13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 06:05

Sous le titre « l'invraisemblable souvent préféré au vrai », j'évoquais il y a quelques jours dans un article de ce blog ma moyenne appétence pour les réseaux sociaux, outils de communication formidables mais souvent utilisés par des malveillants pour colporter des fausses nouvelles, des infox, comme on les appelle aujourd'hui.

L'actualité de la justice administrative me donne l'occasion de conforter mon sentiment. Ce dernier week-end, je me suis en effet étonné de devoir répondre à nombre de mes concitoyens, certains affolés, d'autres dépités, d'autres encore ricaneurs, m'interpellant sur l'annonce d'une soi-disant décision de justice ordonnant l'arrêt du projet de complexe cinématographique, hôtelier et de commerces de culture, de loisirs et de bouche, qui doit voir le jour sur le site de l'Atelier mécanique de nos anciens chantiers navals.

 

DES BONIMENTEURS PRENANT LES SEYNOIS POUR DES JOCRISSES

La nouvelle avait été diffusée sur les écrans des ordinateurs et smartphones. Elle était donc pour eux forcément avérée. Le bouche à oreille avait fait le reste, la dispersant comme une trainée de poudre.

Or c'est archi-faux ! Et ceux qui sont à l'origine de cette infox sont des bonimenteurs prenant les Seynois pour de naïfs gobe-mouches crédules.

Ces mystificateurs sont – c'est sûrement un pur hasard... – de la même famille politique que ceux qui, quelques semaines avant les élections municipales de 2014, avaient, forts de leur majorité au sein de la Commission départementale d'aménagement commercial, voté contre le projet (voir l'article de Var-matin de l'époque), m'obligeant à saisir en appel la Commission nationale qui, elle, l'avait validé à l'unanimité, mais faisant ainsi perdre de longs mois au programme.

 

L'ARRÊT DU JUGE ADMINISTRATIF N'ARRÊTE PAS LE PROJET

La réalité est que la cour administrative d'appel de Marseille a bien rendu un jugement courant octobre. Pour une parfaite et objective information de tous, on peut en lire l'intégralité ICI. Et on y notera que la justice administrative n'a en aucune façon mis un terme au projet, seule la forme de la décision municipale, et non son fond, ayant été jugée non parfaitement conforme. Nous allons d'ailleurs saisir le Conseil d'État pour que la qualité du travail de nos dévoués fonctionnaires ne demeure entachée d'aucun doute.

Et, pour ceux des visiteurs de ce blog qui, comme beaucoup d'entre nous, dont moi-même, sont peu familiarisés avec les termes juridiques, l'article paru ce mardi dans Var-matin, expose dans le détail la substance factuelle de l'arrêt rendu par les juges. On peut le lire en cliquant ICI ou sur l'image ci-dessous.

 

Il reste que nous ne sommes pas au bout de nos peines. On reste toujours dans l'attente du jugement que doit rendre le Tribunal administratif de Toulon à la suite d'un recours formé par une association contre le permis de construire. Celui-ci dispose depuis juillet dernier de tous les éléments utiles au rendu de sa décision. Il ne reste plus aux Seynois qu'à faire preuve de patience...

 

POURQUOI CULTIVER LA DÉSESPÉRANCE ET L'INSÉCURITÉ AU DÉTRIMENT DE LA CULTURE ?

On en est là. Ainsi que l'expose notre érudit local Jean-Claude Autran dans un article de son site Internet, les Seynois attendent donc depuis 1990 – près de 30 ans ! – que se concrétise un projet de cinéma sur nos anciens chantiers...

Et certains, en particulier aux approches d'échéances électorales, semblent prendre un malin plaisir à user de tous les stratagèmes pour que La Seyne demeure la seule commune française de plus de 50.000 habitants à ne disposer d'aucune salle obscure propice à l'éveil à la culture, à figer l'image d'une ville en désespérance au travers d'une friche industrielle en ruine (même si elle inspire certains artistes, à l'instar de Franck Lovisolo, dont j'invite à visiter le site Internet), et à maintenir un site en totale insécurité du fait de sa pollution et de son délabrement, malgré les coûteuses dépenses de protection que la commune doit sans cesse y engager...

Nous, élus de la majorité locale, fonctionnaires communaux, et investisseurs, nous ne lâchons rien, malgré les embûches.

Je gage que les Seynois sauront se souvenir des postures des uns et des autres.

 

J'ai "chipé" les photos illustrant cet article sur les sites de La Seyne Info, de Business Immo, et du groupe Alethia. Je peux les retirer sur demande, bien sûr.

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 04:28

Si ce blog fêtera sa dixième année de fonctionnement en 2019, je ne suis pas, sûrement faute de temps, un grand adepte des réseaux sociaux. Des amis mettent en lien sur les principaux de ces nouveaux médias d'informations et d'échanges instantanés les articles que je poste sur mon blog et ajoutent parfois des photos brièvement commentées des événements auxquels je participe. Mais c'est tout.

 

Il arrive qu'on attire mon attention sur tel ou tel commentaire, telle ou telle remarque, ou telle ou telle demande d'information, mais ni ces amis ni moi-même n'intervenons jamais en réponse. La démocratie participative et l'information locales disposent d'autres moyens.

 

Ce n'est nullement de ma part un refus obstiné de modernité, mais j'observe que, désormais, une nouvelle attitude, en particulier sur les réseaux sociaux, consiste à ignorer la différence entre le vrai et le faux. La réalité des faits s’efface devant les interprétations, fussent-elles délirantes. C’est pourquoi, s’il épouse le désir de celui qui le reçoit, l’invraisemblable peut être préféré au vrai.

 

Certes, trop d'exemples montrent que vérité et politique font rarement bon ménage. Mais de là à ce que certains forgent un monde à leur convenance, il y a un pas que, personnellement, je ne franchirai pas.

 

Car, oui, la démocratie révèle la « faiblesse du vrai » parce qu’elle expose la réalité au jugement de n’importe qui, donc à la vulnérabilité des opinions. La faculté de travestir les faits (comme peut être celle d’agir politiquement) proviennent d’une même source : la capacité de mystification.

 

Pour ma part, j’assume la fragilité démocratique du vrai. J’aurai encore et toujours le courage de la vérité mais je tenterai – c’est aussi la « noblesse » du politique – d’opposer aux mensonges un « réel » collectivement désirable. Il ne faut pas désespérer de la politique, il faut affirmer le débat démocratique et rechercher en toutes actions l’amélioration de la vie de tous, dans une vérité augmentée du désir de justice.

 

Je le sais, la tâche est rude.

 

 

 

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 11:07

J'ai cru de mon devoir, il y a quelques jours, d'organiser une visite de découverte et de réflexion au Camp des Milles, pour un certain nombre d'employés municipaux.

Cette ancienne tuilerie, proche d'Aix-en-Provence, a été réquisitionnée par le gouvernement français pour y interner, de 1939 à 1942, et sans que les nazis allemands ne le réclament, plus de 10.000 personnes, dont un cinquième, de confession juive, furent envoyés vers le camp d'extermination d'Auschwitz. Parmi eux, nombre d'Allemands, d'Autrichiens et autres Européens, ayant fui leurs pays dès 1933 et l'accession d'Hitler aux fonctions de Reichskanzler, pensaient trouver dans la France de la liberté, l'égalité et la fraternité, un refuge accueillant et sûr. L'histoire et son cortège de lâcheté et d'intolérance attesta du contraire. Nul n'est à l'abri du pire.

Depuis 2012, une fondation, soutenue par l'État, y a ouvert un musée qui, outre les apports en connaissances historiques sur le contexte européen qui, depuis la crise économique des années 20, a conduit à l'une des pires barbaries dont on veut croire, depuis 1945, que le Monde ne connaîtra « plus jamais ça », permet aussi de comparer les conditions du ferment de cette horrible période du XXe siècle à celles qui ont mené à d'autres génocides : peu avant, ceux des Tziganes et des Arméniens, ou, plus récemment, celui des Tutsis du Rwanda.

 

DES FONCTIONNAIRES REMPARTS FACE AUX BARBARIES

J'ai voulu que nos fonctionnaires territoriaux, garants des valeurs républicaines, soient sensibilisés non seulement aux causes de telles abominations (peurs, préjugés, stéréotypes, intérêts divergents, etc.), mais également à ce qui peut à tout moment en découler du fait de minorités agissantes non empêchées par des majorités passives, de crises et de déstabilisations, d'emballements racistes, sexistes, religieux, de désignation de boucs émissaires, de rumeurs, d'infox et de complots. Au bout, on parvient inexorablement au remplacement de la démocratie par des régimes autoritaires puis aux persécutions et aux menaces contre tous.

 

TOUS LES SERVICES MUNICIPAUX DOIVENT CONTRIBUER À RÉSISTER

Avec mes collègues Isabelle Renier et Mekki Boutekka, adjoints à l'éducation et à la jeunesse, qui m'ont accompagné lors de cette journée formative, nous avons demandé aux services municipaux de l'enfance et la jeunesse, de l'éducation scolaire, du sport et de la culture, des solidarités, qui seront soutenus et accompagnés en cela par les professionnels du Camp des Milles, d'imaginer et de conduire des actions de sensibilisation, de prévention et d'éducation en direction de leurs publics, depuis le plus jeune âge. J'ai aussi tenu à ce que tous les services communaux disposent en leur sein d'employés volontaires pour être des référents dédiés à la prévention des discriminations et des engrenages barbares auxquels toute institution publique républicaine, telle une mairie, a le devoir d'être en première ligne pour résister.

Cette démarche n'est pas un gadget. Ce que j'entends, ça et là, de plus en plus en plus souvent, de la bouche d'un nombre croissant de mes concitoyens seynois, fait froid dans le dos. Les votes qui ont été émis chez nous ces dernières années accroissent mon inquiétude. À La Seyne comme ailleurs, mais peut-être plus, les événements de violence et la pauvreté croissante, la dégradation urbaine, la ségrégation sociale, alimentent un funeste terreau.

 

RÉSISTER À L'OBSCURANTISME EST L'AFFAIRE DE TOUS !

Je crains pour nos valeurs républicaines et démocratiques. Je pose un regard inquiet sur ce qui se passe, élection après élection, dans le Monde et chez nos voisins d'Europe. L'élection européenne de 2019 pourrait nous réserver d'angoissantes surprises. Je partage le point de vue d'Alain Chouraqui, directeur de la Fondation du Camp des Milles : « les extrémismes nationaliste et islamiste se nourrissent l'un de l'autre et prenent en tenaille les sociétés européennes ».

J'invite aussi l'ensemble de mes concitoyens seynois à prêter attention aux dangers qui guettent nos démocraties. Et, c'est à une heure de route de chez nous, pourquoi pas, à découvrir ce musée historique, mémoriel et réflexif du Camp des Milles...

Ou, au moins, à parcourir le petit manuel de survie démocratique publié par la Fondation du Camp des Milles en cliquant sur l'image ci-dessous...

 

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1 août 2018 3 01 /08 /août /2018 10:31

Mieux vaut ne pas s'en tenir à la lecture des gros titres des journaux pour se faire une complète opinion des choses, et prendre le temps de lire l'intégralité d'un article. Je fais partie de ceux qui ont beaucoup de respect pour les journalistes, qui ne refusent pas de répondre à leurs questions et demandes d'informations, et, sauf erreur manifeste qui peut arriver à tout un chacun, qui ne réclament pas à que tel ou tel article paru soit rectifié ou complété.

Bref, je crois qu'on aurait du mal à me classer dans le groupe de ceux qui, à l'instar de tel grand personnage de l'État, notre contemporain, ainsi que l'analysait il y a quelques mois le magazine L'Express, vont de la méfiance au mépris à l'égard des acteurs de la presse.

 

LA PRESSE, VECTEUR DE DÉMOCRATIE

Je sais aussi qu'un journal est un produit commercial qui doit être attrayant pour être vendu. Je n'ignore pas non plus qu'il faut attirer l'attention du lecteur sur les informations qu'une rédaction choisit de promouvoir, et que les titres, sous-titres et intertitres, comme les images, jouent ce rôle. Et je me réjouis plutôt, enfin, que l'information soit vecteur d'éveil des consciences, d'incitation à se forger des opinions et les confronter.

Nous sommes bien placés à La Seyne, en des lieux comme notre  « agora historique » qu'est la place Laïk du bas du marché du cours Louis-Blanc, pour assister ou participer à des palabres parfois vives nées de telle information dévoilée ou commentée par la presse locale...

On ne va pas se plaindre du fait que la presse participe à l'exercice de la vie démocratique !

C'est donc simplement pour prendre ma part du débat public ouvert par un récent article de Var-matin (reproduit ci-dessous, que l'on peut agrandir en cliquant dessus), qui réjouit les opposants à notre majorité municipale et inquiète ou irrite certains de nos supporters, que je tiens à présenter ma propre analyse du sujet abordé sous le titre racoleur « À La Seyne, la majorité étale ses divisions », complété par un sous-titre évoquant « le grand écart politique » au sein de notre équipe.

 

LES FAITS EN ATTESTENT : LA MAJORITÉ COMMUNALE VA BIEN

Je le dis d'emblée, que les inquiets se rassurent et que ceux qui se frottent les mains ne se réjouissent pas trop vite : la majorité municipale tient bon, soudée autour de son projet de 2014. Et les éléments ci-après le démontrent...

Prenons les trois dernières réunions de notre conseil municipal, de mai à juillet, au cours desquelles ont été soumises au vote pas moins de 65 délibérations. Qu'on se le dise – et qu'on aille si besoin le vérifier, les comptes-rendus détaillés et nominatifs des votes étant publics et affichés devant la mairie –, sur les soixante-cinq délibérations votées, deux seulement ont recueilli un vote contre de la part de tout ou partie du groupe des élus communistes : l'une conforme à la position constante énoncée et expliquée depuis 2008 par le PCF qui s'oppose à la vente de biens communaux, à La Seyne comme ailleurs, et l'autre également conforme à une position nationale des élus communistes s'interdisant de voter, dans toutes les collectivités de France, en faveur du « pacte financier » imposé par l'État.

 

LES DISPARITÉS D'ANALYSE SUR DES SUJETS NATIONAUX NE FRAGILISENT PAS L'UNITÉ COMMUNALE

Hormis ces deux votes plaçant les élus locaux du PCF en cohérence avec les orientations nationales de leur parti, et ne résultant nullement d'un désaccord sur la politique seynoise, aucun vote contre de quelque autre élu de notre majorité n'aura été émis.

Pour être totalement objectif et honnête, il faut toutefois relever une abstention de la part de certains de nos collègues communistes sur un vote fixant la contribution communale de 120.000 euros au plan de retour à l'équilibre de notre office métropolitain d'HLM « Terres du Sud Habitat », non pas, ainsi qu'ils l'ont expliqué en séance, sur le fond de cette délibération, mais en signe de désapprobation des expulsions locatives auxquelles le bailleur social a dû se résoudre et dont j'ai fait état dans un récent article de mon blog, là encore en conformité avec leurs orientations nationales.

Quant aux deux membres de notre majorité ayant rejoint le parti présidentiel « La République en marche », l'un dans le sillage de son mouvement, le PRG, qui, fusionné avec le Parti radical, soutient désormais la majorité nationale, l'autre ayant quitté le MRC, ils n'ont non seulement jamais émis de vote défavorable ni ne se sont abstenus, mais ils ont de plus confirmé leur adhésion au projet dont les Seynois nous ont confié la mise en œuvre en 2014 et leur volonté de le mener à bien. Et ce n'est ni mon tempérament ni ma vision de la politique que d'exclure quiconque !

On le voit, tout ça ne fait pas, loin de là, un « casus belli » ! Et, oui, les visions divergentes demeurent pour moi un gage de richesse, même si – nous sommes des Méditerranéens... – elles s'expriment parfois avec la vivacité qu'on connait chez nous...

 

UN PEU GONFLÉS, LES MINORITAIRES, DE DONNER DES LEÇONS D'UNITÉ !

Qu'on me permette tout de même de sourire un peu à certains commentaires issus des rangs des groupes minoritaires de notre conseil municipal qui ont pourtant peu de leçons de fraternelle unité à donner à l'équipe que j'anime. La preuve...

Le groupe initial des sept adhérents du Front national est éparpillé en trois « mouvances » : sa tête de liste a publiquement indiqué se situer désormais comme élu de « La République en marche », trois ont constitué un « groupe Debout la France », et les trois autres, ayant quitté, été suspendus ou exclus du FN, siègent de façon autonome au conseil municipal...

Quant au groupe initial de la liste de droite LR-UDI, il ne s'est pas moins dispersé : sa tête de liste et trois de ses membres se distinguent par leurs votes de ceux d'une élue LR, d'un autre ayant annoncé quitter leur groupe pour siéger indépendamment pour cause de divergences, et d'une dernière ayant déclaré, comme l'ex-leader du FN, avoir rejoint « La République en marche »...

Pas moins de 29 des 65 délibérations que j'ai soumises ce dernier trimestre au vote de notre conseil municipal auront recueilli des votes divergents entre les quatorze membres des deux groupes de nos minorités. Et personne n'en fait un plat !

Il fallait que tout ça soit rappelé et explicité, éléments à l'appui. Après, on n'empêchera pas La Seyne, espiègle et discutailleuse, de demeurer elle-même !

La majorité communale divisée ? Où a-t-on vu jouer ça ?
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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 04:11

Ce samedi, comme chaque année au printemps, place Laïk, au bas du marché du cours Louis-Blanc, se tenait la très officielle « cérémonie de citoyenneté et de remise des cartes d'électeurs » aux jeunes Seynois ayant atteint l'âge de la majorité.

Il leur est remis solennellement leur toute nouvelle carte d'électeur ainsi qu'un « livret du citoyen ».

Et c'est toujours l'occasion pour moi de rappeler les valeurs républicaines qui fondent le fonctionnement sociétal de la nation française...

 

« Jeunes gens,

 

« Vous êtes désormais inscrits sur les listes électorales.

 

C’est un instant solennel : en recevant ce livret, vous accédez à la pleine citoyenneté. Et, citoyens de la République, en particulier par votre vote, vous devenez responsables, collectivement, du destin de la Nation.

 

« Plus qu’un système juridique et administratif, la République est un projet politique et social, ordonné autour des fondamentaux que sont les valeurs républicaines, celles que résume notre devise : Liberté Egalité Fraternité.

 

« Au vu des réalités de trop nombreux pays dans le monde, vous percevez que votre liberté est grande : liberté de penser, liberté d’agir. Le corollaire de cette liberté est qu’elle s’inscrit nécessairement dans le cadre de règles communes et partagées : l’excès de liberté des uns tourne immanquablement en excès de servitude de tous. La liberté est donc le droit de faire tout ce que les lois permettent.

 

« Etre citoyen, c’est la capacité, pour chacun, de s’élever au-dessus de ses seuls intérêts pour se soucier du bien public.

 

« Il y faut du discernement et de la réflexion car le danger serait grand de ne pas user de son libre arbitre et de ne pas le protéger pour tous.

 

« Notre devoir, votre devoir désormais, est de ne pas succomber à une interprétation littérale et orientée qui porterait, de façon maligne, une atteinte à la liberté de conviction des autres, les minoritaires, les faibles, les fragiles.

 

« C’est un combat ! Ce combat n’est jamais fini. C’est à vous, à nous, tous les citoyens, d’être vigilants. Vous êtes nés à la suite d’un siècle qui a connu le fer et le sang ; pourtant surgissent encore les démons qui ont fait le malheur du passé : l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie… loin, très loin, de la notion républicaine de fraternité.

 

« Sur l’égalité, ni l’origine, ni l’appartenance philosophique ou religieuse, ni le sexe, ne doivent différencier les citoyens français : ils sont égaux en droits et en devoirs. La première des valeurs réside dans la communauté de destin de chacun des fils et des filles de la France.

 

« La République que nous aimons est celle qui protège le faible, celle qui est solidaire. Vous, jeunes citoyens, vous pouvez, vous devez, influer sur la façon dont la République exige le respect et exerce sa souveraineté. Montesquieu a montré que le pouvoir des uns doit être arrêté par le pouvoir des autres : la séparation des pouvoirs reste la marque de la démocratie.

 

« La démocratie s’exprime également dans l’expression de médias libres, libres de dire, d’écrire, de montrer les insuffisances, les contradictions. Ce sont des conditions indispensables et nécessaires. Et, là encore, l’exemple dans le monde est loin d’être partagé.

 

« Retenez que la vigilance, c’est vous, collectivement, qui l’exercez. Vous l'exercez notamment par le vote. Usez-en. C’est vous qui donnerez à la République indignité ou vertu. Désintéressez-vous de la chose publique et vous aurez, au mieux, une démocratie d’élus, dont les valeurs reposeront sur leurs seules qualités d’hommes… or les hommes restent faillibles.

 

« Nous devons aussi être attentifs à combattre l’exaltation des particularismes qui séparent, qui excluent. Avec, la liberté, la fraternité, l’égalité, la République repose sur une pierre angulaire : la laïcité. Le principe est inscrit à l’article premier de notre Constitution.

 

« Ainsi, la République des citoyens est une volonté qui agit. Vos aînés ont bataillé pour la justice sociale, ils ont conquis l’éducation gratuite et obligatoire, le droit de grève, la liberté syndicale, la sécurité sociale.

 

« La République des citoyens a su tendre la main à ceux dont la naissance pouvait être un frein. C’est la singularité de notre nation, de notre drapeau, de notre langue : se battre pour la paix, la justice, les Droits de l’Homme. Faisons ensemble que tout ça ne devienne pas un lointain souvenir d'une histoire ancienne.

 

« Vous le savez, vous le ressentez, nous vivons des moments de désarroi. Dans le monde, dans le pays, nous sommes susceptibles de subir les agressions de fanatiques.

 

« Dans certains de nos quartiers urbains, dans certaines campagnes isolées, mais pas seulement, les gens se débattent dans des difficultés quotidiennes croissantes. Les emplois sont rares, précaires, les horaires flexibles, le temps partiel, la rémunération minimale. La tentation est grande de la colère, du repli, du recours au religieux. La facilité serait de rechercher des références personnelles : la famille de pensée, les liens forts de proximité, la communauté identitaire.

 

« Nous devons être attentifs à combattre l’exaltation de ces particularismes qui séparent, qui excluent. Nous le faisons par l’école publique, laïque et obligatoire qui doit rester le ciment commun, par les services publics, par les formidables associations qui se démènent pour maintenir le lien social. La République doit les protéger et les aider.

 

« Pour finir, je vous dirai que le citoyen est un sujet de droit. Il jouit des libertés individuelles, la liberté de conscience et d’expression, la liberté de s’associer — c'est l'indispensable loi de 1901 — la liberté d’aller et venir, de se vêtir à son goût, d'aimer qui il veut, de se pacser, se marier, ou pas, d’être présumé innocent s’il est arrêté par la police, d’avoir un avocat pour se défendre, de participer à la vie publique, de voter et de se présenter aux élections, et bien d’autres belles choses…

 

« En revanche, il a l’obligation de respecter les lois, de participer aux dépenses collectives en fonction de ses ressources, de défendre la société, car, attention, l’incivilité est la fille naturelle du sentiment que tout est dû sans contrepartie. Je le répète, nous devons, chacun à notre place, agir en pleine responsabilité.

 

« Le chemin de la réussite est long et difficile, il dépend de nous tous, avec vous désormais, de l’éducation que nous avons reçue et de celle que nous transmettons.

 

« Je forme le vœu, en vous remettant ce livret citoyen, que vous contribuiez, demain, à préserver tous nos droits, avec une pensée particulière pour le droit à la connaissance, à l’éducation éveillant les consciences, une bonne façon, pour vos propres futurs enfants, de perpétuer la République. »

 

J'adresse mes félicitations aux jeunes ayant répondu à notre invitation.

 

En ces temps où beaucoup s'ingénient à dévaluer l'image de la fonction publique et des élus, je veux aussi dire mes remerciements aux adjoints et conseillers municipaux qui m'ont entouré, et surtout à l'équipe des fonctionnaires communaux des services des élections (photo ci-contre) et du protocole qui, un samedi matin, n'hésitent jamais à donner de leur temps pour assurer le bon fonctionnement de cette très officielle cérémonie.

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 05:25

« C'est pour envoyer à mes enfants restés dans la ville d'où je viens », ou bien « Nous voudrions prendre le temps de relire ce que vous nous avez raconté », ou encore « Nos voisins installés peu avant nous n'ont pas pu venir aujourd'hui »...​.

 

Plusieurs personnes ayant répondu samedi dernier à notre invitation à notre traditionnelle cérémonie trimestrielle d'accueil des « nouveaux Seynois » m'ont demandé, au cours des échanges informels ayant suivi mon allocution autour d'un petit buffet, de leur donner le propos de bienvenue que j'avais préparé à leur intention. Comme je n'en avais qu'un exemplaire, j'ai promis de le mettre en ligne. C'est chose faite ci-après, en y ayant inclus quelques intertitres et illustrations, pour le rendre plus agréable à lire...

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

C’est avec plaisir et fierté que je vous accueille à La Seyne, dans cette belle Villa Tamaris Centre d’art qui, depuis 2003, est sous la responsabilité de notre agglomération Toulon Provence Méditerranée, devenue métropole au 1er janvier dernier.

 

Vous êtes venus (ou revenus, pour certains) grossir les rangs de notre communauté seynoise dont la population légale est d'un peu moins de 66.000 habitants, soit 14% de plus qu'il y a 10 ans. Cela fait de La Seyne la 2ème commune du Var, la 8ème de Provence-Alpes-Côte d'Azur, la 74ème de France.

 

Pour un certain nombre, notamment les retraités, votre installation ici est un choix. Pour d'autres, les actifs, c'est souvent la dynamique économique et l'emploi qui vous ont conduits chez nous. Pour certains, hélas, c'est le retour contraint au bercail faute d'avoir pu réaliser un projet professionnel envisagé ailleurs.

 

À l'image de ceux qui s'y installent, La Seyne est contrastée. Et notre ville de contrastes est heureuse de tous vous accueillir.

 

LA SEYNE, VILLE DE CONTRASTES

 

La Seyne est en effet singulière parmi la plupart des communes du littoral de la région. Ancrée dans le réel, elle est à l’image de la vraie vie, avec des représentations très diverses.

 

Contrastes... Jugez-vous-mêmes. Elle abrite à la fois le plus grand ensemble d'habitat social de périphérie urbaine du département et, même s'ils sont peu nombreux, elle accueille certains des foyers fiscaux éligibles à l'impôt sur la fortune qui possèdent les patrimoines fonciers les plus élevés du Var.

 

Contrastes... C'est à La Seyne qu'on relève le plus fort taux de familles varoises vivant sous le seuil de pauvreté, mais c'est à La Seyne aussi qu'on note avec constance depuis 3 ans les meilleurs chiffres de baisse du chômage du département, toutes tranches d'âge et tous niveaux de qualification professionnelle confondus, y compris pour les moins de 25 ans résidant dans nos quartiers urbains fragiles dont la courbe descendante du chômage suit exactement celle des jeunes des autres quartiers alors que, en moyenne nationale, elle est 2 fois et demie plus pessimiste.

 

ZONE URBAINE SENSIBLE ET SITES PATRIMONIAUX REMARQUABLES

 

Contrastes... Un tiers de la commune est classé "zone urbaine sensible", "zone de sécurité prioritaire", "zone d'éducation prioritaire", "quartier prioritaire de la politique de la ville"...

 

... tandis qu'un autre tiers abrite le plus important pôle de compétitivité à vocation mondiale du littoral méditerranéen, centré sur les sciences, les technologies et les industries de la mer, de l'exploration et l'exploitation des océans au nautisme, en passant par l'industrie navale enrichie de nos savoir-faire historiques, la sûreté et la sécurité maritimes,

 

... et un qu'autre tiers contribue à ce que la commune soit labellisée "station classée de tourisme", qu'elle dispose du "pavillon bleu" pour la qualité de ses plages, d'un classement en "site patrimonial remarquable", d'un autre en "Natura 2000", et du "label patrimoine du XXe siècle" pour notre hameau des Sablettes répertorié par le ministère de la culture pour son architecture Pouillon, qu'elle développe, avec ses ports de pêche et ses fermes marines sur pilotis, ses produits de qualité de l'aquaculture et la conchyliculture, récemment primés au niveau national, et qu'elle accueille le seul hôtel prestigieux de la marque Hilton de la côte méditerranéenne française.

 

COMMERCES DU CENTRE EN DÉCLIN ET ÉCONOMIE DYNAMIQUE

 

Contrastes... Même si elle est loin d'être la seule parmi les villes moyennes, son centre ancien est durement dégradé, avec une activité commerciale en déclin accéléré, des zones d'habitat indigne et insalubre entre les mains de "marchands de sommeil" sans vergogne, un sentiment d'insécurité, mais...

 

... c'est dans son périmètre que fonctionne la plus grande bibliothèque théâtrale de France,

 

... et qu'on compte deux monuments classés à l'inventaire des monuments historiques — l'église Notre-Dame-de-Bon-Voyage et le pont levant des chantiers navals dont nous avons fêté le centenaire l'été dernier avec plusieurs dizaines de milliers de Seynois et de visiteurs —, et la maison de l'habitat et celle du patrimoine dont les réhabilitations et mises en valeur nous ont valu de nous voir décerner les "Rubans du patrimoine",

 

.. sans oublier notre notre casino « municipal » de jeux attirant des milliers de visiteurs, consommateurs redynamisant l'activité locale, et, bientôt, valorisant l'architecture industrielle de l'ancien atelier de mécanique des chantiers navals, un complexe de neuf cinémas, deux hôtels, et des commerces de bouche, de culture et de loisirs.

 

UN RICHE POTENTIEL À VALORISER POUR TOUS

 

La Seyne, c'est donc d'une part, autour de ses 25 kilomètres de littoral jalonné de douze ports, une richesse patrimoniale naturelle, littorale, balnéaire, touristique, culturelle, urbaine, technologique, scientifique et industrielle, un potentiel de dynamique irriguant bien au-delà des limites communales, et d'autre part un enjeu extrême de faire vivre l'équité, l'égalité, la solidarité, l'harmonie et la mixité sociale d'un territoire urbain très divers, pour que chacun, quelle que soit sa situation, puisse tirer parti de nos potentiels.

 

Tout ça suppose des moyens. On en a eu dans le passé, pour nous reconstruire après le drame de la fermeture de notre industrie navale.

 

TOUS LES SEYNOIS TIRENT PROFIT DE LA RÉNOVATION DE BERTHE

 

Tous les moyens sont bons. Si on agit là, ça bénéficie partout.

 

À titre d'exemple, à ceux qui le dénigrent, je dis et redis que mon prédécesseur, qui n'est pas du tout de ma sensibilité politique, a très bien fait de lancer en 2006 le programme de rénovation de Berthe que nous avons mené à bien et qui se termine en fin de cette année, cité en modèle à l'échelle européenne.

 

Les près de 400 millions d'euros qui y auront été investis, dont seulement 12% à la charge de la commune, tout le reste en subventions, auront redonné de la dignité à 25% de nos habitants, mais aussi et surtout de la fierté à tous, car ça aura amélioré l'image de notre ville au bénéfice l'ensemble de ses résidents.

 

Ça aura ainsi permis de réaliser les grands carrefours aux alentours des hypermarchés depuis la sortie de l'autoroute à Camp Laurent jusqu'à la clinique du Cap d'Or, améliorant les mobilités de tous, et des équipements publics comme la médiathèque Andrée-Chedid, récemment citée en exemple par la ministre de la culture, dont 60% des abonnés n'habitent pas le quartier Berthe et 20% résident sur d'autres communes.

 

Sans compter que, par le parti-pris de développement durable de la rénovation de nos quartiers d'HLM, nous avons la fierté d'être la toute première commune varoise à être classée "territoire à énergie positive pour la croissance verte", nous ouvrant la porte d'aides financières précieuses pour toute la commune, et même la ville de Toulon.

 

Ces investissements récents dans nos quartiers populaires prioritaires complètent d'autres plus anciens qui, eux aussi, soutenus par l'État, ont donné à tous les Seynois et voisins de bénéficier de nouveaux aménagements urbains, comme 4,5 des 6 kilomètres seynois de la voie dédiée au transport en commun en site propre qui nous auront permis d'obtenir que l'agglomération prévoie de mener le futur tramway ou bus à haut niveau de service non pas seulement de l'université de La Garde à la gare SNCF de La Seyne, mais prolonge son tracé jusqu'aux anciens chantiers navals.

 

DES TEMPS DIFFICILES POUR LES COLLECTIVITÉS LOCALES

 

Nous aimerions tant pouvoir bénéficier aujourd'hui d'une même attention des institutions publiques d'État, pour la rénovation de notre centre-ville, ou pour la création de nouvelles lignes de bateaux-bus, ou pour des infrastructures routières comme la corniche de Tamaris, ou pour la réalisation du canal d'avivement du port de Saint-Elme engorgé par les sables et les posidonies, ou pour l'acquisition, aux fins de protection, valorisation et ouverture au public, comme on l'a fait pour les 60 hectares du Domaine de Fabrégas, de la colline du Fort Saint-Elme que le ministère des Armées a déclassée et met en vente.

 

Mais quatre années de baisse des dotations, de contrainte budgétaire imposée, mettent à genoux les collectivités locales. Communes, métropoles, départements et régions sont à la peine budgétaire. Les investissements publics, qui pourtant assurent en France 75% de l'économie et l'emploi du bâtiment et des travaux publics, doivent être différés ou étalés dans le temps, quand il ne nous faut pas y renoncer.

 

DES INGRÉDIENTS POUR LA RÉUSSITE DU TERRITOIRE

 

Alors, plus que jamais, nous devons veiller à tirer le meilleur parti pour notre territoire des opportunités résultant d'une harmonieuse coopération ou complémentarité entre...

 

... les services publics locaux que nous peinons à maintenir, mais que nous modernisons, à l'image du tout nouveau portail Internet citoyen intégré, le premier de notre métropole,

... les acteurs économiques, des artisans et PME jusqu'aux grandes sociétés comme notre fleuron industriel local CNIM, qui ont le courage d'investir et d'entreprendre malgré les vicissitudes des temps de mondialisation favorisant plus la finance que l'initiative et le travail,

... et le monde social et associatif, extrêmement dynamique à La Seyne grâce à des milliers de bénévoles — qui vous attendent d'ailleurs en renfort... —, mais très gravement affaibli par les diminutions constantes de soutiens publics.

 

Alors, comme je ne crois pas au Bon Dieu, je préfère compter sur cette harmonie d'initiatives et de potentiels humains que sur la réalisation des miracles qui sont symbolisés en or et argent sur le fond rouge et bleu de notre blason : la multiplication des pains et la pêche miraculeuse.

 

UNE HISTOIRE QUI A FORGÉ LA SEYNE D'AUJOUR'HUI ET DE DEMAIN

 

Oui, nous disposons de bons ingrédients à La Seyne. Et surtout, parmi ceux-ci, de nos 66.000 concitoyens dont vous venez de conforter la grande équipe, elle aussi rouge et bleu (dans plusieurs sens du terme...), qui est, à l'instar de celles notre club de rugby — le plus ancien du Var —, entreprenante, généreuse, altruiste, tolérante et humaniste. Mais aussi parfois espiègle, rebelle, contestataire, toujours prête à se défendre.

 

C'est sûrement la résultante d'un héritage croisé, entre, d'une part, nos 150 années d'industrie navale, où nos anciens ont forgé les technologies qui permettent aujourd'hui notre redynamisation, mais aussi un penchant durable pour la lutte sociale, et, d'autre part, notre histoire républicaine, car c'est bien depuis les collines de La Seyne que les grognards, galvanisés par le jeune capitaine Bonaparte les qualifiant "d'hommes sans peur", ont fondu sur les forts de l'Éguillette, de la colline Caire et de Balaguier, avant de soumettre, couler ou chasser les flottes royalistes anglaise et espagnole venues prêter main forte aux voisins toulonnais ralliés à la contre-révolution.

 

Mais, depuis, promis, nous nous sommes rangés. Ou, du moins, nous essayons...

 

Car l'enjeu est grand : La Seyne est reconnue comme la chance majeure de la métropole du Grand Toulon. Nous devons tenir notre rôle pour prendre toute notre part dans la communauté de destin de notre aire urbaine de 430.000 habitants du tour de la Rade.

 

Merci de votre patiente attention. Et bienvenue à La Seyne ! Bienvenue chez vous !

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 16:01

L'accès au portail se fait par un bouton situé en haut et à droite de la page d'accueil du site officiel de la ville.

On me dira que cela n'a rien d'extraordinaire que d'offrir une possibilité d'effectuer des démarches en ligne.

C'est vrai, nombre de collectivités se sont déjà dotées de cet outil informatique moderne, quoique, au sein de notre métropole toulonnaise, après avoir survolé les sites de nos communes voisines, si certains offrent quelques "espaces citoyens" ou un accès au portail du service public, je n'ai pas trouvé d'offre de services véritablement "intégrée".

La Seyne me semble donc figurer comme quasi précurseur dans notre coin du Var. N'en soyons pas spécialement fiers, d'autant que l'instrument est aux prémices de son fonctionnement, une sorte de rodage qui permet de déceler des imperfections à corriger, des limites et des besoins de compléments et développements.

 

LES CITOYENS EUX-MÊMES AMBASSADEURS DE L'OUTIL

C'est le message que, ce jeudi, avec les élus et personnels de notre service de la démocratie locale, que je félicite et remercie de leur initiative et leur implication, que nous avons voulu faire passer aux responsables des Comités d'intérêt local (CIL), des Conseils de quartiers et Conseils citoyens, que nous avons conviés à une démonstration et que, une fois de plus, je dois remercier d'accepter de jouer le rôle d'expérimentateurs et d'ambassadeurs auprès de notre population.

L'originalité de ce portail Internet est qu'il regroupe en une seule entrée la possibilité pour les particuliers, les entreprises, les commerces et les associations, d'effectuer diverses démarches dématérialisées depuis n'importe où et à n'importe quel moment, de stocker dans un "coffre-fort virtuel" sécurisé des documents personnels utiles, de payer en toute tranquillité divers services (restauration scolaire, centres de loisirs, etc.), et d'apporter sa contribution à l'amélioration de la vie urbaine en signalant tout dysfonctionnement repéré en ville, localisable précisément, et en étant informé régulièrement de la suite donnée à la doléance.

 

UNE OFFRE SUPPLÉMENTAIRE QUI NE REMPLACE PAS LES AUTRES

Cette offre dématérialisée est bien sûr évolutive, de nouvelles fonctionnalités pouvant être ajoutées au fur et à mesure de l'adaptation des services communaux, et son "ergonomie" méritera aussi d'être améliorée et embellie.

Et, naturellement, ce nouveau service n'est pas créé pour contribuer à la réduction des dépenses communales, notamment de personnel, imposée depuis plusieurs années par l'État. Les hommes et les femmes de la fonction publique territoriale seront bien toujours là pour faire le travail, gérer les suites à donner aux requêtes formulées par le portail Internet, aider ceux qui seraient hésitants ou peu rodés à l'usage d'un ordinateur, et naturellement continuer à assurer la relation aux publics suivant les bonnes vieilles méthodes du courrier écrit, des courriels et de l'accueil physique en direct.

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 05:54

À la fin de ce mois de janvier, le Tribunal de commerce de Marseille se penchera une fois de plus sur la situation du quotidien régional « La Marseillaise », héritier de nos anciens journaux locaux « Le Var libre » (1944), puis  « La Liberté du Var » (1944-1946) et « Le Petit Varois » (1946-1975), issus de la Résistance à l'occupant nazi. Les juges pourraient décider de la fin de ce quotidien.

On peut ne pas être d'accord avec la ligne éditoriale de tel ou tel titre de la presse. Mais, lorsqu'on est républicain, quelle que soit sa sensibilité, on est attaché à la pluralité de l'information, gage de démocratie et de forge de consciences éclairées.

Les Seynois se souviennent sûrement que, il y a quelques années, c'est l'autre quotidien local, « Var Matin », qui a connu une période de lourde incertitude pour sa pérennité. Une belle mobilisation avait contribué à sa survie. Pareil engagement a aussi apporté sa pierre à la poursuite de la parution de « La Marseillaise » quelques temps après, à l'occasion d'une première phase d'inquiétude sur l'équilibre économique durable du titre.

Les Seynois aiment la confrontation d'idées et sont même fiers de leur état d'esprit singulier, toujours prêt à la palabre et l'échange argumentaire dialectique.

Je les invite à signer avant le 29 janvier, comme je l'ai fait, la déclaration que, il y a un mois, le 18 décembre dernier, nous avons publiée avec des personnalités provençales et languedociennes de tous horizons politiques, économiques, sociaux et culturels, et que chacun peut consulter en cliquant pour l'agrandir sur l'image illustrant cet article (en haut et à gauche) ou ICI.

En mettant en ligne le formulaire ci-dessous, je me propose de collecter et transmettre à « La Marseillaise » les signatures de Seynois que j'aurai « récoltées ».

Et ce serait d'autant plus fort si, à l'instar des signataires initiaux, nous représentions la grande diversité de notre ville.

Et chacun peut, naturellement, partager cet article...

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 20:36

C'est ce jeudi 11 janvier, à 18 heures, au casino Joa, que je présenterai les vœux de notre municipalité aux acteurs économiques, sociaux et associatifs, et, plus généralement, aux Seynois...

 

 

Et j'en profite pour mettre aussi en ligne les vœux que, en qualité de président de l'Association des maires Ville & Banlieue de France, j'ai formulés ces jours derniers pour les territoires urbains fragiles, leurs cinq millions d'habitants, leurs élus, et tous les acteurs publics et associatifs qui s'efforcent d'y faire vivre les valeurs de la République...

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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 05:53

La Loi le prévoit, mais la démocratie locale l'exige. Et ça valait bien qu'on y consacre du temps. Après des mois d'échanges, de collecte et de prise en compte des besoins qu'ont exprimés les conseils citoyens, les conseils de quartiers, les comités d'intérêt local, les comités d'usagers des services publics, les acteurs associatifs, les entrepreneurs économiques, le Plan d'aménagement et de développement durable (PADD) arrivait enfin ce lundi sur la table du conseil municipal pour un ultime débat.

Le PADD, c'est le document qui fixe les grandes orientations que l'on souhaite pour le devenir du développement et l'aménagement de notre territoire communal : organisation urbaine, mobilités, espaces dédiés à l'habitat, à l'activité économique, industrielle, technologique, artisanale, commerciale, balnéaire et touristique, à la vie culturelle et sociale, à la nature, à l'agriculture de proximité...

 

LA « SAISON 2 » DE LA MAÎTRISE DE L'URBANISATION SEYNOISE

C'est le cadre de référence à partir duquel se construit le Plan local d'urbanisme (PLU) qui, lui, est un document « opposable » à tous, qui impose ce que l'on a droit ou pas de construire dans chacun des secteurs de la commune, avec toutes les prescriptions règlementaires nécessaires.

Après une importante révision du PLU seynois conduite de 2008 à 2010 pour freiner l'urbanisation galopante que l'équipe municipale qui a précédé la nôtre de 2001 à 2008 avait autorisée et même promue, générant des désordres majeurs dans certains quartiers, nous avions annoncé lors de la campagne électorale que nous ouvririons une « saison 2 » de la modération de la frénésie des constructions. On fait donc ce qu'on a dit. On dit ce qu'on fait. Et on le fait avec les gens. Ce n'est pas le cas de tout le monde...

 

UN PLAFOND FIXÉ À 70.000 SEYNOIS, ET DES MOBILITÉS PROPRES ET EFFICACES

Nous avons exprimé nos volontés de sanctuariser nos espaces naturels, littoraux et agricoles, de répondre aux obligations que nous impose le Programme local de l'habitat (PLH) de notre agglomération, tant est difficile l'accès au logement pour tous, et de permettre le développement d'activités économiques diversifiées, tant l'emploi demeure fragile.

Mais nous avons surtout exprimé dans le PADD nos objectifs de limiter à 70.000 le nombre de nos concitoyens seynois — et nous y serons sous peu avec nos presque 66.000 habitants — et l'absolue nécessité d'obtenir les moyens des mobilités efficaces et écologiques qu'une métropole doit à ses habitants pour que, délaissant la voiture, reconquérant des espaces publics apaisés, accédant aux lieux de travail, de services et de loisirs, à toute heure et chaque jour, ils profitent d'un cadre de vie sain et fonctionnel : transport en commun en site propre, bateaux-bus, modes doux comme le vélo, interconnexions avec le rail, etc.

 

UN CONSEIL MUNICIPAL SOLIDAIRE ET UNANIME POUR UNE SEYNE PAISIBLE

Le débat du conseil municipal autour du PADD n'appelle légalement pas de vote. Mais, à son issue, j'ai tenu à recueillir les avis de l'ensemble des groupes politiques qui composent notre assemblée communale.

À main levée, publiquement, du FN au NPA, en passant par toutes les sensibilités de la droite et de la gauche, tous nos élus ont approuvé les orientations d'urbanisme et d'aménagement du territoire patiemment travaillées avec les citoyens, les agents et les cadres communaux qui ont fait un travail remarquable.

J'en sais gré à tous nos conseillers municipaux, majoritaires et minoritaires. Ce n'est pas si fréquent dans une commune sur un sujet d'une telle importance et j'ai d'ailleurs été étonné que la presse locale ne l'ait pas relevé.

Cela nous engage désormais collectivement et solidairement à finaliser le plus vite possible un PLU révisé qui concrétisera nos vœux partagés. Et cela nous protègera de toute tentation de développement non maîtrisé que, avec le transfert de la compétence de l'urbanisme à la métropole, d'autres, depuis un ailleurs, pourraient un jour avoir les velléités de nous imposer...

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Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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