11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 04:04

http://www.metronews.fr/_internal/gxml!0/r0dc21o2f3vste5s7ezej9x3a10rp3w$iev49xuahegi1the1fsz1bqkup3cl1l/DSC_0067.jpegDepuis l'aube de La Seyne au XVIe siècle, quand on évoque le centre historique, on parle de commerce. La ville n'a pu vraiment entamer son développement qu'à partir du moment où, dans les années 1600, les consuls de la commune-mère de Six-Fours l'ont autorisée à installer un four à pain et des comptoirs de boucherie. Les commerçants sont au cœur de la vie urbaine, hier comme aujourd'hui. Il est dès lors naturel que ce soit à eux que le préfet et le maire ont réservé la primeur du premier point d'étape de la mise en œuvre, depuis quelques mois, du dispositif de zone de sécurité prioritaire (ZSP). Plusieurs dizaines d'entre eux ont répondu à l'invitation que nous leur avons lancée avec l'aide de leur association "Vitrines Seynoises".

 

DES MOYENS DE POLICE EN RENFORT

Emmanuel Dupuis, sous-préfet directeur de cabinet du préfet du Var, Marie-Joseph Mazel, directrice départementale adjointe de la sécurité publique, et notre commissaire Patrice Buil, ont aimablement répondu à mon invitation et exposé les actions engagées qui, même s'il s'agit d'un travail de longue haleine, commencent à porter leurs fruits. Si, pour l'instant, il n'y a pas eu strictement d'affectation de postes supplémentaires de policiers au commissariat de La Seyne, la réorganisation des moyens des services, à l'échelon du district de police de la moitié ouest du département, a permis de renforcer les ressources humaines intervenant sur notre territoire.

Les commerçants en conviennent : on voit plus de forces de police qu'avant la ZSP, quel que soit le service auquel elles appartiennent : police urbaine, brigade de sécurité territoriale, CRS, brigade canine, police aux frontières, sans compter les effectifs sans uniforme que l'on ne repère pas forcément (c'est normal !) tels ceux de la brigade anti-criminalité, les "stups", les motards en civil... et les policiers municipaux, dont la présence a été doublée aux heures de plus grand besoin, en particulier aux dernières heures d'ouverture et à la fermeture des commerces.

 

DES PREMIERS RÉSULTATS SUR LA DÉLINQUANCE

Et les résultats sont au rendez-vous. La délinquance n'est pas éradiquée, bien sûr, mais la courbe est infléchie. Les vols et dégradations ont chuté de 27%, et, parmi eux, les vols avec violence sont en baisse de 77%. Et le taux d'élucidation des affaires, avec identification, arrestation et défèrement des coupables, a crû de 47%. Mais des points noirs demeurent, qui contribuent beaucoup au sentiment d'insécurité : les coups et blessures, en hausse de 6%, et surtout les violences conjugales et intra-familiales, en hausse de 23%, illustrant sûrement l'aggravation des situations sociales et économiques de familles à la dérive.

Le succès est également notable sur les trafics de stupéfiants, dont les démantèlements ont quasiment doublé pour les huit premiers mois de 2013 par rapport aux douze mois de l'année précédente. La mise en service des caméras de vidéosurveillance a aussi été évoquée. Si elles n'ont pas toujours l'effet dissuasif que l'on peut espérer d'elles, elles ont déjà permis plusieurs interpellations en flagrant délit et des peines de prison ont été rapidement prononcées par la justice. On prépare actuellement une deuxième tranche d'installations.

Tous types de délinquance confondus, les chiffres du très officiel "indicateur de pilotage des services" mettent en évidence une diminution des faits de 6,5%, et une augmentation des élucidations d'affaires de 31,4%.

 

UN BESOIN DE DIALOGUE ET DE COOPÉRATION

Plusieurs commerçants ont reconnu ces avancées, et ce sont plutôt sur des modes concrets de relations aux services de police que des échanges fort utiles et empreints de franchise ont pu s'engager : incitation de la police à la saisir et déposer des plaintes autant qu'il est nécessaire, mais, a contrario, témoignages d'appels téléphoniques au "17" ou à la police municipale suivis trop lentement ou de façon inappropriée d'effets, voire même restés sans suite, besoin de visites des policiers auprès des commerçants qui le souhaitent, affinement des heures utiles de présence policière, suggestions quant à la localisation des futures caméras de la deuxième tranche d'installation...

Ce dialogue est nécessaire. Le commissaire s'est déclaré totalement disponible, donnant de façon très concrète les moyens d'entrer en contact personnellement avec lui. Et il a été présenté les permanences du nouveau "délégué à la cohésion entre la police et la population", personne chargée d'une mission de proximité pour recueillir les doléances et faire remonter les problèmes, qui est quelqu'un qui connaît bien La Seyne puisqu'il n'est autre que... le précédent commissaire, aujourd'hui retraité, tout en restant actif !

Le chemin sera long, mais on est sur la voie. J'évoquerai demain les mesures de prévention et de médiation sociale et éducative qui ont également été à l'ordre du jour de cette rencontre. Mais, d'ores et déjà, grand merci à tous, autorités de l'État, policiers, élus et fonctionnaires communaux, associations et commerçants, qui avez consacré près de trois heures denses à cet échange nécessaire.

Et dont j'espère que les militants politiques de droite et d'extrême-droite qui s'y sont invités sans y avoir été conviés, car il s'agissait bien d'une réunion de travail entre police et commerçants, auront pris connaissance d'éléments factuels leur permettant d'affiner leurs analyses, et sauront reconnaître avec objectivité et fair-play la réalité des choses, avec les avancées et les difficultés, comme l'utilité de cette rencontre.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 04:18

http://www.ville-betheny.fr/local/cache-vignettes/L217xH217/dossier_bruit-f77fc.jpgLa dame était en colère. Et elle me le faisait bien savoir. Elle a acquis l'automne dernier un logement de vacances, dans le quartier commercial et balnéaire des Sablettes. C'est vrai qu'en novembre, pour peu qu'elle ait visité son futur bien à une heure de crépuscule d'un temps d'été indien, elle a dû être séduite par le calme, la beauté du site littoral, le caractère patrimonial du petit village à l'architecture singulière de l'architecte Pouillon. Et, pour son premier séjour estival, elle a, bien sûr, pour le moins déchanté.

J'aurais pu la blâmer de ne s'être pas questionnée sur la vie qui grouille l'été au pied de son immeuble, et, naturellement, les nuisances qui en résultent, de circulation, de stationnement, de musique, de bruit, d'éclairages festifs et de cohue. Le fait est là, notre littoral attire et c'est tant mieux. Ça dure depuis que Michel Pacha, au XIXe siècle, a perçu l'intérêt exceptionnel de ce site étonnant, entre Petite Mer et grande large, dont il a fait une des toutes premières stations balnéaires de Méditerranée. À son époque, on a compté jusqu'à trois casinos entre Balaguier et Les Sablettes !

 

UNE CHARTE DU QUALITÉ SONORE SIGNÉE AVEC LES ÉTABLISSEMENTS DE NUIT

Le bruit, il est vrai, est une préoccupation récurrente. C'est pour cela qu'il existe à La Seyne des règles, édictées dans le cadre d'une Charte que nous avons relancée, améliorée et acceptée par les tenanciers des bars, restaurants et autres établissements ouverts la nuit. Et que, là encore, si nos équipages de police municipale ne peuvent parfois pas répondre rapidement à une demande d'intervention en un autre lieu de la commune, c'est qu'ils sont occupés à faire respecter les règlements supposés être admis par tous, prévoyant une baisse d'intensité au-delà d'une certaine heure, puis l'arrêt total au-delà d'une autre.

Et ils le font plutôt bien. Ça commence, en début de saison, par une "démarche pédagogique", avec, pour chaque établissement, des mesures à un moment où la musique n'a pas commencé, puis lorsque la soirée bat son plein. Ils font le tour des sites, produisent leurs constats - qui attestent souvent que la Charte n'est pas bien respectée - et demandent aux tenanciers de veiller à baisser le niveau sonore. Et puis, régulièrement, ou sur appel de personnes gênées par le volume sonore, ils interviennent.

 

ÇA FONCTIONNE PLUTÔT BIEN

 Il ne s'agit pas de jouer les trouble-fête, mais de trouver le juste équilibre entre période estivale de vacances propice aux soirées festives et droit à une certaine quiétude pour ceux qui, à partir d'une certaine heure, aspirent au repos.

Et ça fonctionne, si j'en crois, à la lecture, les mains courantes de notre police municipale, qui m'ont appris que les nuisances nocturnes relèvent bien plus de soirées privées que des établissements ouverts en soirée. Merci donc aux exploitants, aux agents communaux chargés de l'application de la Charte, et aux citoyens qui acceptent un peu de gêne trois mois sur douze...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 05:03

http://www.mescoloriages.com/coloriages/vie%20quotidienne/metiers/policiers/images/policier-(1).gifLe travail de nos agents de la police, qu'elle soit municipale ou nationale, n'est pas toujours facile. Il leur faut une sacrée dose de bon sens pour, souvent, estimer une situation, peser le pour et le contre, et décider de la conduite à tenir, le tout dans un délai souvent bref, et parfois sous la pression, pas toujours très amicale, des citoyens qui leur reprochent tour à tour de faire... ou de ne pas faire, oubliant parfois, en atteste le ton de certaines invectives, qu'ils ont affaire à des représentants de la loi.

Il y a quelques jours, je recevais un message d'une administrée très impliquée dans la défense des intérêts des habitants d'un quartier, qui déplorait "les stationnements anarchiques, sur les trottoirs, dans les parkings (...)", précisant qu'elle "suivait, par pur hasard (...) une voiture de la police (...) qui, malgré sa difficulté à tourner dans ce parking, n'a effectué aucune verbalisation".

Le lendemain, je lisais sur un réseau social un billet de colère d'une autre personne, elle aussi impliquée dans la vie communale, qui venait d'être verbalisée dans le même quartier, dont je livre quelques extraits : "Oui, je me suis garé sur un trottoir (...) mais je ne gênais personne (...)", jugeant ensuite que "un soupçon de tolérance, ce n'est pas interdit dans les services d'ordre".

Que celui qui n'a jamais blâmé un jour la police pour sa non-intervention et protesté le lendemain contre une verbalisation jugée abusive jette la première pierre ! Croyez-moi, l'exercice est délicat, et, s'il peut toujours, comme dans n'importe quel métier, y avoir des erreurs de jugement, les agents font de leur mieux, avec les moyens dont ils disposent.

Une chose est certaine : ils sont là pour faire respecter la loi. C'est ce qu'une de nos policières municipales et moi avons expliqué l'autre jour à un de nos concitoyens qui déplorait avoir été verbalisé pour un stationnement sur un endroit, certes interdit par le code de la route mais objectivement pas gênant, dans un quartier encore rural de la commune, où il se gare "depuis toujours" et où la police n'a jamais besoin de venir tant l'endroit est calme et peu fréquenté. Il avait tout simplement été dénoncé par un courrier. Oui, le bon sens avait toujours dicté l'indulgence et il n'avait jamais été verbalisé, mais qu'aurait-on dit si nos agents avaient décidé de ne pas donné suite face à une transgression manifeste de la loi ? 

(Ceci étant, je rappelle que, pour cet été, nous avons pu créer 200 places de stationnement supplémentaires gratuites le long de la corniche des Sablettes à Balaguier...)

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 03:28

http://www.jactiv.ouest-france.fr/sites/default/files/imagecache/article-detail/images/2012/08/19/rn50_3784837_1.jpg58.jpgJ'évoquais hier les incivilités de certains qui continuent à stationner un peu n'importe où sur la Corniche de Tamaris malgré les nouvelles 200 places de stationnement gratuites que nos équipes ont aménagées ces derniers mois. Notre rivage est aussi le théâtre d'autres actes qui honorent peu ceux qui les commettent et qui nuisent aux efforts que les habitants, les acteurs économiques et la puissance publique conduisent pour promouvoir une belle image de La Seyne.

J'ai ainsi exposé, au printemps dernier, les opérations de nettoyage de la baie et de son littoral menées, pour des coûts importants, afin d'enlever les dizaines d'épaves d'embarcations laissées à l'abandon. Il me faut maintenant faire état d'un autre "sport", dans la catégorie du jeu du gendarme et du voleur, qui consiste à utiliser certaines anses pour y organiser des soirées qui nuisent indubitablement à la tranquillité publique.

 

QUEL SEYNOIS N'A JAMAIS PASSÉ UNE NUIT À LA BELLE ÉTOILE SUR LA PLAGE ?

 Je serais un fieffé menteur si je jurais que, depuis 55 ans que je suis Seynois, je n'ai jamais passé des soirées, voire des nuits, entre copains, autour d'un feu de camp sur l'une ou l'autre de nos plages. La loi n'est pas très nette sur le sujet. Une antique règle interdisait jadis tout feu sur la côte pour que les lueurs ne soient pas confondues par les navires avec celles de phares ou de balises. Mais les services de l'État eux-mêmes, qui ont été questionnés par des journalistes, ne sont plus très sûrs que ce soit encore le cas. Et le problème n'est pas là...

Tout le monde s'accorde à considérer que, lorsque des jeunes ou des familles s'adonnent à de tels moments de convivialité, ça ne pose jamais problème si certaines conditions sont réunies. À chacun d'assumer de prendre le risque d'être verbalisé pour l'usage d'un barbecue à bois, et a fortiori pour l'allumage d'un feu de camp, aux périodes où c'est interdit. Mais ce qui est totalement inacceptable, c'est le non-respect de la quiétude des autres usagers et des riverains du littoral, les nuisances sonores nocturnes, les immondices, parfois dangereux, abandonnés sur la plage. Bref, l'incivilité imbécile.

 

ON NE POURRA PAS DIRE QU'ON NE SAVAIT PAS

 Beaucoup, toutefois, le comprennent lorsque, régulièrement, je vais à leur rencontre les soirs d'été. Et obtempèrent, même si je subodore que certains jouent un peu au chat et à la souris, et que, dès que j'ai le dos tourné, ça recommence. Mais un petit nombre se refusent à faire preuve du moindre savoir-vivre. D'autant moins lorsqu'ils sont avinés, voire sous l'emprise de stupéfiants.

Qu'on se le dise, depuis l'an dernier, outre les patrouilles ordinaires des brigades de nuit de la police municipale et des équipages de la police nationale, j'ai obtenu de la Préfecture et de la Préfecture maritime que des "opérations coup de poing" assez... "costaudes" soient menées par les CRS, les policiers nationaux et parfois municipaux, ou même les gendarmes maritimes intervenant en vedettes depuis la mer.

Ça a commencé. Je ne révèlerai pas quand les opérations suivantes sont prévues. Mais... au moins les visiteurs de ce blog auront été prévenus.



 

 >  Vendredi matin, tôt, lorsque j'ai écrit cet article, j'ignorais qu'une épave de bateau avait flambé dans la nuit sur le rivage de Balaguier ; je l'ai appris ensuite ; pourtant, notre police municipale était intervenue pour faire éteindre des barbecues (voir ci-dessous) ; cet événement justifie d'autant plus, faute de pouvoir poster des agents en permanence en tous lieux, les opérations sévères inopinées que nous avons obtenues.

130808_pv_barbecue-copie-1.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 08:05

http://us.123rf.com/400wm/400/400/leremy/leremy1208/leremy120800003/15209865-security-guard-officier-de-police-voleur-icone-pictogramme-de-symbole.jpgIl y a huit mois que le quartier Berthe et le centre historique de La Seyne bénéficient d’un « label » dont on se serait bien passé, celui de Zone de sécurité prioritaire (ZSP). La seule du Var. Certains, qui hurlaient à un inadmissible laisser-aller de la puissance publique avant que je n’obtienne ce dispositif imaginé par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, estiment aujourd’hui que ça stigmatise la commune. Il faudrait savoir !...

Ce que je sais, moi, c’est que les premiers résultats sont là. Modestes pour l’instant, mais déjà appréciés par les habitants, les promeneurs, et les commerçants qui l’ont dit l’autre soir au commissaire de police lors d’une réunion spécialement dédiée à ce sujet.

 

LES PREMIERS RÉSULTATS SONT TANGIBLES

S’il est difficile d’évaluer le « sentiment d’insécurité », les faits, eux, sont mesurables et sont têtus. Selon les chiffres officiels qui m’ont été fournis par Laurent Cayrel, le préfet du Var, très impliqué dans le dispositif de ZSP, en six mois, les trafics de stupéfiants ont chuté de 14%, les vols avec effraction de locaux de 42%, les vols de deux-roues de 36%, les violences physiques et les menaces avec violences sont également en baisse.

Et ces résultats sont à porter au crédit des effectifs de la police avant même qu’ils ne soient renforcés, puisque ça ne va être chose faite que dans les semaines qui viennent : la moitié de la dizaine de nouveaux postes de policiers attribués au Var sera affectée au commissariat de La Seyne. Le représentant de l’État fait remarquer qu’a été renforcée « la présence policière sur la voie publique, avec la police nationale, notamment la Brigade anti-criminalité, aux heures les plus difficiles, et celle de la police municipale a été élargie ». Il faudrait d’ailleurs être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas s’en être rendu compte en se promenant en ville ou dans la cité Berthe.

Des opérations spécifiques ont été menées et couronnées de succès, avec plusieurs vagues d’arrestations de trafiquants de drogue en bandes organisées, le démantèlement d’un réseau de vol de deux-roues destinés à être vendus en Afrique, des contrôles de commerces, des arrestations pour travail au noir, etc. La justice est plus rapide et donne priorité pour que l’exemple fasse son effet. Mais le travail est de longue haleine, le préfet précisant que « ce qui comptera, c’est la continuité ; l’action doit être longue et profonde, rien ne se règle au Kärcher ! ».

 

ÉDUQUER, FAIRE TRAVAILLER, PRÉVENIR, SURVEILLER, PROTÉGER, RÉPRIMER

Et ce doit nécessairement être une action globale. Les premières caméras de vidéosurveillance ont été installées par les services communaux très motivés et sont en service depuis quelques jours. Les éducateurs de rue du service de prévention spécialisée de l’Association pour la prévention et l’aide à l’insertion (APEA) ont renforcé leur travail, un éducateur municipal spécialiste du travail en direction des jeunes et jeunes adultes toxicomanes travaille depuis plusieurs mois dans la rue, et un « Espace accueil jeunes citoyen » municipal va ouvrir ses portes dans quelques semaines dans la vieille ville. Les associations sont soutenues pour leur travail de prévention naturelle.

Les services communaux présents en centre ville s’ouvrent du mieux possible, les commerçants s’organisent pour animer. La commune joue le jeu de l’emploi et de la formation parce que c’est le meilleur remède contre l’inactivité génératrice de toutes les déviances possibles : elle est l’une des rares du Var, malgré ses difficultés, à avoir atteint l’objectif qui lui a été assigné d’embauche de jeunes en rupture, encadrés par des tuteurs volontaires et accompagnés par la Mission locale, dans le cadre des nouveaux « Emplois d’avenir ».

Avec constance et détermination, tant de la commune que de l’État, avec l’appui de la population et des acteurs économiques, sociaux et culturels, et même si ça déplait à ceux qui font commerce politicien d’insécurité réelle ou imaginée, on a déjà bien avancé. Et on y arrivera.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 04:29

http://www.varmatin.com/media_varmatin/imagecache/article-taille-normale-nm/image-seyxxq4009_mh_chien.jpgDepuis le début de la semaine, j'ai essayé de survoler l'ensemble des actions conduites pour la redynamisation du centre de La Seyne. On peut relire les articles touchant à l'habitat, aux espaces et services publics, aux sites commerciaux, aux initiatives d'activité de marketing de proximité, aux transports et aux stationnements. Il reste que, pour être engageante, une vieille ville se doit d'être propre et sûre. Là aussi, on s'y emploie...

 

GUERRE AUX DÉCHETS ET CROTTES, TRI SÉLECTIF, ET BELLES DEVANTURES

En matière de propreté, gage d'attractivité, nous avons installé 20 points de distribution de sacs pour déjections canines, et deux "canisettes" vont être réalisées dans les prochains mois. Le nouveau contrat de collecte des ordures et de propreté urbaine a apporté des améliorations avec des "moto-crottes" et des "glutons" pour le nettoyage des places et trottoirs. Tous les véhicules de balayage et lavage des voies auront été remplacés par des engins neufs dans les prochaines semaines. Dans quelques mois, le tri sélectif des déchets ménagers sera en service dans nos vieux quartiers. Des conteneurs d'apport volontaires seront installés en divers points.

Nos services dédiés à l'entretien des espaces verts travaillent désormais de nuit lorsqu'ils entretiennent les platebandes des voiries afin de ne perturber ni les circulations permettant les accès au centre ni les clients installés sur les terrasses des commerces, et ont installé de nombreuses jardinières dans les artères urbaines.

Et l'opération "Le musée est dans ma rue", lancée en 2012, a habilement conjugué son objectif d'accès à la culture artistique à celui d'un embellissement des vitrines et des pas de portes délaissés, anciennement salis, dégradés et tagués, et aujourd'hui respectés.

 

GUERRE AUX INCIVILITÉS, PLACE À LA TRANQUILLITÉ ET AU RESPECT

La nouvelle Zone de sécurité prioritaire (ZSP) que nous avons obtenue de l'État nous a permis de renforcer les patrouilles de policiers nationaux et municipaux à pied, assurant une présence plus rassurante auprès des habitants, des chalands et des commerçants, avec une attention particulière aux heures de fermeture des magasins

 http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTKZMwWL_ilO4M2jQsDN15z56vLbMV43o21Zrsh-JpR4QWPgtSygcpCROlLywCette ZSP, d'ailleurs, a aussi permis d'obtenir du Préfet que les moyens du "Grand Toulon" de la brigade canine, de la brigade de sécurité territoriale, des brigades anti-criminalité, et même des CRS, soient, si besoin, disponibles pour le cœur de La Seyne, et du Procureur de la République que les plaintes soient plus vite traitées et que auteurs de faits interpellés soient déférés dans le meilleurs délais.

Nous avons l'engagement du Préfet du Var à ce que les quelques (rares) débits de boissons peu reluisants à certaines heures, en particulier en soirée, fassent l'objet de contrôles sanitaires, réglementaires et policiers.

Et l'installation dans quelques temps de caméras de surveillance, aux endroits commerciaux et d'habitat stratégiques, comme le confortement des équipes d'éducateurs, pour la prévention des jeunes et jeunes adultes en rupture, parachèveront le dispositif de tranquillité publique.

 

Mais, on le verra demain, en conclusion de notre tour d'horizon, rien ne peut être pertinent et durable sans l'adhésion de tous...



 

> article suivant sur le cœur de ville

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 05:09

http://www.ones-fr.org/local/cache-vignettes/L404xH259/crowdsourcing-27528.jpgJ'exposais il y a peu dans deux articles de ce blog le travail accompli par les services de police, municipale et nationale, mais également par d'autres services communaux qui concourent à la sécurité dans son ensemble. Et j'annonçais alors que la prévention de la délinquance est aussi - et devrais-je dire, avant tout - une affaire d'éducateurs.

 

LA PRÉVENTION PAR L'ÉDUCATION

Ceux de l'enseignement, bien sûr, mais, pour ceux-là, à part s'efforcer d'offrir des bâtiments d'écoles en nombre suffisant et en bon état, et se mobiliser avec les enseignants et parents d'élèves pour obtenir un effectif correct de maîtres, les compétences de la commune ne lui permettent pas de faire grand chose. Mais aussi les autres éducateurs (sans compter les parents eux-mêmes, bien sûr !). Il y a ceux qui ont la charge des enfants dans leurs temps libres (animateurs de centres de loisirs, d'associations, d'espaces pour les jeunes, moniteurs sportifs et animateurs culturels), qui conduisent de véritables actions de "prévention naturelle" car ils contribuent à développer les savoir-faire en complément de l'École, et aussi les "savoir-être", apprenant la responsabilité, l'autonomie, le respect d'autrui, le "faire ensemble", et les règles de la vie sociale.


DES MESURES SPÉCIALISÉES POUR LA JEUNESSE EN RUPTURE

Et, pour les enfants et jeunes dont les parcours de vie ne leur ont pas permis de tirer le meilleur parti des efforts parentaux, scolaires ou socio-éducatifs et avancent vers l'âge adulte sur une corde raide d'où ils risquent de chuter vers des déviances, il y a aussi les éducateurs spécialisés, les éducateurs de rue, qui doivent être présents, plus que jamais, pour jouer un rôle majeur de prévention spécialisée, dans des actions individualisées et de petits groupes, d'accompagnement, de socialisation, et bien souvent d'aide allant jusqu'à l'alimentaire, la santé, ou la recherche d'un lieu pour dormir.


DES MOYENS EN BAISSE POUR AGIR

Or, on le sait, le Conseil général du Var, qui est normalement compétent dans le domaine de l'aide sociale à l'enfance dans laquelle doivent s'inscrire ces actions de prévention, rencontre de lourdes difficultés, supportant aujourd'hui les effets de transferts de charges de l'État décidées dans la dernière décennie, non compensées par des dotations financières. Son appui à l'Association de prévention et d'aide à l'insertion (APEA), qui est l'organisme de prévention spécialisée agréé pour notre commune, a diminué de telle sorte que cinq temps pleins d'éducateurs ont dû être supprimés. Les appuis départementaux aux 10 autres associations seynoises s'occupant d'action socio-éducative et de vie dans les quartiers subissent aussi des coupes sombres. Peut-être faut-il rechercher là, s'ajoutant à l'aggravation des conditions de vie des familles et de l'accès à l'insertion dans le travail, quelques-unes des causes d'une petite délinquance difficile à contenir, malgré la détermination des éducateurs et des animateurs à faire le plus et le mieux possible avec des moyens en baisse ?


UN EFFORT COMMUNAL POUR SOUTENIR LES INITIATIVES

Dans ce contexte, l'engagement que j'avais pris d'accroître les moyens communaux engagés pour l'activité préventive en faveur des enfants, des adolescents, des jeunes et des jeunes adultes, prend d'autant plus tout son sens. Je n'y suis pas parvenu autant que je l'aurais souhaité, du fait des propres difficultés de la commune et d'une gestion rigoureuse, mais on a tout de même bien avancé. J'ai déjà évoqué l'accroissement spectaculaire des activités du service municipal de la jeunesse. Je veux livrer aujourd'hui quelques chiffres qui parlent d'eux-mêmes quant aux efforts municipaux (hors Contrat urbain de cohésion sociale) pour les associations qui, inlassablement, concourrent à la prévention, qu'elle soit "spécialisée" ou "naturelle"...

> Passant, entre 2007 et 2012, de 74.270 € à 102.000 €, la subvention municipale à l'APEA a augmenté de 37% ; je proposerai de la porter à 107.000 € en 2013 ;

> D'un total de 196.976 € en 2007, les subventions aux 10 autres associations socio-éducatives et de vie des quartiers ont atteint 347.500 € en 2012, soit 76% d'augmentation ; elles seront maintenues en 2013 ;

> Six autres associations agissant en faveur de la jeunesse ont vu leurs subventions passer de 157.891 € en 2007 à 164.644 € en 2012, soit une hausse de 4% ; elles progresseront encore un peu, à 167.218 €, en 2013.

 

Et il faut continuer. Car seule une action globale, éducative, sociale, préventive, en amont du travail de surveillance et, s'il le faut, de répression, de justice, de réparation et d'accompagnement contre la récidive et pour la réinsertion, peut, dans la durée, porter ses fruits.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 04:48

http://91.68.209.9/bmi/www.msr83.var.developpement-durable.gouv.fr/IMG/jpg/intervention_secours_routier_cle55586d.jpgLorsqu'il s'agit, dans le Var, d'action pour la sécurité routière, c'est souvent aux intervenants départementaux spécialisés seynois que l'on s'adresse. Lorsqu'on prépare les procédures de neutralisation d'éventuelles vieilles bombes enfouies ou immergées, c'est notre service du "Plan de sécurité et de prévention des risques" (PSPR) qu'on sollicite. Lorsque la grippe H1N1 sévit, ce sont les services communaux seynois qu'on désigne comme centre de coordination sanitaire pour plusieurs communes. Lorsque des programmes de rénovation urbaine nécessitent une protection contre l'amiante présente dans l'habitat, c'est au protocole de prévention imaginé par l'office d'HLM seynois qu'on se réfère un peu partout en France.

Et je pourrais citer d'autres exemples à mettre à l'actif des services communaux et para-communaux qui s'activent sur la sécurité, auxquels sont associés les volontaires de la Réserve communale de sécurité civile, des jeunes gens effectuant un temps de service civique, et diverses associations seynoises agréées. Redde Cæsari quae sunt Cæsaris, je dois à l'objectivité de rappeler que c'est à mon prédécesseur Arthur Paecht que l'on doit l'initiative de cette implication communale volontariste, même si notre maire-adjointe Jocelyne Léon a largement contribué à amplifier les actions depuis 2008.

Au point que, au cours de notre mandat, deux labels nationaux sont venus récompenser tous ceux qui s'investissent à La Seyne pour le "bien-être urbain" et la prévention des risques. Dès 2009, c'est l'une des - seulement - dix Écharpes d'Or de la Sécurité annuellement attribuées aux communes qui a été décernée à la ville, pour le travail pédagogique de prévention et sensibilisation mené par nos équipes de la police municipale. Et, depuis 2011, La Seyne est l'une des 33 communes, sur les 36700 que compte notre pays, titulaires du "Pavillon Orange 3 étoiles" pour la sauvegarde des populations, décerné par le Haut comité français pour la défense civile.

Et, pour boucler la boucle du tour d'horizon des actions en faveur de la sécurité et la sûreté, je reviendrai ces prochains jours sur la prévention éducative de la délinquance où, là aussi, tant les spécialistes associatifs agréés que les services communaux conjuguent leurs efforts pour éviter, notamment aux adolescents et aux jeunes, de funestes dérives...

Juste histoire de rappeler que la gestion de la question appelle des réponses diversifiées... sinon, de sinistres époques ou des coins du monde d'aujourd'hui en attestent, on risque de perdre en valeurs républicaines qui me semblent tout de même demeurer ce qu'on a trouvé de mieux comme système pour un pays...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 04:12

http://www.tourisme-laturballe.fr/upload/cms/paragraphes/img/l/police-municipale--291.jpgIl n'est pas inutile, au moment où les services communaux et ceux de l'État travaillent à l'organisation de la Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP) dont j'ai obtenu du ministère de l'intérieur la mise en place à La Seyne pour les mois à venir, de faire un point sur l'implication municipale en matière de sécurité depuis le début de mon mandat. Ma démarche vise, à partir d'éléments tangibles et vérifiés, à dresser un état des lieux des ressources communales engagées dans la sécurité. Et je pense que ça peut intéresser mes concitoyens. Grâce aux très officiels tableaux des effectifs *, soumis au vote du conseil municipal avant d'être validés par le contrôle de légalité de l'État, on peut se faire une idée précise. Que nous apprennent donc ces documents de l'évolution entre 2007 et 2012 ?

 

> UNE (LÉGÈRE) AUGMENTATION DES EFFECTIFS DE POLICIERS MUNICIPAUX...

Ces documents nous apprennent que, fin 2007, dernière année pleine du mandat de mon prédécesseur, il y avait 48 cadres et agents de la police municipale. Que, fin 2008, année du changement de municipalité, il y avait 51 cadres et agents de la police municipale. Et que, fin 2012, il y avait 52 cadres et agents de la police municipale. Le sujet est trop sérieux pour que j'entre dans une polémique, mais je me demande où est la supposée baisse des ressources humaines qu'évoquent certains alors que les moyens s'accroissent de 8%...

En regardant de plus près, on constate qu'on est passé entre 2007 et 2012 de 69% à 82% d'emplois pourvus par rapport au nombre de postes autorisés par les textes règlementaires. N'ai-je pas renforcé le service, malgré les difficultés financières ?

Et, toujours en analysant les tableaux, on remarque aussi que les personnels de terrain ont progressé en qualification. Entre 2007 et 2012, on est passé de 21 à 3 gardiens de police (le plus petit grade), et de 18 à 42 brigadiers et brigadiers chefs. N'ai-je pas a eu le souci de la promotion de nos personnels, gage de motivation et d'efficience ?

La Seyne est donc prête à prendre sa part utile dans la Zone de Sécurité Prioritaire.

 

> ... MAIS MOINS DE CONTRÔLEURS DU PROJET (AUQUEL J'AI MIS FIN) DE STATIONNEMENT PAYANT

Alors, oui, on a réduit le nombre des agents de surveillance des voies publiques (ASVP). Ce ne sont pas des policiers municipaux et ils n'en ont pas la formation initiale. Pour beaucoup, ils étaient des personnels appelés d'autres services, et un certain nombre ont été recrutés en fin du mandat précédent pour pouvoir honorer l'obligation contractée par la ville de faire respecter... le stationnement payant qui devait, on s'en souvient, être mis en place en 2009 sur tout le centre ancien au bénéfice d'une société privée !

Il y a trois raisons principales à cette diminution. La première est que, justement, avec le maintien du stationnement gratuit que j'ai décidé, le besoin de verbalisation est moindre. La deuxième est que les ASVP, venant d'autres services, faisaient défaut là où ils travaillaient antérieurement car ils n'y avaient pas toujours été remplacés. Et la troisième est que la Loi ne leur donne qu'une compétence limitée (le stationnement, le contrôle de l'apposition du certificat d'assurance des véhicules, le constat des infractions à la propreté des rues et des nuisances sonores, mais en aucun cas le maintien de la sécurité), que les gens malveillants savent la limite des attributions des ASVP, et qu'il ne se passe pas un jour sans que ces braves agents ne se fassent insulter et menacer par des personnes mal intentionnées, ce qui est inadmissible et, au contraire, peut nuire à la quiétude et au sentiment de sécurité autant qu'à l'image et au respect dû à l'ensemble des personnels en uniforme.

Et ces agents, que sont-ils devenus ? Ils sont pour partie retournés, sur la base du volontariat, exercer leur métier d'origine, et pour partie ont été formés pour intégrer le corps de la police municipale afin de remplacer les départs à la retraite et les mutations vers d'autres communes.

 

> UN CONFORTEMENT DES MISSIONS DE JOUR ET DES BRIGADES DE NUIT...

Que ce soit clair, je préfère, peu à peu, en fonction des moyens, conforter la police municipale, permettre à ses personnels de suivre de la formation continue, améliorer son partenariat avec la police nationale qui est cité en exemple dans la département, la centrer sur ses missions, améliorer sa présence visible, à pied, dans la rue, jour et nuit. Et, sur ce dernier point, j'ai aussi lu quelque part que les rondes nocturnes auraient disparu : c'est archi-faux, le service est exactement ce qu'il était au début de mon mandat ! D'ailleurs, franchement, quand des choses sont utiles et fonctionnent bien, pourquoi les changer ? Ce qui ne veut pas dire que, si besoin, on ne pourra pas les améliorer pour les rendre encore plus fonctionnelles en vue de la ZSP.

 

> ... MAIS AUSSI UNE ACTION GLOBALE POUR LA SÉCURITÉ ET LA PRÉVENTION

Et puis, la sécurité et la prévention, c'est bien autre chose encore que le travail traditionnel des hommes et des femmes en uniforme bleu. C'est une stratégie globale du quotidien, dans laquelle s'investissent bien sûr nos agents de police, mais également les équipes de la prévention des risques, la réserve communale de sécurité, les éducateurs de rue, les services de justice, les agents d'insertion, et bien d'autres. Et, là, on a réalisera qu'on aura aussi un bilan très correct ! Mais j'y reviendrai dans un prochain article...

 


 

* Pour ceux qui douteraient, ci-dessous les photos (de qualité médiocre, j'en conviens) des extraits concernant la police municipale des tableaux des effectifs (ce sont des documents publics qui peuvent être consultés à la mairie, bien sûr). Cliquez sur chaque photo pour l'agrandir :

> fin 2007

effect_pm_fin_2007-copie-1.jpg

> fin 2008

effect_pm_fin_2008-copie-1.jpg

> fin 2012

effect_pm_fin_2012-copie-1.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 04:08

http://www.laseynesurweb.com/sites/default/files/imagecache/Image_article_300_large/justice.jpgJe n'attends pas des locataires du Germinal A4 qu'ils fassent justice eux-mêmes. Surtout pas ! Je n'attends pas des agents de l'office d'HLM qu'ils remplacent la force publique. Surtout pas ! Je n'attends pas des policiers qu'ils soient obligés de vivre des situations les contraignant à osciller entre postures démago-conciliantes et interventions musclées. Surtout pas !

Ce que j'attends, c'est qu'on en finisse avec les incivilités d'une minuscule poignée de jeunes, adultes ou presque, qui, eux, n'en finissent pas de pourrir la vie de résidents, qui détruisent ce que les contributions locatives et fiscales de tous ont permis de réaliser pour réhabiliter des immeubles et leur environnement, qui se font haïr de leurs ainés et servent de piètres modèles par défaut à des plus jeunes, qui donnent une image pitoyable des habitants d'un quartier pourtant à 99,99% tout à fait honorables, et qui s'enferment eux-mêmes dans une situation qui ne peut leur offrir d'autre perspective que de la reproduire sans fin.

Je ne blâme ni personne ni institution. Chacun, à sa place, fait ce qu'il peut. Au contraire, je veux saluer le courage et l'initiative des hommes de ces familles qui ne dormaient plus, se faisaient insulter et menacer, et n'osaient plus sortir de chez elles, qui ont décidé de se relayer dans les halls d'entrée pour empêcher que la situation ne perdure. Ça doit se faire dans la compréhension et l'échange autant que dans la fermeté. J'ai demandé au bailleur communal "Terres du Sud Habitat" et aux forces de police d'accompagner utilement, si nécessaire, cette initiative citoyenne dont je souhaite vivement qu'elle porte ses fruits. Mais, qu'on se le dise, je ne "dealerai" aucune contrepartie. Les bons usages civils, la Loi, et les biens communs et privés doivent être respectés. Simplement. Si on y parvient dans l'harmonie et l'intelligence, tant mieux. Sinon, on fera autrement. C'est la République. Chacun a droit à ce qu'elle le protège.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité