9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 11:53

C'est parce que les résultats sont encourageants qu'il ne faut surtout pas baisser la garde. Peu de Seynois le savent, mais nous avons, en 2009, demandé à la structure agréée par le ministère en charge de l'Environnement pour la surveillance de la qualité de l'air en région Provence de remettre en service notre station de mesure implantée au quartier Tortel.

Bizarrement, sauf à penser qu'un raisonnement simpliste avait antérieurement conduit à considérer que « pas de mesure = pas de pollution », notre station était en effet arrêtée depuis plusieurs années, contrairement aux autres de notre métropole (Hyères et Toulon).

Alors, en cette période de canicule oppressante, il n'est jamais inutile de se pencher sur les résultats...

 

LA SEYNE ET TOULON PLUTÔT BONNES – VOIRE TRÈS BONNES – ÉLÈVES

Si l'on compare en effet l'évolution depuis 2014, année de mise en service du tunnel routier de Toulon, au cours de laquelle on a constaté un impact fort de baisse de la pollution, on réalise que les taux des fameux NOx, c'est-à-dire les divers oxydes d'azote, résultant du trafic routier, du transport maritime et de l'industrie, de même que ceux des particules fines, de mêmes origines que les NOx auxquelles s'ajoutent les rejets du chauffage par combustion (bois, charbon, fuel, etc.), sont en diminution constante.

Sur la période de cinq ans, ainsi qu'en attestent les tableaux ci-dessous, il faut se réjouir que les taux de NOx ont diminué sur l'ensemble des villes de la Région Provence.

Mais on doit avoir une satisfaction particulière pour Toulon qui progresse d'une place en données brutes et obtient le 3ème meilleur taux de diminution de cette pollution. Quant La Seyne, si elle demeure à la troisième place des communes urbaines à l'air le moins pollué, elle est celle qui, avec 28% de polluants en moins sur la période, progresse le plus vers une amélioration.

 

LA COMBINAISON VERTUEUSE D'UNE MULTIPLICITÉ D'EFFORTS

ll est bien sûr difficile de relier les évolutions positives de nos communes à telle ou telle action, mais il est probable que, pour La Seyne, elles résultent d'effets conjugués de l'augmentation de l'usage de nos transports en commun qui ont connu de nettes améliorations, de la mise en service de nouvelles voies cyclables et de notre aide de 250 euros aux particuliers pour l'achat de vélos électriques, du raccordement d'habitations et d'équipements publics à nos deux réseaux de chaleur, celui de notre centrale de thalassothermie du Parc de la Navale et celui de l'usine d'incinération des déchets de Lagoubran, des rénovations thermiques de 2500 logements à Berthe, de notre collecte des végétaux verts remplaçant leur brûlage, des limitations de vitesse sur nos voies urbaines, des efforts de nos acteurs économiques, notamment avec le plan de déplacement inter-entreprises de l'Association pour le développement des entreprises de l'Ouest toulonnais, de l'acquisition de vélos électriques pour les déplacements professionnels de nos personnels communaux, de la progression de nos circuits courts, à l'instar des productions maraîchères de notre Domaine de Fabrégas, du traitement des déchets de notre service de restauration scolaire, et plus généralement de nos actions de sensibilisation et d'éducation à la maîtrise des énergies, en direction du grand public, des scolaires et des personnels communaux.

 

ENCORE D'IMPORTANTES MARGES DE PROGRÈS VERT

On est sur la bonne voie, attestée par le fait que nous avons été la première commune varoise labellisée « Territoire à énergie positive pour la croissance verte ». Il faut mettre à profit les toutes prochaines années pour confirmer – et accroître – cette évolution positive.

D'importantes marges de progrès existent, comme la poursuite du raccordement de bâtiments publics et privés à nos réseaux de chaleur, la rénovation de l'habitat dans le sens d'économies d'énergies, notamment avec le programme de rénovation urbaine du centre ancien, l'adaptation, étudiée par la Chambre de commerce et d'industrie du Var, des quais d'accueil des navires de commerce et paquebots de croisière pour qu'ils bénéficient lors de leurs escales d'énergie par branchements électriques au lieu de celle produite par leurs moteurs thermiques, ou encore du remplacement, à Brégaillon, du transport de fret par Ro-ro camions (transfert maritime de remorques tractées par des camions) par du Ro-ro ferroviaire (wagons embarqués), et, bien sûr, des évolutions attendues des transports en commun, telles que je les évoquais dans un tout récent article.

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 05:45

Vives félicitations aux policiers qui ont arrêté plusieurs individus suspectés d'être impliqués dans l'un des très graves événements criminels que connaissent depuis deux ans les quartiers populaires de notre métropole, celui qui a endeuillé deux familles aux abords de « L'Abricotier », au quartier Berthe, en septembre dernier.

Lorsque les choses vont dans le bon sens, il faut le dire. Je l'ai exprimé au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avec lequel j'ai eu un échange il y a quelques jours. On avance mais on n'est pas encore au bout de la route.

 

L'ACTION EFFICACE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE ET DE LA POLICE JUDICIAIRE

Après avoir obtenu en 2012 le classement de La Seyne en « zone de sécurité prioritaire », d'où a découlé la création d'une « brigade spécialisée de terrain » et une meilleure coordination des actions de l'ensemble des acteurs partenaires de notre « conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance », dont le travail est aujourd'hui cité en exemple, j'ai dû saisir le Premier Ministre pour que nos sites fragiles de La Seyne, Toulon et Hyères deviennent « quartiers de reconquête républicaine ».

J'ai enfin été entendu et le ministre de l'Intérieur est venu il y a quelques semaines à La Seyne annoncer pour l'automne prochain des renforts humains et logistiques pour la police de sécurité publique. Et j'ai profité de mon tout récent échange avec lui pour lui demander de conforter en outre les effectifs de la police judiciaire, requête dont il m'a assuré qu'elle sera prise en compte.

 

VERS UNE REPRISE DU CONTRÔLE DU MARCHÉ DU CANNABIS PAR L'ÉTAT ?

Chacun sait que l'accroissement de la délinquance dans nos quartiers populaires est à relier au narcotrafic. Agir pour tarir la demande en poursuivant les opérations menées depuis quelques temps pour interpeller les consommateurs de stupéfiants aux abords des lieux de vente est aussi un moyen d'assécher l'offre des dealers.

Dans cet esprit, de même que j'indiquais il y a quelques temps qu'il serait judicieux de suivre l'expérience canadienne de dépénalisation de l'usage du cannabis récréatif avec sa commercialisation règlementée sous monopole d'État, peut-être serait-il opportun d'étudier de près les recommandations similaires du très officiel Conseil d'analyse économique, organisme rattaché au Premier Ministre, et de prendre connaissance de l'Appel lancé sur « L'Obs » par 70 personnalités de la médecine, de l'économie et du monde politique, notamment nombre d'élus locaux de toutes sensibilités, du centre-droit à la gauche et l'écologie...

 

LA FORMATION, REMPART PRÉVENTIF CONTRE LA DÉRIVE DÉLINQUANTE

Les moyens de l'éducation, celle de l'École bien sûr, mais également celle des animateurs, éducateurs, travailleurs sociaux, publics et associatifs, du périscolaire, du loisir socio-éducatif, du sport et de la culture, vont très certainement être également confortés, ainsi que l'a annoncé Julien Denormandie, ministre de la Ville, lors de l'inauguration de notre nouvel « Espace sportif et d'accueil des jeunes ».

La formation aux savoirs, aux savoir-faire et aux savoir-être, de 0 à 25 ans, est le meilleur moyen de prévenir en amont l'empêtrement dans les mailles de la délinquance et de la criminalité. C'est la raison pour laquelle il reste à l'État à reconnaître que sa réforme des parcours vers l'insertion professionnelle des plus éloignés de l'emploi doit être réajustée car non efficace, ni par les « emplois francs » dont les entreprises ne se saisissent pas, ni par le bien trop faible financement des « parcours emploi compétences » auxquels les employeurs associatifs renoncent car ils ne peuvent plus en assurer le bouclage financier.

 

DES EFFORTS À POURSUIVRE POUR LA QUALITÉ DE VIE DU QUOTIDIEN

L'action sur le cadre de vie des quartiers où vivent les plus fragilisés par les dures réalités économiques est également déterminante pour prévenir les dérives. L'un des plus importants programmes de rénovation urbaine de France se termine à Berthe : l'habitat a été rénové, des équipements publics pour l'éducation, la culture, le sport et l'action socio-éducative ont été remis à neuf ou créés, l'environnement urbain a été repensé.

Mais cette intervention sur les infrastructures doit être confortée par une présence quotidienne des services publics de proximité qui doivent s'améliorer, pour la justice et le droit, pour l'accompagnement social, et, naturellement, pour la gestion du logement social, en matière d'offre accessible équitable, d'écoute des résidents, d'entretien et de salubrité.

Je salue en ce sens la dynamique des associations de locataires et la récente création du Comité d'intérêt local (CIL) de Berthe qui a toute sa place à prendre dans le collectif des CIL de La Seyne, interlocuteur privilégié de la puissance publique pour l'amélioration des conditions de vie.

 

CE N'EST PAS LE MOMENT DE LÂCHER LA BRIDE

Les efforts tous azimuts doivent être poursuivis. La très grande majorité des Seynois de nos quartiers fragilisés sont des citoyens responsables qui n'aspirent qu'à la dignité, à la tranquillité et au bien vivre ensemble. On doit parvenir à ce que la poignée de délinquants qui perturbent, voire terrorisent, cesse son activité malfaisante, et que d'autres, notamment chez les plus jeunes, n'empruntent pas le même chemin.

C'est à notre portée, pour peu que les volontés soient partagées et que les moyens d'agir soient à la hauteur des besoins.

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 15:32

 

Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement, a honoré La Seyne de sa présence ce vendredi, à l'occasion de l'inauguration du tout dernier équipement réalisé dans le cadre du Programme de rénovation urbaine 2006-2019, un « Espace sportif et d'accueil des jeunes » (ESAJ), en fonctionnement depuis quelques mois.

 

Dans le cadre de l'événement « Berthe en fête », avec des visites du restaurant d'insertion « Le Petit Prince », des espaces socio-éducatifs du collège Henri-Wallon, de la médiathèque Andrée-Chedid, un cheminement à pied dans le quartier pour découvrir les rénovations de l'habitat et des espaces publics, et des rencontres avec des habitants, des acteurs associatifs et publics, l'occasion a été donnée au représentant du Gouvernement de mesurer l'importance de ce programme qui s'achève après avoir duré treize ans.

 

Le ministre a aussi évalué avec une satisfaction non dissimulée la qualité du travail que les services publics et les associations mènent en matière d'éducation des jeunes, de 0 à 25 ans, soulignant que... « à La Seyne, [nous avons] une longueur d'avance sur bien d'autres territoires ».

 

Je livre ci-après mon propos inaugural de ce nouvel espace éducatif...

 

 

« C'est un vrai lieu de vie que nous inaugurons aujourd'hui. Un lieu de vie intense car il accueille des jeunes. Des jeunes Seynois, de tous horizons, qui se retrouvent ici. Une fabrique de futur. Une illustration du dynamisme et de la détermination des associations, dont les clubs sportifs, et de nos services municipaux. Je reviendrai sur cette dimension essentielle de ces deux jours de fête... 

 

« Inaugurer une telle structure, après quelques temps d'activité et un vrai succès naissant, c'est mieux qu'inaugurer du béton vide.

 

« Et ce ne sont pas les architectes, n'est-ce pas, Jean-Louis Duchier, qui me démentiront, tant ce qui est recherché – et trouvé –, ici, c'est un espace ouvert et multifonctionnel, éclairé, répondant de belle façon aux normes de haute qualité environnementale, notamment par ses toits végétalisés, entre zones pavillonnaires et habitat collectif, entre école et équipement sportif, c'est un lieu intégré et d’intégration sociale et urbaine. Bravo et merci aux concepteurs, aux entreprises, aux services qui ont voulu et suivi la réalisation.

 

 

CE QUI COMPTE LE PLUS : LA COHÉSION HUMAINE, L'ÉLAN D'UN QUARTIER

 

« Je suis heureux, Monsieur le ministre, d’avoir pu cet après-midi profiter de votre présence pour montrer, pour valoriser publiquement ce qui compte le plus à mes yeux : la cohésion humaine. L'élan d'une ville, d'un quartier, contre les vents et les marées de l'adversité. 

 

« J'aime ce quartier. J'y ai vécu dans mon mon enfance, j'y ai effectué toute ma carrière, j'y ai connu deux générations d'élèves devenus pour la plupart aujourd’hui des adultes accomplis, grâce à leur volonté bien sûr, mais aussi grâce à ce qui y a été mis en place : une "cité éducative" avant la lettre.

 

« J'aime ce quartier parce que je connais nombre de ceux qui y vivent et qui, eux aussi, y sont très attachés. Ils tiennent, M. le ministre, à la sécurité, à la paix, à plus de justice sociale, ils tiennent au cadre de vie chaleureux que ce quartier sait construire, pour peu qu'on lui en laisse la possibilité.

 

« Ce n'est pas une vie rêvée ou calculée par je ne sais quel technocrate, dont nous parlons ici et maintenant.

 

« Vous l'avez aperçue, cette vie communale et de quartier, en ayant parcouru, rapidement, – et je vous en remercie au nom de La Seyne, sincèrement – quelques structures qui sont autant de "fabriques de citoyens", ateliers vivants de culture, d'apprentissage de la vie en commun et de la construction de soi. 

 

 

QUAND ÉTAT, RÉGION, MÉTROPOLE ET COMMUNE COOPÈRENT, ÇA AVANCE

 

« Cet Espace sportif et d'accueil des jeunes aura coûté pas moins de 4 millions et demi d'euros. Ça a été rendu possible par une aide importante de l'Etat, via l'ANRU, un effort conséquent de la Ville bien sûr, de la Région Provence, et de l’agglomération Toulon Provence Méditerranée, aujourd’hui Métropole, qui conduit, en lien étroit avec nous, la politique de la ville, notamment le tant espéré programme de renouvellement urbain de notre centre-ville...

 

« Cette allusion au centre-ville me permet de parler de "territoire à vivre et à partager", de parler de ville, de quartier désenclavé. "Berthe en fête", cette année, c'est l'aboutissement du PRU, commencé en 2006, qui s'achève par ce dernier grand équipement inauguré aujourd'hui, en 2019.

 

« Demain, Monsieur le ministre, nous célébrerons, profitant de ce week-end de fête, j'y reviendrai, les premiers mois d'activité d'un Centre culturel réhabilité. 

 

« Et vous avez bien sûr pu apprécier la Médiathèque Andrée Chedid, ouverte en janvier 2013 et qui anime le quartier mais qui participe aussi à son attractivité, à son image et à son rayonnement, qui modifie de façon positive le regard que les non-résidents d'ici posent sur ce morceau de ville.

 

« Car le PRU a apporté aussi cela : on vient ici parce qu'on y a fait de la ville. Des logements construits, reconstruits, rénovés (860 constructions-démolitions et 2500 rénovations, des résidentialisations, des aménagements de parties communes, de la mixité sociale), mais pas seulement.

 

« Il faut le dire. 350 millions d'euros ont été intelligemment et efficacement investis ici, et les habitants du quartier comme l'ensemble des Seynois se rendent compte de ce que cela a apporté au développement de notre ville et à son image.

 

« J'ai évoqué l'habitat. Mais comment ne pas évoquer, même rapidement – trop rapidement, si l'on songe au travail des techniciens, des administratifs, la participation des habitants –, bref, une immense tâche collective, comment ne pas évoquer la création ou a rénovation de places, de voies publiques, d'écoles, d'une crèche, d'un centre social, d'un centre culturel, d'une médiathèque...

 

« Je le répète : c'est immense, ce que nous a apporté la « politique de ville », comme on dit. Le visage et la réalité de Berthe ont profondément changé, et les opérations ont modifié l'entrée de ville au nord, elles ont modifié l'image même de notre commune. Et ceux qui jouent, dangereusement, de la division sociale et urbaine entre quartiers, par une argumentation aux relents nauséeux de relégation, prétendant que "tout est fait ici et rien ailleurs", devraient réfléchir. Le PRU aura profité à toute la ville.

 

 

PAS D'AUTOSATISFACTION, IL Y A TANT ENCORE À FAIRE, POUR LE QUOTIDIEN

 

« Mais, attention, un bilan n'est pas un acte d'autosatisfaction. Cette évaluation, évoquée pour mesurer ce qui reste à faire, n'empêche pas nos populations de continuer à vivre dans des difficultés aussi immenses que l'est le bilan.

 

« Non, tout n'est pas parfait. Des gros efforts sont en cours, notamment de la part de notre office d'HLM, malgré les dures contraintes imposées au logement social par sa récente réforme, pour que la qualité de vie quotidienne s'améliore. Il est tellement dommage que le travail réalisé sur les infrastructures urbaines et d'habitat se dissolve dans des difficultés du quotidien, d'insalubrité de lieux communs, de dysfonctionnements et dégradations, de logements vacants.

 

« Et puis, vous savez, ce qui a justifié le report de l'inauguration de la rénovation du centre culturel Tisot, ces événements tragiques, insupportables, qui ont marqué le quartier ces derniers 18 mois par une vague de violence criminelle due au trafic de drogue, et semé l'angoisse et la terreur chez les braves gens, n’incite pas, loin de là, à la gloriole !

 

« Et c'est pourquoi je passe du temps, vous êtes bien placé pour le savoir, M. le ministre, – nous étions encore ensemble hier à Paris – à assumer la tâche prenante de président d’une association nationale des maires des communes abritant des quartiers populaires fragiles, parce que j'y vois mon devoir d'élu local de la République, devant porter les besoins de ses concitoyens.

 

« Cela est utile – je dirais même indispensable - aux habitants de toutes nos villes, et donc de notre ville. Tant reste à faire. 

 

« En réalité, si cette mission de niveau national m'éloigne régulièrement de mes concitoyens et des acteurs de terrain, elle les rapproche de la réponse à leurs besoins. 

 

« Et sachez, vous, les acteurs, publics ou associatifs, vous, les familles, vous, les jeunes, que, avec mes collègues maires, nous contribuons à faire connaître et apprécier vos actions, sur le terrain, vos succès comme vos difficultés. Nous savons qu'il faut faire savoir tout cela, et l'ajouter dans tous les dossiers de nos responsables nationaux, dont ceux de notre ministre de la Ville, qui est toujours à notre écoute.

 

« Alors, avons-nous des divergences, Monsieur le ministre ? Bien sûr ! Mais sur chaque dossier, nous travaillons. Vous et moi, nous tous ici, notre majorité municipale riche de sa diversité, celles de la métropole et des collectivités partenaires, quelles que soient nos options politiques respectives. Le meilleur moyen de rester soudés, c'est de se parler vrai.

 

 

UNE DÉLINQUANCE QUI ASSOMBRIT DES ANNÉES DE BEAUX EFFORTS

 

« Car, j'y reviens, les événements que ce quartier a connus, comme d'autres de la métropole, à Toulon et Hyères, assombrissent le bilan du PRU que j’évoquais dans un esprit positif, et supposent une solide unité.

 

« Alors, on se parle vrai. On n'inaugure pas les chrysanthèmes. On ne se congratule pas devant des citoyens que l'on laisserait livrés à eux-mêmes après un dévoilement de plaque et une visite officielle. 

 

« Si aujourd’hui et demain cette fête a un sens, c'est bien celui de réaffirmer la vie, je l'ai dit, la volonté de tous de "faire République", de serrer les rangs pour aller encore mieux vers l'autre et ouvrir ce quartier, donner toutes leurs chances, notamment à nos jeunes.

 

« Et pour se dire les choses, permettez-moi revenir clairement sur les dramatiques événements qui nous ont conduit, fin 2018, à reporter l'inauguration officielle du Centre culturel Tisot, qui aura lieu demain soir.

 

« J'emprunte quelques mots écrits récemment par Gilles Triquet, le vice-président de notre office d’HLM, Terres du Sud Habitat, à propos de la situation que vivent nos concitoyens ici à Berthe :

 

« "Le problème est profond, rappelle-t-il, et ses racines ne datent pas d’hier. C’est l’affaire de notre société dans son ensemble : que faisons-nous pour empêcher certains pauvres d’avoir recours au trafic pour survivre ? Les sociologues analysent les cadres désormais perdus depuis des décennies d’une gestion collective bâtie sur un projet commun, les principaux ciments qui assuraient aux côtés des familles, de l’école, la cohésion de la société : l’instruction religieuse, le syndicalisme, les partis politiques, les cercles laïques, les sociétés diverses d’entraide, de jeux, de culture...". Fin de citation.

 

« Et j’ajoute à ce constat que, si ce quartier a droit aujourd'hui aux aides du dispositif de "reconquête républicaine", c'est un signe que la sécurité de nos concitoyens, la paix et la tranquillité publique, vont être mieux pris en compte.

 

« Votre collègue ministre de l'intérieur est venu ici nous le promettre. Tant mieux.

 

« Mais "reconquête" signifie hélas qu'il y a eu d'abord recul de la République. C'est à cela qu'il faut mettre fin. Et cela ne se fait pas par un claquement de doigts, et encore moins par les propos démagogiques et incendiaires de certains, ne faisant qu'ajouter à la tension.

 

 

OBJECTIVEMENT, L'ÉTAT PROGRESSE EN ÉCOUTE DES TERRITOIRES FRAGILES

 

« Et, devant vous, responsables associatifs en difficulté par la baisse de moyens, devant vous, acteurs de terrain contraints d'agir avec trois bouts de ficelle, je ne laisserai personne dire que les politiques d'austérité, systématiques, aveugles, injustes et inefficaces, qui ne datent pas de l'actuel Gouvernement, ne sont pas responsables, pour une grande part, des situations créées dans la société en général et dans nos quartiers en particulier.

 

« Monsieur le ministre, mesdames, messieurs, lors d'une  visite de chantier ici même, fin 2017, je rappelais devant la presse qu'entre le décret réduisant les moyens du contrat de ville, et la non-reconduction de "contrats d’accompagnement dans l’emploi", c'était tout le tissu associatif animant ces quartiers rénovés qui était en danger. J'ajoutais que "de même, le centre ancien, désormais aussi quartier prioritaire, peinait à voir s'engager le NPNRU, dans l'attente de financements, décourageant les habitants investis dans les conseils citoyens".

 

« Or, nous le reconnaissons, mes collègues maires et moi, l'année 2018 aura marqué une évolution dans la façon dont l'Etat considère nos quartiers populaires. J'en suis heureux et, Monsieur le ministre, je vous suis personnellement reconnaissant de cela, je l'ai dit et écrit à maintes reprises.

 

« Bien sûr, l'action de tous, élus locaux, n'y est pas étrangère, tout comme la mobilisation des acteurs de terrain. Manifestement, l'Etat ignorait, quand il ne méprisait pas, les responsables publics, associatifs, économiques, élus locaux, qui travaillent quotidiennement à "faire société". 

 

« Ce regard a évolué, et c'est une bonne chose. Je citerai notamment l'abondement enfin assuré des budgets de la rénovation urbaine dont, j'espère, nous allons bénéficier très vite pour notre centre-ville, et, entre autres, ce qui est illustré aujourd'hui, le projet de "cité éducative", qui résulte de l'une de propositions forgées sur les expériences de plusieurs villes, dont la nôtre, et auquel elle est bien sûr candidate. Ce dispositif renforce et rend complémentaires et cohérentes entre elles les missions d'éducation et de formation des jeunes de 0 à 25 ans et d'appui aux familles menées par l'ensemble des co-éducateurs.

 

 

L'OUVERTURE DE L'ÉCOLE EST DÉSORMAIS REDEVENUE PAROLE DE L'ÉTAT

 

« En la matière, ce quartier sait de quoi on parle. Il a jadis connu l'ouverture des établissements scolaires à leur environnement, la coopération, sur fond de connaissance et reconnaissance mutuelles des divers métiers et fonctions, entre tous les acteurs éducatifs, les passerelles construites entre les divers temps et lieux d'éducation scolaire, péri et extra-scolaire. Mais tout cela, initié lors la création de l'éducation prioritaire, s'est subitement refermé sans autre forme de procès évaluatif, il y a quelques années, au nom d'une prétendue nécessité de "sanctuarisation" de l'École.

 

« Alors, vous ne pouvez imaginer, Monsieur le ministre, l'espérance que suscite ici cette nouvelle démarche de partenariat et de réouverture, indispensable aux enfants, aux jeunes et aux familles, telle qu'elle a été exposée hier à Paris, tant par le coordonnateur national que par la vice-présidente de la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée Nationale. C'est désormais parole de l'État. Nous allons pouvoir renouer avec l'Education globale.

 

« Et je reconnais aussi le bien-fondé des décisions de prolonger les contrats de ville, de réduire les effectifs des petites classes en école élémentaire, ou celle, que vous avez annoncée hier, de garantir enfin aux associations des financements pluriannuels.

 

« Je ne le dis pas parce que vous êtes physiquement présent, Monsieur le ministre : il était temps, grand temps, qu'une lueur d’espoir renaisse et nous remotive, même si tout n'est pas réglé, loin s'en faut, et, notamment, sur les enjeux majeurs de l'accès à l'emploi, qui est le prolongement naturel des efforts éducatifs.

 

« Nous déplorons ainsi le remplacement, par des "emplois francs" hélas inopérants et des conventions de "parcours emplois compétences", financièrement inaccessibles à beaucoup d'associations employeuses, des marchepieds vers l'insertion professionnelle que constituaient, parce que l'Etat les finançait alors très correctement, les "contrats d'accompagnement dans l'emploi", sans compter l'appui logistique qu'ils apportaient aux associations. Il faut corriger cela. Vous qui êtes à notre écoute, M. le ministre, vous pouvez peser sur le ministère du Travail et sur Bercy !

 

 

UN MONDE ASSOCIATIF IRREMPLAÇABLE

 

« Chers amis, revenons à nos deux jours de fête. Demain nous nous retrouverons à Tisot, ce nom tellement familier ici du centre culturel qui a réussi une belle première saison, attirant des publics de tous les quartiers comme d'autre communes, voire de plus loin, et accomplissant en même temps sa mission « sacrée » d'animation socio-culturelle qu'il nous faut encore conforter et améliorer.

 

« "Berthe en fête", ce sera aussi la plantation d'un arbre de la Paix, devant l'école Jean Zay, car c'est cela aussi.

 

« Et ce seront, pour la 17ème année, des animations sportives et culturelles, des expositions sur l’histoire et la vie du quartier.

 

« Bravo et merci aux services municipaux de s'être investis bien au-delà de toute routine ou mission "obligée", les directions, les équipes de la culture, du Centre Tisot, de la Médiathèque Chedid, des sports et de la jeunesse. Bien sûr, épaulés par d'autres services que je ne peux mentionner faute de temps et pour ne pas en oublier, mais qui se reconnaîtront...

 

« Et puis, coordonnées par le Centre Social et Culturel Nelson-Mandela, je veux citer les associations et tous les bénévoles : l'AMIQ, l'APEA, Femme dans la Cité, l'ASL, CATS, Cités des Talents, l’UFOLEP, le Conseil de Quartier Nord, Les Petits Débrouillards, la MAEFE, Nouvel Horizon, l'Olympique Lutte Seynois, Sud Fraternité, Univers-cité, et d'autres que j'oublie sûrement.

 

« Je vous félicite et vous remercie pour l’immense, le précieux travail dont vous nous enrichissez. »

APRÈS BERTHE, LE MINISTRE A ANNONCÉ – ENFIN ! – LES MOYENS POUR LE CENTRE-VILLE

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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 02:22

1500 quartiers prioritaires urbains fragilisés par les réalités sociales, urbaines, économiques et politiques, grands ensembles d'habitat social ou centres anciens dégradés, dans 900 communes, plus de 5 millions d'habitants, dans des petites villes ou de grandes métropoles, telle est une des réalités de la France. La Seyne est au nombre de ces territoires.

Depuis 40 années, l'État se penche, avec plus ou moins de bienveillance, sur ces « morceaux du pays ». Il faut toutefois sans cesse l'interpeller, attirer son attention, prendre son bâton de pèlerin pour lui formuler des propositions ou l'admonester lorsqu'il aggrave les inégalités par ses choix. Les « banlieues » se sentent parfois moins cajolées que la ruralité. Si c'est en partie vrai, serait-ce parce qu'on y compte moins d'électeurs ?...

Il faut que leurs maires, ensemble, solidairement, s'investissent pour que les habitants de ces quartiers ne soient plus des oubliés de la République. C'est à quoi, avec des dizaines de mes collègues, je m'emploie au sein d'une association d'élus spécialement dédiée à nos enjeux particuliers...

 

 

DES MAIRES SOLIDAIRES POUR PLAIDER LA CAUSE DE LEURS QUARTIERS

Chaque mois environ, les maires et/ou présidents d'intercommunalités de ces parts du territoire national où il faut se démener sans cesse pour que, par la rénovation urbaine et l'accompagnement social, soit freinée et recule la relégation vis-à-vis de la République, se retrouvent pour échanger, confronter leurs expériences, évoquer leurs difficultés et leurs causes, élaborer, porter et défendre des propositions auprès du Gouvernement et du Législateur, afin de promouvoir l'égalité et la solidarité que la Nation doit à chacun de ses enfants.

Créer les conditions de ces démarches actives est le rôle que s'est fixé il y a trois décennies l'Association des Maires Ville & Banlieue de France qui regroupe toutes les communes et établissements de coopération intercommunale connaissant ces réalités sociales et urbaines, quelles que soient les sensibilités politiques de leurs équipes exécutives.

 

DES RÉUSSITES DONT N'AURONT PAS À SE PLAINDRE LES HABITANTS DES QUARTIERS POPULAIRES DE CHEZ NOUS

Ça prend du temps et ça consomme de l'énergie, nous éloignant régulièrement quelques jours de nos communes et de nos concitoyens, mais, en retour, on parvient – pas toujours, hélas – à obtenir des réponses concrètes, des moyens, des améliorations. Ainsi, ces derniers mois, aurons-nous gagné la prolongation jusqu'en 2022 des « contrats de ville » qui devaient arriver à terme cette année, la création du dispositif des « cités éducatives », un soutien d'État de 15 millions d'euros aux associations actives sur nos quartiers, la prise en compte de « l'image des quartiers » dans les politiques de communication et d'information, ou encore l'avancée du concept de « police de sécurité du quotidien ».

De tous ces programmes, La Seyne et l'agglomération toulonnaise n'auront pas à se plaindre, même si c'est toujours très insuffisant, et si nous connaissons des échecs, par exemple avec le refus obstiné de l'État de revoir sa copie sur le démantèlement des « emplois aidés », faisant perdre à nos habitants un levier vers leur insertion professionnelle et à leurs associations un soutien majeur à leurs activités, dont nous commençons à mesurer les effets funestes pouvant gravement porter atteinte à nos équilibres sociaux.

 

UN DEVOIR DE RENDRE COMPTE À MES CONCITOYENS

Un temps fort annuel, sous forme de la réunion d'une Assemblée Générale des « maires de banlieue », s'est tenu ces derniers jours à Chenôve, dans la banlieue de Dijon, capitale de la Bourgogne.

Nous y avons renouvelé nos instances dirigeantes – accessoirement, mes collègues m'ont fait l'honneur de me reconduire dans mes fonctions de président de l'association – et, surtout, nous y avons fait le point des avancées, des échecs, et des enjeux sur lesquels nous devons poursuivre nos efforts de conviction.

Je dois à mes concitoyens, que je délaisse périodiquement pour la défense collective de nos territoires – mais, unis, nous sommes plus forts pour plaider nos causes ! –, de leur rendre un peu compte du bilan que nous avons dressé de notre implication coopérative au cours de l'année écoulée. Ça se fait en cliquant sur l'image ci-dessous...

 

CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR ACCÉDER AU RAPPORT D'ACTIVITÉ 2018

 

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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 10:42

Triste fin de printemps sur les côtes de Vendée, après la disparition en cours d'intervention, au large des Sables d'Olonne, des valeureux volontaires de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) que la Nation honore à juste titre.

Alliant passion, esprit du devoir et engagement solidaire, ils sont près de 6.000 sauveteurs et formateurs à consacrer de leur temps, de leur savoir-faire et de leur amour du large pour éviter que des drames n'endeuillent les familles des professionnels et des passionnés des mers et des océans.

Avec ses 25 kilomètres de littoral, La Seyne ne peut pas ne pas se sentir solidaire des Vendéens endeuillés. Nos pensées vont vers les familles des victimes de leur engagement, vers leurs camarades rescapés, et aussi vers l'équipe des volontaires de la SNSM de La Seyne – Saint-Mandrier qui partagent leur peine.

 

Mais il faut toujours regarder l'avenir. Ce malheur ne doit pas faire renoncer à l'engagement bénévole – ou peu rémunéré ou défrayé – au service des autres. C'est cela qui fait société, qui nourrit le vivre ensemble.

 

S'ENGAGER SOI-MÊME, EN HOMMAGE

Chez nous comme ailleurs, il est de nombreuses façons de se rendre utile en s'impliquant dans ces associations qui concourent à la prévention et la sécurité des biens et des personnes. Au-delà des volontaires de nos sapeurs-pompiers, bien connus de tous, ceux de nos concitoyens, notamment les jeunes, qui ont l'envie et les compétences requises, et qui sont prêts à s'engager dans les formations complémentaires nécessaires, peuvent trouver un véritable épanouissement dans les structures spécialisées toujours en quête de volontaires.

Je ne citerai que, bien sûr, la station de la SNSM de chez nous, présidée par l'infatigable Jean-Louis Kleparski, qui a son port d'attache à Saint-Elme, l'association des Secouristes de La Seyne - Tamaris, installée dans les locaux de l'ancienne école maternelle Eugénie-Cotton, rue François Villon, sous la houlette de son dévoué président Sauveur Amico, ou encore notre Réserve communale de sécurité civile, sous l'autorité de nos adjoints Claude Astore et Jean-Luc Bigeard, que l'on peut rejoindre en contactant par courriel ou téléphone (04.94.06.93.85) notre service de sécurité et prévention des risques à la mairie.

Quel beau moyen d'honorer la mémoire de ces hommes morts pour en sauver d'autres que de se porter soi-même volontaire pour devenir un maillon de la grande chaine de la solidarité citoyenne pour la sécurité !

Je sais pouvoir compter sur les Seynoises et les Seynois, de tous âges, de toutes professions, de tous quartiers.

L'engagement désintéressé est aussi ce qui fait la force singulière de notre Seyne.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 13:46

Perdues dans le tintamarre des fausses informations, des critiques négatives en tous genres, des injonctions de réaliser l'impossible, et des promesses inconsidérées, il est parfois des nouvelles encourageantes qui passent inaperçues.

Il aura fallu qu'un ami auvergnat m'en parle pour que je découvre cet article du « Figaro », daté du 12 mars dernier, et que je réalise que, finalement, tout ne va pas beaucoup plus mal qu'ailleurs à La Seyne, notamment quand on a atteint l'âge de la retraite...

Le quotidien a « ausculté » 50 villes de plus de 10.000 habitants accueillant un nombre significatif de seniors pour établir son « palmarès 2019 des villes où s'installer pour sa retraite ». Et La Seyne est loin d'avoir à rougir...

 

LA SEYNE, 3ème SUR LES 7 COMMUNES VAROISES

Comme on peut le voir en cliquant pour l'agrandir sur la reproduction de la page du journal, sur les sept communes du Var ayant été analysées, La Seyne est en troisième position, derrière Hyères et Saint-Raphaël, et devançant, dans l'ordre, Fréjus, Toulon, Six-Fours et Sanary, cette dernière étant antépénultième du classement, et pourtant souvent citée par nos détracteurs locaux comme « Le » modèle vers lequel il nous faudrait tendre...

Bien sûr, toutes les études ont leurs limites, et ce résultat publié ne signifie pas, loin de là, que les moins bien classées ne sont pas des villes agréables à vivre.

En tous cas, nous, Varois, que nous soyons dans ce classement au joli rang d'Hyères ou à celui de Sanary, pouvons être collectivement fiers d'être du département le plus représenté dans ce palmarès, avec le plus grand nombre de communes classées. Et, avec quatre communes repérées (Hyères, La Seyne, Toulon et Six-Fours), notre métropole est l'intercommunalité manifestement la plus attractive du pays lorsque sonne l'heure de la cessation d'activité professionnelle.

Ceci étant, il nous reste des efforts à accomplir, car, si l'on exclut Hyères (14ème), aucune de nos communes varoises ne figure dans la première moitié du classement national.

 

C'EST L'OFFRE DE SERVICES PUBLICS QUI FAIT LA DIFFÉRENCE...

Au-delà des chiffres, tout de même flatteurs, ce qu'il me semble intéressant de relever, ce sont les critères analysés : l'accès et le coût du logement et les taux d'imposition liés à l'habitation, le climat, l'accès à la prévention sanitaire et aux soins, les services en faveur des seniors, la sécurité, l'offre en matière de commerces et de mobilités, et l'offre culturelle, de sports et de loisirs, accessibles à tous.

Si l'on considère que les sept communes varoises passées au crible du « Figaro » bénéficient toutes du même climat, et que le moindre coût du logement seynois est contrebalancé par les taux des taxes locales plus élevés que chez nos voisins, il semble que ce sont donc sur les autres critères qu'il faut chercher les différences.

Et ça me conduit à considérer que, contrairement à certains contempteurs locaux qui n'ont de cesse de vilipender le service public, soi-disant trop coûteux en finances et en ressources humaines, voire le soutien public à l'activité économique et associative, nous n'avons pas à regretter nos efforts en matière de tranquillité publique et de prévention de la délinquance, de solidarité, d'action sanitaire, d'aides pratiques à nos anciens, d'amélioration des transports collectifs, ou d'accès pour tous les âges au loisir, au sport, à la culture et aux arts. Autant d'actions qui nous ont valu de nous voir décerner le label national « Bien vieillir, vivre ensemble »...

Car c'est bien tout cela, à mettre à l'actif de la ville et, pour une part, de la métropole, qui, si on analyse honnêtement et objectivement, fait la différence.

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 06:03

 

Attributions des logements sociaux, prévention et exécution des expulsions locatives, tranquillité et sécurité sur fond de délinquance et de criminalité récemment accrues, nécessité d'hygiène urbaine qui se dégrade, contraintes de saine gestion à maintenir après plus d'un quart de siècle d'efforts drastiques pour sauver notre organisme de logement social devenu métropolitain, ces sujets récurrents alimentent les conversations – trop souvent sur fond d'inexactitudes et d'arrière-pensées – entre des milliers de Seynois, locataires ou aspirant à la devenir.

 

Après avoir été collaborateur puis directeur intérimaire de mon cabinet, mon ami Gilles Triquet a accepté il y a quelques mois d'assurer bénévolement la vice-présidence déléguée de « Terres du Sud Habitat » (TSH), notre historique office d'HLM.

 

Quelques temps après sa prise de fonction, il a fait un point de la situation et tracé une feuille de route.

 

Fût-ce un peu long, je tiens à reproduire ci-après son propos qui balaye la plupart des enjeux qui se posent pour le droit au logement locatif social seynois. Et devrait couper le cou à beaucoup d'interprétations, inexactitudes et contre-vérités trop souvent insidieusement instillées...

 

 

INACCEPTABLE DE VIVRE DANS LA TERREUR

 

« Tout d’abord, et parce l’actualité est liée à un affrontement entre bandes rivales pour tenir le trafic de stupéfiants, je veux redire notre compassion pour certains des habitants des quartiers, notamment Berthe et La Présentation, qui vivent dans la gêne et la peur.

 

« En effet, au moins deux immeubles où ces délinquants sévissent ont fait l’objet de dégradations, les visiteurs sont fouillés, quelques-uns subissent des intimidations physiques, tous ont leur qualité de vie dégradée. 

 

« C’est ce que nous ont dit, à plusieurs reprises, plusieurs groupes d’habitants, lorsqu’ils ont été reçus à plusieurs reprises dans les locaux de notre office d'HLM, anciennement communal et désormais métropolitain, Terres du Sud Habitat (TSH), à son siège, à ses locaux de Berthe, et à l’Hôtel de Ville. Une délégation représentant les habitants a répété en des termes sans équivoque leur mal-vivre le 3 mai dernier au ministre de l’Intérieur, en visite à La Seyne après dix-huit mois d'appels au secours du maire.

 

« Nous faisons à TSH ce qui relève de notre compétence pour atténuer la gêne : réparations multiples, propreté, évacuations de tout ce qui est entreposé pour ralentir l’intervention éventuelle de la police. La difficulté est qu’il faut recommencer chaque jour car, chaque jour, des barrières, des pneus, divers encombrants sont redéposés. La situation est telle que ce qui est fait sans cesse n’est pas reconnu.

 

« C’est à la fois beaucoup et peu au regard de l’ordinaire et des peurs. Toutes les autorités sont alertées.

 

« Bien sûr, je comprends que ceux qui subissent, à L'Abricotier, au Berthe C, exigent un déménagement immédiat.

 

« Pour chacun, si cela était réalisé, ce serait peut-être une solution, mais, pour le quartier, hélas, non ! Le problème resterait entier : immanquablement, une autre tour verrait la même situation se profiler. Pour autant, ceux qui en ont fait la demande la verront traitée selon les règles établies, je les détaillerai plus loin.

 

 

LE NARCOTRAFIC EST UNE PLAIE À REFERMER EN URGENCE

 

« Je n’ai pas de solution miracle, le problème est profond et ses racines ne datent pas d’hier. C’est l’affaire de notre société dans son ensemble : que faisons-nous pour empêcher les pauvres d’avoir recours au trafic pour survivre ?

 

« Les sociologues analysent les cadres désormais perdus depuis des décennies d’une gestion collective bâtie sur un projet commun, les principaux ciments qui assuraient aux côtés des familles, de l’école, la cohésion de la société : l’instruction religieuse, le syndicalisme, les partis politiques, les cercles laïques, les sociétés diverses d’entraide, de jeux, de culture ; ils enserraient l’individu mais lui fournissaient aussi des repères. 

 

« Aujourd’hui, l’individu veut le pouvoir pour lui seul, l’écoute disparaît au profit du seul point de vue que chacun veut imposer à tous ; le paradoxe réside désormais dans la quête du bonheur privé et du malheur public.

 

« Que faisons-nous pour que les consommateurs ne trouvent pas dans la drogue le substitut à leur quête de bonheur ? 

 

« La drogue est le premier "employeur" des jeunes des quartiers populaires : 230.000 "emplois", c’est plus que La Poste, plus que la SNCF, analyse le sociologue Jean Viard.

 

« Les familles sont en échec parce qu’elles vivent au jour le jour et parce que le miroir aux alouettes de l’argent gagné vite et sans effort est puissant.

 

 

DES MESURES ANNONCÉES PAR L'ÉTAT... À CONCRÉTISER

 

« Pour l’heure, ceux qui viennent acheter et ceux qui vendent devraient être empêchés. L’Etat se doit d’y mettre les moyens de façon urgente et efficace.

 

« Je rappelle les mots de Victor Hugo : "Vous n’avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux !"

 

« A trop tarder, la situation deviendra irréversible, et les "yakafokon" s’en donneront à cœur joie, désignant des boucs émissaires et des coupables. Dont le bailleur, en première ligne.

 

« La bonne volonté et les promesses ne suffisent pas. Une chose est sûre : nos quartiers sont rendus à un point de bascule (c'est le ministre lui-même qui le dit), nous pouvons enrayer cette violence, il ne tient qu’à nous, élus, autorités, bailleurs, locataires, de ne pas abandonner les quartiers à l’irrémédiable. Je fais miennes les paroles du Président de la République tenues lors de sa conférence de presse : "L’ordre public doit revenir et avec lui la concorde". Je prends note également de la volonté affichée par le ministre de l’intérieur de revenir à l’ordre républicain.

 

 

LA VIOLENCE A MASQUÉ LES EFFORTS ACCOMPLIS DE RÉNOVATION URBAINE

 

« Cela dit, il ne faudrait pas que ces violences, malheureusement bien réelles, cachent l’embellissement du cadre général et réduisent à néant les efforts consentis.

 

« Les actions de réhabilitation ont transformé un ensemble de tours et de barres à l’urbanité défaillante en un quartier résidentialisé, fait de rues et de croisements repérés par des noms et des adresses, pour la plus grande satisfaction de ses résidents qui, dans leurs curriculum vitæ, leurs tâches administratives, ne se singularisent plus.

 

« De même, n’oublions pas, avant de pointer les manquements de TSH, que la propreté, l’hygiène et la tranquillité dépendent aussi des locataires et de leur sens civique, que les dégradations, nombreuses, répétées, sont le fait d’habitants certes peu nombreux, mais en déficit d'éducation civique, ou malveillants, en tous cas peu soucieux des autres, mais qui agissent sous le regard passif de la majorité de tous ceux qui subissent.

 

« Notre mission est d’abord de construire et d’entretenir, elle ne devrait pas être de réparer, réparer et réparer encore. Même si cela est nécessaire, et que, dans l’ensemble, nous nous y employons.

 

« Certes, nous sommes perfectibles. Certes, il y a des exemples à charge, mais on ne parle jamais des trains qui arrivent à l’heure ! Sur un parc de 5.000 foyers, les manquements, inadmissibles pour ceux qui les subissent, représentent moins d’une centaine de situations.

 

« Enfin, je veux rappeler que nous n’avons pas de pouvoir de police, et que certains locataires refusent obstinément tout traitement sanitaire, rendant inopérants ceux que l'on réalise.

 

 

IMPOSSIBLE DE RÉPARER SANS CESSE SANS FRAGILISER LES FINANCES

 

« Réparer coûte très cher, pour ne rien apporter de plus !

 

« Pourtant, aujourd’hui, les finances sont équilibrées. Elles ne pourront le rester que si tous les habitants comprennent que la ligne des dépenses est limitée. Et nos tutelles doivent admettre que la situation est "extra...ordinaire" et qu’il faut en sortir, que le calme doit revenir, que la tranquillité se réinstaller, et que cette issue a un coût.

 

« Je me tourne vers les autorités, elles ont reconnu ce quartier comme QRR, quartier de reconquête républicaine, elles ont annoncé une présence accrue des forces de police, une doctrine d’actions concertées, des moyens d’agir. Gageons que nos actions convergentes permettent de faire dans ces quartiers populaires des lieux de droit républicain.

 

« Donc, lors de la dernière réunion de notre conseil d'administration, le budget 2019 a été approuvé à la quasi unanimité. 

 

« Le travail conduit depuis 2014 a porté ses fruits. Sans garantie, toutefois, que l’arbre renouvelle sa floraison en 2020 du fait des intentions gouvernementales qui risquent de peser lourd dans le budget de tous les bailleurs sociaux...

 

 

DES CONTRAINTES DE GESTION IMPOSÉES FACE AU BESOIN DE PROXIMITÉ

 

« Cependant, au niveau national, les discussions sur les contraintes imposées au logement social ont abouti. Elles portent sur la clause de revoyure qui permet une adaptation à la baisse de 5 euros des Aides Personnalisées au Logement (APL), qui limite le niveau de la Réduction du Loyer de Solidarité (RLS), qui rétablit le taux de TVA à 5.5% pour les Prêts Locatifs Aidés d’Insertion (PLAI), les autres Prêts Locatifs à Usage Social (PLUS) et Prêts Locatifs Sociaux (PLS) restent à 10%.

 

« Mais l’exonération de la Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties est levée, ce n’est pas une bonne nouvelle. Pour notre organisme les incidences négatives pourraient être d’un montant de 1,5 million d’euros. La vigilance est donc toujours de mise.

 

« Pour autant, dès cette année, nous nous sommes dotés d’un budget augmenté concernant la proximité (1 million supplémentaire d’euros) pour rendre un meilleur service aux locataires.

 

« Je remercie l’ensemble de nos personnels, et leur direction : après le travail accompli pour le rétablissement des finances, ils s’engagent résolument pour la réalisation de ces objectifs.

 

« C’est, avec la rigueur budgétaire, notre priorité pour cette année : améliorer le service de proximité, faire en sorte que les aléas de la vie du locataire trouvent des traitements efficients dans des délais raisonnables.

 

 

« FAIRE SOCIÉTÉ », LA VOCATION D'UN ORGANISME D'HLM 

 

« En premier lieu, un postulat : lorsque le dialogue fonctionne, lorsque les faits sont éclairés, lorsque nous travaillons ensemble pour l’intérêt général, les difficultés sont, souvent, comprises et surmontées. Désormais nous avons des relations suivies avec les trois associations élues représentant les locataires.

 

« Notre volonté d'organisme HLM est de "faire société". C’est à dire interagir entre individus en se référant à des règles et des valeurs communes de manière à ce que le cadre de vie partagé soit entretenu et respecté par les uns et les autres.

 

« J’ai parlé de valeurs, je retiendrai : Intégrité, Rigueur, Vérité, Inventivité (autant que possible), Générosité (contrairement à se qui est propagé, nos loyers sont parmi les plus bas de France).

 

« Pour les règles : Partir du réel, Négocier, Parler vrai, Agir juste.

 

« Aussi, nous avons préparé un livret du locataire qui permettra à ce dernier, pas à pas, sur sa tablette ou son ordinateur, de créer et de suivre son propre dossier, ses demandes et le suivi de celles-ci, depuis chez lui. Evidemment, ce même livret nous conduit à une obligation de moyens et, si possible, le plus souvent, de résultats.

 

« Je pourrais, en miroir, aborder la question d’un point de vue négatif. Il s’agirait alors de combattre les désirs d’insatisfaction… vous savez, ceux qui ne trouvent grâce à rien. Pas même au fait que nous avons installé un standard performant, le mois dernier, qui permet l’enregistrement et le suivi de la quasi totalité des demandes.

 

 

UNE ABSOLUE NÉCESSITÉ D'OBJECTIVITÉ

 

« Il n’échappera pas aux observateurs que ce refus de voir les progrès effectifs est très utile aux contempteurs invétérés pour alimenter leurs dénonciations diverses. On a beau savoir deux ou trois choses de l’être humain, on reste stupéfait par les affabulations, les mensonges produits pour nuire ou pour obtenir un bénéfice ! La calomnie est une manière redoutablement efficace d’attiser la haine des ignorants.

 

« Pour en revenir au positif, le respect et la politesse conditionnent la vie civile. D’ailleurs, le mot "civilités" est utilisé pour décrire des rapports harmonieux entre les gens. Tentons d’y souscrire en toutes circonstances.

 

« Je suis persuadé que l’adhésion doit l’emporter sur la contrainte… que je ne rejette pas (c’est bien pourquoi je défends les règles). Mais ma conviction est que l’avenir se bâtit sur la cohésion, la co-construction, le partage.

 

« Les contraintes s’imposent au cadre de notre action  – malheureusement lorsqu’elles sont un frein, et heureusement lorsqu’elles sont un aiguillon – : d’un côté la Caisse des Dépôtset la Caisse de Garantie du Logement Locatif Social, en gardiens de la rigueur, exigent des économies ; de l’autre, les locataires exigent des moyens supplémentaires au nom de leur droit au bien-être.

 

« Nous, nous devons ne pas dévier des buts de notre action et concilier les deux.

 

 

LA VERTU EST DANS LE JUSTE MILIEU DES CHOSES

 

« La mission d’un organisme de gestion d’un parc de logements sociaux est de proposer aux familles à revenus modestes ou les plus exclues d’accéder à un logement de qualité. 

 

« Il lui incombe de les construire, de les gérer, de les entretenir. Si les organismes publics venaient à disparaître, ce serait une tragédie pour les populations (l’exemple des Anglais est édifiant, eux qui sont réduits par l’urgence à se voir proposer des maisons de bois préfabriquées). De même, laisser le parc se dégrader, la vie des locataires se liquéfier, serait un crime.

 

« Certes nous ne pouvons pas nous affranchir du monde réel, des incivilités, des coûts que représentent celles-ci, des retards, de la malveillance, mais cela n’empêche pas de s’attacher à travailler avec intelligence sur le monde des possibles.

 

« Car, en effet, je ne conçois cette mission de conciliation, entre logiques opposées, que sous le rapport de l’intelligence, c’est-à-dire un état objectif des situations, une formulation claire des difficultés, la reconnaissance des contraintes à partager, la recherche conjointe des mesures concrètes en l’état des situations.

 

« Il vaut mieux, selon moi, viser juste plutôt que parler fort. Les moralisateurs, comme les malveillants, apportent un surcroît de maux plus grandement néfastes. Il me paraît donc utile de parler et d’agir avec discernement, retenue et compréhension.

 

« Je me vois plus "tisserand" que "pasteur" : je veux croiser les fils d’une saine gestion avec la trame de la proximité efficiente, plutôt qu’enfiler le costume d'un guide : "In medio stat virtus" (la vertu est dans le juste milieu)...

 

« Je terminerai en avançant quelques idées plus concrètes sur quatre sujets majeurs : l'attribution des logements, les expulsions locatives, la sécurité et la lutte contre la délinquance, et l'hygiène.

 

 

EN FINIR AVEC LES AFFABULATIONS SUR LES ATTRIBUTIONS DE LOGEMENTS

 

« L’attribution des logements est une tâche complexe car elle crée, de facto, des mécontentements. 

 

« Trop de demandes pour trop peu de disponibilités, et, par définition, une seule demande satisfaite à la fois. Les listes d’attente sont longues, en nombre et en durée. Les refus, pour dossiers mal remplis, incomplets ou par inadéquation entre la typologie demandée et la composition familiale, sont nombreux. Cette réalité entraîne des frustrations, des incompréhensions.

 

« A cette situation s’ajoutent les logements réservataires de la préfecture, des collectivités, d'entreprises et d’autres encore, qui nourrissent le sentiment que certains bénéficient d’un "coupe-file". Cela se complique avec les incohérences des dossiers présentés au nom de la "loi Droit Au Logement Opposable (DALO)" qui assure à chacun un logement : l'État ne tient aucun compte du lieu géographique de vie dans la présentation des candidats ! Résultat : beaucoup d’attributaires, des familles sans toit de l'est de Toulon par exemple, refusent le logement. Non seulement l’appartement reste vacant, mais son attribution "saute un tour", aggravant la vacance, l'incompréhension et les insatisfactions sur l'air de "tel appartement est vide depuis trois mois : pourquoi ne me l'attribue-t-on pas ?" ! Pourquoi la préfecture ne propose-t-elle pas des logements "DALO" à des sans-logis de proximité ?

 

« Par ailleurs, j’ai souhaité que soit établi très vite – et cela a été fait dès la première réunion du conseil d'administration suivant mon élection à la vice-présidence – une double grille de cotation, l’une pour hiérarchiser la demande, l’autre pour décider de l’attribution, instaurant mécaniquement une équité de traitement et une transparence, puisque la grille et les critères sont publics.

 

« De plus, la Commission d'Attribution des Logements (CAL) est désormais présidée par le représentant de la Caisse d'Allocation Familiales, ce qui est un gage de respect des règles.

 

« Et nous avons repris le rythme d’une commission mensuelle.

 

« Il est à souligner que la loi logement de 2018 (loi ELAN) conditionne, encore plus strictement que par le passé, l’attribution d’un type de logement à la composition familiale correspondante. Elle prévoit, en outre, une mise à jour triennale sur l’ensemble du parc.

 

 

EN FINIR AVEC LES TRÈS RARES EXPULSIONS... ET LEURS EXPLOITATIONS

 

« Quoique rarissimes, de l'ordre d'une dizaine par an pour plusieurs centaines de foyers légalement "expulsables", les évictions auxquelles un bailleur social est contraint sont bien souvent un constat d'échec, une source d'incompréhensions, d'interprétations, et d'enjeux qui sont bien éloignés des intérêts des familles.

 

« De même qu’il ne faut pas se dérober aux responsabilités qui sont les nôtres pour ne pas donner de mauvais signaux aux rares "locataires de mauvaise foi", il sera utile, pour tous, à la fois pour l’organisme qui, après avoir éliminé toutes les voies de recours, se tourne vers le préfet qui autorise l’expulsion, et pour les représentants des associations qui défendent le droit à être sous un toit, de ne pas laisser grandir la démesure, "l’hubris", cette volonté d’aller dans l’excès, au-delà des possibles.

 

« Dénonçons les responsabilités là où elles sont réellement, et ne demandez pas à l’Office les réparations de la vie qui incombent à d’autres. Comme le colibri, nous faisons notre part… et, certes, elle n’est pas suffisante.

 

« Là aussi, nous devons conjuguer, discerner, ce qui relève de la compréhension et ce qui serait une complaisance malvenue, discriminer solvabilité et abus, enfin ne pas désespérer tous ceux – l’immense majorité – qui acquittent leur loyer, nonobstant les difficultés qu’ils rencontrent aussi.

 

« C’est pourquoi, selon le vœu de la municipalité, nous participerons, en plus des procédures déjà en place – activation des services sociaux jusqu’à examen en Commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX) que préside le préfet et le président du Département – à la création d’une Commission d’Ultime Recours (CUR) qui, in fine, décidera de la bonne ou de la mauvaise foi des personnes endettées. C'est là une constance depuis que Marc Vuillemot est maire.

 

« Vous me permettrez de paraphraser le philosophe Baruch Spinoza, dans L’Ethique "Porter secours à ceux qui ont besoin dépasse largement les forces et les moyens [de TSH]cela s’impose donc à la société toute entière et concerne l’intérêt commun". Et j’ajoute : "et donc l’Etat, en l’état !".

 

 

EN FINIR AVEC LES MANQUEMENTS GRAVES À LA TRANQUILLITÉ ET LA SÉCURITÉ

 

« Dois-je rappeler que la sécurité publique, la lutte contre la délinquance et la criminalité, relèvent de la responsabilité de l’Etat ?

 

« Il revient à un organisme d'HLM et à une mairie d’assurer une mission de "tranquillité". Entendez bien, il s’agit de gardiennage au sens civique du terme : propreté, respect des voisins, etc. Nous avons fort à faire, et, je le concède, nous sommes largement perfectibles. C’est bien pourquoi nous nous employons à corriger les manquements.

 

« Nous remobilisons les gestionnaires d’immeubles, nous serons vigilants sur les attendus. Bien sûr, cela ne peut se faire d’un claquement de doigts, il y faudra du temps, mais la volonté est là. Le service de proximité est en pleine réorganisation de manière à corriger ce qui n’allait pas. 

 

« Par ailleurs, et devant l’ampleur du désarroi des habitants, soumis aux agressions verbales et physiques de quelques-uns, nous avons missionné une entreprise spécialisée qui, sur le terrain, montrera, je l’espère, les bonnes directions à prendre…

 

« Voici, entre autres, ce que les responsables de cette société nous ont dit après leur évaluation initiale de la situation : "Finalement, peu de troubles à la tranquillité dits 'classiques', mais deux vrais problèmes persistent : la présence de narcotrafiquants et les perturbations qu’ils entraînent, et la présence des rats risquant d’entraîner un sérieux souci sanitaire."

 

« Je connais les contraintes de la puissance publique d'État, sa volonté de faire cesser les trafics, ses réussites réelles, encore récemment. Mais, pour nos populations, c’est un fait, elle est perçue comme cette horloge qui indique l’heure et en sonne une autre... Les arrestations n’arrivent pas à cacher l’impuissance constatée à stopper définitivement le narcotrafic, l’occupation des appartements par des dealers, les tirs à l’arme de guerre. Je forme le vœu que l’Etat saura dans les semaines qui viennent donner au citoyen l’assurance qu’il peut entrer et sortir de chez lui en toute sécurité, même à une heure avancée de la nuit.

 

« Et, là aussi, j’aimerais une juste mobilisation de tous plutôt que la dénonciation d’un fautif utile, une instrumentalisation grossière des frustrations, agitée à des fins très éloignées du bien vivre des gens.

 

« Ce ne sera qu’avec la mobilisation et l’action de tous les acteurs que ces dérèglements, ces intimidations, ces violences, seront bannies. Ou du moins réduites.

 

 

EN FINIR AVEC LA SALETÉ, LES RATS ET LES CAFARDS, PAR UN EFFORT PARTAGÉ DE TOUS

 

« L’hygiène, enfin, est devenue depuis quelques années un souci majeur. Les rats prolifèrent, les cafards aussi. Cela découle, affirment les spécialistes, des négligences de trop de résidents. On ne cesse de le répéter : il faut ne rien jeter par terre et surtout pas de la nourriture !

 

« Les cafards, c’est vraiment une affaire qui relève du comportement de chacun. D’abord, en période de crise de prolifération, il est impératif d'autoriser l’intervention des techniciens : un seul appartement non traité dans un immeuble suffit à anéantir les efforts de tous. Ensuite, au quotidien, c’est l’affaire de tous : nettoyer régulièrement, ne pas laisser traîner de nourriture, de miettes… ainsi les cafards ne proliféreront pas ! Comme l'a écrit il y a longtemps le savant maghrébin Ibn-Khaldûn (1332-1406), "[comme il n’y a rien à manger], il n’y a pas d’insectes dans les maisons des pauvres".

 

« Les rats, c’est plus délicat. Cependant les mêmes règles sont valables : ne pas laisser de nourriture, jeter ses ordures dans des sacs fermés mis dans les containers à poubelle. Çà, c'est de la responsabilité individuelle. Mais il faut qu’ils existent, suffisamment nombreux et en logettes. Et ça, c’est une responsabilité qui incombe à TSH et à la Ville devant signaler les défaillances à la Métropole.

  

« Le rat est un animal intelligent. Il faut réduire son territoire pour que lui-même régule sa population. On a indiqué que la prolifération de ces bêtes s'arrêterait à la fin des chantiers de rénovation urbaine. On y est depuis des mois, et les rats demeurent. En réalité, je soupçonne que les conduites du réseau de chaleur installé il y a quelques années sont une autoroute pour les muridés ! Si c’est le cas, agressés d’un côté, ils se transportent de l’autre… et ressortent en un autre lieu. Les empêcher d'y pénétrer réduirait le périmètre et rendrait plus efficaces les traitements. Il semble que les techniciens en charge du réseau de chaleur refusent pour l'instant la fermeture des accès. Il n'est pas imaginable que la situation ne soit pas prise à bras-le-corps.

 

« C’est donc une responsabilité autant collégiale qu'individuelle. Agissez et faites agir… il n’y a pas de fatalité, l’hygiène dépend de tous et de chacun. »

 

 

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 05:50

Les efforts que nous avons déployés avec pugnacité depuis environ deux ans n'auront pas été vains. MM. Castaner et Nuñez, respectivement ministre et secrétaire d'État à l'Intérieur, en visite ce vendredi dans les quartiers populaires vulnérables de notre métropole toulonnaise, ont annoncé des mesures qu'il faudrait être de mauvaise foi de ne pas reconnaître.

Elles seront certes probablement insuffisantes, et il faudra sûrement que je reprenne mon bâton de pèlerin pour plaider encore la cause de la sécurité et la quiétude, mais un pas est d'autant plus fait que, acceptant de venir à la rencontre d'habitants et d'associations, les ministres ont pu, une heure durant, à la Maison des services publics de Berthe, entendre la détresse et la terreur exprimées par ceux qui vivent au quotidien la situation infernale que leur impose depuis des mois une nouvelle génération de dangereux narcotrafiquants.

 

Ce seront donc 22 policiers supplémentaires qui viendront, en septembre, renforcer les effectifs des policiers locaux. Contrairement à ce qui avait été envisagé, les 55 départs à la retraite prévus dans l'année seront tous remplacés. Quelques autres agents seront affectés auprès de la police judiciaire et quelques moyens matériels et logistiques viendront aussi améliorer les conditions d'exercice des forces de l'ordre.

 

DES SOUTIENS LOGISTIQUES EN APPUI AUX MOYENS EN HOMMES

En outre, la stratégie de coopération entre police d'intervention et police judiciaire, qui a été imaginée et mise en œuvre à grand renfort de moyens à l'occasion d'une vaste opération menée il y a une quinzaine de jours, sera confortée en vue même d'une possible généralisation à l'ensemble du pays. Sous l'égide conjointe du préfet et du procureur de la République, la coopération des services a ainsi permis d'arrêter et déférer à la justice tous les chefs d'un réseau, et de réaliser d'importantes saisies de drogue, d'armes et d'argent.

Chacun sait hélas que d'autres trafiquants viennent presque aussitôt prendre la place de ceux qui ont été interpellés, mais, grâce à une amélioration annoncée des moyens d'information et de signalement, les effectifs supplémentaires obtenus permettront d'intervenir dès l'installation d'un nouveau réseau et, espérons le, de mener la vie rude au narcobanditisme.

 

DES ENGAGEMENTS À TRADUIRE EN ACTES

Je veux croire que les engagements pris seront tenus. Bien sûr, ils l'ont été par un ministre pris le doigt dans le pot de confiture du mensonge à propos des tout récents événements du 1er mai à l'hôpital parisien de la Pitié, ce qui, en période de crise sociale rude, fait pour le moins mauvais effet.

Mais, après avoir estimé et exprimé que M. Castaner devait mûrir l'idée de rendre son tablier pour ne pas nuire à l'image d'une République qui ne peut souffrir d'un propos volontairement ou non erroné de la part d'un de ses importants acteurs régaliens, je veux bien prendre acte de son repentir formulé publiquement lors de son passage chez nous, face aux nombreux journalistes et parlementaires, maires, cadres de la police et de la justice qui l'accueillaient. Et lui donner crédit pour ses engagements pris et répétés avec solennité.

 

UNE REGRETTABLE FAUSSE NOTE QUI AURAIT PU TERNIR LA VISITE

Je ne veux pas passer sous silence l'esprit de responsabilité des manifestants qui attendaient le ministre à La Seyne pour lui exprimer leur désapprobation de la manière exagérément violente et sans discernement dont, en divers lieux et en diverses occasions, interviennent les forces de l'ordre face aux mouvements sociaux.

Après être allé les saluer car partageant leurs inquiétudes, j'ai tenté d'obtenir qu'ils puissent formuler leurs avis aux représentants du gouvernement et qu'ils ne soient pas repoussés par les policiers loin des lieux de la visite officielle, tout cela en vain face à des fonctionnaires de sécurité disant appliquer « des ordres venus d'en-haut ». Les manifestants, nullement violents, ont pris sur eux d'obéir aux injonctions des policiers leur intimant l'ordre de se retirer. C'est responsable de leur part et il est d'autant plus dommage qu'ils y aient été contraints que les ministres ont par ailleurs fait preuve d'une vraie écoute des habitants.

Hormis ce « couac » regrettable, et même s'il reste fort à faire, notamment pour améliorer l'accès à l'emploi, à un logement digne et à des services publics facteurs d'égalité, je me dois d'être objectif et, une fois n'est pas coutume, de reconnaître que la semaine qui vient de s'écouler aura été profitable à La Seyne.

 

L'ESPOIR D'UNE AMÉLIORATION QUI DÉBORDERA DES QUARTIERS FRAGILES

Après l'annonce de la sélection de notre commune pour bénéficier du nouveau dispositif des « cités éducatives » que j'exposais dans un récent article de mon blog, les engagements pris par l'État pour améliorer la prévention et la répression de la criminalité qui gangrène nos quartiers éclaircissent un peu l'horizon de la reconquête républicaine de nos sites urbains en déshérence.

Et donc de tout notre territoire communal et métropolitain car, comme le rappelait à juste titre mon collègue Jean-Pierre Giran, maire d'Hyères, ville qui connaît les mêmes affres de la délinquance que La Seyne, l'amélioration espérée de la situation de nos zones en souffrance rejaillira immanquablement sur tout leur environnement.

Comme quoi, même si l'on peut et doit espérer plus et mieux, ceux qui s'évertuent à dénigrer sans cesse l'action patiente, constante et pugnace, coûteuse en temps et en énergie, que nous menons pour obtenir l'attention bienveillante de la puissance publique sur les Seynois, prédisant que mes efforts de conviction seraient vains, auront une fois encore parlé pour ne rien dire...

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 17:10

À situation identique, réponse identique. C'est du moins comme ça que ça doit se passer en République. Mêmes populations dans les quartiers prioritaires, mêmes populations globales, mêmes sinistres évolutions exponentielles de la délinquance et la criminalité. Les communes de Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d'Hères connaissent les mêmes affres que les communes de Toulon, La Seyne et Hyères.

Peu avant sa démission à l'automne dernier, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, en visite dans la métropole iséroise, a annoncé des renforts significatifs en moyens humains, matériels et logistiques pour les policiers dauphinois.

Le nouveau ministre Christophe Castaner et le secrétaire d'État Laurent Nuñez sont attendus ce vendredi à Toulon, La Seyne et Hyères.

Je détaillais le 1er octobre dernier, dans un article de ce blog, les promesses faites par le ministre de l'Intérieur d'alors aux maires et aux policiers de l'aire grenobloise, affirmant dans un tweet que ses « engagements seront tenus ». Et ils ont commencé à l'être.

Il serait incompréhensible et inacceptable que, demain, chez nous dans le Var, les actuels ministres n'annoncent pas un effort identique à celui consenti en Isère par le gouvernement : 35 policiers supplémentaires, une vingtaine de jeunes policiers sortant de formation, des caméras piétons, des moyens matériels, etc.

Nos populations terrorisées et dont la colère monte ne l'admettraient pas.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 16:11

Si ce qui a été écrit sur les murs d’une de nos cités seynoises atteste que, oui, depuis deux ans que  la délinquance autour du trafic de drogue dans notre métropole toulonnaise, qui est devenue criminelle avec un bien trop grand nombre de morts et de blessés par armes à feu, constitue une vraie et grave préoccupation pour le maire que je suis, je ne m’en plaindrai pas.

 

La police nationale, dès lors qu’on lui en donne les moyens humains et logistiques, fait son travail. Et le fait bien et efficacement. Les toutes dernières opérations en attestent, à La Seyne, à Toulon et à Hyères. Il n’est plus acceptable que des milliers de nos concitoyens vivent dans la terreur imposée par une poignée de trafiquants.

 

D’ABORD LA PRÉVENTION, BIEN SÛR

Ceux qui me connaissent depuis des décennies le savent : je souffre des maux dont sont victimes, par désengagement de l’État et de certaines collectivités depuis plusieurs années, les associations, l’École, les services communaux de l’enfance, de la jeunesse, du sport, ou de la culture, et les acteurs de l’insertion professionnelle, qui sont les seuls vrais instruments durables de la prévention des déviances.

L’urgence est au retour au soutien de la Nation et des territoires régionaux et départementaux aux belles missions essentielles de ceux, enseignants, éducateurs, animateurs, travailleurs sociaux, professionnels et bénévoles, dont la mission est d’éviter, bien en amont, qu’on se résigne à la répression.

 

IL NE SUFFIT PAS DE « LABELS », IL FAUT DES MOYENS SÉRIEUX !

Mais, au regard de l’acuité du problème, s’il me faut remercier les 150 policiers, dont des spécialistes mobilisés de toute la région, qui ont permis, ce dernier mardi, de réaliser des arrestations, des saisies de drogue, d’armes et d’espèces d’origine douteuse, il y a urgence absolue à ce que, au-delà de la reconquête des instruments de la prévention par l’éducation et l'insertion, les forces de l’ordre locales voient enfin reconnues leurs difficultés découlant de leurs effectifs humains insuffisants, comme de la carence et la vétusté de leurs outils de travail.

Leur travail du quotidien préventif et répressif est essentiel. Il ne servirait à rien que je me sois mobilisé sans relâche pour obtenir tour à tour que nos quartiers fragilisés soient reconnus comme « zones de sécurité prioritaire » (ZSP) puis, plus récemment, comme « quartiers de reconquête prioritaire » (QRR), si le gouvernement s’en tenait à des attributions de « labels » sans affecter chez nous les moyens humains et logistiques significatifs que je réclame depuis trop longtemps pour nos communes de l’aire toulonnaise.

On nous annonce la venue prochaine d’un membre du gouvernement. Il n’est pas pensable qu’il honore notre métropole de sa visite en y arrivant les mains vides.

 

LA LOI RÉPUBLICAINE AUTORISE, S’IL LE FAUT, L’ÉLOIGNEMENT DES FAUTEURS DE TROUBLES GRAVES

De mon côté, même si un maire n’a pas compétence en matière de sécurité publique, je confirme les instructions données à notre bailleur social historique de « verrouiller » les appartements et espaces collectifs des immeubles pour qu’ils ne puissent servir de « réserves de stockage » des stupéfiants.

Et je confirme l’accord de principe récemment intervenu entre le préfet, le procureur de la République, l’office d’HLM « Terres du Sud Habitat », et la commune, pour que la justice soit saisie dans le but de résilier les baux locatifs sociaux des foyers dont certains des membres auront occasionné des « troubles de jouissance » par leurs activités délinquantes, voire criminelles, en tous cas illicites, pourrissant la vie de ceux qui vivent dans leur environnement.

L’immense majorité des Seynois, notamment les habitants des résidences où s’enkystent les trafics, aspire à la sécurité et tranquillité que la République leur doit.

 

MÊME SI C’EST DUR, C’EST AUSSI L’AFFAIRE DE TOUS

J’en appelle enfin au civisme de ceux de nos concitoyens qui sont premières victimes de cet environnement insupportable. L’État, au travers de ses services de police locaux, confirme qu’il est disposé à recevoir des plaintes et recueillir des renseignements de façon confidentielle. Ce n’est pas de la délation, c’est un acte de citoyenneté active dans l’intérêt général. Il faut s’en saisir.

En République, la loi du silence ne peut être imposée comme obligation intangible par une infime minorité qui se soustrait elle-même à toute règle édictée par le Législateur représentant élu du peuple. Se résigner à s’y soumettre serait admettre que la nation républicaine accepterait de renoncer aux valeurs qui la fondent. Et ceux qui haïssent la fraternelle solidarité, l’égalité et le droit universel à vivre libre dans la quiétude, sauraient vite s’engouffrer dans la brèche. Nous comprendrions alors notre douleur, bien pire que ce que nos territoires subissent.

C’est le sens de l’appel que j’ai lancé ce matin sous forme d’une petite vidéo...

Le trafic criminel de drogue, il faut l’éradiquer ! On y arrivera !
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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité