17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 08:51

J'ai été convié, ces jours derniers, à répondre aux questions des journalistes d'Info 83, l'une des télévisions par Internet de notre environnement local.

Le sujet principal, pour ne pas dire unique : l'élection municipale du 28 juin. Une bonne occasion de répondre à certaines interrogations de nos concitoyens...

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 16:31

Nos fonctionnaires communaux sont efficaces, réactifs et imaginatifs. Lorsque la nouvelle de la décision, attendue par beaucoup de familles et d'entreprises, de réouverture des écoles le 22 juin pour tous les enfants est tombée ce dimanche soir, la question s'est immédiatement posée de l'organisation du scrutin du deuxième tour des élections municipales le 28 juin.

Comment, en une seule journée, celle du samedi, désinfecter et aménager les bureaux de vote dans les conditions draconiennes imposées – et nécessaires – de protocole sanitaire permettant aux citoyens d'aller voter en toute tranquillité, et, à l'issue du vote, de les remettre en état, après nouvelle désinfection, pour la reprise des cours le lendemain matin jusqu'à la fin de l'année scolaire ?

 

VOTE ET ENSEIGNEMENT : DEUX PROTOCOLES SANITAIRES CONTRADICTOIRES

« Un pauc mai, un pauc mèns... », comme on dit chez nous ! (un peu plus, un peu moins, en provençal) Ça va coûter quelques nouvelles dépenses exceptionnelles à la commune, s'ajoutant à toutes celles que nous avons engagées au gros de la crise sanitaire, mais il fallait trouver dans l'urgence des solutions à deux exigences contradictoires de l'État : celle d'aménager les bureaux de vote dans le respect d'un protocole rigoureux de prévention du virus, et celle, annoncée ce dimanche par le Président de la République, de rouvrir les écoles tout en respectant un autre protocole d'organisation des espaces scolaires, différent de celui des bureaux de vote qui, sauf exception, sont installés... dans les mêmes lieux.

En accord avec l'Éducation nationale, la plupart des communes importantes utilisant les écoles comme lieux de vote avaient dû opter pour disposer d'au moins deux jours avant et autant après le vote pour réaliser toutes les opérations nécessaires pour que les deux protocoles, très différents, soient respectés à la lettre. Ça pouvait s'envisager tant que peu d'enfants fréquentaient les établissements. Mais, avec la reprise possible et souhaitable de tous les élèves, il n'est plus question de les priver de quatre jours de classe et de contraindre de très nombreux parents salariés à chercher des solutions de garde. 

 

À PEINE ROUVERTES, LES ÉCOLES NE SERONT PAS FERMÉES !

En acceptant de travailler de nuit, nos agents, en équipes renforcées, dont je salue une nouvelle fois le volontarisme, même si le statut de la fonction publique impose, ce qui est normal, qu'ils soient rémunérés en heures supplémentaires, pourront réaliser les aménagements nécessaires, tant au vote qu'à l'enseignement, sans que nous soyons obligés de fermer les écoles concernées pendant quatre jours. Afin toutefois qu'ils disposent de suffisamment de temps pour une mission parfaite, nous sommes tout de même contraints de supprimer les accueils périscolaires du vendredi soir et du lundi matin.

Cette disposition aura un coût. Mais ni la santé ni la démocratie n'ont de prix. Surtout si l'État accepte de compenser pour les communes les dépenses imposées par ses propres protocoles sanitaires, par ailleurs justifiés...

Repost0
13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 14:44

Bien au-delà des sensibilités des gauches et de l'écologie, beaucoup de Seynois ont salué avec satisfaction l'entente intervenue naturellement entre les équipes que Luc Patentreger d'une part (La Seyne verte et ouverte) et Cécile Jourda et moi-même d'autre part (La Seyne 2020, l'énergie positive) animions pour le premier tour des élections municipales.

Cet accord, formalisé par un « pacte », s'est conclu autour d'un projet commun, riche des perspectives réalistes et ambitieuses portées par les deux équipes. Et s'est concrétisé par la constitution d'une liste de candidats issus des deux groupes « concurrents » du premier tour...

 

Cette liste regroupe autant de candidats issus de chacune des deux équipes. Moins de la moitié appartiennent à l'une des huit formations politiques qui la soutiennent : 12 à l'un ou l'autre des partis de gauche, 9 à Europe Écologie Les Verts, 1 au Partit Occitan, régionaliste. Parmi les autres, on trouve des personnes de sensibilité centriste comme des citoyens ayant soutenu des projets très à gauche à l'occasion d'échéances passées. Tous sont des Seynois investis dans la vie sociale, économique, environnementale ou culturelle de la commune, résidant dans tous les quartiers de La Seyne. Cette équipe incarne le renouveau et l'expérience : sa moyenne d'âge est inférieure à 50 ans, la plus jeune a 24 ans et l'ainée est septuagénaire ; moins d'un tiers a déjà exercé des fonctions municipales. Aucun n'exerce un autre mandat, qu'il soit national, régional ou départemental : l'engagement de tous pour La Seyne et la Métropole est total.

 

 

 

D'UN CÔTÉ LES « COALISÉS CONTRE », DE L'AUTRE « L'UNITÉ CITOYENNE POUR »

Certains sont coalisés non pour offrir une alternative positive mais pour faire perdre un adversaire, ou unis par les circonstances, après d'être copieusement vilipendés pendant des années, peu regardants sur les « lignes brunes » que tout républicain, fût-il de droite, devrait s'imposer de ne pas franchir en intégrant des gens élus sous l'étiquette du Front national et des responsables locaux du parti Debout la France ayant soutenu Mme Le Pen à l'élection présidentielle.

À l'inverse, c'est sur le contenu de leurs projets respectifs que nos deux équipes se sont aisément retrouvées pour proposer aux Seynois de relever les défis qui attendent le territoire communal et métropolitain, révélés, plus que jamais depuis le covid-19, par la crise sanitaire, environnementale, économique et sociale.

Loin des catalogues de propositions vides de sens, souvent irréalistes, voire illégales, parfois déjà réalisées ou mises en œuvre depuis longtemps (nos adversaires, actuels élus minoritaires, étaient-ils, comme souvent, absents lorsque les choix ont été faits par le conseil municipal ?...), c'est autour des enjeux majeurs des transitions écologiques et socio-économiques solidaires que les 49 coéquipiers de ce qui est devenu la liste « La Seyne 2020, l'énergie positive d'une ville verte et ouverte » se sont rassemblés.

 

DE DEUX INITIATIVES VERS UN PROJET PARTAGÉ

J'invite les visiteurs de mon blog à juger plutôt par eux-mêmes de la démarche, au travers d'un des volets majeurs que constitue le « pacte pour la transition » et sa trentaine d'engagements que chacune des deux équipes avait déclinés. La résultante de l'unité est un ensemble d'orientations enrichies des idées et valeurs des uns et des autres. Cliquez ci-dessous pour accéder au « pacte » dans sa version antérieure de l'équipe « L'énergie positive » (1), aux apports de l'équipe « Europe Écologie Les Verts » (2), et au projet de synthèse final de l'équipe unie (3).

 

 

 

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 10:16

Un tiers seulement des électeurs seynois inscrits se sont rendus dans les bureaux de vote le 15 mars dernier pour le premier tour de l'élection municipale. C'est inhabituellement très peu pour un scrutin local. Il est nécessaire que, pour le second tour du 28 juin, nos concitoyens en âge de voter soient rassurés quant aux mesures prises en matière de sécurité sanitaire.

C'est pourquoi j'ai demandé à nos services de créer, comme le font les promoteurs immobiliers en faisant visiter un « appartement-témoin », une sorte de « bureau de vote témoin » mettant en évidence les aménagements et organisations qui permettront aux Seynois d'accomplir leur devoir citoyen en toute quiétude...

 

Les chiffres continuent à le confirmer : les Seynois ont été très raisonnables tout au long de l'épidémie de coronavirus. Il y a eu 287 décès parmi nos concitoyens entre la mi-mars et aujourd'hui, ce qui représente 8% de moins par rapport à la même période de 2019 où 311 avaient été dénombrés.

Si l'évolution positive de la pandémie et les deux distributions de masques gratuits devraient rassurer le plus grand nombre, on peut toutefois craindre, au regard des précautions auxquelles les Seynois se sont astreints depuis près de trois mois, que certains d'entre eux soient encore hésitants à se rendre dans un lieu où beaucoup de personnes se succèderont. Il faut donc que la sérénité leur soit assurée pour exercer leur droit, qui est aussi un devoir civique.

Les élus qui ont le devoir de présider les bureaux de vote, les représentants des listes candidates qui seront présents toute la journée pour veiller au bon déroulement du scrutin, les personnels municipaux qui assureront la logistique, et les scrutateurs qui seront volontaires pour le dépouillement, doivent également assurer leurs missions l'esprit tranquille quant au risque de contamination.

Nos fonctionnaires territoriaux, dans une belle mobilisation volontaire de plusieurs services qui ont bien coopéré et fait preuve d'une belle imagination, ont donc répondu à ma demande de garantir une parfaite sécurité. Les photos qui illustrent cet article donnent une idée des précautions prises.

Les salles feront l'objet de désinfection pendant les deux jours précédant le scrutin, les cheminements seront organisés pour éviter tout croisement de personnes, des écrans de plexiglas ont été fabriqués pour être installés aux tables d'accueil et de vote, les personnels seront dotés de gants, de lingettes, de masques chirurgicaux et de visières en plastique, les contrôles d'identité se feront sans contact avec les documents personnels, chacun pourra venir avec son propre stylo pour signer le cahier d'émargement, même si nous disposerons d'un nombre suffisant de stylos qui seront  désinfectés tout au long de la journée comme tous les matériels et espaces, les distances de sécurité seront matérialisées, le port du masque pour les électeurs sera de rigueur, du gel hydroalcoolique sera à disposition aux entrées et aux sorties. En outre, pour les utilisateurs habituels des lieux de vote, notamment les écoles, il sera procédé à une désinfection intégrale pendant les deux jours qui suivront celui du scrutin. Et une formation spécifique sera dispensée à toutes les personnes devant assurer le fonctionnement du vote.

Qu'on se le dise donc : voter le 28 juin ne sera pas plus un acte à risque qu'aller acheter sa baguette de pain. En cette année particulière, voter sera comme d'habitude un droit, mais également un devoir citoyen que chacun pourra accomplir dans la sérénité.

Repost0
9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 07:46

Dans notre pays, la presse bénéficie de la liberté précieuse que les textes fondateurs de notre nation républicaine lui octroient. Cette liberté découle de deux droit sacrés : la liberté d'opinion et la liberté d'expression.

Nous avons la chance, dans notre pays démocratique, d'avoir gravé cette liberté essentielle dans le marbre de la déclaration française des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et, à l'échelle de la planète, de l'avoir en objectif, encore à atteindre dans trop de pays, dans la déclaration universelle des droits de l'homme.

Mais droit à la liberté n'exclut pas devoir d'éthique et d'honnêteté intellectuelle...

 

En plus de quarante ans d'engagement public, associatif, syndical ou politique, je ne me suis jamais permis de porter au grand jour un jugement sur un écrit d'un organe de presse, même s'il m'est parfois arrivé de signifier oralement, dans la discrétion d'un échange duel et respectueux, à tel ou tel journaliste, que ce qu'il avait traduit de mes actes, propos ou écrits ne correspondait pas vraiment à la réalité.

À la presse d'opinion, je n'ai jamais reproché de porter tel jugement subjectif sur les faits que j'ai commis ou impulsés. C'est aussi son rôle de susciter, par des prises de position engagées, la réflexion dialectique des lecteurs, l'éveil de leurs consciences et la forge de leurs convictions. C'est une belle œuvre d'éducation populaire qui est précieuse.

 

TRAITEMENT OBJECTIF DE L'INFORMATION : MON ŒIL !

Mais quelle ne fut pas ma stupéfaction de découvrir le titre d'un article paru ce mardi dans le quotidien Var-matin donnant à croire de façon explicite au lecteur que la Ville maltraiterait ses écoliers bénéficiaires de la restauration scolaire en les nourrissant « au pain et à l'eau » !

Je sais que ce n'est sûrement pas le journaliste qui est l'auteur de ce titre malveillant et totalement fallacieux. Ou alors a-t-il agi sous pression ! Le contenu de l'article et le sous-titre de la photo d'illustration, à eux seuls, démentent d'ailleurs cette affirmation insensée. Il y a manifestement dans les hautes sphères de la rédaction de ce quotidien une personne, en charge de ce que les professionnels appellent la « titraille », qui a délibérément choisi de nuire à l'image de l'équipe municipale et des fonctionnaires communaux.

En cette période d'entre deux tours d'une élection, ça s'appelle un parti pris politicien. C'est contraire à l'éthique et l'honnêteté intellectuelle qui doivent présider, de façon intangible, à la rédaction d'un quotidien qui revendique d'être un « réseau social depuis 1945 » et dont l'assemblée générale des rédacteurs a voté il y a dix ans une motion appelant à en finir avec « l'orientation politicienne » de sa direction dont la ligne éditoriale était jugée « en contradiction avec le traitement objectif de l'information »

 

LA DIRECTION DE LA RÉDACTION DE VAR-MATIN EN CAMPAGNE ÉLECTORALE

Une décennie plus tard, la preuve est apportée que rien n'est jamais acquis...

Je suis donc dans l'obligation de m'élever contre cette pratique d'un autre âge. Et surtout de rétablir la vérité qui, d'ailleurs, je le répète, n'a pas été travestie par le journaliste lui-même dans le corps de son article...

 

Et j'assume d'avoir publié ci-dessus une copie d'écran de l'article en question (d'ailleurs délibérément illisible, à l'exception du titre objet de mon courroux), dérogeant la règle à laquelle je m'astreins habituellement de soutenir la presse régionale en ne reproduisant pas ses publications sur mon blog.

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 06:55

Rien ne dit que ça va marcher. C'est bien pour cela que ça s'appelle des « tests ». Pourtant il serait bête de se priver de l'offre que l'État a faite aux collectivités locales de profiter de la moindre circulation automobile, en cette phase de crise sanitaire, pour installer des aménagements cyclables provisoires.

Certains m'ont dit qu'il est hasardeux de se lancer dans une expérimentation en période électorale. Les électeurs automobilistes, qui risquent de voir leurs trajets ralentis, sont plus nombreux que les électeurs cyclistes !

Tant pis : ce n'est pas le candidat à l'élection municipale, mais le maire en exercice, vice-président de la Métropole, qui considère que, pour une fois qu'une aide de l'État est proposée, il faut saisir la balle au bond.

 

Dans le cadre d'un « plan vélo » national, le gouvernement a non seulement décidé d'aider les particuliers à se mettre ou se remettre à la pratique de la bicyclette en finançant des réparations de cycles et des leçons pour apprendre ou réapprendre à pédaler, mais aussi d'accompagner financièrement les territoires voulant tester des pistes et voies cyclables, des « voies vertes » destinées à l'usage mixte des piétons et cyclistes, des zones de rencontre à 20 km/h, et autres aménagements urbains incitant à un usage plus sûr des deux roues sans moteur.

 

UNE EXPÉRIMENTATION À DURÉE LIMITÉE POUR ENVISAGER L'AVENIR

Grâce à un financement de la signalétique nécessaire, il est proposé d'effectuer des tests grandeur nature de voies de circulation réservées aux cyclistes ou partagées avec les bus ou les piétons. Ce sera en durée limitée. C'est pour cela que les marquages au sol et les panneaux et panonceaux seront de couleur jaune, conformément au code de la route. À l'issue de l'expérience, on évaluera et on pourra décider de pérenniser, modifier ou supprimer ces aménagements routiers urbains.

Après l'accord de principe de la Métropole, compétente en matière de voiries, nos adjoints et conseillers métropolitains Claude Astore et Denise Reverdito ont travaillé avec Gérald Pacarin et Sylvie Levesque, fonctionnaires très motivés du pôle technique de TPM, et avec François Bonny, l'un de nos concitoyens très engagé dans les mouvements de promotion de l'usage du vélo. Un schéma général des possibles de l'immédiat et de ceux du moyen terme a été élaboré. La mise en place sera effective, de façon progressive, dès que les équipements nécessaires auront été réceptionnés.

 

LE RÉSULTAT D'UNE CONCERTATION AVEC LES USAGERS

C'est cette même démarche de concertation avec les « usagers experts » et les services métropolitains en charge du « plan vélo de TPM » que la conseillère départementale Nathalie Bicais aurait été bien inspirée d'adopter avant de faire réaliser, sur la voirie départementale des Sablettes à Mar Vivo, un terre-plein central planté de quelques palmiers, certes agréable à la vue, mais ayant « consommé » la surface nécessaire à la réalisation, à cet endroit, du tronçon de la voie cyclable devant relier Saint-Mandrier à La Seyne-centre d'une part, et à Six-Fours de l'autre...

Mais qu'importe. Nous, nous avançons en concertation et en fonction des opportunités. Le schéma général de ces aménagements provisoires est en cours de finalisation. Une présentation sera faite sous peu à la presse locale et par les supports de communication communaux. Des affichages explicatifs complèteront l'information.

 

L'OCCASION DE SE METTRE OU SE REMETTRE AU VÉLO

Dans l'attente, j'invite les Seynois à sortir leurs vélos poussiéreux du fond de leurs garages, et profiter de l'aide financière de l'État à leur remise en état par des professionnels agréés ou à des « leçons pour se remettre en selle » assurées par des moniteurs spécialisés.

On trouvera toutes indications utiles sur le site officiel du gouvernement spécialement dédié à cette expérimentation « coup de pouce vélo » qui, entre autres, guide vers la douzaine de réparateurs agréés des alentours de La Seyne (dont deux Seynois) et les moniteurs qualifiés de notre environnement local (dont un Seynois).

Si, en plus, c'est l'occasion de soutenir l'activité commerciale et artisanale locale, fragilisée par la crise sanitaire, nous aurons joint l'utile à l'agréable...

Repost0
3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 07:22

C'est chose faite. On n'aura guère eu de mal à croiser les projets des deux équipes de la gauche et de l'écologie que Luc Patentreger d'une part, et Cécile Jourda et moi d'autre part, animions pour le premier tour de scrutin, pour en faire émerger une synthèse devenue une perspective partagée.

C'est bien sûr humainement un peu plus difficile de constituer une liste de 49 coéquipiers à partir de 98 volontaires engagés pour le premier tour. Les aspirations individuelles, les représentativités de sensibilités, les diversités d'âges, de quartiers et de métiers, la parité de genre, sont autant d'ingrédients d'une émulsion complexe à réaliser. Mais le sens des responsabilités a prévalu. Grand merci à ceux qui se sont employés à cette mission et à ceux de chaque équipe qui ont accepté de céder leur place.

Voici le communiqué que nous avons publié en commun ce mardi soir...

 

 

 

Repost0
22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 15:59

Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur l'ont annoncé à la mi-journée de ce vendredi.

 

Sauf redémarrage de l'épidémie, le second tour des élections municipales aura lieu le 28 juin.

 

Après les services publics que nous faisons redémarrer peu à peu, après la réouverture progressive des espaces communs, place à un regain de la démocratie, en prenant toutes les précautions, tant pour la campagne que pour le scrutin.

 

 

Les diverses hypothèses pour l'achèvement du processus électoral avaient toutes des avantages et des inconvénients pour les nécessités de la santé publique et de l'exercice démocratique.

 

Il est bien que l'exécutif ait pris une décision. Je me refuse à l'évaluer à l'aune des intérêts ou des désavantages stratégiques qu'elle pourrait avoir pour le candidat que je suis.

 

Pour l'heure, la seule chose qui compte à mes yeux, c’est d’assumer ma fonction de maire. Avec nos fonctionnaires, dont je salue le dévouement et le sérieux, en lien avec les autorités de l'État, je veux garantir aux Seynois des conditions de vote sécurisées, comme nous le faisons pour les écoles, les crèches, les plages, et tous les services et lieux publics qui rouvrent progressivement.

 

Tout sera mis en place pour que nul n’ait à s’inquiéter pour sa santé lorsqu’il exercera son devoir et son droit de citoyen. Et pour ceux qui seraient malades, fragilisés après l'avoir été, ou porteurs du virus, il devront pouvoir, le plus simplement possible, confier à d'autres électeurs de confiance le soin de voter à leur place.

 

Je demande enfin aux candidats et leurs équipes de respecter scrupuleusement, dès à présent et pour les semaines à venir, les règles de prévention sanitaire lors de la campagne électorale.

 

Cette année, on se protègera en ne suivant pas à la lettre Jacques Chirac nous disant que « le contact humain est le véhicule essentiel de la démocratie », mais on aura, plus que jamais, le devoir de faire vivre ce droit républicain durement acquis par nos anciens. Il nous faut tous continuer à être des citoyens.

Repost0
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 13:35

De nombreuses questions se posent à nos concitoyens sur le présent et l'avenir de la crise du coronavirus. Je le répète, nous sommes dans l'attente des consignes du gouvernement pour les traduire au concret dans notre commune et notre métropole.

Une mairie ne décide pas elle-même. Son rôle, en pareille circonstance, est d'appliquer les décisions prises par le gouvernement.

On devrait en savoir plus dans la semaine du 27 avril. Pour l'instant, au regard des informations dont les maires disposent, je me propose d'exposer ce qu'il en est, mais qui est susceptible d'évoluer au fur et à mesure que les conditions du « décloisonnement » seront annoncées par les services de l'État...

 

Bien que l'ensemble des informations sont normalement disponibles pour le grand public, j'apporte ma contribution via mon blog en présentant par ordre alphabétique, sujet par sujet, l'état de ce que nous savons à ce jour, pour répondre aux questionnements les plus fréquents qui nous parviennent.

Cette liste, de A à Z, pourra être complétée et mise à jour au fur et à mesure des recommandations, obligations et interdictions, qui seront données par l'État.

 

  > CLIQUER ICI POUR ACCÉDER À LA LISTE 

Repost0
14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 05:13

 

“Les jours heureux ! Pour un maire d'une commune qui vit les inégalités, les références du Président de la République au programme protecteur du Conseil National de la Résistance, en matière sociale, éducative, économique, démocratique, d'indépendance nationale, et, au-delà, environnementale et de soutien aux pays pauvres, que nos ainés des années 1940 et de l'époque coloniale ne pouvaient envisager, laissent rêveur. Mais chiche pour l'après, oh combien !

 

L'urgence est pour l'heure à la précaution et aux contrôles, dont le Président a rappelé qu'ils ne peuvent souffrir de dérogation ou d'adaptation en fonction des publics, à la recherche pour les soins et les vaccins, et à la livraison d'équipements-barrières fournis à tous par la Nation, avant le début du “déconfinement progressif” annoncé pour le 11 mai. Le Président l'a dit, on en a pour des mois. Il faut donc que l'État accélère ses aides annoncées aux plus humbles et aux entreprises, à commencer par le commerce, le tourisme et l'industrie qui sont chez nous vitaux.

 

La démocratie républicaine ne doit pas non plus être oubliée. Fût-ce par des moyens appropriés à la prévention, le cadre général des mesures annoncées aurait gagné à résulter d'un débat parlementaire. Il n'est pas trop tard. 

 

Et l'urgence ne doit pas plus justifier des mesures durables d'exception aux libertés individuelles et collectives. Faire respecter le confinement par l'information et la sanction est une chose, “pister” chacun par son smartphone au nom de la sécurité de tous serait dangereux. Tout comme l'est la suspension de l'obligation pour les opérateurs de téléphonie de transmettre aux maires le dossier d'information sur leurs modifications de réseaux, peut-être nécessaires à l'heure du télétravail, mais propices aux excès d'augmentation de puissance néfastes à la santé publique si certains “oubliaient” de revenir dessus à l'issue de la crise.

 

Le Président a enfin évoqué à plusieurs reprises les maires. Sa reconnaissance de notre rôle est importante. Nous ne nous déroberons pas plus demain qu'aujourd'hui. Mais aux inégalités sociales s'ajoutent les inégalités entre territoires, celles qui font, par exemple, que certaines communes peuvent acquérir beaucoup de masques et d'autres presque pas en attendant les dotations nationales. C'est aussi à l'État à compenser ces distorsions pour que le même service soit rendu à tous de façon égalitaire. Le président de notre métropole toulonnaise l'a rappelé à juste titre : “Il ne peut pas y avoir une République par commune.”

 

Le Président a conclu en disant “sachons nous réinventer”. Faisons-le, pour gagner en respect et en croissance des fondements républicains et démocratiques de notre société et de notre économie dans un contexte d'indépendance nationale à reconquérir. Puisqu'il les a évoqués, les “Jours heureux” offrent des pistes utiles...

Repost0