2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 19:08

Voici le communiqué que j'ai publié ce jeudi, suite à l'arrestation du deuxième passager de la voiture qui a percuté et traîné deux de nos policiers municipaux, il y a deux soirs...

La Justice va maintenant faire son travail.

Merci à tous les fonctionnaires d'État et de la commune qui ont permis que cette affaire soit si rapidement traitée. Je pense pouvoir me faire le porte-parole de tous les Seynois pour renouveler aux blessés nos vœux de bon rétablissement, et à tous les autres nos encouragements pour leurs si difficiles missions.

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 11:03

À La Seyne, comme sûrement ailleurs, on ne compte plus les beaux gestes solidaires en cette période où certains, plus fragiles, plus isolés, ont comme jamais besoin d'une assistance particulière.

Si, bien sûr, les services publics se sont organisés pour répondre au maximum des besoins, il n'en demeure pas moins qu'on assiste à un élan de solidarité individuel et associatif qui fait plaisir à voir.

 

On me dira « Ok, mais ils n'ont pas leur travail habituel à faire » en parlant des fonctionnaires de la mairie qui se sont portés volontaires pour aider des personnes âgées, malades ou isolées bénéficiant des divers appuis que nous mettons en place, notamment à domicile. Il n'empêche qu'ils n'ont aucune obligation de le faire et de s'exposer à la contamination, d'autant qu'ils ne font pas partie des personnels prioritaires pour disposer des équipements préventifs qui, d'ailleurs, en manquent toujours cruellement. Je leur suis très reconnaissant de leur investissement.

 

DES DONS DE PRODUITS ET D'ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION TRÈS BIENVENUS

Il me faut à ce propos saluer sans le nommer, car il souhaite conserver l'anonymat, ce Seynois qui, détenteur pour son activité de 60 litres de gel hydroalcoolique, a choisi de nous les remettre pour que nous en fassions bénéficier les acteurs de la santé, ce qui est chose faite.

Un autre acteur bien connu de l'activité associative et économique seynoise, Bernard Benet, a remis ce mercredi 1500 combinaisons protectrices dont il disposait, pour partie à l'Association des infirmiers libéraux du Var, et, pour une autre partie, à la Ville qui les répartit entre les médecins et infirmiers volontaires de notre centre de consultation du coronavirus – dont nous assurons en ce moment l'extension, au vu de son « succès » qu'on aimerait autant ne pas avoir à qualifier ainsi ! –, nos sapeurs-pompiers qui sont aussi très mal dotés, et certains autres services en première ligne face à l'épidémie. Merci, Bernard, pour ce beau geste !

 

DES ASSOCIATIONS MOBILISÉES ET UN APPUI COMMUNAL À LA CONTINUITÉ DE LEURS MISSIONS

Je ne peux féliciter tout le monde, d'autant que la plupart manifestent leur solidarité dans la discrétion, mais je voudrais remercier les associations solidaires et caritatives, celles, socio-culturelles, socio-éducatives ou sportives, qui ont dû suspendre leurs activités mais qui déploient leurs ressources humaines salariées comme bénévoles pour ravitailler des personnes en difficulté, pour aider par téléphone ou Internet pour leur travail scolaire « à distance » les jeunes dont ils s'occupent habituellement, ou apporter toute autre aide qu'elles jugent utile.

Je profite de l'évocation du rôle des associations pour répondre sur deux points à leurs responsables qui m'ont questionné.

D'une part, comme toute entreprise, les associations employeurs sont évidemment éligibles aux aides de l'État pour la couverture de leurs salaires payés à leurs employés en chômage partiel.

Et, d'autre part, j'ai obtenu, en réponse à ma demande auprès des services des finances de l'État que, bien que nous ne puissions réunir le conseil municipal, sauf en cas urgence et dans des conditions très contraintes, je suis autorisé à interpréter l'ordonnance ministérielle parue ce mercredi sur « la continuité du fonctionnement des institutions locales et de l'exercice des compétences des collectivités locales » afin de leur allouer les subventions annuelles que la commune leur accorde, sur la base des montants votés pour 2019, quitte à ce que ceux-ci soient réajustés ultérieurement par délibération du conseil municipal. J'ai donc demandé à nos services maintenus en activité de mettre en œuvre ce dispositif.

 

Merci, sincèrement, à tous, individuels et associations seynois, pour vos contributions à la régulation des effets de la crise.

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 08:38

Comme beaucoup de mes collègues maires de communes abritant des quartiers populaires, je suis confronté à l'inquiétude de certaines familles pour régler les loyers de leur logement social en cette période exceptionnelle de perte de revenus.

C'est une question que nous avons abordée ensemble lors d'une conférence téléphonique avec Julien Denormandie, le ministre du Logement et de la Ville.

La solution ne peut en effet venir que de l'État, tous les organismes publics d'HLM, fragilisés par les récentes réformes, ne pouvant aujourd'hui décider d'un report de règlement ou de réduction des loyers.

Mais quid des locataires du privé ?...

 

 

L'INQUIÉTUDE RÉELLE DE PERTES DE REVENUS

Contrairement à d'autres villes où La Banque Postale a fermé ses portes alors qu'elle est souvent le dernier établissement financier acceptant encore de maintenir une agence dans les quartiers fragiles et de conserver la gestion de comptes que l'on vide sitôt que sont perçues, en début de mois, les seules sources de revenus que sont pour certains foyers les allocations familiales, La Seyne n'est pas confrontée à cette difficulté. La Poste accepte en effet – et je l'en remercie – de maintenir ouvert son bureau du quartier Berthe malgré les difficultés en personnel que, comme tout organisme, elle rencontre. C'est loin d'être le cas partout.

Mais, si les allocations familiales peuvent continuer à être perçues, les difficultés financières du moment touchent bon nombre de familles de résidents du logement social. Les statuts professionnels sont pour beaucoup de locataires parmi les plus précaires, pas forcément pris en compte par les mesures compensatoires décidées par l'État. Les pertes de revenus sont réelles et les risques d'impayés de loyers tout autant.

 

LA SOLIDARITÉ DE L'ÉTAT DOIT JOUER

Il n'est pourtant pas pensable qu'un office d'HLM décide de sa propre initiative de différer le règlement ou réduire le montant des loyers, en tous cas pas au-delà des mesures sociales ordinaires d'accompagnement dont, comme à Terres du Sud Habitat, bénéficient certaines familles en lourde difficulté de gestion de leur « économie familiale ». Imaginer pour un bailleur social une perte de recettes  non compensée par la solidarité nationale mettrait en péril le service public du logement, pour l'entretien et la gestion du patrimoine HLM.

Comme c'est le cas pour les soutiens à l'économie, l'État doit se pencher avec bienveillance sur cette réalité. C'est ce que nous lui avons demandé dans un courrier que nous avons adressé hier, après une vidéoconférence que nous avons organisée entre maires de toutes opinions politiques qui nous retrouvons au sein de l'Association des maires Ville & Banlieue de France...

 

 

ET LES LOCATAIRES EN DIFFICULTÉ DES BAILLEURS PRIVÉS ?

J'évoquerai la question des locataires des offices publics d'HLM ce jeudi après-midi lors d'un échange téléphonique programmé avec le ministre en charge du logement. Mais il reste que, si l'État accepte pour franchir cette mauvaise passe de mobiliser des moyens nationaux dédiés au logement social, notamment ceux de la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS), la question ne sera pas pour autant réglée pour les locataires du secteur privé dont certains, faute de logements sociaux en nombre suffisant dans notre métropole, sont parfois des familles très humbles aux revenus fort modestes, voire sans autre ressource que les aides sociales.

Les associations de locataires et de consommateurs sont aux côtés des familles en difficulté et, s'appuyant sur les possibilités règlementaires, les assistent en proposant par exemple, comme la Confédération nationale du logement (CNL), des lettres-types à adresser au propriétaire pour obtenir des délais de versement des loyers.

Si notre Maison de l'Habitat fait partie des services communaux fermés pour cause de risque viral, il est toujours possible de trouver un appui auprès de notre Centre communal d'action sociale (CCAS) au 04.94.06.97.23 ou par courriel.

Et les associations de locataires présentes à ma connaissance à La Seyne doivent également pouvoir être jointes :

> Association Force Ouvrière Consommateurs (AFOC) : coordonnées

> Confédération logement cadre de vie (CLCV) : coordonnées

> Confédération nationale du logement (CNL) : coordonnées

> Droit au logement : 04 94 87 41 57

> Information défense des consommateurs salariés (Indecosa-CGT) : coordonnées

 

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 17:22

L'urgence sanitaire n'interdit pas de demeurer attentif à ce que la démocratie locale s'exerce, comme je m'y suis engagé depuis que je suis maire. C'est ainsi que, comme je l'ai fait, au-delà des exigences légales, pour divers sujets depuis douze ans, j'ai proposé que fonctionne un « comité communal de suivi de la crise sanitaire » constitué de toutes les sensibilités politiques siégeant à notre conseil municipal.

Au courriel que j'ai pris l'initiative de leur adresser ce mercredi matin, les élus communaux que j'ai sollicités pour en faire partie ont tous répondu favorablement. Je les en remercie.

 

Pendant que certains n'en manquent pas une pour critiquer sans fondement ou formuler des idées ou exigences irréalistes, en ayant probablement en ligne de mire une échéance électorale dont la campagne devrait pourtant passer au second plan, je m'emploie, avec notre équipe, nos fonctionnaires et de nombreux volontaires, à décliner à l'échelle locale les réponses aux besoins de prévention sanitaire et de traitement de situations sociales et économiques dramatiques qui découlent de l'épidémie de coronavirus.

Nul doute que les avis et expertises des uns et des autres, riches de leurs diversités, nous permettront de parfaire ce que nous mettons déjà en place à l'échelle seynoise.

Voici donc le courriel adressé à ceux de mes collègues élus municipaux, d'extrême-droite, de droite, et de la majorité des gauches et de l'écologie, que j'ai sollicités...

 

 

Ce « comité de suivi » pourra se réunir par visio-conférence ou en réunion physique, sous un format sécurisé, avec éloignement entre participants et gel hydroalcoolique, semblable à celui de la « cellule de crise » qui me permet de faire le point de la situation avec nos cadres dirigeant les divers dispositifs d'exception, à l'instar de celle qui s'est tenue ce mardi en salle du conseil municipal (ci-dessous)...

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 14:08

Dans ce rendez-vous vidéo avec les Seynois, j'évoque tour à tour la demande d'extension du centre de consultation du coronavirus, malheureusement et heureusement victime de son succès, qui nous a été réclamée par les médecins et à laquelle nous avons, bien sûr, répondu favorablement, et le nettoyage désinfectant des voiries et lieux publics fréquentés par les piétons.

J'ai aussi dû hausser le ton en direction d'une poignée d'individus qui sabotent en temps réel le travail de ceux qui nettoient les « logettes » à déchets des résidences sociales, mettant en péril leur santé et celle de  l'immense majorité des résidents impuissants, qui « canardent » les agents de nettoyage pendant qu'ils travaillent, et qui doivent savoir que la police est saisie pour que cessent leurs exactions.

Et j'ai lancé un appel pressant à l'État pour qu'il dote enfin ceux qui assurent auprès du public la continuité du service local, au risque d'être contaminés, des équipements de protection indispensables...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 10:08

De même qu'on peut lire et entendre ça et là des inepties sur le refus supposé de se confiner ou de se soumettre aux contrôles policiers de la part des résidents de certains quartiers fragiles, ce qui est totalement inexact dans la métropole toulonnaise, des rumeurs infondées fusent trop rapidement sur des événements transformés par l'imagination de certains.

Ce qui aurait pu être un drame pour des policiers municipaux ce mardi soir à La Seyne a déjà été largement interprété, et des informations totalement erronées ont même été données à la presse. Il m'est donc nécessaire de faire une mise au point sur les circonstances. Je livre aux visiteurs de mon blog le communiqué que j'ai publié...

 

 

 

Je profite de ce message pour donner les derniers chiffres des contrôles de la circulation en cette période de confinement, qui attestent que, globalement, les Seynois sont responsables et respectueux des consignes de précaution sanitaire. Il a été effectué 5785 contrôles par la police municipale et 1883 par la police nationale. Seules 215 contraventions ont été dressées, correspondant à 2,8% des personnes contrôlées, conducteurs ou piétons, de 20 à 81 ans, de tous quartiers et communes, qui n'étaient pas en règle, ce qui est toujours trop, bien sûr. Et on ne relève que trois interpellations, dont deux pour délit de fuite, et une pour outrage à agent de la force publique et rébellion, ce qui est bien sûr beaucoup trop et totalement inacceptable.

Les opérations, dans tous les quartiers de la commune, se déroulent, sauf très rares exceptions, de façon courtoise, et les gens ont pour la plupart un mot gentil envers les agents, qu'ils encouragent et remercient pour l'exercice de leur mission préventive.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 05:30

Ceux qui travaillent pour la propreté urbaine et résidentielle ont bien du mérite par les temps qui courent.

Outre le fait qu'ils s'exposent dans toute la ville au risque de contamination en manipulant déchets et objets normalement déposés sur les espaces publics pour leurs enlèvements qui continuent d'être assurés, ils doivent supporter, à effectifs réduits, un surcroît de travail résultant de l'incivisme inacceptable de certains de nos concitoyens.

Je porte donc à la connaissance de tous la réalité de la situation, des mesures prises, et des « bons gestes citoyens ».

Et j'en appelle à la responsabilité de chacun pour que les situations anormales cessent sans délai...

 

CONSERVONS NOS DÉCHETS EXCEPTIONNELS À NOTRE DOMICILE

On peut comprendre que l'inactivité professionnelle forcée offre l'occasion de s'adonner aux grands nettoyages et rangements de printemps, aux opérations de jardinage pour ceux qui ont la chance d'avoir un espace vert privatif, ou aux réparations domestiques différées depuis des mois, faute de temps. C'est plutôt une bonne chose pour le psychisme et la forme physique en période d'isolement.

Mais ces activités génèrent des déchets inhabituels. Je réitère ma demande, déjà formulée dans une petite vidéo, mais manifestement pas entendue par certains, de les conserver chez soi jusqu'au terme de l'épidémie, respectant en cela les consignes du SITTOMAT, notre organisme public chargé de la collecte et du traitement, et celles de la préfecture du Var, qui s'appliquent à toutes les sortes de déchets, en plus, évidemment, de celles édictées en matière de déchets résultant de l'épidémie elle-même.

 

PLUS QUE JAMAIS, UTILISONS LES CONTENEURS À ORDURES

J'en appelle également au civisme des locataires des résidences pour leurs parties communes, sur lesquelles les services publics ne peuvent intervenir, notamment celles relevant de « Terres du Sud Habitat » (TSH). Les photos prises ces derniers jours attestent du caractère inacceptable de certains faits de la part de quelques résidents scandaleusement irresponsables, malgré la campagne de sensibilisation mise en place (   ). Être confiné à domicile ne signifie pas qu'on soit autorisé à déposer ses déchets n'importe où, ou, pire, à les jeter par la fenêtre !

Il faut savoir que l'entreprise d'insertion chargée du nettoyage des « logettes » de nos HLM, ces espaces dédiés au rangement des conteneurs à ordures, a dû respecter la loi et cesser son activité. Les agents et cadres de « Terres du Sud Habitat » sont contraints de se substituer aux personnels de cette entreprise sociale.

Mais l'incivisme coupable de certains habitants complique gravement leur tâche et met en péril leur santé et celle de l'ensemble des résidents. Qu'on vienne pas nous parler des rats lorsqu'une poignée de familles inconscientes s'emploient à les faire proliférer en les alimentant de leurs déchets organiques ! 

Avec l'appui d'une société spécialisée dans le nettoyage et la désinfection, qui ne travaille pas gratuitement, les personnels de l'office de l'habitat TSH sont intervenus ce week-end de façon lourde. Ils ont fait un énorme travail de propreté, bien au-delà de leurs attributions habituelles, ainsi qu'en attestent les photos, et je les félicite et les remercie très sincèrement. Mais de telles interventions ne seront pas possibles au quotidien. Qu'on se le dise : la phase suivante, c'est la sanction.

 

UN RISQUE ENVIRONNEMENTAL ASSUMÉ POUR RÉDUIRE LE RISQUE SANITAIRE

Quant à la propreté des espaces publics urbains, elle est assurée suivant les normes par les entreprises commanditées par la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM). On nous questionne sur la pertinence d'une désinfection des rues et lieux publics. Je porte à la connaissance de tous les recommandations qu'a transmises à la métropole la direction générale de la santé publique (DGSP) relevant du ministère en charge de la Santé, via l'Agence régionale de la santé (ARS)

« Compte tenu, d’une part de la faible persistance du virus sur les surfaces, et d’autre part de l’obligation générale de confinement, la charge virale dans l’environnement doit être considérée comme négligeable. De plus, les mesures barrières sont maintenant bien connues et plutôt bien appliquées par nos concitoyens. Il reste recommandé de se laver les mains dès le retour à domicile. Le nettoyage des rues, avec les matériels et les équipements de protection individuelle habituels est à maintenir sans risque. Pour rappel, l’aspersion de javel ou autre désinfectant est inutile, tout en étant dangereuse pour l’environnement. »

 

Malgré ce, pour rassurer nos concitoyens dont certains, adeptes de la polémique et de l'affolement général inutiles, ont eu tôt fait de relever que notre métropole serait bien inspirée de suivre l'exemple d'autres intercommunalités varoises, sachez que nous mettons en œuvre dans nos communes deux interventions hebdomadaires sous la forme ci-après :

 

« Pulvérisation du désinfectant bactéricide, fongicide et viricide sur les trottoirs, dans les points d’apport volontaire des déchets (conteneurs enterrés, colonnes aériennes, corbeilles…), sur les rampes d’accès, rambardes, garde-corps, aux entrées et abords des lieux publics et bâtiments du service public, de tout commerce ou entreprise en activité, notamment alimentaires et pharmacies, des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), maisons de repos, cliniques, cabinets médicaux et vétérinaires, des gares, des logements collectifs, et d'autres points sensibles signalés par les collectivités. »

 

La puissance publique remplit sa mission, y compris au-delà des exigences légales. Chapeau, dans ces circonstances dangereuses, aux agents communaux, métropolitains, de l'office de l'habitat, et des sociétés mandatées, qui travaillent dans des situations à risque pour eux-mêmes et leurs proches. À charge pour chacun d'entre nous de leur faciliter la tâche. OK ?

 

La campagne de communication de « Terres du Sud Habitat »...

 

Propreté urbaine et résidentielle : service public, bon sens et appel au civisme
Propreté urbaine et résidentielle : service public, bon sens et appel au civisme
Propreté urbaine et résidentielle : service public, bon sens et appel au civisme
Propreté urbaine et résidentielle : service public, bon sens et appel au civisme
Propreté urbaine et résidentielle : service public, bon sens et appel au civisme
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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 13:11

Avec huit de mes collègues maires de communes abritant des quartiers populaires (  1  ), nous nous sommes entretenus ce vendredi pendant plus d'une heure et demie avec Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement. Il est vrai que les plus démunis de nos habitants rencontrent des difficultés particulières en cette période difficile, notamment économiques en matière d'approvisionnement alimentaire et produits de première nécessité.

En partageant nos problèmes spécifiques entre nous et avec le gouvernement, nous avons pu avancer quelques pistes utiles à La Seyne...

 

Parmi les sujets abordés, la question de l'approvisionnement alimentaire des familles à très faibles revenus commence à se poser avec acuité un peu de partout dans les quartiers fragiles du pays. Comment, en effet, alors que la restauration scolaire, grâce aux efforts municipaux via les centres communaux d'action sociale (CCAS), propose le midi des repas aux alentours de 1 euro aux plus démunis, une famille très modeste peut-elle préparer un déjeuner s'il lui faut acheter des denrées pour assurer un repas équilibré et en quantité suffisante à plusieurs enfants ?

 

UN APPROVISIONNEMENT DES FAMILLES LES PLUS DÉMUNIES

C'est le cas à La Seyne, où j'ai demandé à nos services communaux d'envisager un avitaillement des familles en lourde difficulté socio-économique, et le ministre nous a indiqué que l'État sera aux côtés de nos CCAS pour nous aider à mener à bien cette mission vitale.

Elle est d'autant plus importante que les associations solidaires et caritatives assurant des fonctions de banques alimentaires se trouvent elles aussi en difficulté de fonctionnement, et que les familles suivies par les unes et les autres des organisations publiques ou associatives ne sont pas toutes répertoriées par les CCAS. Et vice-versa.

 

MARCHÉS ALIMENTAIRES POUR LES COMMUNES POPULAIRES : PAS POUR LA SEYNE

Dans le même esprit, nous avons aussi, entre autres, plaidé pour que, dans la perspective d'un assouplissement de l'interdiction nationale des marchés forains, il soit considéré que les familles les plus humbles y trouvent dans certaines villes un moyen d'acquérir des denrées à un prix abordable. Et que, donc, les communes urbaines abritant des quartiers prioritaires supposant un accompagnement social de leurs habitants soient considérées comme pouvant bénéficier d'une dérogation préfectorale au même titre que les communes rurales n'ayant pas de magasin de proximité, sous réserve bien sûr que soit prévue une organisation garantissant une précaution sanitaire parfaite. Le ministre a approuvé notre sollicitation et nous a indiqué que les préfets devront être attentifs à ces réalités.

Déjà sollicités par des concitoyens seynois qui ont peut-être interprété trop rapidement et extensivement les récentes mesures de souplesse dont le gouvernement a fait état, nous avons donc étudié cette éventualité pour La Seyne et, fût-ce en week-end, nos services et Anthony Civettini, notre adjoint en charge du commerce et de l'économie, ont évalué la situation avec les commerçants, non au travers du prisme de la situation économique des forains, qui est pourtant une préoccupation réelle, mais au travers de celui de la réalité de la difficulté avérée qu'auraient certaines familles à s'approvisionner, l'ayant bien pesée à l'aune des risques de contamination encourus et de notre capacité matérielle et logistique à les prévenir. Pour l'instant, leurs recommandations ont été au maintien de la fermeture de nos marchés.

La commune, toutefois, promeut les commerces de proximité en publiant une liste de ceux qui sont ouverts, avec leurs horaires, sur une page dédiée du site du magazine municipal « Le Seynois ».

 

NOTRE IMPLICATION NATIONALE AU SERVICE DU LOCAL

Moins directement liée à celle des difficultés économiques des familles les plus modestes, la question de la vente directe des producteurs, en grave souci d'équilibre économique de leurs exploitations, aux consommateurs est aussi une de nos préoccupations.

De même que ma fonction de président de l'Association nationale des maires Ville & Banlieue de France me permet de plaider la cause des quartiers fragiles auprès du gouvernement, celle de notre première adjointe, Raphaëlle Leguen, investie dans la direction de l'Association nationale des élus du littoral et du Comité national des pêches lui a permis d'obtenir du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation que la vente directe des produits de la pêche, la pisciculture et la conchyliculture par les producteurs eux-mêmes, comme cela se fait en bordure de quais ou au « mas aquacole » des Sablettes, puisse faire l'objet d'une dérogation préfectorale à l'interdiction des marchés. Les Seynois amateurs de produits frais de la mer ne s'en plaindront pas.

 

PRODUCTEURS-CONSOMMATEURS : L'INITIATIVE ORIGINALE D'UNE FONCTIONNAIRE COMMUNALE DE LA SEYNE

Je dois enfin saluer l'initiative de Karine Introini, une employée communale seynoise, comme beaucoup de ses collègues confinée à son domicile, mais qui, déjà très investie dans la vie associative locale (Plurielle83), a imaginé un dispositif Internet de mise en relation entre producteurs et consommateurs, permettant d'acheter des produits frais par contact physique, ou par un système de type drive, ou par livraison, dans tous les cas dans des conditions sécurisées.

En quelques jours, via le réseau social Facebook, plusieurs milliers de personnes se sont appropriées cet outil. La Ville, de son côté, comme elle n'a ni l'intention ni la prétention de « réinventer l'eau chaude », mais a vocation à jouer un rôle de « facilitateur », ainsi qu'elle l'a fait pour le centre de consultation du coronavirus, a opté pour soutenir cette initiative bénévole en proposant la mise en relation de cette fonctionnaire avec ses collègues pouvant lui apporter un appui technique à la transformation de sa page Facebook en site Internet plus performant et en lui proposant la promotion de son projet par les moyens communaux de diffusion et de communication.

Son site Internet vient d'être mis en service à l'adresse suivante : http://vardrivelivraison.fr

 

On le voit, en combinant une assistance publique aux plus démunis, une saisie des opportunités offertes par les règlements nationaux, les stratégies et savoir-faire des producteurs et commerçants eux-mêmes, alliés à ceux des fonctionnaires territoriaux, et l'initiative de Seynois imaginatifs et dévoués, on doit pouvoir assurer, sauf évolution encore plus dramatique de la situation, une diversité de l'offre qui pourrait répondre à l'ensemble des besoins des Seynois d'approvisionnement alimentaire et de première nécessité.

 

 

( 1 ) : La conférence téléphonique a réuni, avec le ministre et son cabinet, neuf maires de diverses régions et de toutes sensibilités politiques : Caroline Cayeux (Beauvais, Hauts-de-France - Divers droite), Frédéric Cuvillier (Boulogne-sur-Mer, Hauts-de-France - Parti socialiste), Meriem Derkaoui (Aubervilliers, Île-de-France - Parti communiste français), François Garay (Les Mureaux, Île-de-France - Divers gauche), Marc Goua (Trélazé, Pays de la Loire - Parti socialiste), Xavier Lemoine (Montfermeil, Île-de-France - Parti chrétien démocrate), Guy Malandain (Trappes, Île-de-France - Parti socialiste), Karl Olive (Poissy, Île-de-France - Divers droite), et moi-même (La Seyne, Provence-Alpes-Côte d'Azur - Gauche républicaine et socialiste).

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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 16:32

Par ce nouveau petit film, au dixième jour du confinement, et pour ne pas perdre le contact, j'ai réalisé un nouveau petit film vidéo, dans lequel je réponds aux demandes – nombreuses, et je n'en suis pas étonné – de citoyens souhaitant s'impliquer en direction de personnes qui en ont besoin, mais où je propose également les liens Internet vers nos services municipaux des sports, des bibliothèques et médiathèques, et de l'école des Beaux-Arts, qui, par diverses communications, offrent des pistes de loisirs à vivre à domicile.

J'en profite aussi, bien sûr, pour rappeler les règles essentielles du confinement, encourageant les Seynois à faire encore mieux : sur 3396 contrôles effectués par la police municipale, 63 ont conduit à une verbalisation. C'est seulement 1,8%, mais c'est encore trop...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 16:57

La dynamique associative seynoise est très forte et très dense. Des centaines d'associations culturelles, sportives, environnementales, éducatives, solidaires, mémorielles, et bien d'autres, activent chez nous le « vivre ensemble » tout au long de l'année en direction de milliers de nos concitoyens de tous âges et de tous quartiers.

Ce n'est donc pas un hasard si nombre de Seynois me demandent comment ils peuvent se rendre utile en cette période troublée. ​​​​​Tout en prenant les précautions d'usage en matière de sécurité sanitaire, il est possible de le faire dans un cadre organisé...

 

La Seyne et les villes adhérentes de l'association des maires Ville et banlieue de France, dont je suis le président national, ont travaillé (à distance, bien sûr !) avec le ministre de la Ville Julien Denormandie et ses services. Nous avons débouché sur la création d'une plateforme Internet, mise en service ce lundi, permettant aux associations ou aux mairies de proposer des « missions » dans lesquelles des citoyens, « volontaires civiques », peuvent s'investir. Ils constituent la « réserve civique », en complément des réserves de sécurité ou réserves sanitaires dans lesquelles s'impliquent des spécialistes, professionnels en formation ou retraités.

 

UNE PLATEFORME INTERNET POUR PROPOSER DES "MISSIONS" ET OFFRIR SES SERVICES

Cette plate-forme est accessible sur le site spécialement dédié : www.jeveuxaider.gouv.fr

Les offres de « missions » qu'un organisme public ou associatif peut mettre en place et proposer, et auxquelles peuvent répondre les citoyens bénévoles, sont essentiellement de quatre ordres :

> de l'aide alimentaire et d'urgence à distribuer aux plus fragiles et plus démunis

> de la garde exceptionnelle d'enfants de soignants ou d'une structure d'aide sociale à l'enfance

> du maintien du lien (téléphone, vidéo, etc.) avec des personnes isolées, malades, âgées, fragiles, etc.

> de la solidarité de proximité (courses pour des voisins empêchés, etc.).

 

UN DISPOSITIF SEYNOIS COORDONNÉ PAR LE SERVICE "VIE ASSOCIATIVE" COMMUNAL

J'ai adressé ce mardi une lettre à toutes les associations seynoises pour inviter celles qui le peuvent à s'impliquer dans la démarche (ci-dessous). Notre service « vie associative » est en astreinte pour coordonner les offres de « missions », en vérifier la faisabilité, éviter les doublons ou les offres inutiles, accompagner leur mise en œuvre dans les conditions de sécurité requises, en fournissant aux « volontaires civiques » de ces associations les protections voulues.

Je demande donc aux associations de ne proposer une « mission » sur la plateforme qu'après être entrées en contact et avoir obtenu le feu vert de notre service « vie associative », par courriel à vieassociative@la-seyne.fr

Je remercie par avance les bénévoles et personnels associatifs et communaux qui acceptent de se mobiliser pour cette œuvre solidaire essentielle, de même, bien sûr, que tous nos concitoyens qui répondront aux appels à cette mobilisation civique.

 

MA LETTRE AUX ASSOCIATIONS SEYNOISES

 

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Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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