26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 13:35

De nombreuses questions se posent à nos concitoyens sur le présent et l'avenir de la crise du coronavirus. Je le répète, nous sommes dans l'attente des consignes du gouvernement pour les traduire au concret dans notre commune et notre métropole.

Une mairie ne décide pas elle-même. Son rôle, en pareille circonstance, est d'appliquer les décisions prises par le gouvernement.

On devrait en savoir plus dans la semaine du 27 avril. Pour l'instant, au regard des informations dont les maires disposent, je me propose d'exposer ce qu'il en est, mais qui est susceptible d'évoluer au fur et à mesure que les conditions du « décloisonnement » seront annoncées par les services de l'État...

 

Bien que l'ensemble des informations sont normalement disponibles pour le grand public, j'apporte ma contribution via mon blog en présentant par ordre alphabétique, sujet par sujet, l'état de ce que nous savons à ce jour, pour répondre aux questionnements les plus fréquents qui nous parviennent.

Cette liste, de A à Z, pourra être complétée et mise à jour au fur et à mesure des recommandations, obligations et interdictions, qui seront données par l'État.

 

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 06:08

Même si, en ce moment, par la force des choses, j'ai moins de contacts physiques directs au quotidien avec nos concitoyens, je sais bien les questions et les inquiétudes légitimes qui préoccupent les Seynois à l'approche de la date du 11 mai fixée par l'État pour aborder progressivement la phase de « déconfinement ».

Comme je le fais une ou deux fois par semaine depuis le début de cette période de sorties très limitées du domicile, j'utilise une nouvelle fois le vecteur d'une vidéo pour tenir nos habitants au courant de ce qu'il en est en matière de reprise des activités, dont bien sûr l'école, et de l'organisation des protections individuelles contre le virus.

 

Si le gouvernement devrait nous éclairer plus explicitement dans le courant de la semaine prochaine sur les modalités concrètes, les annonces faites aux maires par le Président de la République permettent déjà aux fonctionnaires des communes, en lien avec leurs collègues des services d'État, de s'activer pour préparer le cadre des mesures que nous devrons mettre en place, au cas par cas, en fonction des réalités spécifiques de chacun de nos territoires...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 11:02

Il fallait que la parole des habitants des communes populaires soit portée auprès du Président de la République et du gouvernement lors de l'échange qui a été organisé ce jeudi avec une vingtaine de présidents d'associations nationales d'élus municipaux et de maires de villages et de villes de toutes tailles, pour préparer le « déconfinement » qui débutera le 11 mai.

Et le Chef de l'État n'a pas oublié nos quartiers urbains fragiles. C'est au titre de président de l'Association des maires Ville & Banlieue de France que j'ai été convié à ce rendez-vous. Je ne portais donc pas les seuls avis de La Seyne, mais les réflexions et suggestions que nous avions élaborées avec mes collègues maires de communes abritant des quartiers de relégation, de toute la France et de toutes sensibilités politiques républicaines, dans les jours précédant l'échange qu'a voulu avoir le Président de la République.

Mais je pense utile de faire connaître mon intervention aux Seynois, dans laquelle ils trouveront, je le pense, des éléments faisant écho à ce qu'ils connaissent chez nous...

 

 

« Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les ministres, Chers collègues maires,

« La situation est très complexe dans les quartiers populaires fragiles, grands ensembles d'habitat social ou centres anciens dégradés, où vivent près de 6 millions de nos concitoyens.

 

DES ÉMEUTES DANS DES QUARTIERS : NE PAS NIER, MAIS ÊTRE OBJECTIFS ET RESTER VIGILANTS

 

« Il faut d'abord le préciser, les émeutes dont on fait état sont très loin d'être généralisées et, là où elles ont eu lieu, elles ne sont le fait que d'une infime poignée de personnes. La dignité et le sérieux des habitants est un fait très général. Contrairement aux idées reçues, les police nationale et municipale jouent plutôt bien le jeu de la reconquête républicaine en assurant comme ailleurs les contrôles, sans discrimination, et beaucoup de mairies et d'associations de prévention ont mobilisé leurs éducateurs et animateurs pour faire de la pédagogie du confinement. Il faut pouvoir poursuivre cette présence essentielle dans toute la phase du déconfinement.

 

« Au stade où nous en sommes de notre réflexion partagée, nous avons quelques suggestions concrètes à émettre.

 

 

REPRENDRE EN SÉCURITÉ LE CHEMIN DE L'ÉCOLE, DE LA CANTINE ET DU PÉRISCOLAIRE

 

« Sur le plan de la reprise de l'école, les éléments sont avérés. C'est dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) que les décrochages et la perte de contact entre enseignants et jeunes sont les plus importants. L'écart en matière de réussite scolaire se creuse. Il faut que la reprise soit le moyen d'en compenser une partie. Nous demandons une intervention financière de l'État pour que les écoles, collèges et lycées, notamment professionnels, puissent être rapidement et parfaitement aménagés pour garantir la sécurité sanitaire et assurer la reprise le plus tôt possible pour tous les enfants, adolescents et jeunes des QPV. S'ils doivent ne reprendre qu'en demi-groupes, voire quarts de groupes, en alternance, il faut que l'Éducation nationale garantisse l'attribution, par la mobilisation des crédits de la cité éducative, disponibles de suite mais qu'il faudra compenser ensuite, d'outils numériques pour tous, accompagnés de mise à disposition de clés 3G ou 4G pour les liaisons Internet.

 

« Cette reprise possible dès début mai est d'autant plus nécessaire que beaucoup d'enfants ont faim. On le sait, le déjeuner en restauration collective, au tarif aux alentours d'un euro, est souvent le seul repas équilibré et en quantité suffisante de la journée. Là encore, il faut un appui financier de l'État pour les aménagements nécessaires afin que, même si on sert des sandwichs et si on étale dans la durée le temps d'interclasse de midi, les cantines puissent rouvrir.

 

« Pour rattraper au mieux le retard, les mairies sont globalement d'accord pour se mobiliser cet été, via les cités éducatives, pour des activités de soutien aux côtés ou en complément des enseignants. Mais, pour un millier de QPV, il n'y a que 80 cités éducatives. Il va falloir une mobilisation financière de l'État pour les autres.

 

 

CONFORTER ET VALORISER L'ENGAGEMENT DES PERSONNELS ÉDUCATIFS

 

En outre, les personnels des mairies de l'éducation scolaire et périscolaire, sociaux et médicosociaux, de logistique pour les infrastructures d'accueil, etc, sont en première ligne : les mêmes coups de pouce en forme de primes que l'État va allouer aux fonctionnaires de santé doivent pouvoir leur être assurés. Là encore, c'est la solidarité de la Nation qui doit permettre aux collectivités des territoires de les assurer.

 

Et, comme le travail de compensation des inégalités scolaires ne va pas s'arrêter là, mais se poursuivra après la rentrée de septembre, il faut un moratoire sur la géographie de l'éducation prioritaire, et des mesures de carte scolaire exceptionnelles, des non-fermetures et des ouvertures de postes, y compris pour les réseaux d'aide et de soutien pour les enfants en difficulté (RASED).

 

 

LA PROTECTION SANITAIRE : UN INDISPENSABLE APPUI ÉGALITAIRE DE L'ÉTAT

 

« La question des masques est très complexe dans les QPV.  Les familles qui ne peuvent plus payer leurs loyers et leurs charges locatives, ni acheter suffisamment à manger, ne peuvent en acquérir. Elles sont cependant les plus fragiles en matière de santé.

 

« Il faut donc d'autant plus leur en fournir d'ici au 11 mai que, en bien des endroits, les communes accueillant des pauvres sont des communes pauvres, et que la solidarité territoriale intercommunale, départementale ou régionale ne s'exerce pas partout. Nous pouvons assurer la logistique, mais l'État doit assurer le financement des masques que beaucoup de nos mairies ne peuvent budgétairement acheter en quantité suffisante.

 

« Cette situation financière nous conduit d'ailleurs à demander non seulement des aides exceptionnelles à l'État pour couvrir les charges spécifiques auxquelles nous peinons à faire face, mais également la possibilité d'inscrire ces dépenses inédites au budget d'investissement, pour que leur impact soit étalé dans la durée et que, même à taux réduit, la TVA soit compensée. Une relecture de la péréquation est aussi indispensable.

 

« J'en terminerai en dépassant l'immédiat de début mai pour le déconfinement.

 

 

EMPLOI : LA NÉCESSITÉ D'UN PLAN URGENT POUR CONTRER LA PAUVRETÉ QUE LA CRISE SANITAIRE AGGRAVE

 

 

« La pauvreté s'est accrue et va s'accroître. Il ne faut pas se mentir. Beaucoup de familles vivent chez nous grâce aux petits boulots, plus ou moins règlementaires au plan du droit du travail et de la couverture sociale. Ces familles ne retrouveront pas facilement leur activité avec le déconfinement.

 

« Or les dispositifs existants pour l'insertion professionnelle, s'appuyant beaucoup sur le bon vouloir des acteurs économiques, vont immanquablement stagner ou régresser. On pourra d'autant moins mobiliser des outils comme les emplois francs que les entreprises sont très fragilisées.

 

« Nous suggérons la mise en œuvre d'un plan immédiat d'au moins 100.000 emplois aidés sur le modèle des anciens contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) qui ont montré leur efficacité, qui peuvent être créés par les employeurs publics et associatifs, et qui appuieront en outre les efforts d'accompagnement social qui vont être plus qu'indispensables de façon durable.

 

 

LOGEMENT ET CADRE DE VIE : UNE RELANCE INDISPENSABLE

 

« Enfin, la pandémie a mis en lumière la vétusté, l'insalubrité et la promiscuité terribles dans le logement, notamment social, et en particulier pour les copropriétés dégradées.

 

« Un plan d'ampleur, s'appuyant sur un accroissement du nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU) s'avère indispensable, dans des délais qui ne peuvent ressembler aux atermoiements que l'on a connus depuis la loi Lamy. Cela offrirait en outre un coup de pouce à la redynamisation du secteur économique du BTP et des supports pour des emplois et des chantiers d'insertion.

 

 

LES MAIRES PRÊTS À CO-CONSTRUIRE... COMME POUR LE « RAPPORT BORLOO »

 

« On mesure, avec cette crise qui révèle l'ampleur des inégalités, dans le monde rural, dans les QPV, et d'autres, sur les plans urbain, économique, des mobilités, sanitaire, social, et éducatif, combien l'appel des maires de nos communes à la création d'une cour de justice d'équité territoriale, l'une des mesures proposées dans ce qu'on a appelé le rapport Borloo en 2018, était fondée.

 

« Et, plus généralement – la mobilisation du dispositif cité éducative en atteste par exemple aujourd'hui en temps de crise –, combien les mesures retenues de ce rapport Borloo tiennent leurs promesses et, du coup, combien d'autres, suggérées alors, peuvent s'avérer utiles, voire indispensables. »

 

 

Bien sûr, nous n'attendions pas de réponses immédiates de la part du Président de la République. Nos avis et demandes ont été enregistrés, les ministres sont chargés de les intégrer dans leurs réflexions, et nous commencerons à être fixés la semaine prochaine lors d'une nouvelle visioconférence à laquelle nous serons conviés. M. Macron a toutefois apporté quelques éléments que je livre également sur ce lien, à partir des notes que j'ai pu prendre au cours de l'échange.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 17:49

 

Le sujet du déconfinement traverse les têtes de la plupart de nos concitoyens. Et c'est bien normal. Pour l’heure, avec les cadres de la Ville, nous n'avons de cesse de solliciter l’État pour que les conditions sanitaires obligatoires à la réouverture des établissements scolaires et des activités périscolaires, voire d'autres services, nous soient communiquées afin que nous puissions évaluer leur faisabilité et nous préparer à leur mise en œuvre.

 

Parmi les instructions que nous attendons avec impatience, la problématique des masques de protection, qui questionne de plus en plus de Seynois, est compliquée et ambiguë.

 

Où en sommes-nous à La Seyne ?... 

 

 

IL Y A MASQUE, MASQUE, ET MASQUE : DE QUOI PARLE-T-ON ?

 

Pour savoir de quoi on parle, voici d'abord quelques rappels d'informations des autorités sanitaires qu'il appartient à un maire de relayer auprès de sa population : 

 

1°) Les masques de protection FFP2 et chirurgicaux sont à usage quasiment unique, exclusivement réservés au secteur médical, et font l’objet d’une réquisition de l’Etat.

 

2°) De nouveaux masques viennent récemment d’être proposés, plus adaptés à la population, mais dont l’usage est limité à un certain nombre de lavages (souvent au maximum 5). Ce sont les masques en tissu de types UNS1 et UNS2.

 

3°) On connaît également par ailleurs les masques artisanaux qui, la plupart du temps, sont l’œuvre d’initiatives privées ou publiques. Nombre d'associations et d'individuels en produisent à La Seyne, et il faut saluer cet engagement solidaire. Mais il est de mon devoir du maire de rappeler que l’efficacité de ces protections est relative, dépend beaucoup du procédé de fabrication, du tissu utilisé et des mesures sanitaires prises pour les fabriquer, et que l’utilisation de ces masques impose des règles drastiques pour leur usage, que je rappelle en fin de ce message.

 

Quel que soit le modèle, pour le déconfinement, il faut de toute façon en prévoir pour tous, et donc en quantités astronomiques, et rares sont les communes qui, seules et sans aide, pourront tout fournir ni livrer à ses habitants.

 

 

FLOU DE L'ÉTAT, ABSENCE D'INSTRUCTIONS, MAIS LA SEYNE AGIT TOUT DE MÊME 

 

Ce n'est d'ailleurs pas le rôle d'une commune. La compétence sanitaire sur tout le territoire national relève de l'État avec les Agences Régionales de Santé, des Départements et, dans une moindre mesure, des Régions. Cela n'interdit pas aux mairies de prendre volontairement leur part, mais il est important de noter que la plus haute juridiction administrative, à savoir le Conseil d’État, a jugé il y a quelques jours que les maires « ne peuvent de leur propre initiative prendre d’autres mesures destinées à lutter contre la catastrophe sanitaire [que celles décidées par l’Etat] ». Or l'État est bien flou, parfois contradictoire, voire silencieux, sur les mesures à prendre...

 

Pour autant nous ne sommes bien sûr pas restés inactifs comme certains le laisseraient penser. Mais nous sommes prudents quant aux produits fournis, aux délais de fabrication et de livraison, et nous le faisons sans communication tonitruante ni opportunisme politique. Ainsi...

 

A) Nous n'avons délibérément pas commandé de masques à l'Association des maires de France (AMF) qui le propose aux communes volontaires ; ce sont en effet des masques chirurgicaux d'une durée d'utilisation limitée à 3 heures, qui, de surcroît, font défaut aux personnels médicaux et... sont censés être réquisitionnés par l'État !

 

B) Puisque la Région Provence Alpes Côte d'Azur a commandé cinq millions de masques, dont quatre pour les professionnels et un pour les communes, mais... seulement celles de moins de 20.000 habitants (les plus importantes, telles La Seyne, seraient ainsi étrangement jugées « extra-régionales »...), nous avons commandé 10.000 masques UNS1 que nous espérons recevoir pour le 11 mai. 50% seront destinés à nos services publics, 50% aux personnes vulnérables qui se sont fait inscrire sur le fichier que nous avons mis en place depuis les épisodes de canicule (environ 1100 personnes à ce jour, où l'on peut s'inscrire en ligne) et à nos partenaires associatifs qui concourent à la mobilisation du moment.

 

C) Nous complétons cette semaine par une commande de 5000 masques UNS2.

 

D) Notre lingerie municipale travaille au quotidien depuis des jours à la fabrication de masques en tissu lavables, réalisés aux normes AFNOR et en respectant le protocole sanitaire. La production est d’environ 150 masques par jour. Nous avons déjà à ce stade commandé 210 mètres de tissu d'une largeur de 1,50 mètre, soit de quoi en fabriquer environ 2500. Bravo et merci, les lingères du service public !

 

E) Nous avons travaillé avec la Métropole Toulon Provence Méditerranée pour que la solidarité de territoire s’applique et que, comme dans d’autres régions, elle prenne en charge la fourniture de masques à la population. Le président Hubert Falco a annoncé ce mardi notre démarche républicaine partagée qui va déboucher sur la livraison, d'ici au 11 mai, de 500.000 masques « grand public » lavables et réutilisables, y compris de petite taille pour les enfants de moins de 7 ans, dont nous assurerons la distribution suivant des modalités qui seront précisées ultérieurement ; tous les Seynois, comme les habitants des onze autres communes, pourront ainsi être dotés.

 

F) En toute discrétion, mais avec efficacité depuis le début de la pandémie, nous avons suppléé aux carences de l'État en matière de protection individuelle, en fournissant des masques, des lingettes virucides, des charlottes, des blouses, du gel hydroalcoolique, des tabliers, des sur-bottes, des gants, etc, non seulement à nos personnels municipaux au travail, mais aussi au tout premier centre de consultation covid du Var que nous avons ouvert dans des locaux communaux, aux infirmières libérales de La Seyne et Saint-Mandrier, aux pompiers, aux ambulanciers, à l’hôpital de Toulon-La Seyne, à certaines associations caritatives, et même… à l’Agence régionale de la santé. Et j’en oublie sûrement.

 

 

DES CONSIGNES D'UTILISATION TRÈS STRICTES POUR LES MASQUES

 

Je tiens enfin à rappeler les consignes sanitaires relatives à l’utilisation des masques :

 

a) quel que soit le type des masques :

– il faut se laver les mains consciencieusement avant de les manipuler,

– ils doivent parfaitement couvrir la bouche bien sûr, mais aussi le nez,

– une fois que les masques sont en place, on ne les manipule plus,

– pour les ôter, on les manipule en les prenant par les élastiques en évitant de toucher la partie qui a protégé le visage, on les place dans un sachet en plastique et on se lave les mains au savon pendant 30 secondes.

 

b) si ce sont des masques en tissu :

– ils doivent être lavés à 60 degrés tous les jours pendant 30 minutes,

 

c) si ce sont des masques jetables :

– il faut penser aux autres et ne surtout pas les jeter par terre ou dans une poubelle publique, mais se débarrasser du sachet en plastique dans une poubelle dédiée qui ne doit être manipulée par personne durant les 24 heures suivantes.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 05:49

J'ai tenu à communiquer aux Seynois les résultats chiffrés de leur premier mois d'efforts de confinement pour éviter la propagation du coronavirus, plutôt encourageants quoiqu'en régression par rapport à la première quinzaine de la vie contrainte qui leur est imposée.

Pour les inciter à poursuivre dans le bon sens, j'ai réalisé depuis mon domicile une petite vidéo, au cours de laquelle j'essaie aussi de rassurer les familles inquiètes quant aux conditions de reprise de l'école à la mi-mai... 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 04:51

Depuis le début de l'obligation de confinement obligatoire, nos policiers municipaux et nationaux seynois ont effectué 13.972 contrôles d'automobilistes et de piétons. Sur ce nombre, 584 personnes n'étaient pas en règle avec les conditions de sortie et ont été verbalisées, soit 4,2 %.

C'est en augmentation par rapport à la première quinzaine où le pourcentage de gens ayant reçu une contravention était de l'ordre de 2%.

J'en appelle donc à un sursaut d'effort de la part de chacun, dans l'intérêt de sa santé et de celle de ses proches, même si, j'en suis bien conscient, beaucoup trouvent le temps long.

 

On pourrait croire que, avec les vacances scolaires, ce sont les jeunes, ayant moins de « télédevoirs » à effectuer à la maison, qui sont la cause du doublement du taux d'infractions. Il n'en est rien : des Seynois de tous les âges, de tous les quartiers, et des habitants de communes voisines, ont pris un risque pour leur santé et celle des gens qu'ils côtoient. Je compte d'ailleurs sur les enfants et les jeunes pour jouer auprès des adultes le rôle « d'ambassadeurs » des bons usages, comme ils ont si bien su le faire lors de nos campagnes d'incitation au tri sélectif des déchets ménagers ou de prévention des incivilités urbaines.

 

LES SEYNOIS PLUTÔT RAISONNABLES

Je dois toutefois reconnaître que les Seynois font mentir leur réputation de rebelles. Avec 4,2% de verbalisations, ils apparaissent plus raisonnables que la moyenne des Varois qui, sur 200.000 contrôles, ont été 6,7% à ne pas être en règle, et que l'ensemble des Français, contrôlés près de 12 millions de fois, dont 6% ont été pris en faute.

Et ce résultat encourageant quoique dégradé et insuffisant n'est pas dû, contrairement à ce que certains laissent entendre, à un prétendu laxisme de nos forces de l'ordre seynoises. Rapporté aux 66.000 Seynois, le taux de personnes contrôlées a été de 21,2%, à comparer aux 18,9% de la population du Var et aux 17,6% de la population française ayant dû se soumettre à une vérification sur la même période.

C'est donc globalement bien, mais ce n'est pas une raison pour relâcher les efforts. Il faut le savoir, nous ne sommes pas au bout de nos peines. N'interprétons pas abusivement le message du Président de la République : le « déconfinement » n'est pas pour le 11 mai, même si, pour certains, dans des conditions que nous ne connaissons pas encore, le chemin de l'activité professionnelle et d'autres sorties du domicile sera réouvert. Mais beaucoup de restrictions ne seront pas levées. Il faut donc prendre notre mal en patience.

 

POURSUIVRE LES EFFORTS... ET LES CONTRÔLES

Pour nous aider à le faire, outre les mesures de police que j'ai demandé de poursuivre avec la même régularité, nos services communaux et diverses associations proposent, à distance, diverses activités de détente et de culture pour tous les âges, et les enseignants des opérations « vacances apprenantes ».

Une ombre au tableau local réside toutefois dans le nombre de commerces verbalisés pour ouverture nocturne interdite. Les magasins ouverts la nuit, prétextes à des rassemblements de personnes, ne sont pas très nombreux à La Seyne, mais sept d'entre eux ont été pris en flagrant délit d'irrespect de l'arrêté préfectoral leur imposant une fermeture de 21 heures à 6 heures du matin. Ça, c'est beaucoup trop. Qu'on se le dise, les contrôles vont s'intensifier, sans aucune tolérance.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 07:43

Difficile dilemme pour les maires des villes populaires, ayant des quartiers souvent labellisés « réseau d'éducation prioritaire » au regard des difficultés sociales et d'accès aux savoirs que rencontrent les enfants, et qui, naturellement, souhaitent que la promesse républicaine d'égalité se traduise par une durée de fermeture des écoles la plus courte possible pour que ne s'accroissent pas les écarts, mais qui, dans le même temps, craignent pour la santé de leurs jeunes concitoyens, de leurs familles, statistiquement attestés plutôt plus fragiles que d'autres, et des personnels scolaires – et donc la transmission du virus – si la réouverture, annoncée pour la mi-mai, ne pouvait s'effectuer dans des conditions parfaites de sécurité sanitaire.

 

Je suis de ceux-là, comme tous mes collègues de toutes les sensibilités politiques, de toutes les régions françaises, qui avons fait part de notre double inquiétude – et donc de notre double espérance de solutions – au gouvernement lors des points d'échange qu'une vingtaine d'entre nous avons, deux fois par semaine, avec le ministre de la Ville.

Nous sommes d'autant plus inquiets que ce sont souvent nos villes qui, budgétairement fragiles pour la plupart, ne peuvent, sans l'appui de l'État, des régions, des départements ou des intercommunalités, envisager d'acquérir un nombre suffisant de masques pour en doter l'ensemble de leurs habitants. Nous avons d'ailleurs adressé un courrier commun à l'État pour qu'il s'empare du sujet de cette inégalité patente, au-delà de la seule question scolaire, car les nombreuses initiatives pour fabriquer des protections, plus ou moins artisanales et aux normes, qui fleurissent dans nos communes, bien souvent exemplaires de solidarité, ne pourront suffire, même si, comme c'est le cas à La Seyne avec de nombreux citoyens, associations, fonctionnaires de notre service communal de lingerie, beaucoup sont à la tâche avec ardeur avec leurs ciseaux et machines à coudre.

Moi qui ne suis pas le dernier, lorsque c'est nécessaire, à déplorer les manquements des institutions, je dois reconnaître que, sur le sujet de la reprise des cours, notre parole semble entendue au plus haut niveau. Pour l'heure, au regard des retours que nous avons suite à l'expression de nos inquiétudes, j'invite les Seynois, à commencer par les parents d'élèves, à ne pas s'inquiéter inutilement : l'école, nous assure-t-on, ne reprendra que dès lors que les conditions de parfaite sécurité seront réunies.

Et, si ce n'est pas le 11 mai, ce sera plus tard, quitte à ce que, ainsi que l'a aussi annoncé l'État, le maximum d'activités de loisirs éducatifs et de rattrapage scolaire, d'abord pour les enfants le plus en retard scolaire, conduits par les enseignants volontaires, les mairies et les associations, soit déployé au cours des congés d'été si, bien sûr, tout est rentré dans l'ordre en matière de santé publique. Là encore, notre expérience, qui nous a valu d'être la seule commune du Var a obtenir le label de « cité éducative », sera mise à profit.

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 05:13

 

“Les jours heureux ! Pour un maire d'une commune qui vit les inégalités, les références du Président de la République au programme protecteur du Conseil National de la Résistance, en matière sociale, éducative, économique, démocratique, d'indépendance nationale, et, au-delà, environnementale et de soutien aux pays pauvres, que nos ainés des années 1940 et de l'époque coloniale ne pouvaient envisager, laissent rêveur. Mais chiche pour l'après, oh combien !

 

L'urgence est pour l'heure à la précaution et aux contrôles, dont le Président a rappelé qu'ils ne peuvent souffrir de dérogation ou d'adaptation en fonction des publics, à la recherche pour les soins et les vaccins, et à la livraison d'équipements-barrières fournis à tous par la Nation, avant le début du “déconfinement progressif” annoncé pour le 11 mai. Le Président l'a dit, on en a pour des mois. Il faut donc que l'État accélère ses aides annoncées aux plus humbles et aux entreprises, à commencer par le commerce, le tourisme et l'industrie qui sont chez nous vitaux.

 

La démocratie républicaine ne doit pas non plus être oubliée. Fût-ce par des moyens appropriés à la prévention, le cadre général des mesures annoncées aurait gagné à résulter d'un débat parlementaire. Il n'est pas trop tard. 

 

Et l'urgence ne doit pas plus justifier des mesures durables d'exception aux libertés individuelles et collectives. Faire respecter le confinement par l'information et la sanction est une chose, “pister” chacun par son smartphone au nom de la sécurité de tous serait dangereux. Tout comme l'est la suspension de l'obligation pour les opérateurs de téléphonie de transmettre aux maires le dossier d'information sur leurs modifications de réseaux, peut-être nécessaires à l'heure du télétravail, mais propices aux excès d'augmentation de puissance néfastes à la santé publique si certains “oubliaient” de revenir dessus à l'issue de la crise.

 

Le Président a enfin évoqué à plusieurs reprises les maires. Sa reconnaissance de notre rôle est importante. Nous ne nous déroberons pas plus demain qu'aujourd'hui. Mais aux inégalités sociales s'ajoutent les inégalités entre territoires, celles qui font, par exemple, que certaines communes peuvent acquérir beaucoup de masques et d'autres presque pas en attendant les dotations nationales. C'est aussi à l'État à compenser ces distorsions pour que le même service soit rendu à tous de façon égalitaire. Le président de notre métropole toulonnaise l'a rappelé à juste titre : “Il ne peut pas y avoir une République par commune.”

 

Le Président a conclu en disant “sachons nous réinventer”. Faisons-le, pour gagner en respect et en croissance des fondements républicains et démocratiques de notre société et de notre économie dans un contexte d'indépendance nationale à reconquérir. Puisqu'il les a évoqués, les “Jours heureux” offrent des pistes utiles...

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 05:44

Le mois d'avril est, cette année, pour les fidèles des grandes religions monothéistes, celui d'importants moments qui rythment leur vie spirituelle. La semaine de Pessa'h, la pâque juive, a commencé ce mercredi, les chrétiens célèbrent Pâques ce dimanche, et les musulmans entreront dans le mois de ramadan dans une douzaine de jours.

Les circonstances de la crise sanitaire donnent un caractère particulier à ces jalons qui, suivant les traditions respectives des uns et des autres, sont usuellement des temps de rencontres et d'échanges que, cette année, il ne leur sera pas donné de vivre comme à l'ordinaire.

 

Je salue le sens des responsabilités – et l'imagination – des ministres des cultes et des associations gestionnaires de la vie communautaire de notre synagogue et nos centres israélites, de nos trois paroisses catholiques, de nos assemblées protestantes des évangélistes et de l'Église réformée, et de notre mosquée. Ils ont adapté les rituels et les temps de partage et de convivialité aux obligations de confinement qui viennent perturber leurs usages.

Malgré cette situation inédite, je formule le vœu que ces temps forts spirituels et festifs des croyants se déroulent au mieux. À tous, en cette difficile période, comme aux pratiquants d'autres cultes qui n'ont pas de commémoration particulière ces temps-ci dans les calendriers de leurs religions, et comme aux agnostiques, athées et libre-penseurs, et en ayant une pensée pour tous les malades et disparus, je souhaite le meilleur dans l'esprit républicain de liberté de croyance, d'égalité et de fraternité, si nécessaires en cette période où nous devons tous, fût-ce à distance, nous serrer les coudes.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 10:20

Forte de son expérience acquise lors des épisodes de canicule, la Ville de La Seyne a lancé dès le début de la pandémie de coronavirus un « plan d'alerte et d'urgence » pour les personnes âgées de plus de 60 ans et celles qui sont en situation de handicap.

L'objectif est d'établir un contact régulier, de permettre à nos fonctionnaires sociaux de s'assurer que nos seniors ne rencontrent pas de difficulté particulière ou de besoin insatisfait, et, dans le cas contraire, de déclencher les services pouvant répondre à leur situation.

Mais, évidemment, ce dispositif suppose que les personnes susceptibles d'en avoir besoin soient identifiées et aient manifesté, ou fait manifester, leur volonté d'être suivies...

 

Ils sont plus d'un millier de Seynois à avoir fait la démarche, à l'occasion des événements caniculaires, de solliciter cette aide communale, assurée par notre Centre local d'information et de communication (CLIC) piloté par les cadres et agents de notre Centre communal d'action sociale (CCAS). Ceux-là reçoivent régulièrement un appel téléphonique et une aide est mise en œuvre si le besoin s'en fait sentir. Ce n'est souvent qu'un simple échange permettant de rassurer et de rompre le sentiment d'isolement, mais ce n'est pas anodin.

Nous avons donc pensé que l'obligation de confinement justifiait que soit activé ce service. Il suffit de manifester son intention d'être inscrit sur le registre du CLIC.

Si vous êtes vous-même âgé de plus de 60 ans ou porteur de handicap et pensez avoir besoin de cet accompagnement, si vous êtes de la famille ou de l'entourage d'une personne dans cette situation, ou si vous êtes un professionnel intervenant auprès d'une telle personne, vous pouvez rejoindre ce registre ou demander à ce que la personne dont vous être proche le rejoigne.

Un formulaire d'inscription est téléchargeable sur le site Internet de la ville. C'est assez aisé mais, si vous êtes mal à l'aise avec l'usage de l'informatique ou non équipé, n'hésitez pas, contactez par téléphone, du lundi au vendredi de 8h30 à 13h00, le service du CLIC au 04.94.06.97.04, ou tout simplement le numéro unique d'urgence communale : 04.94.06.95.00.

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Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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