3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 07:09

J'étais à mille lieues d'imaginer pas que ma proposition aux minorités municipales de suivre avec la majorité la situation épidémique locale dans le cadre d'un « comité de suivi de la crise sanitaire » allait être qualifiée publiquement de « politique politicienne de bas étage » par un candidat à l'élection municipale.

Il s'agissait simplement de tenir au courant les élus de notre conseil municipal de la réalité de la situation, des initiatives de notre « cellule opérationnelle de crise » que font fonctionner avec un dévouement exceptionnel les cadres de notre mairie pour répondre aux innombrables besoins de notre population, et de recueillir avis et suggestions.

 

 

Les Seynois ont bien d'autres soucis en ce moment, mais je ne peux laisser tenir de tels propos sans y répondre avec précision. Et surtout avec calme...

Je ne vais pas regretter ma démarche, conforme à celle qui a toujours été la mienne de respect et d'association des oppositions, qui ont à plusieurs reprises depuis douze ans reconnu mon souci de démocratie interne, et encore moins revenir en arrière, mais j'invite d'emblée chacun à ne pas se tromper de temporalité.

La campagne électorale est suspendue. On ne sait pas quand se déroulera le deuxième tour, ni même s'il ne faudra pas tout recommencer avec l'annulation du premier. Et, si certains ne l'ont pas compris, qu'ils sachent que notre « comité de suivi de la crise sanitaire » ne sera pas le plateau télévisé d'un débat politique public. Je suis mobilisé à 100 % sur les problèmes du moment avec nos fonctionnaires, nos associations et nos volontaires. Nous avons besoin de sérénité.

 

LA RÉALITÉ DES CHOSES, POUR SE FAIRE UNE IDÉE DE MA « POLITIQUE DE BAS ÉTAGE »

Je dois tout de même, avant de clore définitivement le sujet, porter à la connaissance de tous l'ensemble des éléments factuels sur la démarche que j'ai imaginée.

1°) C'est à partir d'un échange avec une conseillère régionale et municipale élue de la liste UMP-UDI de 2014 que j'ai mûri l'idée d'une instance de suivi ouverte à toutes les sensibilités ;

2°) Pour ne pas troubler le travail considérable que conduisent les cadres et agents municipaux qui sont mobilisés 24 heures sur 24 pour gérer la situation de crise, j'ai tenu à m'assurer qu'ils pourraient consacrer un moment, environ hebdomadaire, à un échange avec les élus ;  

3°) Pour tenir au courant les élus minoritaires et recueillir leurs avis, nous disposons de « commissions municipales » constituées à la proportionnelle des trois groupes du conseil municipal, seule instance en fonction depuis 2014 : 5 élus majoritaires de la gauche et de l'écologie, 1 élu de la liste Front National, et 1 élu de la liste UMP-UDI ; pour éviter toute discussion inutile, c'est une configuration similaire, qui ne souffre d'aucune critique depuis 2014, que j'ai imaginée pour notre « comité de suivi » ;

4°) Pour aller plus loin en participation des minorités que les « commissions municipales » obligatoires de par la Loi, j'ai décidé depuis 2014 d'ouvrir d'autres instances à des élus minoritaires, comme par exemple l'administration de notre office public d'HLM, « Terres du Sud Habitat » ; ceux-ci y ont répondu favorablement et s'y sont investis avec sérieux et constance ; 

5°) Pas totalement ignorant des évolutions politiques au sein des deux groupes de la minorité que, comme tout le monde, j'ai vus se déchirer au cours du mandat qui s'achève, j'ai opté pour la simplicité afin de ne froisser personne ; en proposant à une élue de la liste UMP-UDI de 2014 et à un élu de la liste Front National de 2014, tous deux représentants les minorités au conseil d'administration de notre centre communal d'action sociale (CCAS), instance aujourd'hui en première ligne de la crise épidémique du covid-19, je ne pensais pas qu'il n'y aurait débat : depuis que les groupes minoritaires se sont scindés, personne ne m'a jamais demandé de revoir leurs représentations au sein du conseil du CCAS ;

6°) Pas non plus complètement aveugle quant au présent, même si je me suis refusé à prendre en considération les évolutions politiques des droites et des extrêmes-droites seynoises puisque seul compte pour moi le conseil municipal encore en fonction, j'ai tout de même voulu éviter d'ajouter de l'huile sur le feu entre les listes candidates de 2020 qui regroupent ces tendances ; ça tombait bien : l'élu de la liste du Front National de 2014 est désormais candidat en bonne place sur une liste de 2020, et l'élue de la liste UMP-UDI de 2014 est désormais à la tête d'une autre liste de 2020 ; tout le monde, pour moi, pouvait être satisfait ;

7°) En outre, ça tombait bien aussi, l'élu de la liste du Front National de 2014 est aussi conseiller départemental, ce qui peut être utile pour relayer les demandes que nous pourrions formuler pour obtenir une mobilisation du Département en appui à nos actions de gestion de la crise du coronavirus (par exemple : mobilisation du fonds de solidarité pour le logement [FSL] pour des familles en perte de revenus salariaux du fait de l'épidémie ayant du mal à régler leurs loyers, ou attribution de tablettes informatiques aux collégiens qui en sont dépourvus devant vivre leur scolarité à distance de leurs établissements) ; et l'élue de la liste UMP-UDI de 2014 est aussi conseillère régionale, ce qui peut être utile pour mobiliser pour La Seyne des compétences de la Région en cette période difficile (par exemple : appui aux entreprises en difficulté, ou aux associations impliquées dans le contrat de ville qui interviennent en accompagnement des publics fragiles) ;

8°) Enfin, le « comité de suivi de la crise sanitaire » n'a pas vocation à être une instance officielle, faute de pouvoir être constituée par une délibération du conseil municipal qui ne peut être réuni en cette période qu'en cas d'urgence, ses réunions ne seront pas des tribunes publiques et j'entends exiger de tous la discrétion sur les échanges qui s'y dérouleront ;

9°) Les deux élus minoritaires sollicités pour en faire partie ont répondu favorablement à ma proposition sans me faire part de quelque difficulté que ce soit de la part de leurs amis des listes sur lesquelles ils figurent pour l'élection de 2020 ;

10°) Bref, je pense avoir proposé une démarche qui pouvait satisfaire tout le monde, sauf peut-être le Rassemblement National (ex-FN), mais ce n'est pas ma faute si plus aucun des sept conseillers municipaux élus sous cette étiquette en 2014 n'est encore adhérent de ce parti.

 

ON PEUT SE DEMANDER QUI FAIT DE LA « POLITIQUE POLITICIENNE »

Ceci étant, je ne compte pas revenir sur ma décision de créer ce « comité de suivi ». Dans un but d'apaisement entre les membres de l'actuelle minorité de droite, j'ai même répondu favorablement à la demande, reçue ce jeudi, d'une élue de la liste UMP-UDI de 2014, également conseillère départementale et tête d'une des listes de 2020, d'intégrer aussi notre « comité de suivi ».

Et je ne reviendrai pas sur ma décision malgré le fait que la qualification de ma démarche de « politique politicienne de bas étage », que je viens de découvrir dans la presse, est le propos public d'un des colistiers de l'équipe 2020 de cette élue, et pas des moindres puisqu'en quatrième position, singulièrement discordant avec celui de l'élu municipal et départemental, en huitième position sur la même liste, que j'avais sollicité, et avec la demande courtoise que j'ai reçue de l'élue en question. J'ai un peu de mal à comprendre ces distorsions, mais ce ne sont pas mes affaires.

Par voie de conséquence de cette acceptation, si l'élue municipale et régionale évoquée au 1°) ci-dessus me sollicitait pour qu'un nouvel équilibre soit assuré entre leurs courants de pensée similaires en ajoutant à notre « comité de suivi » un(e) autre élu(e) sortant(e) figurant sur sa liste de 2020, j'aurais le devoir au nom de l'équité d'y répondre favorablement. Comme aux membres de la majorité, qui pourraient à bon droit estimer que les équilibres de représentativité sont rompus. Ça commencerait à faire beaucoup de monde pour organiser des échanges en vidéoconférence ou en téléconférence, ou, pire, en présence physique au regard du risque de contamination, mais je suis disposé à le tenter.

En tout état de cause, je suis heureusement surpris par cet élan de volonté d'implication. Et je clos le sujet, tant la gravité de la situation sanitaire m'appelle à d'autres tâches plus urgentes et importantes.

 

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Marc VUILLEMOT

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