19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 10:20

http://2.bp.blogspot.com/_66EHYP2RoIM/SZZc89A6FOI/AAAAAAAAACM/x9Qy7EtpUjA/s400/zen.jpgLes socialistes de La Seyne viennent de publier un communiqué invitant les droites locales à un peu de retenue et d'honnêteté en matière de sécurité. Je les en remercie.

Oui, La Seyne est devenue, après ma demande au préfet du Var, une "zone de sécurité prioritaire", par décision du ministre de l'intérieur. Je reviens dans un autre article de mon blog sur ma vision des choses.

L'annonce en a été faite il y a quelques jours. Et a déclenché une série de déclarations de chacune des composantes de la droite locale. D'abord, avant même que j'en aie été informé et que le préfet n'ait été autorisé à divulguer la nouvelle, l'UMP, par le blog du député de notre circonscription, s'est réjouie de cette décision. Ensuite, le Nouveau Centre, autre composante de la droite, en a profité pour "se lâcher", arguant sur tout et n'importe quoi, déclarant que cette décision allait nuire à la ville, joignant d'ailleurs sa voix à celle du Front National, ainsi qu'en attestent les communiqués de ces deux partis publiés il y a quelques jours par Var-matin. Quant aux élus municipaux de droite, notamment ceux du Parti radical, ils n'ont pas désapprouvé ma démarche lorsque j'ai évoqué la question lors d'une récente réunion du Conseil municipal, et je salue leur sens de la responsabilité.

Beaucoup de désordre donc, un peu à l'image de la rocambolesque désignation, ce dimanche, du futur chef national de la droite. Mais cet embrouillamini ne m'amuse pas, car il est des questions sérieuses qui doivent transcender les clivages lorsqu'il s'agit de garantir les droits dûs à la population par la République.

Moi, je relève que mon appel a été soutenu par la population, les commerçants, les associations, les services de police et de justice. Et entendu par le gouvernement.

Notre commune bénéficiera de moyens supplémentaires de police, de prévention, d'aide aux victimes, et d'équipements apportant plus de sécurité. Et je considère que c'est une belle et bonne nouvelle pour La Seyne, rassurante pour mes concitoyens et encourageante pour son redressement et son développement.

J'avoue ne pas comprendre que ça ne réjouisse pas tout le monde et qu'on en fasse dangereusement un sujet de polémique. Restons zen.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 09:06

http://www.jolpress.com/sites/default/files/styles/article_content_full/public/field/image/zone-securite-prioritaire.jpgManuel Valls, ministre de l'intérieur, a accédé à ma demande, relayée par le préfet du Var. La Seyne va bénéficier du nouveau dispositif de "zone de sécurité prioritaire".

Ce n'est pas que la situation y soit plus critique qu'ailleurs. Les chiffres de la délinquance y sont même chaque année en baisse, et ceux des succès de la police en hausse, depuis trois ans. En attestent les derniers chiffres révélés par le commissaire de police dans une récente interview à Var-matin. Sur l'ensemble de la commune, en un an, on relève en effet 6% d'actes en moins et 10% d'élucidations de faits en plus ; sur le quartier Berthe, traditionnellement mais souvent à tort jugé zone difficile, les résultats sont même meilleurs : baisse de 9% des faits constatés, et hausse de 34% des faits élucidés.

C'est plutôt que, même si les choses s'y sont améliorées (moins 5% de faits constatés), une nouvelle forme de délinquance apparaît depuis quelques mois dans le centre ancien, qu'il s'agit de "tuer dans l'œuf". On y relève ainsi un inquiétant doublement du trafic de stupéfiants, sur fond de menaces aux personnes pour détenir un territoire dans les petites rues, et de conflits violents entre bandes rivales, souvent "communautarisées", de dealers récemment installés, hélas grâce à des "marchands de sommeil" sans scrupules. Et ça pourrit la vie des habitants et des commerçants, ça fait fuir les clients et les promeneurs, ça occasionne des nuisances nocturnes et des incivilités, ça entraîne un sentiment d'insécurité et de crainte permanent. Ça, c'est inacceptable et, même s'il ne se passe pas une semaine sans arrestations, les moyens dont dispose le commissaire doivent être confortés pour qu'on puisse en finir.

Alors, la zone prioritaire va apporter des policiers en plus et des moyens financiers pour installer de la vidéosurveillance dans le but de dissuader et de prendre sur le fait les délinquants. Elle permettra aussi d'accroître ce que la ville et les associations ont déja mis en place ou poursuivi : partenariat police municipale - police nationale pour une meilleure présence physique, actions de prévention par des éducateurs de rue, accompagnement des victimes, actions contre les violences intra-familiales, etc.

Ces moyens, dont je suis bien conscient qu'il ne vont pas tout régler d'un coup de baguette magique, complèteront les actions de fond que je poursuis : la rénovation des quartiers populaires de Berthe et du cœur de ville pour redonner de la dignité à leurs habitants et éradiquer les coins de non-droit, aides à la rénovation de l'habitat, soutien à l'animation commerçante, activités culturelles et socio-éducatives, etc.

Il reste à ce que l'École puisse encore mieux jouer son rôle de formation pour une insertion professionnelle durable, seule garantie de fond pour éviter que les adolescents et les jeunes sans perspective ne sombrent dans l'errance et les déviances. J'ai d'ailleurs fait des propositions en ce sens au ministère de l'Éducation nationale dans le cadre de la concertation qu'il a organisée pour la rénovation de l'École qui ne doit pas se limiter aux rythmes scolaires, mais redonner toute sa place à l'enseignement professionnel et au suivi des jeunes en difficulté scolaire.

Et il reste aussi à ce que, surtout en cette période de crise, des possibilités d'emploi existent pour que les jeunes, surtout les plus fragiles, "y croient". C'est pour cela que je suis très impliqué dans le développement du Pôle de compétitivité Mer à vocation mondiale et des sites industriels de la commune et de l'agglomération. Mais il faut aussi offrir des possibilités de mettre le pied à l'étrier du monde du travail aux jeunes non qualifiés. C'est la raison pour laquelle j'ai demandé aux cadres de la commune et de l'office communal d'HLM "Terres du Sud Habitat" de s'engager résolument, avec l'aide de l'État et de la Région, dans le dispositif des "emplois d'avenir", pour que la puissance publique communale prenne sa part dans l'effort national.

Ce n'est que par une approche globale, constante et déterminée qu'on y arrivera. Là, avec la "zone de sécurité prioritaire", on va placer une nouvelle pièce sur le puzzle de l'insertion républicaine pour tous.

 


 

Dernière minute - Après avoir écrit et publié cet article, j'ai reçu de la préfecture du Var les derniers chiffres de la délinquance sur un an à La Seyne, d'octobre 2011 à octobre 2012. Ils font plus que confirmer mes propos sur l'évolution positive de la sécurité, et devraient clouer le bec à ceux qui s'emploient à déformer la vérité concernant le travail des polices nationale et municipale, ainsi que des structures éducatives, sociales et de prévention à La Seyne :

- vols à main armée et avec violence, vols de véhicules et à la roulotte, incendies volontaires et autres dégradations : moins 8% de faits et plus 27% d'affaires élucidées

- coups et blessures, violences intrafamiliales et conjugales : moins 53%

Il n'en demeure pas moins que nos constats sur les incivilités, perturbations et trafic de drogue sont confirmés. Raison de plus pour que ces situations ne viennent pas gréver les bons résultats du reste !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 09:03

http://rabastensdebigorre.free.fr/images/Gendarme.jpgJ'étais reçu hier mardi par Monsieur le préfet du Var pour évoquer avec lui les inquiétudes que l'État partage avec moi quant à l'insécurité que certains sites du centre ancien de La Seyne connaît depuis quelques mois.

Il n'est pas acceptable que, à certaines heures, des habitants se fassent insulter ou menacer, que certains déménagent, que des personnes âgées se terrent chez elles, que des commerçants se voient refuser des prêts bancaires parce que leurs conseillers financiers craignent que leur activité ne souffre d'un environnement malsain, que des clients se voient interdire l'accès à certains commerces et services, que certains ilôts deviennent des espaces de trafic de drogue, d'affrontements de groupes rivaux sur fond de communautarismes, que des logements soient squattés, que l'incivilité quant au respect des aménagements urbains soit constante, que l'irrespect du code de la route s'accroisse au risque de mettre en danger la vie d'autrui, que le tapage nocturne soit permanent. Tout le monde le sait : les auteurs de ces méfaits ne sont qu'un petit nombre, pour beaucoup récemment installés en quelques endroits, mais ô combien peu enclins à respecter les lois et les bons usages de vie entre citoyens. Avec l'État, nous sommes au clair : il faut que ça s'arrête. Et vite.

Nous faisons en cœur de ville des efforts significatifs. Nous poursuivons notre travail d'amélioration de l'habitat, soit en achetant, rénovant et proposant à la location de vieux logements insalubres, soit en aidant des propriétaires à faire de même. Nous aménageons des espaces et équipements publics : place Bourradet, rue République, boulevard du 4 septembre, bibliothèque de théâtre, maison de l'habitat, maison du patrimoine et de l'image, mise en valeur des lieux patrimoniaux, parvis de l'église, placette Martini en cours de rénovation, programme "le musée dans la rue" pour embellir les devantures des commerces fermés. Nous avons revisité la tarification du parking Martini, créé des rues dites "zones de rencontre" (piétons, deux roues, autos) et imaginé un plan de stationnement pour répondre aux besoins des résidents, des commerçants et leurs clients, des visiteurs, des parents d'élèves, des gens qui travaillent au centre ville. Nous avons modernisé le marché forain pour le rapprocher de l'activité commerciale sédentaire et aider à sa fréquentation, et pour amener de l'animation dans certaines artères. Nous avons installé une signalétique, des cheminements et des modes de transport originaux (petits trains, vélos-taxis) pour attirer les croisiéristes. Nous avons obtenu la création de la ligne estivale de bateaux-bus permettant de ramener vers le centre des gens venus de Saint-Mandrier, des Sablettes, de Tamaris. Nous renforçons et modernisons les moyens du nettoiement. Nous organisons ou soutenons les initiatives de l'association des commerçants pour que des animations commerciales rythment l'année : braderies, Venise sur Seyne, L'Alsace sur mer, salon du vin et de la gastronomie, etc.

Pour faire de la prévention par l'éducation, nous mobilisons le service municipal de la jeunesse que nous avons doté de moyens nouveaux et nous avons accru notre appui aux associations socio-éducatives auxquelles nous avons mis à disposition l'espace Jean-Baptiste Coste et l'espace Evenos. Et j'en oublie. La vie d'un quartier est la meilleure prévention des conduites déviantes qui ne peuvent y trouver la place de s'y développer, même si, hélas, il existe des lieux plus isolés et des heures de moindre activité dont s'emparent certains qui ne respectent rien.

Les éducateurs de rue, malgré les baisses de moyens que leur service a subies de part du Conseil général, se concentrent dans le centre ville. Notre police municipale et la police nationale ont été réorganisées pour être plus présentes et plus voyantes, à pied, dans la rue. Le commissaire est très satisfait des coopérations entre les deux services. J'obtiens régulièrement des renforts de services de police, y compris des CRS, qui sont déployés dans notre centre historique. La Brigade anti-criminalité, la brigade canine et celle des stupéfiants interviennent jour et nuit. La brigade de sécurité territoriale, initialement centrée sur Berthe et La Beaucaire, est déplacée vers notre centre lorsque c'est nécessaire. Mais il faut faire plus.

C'est ce que j'ai dit au préfet et au directeur départemental de la sécurité publique qui partagent mon analyse. Nous avons mis en place un plan d'action en quatre volets.

Un volet "prévention socio-éducative" visera à conforter les efforts engagés par la ville et les associations, notamment dans le cadre du contrat urbain de cohésion sociale. Le préfet s'est engagé à ce que La Seyne soit prioritaire pour les moyens dévolus au département par le ministre délégué à la Ville.

Un volet "présence policière préventive et répressive" permettra de renforcer le nombre de personnels et de patrouilles, visibles, et à pied. J'ai demandé au préfet qu'une augmentation des effectifs du commissariat soit un axe majeur du projet de création d'une Zone de Sécurité Prioritaire qu'il dépose auprès du ministère de l'Intérieur pour certains sites du département ; il classera La Seyne en tête des demandes. Cela permettra aussi de multiplier les opérations permettant des arrestations de délinquants et leurs déferrements à la justice, le contrôle aléatoire des débits de boissons et établissements notamment ouverts en soirée. Cela aidera enfin à ce que des réponses rapides soient apportées aux appels à l'aide des citoyens et que les plaintes soient reçues dans de meilleures conditions et des délais raccourcis.

Un volet "aménagements" comportant un meilleur éclairage urbain et des déplacements plus sécurisés, à l'initiative de la commune, et l'installation de caméras de vidéosurveillance en des points stratégiques définis avec la police, bien entendu dans le respect des libertés individuelles, contribuera à la fois à la prévention et à l'élucidation d'affaires. Il faut savoir que, depuis un an, dans le Var, tous les vols à main armée ayant eu lieu dans des zones équipées ont pu être élucidés et les auteurs arrêtés. Le financement de ces caméras s'inscrira dans le projet de Zone de Sécurité Prioritaire.

Ces mesures seront complétées d'un volet "justice" qui sera défini avec les services du Parquet dans le cadre d'un comité opérationnel de suivi associant la ville, la police et la justice, qui se réunira chaque mois. Il faut pouvoir obtenir une réactivité accrue, des sanctions pour les auteurs afin de les décourager, depuis les rappels à la loi jusqu'aux incarcérations, en passant par les travaux d'intérêt général pour lesquels La Seyne est déjà citée en exemple dans le Var, comme elle l'est, d'ailleurs, pour l'accompagnement des personnes en fin de peine.

C'est par cette approche globale que nous parviendrons à, simplement, faire vivre la République dans ce petit bout de territoire national qui, comme en tout point du pays, a droit à la quiétude, à la vie citoyenne paisible, et au développement économique, social et culturel.

J'invite tous mes concitoyens, et en particulier tous les acteurs de la vie sociale, culturelle et commerciale de notre vieille ville, à accompagner le mouvement.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 19:11

http://storage.canalblog.com/99/65/448314/65895450.jpgSi j'en crois les échanges que j'ai eu avec des Seynois hier samedi, il semble qu'un reportage d'un journal télévisé a, sûrement involontairement, amené certains de mes concitoyens à faire un amalgame désolant entre divers récents événements presque concomitants qui ont troublé la quiétude de certains résidents du centre ancien de La Seyne et fait monter d'un cran le sentiment d'insécurité.

Il ne faut pas tout mélanger. Et garder son calme et son objectivité.

Oui, si les informations qu'on m'a données sont bien exactes, il y a eu des coups de feu en ville. Certains relèvent d'une "affaire de type familial" et la police nationale a déjà interpellé plusieurs individus. D'autres ont visé, tout près, la permanence qu'utilise mon prédécesseur UMP, Arthur Paecht, pour ses campagnes électorales, et je lui ai d'ailleurs adressé un message de sympathie dans lequel je lui ai fait part de ma condamnation ferme de tels actes, souhaitant que l'affaire soit vite élucidée et les coupables punis.

C'est tout. Mais c'est déjà bien assez. Et j'attends de l'État qu'il remplisse au mieux son devoir régalien d'assurer la sécurité en prévenant et en réprimant. On comprendra que ce n'est pas là de la compétence de la police municipale...

Pour autant, je ne suis pas satisfait du climat qui règne, notamment en soirée et la nuit, dans certaines parties du centre ville. Les incivilités de certains ne doivent pas être banalisées. Ça va des conducteurs irrespectueux des régles de circulation et de stationnement à des faits découlant d'états d'ivresse et de toxicomanie, de violentes incorrections de langage qui attisent la peur de personnes fragiles, notamment âgées, des déprédations sur des édifices publics ou privés et sur le mobilier urbain, des troubles à la quiétude du plus grand nombre du fait de tapages de quelques-uns.

C'est banal de le dire, mais la République doit garantir à tous une vie paisible et un respect mutuel. Et ce n'est pas en étranglant les collectivités qui ont leur part dans la cohésion sociale, en diminuant les effectifs des services de police et de justice, et en réduisant les moyens des services et associations qui assurent de la prévention par des éducateurs de rue, qu'on peut attendre que les choses s'arrangent.

Du côté communal, je fais le travail qui m'incombe, en donnant des orientations et des priorités d'action aux policiers municipaux, en travaillant le partenariat avec la police nationale, la justice, l'éducation nationale, notamment dans le cadre du Conseil Local de Sécurité et Prévention de la Délinquance, en réhabilitant le cadre de vie des vieux quartiers et en soutenant les animations qui s'y déroulent, et en ayant doublé, comme je m'y étais engagé, les moyens dédiés aux acteurs municipaux et associatifs de l'éducation préventive tandis que tous leurs autres financeurs publics les réduisent ou les suppriment.

J'espère que je ne vais tout de même pas devoir enfourcher à nouveau mon vélo pour gagner, cette fois-ci, le Ministère de l'Intérieur afin d'exiger que l'État octroie les moyens nécessaires à ses services chargés d'assurer l'ordre républicain, garantie de notre contrat social que la France doit tout de même être en mesure de faire vivre !

Je ne demande que ce qui est dû à notre ville. Mais je le demande fermement. Une nouvelle fois.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 03:28

http://www.msr83.var.equipement.gouv.fr/IMG/jpg/intervention_secours_routier_cle55586d.jpgMercredi dernier, nous étions rassemblés à la mairie autour de Jean-Carl Scheel, brigadier le police municipale, pour assister à la remise d'une distinction inédite pour un fonctionnaire de ce secteur de l'activité communale : le titre d'Officier... des Palmes Académiques.

On s'attend généralement à voir honorer de cette prestigieuse distinction des personnes ayant oeuvré comme fonctionnaires du Ministère de l'Éducation nationale, en tant qu'enseignants ou personnels administratifs, de surveillance, de gestion matérielle ou d'intendance, voire à des gens qui se sont investis avec brio dans le champ des actions périscolaires ou de soutien à l'école publique.

Pour un policier municipal, c'est assez inédit.

Mais il faut dire que, conformément aux orientations assignées par Jocelyne Léon, adjointe chargée de la sécurité et de la prévention, à la politique de notre service de police, le récipiendaire s'investit brillamment dans l'éducation à la prévention des accidents de la route, conférant à La Seyne la qualité de ville pilote dans ce domaine, ainsi que le reconnaît la très officielle Maison Départementale de la Sécurité Routière (voir ICI divers articles). La Seyne a d'ailleurs été honorée il y a quelques mois du titre prestigieux de "L'Écharpe d'Or de la Sécurité"

C'est donc au titre d'Intervenant Départemental de Sécurité Routière (IDSR) qui intervient dans toutes les écoles de la ville, mais également en direction des autres policiers municipaux, des fonctionnaires de la mairie, et d'autres publics, que Jean-Carl Scheel s'est vu décerner cette distinction en présence, notamment, de représentants de l'Education Nationale qui ont salué son engagement efficace et constant.

Une récompense qui, bien sûr, rejaillit sur l'équipe de la police municipale, dont certains étaient présents, notamment le supérieur de Jean-Carl Scheel, Pierre Poggi, comme sur ceux qui coopèrent avec lui dans le domaine de la prévention, à l'image de Mounia Dahmani, autre IDSR seynoise.

Toutes mes félicitations et mes encouragements à poursuivre !


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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 15:45

http://de.img.v4.skyrock.net/de7/flicdanslame/pics/566824915_small.jpgAvec Hubert Falco, sénateur-maire de Toulon, et plusieurs élus seynois, nous avons répondu ce lundi à l'invitation de Messieurs le Préfet du Var et le Directeur de la Sécurité Publique du Var de rendre visite, au commissariat de La Beaucaire, à Toulon, à la nouvelle "Brigade Spécialisée de Terrain" de la police nationale qui intervient sur une partie des quartiers toulonnais et seynois d'habitat social (seul le quartier Berthe est concerné pour La Seyne).

Une occasion de faire connaître mon sentiment sur la police de proximité...

 

"Mon hésitation à être des vôtres aujourd’hui n’aura pas duré dix secondes. Ceux qui me connaissent savent quelle haute idée j’ai du rôle d’un élu de la République.

"Pourtant, ces mêmes qui me connaissent savent combien est réelle mon inquiétude quant à certaines dispositions d’aujourd’hui en matière de sécurité publique, de justice, et du rôle du maire dans tout cela.

"Cette inquiétude est à la hauteur de celle que j’ai quant à nos capacités publiques de freiner la délinquance et de combattre les sentiments d’insécurité de mes concitoyens.

"Je préfère le dire tout de go. Je suis dubitatif sur la pertinence du dispositif qui est mis en place depuis quelques semaines, mais je suis convaincu de la nécessité de redoubler d’efforts.

"Et, quelle qu’elle soit, cette Brigade Spécialisée de Terrain fait partie de ces efforts. Ne serait-ce que parce que, pour mes concitoyens les plus humbles, qui se font parfois insulter ou menacer dans des halls d’immeubles, qui ont peur de sortir de chez eux, qui craignent par peur de représailles de réprimander les auteurs d’incivilités, parfois très jeunes, pour ces Seynois-là, voir dans leur environnement immédiat une présence de policiers nationaux en tenue est une absolue nécessité. 

"Je suis dubitatif, car, malgré des annonces récurrentes de nouveaux outils, tous les indicateurs qui concernent la délinquance du quotidien s’aggravent : hausse des cambriolages contre les particuliers, hausse des vols dans les lieux publics, hausse des atteintes à l’intégrité physique. Depuis 2004, ces dernières ont bondi de 16 %.

"Dubitatif, car les policiers et les gendarmes sont toujours moins nombreux ; depuis 2007, M. Hortefeux a supprimé 10.792 emplois. 2.882 postes sont détruits dans le seul budget de 2011... ce budget qui consacre une diminution de l’investissement de 6,5% pour la gendarmerie nationale et de 28,3% pour la police nationale... alors même que les conditions de travail des fonctionnaires de police et de gendarmerie sont déjà très difficiles. Et j’espère que les 14 policiers de notre BST ne sont pas prélevés sur des moyens déjà existants !

"Dubitatif aussi, parce que je ne crois pas que la seule répression soit la réponse la mieux adaptée. Je crois au travail partenarial des acteurs de la prévention, naturelle comme spécialisée, du tissu associatif, de l’École, des transports publics, de la police municipale, de la police nationale, de la Justice, notamment au sein de notre Conseil seynois de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, dont chacun vante autant le travail de fond que la réactivité lorsqu’elle s’avère nécessaire.

"Ce n’est pas là, vous le savez, une vision dogmatique d’un élu de gauche. C’est bien un député de la majorité, M. Benisti, qui a indiqué il y a quelques jours au Premier Ministre qu’il faut « refuser une logique du tout sécuritaire qui s’est avérée inefficace » et qui a ajouté « Il n’y a pas de secret. La solution pour éradiquer la délinquance, c’est d’élaborer une vraie politique de prévention sur le terrain avec tous ses acteurs », autour du « chef d’orchestre » qu’est le maire.

"Oui, chacun doit pouvoir agir à sa place, en fonction des missions qui sont les siennes, sans empiéter sur les compétences des autres, mais avec les moyens de la complémentarité, les moyens de l’échange dans le respect de la déontologie de chaque métier, et les moyens de l’exercice central de son travail.

"Et ça ne me dérange pas qu’un dispositif un peu « musclé » prenne sa place dans une mosaïque d’interventions multiples et équilibrées, depuis la prévention jusqu’à la répression.

"Mais je suis dubitatif, tout de même, car ça ne marche que si cet équilibre des missions est garanti. Or les moyens de la prévention spécialisée baissent, avec 5 Équivalents Temps Plein perdus en deux ans à La Seyne. Les moyens de l’École et de la formation professionnelle régressent. Les moyens des associations et des entreprises d’insertion diminuent, avec 3 d’entre elles, et non des moindres, qui ont dû mettre la clef sous la porte en deux ans dans ma ville. Et les moyens de ma commune ne me laissent pas la marge de manœuvre nécessaire pour soutenir suffisamment les actions de l’éducation et de la prévention.

"Nous le savons tous, les économies du court terme génèrent parfois de grosses dépenses à long terme et, surtout, ont un effet ravageur sur le tissu social et la construction d’une société juste et solidaire. Et c’est là qu’est le terreau de la délinquance.

"Dubitatif, enfin, vis à vis d’une stigmatisation accentuée de certains quartiers. Pour ce qui est de Berthe, je ne voudrais pas que le message délivré à mes citoyens qui vivent ce quartier renforce leurs sentiments d’être des bêtes curieuses ou des cobayes d’un espace urbain délité, ce qui les dévaloriserait encore plus.

"Nous effectuons aujourd’hui, avec notre Office d’HLM « Terres du Sud Habitat » et l’aide de l’État et des collectivités, un énorme travail de rénovation et d’amélioration de la qualité de vie et des relations entre les gens. Nous travaillons sur le sentiment d’appartenance des résidents à la ville toute entière. Il ne faudrait pas que de ce dispositif vienne réinstaller des frontières dans le ressenti de nos habitants.

"Vous le voyez, j’ai bien des raisons de douter. Mais, comme je le suis lorsque j’implique à fond La Seyne dans les instances de pilotage des « nouveaux pouvoirs du maire », avec la Police et la Justice notamment, comme je le suis en ayant relancé, après l’avoir dépoussiérée, la convention qui lie notre police municipale à la police nationale, je suis disposé à m’investir totalement dans le suivi de ce nouveau dispositif. Et je serai notamment attentif, au terme de la première année, à son évaluation, telle que l’a prévue la Loi, souhaitant que notre CLSPD y soit pleinement associé.

"Donc, tous mes vœux de réussite vont aux policières et policiers volontaires qui ont cette mission à accomplir.

 "Les résidents de nos quartiers populaires sont toujours demandeurs d’une présence visible des policiers. Je sais qu’ils l’accueillent bien, à la hauteur de l’engagement républicain de ces fonctionnaires, car, au fond, leur mission s’inscrit dans le cadre d’un objectif majeur fixé par le préambule de la Constitution de la France : « assurer l'égalité devant la loi de tous les citoyens »."


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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 08:45

http://www.stress-info.org/wp-content/uploads/2008/09/bruit.jpgÇa mérite, je crois, d'être souligné et porté à la connaissance des visiteurs de mon blog.

Cet été, en effet, le nombre d'interventions des fonctionnaires de notre police municipale pour des nuisances sonores s'est élevé à 142, soit 15% de plus qu'au cours de la saison estivale 2009. À peine 7% des nuisances résultent des établissements diffusant de la musique. La grande majorité concerne donc des propriétés privées ou de petits attroupements.

Quoi qu'il en soit, aucun procès-verbal n'a dû été dressé, les nuisances ayant toutes cessé sur le champ.

Bravo donc aux policiers municipaux qui ont su faire prendre conscience des gênes à ceux qui en étaient la cause, en privilégiant la pédagogie plutôt que la répression.

Bravo aux commerçants qui appliquent plutôt bien la charte de la qualité sonore qu'ils ont signée.

Et bravo à mes concitoyens et visiteurs qui ont pris conscience avec intelligence de l'importance des efforts de chacun pour le "vivre ensemble".

Il reste à poursuivre les efforts de tous pour que l'on parvienne à inverser la tendance et que les besoins d'interventions diminuent en 2011. Même en période estivale propice à la fête, on doit pouvoir y arriver. Chiche ?

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 21:06

http://medias.lepost.fr/ill/2009/02/12/h-20-1421204-1234418871.JPGOn peut dire que je suis en colère. Oh, je ne suis pas seul. Les maires des grandes villes – et ceux des villes moyennes comme ceux des villes populaires – sont en colère.

Après les remarques déplacées du ministre de l'Industrie stigmatisant certains maires, selon lui coupables de ne pas assurer la sécurité dans leurs communes, et proposant à leur encontre des sanctions du type de celles prévues par la loi SRU s'agissant du nombre de logements sociaux, s'est tenue à Paris, à l'initiative de l'Association des Maires des Grandes Villes de France, une "Conférence des Villes" sur le thème "Cohésion sociale et urbaine" qui a connu une affluence record jamais égalée : plus de 1300 participants, dont... trois élus de La Seyne : Jocelyne Léon, adjointe à la prévention et la sécurité, Annick Le Gal, conseillère municipale aux jumelages, et moi.

À cette occasion, toutes tendances politiques confondues, nous avons adopté un manifeste intitulé "Les maires montent au créneau" dans lequel nous demandons une action concertée entre l'Etat et les collectivités locales pour lutter contre le délitement du pacte social.

L'initiative était partagée par l'association des maires "Ville et Banlieue", du Conseil d'Administration de laquelle je suis membre, et dont les adhérents, maires de communes, très pauvres pour la plupart, accueillant des quartiers populaires en lourde difficulté, s’inquiètent de la tournure des mesures prévues dans une circulaire du 22 juillet dernier, soumettant leur action locale dans le domaine de la sécurité à l’ingérence d’un contrôle de l’Etat. Cette circulaire vise à faire la différence entre "les Maires qui parlent et les Maires qui agissent" (dixit le ministre de l'Intérieur). Un bilan devait être remis par les Préfets le 15 septembre. La circulaire détaillait les actions municipales à évaluer : nombre de mesures de signalement, point sur la vidéoprotection, mesures de suivi des familles, etc.

Nous avons rappelé que nos concitoyens considèrent, comme c'est d'ailleurs inscrit dans la Loi, que l’Etat est le premier responsable de la sécurité, comme le confirment les résultats d'un sondage TNS Sofres/AMGVF, qui montre que 49 % des Français jugent que c'est la Police Nationale et la Gendarmerie qui peuvent agir le plus efficacement contre l’insécurité, loin devant les municipalités qui sont citées par un peu moins d’un quart des Français (24%).

Mais nous avons aussi affirmé que la lutte contre l'insécurité, préoccupation de tous les élus et de tous les citoyens, nécessite une réponse globale, car « il n’existe pas de lutte efficace contre l’insécurité sans politiques publiques de solidarité, de développement économique, d’insertion et d’emploi, d’habitat et de transports, d’éducation et de culture ».

Le Président de la République, le Gouvernement et leurs relais locaux se trompent en ressassant sur le thème de l'insécurité, le lien délinquance-immigration, et les maires, les quartiers populaires des villes, voire les villes entières, montrés du doigt.

Les Français ne sont pas dupes. Un sondage SOFRES du mois de septembre montre bien que, pour eux, les causes principales de l'insécurité sont de trois ordres : la situation économique et le chômage, les mauvaises conditions de vie dans certains quartiers, la perte de repères familiaux amenant au manque d'autorité des parents. Les problèmes d'intégration des immigrés, comme l'inefficacité de la police et de la justice n'apparaissent que très loin dans les causes citées.

À La Seyne, dans tous les axes déclinés, nous avons montré notre volonté d'efforts. Nous exigeons donc de l'État qu'il fasse de même, comme il sait le faire pour le PRU, pour les autres axes qui concourent à une cohésion urbaine et sociale. Et que les autres collectivités et l'intercommunalité nous accompagnent La Seyne sur ces axes : la police, les quartiers anciens dégradés, l'habitat, la mobilité, l'éducation et la prévention, l'économie et l'emploi.

Le rapport ville pauvres – villes riches en matière de revenu moyen est de 1 à 2, celui de l'impôt "collectable" est le même, celui de l'effort fiscal est de 1 à 9 ! Et le service rendu est exactement l'inverse : de 2 à 1...

La solidarité nationale, régionale, départementale et intercommunale s'impose.

Et, évidemment, je m'associe pleinement à l'ensemble de mes collègues maires pour réclamer haut et fort une sorte de "Grenelle de la sécurité" où l'État, les collectivités et les associations pourront dialoguer pour, enfin, rechercher ensemble les voies pour avancer en matière de prévention et de lutte contre l'insécurité et pour la cohésion urbaine et sociale.  

 

> Le manifeste "Les maires montent au créneau"

> Ma déclinaison locale (La Seyne et l'agglomération) du "manifeste"


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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 05:14

http://i1.trekearth.com/photos/5162/view_of_la_seyne-sur-mer_fr.jpgIl ne manque pas d'air, M. Lefèbvre, porte-parole de l'UMP, quand il dit, s'agissant des violences qui agitent ces jours-ci la banlieue grenobloise et en réponse à une proposition de l'Association des Grandes Villes de France d'organiser en septembre une conférence nationale sur la violence urbaine : "On n'a pas besoin de colloques, mais d'actions" !

Mais qu'ont-ils fait, en la matière, ses amis du gouvernement et de la majorité parlementaire ? Sinon avoir voté 17 lois depuis 2002 tout en supprimant la police de proximité, réduit de 9000 le nombre de policiers et de gendarmes, mis à mal le tissu associatif facteur de régulation du climat social, diminué les moyens des services de prévention de la délinquance, des actions d'insertion par l'économique, et des établissements scolaires des Zones d'Éducation Prioritaire...

Nous le savons bien, dans nos quartiers populaires seynois, combien est fragile l'équilibre de vie.

Les riverains des voies du futur transport en commun en site propre, à Berthe et au Prairial, où s'exercent, dans un vacarme permanent, des "fangios en herbe" sur des deux roues et des quads, ne comprennent pas que les forces de l'ordre ne puissent ou ne veuillent intervenir.

Ils ne comprennent pas que les squatteurs, s'introduisant par effraction dans les logements HLM en attente de location, ne puissent être délogés, alors que des milliers de foyers attendent patiemment, certains depuis près de 10 ans, que leur soit attribué un appartement.

Ils ne comprennent pas que l'on ne puisse obtenir de la force publique qu'elle ramène à la raison quelques petits groupes de personnes désoeuvrées qui, sous leurs fenêtres ou dans leurs cages d'escaliers, pourrissent leur tranquillité et les insultent quand ils les invitent au calme.

Ils ne comprennent pas de ne plus croiser les équipes de policiers de proximité qui arpentaient leurs cités, connaissaient les habitants, rassuraient, "faisaient la morale" à quelques individus un peu "limite", avertissaient, sanctionnaient s'il le fallait.

Ils ne comprennent pas que des associations organisatrices d'activités d'animation éducative, de soutien et d'accompagnement, d'aide à l'insertion vers l'emploi, offertes aux enfants, aux adolescents, aux jeunes, aux mamans, aux anciens, soient contraintes de mettre la clef sous la porte faute de financements publics.

Ils ne comprennent pas que le nombre d'éducateurs de rue de la prévention spécialisée de la délinquance soit en diminution, ni que les "tout petits" de deux ans ne puissent plus être scolarisés dans les écoles maternelles publiques.

Ils ne comprennent pas que, depuis le début de l'été, les renforts de police qui s'installent habituellement en saison estivale dans les cités littorales, et que j'ai réclamés à la préfecture qui a indiqué avoir pris en compte ma demande, ne soient, pour l'instant, que déployés sur les communes voisines de Six-Fours, Bandol ou Sanary.

Ils me demandent à quoi servent les pouvoirs de police dont dispose un maire, s'il n'a pas les moyens de les exercer.

Alors, oui, M. Lefèbvre a raison. Il faut des actions plutôt que des colloques. Mais qu'attendent-ils donc, ses collègues du gouvernement, pour s'y mettre ?

Nos quartiers populaires d'habitat social, notre centre ancien paupérisé, et même nos quartiers réputés plus paisibles, n'en peuvent plus d'attendre. À quoi sert la rénovation urbaine dans laquelle nous investissons tant de ressources publiques si la simple équité républicaine ne s'applique pas aux territoires victimes de la crise économique et sociale ?

Les parlotes, séminaires, colloques, conférences et autres symposiums ne sont pas ma tasse de thé. Mais je participerai à cette conférence sur le thème de la cohésion urbaine et sociale initiée par l'Association des Grandes Villes de France. Pour porter la parole de mon peuple seynois si délaissé, pour partager avec d'autres maires, des acteurs de la société civile et du monde de l'entreprise, nos inquiétudes et nos idées, et pour appeler d'une voix forte à un "Grenelle" de la sécurité publique.

Non, M. Lefèbvre, ça ne peut plus durer.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 17:37
photo-2-copie-2.jpgSi ça pouvait obliger certains à tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de jouer les vierges effarouchées se plaignant du fait que, depuis que la Gauche est en charge des affaires municipales de La Seyne, elle se serait désintéressée de la tranquillité de ses habitants et que la ville serait plongée dans l'insécurité, on aurait au moins gagné ça.

Oui, Jocelyne Léon, notre adjointe à la sécurité, la prévention et l'action socio-éducative, et les policiers municipaux, peuvent être fiers d'avoir reçu, mardi dernier dans les salons du Sénat, l'écharpe d'or de la sécurité routière au titre des villes de plus de 50.000 habitants. Cette distinction annuelle est décernée à une seule commune française par catégorie démographique (cette année, exceptionnellement, La Seyne et Paris n'ont pu être départagées et ont été toutes deux honorées).

On le doit au travail accompli, sous l'autorité de Patrick Ducheix, chef intérimaire de notre police communale, de Pierre Poggi et Daniel Marongui, ses adjoints, par le brigadier Jean-Carl Scheel, dont la mission est entièrement dédiée, depuis un an, à la conduite d'opérations d'éducation et de prévention à la sécurité routière, notamment en direction des enfants et des jeunes, avec, bien sûr, l'appui de l'ensemble des agents de leur service.

Plutôt qu'un long propos, j'invite, pour en savoir plus, les visiteurs de ce blog à consulter la page relatant cette expérience sur le site de la très officielle Maison de la Sécurité Routière du Var qui dépend du Ministère chargé de l'équipement.

Aux félicitations de Gérard Larcher, président du Sénat, de Pierre-Yves Collombat, sénateur du Var, qui nous a accueillis à la Haute Assemblée, de Gérard Pottier, président de la Prévention Routière, j'ajoute les miennes, très sincères, à ces fonctionnaires qui mettent en oeuvre avec enthousiasme et dévouement notre politique municipale de prévention.

(sur la photo, de droite à gauche : Jean-Car Scheel, Pierre-Yves Collombat, Jocelyne Léon, Pierre Poggi, et moi-même)
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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité