6 novembre 2025 4 06 /11 /novembre /2025 04:28

 

Il y a maintenant plus d'une année, je m'autorisais à interpeler ma successeure à la mairie sur la dénomination d'Abbé Pierre d'un petit jardin public de notre centre-ville. Je reproduis ci-dessous le message que je lui avais adressé pour lui suggérer d'envisager une autre dénomination après les révélations concernant les agissements de cet ecclésiastique. Et je publiais quelques jours plus tard la réponse favorable qu'elle m'avait transmise. Elle adhérait à l'idée d'engager un dialogue avec les habitants, les associations, en y associant le Mouvement Emmaüs créé par l'Abbé Pierre et présent à La Seyne, en vue de trouver une solution.

 

Le temps a passé. Les discussions internes à la municipalité et avec les gens et les associations doivent être compliquées, parce que, plus d'un an après notre échange, le petit square porte toujours le même nom. C'est d'autant plus étrange que, de son côté, la “Fondation Abbé Pierre” n'aura mis que quatre mois pour devenir la “Fondation pour le Logement des Défavorisés”.

 

Alors, qu'en est-il ?...

 

 

C'est vrai que changer le nom d'un lieu de la voirie publique n'est pas chose facile. Ça suppose une réflexion en amont d'une délibération du conseil municipal, puis ça occasionne souvent une gêne pour les riverains, contraints à diverses démarches, dont certaines payantes, ne serait-ce que pour communiquer leur nouvelle adresse à leurs contacts, mais aussi pour mettre à jour leurs documents officiels, pièce d'identité, certificat d'immatriculation de leur véhicule, etc. C'est la raison pour laquelle j'ai choisi, au cours de mes mandats de maire, de n'honorer les mémoires de personnalités locales, nationales ou internationales que par des dénominations de voies nouvelles ou de lieux sans habitations, commerces ou entreprises (Arthur Paecht au Parc de la Navale, Danièle Mitterrand au Parc Braudel, Mère Teresa au Messidor, Lucie Cavatorta aux Mouissèques, Les Seynois de la Mission de France à l'est de l'église, etc.).

 

Mais personne n'habite au square Abbé Pierre. Les seules raisons imaginables à cet atermoiement sont donc que les discussions promises avec les habitants et les associations par la prédécesseure de M. Minniti soit s'éternisent, soit ont été interrompues avec le changement de maire, soit n'ont jamais commencé.

 

Je réitère donc ma suggestion à M. Minniti en reproduisant le message adressé à Mme Bicais et la réponse de cette dernière, espérant que, dans une démarche de continuité républicaine, le sujet sera enfin abordé et traité.

 

Ce serait par ailleurs la moindre des choses que, après qu'on a rayé d'un trait de lame de bulldozer l'ancien Espace Paul-Raybaud et l'ancien Jardin Paul-Gaujac et qu'aucune mesure n'a été prise pour que la commune continue à perpétuer la mémoire de ces personnalités seynoises, enfouies sous les gravats désamiantés de la mairie sociale détruite, on se décide enfin à réparer cette injustice.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire Démocratie locale et communication