21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 05:09

http://www.ones-fr.org/local/cache-vignettes/L404xH259/crowdsourcing-27528.jpgJ'exposais il y a peu dans deux articles de ce blog le travail accompli par les services de police, municipale et nationale, mais également par d'autres services communaux qui concourent à la sécurité dans son ensemble. Et j'annonçais alors que la prévention de la délinquance est aussi - et devrais-je dire, avant tout - une affaire d'éducateurs.

 

LA PRÉVENTION PAR L'ÉDUCATION

Ceux de l'enseignement, bien sûr, mais, pour ceux-là, à part s'efforcer d'offrir des bâtiments d'écoles en nombre suffisant et en bon état, et se mobiliser avec les enseignants et parents d'élèves pour obtenir un effectif correct de maîtres, les compétences de la commune ne lui permettent pas de faire grand chose. Mais aussi les autres éducateurs (sans compter les parents eux-mêmes, bien sûr !). Il y a ceux qui ont la charge des enfants dans leurs temps libres (animateurs de centres de loisirs, d'associations, d'espaces pour les jeunes, moniteurs sportifs et animateurs culturels), qui conduisent de véritables actions de "prévention naturelle" car ils contribuent à développer les savoir-faire en complément de l'École, et aussi les "savoir-être", apprenant la responsabilité, l'autonomie, le respect d'autrui, le "faire ensemble", et les règles de la vie sociale.


DES MESURES SPÉCIALISÉES POUR LA JEUNESSE EN RUPTURE

Et, pour les enfants et jeunes dont les parcours de vie ne leur ont pas permis de tirer le meilleur parti des efforts parentaux, scolaires ou socio-éducatifs et avancent vers l'âge adulte sur une corde raide d'où ils risquent de chuter vers des déviances, il y a aussi les éducateurs spécialisés, les éducateurs de rue, qui doivent être présents, plus que jamais, pour jouer un rôle majeur de prévention spécialisée, dans des actions individualisées et de petits groupes, d'accompagnement, de socialisation, et bien souvent d'aide allant jusqu'à l'alimentaire, la santé, ou la recherche d'un lieu pour dormir.


DES MOYENS EN BAISSE POUR AGIR

Or, on le sait, le Conseil général du Var, qui est normalement compétent dans le domaine de l'aide sociale à l'enfance dans laquelle doivent s'inscrire ces actions de prévention, rencontre de lourdes difficultés, supportant aujourd'hui les effets de transferts de charges de l'État décidées dans la dernière décennie, non compensées par des dotations financières. Son appui à l'Association de prévention et d'aide à l'insertion (APEA), qui est l'organisme de prévention spécialisée agréé pour notre commune, a diminué de telle sorte que cinq temps pleins d'éducateurs ont dû être supprimés. Les appuis départementaux aux 10 autres associations seynoises s'occupant d'action socio-éducative et de vie dans les quartiers subissent aussi des coupes sombres. Peut-être faut-il rechercher là, s'ajoutant à l'aggravation des conditions de vie des familles et de l'accès à l'insertion dans le travail, quelques-unes des causes d'une petite délinquance difficile à contenir, malgré la détermination des éducateurs et des animateurs à faire le plus et le mieux possible avec des moyens en baisse ?


UN EFFORT COMMUNAL POUR SOUTENIR LES INITIATIVES

Dans ce contexte, l'engagement que j'avais pris d'accroître les moyens communaux engagés pour l'activité préventive en faveur des enfants, des adolescents, des jeunes et des jeunes adultes, prend d'autant plus tout son sens. Je n'y suis pas parvenu autant que je l'aurais souhaité, du fait des propres difficultés de la commune et d'une gestion rigoureuse, mais on a tout de même bien avancé. J'ai déjà évoqué l'accroissement spectaculaire des activités du service municipal de la jeunesse. Je veux livrer aujourd'hui quelques chiffres qui parlent d'eux-mêmes quant aux efforts municipaux (hors Contrat urbain de cohésion sociale) pour les associations qui, inlassablement, concourrent à la prévention, qu'elle soit "spécialisée" ou "naturelle"...

> Passant, entre 2007 et 2012, de 74.270 € à 102.000 €, la subvention municipale à l'APEA a augmenté de 37% ; je proposerai de la porter à 107.000 € en 2013 ;

> D'un total de 196.976 € en 2007, les subventions aux 10 autres associations socio-éducatives et de vie des quartiers ont atteint 347.500 € en 2012, soit 76% d'augmentation ; elles seront maintenues en 2013 ;

> Six autres associations agissant en faveur de la jeunesse ont vu leurs subventions passer de 157.891 € en 2007 à 164.644 € en 2012, soit une hausse de 4% ; elles progresseront encore un peu, à 167.218 €, en 2013.

 

Et il faut continuer. Car seule une action globale, éducative, sociale, préventive, en amont du travail de surveillance et, s'il le faut, de répression, de justice, de réparation et d'accompagnement contre la récidive et pour la réinsertion, peut, dans la durée, porter ses fruits.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité

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