Voyagez tranquilles, usagers du train qui embarquez en gare de La Seyne ! Vous devez désormais passer sous un portique de sécurité et faire sonder vos habits et bagages pour prendre le train.
C'est la déclinaison locale d'un nouveau "colhonùbi" (= "couillonnade" en occitan provençal) sécuritaire démagogique de la Région, avec la bénédiction de la SNCF et l'aval de l'État qui a pris un arrêté pour autoriser cette mascarade. Car c'est bien une tartuferie hypocrite, parce que ça ne sert à rien, puisqu'il suffit de marcher 50 mètres pour accéder aux quais seynois sans passer sous le portique, ou de prendre son train aux heures où celui-ci n'est pas en service. Mais, en revanche, ça bénéficie, électoralement parlant, aux ultra-dogmatiques de l'insécurité. C'est bien la peine de vouloir faire front face au Front !
De l'argent public régional, pour ça, il y en a (tant mieux pour les employés de la société privée qui est chargée de l'affaire). Moi, je l'aurais plutôt engagé pour soutenir ce qui contribue à la prévention par le sport, la culture, l'accompagnement social, l'action socio-éducative, l'accès à l'insertion sociale et professionnelle, autant de moyens de concourir à un éveil des consciences prévenant les dérives...
POURQUOI SEULEMENT À LA GARE DE LA SEYNE ? COMME C'EST ÉTRANGE...
Mais le pire, et ce qui suscite mon courroux, c'est que ça ne vaut pas partout. À Toulon, rien de tel. Sûrement parce qu'il y a moins de passagers là-bas... Mais pas non plus aux gares d'Ollioules-Sanary ou de Bandol, ainsi qu'en attestent les photos que je suis allé y prendre. Ça n'aurait pas un petit air de stigmatisation territoriale, ça ? Car, enfin, ainsi que je l'ai indiqué à mes interlocuteurs de la SNCF et de l'État, faute de pouvoir en discuter avec lui, M. Tabarot, vice-président chargé des transports à la Région, injoignable, considèrerait-il La Seyne comme plus criminogène que les communes voisines ?
À moins que je ne me trompe complètement et que les voyageurs empruntant les gares proches soient moins l'objet des attentions préventives de la Région, ce qui, de toute façon, attesterait d'une étrange vision de la République... que je croyais égalitaire.
J'ai donc décidé, en présence de la police municipale que j'ai sollicitée pour qu'elle en soit témoin, de débrancher la prise du dispositif que je considère contraire à l'esprit d'une République une et indivisible.
Et je répondrai à l'invitation de la préfecture qui s'est engagée à organiser ce mardi une réunion avec la Région et la SNCF, où je plaiderai pour que disparaisse cet appareil jetant l'anathème sur la population et les visiteurs d'une seule commune. Ou, à défaut, qu'il soit installé dans toutes les gares de la ligne.
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C'est de plus en plus dur pour eux comme pour leurs publics. C'est de plus en plus difficile pour les collectivités aux budgets contraints, à commencer par la commune, de les soutenir. Et pourtant ils continuent, y consacrant leur énergie, leur temps libre, souvent une part de leurs ressources. Les volontaires associatifs, les bénévoles comme ceux bénéficiant de contrats de travail, souvent vacataires, à temps partiel ou à statut fragile, poursuivent leur investissement désintéressé en faveur des autres.
Certains s'y impliquent sans compter depuis des décennies. Sans rien attendre en retour. Sauf peut-être une attention des institutions pour les associations qu'ils animent, de moins en moins facile à leur accorder sous forme de subsides financiers. Nous avons même dû nous résoudre, le cœur déchiré, à réclamer une participation aux coûts de chauffage, d'eau et d'électricité aux associations utilisant des locaux communaux. Un comble : on est contraint de reprendre d'une main une part de ce qu'on alloue de l'autre !
Les quelques photos illustrant cet article, de Marie-Rose Brody, Gabriel De Pasquale, Monique Kehres, Marie Lordet ou Danielle et Joseph Seghi, engagés à des titres divers, notamment pour certains dans des associations solidaires comme le Secours Populaire ou le Secours Catholique, de plus en plus sollicitées par un nombre croissant de foyers en difficulté, mis à l'honneur parmi d'autres au cours de l'année 2016 qui s'achève, attestent qu'une fenêtre d'espérance en l'Humain est toujours ouverte à La Seyne.
Certains m'ont un peu agacé ces derniers jours, parmi ceux-là mêmes qui, en cette période où il est de bon ton de mettre l'espoir d'une clairvoyance à l'ordre du jour de tous les vœux, ne se privent pas de le faire avec une abondante faconde. Peut-être serait-il bien qu'il commencent par s'imposer à eux-mêmes cette concorde honnête qu'ils appellent de leurs souhaits.
Ça ne se sait pas trop et certains résidents ont parfois manifesté, de temps à autre de manière pas très appropriée pouvant nuire à l'obtention d'un résultat positif, leur vif regret de n'avoir pu être embauchés par les entreprises chargées des travaux de rénovation urbaine de Berthe.

Tant que la poignée de malandrins qui s'évertue à tenter de détruire les caméras de surveillance urbaine ne se sera pas calmée, l'État et la commune resteront déterminés à les empêcher ou les interpeller, les déférer à la justice, les contraindre à payer, et réparer.
La Ville poursuit donc l'installation de ces dispositifs. Après les parcs urbains des Sablettes et de la Navale, les rues du centre ancien, quelques-unes de ces caméras ont été placées ces dernières semaines au quartier Berthe.
Ça peut sembler une évidence pour tout un chacun, ici, à La Seyne, mais certains cadres du Service départemental d'incendie et de secours du Var (SDIS 83) ne semblent pas persuadés du bien-fondé du maintien d'une caserne de sapeurs-pompiers au nord de notre commune.
C'est le hasard du calendrier qui m'a conduit à annoncer ce dernier vendredi, lors de la traditionnelle cérémonie de la Sainte-Barbe, patronne des sapeurs-pompiers, une décision prise la veille à l'unanimité des membres de notre conseil municipal, concrétisant un vœu de mon prédécesseur Arthur Paecht, que je partageais alors, de céder à la direction départementale des services d'incendie et de secours, pour l'euro symbolique, le square Bobby-Sands situé face au centre hospitalier, afin qu'y soit construit une nouvelle caserne.
Commencer modestement en faisant du cœur historique de La Seyne un espace aux mobilités apaisées, sans attendre de disposer des moyens financiers prévus par les dispositifs de "politique de la ville", devrait permettre de favoriser un changement positif d'image, propice aux déambulations, à la sécurité, à la dynamique commerciale, à l'activité culturelle, à la vie sociale, et même - ça a eu cet effet ailleurs - à l'incitation des investisseurs de l'immobilier d'habitation à acquérir, rénover, voire reconstruire, des immeubles ou îlots dégradés, de nature à requalifier et favoriser le maintien ou l'installation de résidents aux situations socio-économiques moins dégradées que beaucoup d'actuels habitants.
La nouvelle "zone de rencontre", conçue par nos équipes, et notamment Sylvie Lévesque, technicienne territoriale spécialiste de la question, sous l'égide de notre adjoint Claude Astore, entrera en vigueur le 15 décembre prochain. Elle a reçu le feu vert de notre comité communal des usagers des mobilités, où siègent des habitants, des membres des conseils de quartiers, comités d'intérêt local, utilisateurs du centre urbain, et aux acteurs économiques.
Pour schématiser, le dispositif de "zone de rencontre" donne priorité aux piétons sur tous les véhicules, les vélos étant eux-mêmes prioritaires sur les voitures dont la vitesse ne doit pas excéder 20 km/h et qui sont astreintes à respecter la priorité à droite à tous les croisements. En outre, les vélos sont autorisés à circuler à contresens dans les rues à sens unique, et les mobiliers urbains (barrières, potelets, etc.) disparaîtront petit à petit puisque l'espace public est entièrement dédié aux piétons.
Et, si la pédagogie ne suffit pas pour prévenir les accidents et obtenir l'effet positif espéré (ça marche - c'est le cas de le dire - dans les pays du nord de l'Europe, il faudrait qu'il en soit de même chez nous), il faudra que nos policiers sévissent.
Mes concitoyens sont nombreux à me le reprocher : ils ne comprennent pas et déplorent les annulations successives, depuis le terrible 14 juillet niçois, de diverses manifestations conviviales, sportives, culturelles.
Nos policiers municipaux ont été chaleureusement félicités ce vendredi matin par le Directeur départemental de la sécurité publique pour avoir permis, avec leurs collègues de notre circonscription de police nationale, d'interpeller en flagrant délit l'individu, récidiviste, qui tentait de braquer le bureau de poste de l'avenue Garibaldi./image%2F1454492%2F20200923%2Fob_5f0fc6_vuillemot-photo-blog-copie.png)
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