15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 07:22

Plusieurs nouvelles arrestations de trafiquants de drogue ont été réalisées ces jours derniers à La Seyne. Il ne se passe pas un mois sans que les policiers ne parviennent à arrêter et déférer des délinquants.

Je tiens à saluer leur travail patient et méthodique qui porte ses fruits. Raison de plus pour leur permettre d'obtenir les renforts qui leur sont indispensables et de regagner des moyens pour la prévention...

 

Ce sont deux opérations en une semaine qui ont permis de procéder à des arrestations et des saisies de stupéfiants, s'ajoutant à la quinzaine d'autres réalisées depuis l'été dernier, parfois avec des prises de quantités importantes de drogue. La justice, de son côté, s'emploie à traiter rapidement ces affaires concernant les sites de notre métropole gangrenés par les trafics. De nombreux délinquants, hélas souvent jeunes, sont ainsi condamnés.

 

UNE CONFUSION ENTRETENUE ENTRE LES COMPÉTENCES DE L'ÉTAT ET DE LA MAIRIE

Les faits sont là pour faire mentir ceux qui laissent entendre que la puissance publique est laxiste, exacerbant à dessein un sentiment d'insécurité, déjà trop prégnant, à des fins évidemment politiciennes, entretenant de propos délibéré une confusion entre les responsabilités de l'État et celles de la commune.

Tout le monde, en effet, ne sait pas que les missions de la police et de la justice en matière de lutte contre la délinquance et la criminalité relèvent de la compétence de l'État, la police municipale ayant d'autres missions de prévention, de sécurité et de tranquillité urbaines, même si j'ai tenu à faire évoluer la convention qui lie les deux polices de telle sorte que nos agents municipaux, eux aussi très volontaires et efficients, puissent, si besoin, prêter main forte à des actions relevant de la responsabilité de l'État, comme des opérations "zéro consommateur de drogue" ou des interventions sur des commerces illégaux.

 

LA SEYNE, EN DIX ANS, A OBTENU DES MOYENS SUPPLÉMENTAIRES

Le rôle du maire est en ce domaine est de plaider la cause des policiers réclamant des moyens supplémentaires pour plus et mieux exercer leurs missions. C'est ce à quoi je m'emploie sans relâche. Dès 2010, avec mon collègue toulonnais, nous avons obtenu la création pour Toulon-Ouest et La Seyne de la seule "brigade spécialisée de terrain" de notre département, forte d'une vingtaine de policiers renforçant les possibilités d'intervention des équipes des commissariats.

J'ai obtenu ensuite que notre commune soit classée "zone de sécurité prioritaire" dès 2012, apportant de nouveaux moyens, dont bénéficie aussi la police municipale, l'un des rares services de la commune à avoir vu ses effectifs augmenter depuis dix ans, les années 2018 et 2019 connaissant ainsi la création de huit nouveaux postes.

Et, après deux ans de plaidoirie auprès de l'État, entamée dès les prémices de la transformation de la délinquance sur fond de trafic de drogue en véritable criminalité meurtrière, des "grossistes" implantés ailleurs ayant jeté leur dévolu sur les quartiers fragiles de notre métropole, entraînant trop de nos jeunes concitoyens dans une affreuse spirale, j'ai enfin obtenu, il y a quelques semaines, que nos sites touchés par ce fléau soient reconnus comme "quartiers de reconquête républicaine" , ce qui doit permettre, avant la fin de cette année, d'accroître significativement les effectifs et les moyens logistiques de la police nationale. Du moins est-ce ce qui est promis...

 

LA PRÉVENTION, OUTIL INDISPENSABLE CONTRE LA DÉLINQUANCE

Il demeure que, sans prévention acharnée, les plus jeunes demeureront des proies faciles pour les professionnels du banditisme. C'est le travail du monde éducatif et de l'insertion professionnelle qui doit sans cesse être renforcé. Là encore, il faut sans cesse se battre, à la fois pour conserver les moyens de maintenir et développer les services communaux de l'enfance, de la jeunesse et du soutien au monde associatif, et pour obtenir que l'État n'abandonne pas ses propres services, à commencer par l'école publique, que le Département, responsable de par la loi de l'insertion, de la prévention spécialisée et de l'aide sociale à l'enfance, assume ses responsabilités, et que la Région, légalement chargée de la formation professionnelle, maintienne son effort.

Un prochain article de mon blog fera un tour d'horizon de ces volets indispensables à la prévention de la délinquance...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 09:02

Créée il y a deux décennies pour compenser la faible présence des services publics auprès des habitants du quartier Berthe tout en permettant à d'autres Seynois et voisins de bénéficier de ces services et donc de changer de manière positive leur regard sur notre grand ensemble d'habitat social, la « Maison des services publics » (MSP) a dû fermer ses portes suite à un incendie criminel qui l'a sérieusement endommagée.

À l'heure où l'État a enfin accepté de faire de nos sites populaires des « quartiers de reconquête républicaine » pour y renforcer la sécurité, il est inimaginable que d'autres missions publiques, d'action sanitaire et sociale, d'insertion, de droit et de justice, désertent ce secteur de la ville. La MSP doit être remise en état et rouvrir ses portes dans les meilleurs délais.

C'est ce que j'ai écrit ce lundi aux personnels qui s'y investissent avec détermination et qui ne doivent pas baisser les bras. La Ville et l'office métropolitain seynois d'HLM sont à leurs côtés. Et l'État doit assurer la quiétude nécessaire à l'accomplissement de leurs missions.

 

MA LETTRE AUX PERSONNELS DE LA MAISON DES SERVICES PUBLICS

« Mesdames, Messieurs,

« Que vous soyez fonctionnaires territoriaux, personnels du groupement d'intérêts publics (GIP) “Maison des services publics” ou employés d'une autre institution, je tiens à vous renouveler le soutien total de la municipalité de La Seyne après l'épreuve difficile que vous avez subie avec l'incendie qui a gravement endommagé votre si important lieu de travail.

 

« Comme vous le savez, nous étions avec nos équipes communales dans l'heure qui a suivi l'incendie pour sécuriser les lieux et prendre toutes les dispositions nécessaires.

 

« Comme vous le savez, nous avons sollicité sans délai les personnels spécialisés de l'accompagnement des personnes victimes de traumatismes psychologiques pour permettre à ceux d'entre vous qui en avez ressenti le besoin “d'évacuer leur trop-plein” d'inquiétude, voire de souffrance. Nous pouvons ensemble remercier l'équipe de l'AVEF d'avoir, une fois de plus, répondu favorablement à notre sollicitation.

 

« Comme vous le savez, j'ai moi-même consacré plusieurs heures à échanger avec ceux d'entre vous qui m'ont sollicité à cet effet.

 

« Comme vous le savez, nous avons mis tout en œuvre sans attendre pour trouver des solutions de relocalisation des divers services qui accomplissent leurs missions à la "Maison des services publics" (MSP). Nous pouvons ensemble remercier tous ceux qui ont accepté de “se serrer un peu” pour que le service public que vous rendez avec efficience soit le moins affecté possible. C'est chose faite grâce à leur bienveillante compréhension et la vôtre.

 

« Comme vous le savez, l'office métropolitain d'HLM “Terres du Sud Habitat” a enclenché aussitôt les opérations nécessaires à la réouverture de votre lieu de travail dans les meilleurs délais possible. La puissance publique que vous incarnez au plus près des habitants ne peut en effet souffrir d'être durablement éloignée.

 

« Comme vous le savez, je me suis battu depuis deux ans, tout premier maire du département à en avoir pris l'initiative, pour que notre quartier Berthe (et notre centre ancien) bénéficie du dispositif de “quartier de reconquête républicaine” et, ce faisant, de renforts humains et logistiques pour la police nationale. C'est enfin chose faite, au moins quant à la décision, et nous sommes dans l'attente desdits moyens afférents qui, je l'espère de tout cœur, joueront le rôle préventif que nous attendons d'eux pour que vous puissiez travailler dans la sérénité.

 

« Comme vous le savez aussi, la “Maison des services publics” résulte d'une volonté de l'État exprimée à la fin des années 1990 à laquelle la Ville a alors répondu très favorablement, sous réserve que ledit État garantisse la durabilité de son soutien financier à votre belle et utile institution. Mais vous connaissez comme moi la suite qui a été réservée à cet engagement au bout de quelques années. Elle est désormais cogérée, dans le cadre d'un GIP duquel font partie la commune, mais aussi d'autres institutions publiques, dont l'État lui-même. Je me dois de rappeler que, alors même qu'il n'y a plus depuis deux ans de services communaux à proprement parler abrités au sein de votre structure, hormis la permanence de notre élue de quartier, la commune participe, à hauteur d'environ 90.000 euros annuels et par la mise à disposition de personnel à la maison de la justice et du droit, à la pérennité de votre établissement. La Ville estime normal de pouvoir apporter cette contribution volontaire malgré les difficultés que rencontrent toutes les collectivités.

 

« C'est d'ailleurs bien la commune qui a été, malheureusement un peu seule parmi les membres institutionnels du GIP, à la manœuvre pour, ainsi que je l'ai détaillé plus haut, répondre à l'urgence générée par la situation navrante que vous vivez. Elle ne le regrette nullement. Mais le GIP est une institution publique partenariale dont, je le répète, l'État est le plus important des “coopérateurs”.

 

« C'est pourquoi, ayant découvert par la presse locale une menace, semble-t-il exprimée par Madame votre directrice, de refuser de rouvrir la MSP si la police municipale n'y était pas présente, je m'autorise à vous inviter à plutôt solliciter l'État qui est le partenaire principal du GIP et dont une des missions régaliennes est précisément d'assurer la sécurité des biens et des personnes. Vous comprendrez que ni la commune, ni l'office métropolitain d'HLM, ne sauraient se substituer à lui pour des missions de sûreté. Je suis pour ma part tout à fait disposé à accompagner toute démarche que vous entreprendriez en ce sens.

 

« Mon cabinet et la direction générale de la mairie demeurent bien évidemment à votre entière disposition pour toute question relative à ce terrible événement et aux solutions qui seront apportées pour la reprise ordinaire de vos activités.

 

« Vous renouvelant mes encouragements pour la belle œuvre d'égalité républicaine que vous assurez, je vous prie d'agréer, Mesdames, Messieurs, l'expression de mes sentiments les meilleurs. »

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 07:05

Des morts et des blessés, des dégradations d'équipements publics et de biens privés, des familles terrorisées, des années de coûteux efforts de lutte contre la ségrégation urbaine et sociale ruinées en quelques instants, il ne se passe pas une semaine sans qu'un nouvel événement ne vienne pourrir la vie de nos concitoyens, la plupart du temps sur fond de trafic de drogue dans nos quartiers populaires fragilisés. Ça suffit.

 

Ce week-end et cette nuit encore, des coups de feu et un incendie ayant gravement endommagé la Maison des services publics ont accru la peur de nos habitants.

J'ai fait preuve d'une infinie patience après le remplacement de M. Collomb par M. Castaner aux fonctions de ministre de l'Intérieur en octobre dernier. D'abord pour donner le temps au nouveau responsable de la sécurité de la nation de prendre la mesure des enjeux, ensuite pour lui permettre de gérer la situation générée par le mouvement naissant des « gilets jaunes ».

Mais, quatre mois après, la crise sociale est durablement installée et probablement pas près de connaître son terme. La Seyne, comme Toulon et Hyères, victimes des mêmes actes délinquants et criminels, ne peut plus attendre. Le silence du ministre de l'Intérieur est intolérable. La tranquillité publique et la sécurité constituent une mission régalienne primordiale dont l'État ne peut considérer qu'elle peut être sélective : on ne peut ignorer la détresse des braves gens en leur refusant les forces de l'ordre auxquelles ils ont droit, et mobiliser en permanence des milliers de policiers face à un mouvement social.

 

TERRORISÉE, LA POPULATION EXASPÉRÉE NE PEUT PLUS ATTENDRE

M. Collomb avait confirmé sa venue chez nous, prévue la semaine même de sa démission. La cheffe adjointe de cabinet de M. Castaner m'a indiqué dès octobre avoir « expliqué [au nouveau ministre] l'intérêt d'un déplacement à [mes] côtés ». Depuis, c'est silence radio.

Je certifie l'exaspération de mes concitoyens. Et la mienne. J'ai rapporté dans un article de mon blog que le précédent ministre, une semaine avant sa démission, s'était rendu dans l'agglomération grenobloise victime de faits semblables à ceux que connaît la métropole toulonnaise. Il y avait annoncé l'attribution à la police nationale de moyens humains et logistiques qui, comme chez nous, faisaient cruellement défaut. Ce n'est rien d'autre que nous attendons et, désormais, exigeons, en plus des moyens de prévention par l'éducation et l'insertion, hélas eux aussi bien trop insuffisants aujourd'hui.

Les Seynois devront-ils se mobiliser pour faire entendre l'urgence de leurs besoins de sécurité ? Au risque, ce qui serait un comble lorsqu'on manifeste pour réclamer des forces de l'ordre, de se faire éborgner par un tir de lanceur de balles de défense ?...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 10:55

Je pressens que, dans les semaines qui viennent, lorsque les tronçonneuses entreront en action, il va comme chaque année se trouver des gens pour hurler au saccage de la forêt communale seynoise, vilipender la métropole et la commune, et véhiculer de fausses informations sur le scandale écologique que représenterait, selon eux, la réalisation de coupes d'arbres qui ne sont destinées qu'à protéger la biodiversité et mettre en valeur le paysage forestier. Explications...

 

DES USAGERS VOLONTAIRES AUX SPÉCIALISTES, UNE MOBILISATION GÉNÉRALE

Les 270 hectares de notre belle forêt de Janas, partie orientale du massif forestier de Sicié que nous partageons avec nos voisins six-fournais, est un bijou que l'on se doit plus que jamais de protéger.

La veille préventive des incendies est assurée par les bénévoles de notre réserve communale de sécurité, parfois assistés de fonctionnaires communaux volontaires et de bénévoles associatifs. L'entretien des chemins, sentiers et espaces naturels est un sujet majeur auquel s'emploient à la fois la métropole TPM et les associations d'usagers, notamment les associations de randonneurs et de protection de l'environnement et notre exemplaire société de chasse.

Exception faite de certains vététistes pratiquant le « freeride » hors de toute structure organisatrice reconnue, s'interdisant toute contrainte, saccageant la végétation, certains allant jusqu'à ouvrir des pistes en totale illégalité à la tronçonneuse, mettant parfois en danger et insultant les autres usagers de la forêt, la très grande majorité des personnes s'adonnant à la promenade, à la cueillette, à la randonnée, à l'équitation, au vélo, au VTT ou la chasse, est consciente de la fragilité de notre cadre naturel et, en bonne intelligence respectant les pratiques de loisirs des uns et des autres, s'emploie à éviter toute dégradation.

 

DES INTERVENTIONS PROFESSIONNELLES DE PRÉVENTION ET VALORISATION

De son côté, la commune mettant à sa disposition une maison forestière, l'Office national des forêts a accepté de maintenir un personnel chargé de la régulation, de la prévention, de la surveillance et, si besoin, de la répression. C'est une chance que n'ont pas toutes les communes urbaines.

C'est dans ce cadre que sont réalisées, chaque fois que nécessaire, des éclaircies d'amélioration. Les documents ci-dessous, co-réalisés par la commune et les ingénieurs et gardes de l'office des forêts, expliquent les raisons de ces coupes indispensables, le processus utilisé, et la destination des végétaux prélevés. On peut cliquer dessus pour les agrandir. Leur lecture devrait couper court aux fausses rumeurs...

 

 

 

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 08:14

Des pistes semblent enfin s'ouvrir, du côté de l'État, pour engager de façon globale la redynamisation et la rénovation du cœur historique de La Seyne dont la situation urbaine, économique et sociale se dégrade inexorablement depuis trop longtemps. Des dizaines de Seynois volontaires étaient au rendez-vous, ce mercredi, pour prendre en main le destin du centre de la commune.

 

La salle du conseil municipal était en effet bondée, ce mercredi, à l'occasion de la concertation organisée conjointement par la métropole et la ville pour – enfin !... – faire avancer le projet de rénovation urbaine du cœur historique de La Seyne.

 

LE CENTRE-VILLE, L'AFFAIRE URGENTE DE TOUS...

Habitants, employés, commerçants, usagers, vivant notre centre ancien au quotidien, mais aussi représentants de tous les quartiers tant le sujet dépasse le périmètre de nos vieux quartiers, ont répondu si massivement à l'invitation que, pour des raisons d'organisation et pour se conformer au processus d'organisation prévu par les textes règlementaires, il a fallu refuser du monde.

C'est que l'enjeu est d'importance. Depuis près de vingt ans, La Seyne attend que puisse être engagé un programme global et d'envergure de rénovation et redynamisation de son cœur de ville. Habitat, espaces et équipements publics, cadre de vie, mobilités et centralité, fonctionnalités urbaines de services, de commerces, de « vivre ensemble », de culture et de loisirs, sont autant de sujets qui appellent une mobilisation conséquente de la puissance publique, préalable à celles des acteurs économiques et associatifs et des citoyens.

 

APRÈS VINGT ANS D'ATERMOIEMENTS, L'ÉTAT SEMBLE ENFIN DÉTERMINÉ À AIDER

La Seyne en a d'autant plus assez d'être lésée que, comme dans tous les centres anciens des villes moyennes, la situation se dégrade inexorablement, année après année.

Une alternance politique au niveau de l'État n'a pas permis de voir démarrer le « Grand projet de ville » de mon prédécesseur Arthur Paecht au début des années 2000.

En 2006, pour le « programme de rénovation urbaine de première génération », celui qui a permis la rénovation de Berthe qui s'achève, l'État n'a pas retenu notre vieille ville parmi les périmètres à traiter.

Candidate au « programme national de rénovation des quartiers anciens dégradés » en 2009, le projet que nous avons présenté au gouvernement d'alors a été positionné en n°1 pour sa qualité et son urgence, mais a été « rétrogradé » par le ministre en charge du logement au profit d'Aix et de Nice, pourtant bien moins bien classés.

Et, en 2013, si nous avons enfin obtenu que notre centre ville soit retenu comme « quartier prioritaire de la politique de la ville » pouvant bénéficier du « nouveau programme national de rénovation urbaine », il aura fallu attendre cinq ans pour que, ces toutes dernières semaines, l'État annonce enfin pouvoir abonder le budget nécessaire.

 

UNE INQUIÉTANTE SITUATION MALGRÉ DES EFFORTS CONTINUS

Certes, nos services communaux et ceux de la métropole, désormais compétente en la matière, accompagnés par des spécialistes tels que notre agence d'urbanisme varoise, n'ont pas chômé et ont travaillé « en temps masqué ». Le diagnostic de la situation urbaine, économique et sociale du quartier a été d'autant plus facile à réaliser que, depuis vingt ans, chacun s'emploie, en mobilisant les maigres moyens disponibles, à contrebalancer la dégradation économique et sociale.

Des places urbaines et des équipements publics ont été réhabilités ou créés. Un « permis de louer » vient d'être institué, qui va être mis en place dès que les décrets seront publiés. Des dizaines de logements et commerces, façades et devantures, ont bénéficié d'aides financières et techniques à la rénovation. Des îlots insalubres ont disparu. Des passages traversants et des placettes ont aéré et facilité le désenclavement entre les rues. Des espaces et cheminements végétalisés ont vu le jour. Une « zone de rencontre » avec son nouveau plan de stationnement a été mise en place. Le classement en « zone de sécurité prioritaire » a été obtenu et nous venons de créer une « brigade municipale du cadre de vie ». Des animations culturelles et commerciales ont été initiées. Les associations ont été mieux soutenues pour leurs initiatives en faveur du « vivre ensemble ».

On connaît bien les problèmes et on sait désormais, pour l'avoir modestement expérimenté, ce qui marche pour tenter de les résoudre.

 

MAIS LES EFFORTS BUTTENT SUR DE LOURDES DIFFICULTÉS

Mais il reste trop d'irréductibles « marchands de sommeil » louant des taudis. Les incivilités demeurent en matière de stationnement, de dégradations et de propreté urbaine malgré les efforts de pédagogie et de sanction de nos agents. La délinquance, malgré les efforts de la police nationale, est présente en certains lieux. Les acteurs associatifs, privés de subventions et d'aides à l'emploi, s'essoufflent.

La situation socio-économique de nombre de résidents se dégrade. Beaucoup de commerces et le marché sont en difficulté croissante face aux grandes surfaces périphériques et à la vente par Internet, tandis que certaines cellules commerciales sont appropriées par des personnes ne respectant pas toujours les règles fiscales, sociales ou sanitaires, générant une concurrence déloyale et un sentiment de laisser-faire.

Les mobilités ne sont toujours pas à la hauteur des besoins de la desserte, de la quiétude, de l'attractivité, et de l'enjeu environnemental.

Un sentiment d'abandon s'installe chaque jour un peu plus.

 

ON NE PEUT PLUS ATTENDRE : IL Y A URGENCE ABSOLUE

Sur la base de ces constats, la commune et la métropole ont ainsi présenté ce mercredi à des dizaines de Seynois volontaires, globalement en accord sur le diagnostic de situation, divers scénarios d'intervention urbaine et d'action pour la décennie à venir.

Ils ont travaillé avec nos élus, dont Marie Bouchez, chargée de la politique de la ville et l'habitat, Jean-Luc Bruno, chargé du centre ville, ou Florence Cyrulnik, chargée du patrimoine, avec nos très impliqués et disponibles fonctionnaires, appuyés par une agence d'urbanisme, des heures durant, dans le cadre d'ateliers, pour affiner le constat de situation et apporter d'indispensables avis sur les pistes à emprunter pour la reconquête de notre centre ville.

Grand merci à toutes ces personnes manifestant leur détermination à prendre en main le destin du cœur de leur commune.

Au regard de l'urgence avérée depuis trop longtemps, j'ai fixé l'objectif d'un projet arrêté en fin d'année, d'une validation par l'État au printemps prochain, et d'un démarrage des premières opérations aux alentours de l'été. Si chacun se remonte les manches, on peut y parvenir.

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 06:05

J'ai reçu, il y a deux jours, Nicolas Galup, journaliste à la télévision régionale Var-Azur-TV, qui m'a interviewé pour préparer « Face à face », l'émission politico-économique de cette chaine, qui sera diffusée le vendredi 16 novembre à 19 heures 30.

Au regard de l'actualité métropolitaine, une partie de notre échange a été reprise dans le journal du soir de Var-Azur-TV, et j'ai ainsi pu confirmer et expliciter deux grandes inquiétudes pour notre territoire sur lesquels j'interpelle l'État : la sécurité urbaine et le devenir du service des urgences hospitalières de l'ouest varois.

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 04:03

« Je sais combien la violence est grande dans cette agglomération. Nous voulons y répondre. (...) J'apporterai un certain nombre de réponses ». Ce sont là les mots de Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, prononcés exactement une semaine avant la visite qu'il doit rendre, ce prochain vendredi, à Toulon et La Seyne, les deux communes de la métropole Toulon Provence Méditerranée les plus touchées par le fléau mortifère du trafic de drogue.

Faisant cette annonce en cette fin de septembre, le ministre parlait naturellement de cette aire métropolitaine de 500.000 habitants, regroupée autour de sa ville-centre dont les quartiers urbains voient leur violente criminalité s'accroître dangereusement : Grenoble.

La capitale du Dauphiné et ses deux villes populaires moyennes mitoyennes, Échirolles et Saint-Martin-d'Hères, connaissent en effet depuis deux années la même tragique situation inédite que Toulon, La Seyne, et même Hyères, fût-ce moins fréquent dans la cité des palmiers.

 

ENFIN DES ANNONCES CONCRÈTES, CHIFFRÉES, AVEC UN CALENDRIER

Et, comme je l'ai fait pour notre aire urbaine toulonnaise, rejoint ensuite par le maire de Toulon, les maires isérois ont, dès le début de l'année 2018, placé des espoirs dans les annonces du renforcement significatif des moyens de sécurité par les dispositifs de « police de sécurité du quotidien » et de « quartiers de reconquête républicaine » pour leurs « zones de sécurité prioritaire ». Mais, comme nous dans le Var, ils ont déploré n'avoir pas été entendus. Jusqu'à vendredi dernier...

Car l'annonce du ministre a été suivie d'effets. Il a, dans les heures qui l'ont suivie, apporté les précisions concrètes attendues de mes collègues isérois. La métropole grenobloise sera pourvue de 35 policiers supplémentaires en étant intégrée « dans la deuxième vague des "quartiers de reconquête républicaine" dans les douze prochains mois ». Dans l'attente, Gérard Collomb a indiqué que « l'antenne de la police judiciaire de Grenoble sera renforcée au printemps », qu'une « cellule de renseignement opérationnelle contre les stupéfiants sera mise en place rapidement », et qu'il a décidé, pour aller vite, « d'affecter d'ici fin 2018 une vingtaine de jeunes policiers sortis d'école dans l'agglomération ».

Le ministre a en outre annoncé la mise à disposition des policiers de ces « caméras piétons » qu'ils portent sur eux et que j'ai moi-même sollicitées pour chez nous afin d'apaiser la relation entre les agents et les citoyens lors de leurs échanges, ainsi que des équipements en véhicules et systèmes de communication.

 

EN RÉPUBLIQUE, CE QUI VAUT LÀ DOIT VALOIR ICI

Je ne demande pas autre chose, s'agissant des moyens spécifiques de sécurité policière, et sans compter les réponses aux besoins de prévention et de rénovation urbaine relevant d'autres ministères que celui de M. Collomb, pour les quartiers toulonnais et seynois, notamment pour Berthe, le centre-ville et La Présentation.

D'ailleurs, pour les services du ministère de l'Intérieur, les comptes seront faciles à faire. Il suffit d'accorder à la métropole toulonnaise les mêmes moyens que dans l'aire grenobloise, tant la situation est comparable : Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d'Hères comptent en tout 234.776 habitants, tandis que Toulon et La Seyne abritent 232.382 résidents. Et les chiffres officiels du Gouvernement indiquent qu'il y a 36.438 personnes vivant dans les quartiers prioritaires « politique de la ville » de ces communes d'Isère, pour 36.736 dans nos deux communes du Var.

À problèmes identiques de même ampleur, solutions identiques de même ampleur. C'est du moins ainsi que ça fonctionne dans une république égalitaire. 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 07:24

Comment ne pas trouver choquants les propos de certains élus minoritaires seynois qui, enfourchant le pas d'un écrivain et chroniqueur ayant récemment fait parler de lui en tenant des propos outranciers sur les policiers lors d'une émission de télévision (dont il s'est certes excusé), pensent faire avancer le débat en déplorant que nos concitoyens seraient « las d'apercevoir des véhicules de police patrouiller sans rien dire » ?

Comment ne pas déplorer des propos démagogiques et inexacts lorsque, d'une séance du conseil municipal à une autre, d'autres élus de nos minorités sont capables de s'offusquer tour à tour d'un nombre soi-disant pléthorique de fonctionnaires communaux puis d'un nombre bien trop insuffisant de policiers municipaux ?

 

ATTISER LES PEURS, UN JEU DANGEREUX ET AFFLIGEANT

Comment ne pas s'inquiéter pour la qualité des débats démocratiques lorsqu'on extrait délibérément de son contexte une phrase pour la mettre en exergue sur un réseau social, laissant entendre que, à l'instar d'importantes communes françaises (Brest, Créteil, Le Mans ou Nanterre), La Seyne serait favorable à la suppression pure et simple de sa police municipale ?

Comment ne pas voir une manipulation cynique lorsque, sur le même réseau social, tel autre contempteur propose un sondage demandant si la police municipale doit être armée, laissant ainsi entendre qu'elle ne l'est pas, alors que c'est le cas depuis des décennies et que ce sont même des policiers municipaux seynois qui sont agréés pour assurer la formation de leurs collègues d'autres communes ?

 

LES SEYNOIS FONT CONFIANCE À LEURS POLICIERS NATIONAUX ET MUNICIPAUX

Je ne le répèterai jamais assez : il est des sujets avec lesquels il est désolant de faire de la petite politique politicienne. La tranquillité publique et la sécurité des personnes en sont un, majeur, la triste actualité dans la métropole toulonnaise le confirme hélas depuis plusieurs mois.

Qu'on se le dise : les policiers nationaux et communaux en poste à La Seyne font bien leur travail. Ils ont la considération de l'équipe municipale et de la population. C'est justement pour cela que la municipalité seynoise n'a de cesse de conforter ses effectifs de policiers municipaux, d'agents de sécurité de la voie publique et de médiateurs urbains. Et qu'elle réclame depuis deux ans sans relâche des renforts significatifs et de nouveaux moyens logistiques pour la police nationale.

 

POLICE MUNICIPALE : LES CHIFFRES VÉRIFIABLES PARLENT D'EUX-MÊMES

Face aux contrevérités et remarques désobligeantes pour les fonctionnaires de la sécurité et leurs hiérarchies, je me dois de préciser les choses à partir de données officielles que chacun pourra à loisir vérifier sur les sites Internet de l'open-data du gouvernement pour les effectifs et du ministère de l'Économie pour les données budgétaires (dernières statistiques disponibles au 1er janvier 2017).

On y découvre que, contrairement aux dires de certains, La Seyne était fin 2016 dans la bonne moyenne varoise en matière d'effectifs de policiers municipaux rapportés au nombre d'habitants. Avec 9,43 policiers municipaux pour 10.000 habitants, elle est 7ème sur les douze communes de la métropole (moyenne 10,81), devant d'importantes communes comme La Garde, La Valette ou Toulon. Elle est également 7ème des 15 communes les plus peuplées du Var (moyenne 10,03). Et que, si elle figurait dans la palmarès des effectifs de policiers municipaux des 50 communes les plus peuplées de France (elle ne le peut car elle n'est que 78ème par sa population), elle serait à la 5ème place nationale...

Et, lorsqu'on aura finalisé dans les prochaines semaines les 9 recrutements en cours (voir l'annonce de Claude Astore, notre adjoint à la sécurité, dans l'article de Var-matin ci-dessus), avec 10,82 agents pour 10.000 habitants, La Seyne gagnera une place dans les classements métropolitain et varois, et, comparée aux 50 plus grandes communes de France, elle figurerait entre Avignon qui trône en tête du palmarès (11,75) et Nice qui est deuxième (10,65).

On remarquera également que, rapporté aux crédits dédiés aux charges de personnel dans les budgets communaux, le nombre de policiers municipaux seynois pour 10.000 habitants est à la 5ème place des 15 communes les plus peuplées du Var. Et on mesurera encore mieux l'effort budgétaire consenti par La Seyne pour sa police municipale quand on aura rapporté ce même effectif à la dette par habitant (hélas la 3ème plus importante du Var, depuis vingt ans, derrière Saint-Raphaël et Fréjus), plaçant notre commune, malgré ses difficultés financières structurelles, en 9ème position sur les 15 plus importantes communes varoises.

 

PRÉVENIR VAUT TOUJOURS MIEUX QUE GUÉRIR

On le voit, il est désolant, alors qu'un grand quartier de la ville est en deuil et la population dans l'inquiétude, de voir certains manipuler sans vergogne les esprits à de tristes fins. Ceux qui viennent donner des leçons sans argument seraient mieux inspirés, pour gagner en crédibilité, d'accompagner les démarches que je conduis sans relâche pour obtenir que la police nationale voie ses effectifs et moyens logistiques renforcés ou pour que des crédits soient débloqués pour des caméras permettant d'élucider les faits délictueux et criminels.

Mais aussi, et c'est tout aussi important, pour renforcer les services associatifs de prévention de la délinquance, de médiation éducative de nuit, de la lutte contre les radicalisations, les services communaux de médiation urbaine, et créer des services de sécurité pour les ensembles d'HLM, permettant d'agir en amont du travail de la police.

Et également pour obtenir de l'État les moyens financiers pour une nouvelle vague d'opérations permettant le relogement urgent de familles qui n'en peuvent plus de vivre dans certains immeubles afin que ceux-ci puissent être démolis, ou le désenclavement de certaines cités, telle La Présentation, que la configuration viaire en impasse ont transformées en coupe-gorges.

 

S'IL SUFFISAIT DE « TRAVERSER LA RUE », ÇA SE SAURAIT, NON ?

Mais je n'oublierai jamais que l'insécurité découle directement et fondamentalement de la situation sociale et économique catastrophique de trop nombreux habitants, sans emploi, en détresse absolue, qui conduit un infime nombre d'entre eux à sombrer dans la délinquance et, désormais, dans la criminalité, terrorisant tous les autres, pauvres mais honnêtes gens, qui tentent de survivre dans ce qui devient un enfer urbain.

Pour tous ceux-là, victimes de politiques libérales qui privilégient le capital à l'humain, ça se saurait s'il était si simple et suffisant pour sortir de la désespérante indigence qui est leur quotidien, comme le leur suggère le Chef de l'État, de... « traverser la rue ».

La preuve, je ne les vois pas, rassurés et rayonnants, sur le trottoir d'en face.

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 08:55

Il serait intellectuellement malhonnête de ne pas reconnaître l'écoute attentive dont à fait preuve pendant près d'une heure M. Philippe lors de l'audience qu'il m'a accordée ce mardi.

Il a en retour ouvert des pistes répondant, au moins pour partie, aux demandes que je formule depuis des mois pour tenter d'enrayer et éradiquer la délinquance criminelle qui s'installe depuis deux ans dans les quartiers populaires urbains de la Seyne et de la métropole toulonnaise.

Je ne reviens certes pas de Paris avec dans mon cartable quelques dizaines de policiers, d'éducateurs de rue, d'enseignants, de caméras, de moyens logistiques, ou le chéquier d'un compte en banque bien garni permettant de redynamiser les services communaux et les associations faisant œuvre de prévention ou d'engager une nouvelle phase de démolitions d'immeubles où s'enkystent les trafics.

 

DES PISTES À TRADUIRE EN FAITS CONCRETS

Mais, sauf à ce que le Normand qu'est le Premier Ministre et le Provençal que je suis ne donnions pas les mêmes sens aux mots de la langue commune de notre République dans laquelle s'est déroulé notre échange, je peux rapporter son intention de répondre aux besoins de ressources humaines supplémentaires pour la police, de vidéosurveillance, de médiation urbaine, de prévention par l'éducation, et d'une sorte de « saison supplémentaire » de la rénovation urbaine, permettant de mener à bien des opérations telles que, par exemple, la démolition de la fameuse « tour du Gère » où le trafic violent est gravement ancré.

Plus vite on passera de l'intention aux actes, et mieux ce sera. Je pense qu'il en mesure avec moi l'urgence.

 

UN ÉCHANGE RÉPUBLICAIN AUTOUR D'INQUIÉTUDES PARTAGÉES

Je dois également me réjouir d'avoir trouvé en la personne du Chef du Gouvernement un interlocuteur aux idées politiques à l'opposé des miennes mais qui partage avec moi, comme avec bien des démocrates républicains, la même analyse que l'insécurité et l'angoisse des habitants ne peut que nourrir le sentiment d'un abandon de la puissance publique susceptible de constituer un terreau fertile pour tous les obscurantismes religieux et politiques qui guettent nos territoires.

C'est l'intérêt de tous les habitants du « Grand Toulon », et pas seulement ceux des sites fragiles, que, lorsque c'est nécessaire et sans se la jouer « ni – ni », soient dépassés les clivages afin que se conjuguent les efforts pour que la situation de nos quartiers fragiles se normalise, des centres anciens de nos deux plus grandes communes jusqu'à nos grands ensembles d'habitat social et d'importantes copropriétés dégradées.

Les interviews que j'ai données aux deux titres de notre presse locale, Var-matin et La Marseillaise, que je m'autorise à reproduire ci-dessous, apporteront aux lecteurs de ce blog d'autres précisions sur l'audience qui m'a été accordée (cliquez sur les images pour les agrandir).

 

Var-matin 19/09/2018
La Marseillaise 19/09/2018

 

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 05:18

Hubert Falco, président de notre métropole toulonnaise, a reçu ce jeudi soir le Premier Ministre, Édouard Philippe, en visite dans le Var. Dans la journée, le président de Toulon-Provence-Méditerranée s'était enquis auprès de moi, pour les relayer auprès de son honorable visiteur, des besoins de La Seyne pour regagner en sécurité et tranquillité publique comme en accompagnement social et en insertion, notamment professionnelle. Il a ainsi pu fournir au Chef du Gouvernement un dossier dont j'avais présenté l'essentiel dans un article de ce blog posté au lendemain d'un précédent drame survenu fin juin dans notre ville.

Nos requêtes et sollicitations, voire nos exigences, ont de même été transmises depuis des semaines à M. Philippe par les parlementaires de l'aire toulonnaise, comme elles l'avaient également été par le préfet du Var.

 

UNE VISITE DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR ET UNE AUDIENCE DU PREMIER MINISTRE

J'aurais certes apprécié, non pas tant que le Premier Ministre m'honore moi-même d'un échange, mais qu'il puisse consacrer quelques instants à entendre quelques-uns de nos concitoyens habitant dans nos quartiers populaires fragilisés, tant pour se faire une idée plus précise de l'impact terrible de la situation sur la vie de nos résidents que pour leur témoigner la compassion et l'attention que l'État doit porter à la réalité qu'ils subissent.

Cela n'a pas pu se faire, mais je formule le vœu que le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avec lequel je me suis entretenu au téléphone et dont la visite est annoncée chez nous dans les prochaines semaines, puisse accepter cette rencontre avec quelques Seynois en détresse.

Je serai moi-même reçu par M. Philippe mardi prochain à Paris. Je lui dirai que, de l'avis de tous les spécialistes de la sécurité, de la rénovation urbaine et de l'accompagnement social des habitants des quartiers prioritaires, la situation seynoise est d'autant moins inéluctable que la violence criminelle est relativement nouvelle et qu'il est possible de l'éradiquer si des ressources humaines et logistiques sont allouées à la police, et que la rénovation urbaine réalisée à Berthe a considérablement diminué les lieux offrant des possibilités de « zones de non-droit » tandis qu'il pourra en être de même au centre-ville lorsque les crédits seront enfin débloqués.

 

LA SITUATION N'EST PAS INÉLUCTABLE DANS UN TERRITOIRE EN PLEIN ESSOR

J'expliquerai au Premier Ministre que c'est d'autant plus vrai que, pour peu qu'on leur redonne les moyens dont ils disposaient il y a quelques années, les acteurs publics et associatifs de l'éducation scolaire et périscolaire, de la prévention, de la formation et l'insertion professionnelle, du sport et de la culture, ont prouvé leur volonté et leur capacité à faire des merveilles pour éviter que les enfants, les adolescents, les jeunes et les nouveaux majeurs, premières cibles de la prédation opérée vers la délinquance par des criminels endurcis, soient protégés et se voient ouvrir d'autres perspectives de vie que le chaos mortifère qui semble aujourd'hui constituer leur unique horizon.

Une ville et une métropole qui se rénovent, qui changent d'image, qui connaissent une formidable redynamisation de leurs économies de l'industrie, de la recherche et des hautes technologies marines, des services, de la culture, du loisir et du tourisme, créant des centaines d'emplois, ne peuvent laisser une partie de leur peuple sur le bord du chemin de leur renouveau. Ce ne serait pas digne d'une République égalitaire.

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