Voici le message que je fais transmettre par mon collègue Claude Astore, adjoint délégué à la sécurité, aux personnels de la police municipale seynoise et du commissariat de notre circonscription...
"Chers cadres et agents des polices municipale et nationale,
"Il ne faut bien sûr céder à aucune psychose, mais les événements dramatiques que connaît le pays montrent que la folie peut s'emparer des hommes.
"Une de vos collègues de la région parisienne, jeune policière municipale, a malheureusement été victime d'un tueur, et peu importe si, comme les autorités nous l'indiquent, il n'y aurait pas de lien avec l'atroce attentat terroriste où deux autres policiers, nationaux ceux-là, ont aussi laissé leur vie en exerçant leurs fonctions de protection.
"À vous tous, fonctionnaires de l'État et de la commune, je veux dire, bien sûr, que je m'incline avec respect devant la mémoire de vos collègues et vous faire part de toute la compassion des Seynois.
"En ces périodes troublées, votre rôle de protecteurs du peuple de la République - et de la République elle-même - prend tout son sens. On parle beaucoup, en ce moment, et c'est bien compréhensible tant c'est inédit, de l'horreur de l'assassinat des dessinateurs et journalistes qui exerçaient leur mission au nom des valeurs qui nous sont chères de la démocratie et de sa liberté d'informer, de critiquer, de blasphémer et de donner à sourire. Et ça éclipse un peu l'abomination des crimes dont vos collègues ont été victimes, alors qu'ils ne faisaient, eux aussi, que faire vivre ces mêmes valeurs républicaines, en assurant les conditions de ces liberté, égalité et fraternité qui fondent le socle de notre nation.
"Je tenais à vous l'exprimer. Les drapeaux en berne et les temps de recueillement que j'ai décidés et que l'État a lui-même ordonnés sont naturellement aussi dédiés aux serviteurs de la République qu'étaient vos collègues défunts.
"Je vous invite à la fois à la prudence pour vous-mêmes et à la vigilance pour nos concitoyens. Plus que jamais, votre présence, visible et constante dans tous nos lieux de vie, est indispensable pour rassurer et prévenir. Mais, plus que jamais aussi, il est nécessaire que vous preniez toutes les précautions indispensables, dans le calme et la solidarité.
"Vos corps de fonctionnaires nationaux et communaux sont bien souvent l'objet de boutades, de rebuffades et de sarcasmes. En ce temps bouleversant, sachez que nos concitoyens, notamment les Seynois, pourtant volontiers grincheux et rebelles, savent trouver en vous, des stagiaires au commissaire, des assistants de sécurité aux chefs de police, les garants de la tranquillité et de la sécurité que leur doit la nation républicaine, et vous témoignent un profond respect et une vraie affection.
"Nous sommes tous Charlie. Nous sommes aussi tous gardiens de la paix.
"Très cordialement à vous."
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Nous serons tous d'accord pour affirmer que, face à la lutte contre l'incendie et le nécessaire secours à apporter aux personnes et aux biens, services assurés par les sapeurs-pompiers départementaux, l'égalité républicaine doit s'appliquer sur le territoire de la nation.
C'est un difficile dilemme que la question des expulsions locatives de familles en situation anormale vis-à-vis de notre bailleur social seynois "Terres du sud habitat" (TSH). À l'heure où une quinzaine d'entre elles subissent l'exécution de décisions qui sont, pour certaines, en attente depuis des années, je me dois de préciser la position de notre équipe municipale et rappeler certaines réalités ignorées ou incomprises.
"Chat échaudé craint l'eau froide"... Ça avait commencé par une rumeur, il y a cinq ans, après que le centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne avait fermé le laboratoire de biologie de l'hôpital George-Sand ; des bruits couraient que ça préludait à la fermeture d'autres services, dont celui d'obstétrique. Personne, à commencer par moi, ne voulait y croire. Et on connaît la suite...
C'était vraiment un hasard du calendrier. Lorsque j'ai fixé la date de la dernière réunion du conseil municipal au 25 novembre, je n'ai pas réalisé qu'il s'agissait de la "Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes". Ni que ce serait ce jour-là qu'aboutirait un projet resté dans les cartons depuis les années 90, initié à l'époque par Solange Andrieu, alors adjointe PCF de Maurice Paul chargée de la délégation "Femmes dans la ville", et aujourd'hui adjointe aux solidarités. Mais, ça y est, le conseil municipal unanime m'a autorisé à signer un "bail à rénovation" avec l'association nationalement reconnue "Habitat et humanisme", pour la réalisation d'une résidence sociale d'accueil temporaire de femmes en situation d'urgence, seules ou avec leurs enfants, que les circonstances de la vie, notamment des violences intra-conjugales, contraignent à se retrouver sans solution de domicile.
Qui n'a pas entendu un jour un grincheux râler à un comptoir de bistrot en disant, parlant de personnes ayant commis des actes punis par la justice : "Je te les enverrais refaire les routes, au moins ils serviraient à quelque chose !" ? À La Seyne, on n'est pas dans cet état d'esprit que les lois de la République ont aboli en fermant les bagnes en 1945. On est plutôt dans un autre registre, celui qui essaie de créer les conditions pour que ceux qui ont été châtiés pour leurs méfaits puissent, au terme de leur incarcération, ayant payé leur dette à la société, se préparer à reprendre le chemin de la vie sociale sans replonger dans la délinquance. Et ça passe beaucoup par la reconquête (voire, hélas, pour les plus jeunes, par la conquête) des codes et usages du travail.
Après la redynamisation des Espaces Accueil Jeunes des Sablettes et de La Maurelle, la création de celui des Mouissèques et de celui de Berthe, un nouveau site d'accueil et d'animation, plutôt imaginé pour les 16-25 ans sans exclure les plus jeunes, en plein cœur de ville, vient d'ouvrir ses portes : l'EAJ-C'. "C", pour centre, pour citoyen, pour chantier, pour... Car ce nouvel instrument de la politique communale en direction de la jeunesse et des jeunes adultes est un peu différent des autres. Doté de ressources humaines très expérimentées à l'éducation en milieu ouvert, au-delà de la stricte fonction d'animation, il veut être un lieu ouvert à la jeunesse du centre-ville, mais aussi un espace de prévention, dans un quartier qui rencontre des difficultés liées à l'errance d'un certain nombre de jeunes aux situations de vie complexes, parfois peu respectueux des codes sociaux, certains engagés dans une spirale de rupture sociale et professionnelle, voire de délinquance. C'est un lieu de rencontre avec des professionnels, d'information, de médiation, d'apprentissage de la citoyenneté, fonctionnant dans les moments où les jeunes sont dans la rue, notamment en soirée et en week-end.
Lors de la rencontre que nous avons organisée ce lundi entre les services de police et les commerçants (/image%2F1454492%2F20200923%2Fob_5f0fc6_vuillemot-photo-blog-copie.png)
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