21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 04:42

Tant que la poignée de malandrins qui s'évertue à tenter de détruire les caméras de surveillance urbaine ne se sera pas calmée, l'État et la commune resteront déterminés à les empêcher ou les interpeller, les déférer à la justice, les contraindre à payer, et réparer.

Je n'étais pas — et ne suis toujours pas — un grand aficionado de la vidéoprotection, que j'estime peu compatible avec le respect de la vie privée. Mais je me suis résolu depuis quelques années à en accepter le principe, d'une part parce que les résultats attestent que les images analysées sous contrôle judiciaire aident à identifier des coupables de méfaits, d'autre part parce que les gens me disent que ça les rassure, et enfin parce que — chose rare en ces temps de disette publique ! — l'État assume 80% du financement...

 

DES CAMÉRAS VANDALISÉES SITÔT INSTALLÉES

La Ville poursuit donc l'installation de ces dispositifs. Après les parcs urbains des Sablettes et de la Navale, les rues du centre ancien, quelques-unes de ces caméras ont été placées ces dernières semaines au quartier Berthe.

Et ça gêne quelques voyous ne supportant pas que la puissance publique jette un œil sur certaines de leurs activités peut-être pas très licites.

Au grand dam et sous le regard impuissant de l'immense majorité des résidents, ils se donnent beaucoup de peine pour les saccager sitôt mises en place, n'hésitant pas à les atteindre en enflammant des conteneurs à ordures que l'une domine ou même à utiliser un camion-bélier pour renverser le luminaire qui supporte une autre.

Qu'on se le dise : les polices nationale et municipale font leur travail.

Plusieurs individus ont été placés en garde à vue. Et ce ne sont pas des gamins. Il faut que les coupables soient jugés et sévèrement punis.

 

MAIS LA FORCE DOIT RESTER AU DROIT RÉPUBLICAIN

Et nous effectuons les réparations car nous avons décidé de ne rien lâcher. Pour donner une idée du coût de ces dégradations que vont supporter les citoyens-contribuables, j'ai fait estimer le montant de la réparation de celle installée sur le candélabre. Il faut que chacun le sache et le diffuse : la collectivité va devoir débourser 2793,60 € de matériels, auxquels s'ajoutent 349,27 € de travaux réalisés en régie, et 750 € d'achat de blocs de béton qui, fussent-ils disgracieux, seront installés autour du luminaire pour prévenir les tentations de recommencer avec un véhicule destructeur.

Sans compter le coût des interventions des policiers et des pompiers, voilà donc 4000 euros que j'aurais préféré utiliser en subvention à une association solidaire, culturelle ou éducative, ou en réparation des douches d'un gymnase.

J'engage aussi l'État à renforcer la présence policière et les citoyens à signaler aussitôt au 17 toute tentative de déprédation. La force restera au droit républicain.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité

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Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
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