9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 07:12

http://images.delcampe.com/img_large/auction/000/257/774/533_001.jpgVoici le message que je fais transmettre par mon collègue Claude Astore, adjoint délégué à la sécurité, aux personnels de la police municipale seynoise et du commissariat de notre circonscription...


"Chers cadres et agents des polices municipale et nationale,

"Il ne faut bien sûr céder à aucune psychose, mais les événements dramatiques que connaît le pays montrent que la folie peut s'emparer des hommes.

"Une de vos collègues de la région parisienne, jeune policière municipale, a malheureusement été victime d'un tueur, et peu importe si, comme les autorités nous l'indiquent, il n'y aurait pas de lien avec l'atroce attentat terroriste où deux autres policiers, nationaux ceux-là, ont aussi laissé leur vie en exerçant leurs fonctions de protection.

"À vous tous, fonctionnaires de l'État et de la commune, je veux dire, bien sûr, que je m'incline avec respect devant la mémoire de vos collègues et vous faire part de toute la compassion des Seynois.

"En ces périodes troublées, votre rôle de protecteurs du peuple de la République - et de la République elle-même - prend tout son sens. On parle beaucoup, en ce moment, et c'est bien compréhensible tant c'est inédit, de l'horreur de l'assassinat des dessinateurs et journalistes qui exerçaient leur mission au nom des valeurs qui nous sont chères de la démocratie et de sa liberté d'informer, de critiquer, de blasphémer et de donner à sourire. Et ça éclipse un peu l'abomination des crimes dont vos collègues ont été victimes, alors qu'ils ne faisaient, eux aussi, que faire vivre ces mêmes valeurs républicaines, en assurant les conditions de ces liberté, égalité et fraternité qui fondent le socle de notre nation.

"Je tenais à vous l'exprimer. Les drapeaux en berne et les temps de recueillement que j'ai décidés et que l'État a lui-même ordonnés sont naturellement aussi dédiés aux serviteurs de la République qu'étaient vos collègues défunts.

"Je vous invite à la fois à la prudence pour vous-mêmes et à la vigilance pour nos concitoyens. Plus que jamais, votre présence, visible et constante dans tous nos lieux de vie, est indispensable pour rassurer et prévenir. Mais, plus que jamais aussi, il est nécessaire que vous preniez toutes les précautions indispensables, dans le calme et la solidarité.

"Vos corps de fonctionnaires nationaux et communaux sont bien souvent l'objet de boutades, de rebuffades et de sarcasmes. En ce temps bouleversant, sachez que nos concitoyens, notamment les Seynois, pourtant volontiers grincheux et rebelles, savent trouver en vous, des stagiaires au commissaire, des assistants de sécurité aux chefs de police, les garants de la tranquillité et de la sécurité que leur doit la nation républicaine, et vous témoignent un profond respect et une vraie affection.

"Nous sommes tous Charlie. Nous sommes aussi tous gardiens de la paix.

"Très cordialement à vous."

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 04:39

http://www.loractu.fr/Resources/contents/images/feu_UNE/initial.jpgNous serons tous d'accord pour affirmer que, face à la lutte contre l'incendie et le nécessaire secours à apporter aux personnes et aux biens, services assurés par les sapeurs-pompiers départementaux, l'égalité républicaine doit s'appliquer sur le territoire de la nation.

Eh bien, figurez-vous que, dans le département du Var, il n'en est rien. Je veux dire par là que, pour un même service (toujours de parfaite qualité) rendu aux habitants, les participations financières des communes varoises, rapportées au nombre de leurs habitants, varient dans un rapport de 1 à... 35 !!! C'est un pur scandale dont le Conseil général du Var porte la responsabilité.

Je reconnais qu'il m'aura fallu six années pour m'en assurer avant d'en faire état, faute de disposer d'éléments fiables de comparaison, mais j'en détiens aujourd'hui les preuves. Il faut que ça se sache : La Seyne contribue beaucoup plus que la plupart des autres.

 

LES SEYNOIS, 8èmes CONTRIBUTEURS PARMI LES VAROIS DES 153 COMMUNES

Les 5,5 millions d'euros que nos contribuables doivent verser chaque année au Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) représentent 89 euros par habitant. Ça place l'effort des Seynois en huitième position départementale derrière Saint-Tropez (220 euros), Le Rayol-Canadel (142 euros), Bormes et Le Lavandou (133 euros), Bauduen (125 euros), Bandol (122 euros), Le Luc (96 euros), et Grimaud (95 euros)... et devant les 145 autres communes du Var, la moins contributrice - tant mieux pour ses habitants ! - étant La Verdière, qui apporte son écot à hauteur de... 6 euros par résident.

Dans l'agglomération toulonnaise, La Seyne est celle dont les habitants se saignent le plus pour leur sécurité. Les chiffres en attestent : Ollioules (74 euros), Six-Fours (66 euros), Hyères (62 euros), les communes du SILIAT (La Garde, Le Pradet, Le Revest, La Valette et Toulon - 54 euros), La Crau (45 euros) Carqueiranne (41 euros) et Saint-Mandrier (22 euros), cette dernière, ne disposant pas de caserne, bénéficiant pourtant du centre de secours de... La Seyne !

 

PLUS TU LA JOUES RÉPUBLICAIN, PLUS ON TE PONCTIONNE !

Il n'aura sûrement échappé à personne que les communes qui payent beaucoup, à l'exception du Luc, sont toutes des communes touristiques d'importance, mais que d'autres sites voyant, comme elles et La Seyne, leurs populations augmenter en période de vacances, ne figurent pas dans le palmarès des super-contributeurs. Je ne citerai que Saint-Cyr, Fréjus et Saint-Raphaël (61 euros), ou Sanary (60 euros). L'afflux de population estivale n'explique donc pas tout...

Renseignement pris, c'est parce que La Seyne cumule divers critères aggravant sa situation aux yeux de ceux qui assurent la facturation annuelle. Je n'en citerai que deux. Oui, La Seyne est surtaxée parce qu'elle accueille dans des tours plus difficiles d'accès aux secours les familles les plus humbles du département auxquelles la plupart des autres se refusent à offrir un logis ! Et, oui, La Seyne se fait saigner par la sangsue départementale parce qu'elle héberge sur son territoire des entreprises industrielles pouvant générer des risques accrus... mais créant de la richesse économique et de l'emploi pour tout le bassin de vie du "Grand Toulon", et au-delà !

C'est à marcher sur la tête !!!

 

ÇA SUFFIT : L'EFFORT DOIT ÊTRE ÉQUITABLEMENT PARTAGÉ !

Alors, qu'on se le dise, surtout du côté du Conseil général. C'est fini. La moyenne varoise des contributions par habitant est en 2014 de 52,95 euros, soit 36 euros de moins que ce que chaque Seynois règle chaque année au service départemental des pompiers. Je vais donc proposer au conseil municipal une délibération par laquelle, pour l'avenir, nous nous en tiendrons à cette moyenne. Pour nos 63000 habitants, ça ramènera la "douloureuse" à environ 3,4 millions, soit un peu plus de deux millions de moins qu'aujourd'hui...

Quand on rapporte ça aux misères que nous fait l'État en nous laissant entrevoir, d'ici à 2017, une baisse continue, année après année, des dotations de fonctionnement, qui devrait atteindre près de 5 millions, ça ne ferait pas de mal à notre équilibre budgétaire.

Noius sommes en république, supposée égalitaire. Il faudra argumenter rudement pour m'expliquer que la commune la plus pauvre du Var, une des très rares à être en règle avec la loi pour assumer sa mission de logement des plus démunis et d'accompagnement social en leur faveur, celle dont mon prédécesseur Arthur Paecht disait à juste titre qu'elle porte en elle le plus important potentiel de développement économique, et donc d'emploi, de l'aire urbaine toulonnaise, doit continuer à payer plus que la plupart des autres - et donc pour la plupart des autres - pour que soit garantie à ses habitants leur simple sécurité.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 03:43

http://mvistatic.com/photos/2008/05/26/nm_128806_px_640_.jpgC'est un difficile dilemme que la question des expulsions locatives de familles en situation anormale vis-à-vis de notre bailleur social seynois "Terres du sud habitat" (TSH). À l'heure où une quinzaine d'entre elles subissent l'exécution de décisions qui sont, pour certaines, en attente depuis des années, je me dois de préciser la position de notre équipe municipale et rappeler certaines réalités ignorées ou incomprises. Nous sommes à la fois pour le droit à un toit pour tous et pour le respect des codes et usages républicains protecteurs de tous.

Il faut saluer le Législateur qui a prévu le dispositif "Droit au logement opposable" (DALO) permettant aux familles à la rue de solliciter le préfet afin qu'il leur attribue un logement social. Il faut certes compter plusieurs mois, surtout dans notre territoire du "Grand Toulon" où peu de communes disposent d'appartements HLM. Si quelques-unes font effort pour se mettre en conformité avec la loi imposant plus de 25% de logements sociaux, beaucoup trainent les pieds, compliquant la mission des organismes d'HLM devant appliquer les décisions du préfet. Il faut aussi savoir que près de 8 sur 10 des foyers varois sont éligibles à un logement social, ce qui facilite encore moins la tâche. À TSH, qui dispose d'environ 5.000 appartements, plus de 3.000 familles sont en permanence en attente, certaines depuis plus de douze années.

 

UN EFFORT NÉCESSAIRE POUR LE DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS

 Il faut donc qu'un effort intercommunal d'envergure soit mené, ainsi que le font des villes comme La Valette ou La Seyne, mais sur l'ensemble du territoire, de Saint-Cyr au massif des Maures. Et, si cet effort doit être réparti sur l'ensemble des communes, il faut aussi qu'il soit correctement partagé en matière de types de logements : La Seyne ne peut plus être l'une des rares communes à offrir un pourcentage important d'appartements "très sociaux" tandis que d'autres ne proposeraient que des HLM "haut de gamme".

Faute que quoi on continuera à concentrer chez nous plus de 80% de familles en très lourde difficulté sociale et économique, celles qui ne peuvent régler que des loyers modestes. C'est là un impératif républicain et l'État se doit de plus et mieux aider et peser, quitte à sanctionner, pour que les maires assument leurs responsabilités légales.

Mais il n'est pas moins nécessaire que les citoyens soient eux-mêmes respectueux de leurs obligations.

 

LA RÉPUBLIQUE, CE SONT DES DROITS ET DES DEVOIRS

 Comment accepter que, lorsqu'on investit 280 millions d'euros depuis 2007 dans la rénovation urbaine de nos quartiers d'habitat social, une infime poignée de personnes, outre le fait qu'elles pourrissent la vie de l'immense majorité par des incivilités constantes, dégradent des parties communes, des appartements, entrainant des dépenses colossales qui consomment autant de moyens financiers qui ne seront pas investis dans la construction de nouveaux appartements ?

Comment expliquer aux milliers de gens qui attendent patiemment un logement qu'on veut assurer l'égalité républicaine si on n'expulse pas dans les meilleurs délais les squatteurs qui s'autorisent à s'installer sans bail en crochetant la serrure d'un appartement devant être mis à la location sociale ? Sur ces points, nous devons être intransigeants. Si l'on peut être ému par des situations de détresse de certaines familles, cumulant de lourds problèmes économiques, sociaux, sanitaires, que ceux qui ont la responsabilité des services sociaux, tant départementaux que du ministère en charge de la cohésion sociale, fassent leur travail, mais nous devons nous interdire de déroger. Accepter un seul squat, ou régulariser une telle situation, c'est mettre le doigt dans un engrenage infini.

Comment faire comprendre à ces centaines de familles modestes, dignes, pour beaucoup sous le seuil de pauvreté, qui font un effort constant pour régler leurs loyers et charges, parfois en mettant de côté leur fierté pour solliciter les aides des conseillères en économie sociale et familiale afin d'être accompagnées pour tenir les engagements d'un plan d'appurement d'une dette, que d'autres pourraient sans risque s'exonérer de leur dû ? La crise et l'austérité frappent gravement les plus modestes de nos locataires ; à TSH, sur 5.000 locataires, environ 1.500 d'entre eux sont à la peine pour régler leurs loyers, plus de 300 seraient expulsables au regard de la loi et des règlements, mais nos agents s'efforcent de les aider à se sortir d'une grave spirale de dettes ; et, oui, moins de 0,4% d'entre eux ont vu leurs dossiers transmis à la préfecture qui a considéré avec le bailleur social que c'est de mauvaise foi qu'ils ne respectent pas leur engagement, et qu'une décision d'expulsion a été prise. Ces rares familles-là, en effet, ne peuvent pas demeurer locataires, même si elles doivent obtenir des autorités compétentes une assurance de relogement ailleurs. Et l'on relèvera que ce tout petit pourcentage de 0,4% résulte d'un effort coûteux, mais nécessaire, d'appui social mis en place par le bailleur lui-même, alors que, dans le parc locatif privé, ce ne sont pas moins de 5% des locataires qui font l'objet d'expulsions.

 

APRÈS UN ÉCHEC SOCIAL, VEUT-ON UNE FAILLITE RÉPUBLICAINE ?

 Alors, certainement, n'y aurait-il qu'une seule expulsion sur 5.000 familles résidantes, Yves Gavory, conseiller municipal et président de "Terres du sud habitat", a raison de parler de constat d'échec de la puissance publique. Et tous les efforts doivent se poursuivre et s'amplifier pour que plus un seul foyer ne soit en quête d'un logis, que tous puissent dignement honorer leurs contrats de locataires, et même que ceux qui, n'étant pas de bonne foi, se voient contraints de quitter leurs appartements, soient assurés par l'État de ne pas se retrouver à la rue.

Mais il serait pire de fermer les yeux sur les situations irrégulières. D'un constat de désastre social, on passerait à une situation d'échec républicain. Et la porte s'ouvrirait un peu plus à la rupture du pacte social qui fonde notre République, pouvant laisser s'engouffrer les bourrasques de tous les obscurantismes.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 04:26

http://s-www.ledauphine.com/images/DA7DCD80-FFA6-49DB-9EDE-AE522E3C02AC/LDL_V0_12/archives-afp.jpg"Chat échaudé craint l'eau froide"... Ça avait commencé par une rumeur, il y a cinq ans, après que le centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne avait fermé le laboratoire de biologie de l'hôpital George-Sand ; des bruits couraient que ça préludait à la fermeture d'autres services, dont celui d'obstétrique. Personne, à commencer par moi, ne voulait y croire. Et on connaît la suite...

Et maintenant, il se murmure ça et là en ville que ce pourrait être au tour de la caserne Maréchal-Juin de nos sapeurs-pompiers, celle du nord de la commune, de fermer ses portes après la livraison des nouveaux locaux du centre d'intervention d'Ollioules.

 

ESPÉRONS QU'IL Y A DE LA FUMÉE SANS FEU

 Si c'est un ragot infondé, tant mieux. Restons-en là. Je continuerai à proposer au Service départemental d'incendie et de secours (SDIS), établissement public gestionnaire, de mettre à sa disposition le terrain communal prévu depuis des années - au temps où mon prédécesseur Arthur Paecht était maire - pour la construction d'une caserne neuve, non loin des actuels locaux qui ont fait leur temps, et sont devenus, au fil des années d'usage, inconfortables et, comme disent les jeunes, un peu "limite" en matière de conditions de travail.

Si, en revanche, il n'y avait pas de fumée sans feu, je l'ai exprimé devant les quelques centaines de nouveaux résidents seynois que j'ai conviés ce samedi à la traditionnelle rencontre d'accueil que j'organise chaque trimestre, La Seyne saurait justifier une nouvelle fois son image de peuple au caractère rebelle, sûrement acquis au fil des décennies de luttes sociales, du temps de l'industrie navale, et transmis à ses jeunes générations. Et ça ne se passerait pas comme ça.

 

LES CHIFFRES DES INTERVENTIONS PLAIDENT POUR UN MAINTIEN ET DES LOCAUX NEUFS

 Car, enfin, le centre de secours principal (CSP) de La Seyne, avec ses deux sites - Mauvèou et Juin - est bien celui qui, après Toulon Centre, effectue le plus d'interventions du groupement territorial de l'ouest du Var. Et, sur plus de 7500 interventions annuelles, des pompiers indiquent qu'environ 3000 partent de notre caserne Maréchal-Juin. C'est-à-dire que, à elle seule, sans statut officiel, même pas celui de centre de première intervention (CPI), elle comptabilise plus de sorties que le plus important des centres de secours (CS) du groupement ouest, à savoir celui de Six-Fours.

Et il n'aura échappé à personne que la situation de notre caserne historique la place au centre de deux quartiers faisant l'objet de toutes les attentions de la puissance publique : Berthe et le centre ancien. Et qu'il s'agit bien là de deux quartiers sur lesquels l'État, en plus des politiques prioritaires qu'il développe en matière de rénovation urbaine, de cohésion sociale, d'éducation prioritaire, de sécurité et de prévention, avec l'appui des collectivités, a demandé, par la voix d'un récent ministre délégué à la Ville, François Lamy, aux administrations publiques avec les ministres de tutelle desquelles il a passé des conventions d'objectifs, qu'elles mobilisent volontairement et principalement leurs ressources de droit commun.

 

LA PRIORITÉ DES QUARTIERS POPULAIRES EXIGE UNE ATTENTION ACCRUE

 C'est en septembre 2013 que le ministre de l'Intérieur a signé cette convention de mobilisation en faveur des quartiers prioritaires. Ce n'est donc pas si vieux que ça aurait pu être oublié. Et, d'ailleurs, ça ne l'a pas été, ni en matière de rénovation urbaine et d'accompagnement social, ni en matière de zone de sécurité prioritaire, la dernière entente de coopération entre les polices nationale et municipale l'aura prouvé.

Je ne doute donc pas que, si le Conseil général du Var, responsable des services d'incendie et de secours du point de vue administratif, avait par quelque négligence oublié cette donnée, le nouveau préfet de notre département, à qui je souhaite la bienvenue puisque c'est aujourd'hui qu'il prend ses fonctions, responsable quant à lui en matière opérationnelle, saura le lui rappeler.

En espérant que mon inquiétude est inutile et qu'elle ne repose que sur des racontars infondés.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 06:22

140930_conv_pm_pn.jpgOn pourra toujours tout critiquer, c'est bien dans notre esprit seynois. Et j'imagine que c'est un peu pareil ailleurs. Il n'empêche, les chiffres sont là. Depuis un an et demi que le préfet du Var et moi avons obtenu le classement des quartiers populaires de La Seyne en Zone de sécurité prioritaire (ZSP), la délinquance a chuté de 5 à 10% suivant les secteurs.

Et ce sans réels moyens humains supplémentaires. Du côté de la police nationale, je continue à réclamer un accroissement des effectifs de notre commissariat, ainsi que je l'ai récemment plaidé auprès du Premier ministre, notamment pour recréer une police de proximité, rassurante pour la population.

 

UNE MEILLEURE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES EXISTANTES

 Mais je reconnais que le préfet Laurent Cayrel, même avec peu d'hommes en plus pour notre circonscription du "Grand Toulon", sait les mobiliser prioritairement chez nous. Habitants, visiteurs et commerçants le reconnaissent : on voit plus de patrouilles d'hommes en bleu dans nos rues, qu'ils soient policiers urbains, agents des brigades de sécurité territoriale ou des compagnies républicaines de sécurité. Ça tranquillise et ça prévient. Même si, à l'instar des caméras de surveillance, dont le déploiement se poursuit, ça repousse les malveillants ailleurs, ainsi que le font remarquer ceux qui ne se satisfont jamais de rien.

Du côté de la mairie, les mêmes qui jugent qu'il y a trop de personnels communaux sont les premiers à réclamer jusqu'au doublement des effectifs des agents de police municipale, objectif qu'ils savent pourtant impossible à réaliser sans accroître la pression fiscale. En revanche, on poursuit la réorganisation des services, on réinvestit certains dans leur cœur de métier, et on recentre les missions. En faisant sans cesse des choix pas aisés dont on pourrait se passer avec un peu moins d'incivisme de nombre de braves gens : à chaque déplacement d'une patrouille vers un quartier collinaire ou littoral paisible pour faire cesser une fête nocturne trop bruyante, obtenir le déplacement d'un véhicule mal garé gênant la circulation, requérir l'extinction d'un feu illégal de déchets verts, ou réclamer la taille d'une haie privative débordant sur la voie publique, c'est autant de personnel en moins pour les missions centrées sur la présence préventive et répressive dans les sites qui la réclament.

 

UNE MEILLEURE COORDINATION ENTRE LES SERVICES DE POLICE

 Et puis, on vient de le concrétiser avec le préfet en signant solennellement une convention de partenariat, on coordonne mieux les actions des services de police de la Ville et de l'État. Ça n'a l'air de rien, mais accéder aux écrans de vidéoprotection municipaux depuis le commissariat, mobiliser sur un fait grâce à une nouvelle liaison radio dédiée une équipe nationale plutôt qu'une communale, ou l'inverse, parce qu'elle est plus à proximité, se répartir la couverture territoriale, s'échanger des informations en temps réel pour activer la résolution d'une affaire, ça permet de gagner du temps et de l'efficience.

Ça ne règlera pas tout, et il faut que le ministre de l'intérieur, en charge de la mssion régalienne de la sécurité publique, dote mieux la police urbaine seynoise, dans une ville qui a vu sa population croître de 10% en six ans, période au cours de laquelle les effectifs du commissariat ont chuté... d'autant !

 

GARE À CEUX QUI SE DÉSENGAGERAIENT DE LA PRÉVENTION ET DE LA SÉCURITÉ CIVILE !

 Tout comme d'autres institutions, comme le Conseil général du Var, compétent en matière d'aide sociale à l'enfance et d'insertion comme de sécurité civile, ne doivent pas s'autoriser à réduire les moyens de prévention et d'éducation de rue des associations agréées.

Pas plus que que la présence en position avancée au plus près des lieux de vie des habitants des quartiers populaires des personnels en charge des secours aux biens et aux personnes, comme le laisse entendre une rumeur persistante qui, si elle était avérée, déclencherait à bon droit ma colère et celle de mes concitoyens. Et nous, Seynois, avons déjà montré que nous savons nous faire entendre. Mais, ça, c'est une autre histoire sur laquelle je reviendrai dès que j'en saurai un peu plus...



> Sur la photo illustrant cet article, de gauche à droite : Jean-Luc Bigeard, adjoint en charge de la prévention, Patrice Buil, commissaire de police, moi-même, Laurent Cayrel, préfet du Var, Claude Astore, adjoint en charge de la police municipale, et Patrick Ducheix, chef de la police municipale, lors de la signature de la convention de partenariat entre la police nationale et la police municipale

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 07:51

http://aid97400.lautre.net/IMG/jpg/ViolenceFemme.jpgC'était vraiment un hasard du calendrier. Lorsque j'ai fixé la date de la dernière réunion du conseil municipal au 25 novembre, je n'ai pas réalisé qu'il s'agissait de la "Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes". Ni que ce serait ce jour-là qu'aboutirait un projet resté dans les cartons depuis les années 90, initié à l'époque par Solange Andrieu, alors adjointe PCF de Maurice Paul chargée de la délégation "Femmes dans la ville", et aujourd'hui adjointe aux solidarités. Mais, ça y est, le conseil municipal unanime m'a autorisé à signer un "bail à rénovation" avec l'association nationalement reconnue "Habitat et humanisme", pour la réalisation d'une résidence sociale d'accueil temporaire de femmes en situation d'urgence, seules ou avec leurs enfants, que les circonstances de la vie, notamment des violences intra-conjugales, contraignent à se retrouver sans solution de domicile.

 

SIX LOGEMENTS D'URGENCE POUR LES FEMMES BATTUES

 La commune va ainsi confier pour 40 ans à cette association spécialisée une bâtisse à rénover en centre ville, qui offrira six logements adaptés, et l'Association varoise d'accueil familial assurera l'accompagnement social de ces femmes victimes.

Lorsque, lors d'un premier bilan de la Zone de sécurité prioritaire, j'ai découvert le chiffre de 20% d'augmentation des violences intra-familiales à La Seyne en huit mois, j'ai été abasourdi. Je sais bien que, avec l'accroissement de la crise économique, les cessations d'emploi, les difficultés de logement et de pouvoir d'achat, les pertes de repères sociaux et culturels, peuvent entraîner des hommes dans des spirales de déstructuration, l'alcoolisme, la drogue, la violence, mais je ne parvenais pas à imaginer comment on avait pu en arriver si rapidement à une telle dégradation des liens sociaux et affectifs.

D'autant que notre Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) est cité en exemple pour ses actions, et notamment les mesures qu'il met en œuvre pour accompagner les victimes, prévenir les passages à l'acte et la récidive, dans le cadre d'un partenariat reconnu entre les services communaux, les associations, les services sociaux, la police et la justice. Tous nos efforts conjugués auraient donc été vains ?

 

OUF ! J'AI ÉTÉ TROMPÉ PAR LES CHIFFRES ! MAIS LA ROUTE RESTE LONGUE

 J'ai dû avoir l'air bête quand on m'a rassuré : les 20% de plus sur les statistiques, ce n'est pas un accroissement des faits, qui sont en réalité en diminution, mais c'est que 20% de plus de victimes osent enfin franchir la porte du commissariat ou appeler le numéro de téléphone dédié pour dénoncer leurs agresseurs ! Le patient travail accompli en coopération porte bien ses fruits. Soulagement !

Et La Seyne a choisi, avec ses partenaires associatifs, d'ajouter avec ce futur espace d'accueil d'urgence une nouvelle petite pierre à l'édifice, qui sera d'autant plus long à construire si une nouvelle société plus juste, plus humaine et plus égalitaire ne voit pas le jour, mais qui mènera un jour à l'élimination de ces actes barbares, premières causes de mortalité des femmes.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 19:14

http://telexvar.com/infos/wp-content/uploads/2011/08/Fabregas-2-IMG_0493.jpgQui n'a pas entendu un jour un grincheux râler à un comptoir de bistrot en disant, parlant de personnes ayant commis des actes punis par la justice : "Je te les enverrais refaire les routes, au moins ils serviraient à quelque chose !" ? À La Seyne, on n'est pas dans cet état d'esprit que les lois de la République ont aboli en fermant les bagnes en 1945. On est plutôt dans un autre registre, celui qui essaie de créer les conditions pour que ceux qui ont été châtiés pour leurs méfaits puissent, au terme de leur incarcération, ayant payé leur dette à la société, se préparer à reprendre le chemin de la vie sociale sans replonger dans la délinquance. Et ça passe beaucoup par la reconquête (voire, hélas, pour les plus jeunes, par la conquête) des codes et usages du travail.

 

DES DÉTENUS EN FIN DE PEINE EN CHANTIERS DE DÉBROUSSAILLEMENT

 Depuis 2008, à l'initiative de Jocelyne Léon, adjointe à l'action socio-éducative, la prévention et la sécurité, et des services judiciaires, la commune de La Seyne et l'association ADCE 83, anciennement appelée "Gravir", sont partenaires pour conduire des actions de prévention de la récidive et d'accompagnement vers l'insertion sociale pour des détenus en fin de peine placés sous le régime du placement extérieur, c'est-à-dire un mode d'exécution de leur peine en dehors de la prison. Pendant plusieurs semaines, des personnes qui se préparent à retrouver "la vraie vie", prises en charge par l'ADCE qui a mandat du service pénitentiaire d'insertion et de probation pour conduire cette mission, travaillent sur des chantiers de service public.

Depuis trois ans, certains de ces chantiers se déroulent sur le Domaine de Fabrégas faisant l'objet d'une démarche conjointe entre la commune et le Conservatoire national du littoral pour protéger, reconquérir, remettre en valeur et exploiter le patrimoine forestier et agricole de cet espace seynois de 50 hectares que nous ne sommes pas peu fiers d'avoir pu sauver d'autres usages moins écologiques...

 

UN BEL ACCOMPAGNEMENT DES LIBÉRABLES PAR LES AGENTS DES SERVICES PUBLICS

 Dans le cadre du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance qu'anime avec brio sa coordonnatrice Hana, des détenus assurent d'importants chantiers de débroussaillement préventifs des incendies, travaillant avec leurs encadrants, les personnels communaux et du Conservatoire du littoral, à commencer par le très efficace Jean-Pierre qui suit ces stages, les agents de l'Office national des forêts, et les personnels municipaux des espaces verts, des services techniques, du plan de sécurité et de prévention des risques, et de la Maison de la pleine nature de Janas.

Lorsque les promeneurs ou les écoliers en classe de découverte de la nature louent l'excellence du travail réalisé, et lorsque, comme ce mardi, les responsables du ministère de la justice, le maire et ses adjoints, Claude Astore et Jocelyne Léon, viennent constater le travail réalisé et remercier ceux qui l'ont fait, une petite lueur d'espoir naît pour ces personnes que les circonstances de la vie ont conduites dans une situation douloureuse qu'elles ont payée de leur privation de liberté.

Et, lorsque les autorités judiciaires annoncent devant la presse que la commune de La Seyne est en pointe dans le département pour offrir des possibilités de réinsertion à des personnes qui, au terme d'une incarcération, saisissent l'opportunité qui leur est offerte de se préparer à la sortie de prison, le maire se dit qu'il a la chance de présider aux destinées d'une ville où les agents des services publics se prêtent avec un bel esprit à l'accompagnement de ceux qui ont fauté, et que les grincheux du bistrot devraient être d'autant plus satisfaits que, non seulement, les futurs ex-détenus œuvrent pour l'intérêt public général, et que, de plus, ils font effort pour se donner toutes les chances de reprendre une place ordinaire dans la société.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 05:10

http://bearn-addictions.org/zzjeune/images/accueil_jeune_font_300.jpgAprès la redynamisation des Espaces Accueil Jeunes des Sablettes et de La Maurelle, la création de celui des Mouissèques et de celui de Berthe, un nouveau site d'accueil et d'animation, plutôt imaginé pour les 16-25 ans sans exclure les plus jeunes, en plein cœur de ville, vient d'ouvrir ses portes : l'EAJ-C'. "C", pour centre, pour citoyen, pour chantier, pour... Car ce nouvel instrument de la politique communale en direction de la jeunesse et des jeunes adultes est un peu différent des autres. Doté de ressources humaines très expérimentées à l'éducation en milieu ouvert, au-delà de la stricte fonction d'animation, il veut être un lieu ouvert à la jeunesse du centre-ville, mais aussi un espace de prévention, dans un quartier qui rencontre des difficultés liées à l'errance d'un certain nombre de jeunes aux situations de vie complexes, parfois peu respectueux des codes sociaux, certains engagés dans une spirale de rupture sociale et professionnelle, voire de délinquance. C'est un lieu de rencontre avec des professionnels, d'information, de médiation, d'apprentissage de la citoyenneté, fonctionnant dans les moments où les jeunes sont dans la rue, notamment en soirée et en week-end.

 

UN ESPACE ACCUEIL JEUNES UN PEU PARTICULIER

 L'EAJ-C', lieu à la fois convivial et discret, offre aux jeunes un soutien et un accompagnement dans leur apprentissage citoyen et sociétal, en les informant sur leurs droits - et au passage sur leurs devoirs... -, en les guidant vers les services ayant pour mission de les assister dans des démarches de formation, donc d'accès au travail, et aussi en les aidant dans leur accès aux loisirs, à la culture, au sport, à la santé, à la mobilité, ou au logement.

Il est ainsi une sorte de plaque tournante vertueuse, agissant dans la proximité, en partenariat avec les éducateurs de prévention spécialisée de l'APEA, structure agréée pour conduire cette mission à La Seyne, mais aussi avec le tout proche Bureau information jeunesse (BIJ) et la "cyberbase", installés sur le port, et avec l'adulte-relais chargé d'une mission de régulation sociale en centre ancien, dans le cadre du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD).

 

UN DES LEVIERS DU VOLET "PRÉVENTION" DE LA ZONE DE SÉCURITÉ PRIORITAIRE

 En ce sens, il est l'un des leviers du volet "prévention" du dispositif de Zone de sécurité prioritaire (ZSP), pour éviter le plus en amont possible que des jeunes en grande fragilité n'aient d'autre perspective que de connaître des déviances sociales, même si, hélas et heureusement, il ne faut en rien faire preuve de naïveté béate et, au contraire, conforter les efforts de sécurisation via les forces de police, les moyens de justice, les installations de caméras, l'aide aux victimes, etc. L'EAJ-C' est ainsi financé au titre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) par l'Agence nationale de la cohésion sociale et de l'égalité de chances (ACSÉ), ainsi que par la Région Provence Alpes Côte d'Azur.

L'EAJ-C' complète et s'appuie sur une batterie de dispositifs existant depuis longtemps, comme ceux que la mission locale MIAJ met en œuvre pour l'aide à l'insertion professionnelle, mais aussi ceux qui ont également vu le jour depuis le début de l'actuel mandat municipal en direction des "grands mineurs" et des jeunes adultes, tranches d'êge totalement délaissées antérieurement par la puissance publique communale : un système de contrat de "bourse au permis de conduire" en échange d'un engagement civique, qui concerne près de 90 jeunes, le système de "bourses PAJES" qui aide des groupes de jeunes à concevoir et monter des projets citoyens en direction des autres, les "chantiers culturels" déjà relatés dans ce blog, le "pass familles" aidant des adolescents et des parents à accéder à des sorties et petits séjours ensemble, les actions de prévention des addictions à l'alcool et aux toxicomanies qui ont été mises en place, en milieu urbain ouvert, il y a deux ans, ou les "emplois d'avenir", "services civiques" et contrats d'apprentissage accueillis par les services communaux.

 

UN NOUVEL ATOUT D'UNE MISSION COMMUNALE QUI TOUCHE 650 JEUNES

 Autant d'actions, modestes pour certaines, plus structurantes pour d'autres, qui, par leurs spécialisations, complètent la mission traditionnelle d'animation socio-éducative des associations et du service municipal de la jeunesse qui voit ses missions concerner aujourd'hui, dans tous les quartiers, du nord au sud de la commune, et désormais au centre-ville, plus de 650 jeunes Seynois, contre quelques deux petites centaines il y a quelques années. Ça justifie de saluer l'engagement sérieux, efficace et déterminé, de tous ses personnels, dirigés par Vincent et Alain, sous l'autorité de Valérie, responsable du pôle communal des politiques publiques, dans le cadre des orientations assignées par Isabelle Renier, adjointe à la jeunesse, Jocelyne Léon, adjointe à l'action socio-éducative, et, pour les quartiers populaires, Rachid Maziane, adjoint à la "politique de la ville".

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 06:05

http://www.rcsc-laseyne.fr/images/stories/Galerie/Service/Equipe/Equipe_01.JPGJe l'ai avoué ce vendredi à ceux qui l'ignoraient ou l'avaient oublié : en 2006, lorsqu'a été créée la "Réserve communale de sécurité", j'étais tout à fait opposé à l'initiative. Non, comme d'autres, qui ironisaient ou s'offusquaient de voir ce "machin" risquer de devenir une milice pour satisfaire les velléités sécuritaires de citoyens en manque d'uniforme, mais simplement parce que, quatre ans après le transfert de la gestion des sapeurs-pompiers des communes aux départements, je craignais que ne s'ouvre une nouvelle étape avec la disparition programmée en mode doux du volontariat chez les soldats du feu.

 

UN APPUI CONSTANT AUX SERVICES DE SECOURS ET SAUVEGARDE

 Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et, sept ans après, j'ai réalisé que mes inquiétudes étaient infondées et que, au contraire, la "Réserve", comme on l'appelle, c'est quelque chose de drôlement utile. Ça l'est, parce que ça complète heureusement les dispositifs de sauvegarde et de prévention des risques de toutes natures : événements naturels, météorologiques, sanitaires, industriels. Nos cinquante réservistes, sous la conduite des professionnels qualifiés du service "Plan de sauvegarde et de prévention des risques", effectuent des missions de surveillance de nos massifs forestiers et d'assistance fort appréciée des services chargés de la sécurité publique. On les a vus à l'œuvre lors d'événements qui laissent de forts souvenirs : une dizaine d'opérations de neutralisation d'engins de guerre, les impressionnantes inondations que génèrent nos pluies méditerranéennes, ou encore l'ubuesque obligation de l'organisation du dispositif de vaccination contre le virus de la grippe H1N1...

 

UN BÉNÉVOLAT CITOYEN MÉRITANT D'ÊTRE VALORISÉ

 Mais, au-delà de la pertinence de leurs missions, la "Réserve", c'est aussi la possibilité offerte à des citoyens de se rendre et se sentir utiles aux autres, dans une démarche de bénévolat et de volontariat qui s'exerce en équipe, favorisant la coopération et la prise de responsabilités, et évitant l'enfermement sur soi, notamment pour ceux qui, au terme d'une vie professionnelle, craignent de perdre en lien social.

Et, à La Seyne, on aime soutenir et valoriser l'engagement volontaire citoyen. C'est pourquoi on récompense de la médaille d'honneur de la ville ou d'un trophée les dirigeants sportifs, les responsables d'associations culturelles, artistiques, sociales, caritatives ou environnementales. Mais on n'avait jamais pensé à le faire pour les bénévoles de la "Réserve". C'est désormais réparé : avec Jocelyne Léon et Claude Astore, adjoints respectivement en charge de la prévention et des infrastructures, nous avons remis la médaille d'honneur de La Seyne à neuf de nos "réservistes", ceux qui, au terme d'un savant calcul réalisé par leurs encadrants, se sont impliqués depuis le plus longtemps et au cours du plus grand nombre d'interventions.

Mais, bien sûr, c'est sur l'ensemble des cinquante volontaires et l'équipe permanente de professionnels communaux d'encadrement que rejaillit cet honneur.

131011_reserve_secu.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 05:12

http://ombres-et-silhouettes.wifeo.com/images/p/pek/Pekin-montreur-d-ours.jpgLors de la rencontre que nous avons organisée ce lundi entre les services de police et les commerçants (lire ICI), certains de ces derniers ont également souhaité obtenir des informations sur la démarche plus globale engagée par la ville pour prévenir par l'action socio-éducative, et pour rénover et redynamiser le centre ancien, car cela constitue, et je partage leur sentiment, un travail de fond de nature à prévenir les facteurs de délinquance.

 

L'ANIMATION ÉDUCATIVE, POUR PRÉVENIR

Du côté éducatif, gage d'activité et donc de prévention naturelle, nous avions déjà, bien avant la mise en place de la Zone de sécurité prioritaire (ZSP), fait le constat de la pauvreté de l'offre de prise en charge des enfants et des jeunes hors l'école dans le centre ville, qu'elle soit municipale ou associative.

Nous avons ainsi mobilisé le service municipal de la jeunesse et des associations comme l'OMASE ou l'AMIQ pour investir le terrain, à partir de trois espaces d'accueil : activation d'un local inutilisé à la rue Évenos, création de l'espace socio-éducatif et intergénérationnel Jean-Baptiste Coste en haut du marché, et d'un espace accueil jeunes (EAJ) au square Emile Malsert. Dans le quartier de la Lune, l'ouverture de "l'Espace Solidarités" auquel la commune apporte aussi son soutien, participe aussi de cette dynamique, élargie à une fonction socio-culturelle.

 

LA CULTURE DANS LA RUE POUR DYNAMISER

 Car les animations culturelles participent aussi à cette mission de régulation. L'ouverture de la Maison du patrimoine et de l'image, et celle du hall d'expositions de l'école des Beaux-Arts, "Le pressing", y prennent leur part, de même que l'affectation d'un animateur culturel chargé de faire vivre les espaces publics avec des animations et spectacles culturels, notamment aux "tréteaux Bourradet" sur la place du même nom. La création, il y a quatre ans, de l'Académie internationale de musique classique permet aussi d'offrir des spectacles de rue, comme le font nombre d'associations et services, en particulier la bibliothèque théâtrale "Armand Gatti", notre philharmonique "La Seynoise" et plusieurs chorales de la ville.

L'association "Dojo théâtre" et la ville ont imaginé l'opération "Le musée est dans ma rue", embellissant les vitrines et rideaux métalliques des comerces vides de reproductions d'œuvres du Musée du Louvre et créant un cheminement culturel. Et, avec la toute nouvelle association "Co'Op", créée par des artistes locaux, des animations de rue se succèdent : défilé de chapeaux, expositions d'œuvres de personnes handicapées dans les boutiques et services publics, spectacles et déambulations (festival "Cap'art Cité"), opération "Plus belle ma rue" avec la réalisation d'étranges bancs publics et la couverture de la rue commerçante Cyrus-Hugues par plus de 200 parapluies. Toutes ces initiatives cocomittantes de la création de la ZSP viennent renforcer les animations commerciales et culturelles de l'association des commerçants "Vitrines seynoises", au nombre desquelles la désormais traditionnelle "Venise en Seyne".

 

L'ÉDUCATION DE RUE, CONTRE LES DÉVIANCES ET LES ADDICTIONS

En matière de prévention spécialisée, avec des éducateurs de rue, agissant notamment en direction des adolescents et jeunes adultes désœuvrés, l'APEA conuit depuis des années un travail remarquable. Nous avons pu, grâce aux moyens communaux et de l'État, compenser en partie les baisses constantes de financement découlant du désengagement contraint du Conseil général pour conforter les missions d'accueil, de médiation, d'aide à l'insertion scolaire ou profesionnelle, de prévention de la santé, d'aide au logement. Nous avons de plus créé il y a deux ans un poste d'éducateur de rue municipal, intervenant dans les rues du centre, spécialiste de l'accompagnement des personnes addictes à l'alcool et aux stupéfiants.

Et, avec la ZSP, permettant de mobiliser les ressources du Fonds interministériel de prévention de la délinquance et d'autres dispositifs d'État, nous avons créé un emploi d'adulte-relais, médiateur pour aider la population en difficulté, entre autres dans ses relations aux services publics, et nous allons ouvrir, début octobre, un nouvel espace accueil jeunes citoyen (EAJC), en plein centre, pour que les éducateurs communaux et associatifs, notamment de l'APEA, soient mieux repérables et disposent d'outils et de ressources pour mener à bien leurs missions d'insertion et de médiation.

 

On le voit, avec les commerçants, les associations et services communaux culturels, sociaux et éducatifs, un panel varié d'animations et de prises en charge prend aussi sa part dans la régulation des situations sociales, la dynamisation, et l'appropriation des espaces urbains. Même si tout ça ne suffit hélas pas à prévenir toutes les errances, notamment la nuit. Mais qu'en serait-il si ça n'existait pas ?

Après les actions de sécurisation préventive et de répression menées par les polices, que j'ai évoquées hier, et aujourd'hui ces animations et actions d'éducation et de culture, je reviendrai demain sur un dernier volet de l'approche globale menée dans notre cœur de ville : celui des aménagements urbains et de l'habitat.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité