15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 16:31

Nos fonctionnaires communaux sont efficaces, réactifs et imaginatifs. Lorsque la nouvelle de la décision, attendue par beaucoup de familles et d'entreprises, de réouverture des écoles le 22 juin pour tous les enfants est tombée ce dimanche soir, la question s'est immédiatement posée de l'organisation du scrutin du deuxième tour des élections municipales le 28 juin.

Comment, en une seule journée, celle du samedi, désinfecter et aménager les bureaux de vote dans les conditions draconiennes imposées – et nécessaires – de protocole sanitaire permettant aux citoyens d'aller voter en toute tranquillité, et, à l'issue du vote, de les remettre en état, après nouvelle désinfection, pour la reprise des cours le lendemain matin jusqu'à la fin de l'année scolaire ?

 

VOTE ET ENSEIGNEMENT : DEUX PROTOCOLES SANITAIRES CONTRADICTOIRES

« Un pauc mai, un pauc mèns... », comme on dit chez nous ! (un peu plus, un peu moins, en provençal) Ça va coûter quelques nouvelles dépenses exceptionnelles à la commune, s'ajoutant à toutes celles que nous avons engagées au gros de la crise sanitaire, mais il fallait trouver dans l'urgence des solutions à deux exigences contradictoires de l'État : celle d'aménager les bureaux de vote dans le respect d'un protocole rigoureux de prévention du virus, et celle, annoncée ce dimanche par le Président de la République, de rouvrir les écoles tout en respectant un autre protocole d'organisation des espaces scolaires, différent de celui des bureaux de vote qui, sauf exception, sont installés... dans les mêmes lieux.

En accord avec l'Éducation nationale, la plupart des communes importantes utilisant les écoles comme lieux de vote avaient dû opter pour disposer d'au moins deux jours avant et autant après le vote pour réaliser toutes les opérations nécessaires pour que les deux protocoles, très différents, soient respectés à la lettre. Ça pouvait s'envisager tant que peu d'enfants fréquentaient les établissements. Mais, avec la reprise possible et souhaitable de tous les élèves, il n'est plus question de les priver de quatre jours de classe et de contraindre de très nombreux parents salariés à chercher des solutions de garde. 

 

À PEINE ROUVERTES, LES ÉCOLES NE SERONT PAS FERMÉES !

En acceptant de travailler de nuit, nos agents, en équipes renforcées, dont je salue une nouvelle fois le volontarisme, même si le statut de la fonction publique impose, ce qui est normal, qu'ils soient rémunérés en heures supplémentaires, pourront réaliser les aménagements nécessaires, tant au vote qu'à l'enseignement, sans que nous soyons obligés de fermer les écoles concernées pendant quatre jours. Afin toutefois qu'ils disposent de suffisamment de temps pour une mission parfaite, nous sommes tout de même contraints de supprimer les accueils périscolaires du vendredi soir et du lundi matin.

Cette disposition aura un coût. Mais ni la santé ni la démocratie n'ont de prix. Surtout si l'État accepte de compenser pour les communes les dépenses imposées par ses propres protocoles sanitaires, par ailleurs justifiés...

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Marc VUILLEMOT

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