24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 21:06

http://medias.lepost.fr/ill/2009/02/12/h-20-1421204-1234418871.JPGOn peut dire que je suis en colère. Oh, je ne suis pas seul. Les maires des grandes villes – et ceux des villes moyennes comme ceux des villes populaires – sont en colère.

Après les remarques déplacées du ministre de l'Industrie stigmatisant certains maires, selon lui coupables de ne pas assurer la sécurité dans leurs communes, et proposant à leur encontre des sanctions du type de celles prévues par la loi SRU s'agissant du nombre de logements sociaux, s'est tenue à Paris, à l'initiative de l'Association des Maires des Grandes Villes de France, une "Conférence des Villes" sur le thème "Cohésion sociale et urbaine" qui a connu une affluence record jamais égalée : plus de 1300 participants, dont... trois élus de La Seyne : Jocelyne Léon, adjointe à la prévention et la sécurité, Annick Le Gal, conseillère municipale aux jumelages, et moi.

À cette occasion, toutes tendances politiques confondues, nous avons adopté un manifeste intitulé "Les maires montent au créneau" dans lequel nous demandons une action concertée entre l'Etat et les collectivités locales pour lutter contre le délitement du pacte social.

L'initiative était partagée par l'association des maires "Ville et Banlieue", du Conseil d'Administration de laquelle je suis membre, et dont les adhérents, maires de communes, très pauvres pour la plupart, accueillant des quartiers populaires en lourde difficulté, s’inquiètent de la tournure des mesures prévues dans une circulaire du 22 juillet dernier, soumettant leur action locale dans le domaine de la sécurité à l’ingérence d’un contrôle de l’Etat. Cette circulaire vise à faire la différence entre "les Maires qui parlent et les Maires qui agissent" (dixit le ministre de l'Intérieur). Un bilan devait être remis par les Préfets le 15 septembre. La circulaire détaillait les actions municipales à évaluer : nombre de mesures de signalement, point sur la vidéoprotection, mesures de suivi des familles, etc.

Nous avons rappelé que nos concitoyens considèrent, comme c'est d'ailleurs inscrit dans la Loi, que l’Etat est le premier responsable de la sécurité, comme le confirment les résultats d'un sondage TNS Sofres/AMGVF, qui montre que 49 % des Français jugent que c'est la Police Nationale et la Gendarmerie qui peuvent agir le plus efficacement contre l’insécurité, loin devant les municipalités qui sont citées par un peu moins d’un quart des Français (24%).

Mais nous avons aussi affirmé que la lutte contre l'insécurité, préoccupation de tous les élus et de tous les citoyens, nécessite une réponse globale, car « il n’existe pas de lutte efficace contre l’insécurité sans politiques publiques de solidarité, de développement économique, d’insertion et d’emploi, d’habitat et de transports, d’éducation et de culture ».

Le Président de la République, le Gouvernement et leurs relais locaux se trompent en ressassant sur le thème de l'insécurité, le lien délinquance-immigration, et les maires, les quartiers populaires des villes, voire les villes entières, montrés du doigt.

Les Français ne sont pas dupes. Un sondage SOFRES du mois de septembre montre bien que, pour eux, les causes principales de l'insécurité sont de trois ordres : la situation économique et le chômage, les mauvaises conditions de vie dans certains quartiers, la perte de repères familiaux amenant au manque d'autorité des parents. Les problèmes d'intégration des immigrés, comme l'inefficacité de la police et de la justice n'apparaissent que très loin dans les causes citées.

À La Seyne, dans tous les axes déclinés, nous avons montré notre volonté d'efforts. Nous exigeons donc de l'État qu'il fasse de même, comme il sait le faire pour le PRU, pour les autres axes qui concourent à une cohésion urbaine et sociale. Et que les autres collectivités et l'intercommunalité nous accompagnent La Seyne sur ces axes : la police, les quartiers anciens dégradés, l'habitat, la mobilité, l'éducation et la prévention, l'économie et l'emploi.

Le rapport ville pauvres – villes riches en matière de revenu moyen est de 1 à 2, celui de l'impôt "collectable" est le même, celui de l'effort fiscal est de 1 à 9 ! Et le service rendu est exactement l'inverse : de 2 à 1...

La solidarité nationale, régionale, départementale et intercommunale s'impose.

Et, évidemment, je m'associe pleinement à l'ensemble de mes collègues maires pour réclamer haut et fort une sorte de "Grenelle de la sécurité" où l'État, les collectivités et les associations pourront dialoguer pour, enfin, rechercher ensemble les voies pour avancer en matière de prévention et de lutte contre l'insécurité et pour la cohésion urbaine et sociale.  

 

> Le manifeste "Les maires montent au créneau"

> Ma déclinaison locale (La Seyne et l'agglomération) du "manifeste"


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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 05:14

http://i1.trekearth.com/photos/5162/view_of_la_seyne-sur-mer_fr.jpgIl ne manque pas d'air, M. Lefèbvre, porte-parole de l'UMP, quand il dit, s'agissant des violences qui agitent ces jours-ci la banlieue grenobloise et en réponse à une proposition de l'Association des Grandes Villes de France d'organiser en septembre une conférence nationale sur la violence urbaine : "On n'a pas besoin de colloques, mais d'actions" !

Mais qu'ont-ils fait, en la matière, ses amis du gouvernement et de la majorité parlementaire ? Sinon avoir voté 17 lois depuis 2002 tout en supprimant la police de proximité, réduit de 9000 le nombre de policiers et de gendarmes, mis à mal le tissu associatif facteur de régulation du climat social, diminué les moyens des services de prévention de la délinquance, des actions d'insertion par l'économique, et des établissements scolaires des Zones d'Éducation Prioritaire...

Nous le savons bien, dans nos quartiers populaires seynois, combien est fragile l'équilibre de vie.

Les riverains des voies du futur transport en commun en site propre, à Berthe et au Prairial, où s'exercent, dans un vacarme permanent, des "fangios en herbe" sur des deux roues et des quads, ne comprennent pas que les forces de l'ordre ne puissent ou ne veuillent intervenir.

Ils ne comprennent pas que les squatteurs, s'introduisant par effraction dans les logements HLM en attente de location, ne puissent être délogés, alors que des milliers de foyers attendent patiemment, certains depuis près de 10 ans, que leur soit attribué un appartement.

Ils ne comprennent pas que l'on ne puisse obtenir de la force publique qu'elle ramène à la raison quelques petits groupes de personnes désoeuvrées qui, sous leurs fenêtres ou dans leurs cages d'escaliers, pourrissent leur tranquillité et les insultent quand ils les invitent au calme.

Ils ne comprennent pas de ne plus croiser les équipes de policiers de proximité qui arpentaient leurs cités, connaissaient les habitants, rassuraient, "faisaient la morale" à quelques individus un peu "limite", avertissaient, sanctionnaient s'il le fallait.

Ils ne comprennent pas que des associations organisatrices d'activités d'animation éducative, de soutien et d'accompagnement, d'aide à l'insertion vers l'emploi, offertes aux enfants, aux adolescents, aux jeunes, aux mamans, aux anciens, soient contraintes de mettre la clef sous la porte faute de financements publics.

Ils ne comprennent pas que le nombre d'éducateurs de rue de la prévention spécialisée de la délinquance soit en diminution, ni que les "tout petits" de deux ans ne puissent plus être scolarisés dans les écoles maternelles publiques.

Ils ne comprennent pas que, depuis le début de l'été, les renforts de police qui s'installent habituellement en saison estivale dans les cités littorales, et que j'ai réclamés à la préfecture qui a indiqué avoir pris en compte ma demande, ne soient, pour l'instant, que déployés sur les communes voisines de Six-Fours, Bandol ou Sanary.

Ils me demandent à quoi servent les pouvoirs de police dont dispose un maire, s'il n'a pas les moyens de les exercer.

Alors, oui, M. Lefèbvre a raison. Il faut des actions plutôt que des colloques. Mais qu'attendent-ils donc, ses collègues du gouvernement, pour s'y mettre ?

Nos quartiers populaires d'habitat social, notre centre ancien paupérisé, et même nos quartiers réputés plus paisibles, n'en peuvent plus d'attendre. À quoi sert la rénovation urbaine dans laquelle nous investissons tant de ressources publiques si la simple équité républicaine ne s'applique pas aux territoires victimes de la crise économique et sociale ?

Les parlotes, séminaires, colloques, conférences et autres symposiums ne sont pas ma tasse de thé. Mais je participerai à cette conférence sur le thème de la cohésion urbaine et sociale initiée par l'Association des Grandes Villes de France. Pour porter la parole de mon peuple seynois si délaissé, pour partager avec d'autres maires, des acteurs de la société civile et du monde de l'entreprise, nos inquiétudes et nos idées, et pour appeler d'une voix forte à un "Grenelle" de la sécurité publique.

Non, M. Lefèbvre, ça ne peut plus durer.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 17:37
photo-2-copie-2.jpgSi ça pouvait obliger certains à tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de jouer les vierges effarouchées se plaignant du fait que, depuis que la Gauche est en charge des affaires municipales de La Seyne, elle se serait désintéressée de la tranquillité de ses habitants et que la ville serait plongée dans l'insécurité, on aurait au moins gagné ça.

Oui, Jocelyne Léon, notre adjointe à la sécurité, la prévention et l'action socio-éducative, et les policiers municipaux, peuvent être fiers d'avoir reçu, mardi dernier dans les salons du Sénat, l'écharpe d'or de la sécurité routière au titre des villes de plus de 50.000 habitants. Cette distinction annuelle est décernée à une seule commune française par catégorie démographique (cette année, exceptionnellement, La Seyne et Paris n'ont pu être départagées et ont été toutes deux honorées).

On le doit au travail accompli, sous l'autorité de Patrick Ducheix, chef intérimaire de notre police communale, de Pierre Poggi et Daniel Marongui, ses adjoints, par le brigadier Jean-Carl Scheel, dont la mission est entièrement dédiée, depuis un an, à la conduite d'opérations d'éducation et de prévention à la sécurité routière, notamment en direction des enfants et des jeunes, avec, bien sûr, l'appui de l'ensemble des agents de leur service.

Plutôt qu'un long propos, j'invite, pour en savoir plus, les visiteurs de ce blog à consulter la page relatant cette expérience sur le site de la très officielle Maison de la Sécurité Routière du Var qui dépend du Ministère chargé de l'équipement.

Aux félicitations de Gérard Larcher, président du Sénat, de Pierre-Yves Collombat, sénateur du Var, qui nous a accueillis à la Haute Assemblée, de Gérard Pottier, président de la Prévention Routière, j'ajoute les miennes, très sincères, à ces fonctionnaires qui mettent en oeuvre avec enthousiasme et dévouement notre politique municipale de prévention.

(sur la photo, de droite à gauche : Jean-Car Scheel, Pierre-Yves Collombat, Jocelyne Léon, Pierre Poggi, et moi-même)
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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 17:01

Angélique Mazoyer, conseillère municipale chargée de la lutte contre les discriminations, a fait adopter par le Conseil municipal le principe de l'adhésion de la ville à l'association "Elu(e)s contre les violences faites aux femmes".

Ce n'est pas un gadget, mais la concrétisation de l'action qu'Angélique mène avec ardeur.

Très bien.


> Le site de l'association ECVF
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