4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 12:20

Aux inquiétudes légitimes de tout le monde – dont tous les maires – quant à la réouverture des écoles décidée par le gouvernement, s'ajoutent celles quant aux foyers potentiels de transmission du virus que sont les transports en commun que vont devoir emprunter les personnes appelées à reprendre le travail à l'heure du déconfinement.

Chacun l'a bien compris, des moyens alternatifs aux bus, bateaux-bus, trams et métros, s'imposent.

Le vélo en est un.

L'État l'a d'ailleurs compris. Et c'est bien.

 

Bien sûr, des contraintes strictes vont être imposées pour l'accès aux transports en commun pour les usagers qui n'auront pas d'alternative, mais l'État, comme les collectivités, se doivent de faire preuve d'imagination.

Et, objectivement, c'est ce qui se passe. La ministre en charge des transports a ainsi annoncé un plan d'aide pour inciter les particuliers à utiliser leurs vélos – et à ressortir leurs anciennes bicyclettes oubliées dans un coin en finançant une partie des remises en état – et les collectivités locales à réaliser des aménagements provisoires pour les trajets cyclables et les aires de garage sécurisées. C'est un plan intéressant à découvrir ICI.

Cette nouvelle tombe exactement à pic avec l'état des réflexions que la commune menait, incitée à le faire par les associations locales promotrices du vélo. J'ai d'ailleurs adressé ces jours derniers un courrier en ce sens à la métropole Toulon Provence Méditerranée (ci-dessous) qui, depuis début 2019, est gestionnaire à notre place de nos voiries publiques et espaces dédiés au stationnement.

L'occasion nous est donnée d'accélérer la mise en œuvre de notre « plan vélo métropolitain » et d'expérimenter en taille réelle certaines propositions formulées par les aficionados du vélo. Saisissons-la.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 08:16

 

Les collectivités locales ont le devoir d'être des partenaires de l'État pour lui permettre d'exercer sa mission d'instruction et d'éducation dans des conditions matérielles et logistiques optimales.

 

C'est la Loi et ça répond à l'exigence républicaine d'Égalité et au principe n° 7 de la Déclaration universelle des droits de l'enfant. Un second principe républicain est affirmé : la Liberté, qui permet aux familles de décider du retour de leurs enfants à l'école ou de poursuivre leur scolarité à domicile. Et le troisième, la Fraternité, est en fil rouge de la démarche partagée de la Ville et de l'État, pour permettre que la solidarité de la puissance publique s'exerce envers ceux dont les conditions socio-économiques d'existence exigent un soutien pour que soient au mieux compensées les inégalités d'accès aux savoirs et au bien-être.

 

Nos services doivent donc répondre à la demande de l'Éducation nationale. Ils travaillent à cet effet d'arrache-pied avec ceux de l'État pour concrétiser sa décision d'accueil des enfants dans nos écoles primaires, dans le cadre des dispositions sanitaires très strictes édictées par le ministère pour la reprise des cours dans ce contexte exceptionnel.

 

 

UN IMPÉRATIF : UN ÉTAT SANITAIRE PARFAIT

 

Fût-ce de façon différenciée, école par école, probablement seulement certains jours fixes de la semaine par niveau, nous devons parvenir à garantir le droit à l'éducation et le droit à la sécurité sanitaire que la Nation doit à ses enfants et à leurs familles qui auront le choix de les scolariser ou pas, et à assurer aux adultes qui ont en charge cette belle mission, enseignants, assistantes territoriales spécialisées des écoles maternelles, personnels techniques, administratifs et de direction, qu'ils pourront l'exercer en toute sécurité.

 

Il a été convenu lors d'une matinée de travail que je co-présidais ce jeudi avec le directeur des services académiques du Var (photo ci-dessus) que seule une situation exceptionnelle insurmontable dans une école donnée pourrait nous conduire à ne pas la mettre en service, et que nous faisons tout pour ne pas en arriver là. Les écoles sont en cours de nettoyage et de désinfection, les circuits d'eau, inutilisés depuis des semaines, sont également traités pour éviter de rajouter au risque du coronavirus celui d'autres pathologies, les cheminements empêchant contacts et croisements sont élaborés, les approvisionnements en masques, savons, serviettes jetables, gels hydroalcooliques, produits d'entretien spécifiques, etc, sont finalisés.

 

 

UNE CONDITION DE RÉUSSITE : UNE STRATÉGIE PARTAGÉE

 

Les autorités académiques ayant réaffirmé le principe du volontariat des parents, ceux-ci sont invités par les directeurs des écoles à faire connaître leurs intentions quant au retour en classe de leurs enfants. Je formule le souhait qu'ils puissent répondre au plus vite afin que nous disposions des données les plus objectives sur les futurs effectifs et que nos services intègrent ces éléments pour l'organisation spatiale des lieux et la restauration scolaire. Un temps de concertation avec les associations de parents d'élèves est aussi prévu ces prochains jours.

 

Je réunirai de plus les chefs des plus importantes entreprises locales pour leur faire part des modalités et entendre leurs impératifs afin de faire caler au mieux les besoins de scolarité et les besoins économiques qui dépendent de la reprise du travail de nombreux parents.

 

Les représentants des personnels, communaux et d'État, sont évidemment associés, notamment dans le cadre des instances paritaires d'hygiène, de sécurité et de conditions de travail.

 

Et je suis aussi en lien avec le président de l'organisme de gestion de l'unique école privée seynoise sous contrat avec l'État qui souhaite harmoniser son fonctionnement avec celui de nos écoles communales.

 

Les directeurs d'écoles et la Ville feront connaître dans les prochains jours aux familles les modalités pratiques concrètes qui auront été retenues.

 

Dans l'attente, je mets à jour, le plus en temps réel possible, les informations qui nous parviennent, hélas parfois contradictoires d'une semaine à l'autre, sur la page que j'ai créée sur mon blog intitulée « Coronavirus – Infos pratiques de A à Z ».

 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 07:05

Ils sont nombreux, les Seynois à ne pas être à la fête, en ce jour de fête du travail. Ils le sont pour assurer la continuité des services qui, plus que jamais, avec cette fichue épidémie, justifient que nous soyons soignés, soutenus, accompagnés.

 

Depuis des semaines, ils ne comptent pas leurs heures et leur énergie. Les Seynois leur sont reconnaissants et trouvent toutes les occasions de le leur témoigner.

Remémorons-nous le sens de cette fête du travail, mêlée dans certains pays comme le nôtre à la journée internationale des travailleurs, rappelant ce 1er mai 1884 où les syndicats américains, après s'être réunis en congrès, ont lancé des initiatives revendicatives et se sont donné deux ans pour imposer à leurs employeurs une journée de travail limitée à huit heures.

Le brin de muguet virtuel que l'on s'offre ce 1er mai 2020 aura comme jamais le sens que lui confère la tradition : à l'époque de la Renaissance, en s'entr'offrant un branchage, on chassait la malédiction de l'hiver. On en aurait bien besoin cette année.

Mais on aura surtout besoin, sans attendre que la pandémie soit derrière nous, qu'on prête attention aux conditions de travail de tous ceux qui, jour après jour, sont à la manœuvre, jusqu'à l'épuisement, pour amortir le choc de cette terrible crise sanitaire. Et qu'ils puissent gagner en sérénité pour que leurs missions au service des publics s'exercent dans l'avenir dans des conditions dignes d'une société du XXIe siècle.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 21:37

En période difficile, on a plus que jamais besoin d'être solidaires. À ma connaissance, La Seyne est la seule commune de notre environnement varois à avoir mis en place un comité de suivi de la crise du coronavirus, associant autour du maire 4 élus de la majorité municipale et 4 élus des groupes municipaux minoritaires de droite et d'extrême-droite. Chaque semaine une visioconférence permet de faire le point de l'avancée de la crise et de sa gestion à La Seyne.

 

Il avait été convenu qu'il s'agissait d'un temps de travail technique et, au regard de certaines informations échangées, sinon confidentiel, du moins discret. Mais ça n'aura duré que ce que durent les roses. Je dois donc m'adresser à deux des membres de cette instance, l'une du groupe de la liste de droite, l'autre du groupe de la liste d'extrême-droite... 

 

 

 

Chère Nathalie, Cher Damien,

 

Ce n'est pas mon habitude, mais je me dois de vous interpeller. Si vos collègues de nos minorités, Sandie Marchesini et Sandra Torres, jouent le jeu, s'informent, questionnent et proposent de façon constructive, vous semblez avoir rompu l'entente qui a été la nôtre au sein du comité communal de suivi de la crise du covid-19 que, je vous le rappelle, rien ne m'obligeait à mettre en place. Vos proches ou vous-mêmes avez manifestement choisi de vous saisir des informations et échanges que nous avons pour, avec un enjeu manifestement politicien, laisser entendre, notamment sur les réseaux sociaux, que, à La Seyne, en matière de gestion de la crise sanitaire, tout va mal, rien ne se fait, ou se fait en dépit du bon sens.

 

Outre le fait que ce n'est pas très fair-play, c'est surtout fort irrespectueux des cadres et agents municipaux et intercommunaux qui, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sont au travail pour organiser au mieux les stratégies de prévention, de confinement et du futur déconfinement, et ont plus besoin d'être félicités et encouragés que vilipendés au travers de la personne de leur employeur que je suis.

 

Tandis que tout le monde, élus, fonctionnaires, acteurs économiques et associatifs, chacun à son niveau et en partenariat, est sur le pont, vous vous répandez – ou laissez sans les contredire certains de vos proches se répandre – en remarques fallacieuses sur les réseaux sociaux à partir des éléments qui vous sont donnés lors de ces temps d'échange ou au travers de mes communications.

 

Ainsi, vous me reprochez de me plaindre que l'État ne prendrait à sa charge que la moitié du coût des masques achetés par les mairies, départements et régions, et uniquement ceux qui auront été commandés après le 28 avril.

 

Oui, je m'en plains, comme le font avec moi tous les maires et présidents de communautés et collectivités dans la même situation, parce qu'il n'appartient pas à un exécutif local d'endosser les charges qui relèvent de la compétence régalienne de l'État qu'est la santé publique.

 

Oui, je m'investis au sein de l'Association des maires Ville & Banlieue de France (AMVBF) dont je suis le président national et de l'Association des maires de France (AMF) dont je suis membre du Bureau national ; ça me permet d'intervenir au plus haut niveau de l'État pour plaider la cause des territoires, et entre autres des plus vulnérables. Dont le nôtre.

 

Et je le fais avec mes collègues présidents des huit autres associations d'élus locaux qui sont loin d'être tous de ma sensibilité politique : François Baroin (président Les Républicains de l'Association des maires de France), Renaud Muselier (président Les Républicains de France Régions), Dominique Bussereau, président Divers droite [ex-LR] de l'Assemblée des départements de France), Jean-Luc Moudenc (président Les Républicains de France Urbaine), Caroline Cayeux (présidente Divers droite [ex-LR] de Villes de France), Christophe Bouillon (président socialiste de l'Association de petites villes de France), Vanik Berberian (président sans étiquette de l'Association des maires ruraux de France) et Jean-Luc Rigaud (président UDI de l'Association des communautés de France). Aucun d'eux n'est connu pour être un révolutionnaire patenté !...

 

Et oui, avec eux, j'ai obtenu, par mon investissement national, pour La Seyne comme pour les autres communes, entre autres choses :

  • que le gouvernement recherche des solutions pour que les dépenses exceptionnelles engagées pour la crise du coronavirus soient lissées sur plusieurs exercices annuels financiers afin de ne pas fragiliser le budget communal 2020 ;
  • que le Premier ministre, ce mercredi 30 avril, accepte de revoir sa copie concernant le remboursement par l'État des masques grand public achetés par les collectivités et annonce une solution sous peu (La Seyne en a acquis 10.000 + 70.000, pour 190.000 euros, et la métropole 700.000, dont environ 70.000 pour les Seynois) ;
  • que des facilités de trésorerie soient accordées par l'État aux communes en difficulté du fait des dépenses qu'elles doivent engager ;
  • que ce ne soient pas les communes, départements et régions, mais l'État, qui assure la fourniture des protections pour ses propres fonctionnaires, dont les enseignants, qui sont ou vont être au contact du public (même si La Seyne en a fourni aux pompiers, aux ambulanciers, aux infirmiers, etc.) ;
  • que l'État prépare en urgence une obligation de prix plafond pour les masques grand public mis en vente dans les commerces afin de prévenir la spéculation ;
  • que, grâce au dispositif Cité éducative que j'ai obtenu pour La Seyne (seule commune du Var à en bénéficier), ce soient 106 ordinateurs qui sont achetés pour être mis à disposition de tous les collégiens de Curie, Éluard et Wallon qui n'en ont pas, recensés par leurs enseignants ;
  • que, grâce à ce même dispositif, ce soit une autre centaine de tablettes ou ordinateurs qui sont achetés pour être mis à disposition de tous les enfants d'école maternelle et élémentaire des quartiers prioritaires, recensés par leurs enseignants, qui n'en ont pas ;
  • que, grâce au même dispositif, 1.020 écoliers seynois parmi les plus pauvres se voient offrir des livres neufs de grande qualité qui leur seront livrés au domicile où ils sont confinés ;
  • que, grâce au même dispositif, on puisse multiplier pour les vacances d'été les prises en charge des enfants, adolescents et jeunes dans des activités socio-éducatives qui compenseront l'interdiction probable de voyager, peut-être d'aller à la plage, et bénéficier d'accompagnement scolaire et d'activités de nature à rattraper les retards d'acquisitions de savoirs ;
  • que nos associations très impliquées pour la solidarité envers les plus faibles puissent demander une aide exceptionnelle de 2.500 euros à la préfecture ;
  • que, même avant le vote du budget communal, forcément reporté à juillet, de nouvelles avances sur subventions soient accordées par les mairies aux associations qui en ont besoin pour éviter leur faillite du fait de leurs charges constantes (loyers, personnels, etc) qui continuent de courir ;
  • que l'État aide les transports publics à se doter de masques et de gel pour les usagers qui n'en auraient pas, et que les agents de la police des transports puissent bientôt verbaliser les contrevenants aux règles de distanciation ;
  • que les forces de la police nationale aident les polices municipales à réguler les entrées et sorties des établissements scolaires lors de la reprise des cours et des regroupements de plus de 10 personnes interdits sur le domaine public et privé après le 11 mai ;
  • etc.

 

Vous êtes conseillers départementaux. Plutôt que dénigrer le travail accompli et en cours par l'intercommunalité et la commune, que complète celui des entreprises et des associations, en plus d'organiser un atelier de confection de masques grand public, ce qui est une belle initiative solidaire que je salue, de même nature que celle que mènent d'ailleurs d'autres élus et candidats seynois de toutes sensibilités politiques, sans forcément faire du tapage (il vaut d'ailleurs mieux car les regroupements de personnes dans un tel atelier, comme les déplacements pour s'y rendre, sont interdits), vous pourriez par exemple :

  • plaider auprès du Conseil départemental la cause des Seynois en lourde difficulté aggravée par la crise qui ne parviennent pas à joindre leurs interlocuteurs des services sociaux du Département qu'ils ne peuvent plus contacter que par une plateforme téléphonique ne répondant souvent pas, alors que tous les autres travailleurs sociaux, fussent-ils dotés de protections, demeurent chaque fois que nécessaire au contact physique de leurs publics ;
  • plaider auprès du Département la cause des Varois pour que, comme en bien des endroits en France, le Conseil départemental, qui a tout de même de par la Loi la compétence locale en matière sanitaire et sociale, s'emploie aussi à pallier la carence de l'État en achetant des masques à fournir au grand public, ou au moins aux plus fragiles, pour compléter les dotations des communes, des intercommunalités et de la Région (les 3 métropoles et 4 des 6 départements de PACA le font) ;
  • aider les principaux de collèges, établissements dont le Département a la responsabilité logistique, à obtenir l'aide des services du Conseil départemental pour organiser les infrastructures pour préparer les cheminements sécurisés pour la reprise des cours, plutôt que ceux-ci soient obligés de solliciter cette aide auprès de la commune et de la métropole, dont les cadres et agents, d'ailleurs, répondent présents ;
  • puisque le collège L'Herminier n'accueille pas d'adolescents des quartiers prioritaires et ne peut donc bénéficier, comme nos trois autres collèges, des aides du dispositif Cité éducative, obtenir qu'il soit doté par le Département des outils numériques nécessaires à mettre à disposition de ceux de ses élèves qui n'auraient pas de matériel informatique ;
  • plaider auprès du président du Département, qui a annoncé qu'il va utiliser les deniers départementaux pour doter les collégiens de masques, alors que l'État s'est engagé à le faire, pour que ces moyens financiers soit employés à répondre un autre besoin, par exemple en soutien aux éducateurs de prévention spécialisée de la délinquance (compétence départementale) qui vont au contact des jeunes pour le sensibiliser aux risques et leur faire respecter le confinement ;
  • ou inciter le Département à prendre d'autres initiatives utiles. 

 

Nos collègues de votre sensibilité, Sandie et Sandra, membres comme vous de notre comité communal de suivi de la crise du covid-19, ont formulé des propositions ou répondu à mes demandes :

  • l'utilisation de visières fabriquées par l'Université de Toulon : nous les avons obtenues grâce à l'une d'elles et mises à disposition des personnels en contact avec le public ;
  • le groupement de commandes pour nos associations et entreprises qui voudraient obtenir des masques à 0,68 euro, sous réserve d'en acquérir 10.000, via une cagnotte Litchee.com impulsée par la Région : nous lançons la proposition aux acteurs associatifs et économiques ;
  • le regroupement bien visible, en page d'accueil du site Internet de la commune, de toutes les informations utiles pour la crise : c'est fait ;
  • l'une d'elles est conseillère régionale : elle a accepté d'appuyer auprès du président de la Région, qui a commandé des masques pour les communes de moins de 20.000 habitants, ma demande que les villes ayant des quartiers prioritaires vulnérables puissent aussi en bénéficier, même si leur population excède les 20.000 habitants.

 

Vous ferez bien sûr comme bon vous semblera.

 

Comme le fera, nous l'a-t-il dit, l'un de vous deux, Damien, auquel j'ai donné lors de notre dernière visioconférence ma réponse à son courrier me demandant de vous « autoriser à constater dès le 11 mai, à l'intérieur même des écoles maternelles et élémentaires de la commune de La Seyne-sur-Mer, en tant que membres du comité d'élus de suivi de la crise, des conditions d'accueil des élèves et de travail du personnel et ce, à tout moment de la journée, jusqu'à la reprise normale et générale des enseignements. ». Je vous la confirme :

  • en temps scolaire, même hors période de crise sanitaire, l'École est un sanctuaire appartenant à l'Éducation nationale, c'est à ses autorités – et à elles seules – d'autoriser ou pas les entrées de personnes, qu'elles soient élues ou pas, et en aucune façon au maire ;
  • ça vaut d'autant plus en période d'urgence sanitaire, où le ministère de l'Éducation nationale a confirmé sa « doctrine » : pour éviter la transmission du virus, même les agents devant intervenir pour l'entretien et les réparations devront le faire en l'absence des enfants et des personnels, les « intervenants extérieurs » (éducateurs sportifs ou culturels, par exemple) qui travaillent habituellement avec les enseignants ne le pourront plus, les parents eux-mêmes ne seront pas admis ;
  • de toute façon, il n'appartient pas à un conseiller municipal de « constater » le travail des enseignants ou des agents territoriaux : c'est aux inspecteurs de l'Éducation nationale de le faire pour les premiers, et même pour les seconds en temps scolaire, et au maire en sa qualité de chef du personnel et à leur hiérarchie pour ces derniers hors temps scolaire ;
  • et que diraient les citoyens de voir que leurs élus s'exonèreraient de l'obligation de respect des mesures sanitaires préventives qui sont imposées à tous ?

 

Les Seynois attendent une mobilisation générale de l'État et de tous les échelons du territoire. S'il vous plait, réfléchissez : nos concitoyens ont-ils vraiment besoin des déclarations et postures politiciennes de vos proches ou de vous-mêmes, pouvant d'ailleurs leur laisser penser, car il ne faut pas les prendre pour des dupes, que vous êtes en fin de compte plus préoccupés par des considérations électoralistes que par leur santé et leur bien-être social et économique, ce que je me refuse à imaginer.

 

Je voudrais pouvoir compter solidairement sur vous. Et je veux croire que vous ne me ferez pas regretter, seul maire du Var à l'avoir fait à ce qu'on m'en dit, d'avoir pris l'initiative d'une instance de suivi de la gestion de la crise associant à parité la majorité et les minorités de notre conseil municipal.

 

Croyez, chère Nathalie, cher Damien, à mes sentiments les meilleurs.

 

 

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 05:54

​​​​​​​Même si le flou demeure sur certains points, si des inquiétudes se sont fait jour sur d'autres, si des sujets sur le déconfinement n'ont pas été abordés par le Premier ministre ce mardi, j'ai mis à jour les informations pratiques, de A à Z, que je propose aux Seynois de consulter pour répondre aux légitimes questions qu'ils se posent.

On peut y accéder EN CLIQUANT ICI.

Et je rappelle que notre cellule de crise municipale est à disposition de chacun de nos concitoyens pour lui apporter des réponses aux questions qu'il se pose ou l'aide dont il a besoin : 04.94.06.95.00pcc@la-seyne.fr

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 04:01

Pas de chance, ni la Ville de La Seyne ni la Métropole Toulon Provence Méditerranée n'ont attendu le discours du Premier ministre pour commander des masques de protection pour nos concitoyens. Si nous n'avions pas anticipé, craignant pour les délais de livraison, nous aurions pu bénéficier de l'aide financière qu'Édouard Philippe a promise, fût-elle limitée à 50% d'un prix plafond, mais dont il a annoncé qu'elle sera réservée aux collectivités passant commande à partir du jour... de son discours aux députés ! Scandaleuse inégalité, au détriment des territoires, comme le nôtre, qui ont voulu compenser la défaillance de l'État qui a pourtant la responsabilité de la sécurité publique !

Ceci étant, ces masques, nous allons les recevoir. Et les distribuer à nos concitoyens. Qu'en est-il ?

 

La Ville de La Seyne a donc commandé 70.000 masques, c'est-à-dire un pour chacun de nos 66.000 habitants, les autres demeurant en réserve. Ils viennent s'ajouter aux 64.800 masques pour adultes et 6.190 masques pour enfants que la Métropole a acquis pour les Seynois, qui disposeront donc chacun de deux masques.

Hélas, la pénurie dans tout le pays de masques supportant suffisamment de lavages pour être utilisables dans la durée d'un déconfinement qui s'étalera sur plusieurs mois fait que l'une et l'autre des commandes ne seront livrées qu'aux alentours du 18 mai, soit une semaine après le début officiel du déconfinement. Mais nous avons préféré cette option plutôt qu'acheter des masques plus rapidement disponibles mais devant être jetés au bout de cinq à dix lavages.

 

100 LAVAGES, AGRÉÉS PAR LE MINISTÈRE DES ARMÉES, ET... PRÈS DE 200.000 EUROS

Les masques que La Seyne a commandés sont prévus pour supporter 100 lavages. En usage ordinaire pour le grand public, ils sont agréés comme masques barrières UNS2, agréés et certifiés par la direction générale de l'armement du ministère des Armées, mais, pour les personnes en contact avec beaucoup de monde, ils sont aussi équipés d'une poche permettant d'insérer un filtre, les requalifiant en masques professionnels UNS1, c'est-à-dire l'équivalent des masques FFP2.

C'est cher, très cher même, puisque la facture se montera à 190.000 euros. Et on peut d'autant plus regretter que l'État, non seulement n'assure pas lui-même la protection de nos concitoyens alors qu'il indique imposer le port du masque dans certains espaces publics confinés, mais que, de surcroît, il annonce n'aider que de façon limitée et différenciée les collectivités locales qui, elles, font l'effort budgétaire d'en acheter pour leurs habitants. Espérons qu'il en dotera au moins ses propres fonctionnaires, tels les enseignants, appelés dans quelques semaines à côtoyer beaucoup de personnes...

Une information grand public sera donnée ultérieurement quant aux modalités très strictes de mise à disposition des masques.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 17:02

L'Assemblée Nationale a entendu ce mardi le Premier ministre venu exposer aux députés les orientations du gouvernement sur la stratégie nationale du plan de déconfinement. Ça nous a donné quelques éclairages sur ce qui nous attend, mais ça a aussi fait apparaître des contraintes difficiles à mettre en œuvre, confirmé des incertitudes, généré des inquiétudes, et laissé dans le flou ou dans le silence des enjeux majeurs.

Je dois aux Seynois l'analyse que j'ai rapidement conduite des propos du chef du gouvernement. Il en ressort, pour moi comme pour les maires avec lesquels j'ai échangé à l'issue de ces annonces, qu'il sera d'autant plus important que les élus locaux et les préfets aient la possibilité d'adapter dans un réel partenariat, territoire par territoire, les mesures à décliner. Mais, surtout, que l'État devra entamer un vrai changement de braquet pour réparer les désastres sociaux.

C'est ce que je dirai, ce mercredi, formulant les propositions que mes collègues et moi portons, à la visioconférence à laquelle le gouvernement convie les présidents d'associations d'élus communaux et intercommunaux.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 12:49

Le Président de la République nous l'a demandé il y a moins d'une semaine, en nous annonçant qu'ils répondait à notre attente de disposer d'un plan national de « déconfinement ». Et nous, les maires, représentés par nos associations, avons été unanimes pour répondre favorablement à sa proposition de construire ce plan avec l'État, puisque nous allions partager avec lui la lourde responsabilité de sa mise en place.

Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Si le processus ne repart pas très vite dans le bon sens, ça pourrait changer la posture volontaire de bon nombre d'entre nous.

 

Après la visioconférence qui a réuni 22 maires, dont les présidents d'associations de maires, le « top départ » de la construction commune du plan de déconfinement était fixé à ce lundi, lors d'une visioconférence programmée avec les ministres concernés. Or ce temps d'échange a été annulé, le gouvernement a finalisé seul ses orientations, il les présente ce mardi à l'Assemblée Nationale, la majorité des députés, évidemment, les votera, elles feront force de loi, il ne nous en dévoilera la teneur qu'au lendemain de ce processus. Et il ne nous restera plus qu'à jouer les « prestataires de services ».

Le gouvernement n'a pas suivi le Président de la République. C'est étrange.

Nous demeurons bien sûr disposés à assumer toutes nos responsabilités, tant l'enjeu sanitaire, social et économique est vital pour nos concitoyens. C'est notamment vrai pour les maires des communes où une population fragile vit dans les quartiers les plus vulnérables.

C'est ce que nous avons solidairement écrit ce mardi au Président de la République. Nous ne faisons pas de la politique politicienne. Nous, signataires de ce message au Chef de l'État, sommes des maires de toutes sensibilités : droite, centre, et gauche. Nous attendons seulement qu'il fasse remettre les choses dans le bon sens.

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 10:33

Du 11 mai au 3 juillet, il y a 29 jours ouvrés de classe. Si l'on respecte les préconisations des autorités, selon l'âge des enfants scolarisés en écoles primaires, ils pourront être accueillis par groupes de 5 à 10 par classe, si les conditions matérielles et logistiques le permettent. Ils seront donc scolarisés à tour de rôle.

Nos services communaux ont établi une projection du nombre de jours d'école dont vont pouvoir bénéficier les enfants, selon le niveau de la scolarité où ils se trouvent. D'ici aux vacances scolaires d'été, ça représentera en moyenne moins de 10 jours pour chacun d'eux. Au regard du risque de transmission du virus, le ministère de l'Éducation nationale ne doit-il pas prendre des décisions en ayant en tête cette réalité ?

 

CETTE ANALYSE A ÉTÉ CONDUITE À PARTIR DES INSTRUCTIONS DE L'ÉTAT

SUR LES EFFECTIFS DES GROUPES D'ÉLÈVES EN DATE DU 23 AVRIL

(5 EN MATERNELLE ET 10 EN ÉLÉMENTAIRE).

CELLES-CI AYANT CHANGÉ LE 30 AVRIL,

POUR FIXER LES EFFECTIFS À 15 ENFANTS PAR GROUPE D'ÉCOLE PRIMAIRE,

L'ANALYSE DE LA SITUATION EST DÉSORMAIS SENSIBLEMENT DIFFÉRENTE.

 

Le tableau ci-dessous détaille ce qu'il en sera en fonction des jours de reprise pour chaque niveau de la scolarité primaire : le 11 mai pour les enfants de grande section de maternelle, du cours préparatoire et du cours moyen 2ème année, le 25 mai pour les autres niveaux de l'école élémentaire, et le 28 mai pour les plus petits de maternelle.

De la reprise à l'été, avec les mercredis, les week-ends, les jours fériés et les ponts, les écoliers du CP et CM2 bénéficieront de 14 journées et demie d'école, ceux du CE1 au CM1 en auront 11 et demie, les « grands » de la maternelle iront 7 jours un quart, et les plus jeunes... 5 jours un quart.

Ce n'est pas ça qui va permettre aux parents de reprendre sereinement le travail. Ce n'est pas ça qui va compenser les déficits d'acquisition de savoirs. Ce n'est pas ça qui va permettre aux parents de souffler après des semaines avec les petits « entre les pattes ». Ce n'est pas ça qui va permettre aux enseignants de boucler le programme, d'autant qu'ils devront, en parallèle, continuer le « télé-enseignement » pour les élèves dont les parents n'auront pas voulu qu'ils reprennent le chemin de l'école. En revanche, ce pourrait être ça qui relance l'épidémie car les enfants, même s'ils développent rarement des symptômes, peuvent, malgré les précautions prises, infecter leur entourage familial et amical.

Pour l'heure, nos services sont mobilisés à 100% pour essayer de préparer au mieux la reprise, puisque c'est leur devoir. Une réunion prochaine avec les cadres de l'Éducation nationale nous permettra d'y voir plus clair. Mais, si bien sûr j'assumerai mes responsabilités, je suis, comme bon nombre de maires, de plus en plus perplexe sur l'opportunité. Ne vaudrait-il pas mieux imaginer, comme le suggère un nombre croissant de spécialistes de l'enfance, d'organiser au cours de l'été, si la pandémie a régressé, une vaste campagne de « colonies de vacances éducatives » et de stages « école ouverte »...

 

 

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 17:40

Beaucoup de nos concitoyens, pas seulement parmi nos « anciens », l'attendent. Notre cimetière communal va rouvrir ses portes ce jeudi. Ça se fera par étapes, progressivement, avec un processus contraignant, pour respecter les obligations de sécurité sanitaire.

Peu de Seynois peuvent imaginer combien la réouverture de ce lieu de recueillement est l'aboutissement d'un processus complexe qui va devoir présider à toutes les remises en fonction des services publics. Et, pour certains, comme les écoles, le risque est majeur.

Il va falloir que l'État mesure bien la responsabilité qu'il ferait endosser aux maires si, d'aventure, il les contraignait à avancer à marche forcée vers le « déconfinement », par injonction plutôt que par concertation, pour répondre à des besoins qui pourraient n'être pas uniquement d'ordre social...

 

Pour que chacun se rende compte du « process » qu'il a fallu imaginer en vue de la seule ouverture de notre cimetière, je mets en ligne ICI  le « plan de continuité d'activité » du cimetière (en ayant « anonymisé » les identités des fonctionnaires cités).

On constatera que très peu de nos concitoyens pourront être admis, avec des démarches préalables à effectuer, des pièces à produire, des horaires à respecter, un contrôle des cheminements à accepter. Le dispositif est présenté dans la page « Coronavirus - Infos de A à Z » de mon blog que je m'efforce de tenir à jour en temps réel.

Alors, imaginons ce qu'il va en être de l'ouverture des établissements scolaires ! Même si certains de nos jeunes ont, plus que d'autres, besoin de combler des retards accrus dans leur instruction, il ne faut pas que la moindre faille dans le dispositif provoque un regain de la pandémie. L'État jouerait gros de faire assumer à d'autres la responsabilité de santé publique qui est la sienne. C'est pourquoi, avec un grand nombre d'autres maires, nous avons demandé à être associés aux décisions. Et nous avions bon espoir de l'être, le Président de la République nous l'ayant lui-même demandé jeudi dernier.

 

PATATRAS, LA PROMESSE DE CO-CONSTRUCTION DU DÉCONFINEMENT S'ÉVAPORE !

Et voilà que nous apprenons que notre réunion de ce lundi est reportée, que le gouvernement a arrêté son plan sans avoir recueilli nos avis, qu'il le présentera ce mardi aux députés, puis enfin aux élus locaux ce mercredi alors que tout aura été décidé. À charge pour nous de mettre en œuvre ce qui aura été conçu sans nous...

Que tout le monde le sache, ça ne peut pas se passer comme ça. On parle là de risques vitaux pour nos concitoyens. Nous, maires, voulons bien partager avec l'État les responsabilités, mais nous ne ferons pas n'importe quoi qui nous serait imposé. L'Éducation nationale, en particulier, devra accepter que, ça et là, si les réalités des infrastructures scolaires et des effectifs de personnels qualifiés ne le permettent pas, si tous les équipements protecteurs ne peuvent être fournis faute de livraison ou de budget, s'il est constaté des difficultés à faire respecter les consignes par les usagers, alors telle ou telle école ne rouvrira pas, ou elle rouvrira aux conditions et aux dates que nous, maires, aurons nous-mêmes fixées au regard de la responsabilité que nous engageons. Espérons que les Départements et les Régions auront la même posture pour les collèges et les lycées.

Mais, souhaitons-le, ce message, qui monte fort depuis hier de toute la France vers Paris, va être entendu...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité

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