4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 14:56

C'est un vrai soulagement. Le « printemps marseillais », équipe d'union des gauches et des écologistes, largement majoritaire en voix, a bien failli ne ne pas disposer d'une majorité au conseil municipal de Marseille. Mais c'est fait. Michèle Rubirola vient d'être élue maire de la deuxième ville de France. Grâce au bon sens dont a fait preuve Samia Ghali, ancienne socialiste dont le retrait de la candidature a finalement permis à la chef de file du « printemps marseillais » de disposer d'une majorité.

La tristesse des citoyens progressistes, humanistes et écologistes seynois sera un peu atténuée par la liesse de nos voisins marseillais. Et la leçon devra être tirée pour que fleurisse un futur... « printemps seynois ».

 

Si le succès a failli échapper au peuple marseillais qui avait pourtant majoritairement accordé sa confiance à la liste de Michèle Rubirola face à la liste de droite arrivée seconde, c'est la faute à une loi taillée sur mesure pour lui-même que l'ancien maire de Marseille, Gaston Deferre, a fait adopter en 1982, alors qu'il était ministre de l'Intérieur. Ce système n'est guère démocratique, et fait autant tâche dans un pays comme la France que le mode d'élection des présidents des États-Unis d'Amérique ayant permis à Trump d'être élu en 2016 alors qu'Hilary Clinton avait obtenu plus de voix que lui. Nos parlementaires laisseront-ils encore longtemps en place cette loi d'exception qui prive les Parisiens, Lyonnais et Marseillais du droit de choisir leur maire au suffrage vraiment universel ?...

 

UN EXEMPLE MARSEILLAIS À MÉDITER. ET UNE EXPÉRIENCE À SUIVRE...

Mais là n'est pas la leçon qui nous concerne à La Seyne. Figurez-vous que Cécile Jourda, deuxième de notre équipe « L'énergie positive », désormais numéro un de nos élus minoritaires avec ma démission du conseil municipal, a subi le même sort que Michèle Rubirola. Elle ont été toutes deux suspendues de leur parti, Europe Écologie Les Verts, pour avoir opté pour l'unité des gauches et de l'écologie dès le premier tour du vote. Mais, chez nous, Cécile Jourda était seule écologiste sur notre liste unitaire du premier tour, tandis qu'à Marseille les Verts étaient très partagés entre la liste du « printemps marseillais » et une liste écologiste.

Autre similitude : comme pour l'union à La Seyne, la France insoumise marseillaise ne voyait pas d'un très bon œil l'initiative du « printemps », mais elle a fini, fût-ce un peu tardivement et après que Sophie Camard, députée suppléante de Jean-Luc Mélenchon et désormais vainqueur dans le 1er secteur marseillais, s'est engagée dans la démarche unitaire « printanière », par accompagner de plus ou moins près le projet. Ce ne fut pas le cas chez nous.

Si tout n'est pas comparable entre nos deux villes, loin de là, il faudra tout de même se souvenir que, plus l'unité est précoce et large, dépassant les divergences pour rechercher les convergences, plus l'électorat est enclin à accorder sa confiance à un projet partagé.

C'est ce projet d'alternance d'un « printemps seynois » que mes amis, l'écologiste Cécile Jourda, le communiste Anthony Civettini, et nos six autres conseillers municipaux minoritaires, de sensibilités diverses de la gauche et de l'écologie, vont avoir la charge d'animer avec tous les Seynois qui ne voudront pas se résigner si, comme on peut le craindre, les valeurs écologistes, humanistes, sociales et citoyennes ne brillent plus comme ils le souhaiteraient sur leur ville pour les temps à venir.

Marseille va être un bel exemple à suivre...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication

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