29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 07:51

Ils ont été formidables de courage et d'imagination. Les commerçants seynois, sédentaires comme forains, ont beaucoup souffert de ces longues semaines de crise sanitaire malgré leurs initiatives opportunes tendant à amortir le choc du confinement : livraisons à domicile, systèmes de « drive », diversification des produits vendus, etc.

Si la Ville a anticipé beaucoup de mesures de précaution sanitaire avant même que le gouvernement ne les impose, elle était aussi prête pour la réouverture des marchés et la relance de l'activité commerciale, afin qu'aucun jour ne soit perdu pour la reconquête économique dès lors que l'État donnerait son feu vert.

Et elle a imaginé, en coordination avec la Métropole qui assure la compétence économique de par la Loi comme avec les associations de commerçants, des moyens d'apporter des coups de pouce supplémentaires à l'activité commerciale...

 

EXONÉRATIONS DE TAXES, ÉLARGISSEMENT GRATUIT DE L'USAGE DU DOMAINE PUBLIC

Un ensemble de mesures de soutien a ainsi été conçu. Nous avons décidé d'accorder la gratuité du droit d'usage du domaine public communal, pour les terrasses des cafés et restaurants, les étals forains des marchés, les autorisations d'occupation temporaire du domaine public, y compris au-delà du moment de redémarrage de ces activités commerciales.

Nous avions déjà décidé de ne pas appliquer la taxe sur les enseignes commerciales pour celles de faible superficie. Nous avons désormais accordé un abattement de 25% pour celle exigible sur l'ensemble de l'année.

Nous avons aussi, sans augmentation de la redevance due, choisi d'autoriser, partout où cela sera possible, une extension de la surface des terrasses et étalages pour que les mesures imposées de distance entre consommateurs ne conduisent pas à une réduction du nombre de ceux-ci.

Tout ça va coûter à la commune, et même si le soutien à l'économie n'est pas règlementairement de son ressort, mais la vie locale est un tout. Sans dynamique économique relancée, pas de redynamisation sociale, ni culturelle, ni urbaine.

 

UN COÛT POUR LA COMMUNE, MAIS, COMME LA SANTÉ, LA VIE SOCIALE ET ÉCONOMIQUE N'A PAS DE PRIX

C'est un choix que notre équipe municipale a fait sans hésitation. Comme elle n'a pas tergiversé pour les achats d'équipements et produits de protection pour tous les lieux publics, pour ceux de masques, visières, lingettes et gants pour le « grand public » et pour les professions publiques ou privées qui n'en étaient pas dotées par leurs propres autorités, et de produits de première nécessité pour les personnes fragiles, pour le renforcement de l'accompagnement scolaire, pour l'augmentation à 150% des subventions aux associations caritatives et solidaires qui sont formidables avec les plus démunis dont la situation sociale s'aggrave durement, pour la création et le fonctionnement à La Seyne du tout premier centre varois de consultation devenu centre de dépistage virologique du covid-19, pour l'information permanente de nos concitoyens, et tant d'autres dépenses nécessaires à la prévention de l'épidémie.

Nous tenons bien sûr les comptes. Nous avons réclamé à l'État qu'il amortisse l'impact sur les finances locales. Cependant, comme toutes les communes, nous nous préparons à des perspectives budgétaires et financières difficiles. Mais, à La Seyne, nous avons, par une gestion rigoureuse, su redresser la barre d'une situation complexe que nous avaient laissée nos prédécesseurs de droite. L'expérience acquise nous permettra de relever ce nouveau défi.

 

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 05:32

Si La Seyne a évité les événements violents qui ont crû au cours des mois de confinement de la part de jeunes gens dans beaucoup de communes vulnérables alors que les mêmes ingrédients explosifs étaient rassemblés chez nous, on le doit aux mesures préventives qui ont été menées avec efficacité et détermination.

Mais la période estivale exige une vigilance. Les jeunes seront nombreux car beaucoup moins de familles partiront, les difficultés sociales ont été aggravées par l'épidémie, l'habitude du respect des règles de vie en société s'est perdue, le confinement dans des logements surpeuplés a laissé des traces. C'est pourquoi une mobilisation exceptionnelle devait être envisagée.

C'est chose faite dans un bel élan de coopération entre services publics de l'État et de la Ville, du monde associatif et des acteurs économiques. Pour les vacances qui approchent, le programme « Bouge ton été ! », que La Seyne est la seule commune du territoire à proposer depuis 2014, va accroître son offre d'activités à plusieurs milliers de nos jeunes concitoyens.

 

ÉVITER LE DÉSŒUVREMENT POUR PRÉVENIR LES DÉVIANCES

En dévoilant un plan « anti-rodéos », le ministre de l'Intérieur a montré qu'il a entendu les alertes de nombreux maires. L'inactivité et le confinement forcés de plus de deux mois, avec la suspension de l'enseignement, de l'apprentissage, des activités socio-éducatives, sportives ou culturelles des temps libres, commençait, dans certaines quartiers de communes vulnérables, à poser de sérieux problèmes de comportements d'enfants, d'adolescents et de jeunes.

La Seyne est un des territoires qui y ont échappé. La mobilisation préventive des services communaux des 0 à 25 ans, couplée à celle des associations, renforcée par une implication des professeurs dans un télé-enseignement très individualisé, a permis de maintenir une relation constante aux jeunes et un accompagnement des familles dans l'exercice difficile de leur fonction parentale. Très peu de manifestations déviantes ont été enregistrées chez nous.

 

VIGILANCE POUR UNE PÉRIODE DE TRÈS LONGUES VACANCES

Mais les mêmes acteurs éducatifs ont aussi anticipé la période des congés scolaires. Si les contraintes vont peu à peu être levées, elle ne disparaîtront ni toutes, ni complètement. Le risque de débordements demeure au rouge. Il faudra accroître les offres d'activités pour que le maximum de jeunes profitent de temps encadrés, propices à l'exercice du « faire ensemble », de la responsabilisation, du respect des règles de la vie sociale, des autres et de soi-même.

Et comme, malgré la réouverture annoncée des collèges et des lycées début juin, il est probable que très peu de nos jeunes s'y rendront, la rentrée de septembre pourrait s'avérer difficile pour ceux qui, malgré l'imagination et l'engagement des professeurs, ont le moins pu bénéficier des dispositifs d'enseignement adapté, les écarts d'acquisition des savoirs, savoir-faire et savoir-être risquent fort de s'être accrus au bout de près de six mois sans lien avec la scolarité et les activités organisées. Il faut donc ajouter un volet  « Éducation et insertion » à la batterie traditionnelle des activités de loisirs de l'été.

 

DES LOISIRS ÉDUCATIFS, MAIS AUSSI DU RATTRAPAGE SCOLAIRE

C'est ainsi une mobilisation générale qui s'est fait jour pour l'été. L'État autorise la mobilisation des moyens qu'il a alloués à La Seyne, seule commune du Var à avoir obtenu le label « Cité éducative ». Les collèges activent leurs dispositifs de « Vacances apprenantes ». Les services municipaux de l'enfance, de la jeunesse, des sports et de la culture, les opérateurs culturels métropolitains que sont Châteauvallon et le Théâtre Liberté, et de très nombreuses associations, déploient un panel concerté et complémentaire d'activités de loisirs éducatifs, d'éveil aux sports et à la culture, en proximité et en sorties et séjours collectifs, mais aussi de rattrapage et d'accompagnement scolaire.

Fait nouveau pour cet été, notre club-phare, l'Union sportive seynoise, déjà très mobilisé pour l'insertion et la prévention, notamment avec son école de rugby accueillant plusieurs centaines de petits Seynois, va proposer un ensemble d'activités, sous forme de mini-stages de découverte de la balle ovale et d'autres pratiques sportives et ludiques, à partir d'une présence de ses éducateurs au cœur de nos quartiers.

Et, pour la première fois, il faut saluer l'implication de nos acteurs économiques, à l'initiative de la société d'ingénierie seynoise Fortil et du club d'entreprises Face-Var, qui ont choisi de se mobiliser en partenariat avec les acteurs publics et associatifs, complétant l'offre de loisirs par des activités de découverte des métiers et de l'entreprise, des nouvelles technologies, des appuis aux apprentissages scolaires. Un bel exemple à saluer et valoriser.

 

ÉTAT, COMMUNE, ASSOCIATIONS ET... ENTREPRISES ENSEMBLE POUR LES JEUNES

Ces deux dernières initiatives montrent, si besoin était, que La Seyne sait répondre aux besoins et aux urgences, grâce à la volonté de son équipe municipale, à la dynamique de ses services communaux, à son remarquable monde associatif, aux relations constantes que la Ville entretient avec ses acteurs économiques qui, malgré la crise, tiennent à exercer leur responsabilité sociétale, et à l'engagement de certaines de ses « têtes d'affiche », modèles pour les plus jeunes qui, tels notre international de rugby Gaël Fickou, présent ces jours derniers à nos côtés pour « parrainer » le partenariat « Bouge ton été ! », n'oublient jamais de rappeler que, eux-mêmes issus de nos quartiers fragiles, il leur a été possible d'emprunter les voies de la réussite.

 

SOUS LA PARRAINAGE DE GAËL FICKOU, ENTREPRENEURS, ÉLUS, SERVICES PUBLICS ET ASSOCIATIONS, ENSEMBLE POUR LES JEUNES, LORS DE LA PRÉSENTATION DU PROGRAMME « BOUGE TON ÉTÉ »

 

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 15:59

Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur l'ont annoncé à la mi-journée de ce vendredi.

 

Sauf redémarrage de l'épidémie, le second tour des élections municipales aura lieu le 28 juin.

 

Après les services publics que nous faisons redémarrer peu à peu, après la réouverture progressive des espaces communs, place à un regain de la démocratie, en prenant toutes les précautions, tant pour la campagne que pour le scrutin.

 

 

Les diverses hypothèses pour l'achèvement du processus électoral avaient toutes des avantages et des inconvénients pour les nécessités de la santé publique et de l'exercice démocratique.

 

Il est bien que l'exécutif ait pris une décision. Je me refuse à l'évaluer à l'aune des intérêts ou des désavantages stratégiques qu'elle pourrait avoir pour le candidat que je suis.

 

Pour l'heure, la seule chose qui compte à mes yeux, c’est d’assumer ma fonction de maire. Avec nos fonctionnaires, dont je salue le dévouement et le sérieux, en lien avec les autorités de l'État, je veux garantir aux Seynois des conditions de vote sécurisées, comme nous le faisons pour les écoles, les crèches, les plages, et tous les services et lieux publics qui rouvrent progressivement.

 

Tout sera mis en place pour que nul n’ait à s’inquiéter pour sa santé lorsqu’il exercera son devoir et son droit de citoyen. Et pour ceux qui seraient malades, fragilisés après l'avoir été, ou porteurs du virus, il devront pouvoir, le plus simplement possible, confier à d'autres électeurs de confiance le soin de voter à leur place.

 

Je demande enfin aux candidats et leurs équipes de respecter scrupuleusement, dès à présent et pour les semaines à venir, les règles de prévention sanitaire lors de la campagne électorale.

 

Cette année, on se protègera en ne suivant pas à la lettre Jacques Chirac nous disant que « le contact humain est le véhicule essentiel de la démocratie », mais on aura, plus que jamais, le devoir de faire vivre ce droit républicain durement acquis par nos anciens. Il nous faut tous continuer à être des citoyens.

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 06:41

Le Président de la République a organisé ce mardi une nouvelle visioconférence avec les associations d'élus municipaux et intercommunaux, ainsi que quelques maires de communes de toutes tailles. J'étais convié à y prendre part comme président de “l'Association des maires Ville & Banlieue de France”, qui regroupe les mairies et intercommunalités ayant sur leur territoire des quartiers urbains vulnérables.

La Seyne semble plutôt échapper au climat tendu que connaissent d'autres communes paupérisées fragiles en cette période de crise sanitaire, mais, m'exprimant au nom de l'ensemble de mes collègues, mon devoir était de faire part au Président et aux ministres qui l'entouraient de nombreuses situations inquiétantes dans diverses régions françaises, qui, jour après jour, depuis le début des mesures de précaution, manifestent un mal-être sur fond de pauvreté et de dégradation du respect des codes sociaux, ressemblant en bien des points à celles qu'on a connues dans certains quartiers en préalable à des violences urbaines.

Voici le message, élaboré avec des maires de toutes opinions politiques et de toutes régions, que j'ai transmis à M. Macron et son gouvernement...

 

« Monsieur le président,

« Madame et Messieurs les ministres,

« Chers collègues,

 

« Ville & Banlieue ne reviendra pas sur les grands enjeux abordés par les autres associations généralistes d'élus.

 

« Nous voulons en revanche vous alerter sur la situation chaque jour plus préoccupante que connaissent nos territoires urbains vulnérables depuis le début de la crise sanitaire.

 

« C'est une réalité : les élèves de nos quartiers prioritaires, pour la plupart réseaux d'éducation prioritaire, n'ont pas été au rendez-vous de la reprise de l’école, malgré les efforts de sensibilisation à son importance par l'ensemble des co-éducateurs.

 

 

LA TRÈS FAIBLE FRÉQUENTATION DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES INQUIÈTE LES ÉLUS

 

« Au-delà du risque d'aggravation des inégalités dans l'acquisition des savoirs, gages de la réussite scolaire, ce qui nous préoccupe tout autant est la perte de repères, de savoir-être, de respect des règles de vie sociale, que l'école et ses rituels contribuent à acquérir.

 

« L'impact est d'autant plus sévère que les tiers lieux éducatifs, sportifs, culturels et socio-éducatifs, ont dû aussi cesser leurs activités et, pour certains, ne peuvent toujours pas les reprendre.

 

« Beaucoup de mes collègues des banlieues estiment que, déjà, les deux mois sans école ont mis à mal 10 ans d'efforts pour la réussite éducative. Et c'est d'autant plus vrai pour les tout jeunes enfants, pour lesquels nous savons tous que la scolarisation à 2 ans est unanimement préconisée et qui sont ceux qui ont le moins repris le chemin de l'école.

 

« Nous voulons aussi vous faire part d'un regain de manifestations d'actes délictueux et de dégradations, notamment en direction d'espaces publics, de la part de collégiens de 4ème et 3ème et des lycéens et apprentis qui, eux, ne sont pas près de regagner leurs établissements scolaires.

 

« Les deux mois écoulés nous laissent augurer d'un été d'une rare complexité, notamment dans les communes des grands territoires de banlieue.

 

 

POUR L'ÉTÉ, IL FAUT UNE BATTERIE DE PRISES EN CHARGES DES JEUNES

 

« Même si, cet été, nous mobiliserons plus que jamais nos ressources communales et associatives, même si le dispositif des vacances apprenantes recueille l'assentiment d'un certain nombre d'enseignants, même si nous dévoierons les financements des cités éducatives, les moyens dont nous disposerons pour les vacances vont être notoirement insuffisants.

 

« Les annonces du Secrétaire d'État à la Jeunesse en matière d'aides spécifiques concernent essentiellement des investissements dans les infrastructures de tourisme social. Or c'est de l'argent immédiatement disponible en fonctionnement qui nous est nécessaire.

 

« Une fois passé l'été, la rentrée s'annonce aussi préoccupante. Elle le sera d'autant plus si l'école ne retrouve pas un fonctionnement ordinaire. Pour la plupart de mes collègues, le caractère facultatif de la scolarisation et l'enseignement à mi-temps ne pourront pas être des options.

 

« Nous vous demandons un moratoire sur les fermetures de postes d'enseignants en REP+, en REP, et dans les quelques QPV qui ne sont pas dans la géographie de l'éducation prioritaire, de même qu'un financement d'État aux communes leur permettant d'assurer la présence d'une Assistante territoriale spécialisée des écoles maternelles par classe.

 

« Au-delà de l'école, la situation sociale est très préoccupante.

 

 

LA PAUVRETÉ S'ACCROÎT, ET LA TENSION SOCIALE AVEC

 

« Les premiers “déconfinés” ont été les groupes de dealers qui ont tôt fait de s'approprier les parties communes des résidences et les espaces publics, et de relancer leur activité comme jamais.

 

« Nous aurons d'autant plus de mal à contrecarrer le regain de cette économie parallèle qu'encore plus de familles qu'avant risquent de trouver dans cette activité le moyen de compenser les pertes de revenus qu'elles sont les premières à subir de plein fouet du fait de la précarité de leurs statuts professionnels, situation qui va s'aggraver avec la fin de l'appui de l'État au chômage partiel : intérimaires, auto-entrepreneurs peu ou mal accompagnés, petits employés de sous-traitants, etc.

 

« Malgré l'aide bienvenue de 150 euros par foyer, accrue de 100 euros par enfant, pour les plus humbles, parfois complétée par un appui d'une collectivité locale, chaque jour voit plus de familles avoir faim et les conseillers en économie familiale et sociale aider au montage de plus de dossiers de fonds de solidarité logement.

 

« Les files d'attente pour la livraison de produits de première nécessité par les associations solidaires s'allongent. Malgré les subventions exceptionnelles de 2500 euros que les préfets peuvent leur allouer, les communes sont souvent obligées de compléter les stocks de ces associations caritatives et sociales. Beaucoup d'entre nos villes ont dû décider de la gratuité de la restauration scolaire, en plus de celle des activités périscolaires.

 

 

L'URGENCE ABSOLUE D'UN PLAN SOCIAL POUR L'EMPLOI

 

« Monsieur le président, le “jour d'après” est arrivé très vite et très violemment pour les habitants de nos territoires populaires vulnérables. Sans un plan sans précédent pour l'insertion professionnelle, la situation va vite devenir intenable et, ça et là, le climat social s'en ressent déjà.

 

« La tension monte. Nos bailleurs sociaux connaissent la même inflation de demandes de mutation de la part de ceux qui veulent partir de nos QPV qu'aux moments des grandes émeutes qu'on a connues dans le passé.

 

« On nous signale que des policiers eux-mêmes, interpellés par des habitants qui sont terrorisés, n'ont d'autre voie que leur répondre : “Que voulez-vous qu'on y fasse ? Vous n'avez qu'à quitter le quartier.”  On va droit à une nouvelle ghettoïsation. Nous nous refusons à penser que 40 ans de politique de la ville et de rénovation urbaine n'auraient servi à rien. 

 

« Nous insistons sur notre demande de mesures amortissant le drame de l'emploi de nos quartiers. Même les entreprises les plus volontaires en matière de responsabilité sociétale, confrontées aux difficultés que l'on sait, vont peiner à jouer le jeu de l'insertion que vous attendez d'elles. Les emplois francs n'ont bénéficié qu'à 12.000 personnes en deux ans.

 

« Nous attendons un plan ambitieux permettant, en plus des employeurs du secteur marchand, aux services de l'État, aux collectivités et au monde associatif, de proposer des emplois d'insertion, qui seront d'autant plus utiles qu'il est nécessaire de renforcer leurs actions d'accompagnement social et éducatif.

 

« Nous avons proposé ce qui a été une des mesures que nous avons portées autour de Jean-Louis Borloo en 2018 : la relance des emplois aidés par l'État, à hauteur de 100.000 conventions de type emplois d'avenir ou contrats d'accompagnement dans l'emploi, dispositifs qui ont porté leurs fruits.

 

« Nous rappelons aussi notre suggestion, dans le même rapport, d'un plan permettant chaque année l'engagement de 5.000 jeunes et jeunes adultes de nos quartiers dans nos armées, avec un parcours formatif d'insertion.

 

« Il faut également relancer ou lancer sans délai les opérations de rénovation urbaine, car les clauses de leurs marchés imposent aussi des pourcentages d'heures d'insertion professionnelle pour les publics les plus éloignés de l'emploi.

 

« Enfin, les budgets de nos communes, déjà fragiles pour la plupart, sont, peut-être plus que d'autres, rudement impactés par les dépenses exceptionnelles qu'elles doivent engager pour amortir le choc.

 

 

DES AIDES FINANCIÈRES ATTENDUES DE L'ÉTAT POUR LES DÉPENSES EXCEPTIONNELLES DES COMMUNES

 

« Le remboursement intégral de ces charges par l'État, au nom de la solidarité nationale, est nécessaire pour les villes ayant des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

 

« L'État soit aussi assumer les acquisitions futures des protections, dont les masques qui, notamment dans les communes dont les conseils municipaux ne sont pas encore élus, sont devenus un enjeu politique en bien des endroits. 

 

« La dotation de solidarité urbaine doit être accrue. Mais les mécanismes de péréquation doivent aussi être révisés.

 

« Les intercommunalités vont elles-mêmes connaître une baisse de leurs recettes en provenance du secteur économique comme la cotisation sur la valeur ajoutée et le versement transports, entre autres.

 

« Notamment pour certaines intercommunalités qui comptent peu de communes ayant des QPV, donc pas toujours très mobilisées à leur endroit, nous craignons une baisse de la dotation de solidarité et des velléités de hausse de l’impôt additionnel. Or, en bien des endroits, ce seraient nos concitoyens qui seraient les plus gros contributeurs en raison des bases fiscales élevées.

 

« Il faut rendre la fiscalité plus équitable et revoir le mode de calcul. C'est pourquoi nous préconisons un mécanisme s’inspirant de ce qui avait été réalisé lors du transfert de la taxe professionnelle des communes aux intercommunalités, avec une harmonisation progressive des bases et des taux, permettant de constituer un fonds de solidarité mis à disposition des intercommunalités.

 

« Merci de votre attention. »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 09:50

Grosse surprise, ce mardi, à la lecture du quotidien Var-matin qui communique la réflexion de la personne à l'initiative d'un centre provisoire de tests virologiques ! Selon l'initiateur de ce projet, ma demande de vérification du caractère règlementaire de ce centre de test, en préalable à mon autorisation d'utilisation du domaine public et à un éventuel appui logistique municipal, serait... « une basse attaque politicienne » !!!

Au lieu de se laisser aller à de tels propos, le promoteur de cette idée devrait me remercier. Son programme, louable et généreux, comme d'autres, ainsi que je l'exposais dans un précédent article de mon blog, n'était pas – du moins en l'état de sa préparation – acceptable au regard de la règlementation. Je lui évite sûrement des ennuis et, en tous cas, je les évite à la commune qui, en l'aidant dans la précipitation, aurait pu partager sa responsabilité...

 

Oui, en effet, autant il est de mon devoir de soutenir tous ceux qui veulent prendre une part solidaire dans la lutte contre cette terrible épidémie, et j'étais bien d'accord pour le faire, sans aucune arrière-pensée politicienne, le projet fût-il initié par un concurrent politique, autant il est encore plus de ma responsabilité de m'assurer que la loi et les règlements sont respectés.

J'ai donc saisi les autorités sanitaires de l'État qui m'ont confirmé qu'elles « découvr[aient] cette initiative » et m'ont alerté sur son caractère contraire sur plusieurs points au protocole qui s'impose aux tests de dépistage. Pour ne pas lire demain que je m'obstinerais dans une posture « politicienne », je reproduis ci-dessous le courriel reçu de la direction de l'Agence régionale de santé (ARS) ainsi que le document officiel sur lequel j'ai encadré (en rouge) les points qui n'étaient manifestement pas respectés par le porteur de projet. Et j'ajoute que le médecin bénévole sollicité par celui-ci n'est en rien en cause dans cette situation.

Je le répète : l'initiative est sympathique, mais elle doit être « dans les clous ». J'invite donc une nouvelle fois, comme mon cabinet l'a fait, et conformément aux recommandations de l'ARS, le promoteur de cette idée à se rapprocher du centre de consultation et de dépistage agréé pour La Seyne et l'ouest toulonnais, s'il souhaite toujours apporter sa contribution.

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 17:50

 

Toutes les initiatives individuelles concourant à la prévention du regain de l'épidémie et à l'accompagnement des gens en difficulté sont évidemment bonnes à prendre. Certaines personnes et associations fabriquent et distribuent des masques, d'autres assurent des accompagnements à la scolarité, d'autres encore, ainsi que des commerçants, proposent des aides en fourniture ou livraison de produits de première nécessité.

 

La Ville les salue et les accompagne autant qu'elle le peut, dès lors qu'elles s'inscrivent dans les cadres règlementaires et légaux que l'État leur impose, et en cohérence avec les mesures publiques mises en œuvre.

 

 

PLUTÔT LA COORDINATION QUE L'ÉPARPILLEMENT

 

Pour toutes ces démarches solidaires, lorsqu'elles ont été rendues publiques, la Ville a appelé leurs initiateurs à s'assurer du respect de la sécurité sanitaire et à favoriser, plutôt que l'éparpillement, la coordination et le renforcement par les nouveaux volontaires des structures expérimentées et reconnues.

 

S'agissant des initiatives de dépistage du coronavirus, toutes les compétences sont bien sûr bienvenues. C'est la raison d'être du centre de consultation et de test auquel coopèrent les acteurs libéraux de santé réunis dans la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) avec l'appui de la Ville dans les locaux de l'ancienne école Amable-Mabily.

 

La Ville n'est pas opposée à d'autres initiatives privées de personnes qualifiées – et n'a d'ailleurs pas à l'être. Une telle nouvelle initiative nous a été proposée. Nous l'avons saluée. Mais, dans la mesure où un centre de dépistage et de test existe déjà à La Seyne et est ouvert, dans un esprit républicain, à toute la population de la commune et de l'ouest toulonnais, la commune a formulé le souhait que les moyens bienvenus que les nouveaux opérateurs engageraient viennent en renfort de ceux des médecins et infirmiers libéraux investis dans le centre de test déjà existant, à charge pour les professionnels d'évaluer entre eux s'ils doivent démultiplier les lieux de leur activité médicale.

 

 

EN MATIÈRE DE TESTS DE DÉPISTAGE, L'AVAL DES AUTORITÉS SANITAIRES EST REQUIS

 

Elle précise en outre qu'il est de la compétence des autorités de l'État de valider les nouveaux espaces de dépistage projetés, fussent-ils occasionnels, et que cette validation est un préalable à la sollicitation d'un appui public communal (usage du domaine public, aide logistique, etc.), auquel la Ville répondra très volontiers, dès l'obtention par les porteurs de projets des accords de l'Agence régionale de santé (ARS) et de la préfecture du Var, bien sûr en fonction de ses moyens dans une période difficile où ses agents et ses ressources sont déjà extrêmement mobilisés.

 

Enfin, s'il s'agit d'une opération devant se dérouler sur le domaine public, sa localisation et son moment doivent faire l'objet d'une concertation avec la puissance publique afin de ne pas s'exposer à un inutile refus pour impossibilité ou inopportunité.

 

Unissons nos efforts publics, privés, libéraux, associatifs et individuels bénévoles.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 08:11
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Des dizaines de volontaires ont assuré avec un vrai dévouement et un grand savoir-faire les deux événements majeurs du week-end qui s'achève : la distribution des masques « grand public » aux Seynois qui n'avaient pas pu les recevoir à domicile, et la réouverture de certaines de nos plages. Ils méritent un beau coup de chapeau.

Les Seynois, une fois de plus, ont prouvé leur sérieux et leur souci de prévention sanitaire : pas de bousculade, pas d'irrespect des consignes, aucune difficulté particulière n'a été signalée. Nos concitoyens aussi méritent qu'on salue leur beau comportement.

Ce week-end a confirmé ce qu'on savait : nos concitoyens s'étaient déjà signalés par leur sérieux quant aux déplacements lors de la période de confinement. Les derniers chiffres en attestent. Les 28.891 contrôles effectués par les polices nationale et municipale n'ont donné lieu qu'à 5,2% de verbalisations, taux inférieur à celui relevé en France et dans le département du Var.

 

DISTRIBUTION DES MASQUES : OBJECTIF ATTEINT

Mais ne relâchons pas notre vigilance. Il convient de continuer à se prémunir. C'est pour cela que beaucoup de nos concitoyens adoptent le port d'un masque « grand public » et que la Métropole et la commune ont décidé de leur en fournir. Mais, dans une ville de 66.000 habitants, il fallait éviter que des distributions en grand nombre soient autant d'occasions de promiscuité propice à la transmission du virus. Alors que la plupart des communes ont opté pour des points de retrait qui ont parfois, malgré leur nombre et leur répartition par quartiers, occasionné des files d'attente, nous avons voulu que le maximum des masques soit livré aux domiciles, autant que ça s'avérait possible. Sachant que certaines résidences sont interdites d'accès car protégées par des codes, que des personnes seraient absentes, qu'il nous était interdit d'imposer la distribution à nos fonctionnaires, ne pouvant que solliciter le bon vouloir de volontaires, notre objectif avait été fixé à 40 à 50% de masques remis. Avec 18.000 foyers atteints sur plus de 32.000, on est parvenu au-delà. Et, conséquemment, on a évité les encombrements et risques de contagion dans les points de retrait assurés tout au long du week-end. Bravo et merci à ceux qui ont conçu et fait vivre cette organisation impeccable.

Bien sûr, malgré l'effort d'information, quelques-uns n'auront pas été servis. Ceux-là peuvent encore l'être, deux points de retrait étant maintenus mercredi 20 et vendredi 22, à l'Esplanade Marine et aux Chapiteaux de la Mer. Renseignements en appelant un numéro dédié : 04.94.06.95.09 

 

DEUXIÈME DISTRIBUTION DANS QUELQUES JOURS

Les masques distribués sont ceux fournis par la Métropole. Ils permettent de se protéger pendant quelques temps, étant lavables de 10 à 20 fois. L'opération sera renouvelée dans les temps à venir, avec la distribution, dans des conditions similaires (au maximum à domicile, en points de retrait en week-end pour les autres), des masques commandés par la Ville, lavables de 50 à 100 fois, mais livrés avec un délai un peu plus long, car nous avons tenu à acquérir des masques fabriqués en France.

Que nos concitoyens soient attentifs aux informations sur cette deuxième distribution : presse locale, sites Internet et réseaux sociaux de la commune.

 

LES PLAGES, TRANQUILLEMENT...

Le week-end était aussi celui de la permission des accès à certaines plages : Saint-Elme, les Sablettes et Mar Vivo.

Là encore, les Seynois se sont montrés responsables et précautionneux.

Même si la météo mitigée a sûrement évité les afflux...

Ça augure bien du fait que le préfet confirmera probablement que nos autres bords de mer, à La Vernette, La Verne et Fabrégas, verront leurs accès autorisés le 21 mai.

 

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 05:00

Ça s'est plutôt bien passé. Il faut dire qu'on ne se bousculait pas au portillon, ce jeudi, pour reprendre le chemin de l'école. Le gouvernement ayant laissé aux familles le libre choix de scolariser leurs enfants ou de leur permettre de poursuivre l'enseignement à distance, beaucoup ont opté pour la deuxième option.

L'important est que, de l'avis des autorités académiques avec lesquelles nous avons fait un point, nos services communaux aient pu répondre aux attentes de l'Éducation nationale qui a elle-même pu déployer les moyens nécessaires lui incombant.

La semaine qui débute est celle de la reprise des collégiens. Formulons le vœu qu'elle se déroule dans les mêmes conditions que pour les écoliers. À eux-mêmes, à leurs professeurs et aux autres personnels des collèges, je souhaite une bonne « rentrée ».

 

MOINS DE 700 ÉCOLIERS SEYNOIS PRÉSENTS SUR LES 5800 INSCRITS EN PRIMAIRE

Sur près de 5800 écoliers seynois, seuls 673 étaient au rendez-vous de la reprise, plutôt en école élémentaire (14% de présents) qu'en école maternelle (9% de présents). C'est même moins que l'effectif attendu par les enseignants qui avaient estimé, en questionnant les familles, qu'un peu plus de 900 enfants allaient franchir les portails des établissements.

J'attendais avec une certaine impatience de savoir si des disparités importantes allaient apparaître entre les enfants des quartiers vulnérables et l'ensemble de la commune. C'est le cas pour les petits de maternelle du centre ancien et de Berthe, qui n'ont été que 5% à retourner à l'école. Mais ce n'est pas vrai pour les écoliers du CP au CM2 de ces quartiers, où le pourcentage de reprise est identique à celui du reste de la ville. Lorsqu'on sait que, pour beaucoup d'entre eux, il aurait été dommage d'accroître les inégalités d'accès aux savoirs, on doit être rassuré.

Cependant, c'est l'urgence sanitaire qui prévaut et, dans une telle configuration d'effectifs très réduits, d'écarts suffisants entre bureaux, de cheminements sans croisement, de temps consacrés aux toilettes et à l'hygiène, notamment manuelle, d'espacements des enfants pendant les récréations, aucun problème n'a été signalé par les enseignants.

 

UNE SITUATION QUI POURRAIT BIEN PERDURER...

Il pourrait en être autrement dans les jours à venir, lorsque plus de parents devront reprendre leur activité professionnelle. Si trop d'enfants devaient être scolarisés, la configuration de certaines écoles ne permettrait peut-être plus de garantir le protocole de sécurité. Dans ce cas, après analyse de la situation avec l'Éducation nationale, celle-ci organiserait une nouvelle répartition des temps de scolarité entre écoliers, réduisant de fait le nombre de jours de scolarisation. Ce qui ne ferait pas l'affaire de certaines familles ayant à trouver des solutions de garde.

On n'ignore pas non plus que, pour tous les petits Seynois que les parents ont choisi de garder à la maison, quel que soit leur lieu de résidence et leur situation, il n'est pas toujours simple de tirer parti de l'enseignement à distance. Et l'éducation ne se borne pas à l'instruction, mais suppose aussi des contacts humains et de la socialisation. Là, il va falloir faire preuve d'initiative. C'est pour cela que les vacances d'été auront un rôle éminent à jouer et que j'ai demandé à nos services de travailler avec les enseignants volontaires et les associations à préparer une offre de loisirs éducatifs estivaux la plus conséquente possible.

En tout état de cause, les autorités académiques l'ont confirmé, il faut vivre cette période comme une sorte de rodage. Il va en effet falloir prendre son mal en patience pour retrouver une situation ordinaire, et probablement au-delà de l'actuelle année scolaire. Il semble, nous dit-on, que, tant qu'un vaccin n'aura pas été trouvé et administré largement, il faille reconduire le modèle. La rentrée de septembre devra sûrement se dérouler sous une forme qui pourrait bien s'apparenter à celle que nous connaissons aujourd'hui. Espérons que les modalités imaginées par l'État n'accroîtront pas les inégalités de cette réussite scolaire que doit garantir à tous l'école publique...

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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 06:51

Oui, on peut, dès ce samedi, accéder à nos espaces littoraux. Mais pas n'importe comment. Et pas sur tous nos bords de mer seynois, ni n'importe quand.

Mais ça devrait satisfaire un bon nombre de nos concitoyens.

M. le préfet l'a permis par arrêté, de 8 heures du matin à 18 heures, sous réserve de respecter les consignes précises édictées pour prévenir la transmission du coronavirus, on pourra aller à Saint-Elme, aux Sablettes, ou à Mar Vivo. Mais pas encore sur nos autres plages (La Verne, La Vernette, Fabrégas) qui pourront être ouvertes, si tout se passe bien, à partir du 21 mai.

 

C'est bien quand le bon sens prévaut. Il faut le reconnaître, c'est le cas. Merci aux services de l'État.

L'arrêté préfectoral que je mets en ligne ICI le confirme. Et j'invite chacun de nos concitoyens seynois à en respecter les règles. N'oublions pas que c'est une dérogation que M. le préfet veut bien nous accorder. Ce serait ballot de devoir revenir en arrière si des défaillances se faisaient jour.

Que l'on profite donc bien de notre littoral, mais qu'on accepte les conseils et consignes que les fonctionnaires seront amenés à indiquer ou rappeler.

Le « mode d'emploi » que nous avons proposé au préfet et qui a recueilli son assentiment est relativement simple : il faut à tout prix éviter à la fois les groupes de personnes, les rapprochements empêchant le respect des distances de sécurité, et les postures statiques. On peut donc se promener, courir, nager, faire de la plongée, mais pas être les uns proches des autres pour bronzer assis ou allongé, pique-niquer, jouer, ou pêcher.

Que l'on n'oublie pas non plus les autres consignes habituelles que l'on doit s'imposer à la plage, notamment avoir toujours un œil sur les jeunes enfants et, si le soleil est de la partie, prendre garde à ses rayons sur la peau.

Détente, donc, mais prudence !

Et je rappelle que, si l'on n'a pas reçu les masques de protection sanitaire à son propre domicile au cours de la semaine, on a tout le week-end pour aller chercher ceux destinés à son foyer familial dans l'un des quatre points de retrait répartis sur l'ensemble de la ville, suivant les modalités que je rappelle ICI.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 09:34

Il en est, décidément, qui n'ont de cesse d'imaginer de nouveaux moyens de discréditer le travail pourtant remarquable que conduisent nos cadres et agents municipaux pour la difficile gestion de la crise du coronavirus.

Depuis quelques jours, on insinue que La Seyne serait très en retard quant à la distribution des masques de protection. Je n'aime pas répondre aux propos ou allusions polémiques qui n'abusent que ceux qui veulent bien l'être.

Mais je ne peux laisser accréditer l'idée selon laquelle nos fonctionnaires, bien évidemment suivant mes soi-disant instructions de laisser-aller coupable, ne seraient pas à la hauteur de l'enjeu sanitaire.

 

Je pourrais bien sûr répondre qu'une commune n'a aucune obligation de doter ses administrés d'équipements de protection, que la santé publique relève de la compétence régalienne de l'État, éventuellement complétée de celle, prévue par la Loi, des départements qui sont en charge de l'action solidaire et sociale. Et que, du coup, je devrais m'en tenir à exiger de l'État de faire le nécessaire.

 

LA SEYNE COMME LES AUTRES COMMUNES VAROISES

Mais les gens de bon sens et intellectuellement honnêtes savent bien que, comme l'ont fait la quasi totalité des mairies, nous avons pris à bras-le-corps la question de la prévention du coronavirus avec, notamment, l'approvisionnement en masques dits « grand public ».

Et que, comme tous les autres, nous sommes sujets aux aléas des approvisionnements et des transports, très perturbés en cette période exceptionnelle. La Métropole et la Ville n'échappent pas à cette réalité et, pour l'instant, elles ont échappé à des situations anormales, dont ont été victimes d'autres collectivités, de livraisons de masques de qualité médiocre ne correspondant pas à leurs commandes, dont il est injuste de faire endosser la responsabilité à leurs maires.

Réceptionnés le week-end dernier, les masques acquis par la Métropole ont commencé à être distribués, à La Seyne et dans nos onze communes voisines. On a appris ce jeudi que la commande de la Ville de 70.000 masques, dont j'ai tenu à ce qu'ils soient fabriqués en France par une entreprise nationale, destinée à une deuxième vague de distribution, ne pourra pas être livrée, comme prévu, avant la fin de cette semaine. N'importe : une équipe d'agents communaux volontaires est prête à aller les chercher à l'usine située... à Lille, dès la semaine prochaine. C'est ça, la réalité de notre service public communal.

 

LA PREUVE PAR LA PRESSE...

Alors, lorsque je lis ça et là des affirmations fallacieuses selon lesquelles La Seyne serait très en retard sur les autres territoires, je veux juste inviter mes concitoyens à feuilleter les éditions de lundi à ce vendredi du quotidien Var-matin. Chacun pourra faire comme moi et classer en trois catégories les annonces de distributions de masques dans 42 communes de notre département dont le journal a fait état. Et constater la réalité. Sauf à considérer que la presse mentirait, La Seyne n'est ni plus ni moins en retard que les autres...

Mais cela suffira-t-il à faire taire les bonimenteurs ?...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité

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