadre de notre service de communication, réalisateur du petit film très dynamique projeté à l'ouverture de ces cérémonies, que je propose aussi aux visiteurs de ce blog de regarder.

VŒUX À LA POPULATION (10/1/19)
VŒUX AUX PERSONNELS (11/1/19)

 

CLIQUEZ SUR L'ARTICLE DE VAR-MATIN POUR L'AGRANDIR

 

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 08:14

Des pistes semblent enfin s'ouvrir, du côté de l'État, pour engager de façon globale la redynamisation et la rénovation du cœur historique de La Seyne dont la situation urbaine, économique et sociale se dégrade inexorablement depuis trop longtemps. Des dizaines de Seynois volontaires étaient au rendez-vous, ce mercredi, pour prendre en main le destin du centre de la commune.

 

La salle du conseil municipal était en effet bondée, ce mercredi, à l'occasion de la concertation organisée conjointement par la métropole et la ville pour – enfin !... – faire avancer le projet de rénovation urbaine du cœur historique de La Seyne.

 

LE CENTRE-VILLE, L'AFFAIRE URGENTE DE TOUS...

Habitants, employés, commerçants, usagers, vivant notre centre ancien au quotidien, mais aussi représentants de tous les quartiers tant le sujet dépasse le périmètre de nos vieux quartiers, ont répondu si massivement à l'invitation que, pour des raisons d'organisation et pour se conformer au processus d'organisation prévu par les textes règlementaires, il a fallu refuser du monde.

C'est que l'enjeu est d'importance. Depuis près de vingt ans, La Seyne attend que puisse être engagé un programme global et d'envergure de rénovation et redynamisation de son cœur de ville. Habitat, espaces et équipements publics, cadre de vie, mobilités et centralité, fonctionnalités urbaines de services, de commerces, de « vivre ensemble », de culture et de loisirs, sont autant de sujets qui appellent une mobilisation conséquente de la puissance publique, préalable à celles des acteurs économiques et associatifs et des citoyens.

 

APRÈS VINGT ANS D'ATERMOIEMENTS, L'ÉTAT SEMBLE ENFIN DÉTERMINÉ À AIDER

La Seyne en a d'autant plus assez d'être lésée que, comme dans tous les centres anciens des villes moyennes, la situation se dégrade inexorablement, année après année.

Une alternance politique au niveau de l'État n'a pas permis de voir démarrer le « Grand projet de ville » de mon prédécesseur Arthur Paecht au début des années 2000.

En 2006, pour le « programme de rénovation urbaine de première génération », celui qui a permis la rénovation de Berthe qui s'achève, l'État n'a pas retenu notre vieille ville parmi les périmètres à traiter.

Candidate au « programme national de rénovation des quartiers anciens dégradés » en 2009, le projet que nous avons présenté au gouvernement d'alors a été positionné en n°1 pour sa qualité et son urgence, mais a été « rétrogradé » par le ministre en charge du logement au profit d'Aix et de Nice, pourtant bien moins bien classés.

Et, en 2013, si nous avons enfin obtenu que notre centre ville soit retenu comme « quartier prioritaire de la politique de la ville » pouvant bénéficier du « nouveau programme national de rénovation urbaine », il aura fallu attendre cinq ans pour que, ces toutes dernières semaines, l'État annonce enfin pouvoir abonder le budget nécessaire.

 

UNE INQUIÉTANTE SITUATION MALGRÉ DES EFFORTS CONTINUS

Certes, nos services communaux et ceux de la métropole, désormais compétente en la matière, accompagnés par des spécialistes tels que notre agence d'urbanisme varoise, n'ont pas chômé et ont travaillé « en temps masqué ». Le diagnostic de la situation urbaine, économique et sociale du quartier a été d'autant plus facile à réaliser que, depuis vingt ans, chacun s'emploie, en mobilisant les maigres moyens disponibles, à contrebalancer la dégradation économique et sociale.

Des places urbaines et des équipements publics ont été réhabilités ou créés. Un « permis de louer » vient d'être institué, qui va être mis en place dès que les décrets seront publiés. Des dizaines de logements et commerces, façades et devantures, ont bénéficié d'aides financières et techniques à la rénovation. Des îlots insalubres ont disparu. Des passages traversants et des placettes ont aéré et facilité le désenclavement entre les rues. Des espaces et cheminements végétalisés ont vu le jour. Une « zone de rencontre » avec son nouveau plan de stationnement a été mise en place. Le classement en « zone de sécurité prioritaire » a été obtenu et nous venons de créer une « brigade municipale du cadre de vie ». Des animations culturelles et commerciales ont été initiées. Les associations ont été mieux soutenues pour leurs initiatives en faveur du « vivre ensemble ».

On connaît bien les problèmes et on sait désormais, pour l'avoir modestement expérimenté, ce qui marche pour tenter de les résoudre.

 

MAIS LES EFFORTS BUTTENT SUR DE LOURDES DIFFICULTÉS

Mais il reste trop d'irréductibles « marchands de sommeil » louant des taudis. Les incivilités demeurent en matière de stationnement, de dégradations et de propreté urbaine malgré les efforts de pédagogie et de sanction de nos agents. La délinquance, malgré les efforts de la police nationale, est présente en certains lieux. Les acteurs associatifs, privés de subventions et d'aides à l'emploi, s'essoufflent.

La situation socio-économique de nombre de résidents se dégrade. Beaucoup de commerces et le marché sont en difficulté croissante face aux grandes surfaces périphériques et à la vente par Internet, tandis que certaines cellules commerciales sont appropriées par des personnes ne respectant pas toujours les règles fiscales, sociales ou sanitaires, générant une concurrence déloyale et un sentiment de laisser-faire.

Les mobilités ne sont toujours pas à la hauteur des besoins de la desserte, de la quiétude, de l'attractivité, et de l'enjeu environnemental.

Un sentiment d'abandon s'installe chaque jour un peu plus.

 

ON NE PEUT PLUS ATTENDRE : IL Y A URGENCE ABSOLUE

Sur la base de ces constats, la commune et la métropole ont ainsi présenté ce mercredi à des dizaines de Seynois volontaires, globalement en accord sur le diagnostic de situation, divers scénarios d'intervention urbaine et d'action pour la décennie à venir.

Ils ont travaillé avec nos élus, dont Marie Bouchez, chargée de la politique de la ville et l'habitat, Jean-Luc Bruno, chargé du centre ville, ou Florence Cyrulnik, chargée du patrimoine, avec nos très impliqués et disponibles fonctionnaires, appuyés par une agence d'urbanisme, des heures durant, dans le cadre d'ateliers, pour affiner le constat de situation et apporter d'indispensables avis sur les pistes à emprunter pour la reconquête de notre centre ville.

Grand merci à toutes ces personnes manifestant leur détermination à prendre en main le destin du cœur de leur commune.

Au regard de l'urgence avérée depuis trop longtemps, j'ai fixé l'objectif d'un projet arrêté en fin d'année, d'une validation par l'État au printemps prochain, et d'un démarrage des premières opérations aux alentours de l'été. Si chacun se remonte les manches, on peut y parvenir.

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 06:05

Sous le titre « l'invraisemblable souvent préféré au vrai », j'évoquais il y a quelques jours dans un article de ce blog ma moyenne appétence pour les réseaux sociaux, outils de communication formidables mais souvent utilisés par des malveillants pour colporter des fausses nouvelles, des infox, comme on les appelle aujourd'hui.

L'actualité de la justice administrative me donne l'occasion de conforter mon sentiment. Ce dernier week-end, je me suis en effet étonné de devoir répondre à nombre de mes concitoyens, certains affolés, d'autres dépités, d'autres encore ricaneurs, m'interpellant sur l'annonce d'une soi-disant décision de justice ordonnant l'arrêt du projet de complexe cinématographique, hôtelier et de commerces de culture, de loisirs et de bouche, qui doit voir le jour sur le site de l'Atelier mécanique de nos anciens chantiers navals.

 

DES BONIMENTEURS PRENANT LES SEYNOIS POUR DES JOCRISSES

La nouvelle avait été diffusée sur les écrans des ordinateurs et smartphones. Elle était donc pour eux forcément avérée. Le bouche à oreille avait fait le reste, la dispersant comme une trainée de poudre.

Or c'est archi-faux ! Et ceux qui sont à l'origine de cette infox sont des bonimenteurs prenant les Seynois pour de naïfs gobe-mouches crédules.

Ces mystificateurs sont – c'est sûrement un pur hasard... – de la même famille politique que ceux qui, quelques semaines avant les élections municipales de 2014, avaient, forts de leur majorité au sein de la Commission départementale d'aménagement commercial, voté contre le projet (voir l'article de Var-matin de l'époque), m'obligeant à saisir en appel la Commission nationale qui, elle, l'avait validé à l'unanimité, mais faisant ainsi perdre de longs mois au programme.

 

L'ARRÊT DU JUGE ADMINISTRATIF N'ARRÊTE PAS LE PROJET

La réalité est que la cour administrative d'appel de Marseille a bien rendu un jugement courant octobre. Pour une parfaite et objective information de tous, on peut en lire l'intégralité ICI. Et on y notera que la justice administrative n'a en aucune façon mis un terme au projet, seule la forme de la décision municipale, et non son fond, ayant été jugée non parfaitement conforme. Nous allons d'ailleurs saisir le Conseil d'État pour que la qualité du travail de nos dévoués fonctionnaires ne demeure entachée d'aucun doute.

Et, pour ceux des visiteurs de ce blog qui, comme beaucoup d'entre nous, dont moi-même, sont peu familiarisés avec les termes juridiques, l'article paru ce mardi dans Var-matin, expose dans le détail la substance factuelle de l'arrêt rendu par les juges. On peut le lire en cliquant ICI ou sur l'image ci-dessous.

 

Il reste que nous ne sommes pas au bout de nos peines. On reste toujours dans l'attente du jugement que doit rendre le Tribunal administratif de Toulon à la suite d'un recours formé par une association contre le permis de construire. Celui-ci dispose depuis juillet dernier de tous les éléments utiles au rendu de sa décision. Il ne reste plus aux Seynois qu'à faire preuve de patience...

 

POURQUOI CULTIVER LA DÉSESPÉRANCE ET L'INSÉCURITÉ AU DÉTRIMENT DE LA CULTURE ?

On en est là. Ainsi que l'expose notre érudit local Jean-Claude Autran dans un article de son site Internet, les Seynois attendent donc depuis 1990 – près de 30 ans ! – que se concrétise un projet de cinéma sur nos anciens chantiers...

Et certains, en particulier aux approches d'échéances électorales, semblent prendre un malin plaisir à user de tous les stratagèmes pour que La Seyne demeure la seule commune française de plus de 50.000 habitants à ne disposer d'aucune salle obscure propice à l'éveil à la culture, à figer l'image d'une ville en désespérance au travers d'une friche industrielle en ruine (même si elle inspire certains artistes, à l'instar de Franck Lovisolo, dont j'invite à visiter le site Internet), et à maintenir un site en totale insécurité du fait de sa pollution et de son délabrement, malgré les coûteuses dépenses de protection que la commune doit sans cesse y engager...

Nous, élus de la majorité locale, fonctionnaires communaux, et investisseurs, nous ne lâchons rien, malgré les embûches.

Je gage que les Seynois sauront se souvenir des postures des uns et des autres.

 

J'ai "chipé" les photos illustrant cet article sur les sites de La Seyne Info, de Business Immo, et du groupe Alethia. Je peux les retirer sur demande, bien sûr.

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 04:28

Si ce blog fêtera sa dixième année de fonctionnement en 2019, je ne suis pas, sûrement faute de temps, un grand adepte des réseaux sociaux. Des amis mettent en lien sur les principaux de ces nouveaux médias d'informations et d'échanges instantanés les articles que je poste sur mon blog et ajoutent parfois des photos brièvement commentées des événements auxquels je participe. Mais c'est tout.

 

Il arrive qu'on attire mon attention sur tel ou tel commentaire, telle ou telle remarque, ou telle ou telle demande d'information, mais ni ces amis ni moi-même n'intervenons jamais en réponse. La démocratie participative et l'information locales disposent d'autres moyens.

 

Ce n'est nullement de ma part un refus obstiné de modernité, mais j'observe que, désormais, une nouvelle attitude, en particulier sur les réseaux sociaux, consiste à ignorer la différence entre le vrai et le faux. La réalité des faits s’efface devant les interprétations, fussent-elles délirantes. C’est pourquoi, s’il épouse le désir de celui qui le reçoit, l’invraisemblable peut être préféré au vrai.

 

Certes, trop d'exemples montrent que vérité et politique font rarement bon ménage. Mais de là à ce que certains forgent un monde à leur convenance, il y a un pas que, personnellement, je ne franchirai pas.

 

Car, oui, la démocratie révèle la « faiblesse du vrai » parce qu’elle expose la réalité au jugement de n’importe qui, donc à la vulnérabilité des opinions. La faculté de travestir les faits (comme peut être celle d’agir politiquement) proviennent d’une même source : la capacité de mystification.

 

Pour ma part, j’assume la fragilité démocratique du vrai. J’aurai encore et toujours le courage de la vérité mais je tenterai – c’est aussi la « noblesse » du politique – d’opposer aux mensonges un « réel » collectivement désirable. Il ne faut pas désespérer de la politique, il faut affirmer le débat démocratique et rechercher en toutes actions l’amélioration de la vie de tous, dans une vérité augmentée du désir de justice.

 

Je le sais, la tâche est rude.

 

 

 

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 11:07

J'ai cru de mon devoir, il y a quelques jours, d'organiser une visite de découverte et de réflexion au Camp des Milles, pour un certain nombre d'employés municipaux.

Cette ancienne tuilerie, proche d'Aix-en-Provence, a été réquisitionnée par le gouvernement français pour y interner, de 1939 à 1942, et sans que les nazis allemands ne le réclament, plus de 10.000 personnes, dont un cinquième, de confession juive, furent envoyés vers le camp d'extermination d'Auschwitz. Parmi eux, nombre d'Allemands, d'Autrichiens et autres Européens, ayant fui leurs pays dès 1933 et l'accession d'Hitler aux fonctions de Reichskanzler, pensaient trouver dans la France de la liberté, l'égalité et la fraternité, un refuge accueillant et sûr. L'histoire et son cortège de lâcheté et d'intolérance attesta du contraire. Nul n'est à l'abri du pire.

Depuis 2012, une fondation, soutenue par l'État, y a ouvert un musée qui, outre les apports en connaissances historiques sur le contexte européen qui, depuis la crise économique des années 20, a conduit à l'une des pires barbaries dont on veut croire, depuis 1945, que le Monde ne connaîtra « plus jamais ça », permet aussi de comparer les conditions du ferment de cette horrible période du XXe siècle à celles qui ont mené à d'autres génocides : peu avant, ceux des Tziganes et des Arméniens, ou, plus récemment, celui des Tutsis du Rwanda.

 

DES FONCTIONNAIRES REMPARTS FACE AUX BARBARIES

J'ai voulu que nos fonctionnaires territoriaux, garants des valeurs républicaines, soient sensibilisés non seulement aux causes de telles abominations (peurs, préjugés, stéréotypes, intérêts divergents, etc.), mais également à ce qui peut à tout moment en découler du fait de minorités agissantes non empêchées par des majorités passives, de crises et de déstabilisations, d'emballements racistes, sexistes, religieux, de désignation de boucs émissaires, de rumeurs, d'infox et de complots. Au bout, on parvient inexorablement au remplacement de la démocratie par des régimes autoritaires puis aux persécutions et aux menaces contre tous.

 

TOUS LES SERVICES MUNICIPAUX DOIVENT CONTRIBUER À RÉSISTER

Avec mes collègues Isabelle Renier et Mekki Boutekka, adjoints à l'éducation et à la jeunesse, qui m'ont accompagné lors de cette journée formative, nous avons demandé aux services municipaux de l'enfance et la jeunesse, de l'éducation scolaire, du sport et de la culture, des solidarités, qui seront soutenus et accompagnés en cela par les professionnels du Camp des Milles, d'imaginer et de conduire des actions de sensibilisation, de prévention et d'éducation en direction de leurs publics, depuis le plus jeune âge. J'ai aussi tenu à ce que tous les services communaux disposent en leur sein d'employés volontaires pour être des référents dédiés à la prévention des discriminations et des engrenages barbares auxquels toute institution publique républicaine, telle une mairie, a le devoir d'être en première ligne pour résister.

Cette démarche n'est pas un gadget. Ce que j'entends, ça et là, de plus en plus en plus souvent, de la bouche d'un nombre croissant de mes concitoyens seynois, fait froid dans le dos. Les votes qui ont été émis chez nous ces dernières années accroissent mon inquiétude. À La Seyne comme ailleurs, mais peut-être plus, les événements de violence et la pauvreté croissante, la dégradation urbaine, la ségrégation sociale, alimentent un funeste terreau.

 

RÉSISTER À L'OBSCURANTISME EST L'AFFAIRE DE TOUS !

Je crains pour nos valeurs républicaines et démocratiques. Je pose un regard inquiet sur ce qui se passe, élection après élection, dans le Monde et chez nos voisins d'Europe. L'élection européenne de 2019 pourrait nous réserver d'angoissantes surprises. Je partage le point de vue d'Alain Chouraqui, directeur de la Fondation du Camp des Milles : « les extrémismes nationaliste et islamiste se nourrissent l'un de l'autre et prenent en tenaille les sociétés européennes ».

J'invite aussi l'ensemble de mes concitoyens seynois à prêter attention aux dangers qui guettent nos démocraties. Et, c'est à une heure de route de chez nous, pourquoi pas, à découvrir ce musée historique, mémoriel et réflexif du Camp des Milles...

Ou, au moins, à parcourir le petit manuel de survie démocratique publié par la Fondation du Camp des Milles en cliquant sur l'image ci-dessous...

 

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Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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