Avant que, faisant flèche de tout bois, certains ne se gaussent ou crient à l'inconséquence face à une arnaque, je dois dire que, pour plusieurs de mes collègues maires d'autres communes un peu partout en France comme pour moi, ce fut une surprise à la réception des masques protecteurs du coronavirus commandés par la Ville.
Les précieux objets-barrières « grand public », achetés à une société française installée à Lille, présentés comme étant « fabriqués dans [ses] ateliers », proviennent en fait d'une usine installée... en Chine !
Si l'important est qu'ils soient bien conformes aux normes et dûment agréés, évolutifs en masques « pro » par insertion d'un filtre spécial, durables car lavables plus de 50 fois, et reçus dans les temps pour être distribués avant le terme de la durée d'utilisation de ceux fournis par la Métropole, prévus pour une vingtaine de lavages, l'acte « made in France » que, tant qu'à faire, nous avions voulu poser, est un flop.
Explications sur cette histoire. Et surtout infos pratiques pour la distribution prévue du samedi 6 au mardi 9 juin...
DES HAUTS-DE-FRANCE EN PROVENCE, UN CIRCUIT PAS VRAIMENT DES PLUS COURTS...
L'explication du mystère de l'origine des masques, c'est mon collègue président centriste de l'agglomération de Montélimar qui l'a donnée, ayant acquis les mêmes produits auprès du même fournisseur. La société flamande n'aurait ainsi pas vraiment menti : les masques sont en effet fabriqués dans ses ateliers, qui sont en fait ceux d'un groupe belge duquel elle est filiale, qui possède quatre usines, dont une... en Chine populaire.
Et, face à la demande d'un million de masques qu'elle devait honorer, considérant que sa capacité européenne de production n'est que de 200.000 masques, elle aurait mobilisé son usine asiatique, comme le montre l'étiquette reproduite en illustration de cet article. Bon, admettons.
Mais, comme mes collègues de Montélimar, Orvault, Pau ou Mulhouse, je l'ai un peu en travers de la gorge, cette fichue mondialisation, alors même que, dans nos territoires, les producteurs, commerçants, associations et collectivités ont montré, au plus fort de la crise sanitaire, qu'un autre monde de la distribution est possible, en circuits courts, au plus près des consommateurs, dans une démarche vertueuse de prévention durable de la planète évitant les transports polluants et rapprochant les hommes des hommes...
DES MASQUES DE HAUTE QUALITÉ DISTRIBUÉS AUX SEYNOIS À PARTIR DU SAMEDI 6 JUIN
Ceci étant, nous avons ces masques de qualité et nous allons les distribuer aux Seynois. Extrême prudence légale en période pré-électorale oblige, hormis pour les personnes fragiles peu mobiles ou autonomes, nous ne renouvellerons pas la distribution à domicile par nos fonctionnaires et les bénévoles associatifs : les échanges entre « livreurs » et citoyens bénéficiaires pourraient être interprétés, pour peu que tel agent communal opine lorsque le bénéficiaire lui dirait sa satisfaction devant l'initiative municipale, chose rigoureusement interdite au nom de la neutralité de la puissance publique. On n'est jamais trop prudent.
La méthode « à domicile » avait pourtant répondu à nos attentes lors de la distribution des masques métropolitains. Les trois-quarts de ceux-ci avaient pu être livrés en main propre, évitant les files d'attente propices à la contamination dans les points de distribution. En phase de « déconfinement », si la prudence demeure de rigueur et les « gestes-barrières » continuent de s'imposer, les déplacements sont désormais possibles.
C'est donc une stratégie alliant distribution en trois points d'arrêt d'automobilistes (« drives ») et six points de retraits pour piétons, répartis sur l'ensemble des quartiers de la ville, qui a été retenue pour quatre jours dès le prochain week-end des 6 et 7 juin.
Et, plutôt qu'un long discours, je laisse chacun en découvrir les modalités en reproduisant ci-dessous l'affiche informative éditée à cette occasion...
Grâce aux coopérations dont l'exemplarité est unanimement reconnue entre l'État et la Ville, en matière de sécurité publique et d'éducation prioritaire, mes appels au renfort de moyens, suite à l'événement qui aurait pu être tragique qui a secoué la cité Berthe et notre commune dans la nuit de samedi à dimanche, ont été immédiatement entendus.
Répondant sans délai à ma demande, le préfet du Var et le directeur départemental de la sécurité publique ont renforcé dès dimanche en fin d'après-midi les moyens dévolus à la police nationale dans notre quartier Berthe, par l'affectation d'un "groupe de sécurité de proximité" (GSP).
Je les en remercie, tant il est nécessaire que nos concitoyens puissent être rassurés par une présence visible des forces de l'ordre.
Ce renfort a été rendu possible grâce aux dispositifs de zone de sécurité prioritaire (ZSP) et de quartier de reconquête républicaine (QRR) que j'ai obtenus de l'État pour notre métropole.
De son côté, répondant également à ma sollicitation, l'Éducation nationale a confirmé que tous les collégiens pourront être accueillis dans leur établissement. C'est une nécessité car, outre sa fonction instructrice et émancipatrice, l'École est un lieu rassurant d'éducation encadrée de nature à rassurer les familles face au désœuvrement des enfants pouvant conduire à des déviances. J'en remercie les autorités académiques et les enseignants.
J'informe enfin que la Ville, avec l'appui de l'Association Vivre en Famille (AVEF), spécialisée en ce domaine, met en place à compter de mardi 2, un centre d'écoute psychologique qui sera ouvert à la Maison des services publics, au Germinal, en faveur des personnes désirant être accompagnées suite au dramatique événement.
Je renouvelle mon appel aux parents pour qu'ils veillent à ce que leurs enfants reprennent le chemin de l'école et ne trainent pas la nuit hors de leur domicile. Et je témoigne, au nom de tous les Seynois aux victimes, à leurs proches, et à nos habitants, toute notre compassion.
Nous avons eu raison d'attirer l'attention pour la vigilance. L'impact de cette crise sanitaire sur le désœuvrement et la perte de repères sociaux de certains laissait craindre des situations difficiles comme en connaissent depuis plusieurs semaines d'autres villes.
Les tirs de la nuit dernière, certes peut-être sans lien avec la conjoncture, pourraient confirmer que nos inquiétudes étaient fondées, et que, malgré les mesures préventives, on peut frôler le pire.
Tous mes vœux de bon et rapide rétablissement aux victimes, et mes pensées solidaires à leurs proches et à nos habitants.
Le préfet du Var a répondu à ma demande de renforts de police qui seront effectifs dès ce dimanche en fin d'après-midi. Je l'en remercie.
Les autorités académiques prennent les dispositions pour que tous les collégiens puissent reprendre le chemin de leur établissement scolaire au lendemain du week-end de Pentecôte. Je remercie les enseignants et leurs directions.
La Ville, avec l'appui de l'association spécialisée Vivre en famille, que je remercie, met en place, dès l'ouverture, mardi 2 juin, de la Maison des services publics, une cellule d'écoute psychologique.
Ne nous réjouissons pas trop vite. Et ne relâchons pas notre vigilance. Tous les spécialistes expliquent que nous ne sommes pas à l'abri d'un regain de la pandémie. Mais, pour l'heure, divers indicateurs montrent que les Seynois ont plutôt bien respecté les consignes sanitaires et que ça a porté ses fruits.
Entre le début de l'épidémie et ces derniers jours, on dénombre moins de Seynois décédés à La Seyne ou ailleurs que sur la même période en 2019. Et, suivant les avis des médecins du centre de consultation et de test que nous avons ouvert – le tout premier du Var –, nous indiquant que le besoin est désormais éteint, nous avons pris la décision de le fermer, étant prêts à le réactiver si, par malheur, la situation l'exigeait à nouveau.
Je tiens à saluer tous ceux, fonctionnaires communaux, médecins et infirmiers de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), qui ont mis en œuvre ce dispositif dès le début de l'épidémie, sous l'égide conjointe de notre maire-adjoint Olivier Andrau et du docteur Wilfrid Guardigli, animateur de la CPTS.
DES CONSULTATIONS AUX TESTS, UNE BELLE CAPACITÉ D'ADAPTATION
Ce qui s'est avéré remarquable, ce fut la capacité d'adaptation dont élus, cadres et agents municipaux, médecins et personnels soignants, ont fait preuve. En quelques heures, la commune a trouvé des espaces pour ce centre, les a aménagés, les a élargis lorsque ça s'est avéré nécessaire, et les médecins et les infirmiers se sont organisés et relayés. Lorsque le besoin s'est fait sentir, le centre initialement dédié aux consultations pour « désengorger » les cabinets des médecins de ville et les services hospitaliers, a évolué en espace pouvant réaliser des tests virologiques.
Et tout cela s'est fait sous le patronage de l'Ordre régional des médecins, dans le cadre règlementaire fixé par l'État et l'Agence régionale de santé (ARS), contrairement à telle autre initiative de dépistage qui aurait pu, si nous n'avions saisi pour avis les autorités sanitaires qui nous ont formellement signifié leur désaccord, placer son promoteur dans une situation délicate.
RÉACTIVITÉ, ADAPTABILITÉ, EFFICIENCE
C'est cette capacité d'adaptation rapide et efficace qui, en situation de crise, est une nécessité absolue. C'est ce à quoi nous nous efforçons, chaque jour, du petit matin à la nuit, depuis de longues semaines.
N'aurions-nous pas pris des risques de transmission du virus si nous n'avions pas tiré la leçon des expériences d'autres, livrés plus tôt en masques que La Seyne ne le fut, ayant connu de longues files d'attente pour la distribution de ceux-ci, et décidé d'une livraison individualisée à domicile du maximum de protections, réduisant ainsi l'effet de cohue des points collectifs de remise ?
N'aurions-nous pas connu, comme beaucoup de communes fragiles ces dernières semaines, des violences urbaines de la part de jeunes gens désœuvrés, si nous n'avions déployé dans les rues de nos quartiers nos animateurs municipaux et leurs collègues des associations, pour des « maraudes » leur permettant d'aller à la rencontre des jeunes et apaiser les tensions ?
N'aurions-nous pas vécu, comme c'est le cas en certains endroits du pays, des situations sociales dramatiques si, constatant très vite les funestes effets conjugués de la fermeture de la restauration scolaire et de la perte brutale de revenus de familles déjà pauvres, nous n'avions « dévoyé » des moyens communaux financiers, logistiques et humains de leur destination ordinaire pour venir en soutien des associations caritatives et solidaires assurant la fourniture de produits de première nécessité ?
DOGME STATUTAIRE ET AJUSTEMENT SOLIDAIRE PROVISOIRE AUX BESOINS SOCIAUX
La nouvelle phase de déconfinement prévue pour début juin va probablement entrainer un retour à l'école d'un nombre significatif d'enfants. Avec la diminution du chômage partiel aidé par l'État et les nécessités des entreprises, beaucoup de parents vont reprendre le chemin du travail. Au-delà de celle des acquisitions scolaires, la question de la garde des enfants va être prégnante dans les prochains jours.
Comme la plupart des maires, je me suis refusé à fragiliser le service public de l'Éducation nationale en ouvrant des sortes de « centres de loisirs » pour accueillir en temps scolaire, en parallèle à l'école, les élèves qui, faute de place, n'auraient pas pu être reçus dans les établissements scolaires qui n'acceptent que des groupes restreints d'enfants pour éviter les contaminations. Tant que les capacités maximales d'accueil des écoles (15 élèves par classe en élémentaire et 10 en maternelle) ne seront pas atteintes, je m'en tiendrai à cette posture : dans notre République, ce n'est pas à une collectivité locale d'assurer la mission fondamentale régalienne de l'État qu'est l'Éducation. Elle n'en a ni les moyens ni, surtout, les compétences. Chacun son métier. Ce n'est pas pour rien que les enseignants défendent, à juste titre, leur statut découlant de leur formation et de leur qualification.
Mais un maire a aussi un devoir social. Si, dans les jours à venir, les capacités des écoles étaient atteintes, j'ai donné instruction à nos services de se mobiliser pour ouvrir des espaces adaptés pour que les enfants puissent y être accueillis. Mais on ne va pas se mentir et laisser croire à quiconque que ça remplacera la fonction instructrice et émancipatrice de l'École. Ce sera du « loisir socio-éducatif, sportif ou culturel », certes éducatif, mais correspondant aux savoir-faire et aux qualifications des personnels communaux qui y seront affectés. L'objectif sera seulement d'éviter d'aggraver la situation sociale de familles qui ont plus que jamais besoin de revenus, donc de reprendre une activité professionnelle. Et ce ne peut être que provisoire, dans le strict cadre conjoncturel de la période.
Mais ça ne pourra se faire que dans la limite des capacités de nos espaces communaux agréés pour l'accueil de mineurs. Chacun comprendra que, avec ses capacités limitées du fait du protocole sanitaire, l'École ne peut recevoir au mieux qu'environ la moitié des 5800 enfants seynois inscrits en primaire, ce qui supposerait que l'autre moitié le soit par la Ville. C'est impossible : nous ne disposons pas assez d'espaces adaptés et de personnels qualifiés pour recevoir plus de 2000 enfants ! Il appartiendra donc à l'Éducation nationale, seule compétente pour évaluer les besoins éducatifs, de définir les priorités : qui, des enfants dont les parents travaillent, ira à l'école, fût-ce à temps partiel, qui sera reçu dans ces autres lieux, et qui, malheureusement, n'aura pas de solution.
Et ajustement provisoire pour cause sociale ne signifie pas baisse de vigilance sur l'immuabilité des principes fondateurs de l'école républicaine...
Ils ont été formidables de courage et d'imagination. Les commerçants seynois, sédentaires comme forains, ont beaucoup souffert de ces longues semaines de crise sanitaire malgré leurs initiatives opportunes tendant à amortir le choc du confinement : livraisons à domicile, systèmes de « drive », diversification des produits vendus, etc.
Si la Ville a anticipé beaucoup de mesures de précaution sanitaire avant même que le gouvernement ne les impose, elle était aussi prête pour la réouverture des marchés et la relance de l'activité commerciale, afin qu'aucun jour ne soit perdu pour la reconquête économique dès lors que l'État donnerait son feu vert.
Et elle a imaginé, en coordination avec la Métropole qui assure la compétence économique de par la Loi comme avec les associations de commerçants, des moyens d'apporter des coups de pouce supplémentaires à l'activité commerciale...
EXONÉRATIONS DE TAXES, ÉLARGISSEMENT GRATUIT DE L'USAGE DU DOMAINE PUBLIC
Un ensemble de mesures de soutien a ainsi été conçu. Nous avons décidé d'accorder la gratuité du droit d'usage du domaine public communal, pour les terrasses des cafés et restaurants, les étals forains des marchés, les autorisations d'occupation temporaire du domaine public, y compris au-delà du moment de redémarrage de ces activités commerciales.
Nous avions déjà décidé de ne pas appliquer la taxe sur les enseignes commerciales pour celles de faible superficie. Nous avons désormais accordé un abattement de 25% pour celle exigible sur l'ensemble de l'année.
Nous avons aussi, sans augmentation de la redevance due, choisi d'autoriser, partout où cela sera possible, une extension de la surface des terrasses et étalages pour que les mesures imposées de distance entre consommateurs ne conduisent pas à une réduction du nombre de ceux-ci.
Tout ça va coûter à la commune, et même si le soutien à l'économie n'est pas règlementairement de son ressort, mais la vie locale est un tout. Sans dynamique économique relancée, pas de redynamisation sociale, ni culturelle, ni urbaine.
UN COÛT POUR LA COMMUNE, MAIS, COMME LA SANTÉ, LA VIE SOCIALE ET ÉCONOMIQUE N'A PAS DE PRIX
C'est un choix que notre équipe municipale a fait sans hésitation. Comme elle n'a pas tergiversé pour les achats d'équipements et produits de protection pour tous les lieux publics, pour ceux de masques, visières, lingettes et gants pour le « grand public » et pour les professions publiques ou privées qui n'en étaient pas dotées par leurs propres autorités, et de produits de première nécessité pour les personnes fragiles, pour le renforcement de l'accompagnement scolaire, pour l'augmentation à 150% des subventions aux associations caritatives et solidaires qui sont formidables avec les plus démunis dont la situation sociale s'aggrave durement, pour la création et le fonctionnement à La Seyne du tout premier centre varois de consultation devenu centre de dépistage virologique du covid-19, pour l'information permanente de nos concitoyens, et tant d'autres dépenses nécessaires à la prévention de l'épidémie.
Nous tenons bien sûr les comptes. Nous avons réclamé à l'État qu'il amortisse l'impact sur les finances locales. Cependant, comme toutes les communes, nous nous préparons à des perspectives budgétaires et financières difficiles. Mais, à La Seyne, nous avons, par une gestion rigoureuse, su redresser la barre d'une situation complexe que nous avaient laissée nos prédécesseurs de droite. L'expérience acquise nous permettra de relever ce nouveau défi.
Si La Seyne a évité les événements violents qui ont crû au cours des mois de confinement de la part de jeunes gens dans beaucoup de communes vulnérables alors que les mêmes ingrédients explosifs étaient rassemblés chez nous, on le doit aux mesures préventives qui ont été menées avec efficacité et détermination.
Mais la période estivale exige une vigilance. Les jeunes seront nombreux car beaucoup moins de familles partiront, les difficultés sociales ont été aggravées par l'épidémie, l'habitude du respect des règles de vie en société s'est perdue, le confinement dans des logements surpeuplés a laissé des traces. C'est pourquoi une mobilisation exceptionnelle devait être envisagée.
C'est chose faite dans un bel élan de coopération entre services publics de l'État et de la Ville, du monde associatif et des acteurs économiques. Pour les vacances qui approchent, le programme « Bouge ton été ! », que La Seyne est la seule commune du territoire à proposer depuis 2014, va accroître son offre d'activités à plusieurs milliers de nos jeunes concitoyens.
ÉVITER LE DÉSŒUVREMENT POUR PRÉVENIR LES DÉVIANCES
En dévoilant un plan « anti-rodéos », le ministre de l'Intérieur a montré qu'il a entendu les alertes de nombreux maires. L'inactivité et le confinement forcés de plus de deux mois, avec la suspension de l'enseignement, de l'apprentissage, des activités socio-éducatives, sportives ou culturelles des temps libres, commençait, dans certaines quartiers de communes vulnérables, à poser de sérieux problèmes de comportements d'enfants, d'adolescents et de jeunes.
La Seyne est un des territoires qui y ont échappé. La mobilisation préventive des services communaux des 0 à 25 ans, couplée à celle des associations, renforcée par une implication des professeurs dans un télé-enseignement très individualisé, a permis de maintenir une relation constante aux jeunes et un accompagnement des familles dans l'exercice difficile de leur fonction parentale. Très peu de manifestations déviantes ont été enregistrées chez nous.
VIGILANCE POUR UNE PÉRIODE DE TRÈS LONGUES VACANCES
Mais les mêmes acteurs éducatifs ont aussi anticipé la période des congés scolaires. Si les contraintes vont peu à peu être levées, elle ne disparaîtront ni toutes, ni complètement. Le risque de débordements demeure au rouge. Il faudra accroître les offres d'activités pour que le maximum de jeunes profitent de temps encadrés, propices à l'exercice du « faire ensemble », de la responsabilisation, du respect des règles de la vie sociale, des autres et de soi-même.
Et comme, malgré la réouverture annoncée des collèges et des lycées début juin, il est probable que très peu de nos jeunes s'y rendront, la rentrée de septembre pourrait s'avérer difficile pour ceux qui, malgré l'imagination et l'engagement des professeurs, ont le moins pu bénéficier des dispositifs d'enseignement adapté, les écarts d'acquisition des savoirs, savoir-faire et savoir-être risquent fort de s'être accrus au bout de près de six mois sans lien avec la scolarité et les activités organisées. Il faut donc ajouter un volet « Éducation et insertion » à la batterie traditionnelle des activités de loisirs de l'été.
DES LOISIRS ÉDUCATIFS, MAIS AUSSI DU RATTRAPAGE SCOLAIRE
C'est ainsi une mobilisation générale qui s'est fait jour pour l'été. L'État autorise la mobilisation des moyens qu'il a alloués à La Seyne, seule commune du Var à avoir obtenu le label « Cité éducative ». Les collèges activent leurs dispositifs de « Vacances apprenantes ». Les services municipaux de l'enfance, de la jeunesse, des sports et de la culture, les opérateurs culturels métropolitains que sont Châteauvallon et le Théâtre Liberté, et de très nombreuses associations, déploient un panel concerté et complémentaire d'activités de loisirs éducatifs, d'éveil aux sports et à la culture, en proximité et en sorties et séjours collectifs, mais aussi de rattrapage et d'accompagnement scolaire.
Fait nouveau pour cet été, notre club-phare, l'Union sportive seynoise, déjà très mobilisé pour l'insertion et la prévention, notamment avec son école de rugby accueillant plusieurs centaines de petits Seynois, va proposer un ensemble d'activités, sous forme de mini-stages de découverte de la balle ovale et d'autres pratiques sportives et ludiques, à partir d'une présence de ses éducateurs au cœur de nos quartiers.
Et, pour la première fois, il faut saluer l'implication de nos acteurs économiques, à l'initiative de la société d'ingénierie seynoise Fortil et du club d'entreprises Face-Var, qui ont choisi de se mobiliser en partenariat avec les acteurs publics et associatifs, complétant l'offre de loisirs par des activités de découverte des métiers et de l'entreprise, des nouvelles technologies, des appuis aux apprentissages scolaires. Un bel exemple à saluer et valoriser.
ÉTAT, COMMUNE, ASSOCIATIONS ET... ENTREPRISES ENSEMBLE POUR LES JEUNES
Ces deux dernières initiatives montrent, si besoin était, que La Seyne sait répondre aux besoins et aux urgences, grâce à la volonté de son équipe municipale, à la dynamique de ses services communaux, à son remarquable monde associatif, aux relations constantes que la Ville entretient avec ses acteurs économiques qui, malgré la crise, tiennent à exercer leur responsabilité sociétale, et à l'engagement de certaines de ses « têtes d'affiche », modèles pour les plus jeunes qui, tels notre international de rugby Gaël Fickou, présent ces jours derniers à nos côtés pour « parrainer » le partenariat « Bouge ton été ! », n'oublient jamais de rappeler que, eux-mêmes issus de nos quartiers fragiles, il leur a été possible d'emprunter les voies de la réussite.
SOUS LA PARRAINAGE DE GAËL FICKOU, ENTREPRENEURS, ÉLUS, SERVICES PUBLICS ET ASSOCIATIONS, ENSEMBLE POUR LES JEUNES, LORS DE LA PRÉSENTATION DU PROGRAMME « BOUGE TON ÉTÉ »
Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur l'ont annoncé à la mi-journée de ce vendredi.
Sauf redémarrage de l'épidémie, le second tour des élections municipales aura lieu le 28 juin.
Après les services publics que nous faisons redémarrer peu à peu, après la réouverture progressive des espaces communs, place à un regain de la démocratie, en prenant toutes les précautions, tant pour la campagne que pour le scrutin.
Les diverses hypothèses pour l'achèvement du processus électoral avaient toutes des avantages et des inconvénients pour les nécessités de la santé publique et de l'exercice démocratique.
Il est bien que l'exécutif ait pris une décision. Je me refuse à l'évaluer à l'aune des intérêts ou des désavantages stratégiques qu'elle pourrait avoir pour le candidat que je suis.
Pour l'heure, la seule chose qui compte à mes yeux, c’est d’assumer ma fonction de maire. Avec nos fonctionnaires, dont je salue le dévouement et le sérieux, en lien avec les autorités de l'État, je veux garantir aux Seynois des conditions de vote sécurisées, comme nous le faisons pour les écoles, les crèches, les plages, et tous les services et lieux publics qui rouvrent progressivement.
Tout sera mis en place pour que nul n’ait à s’inquiéter pour sa santé lorsqu’il exercera son devoir et son droit de citoyen. Et pour ceux qui seraient malades, fragilisés après l'avoir été, ou porteurs du virus, il devront pouvoir, le plus simplement possible, confier à d'autres électeurs de confiance le soin de voter à leur place.
Je demande enfin aux candidats et leurs équipes de respecter scrupuleusement, dès à présent et pour les semaines à venir, les règles de prévention sanitaire lors de la campagne électorale.
Cette année, on se protègera en ne suivant pas à la lettre Jacques Chirac nous disant que « le contact humain est le véhicule essentiel de la démocratie », mais on aura, plus que jamais, le devoir de faire vivre ce droit républicain durement acquis par nos anciens. Il nous faut tous continuer à être des citoyens.
Le Président de la République a organisé ce mardi une nouvelle visioconférence avec les associations d'élus municipaux et intercommunaux, ainsi que quelques maires de communes de toutes tailles. J'étais convié à y prendre part comme président de “l'Association des mairesVille & Banlieue de France”, qui regroupe les mairies et intercommunalités ayant sur leur territoire des quartiers urbains vulnérables.
La Seyne semble plutôt échapper au climat tendu que connaissent d'autres communes paupérisées fragiles en cette période de crise sanitaire, mais, m'exprimant au nom de l'ensemble de mes collègues, mon devoir était de faire part au Président et aux ministres qui l'entouraient de nombreuses situations inquiétantes dans diverses régions françaises, qui, jour après jour, depuis le début des mesures de précaution, manifestent un mal-être sur fond de pauvreté et de dégradation du respect des codes sociaux, ressemblant en bien des points à celles qu'on a connues dans certains quartiers en préalable à des violences urbaines.
Voici le message, élaboré avec des maires de toutes opinions politiques et de toutes régions, que j'ai transmis à M. Macron et son gouvernement...
« Monsieur le président,
« Madame et Messieurs les ministres,
« Chers collègues,
« Ville & Banlieue ne reviendra pas sur les grands enjeux abordés par les autres associations généralistes d'élus.
« Nous voulons en revanche vous alerter sur la situation chaque jour plus préoccupante que connaissent nos territoires urbains vulnérables depuis le début de la crise sanitaire.
« C'est une réalité : les élèves de nos quartiers prioritaires, pour la plupart réseaux d'éducation prioritaire, n'ont pas été au rendez-vous de la reprise de l’école, malgré les efforts de sensibilisation à son importance par l'ensemble des co-éducateurs.
LA TRÈS FAIBLE FRÉQUENTATION DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES INQUIÈTE LES ÉLUS
« Au-delà du risque d'aggravation des inégalités dans l'acquisition des savoirs, gages de la réussite scolaire, ce qui nous préoccupe tout autant est la perte de repères, de savoir-être, de respect des règles de vie sociale, que l'école et ses rituels contribuent à acquérir.
« L'impact est d'autant plus sévère que les tiers lieux éducatifs, sportifs, culturels et socio-éducatifs, ont dû aussi cesser leurs activités et, pour certains, ne peuvent toujours pas les reprendre.
« Beaucoup de mes collègues des banlieues estiment que, déjà, les deux mois sans école ont mis à mal 10 ans d'efforts pour la réussite éducative. Et c'est d'autant plus vrai pour les tout jeunes enfants, pour lesquels nous savons tous que la scolarisation à 2 ans est unanimement préconisée et qui sont ceux qui ont le moins repris le chemin de l'école.
« Nous voulons aussi vous faire part d'un regain de manifestations d'actes délictueux et de dégradations, notamment en direction d'espaces publics, de la part de collégiens de 4ème et 3ème et des lycéens et apprentis qui, eux, ne sont pas près de regagner leurs établissements scolaires.
« Les deux mois écoulés nous laissent augurer d'un été d'une rare complexité, notamment dans les communes des grands territoires de banlieue.
POUR L'ÉTÉ, IL FAUT UNE BATTERIE DE PRISES EN CHARGES DES JEUNES
« Même si, cet été, nous mobiliserons plus que jamais nos ressources communales et associatives, même si le dispositif des vacances apprenantes recueille l'assentiment d'un certain nombre d'enseignants, même si nous dévoierons les financements des cités éducatives, les moyens dont nous disposerons pour les vacances vont être notoirement insuffisants.
« Les annonces du Secrétaire d'État à la Jeunesse en matière d'aides spécifiques concernent essentiellement des investissements dans les infrastructures de tourisme social. Or c'est de l'argent immédiatement disponible en fonctionnement qui nous est nécessaire.
« Une fois passé l'été, la rentrée s'annonce aussi préoccupante. Elle le sera d'autant plus si l'école ne retrouve pas un fonctionnement ordinaire. Pour la plupart de mes collègues, le caractère facultatif de la scolarisation et l'enseignement à mi-temps ne pourront pas être des options.
« Nous vous demandons un moratoire sur les fermetures de postes d'enseignants en REP+, en REP, et dans les quelques QPV qui ne sont pas dans la géographie de l'éducation prioritaire, de même qu'un financement d'État aux communes leur permettant d'assurer la présence d'une Assistante territoriale spécialisée des écoles maternelles par classe.
« Au-delà de l'école, la situation sociale est très préoccupante.
LA PAUVRETÉ S'ACCROÎT, ET LA TENSION SOCIALE AVEC
« Les premiers “déconfinés” ont été les groupes de dealers qui ont tôt fait de s'approprier les parties communes des résidences et les espaces publics, et de relancer leur activité comme jamais.
« Nous aurons d'autant plus de mal à contrecarrer le regain de cette économie parallèle qu'encore plus de familles qu'avant risquent de trouver dans cette activité le moyen de compenser les pertes de revenus qu'elles sont les premières à subir de plein fouet du fait de la précarité de leurs statuts professionnels, situation qui va s'aggraver avec la fin de l'appui de l'État au chômage partiel : intérimaires, auto-entrepreneurs peu ou mal accompagnés, petits employés de sous-traitants, etc.
« Malgré l'aide bienvenue de 150 euros par foyer, accrue de 100 euros par enfant, pour les plus humbles, parfois complétée par un appui d'une collectivité locale, chaque jour voit plus de familles avoir faim et les conseillers en économie familiale et sociale aider au montage de plus de dossiers de fonds de solidarité logement.
« Les files d'attente pour la livraison de produits de première nécessité par les associations solidaires s'allongent. Malgré les subventions exceptionnelles de 2500 euros que les préfets peuvent leur allouer, les communes sont souvent obligées de compléter les stocks de ces associations caritatives et sociales. Beaucoup d'entre nos villes ont dû décider de la gratuité de la restauration scolaire, en plus de celle des activités périscolaires.
L'URGENCE ABSOLUE D'UN PLAN SOCIAL POUR L'EMPLOI
« Monsieur le président, le “jour d'après” est arrivé très vite et très violemment pour les habitants de nos territoires populaires vulnérables. Sans un plan sans précédent pour l'insertion professionnelle, la situation va vite devenir intenable et, ça et là, le climat social s'en ressent déjà.
« La tension monte. Nos bailleurs sociaux connaissent la même inflation de demandes de mutation de la part de ceux qui veulent partir de nos QPV qu'aux moments des grandes émeutes qu'on a connues dans le passé.
« On nous signale que des policiers eux-mêmes, interpellés par des habitants qui sont terrorisés, n'ont d'autre voie que leur répondre : “Que voulez-vous qu'on y fasse ? Vous n'avez qu'à quitter le quartier.” On va droit à une nouvelle ghettoïsation. Nous nous refusons à penser que 40 ans de politique de la ville et de rénovation urbaine n'auraient servi à rien.
« Nous insistons sur notre demande de mesures amortissant le drame de l'emploi de nos quartiers. Même les entreprises les plus volontaires en matière de responsabilité sociétale, confrontées aux difficultés que l'on sait, vont peiner à jouer le jeu de l'insertion que vous attendez d'elles. Les emplois francs n'ont bénéficié qu'à 12.000 personnes en deux ans.
« Nous attendons un plan ambitieux permettant, en plus des employeurs du secteur marchand, aux services de l'État, aux collectivités et au monde associatif, de proposer des emplois d'insertion, qui seront d'autant plus utiles qu'il est nécessaire de renforcer leurs actions d'accompagnement social et éducatif.
« Nous avons proposé ce qui a été une des mesures que nous avons portées autour de Jean-Louis Borloo en 2018 : la relance des emplois aidés par l'État, à hauteur de 100.000 conventions de type emplois d'avenir ou contrats d'accompagnement dans l'emploi, dispositifs qui ont porté leurs fruits.
« Nous rappelons aussi notre suggestion, dans le même rapport, d'un plan permettant chaque année l'engagement de 5.000 jeunes et jeunes adultes de nos quartiers dans nos armées, avec un parcours formatif d'insertion.
« Il faut également relancer ou lancer sans délai les opérations de rénovation urbaine, car les clauses de leurs marchés imposent aussi des pourcentages d'heures d'insertion professionnelle pour les publics les plus éloignés de l'emploi.
« Enfin, les budgets de nos communes, déjà fragiles pour la plupart, sont, peut-être plus que d'autres, rudement impactés par les dépenses exceptionnelles qu'elles doivent engager pour amortir le choc.
DES AIDES FINANCIÈRES ATTENDUES DE L'ÉTAT POUR LES DÉPENSES EXCEPTIONNELLES DES COMMUNES
« Le remboursement intégral de ces charges par l'État, au nom de la solidarité nationale, est nécessaire pour les villes ayant des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).
« L'État soit aussi assumer les acquisitions futures des protections, dont les masques qui, notamment dans les communes dont les conseils municipaux ne sont pas encore élus, sont devenus un enjeu politique en bien des endroits.
« La dotation de solidarité urbaine doit être accrue. Mais les mécanismes de péréquation doivent aussi être révisés.
« Les intercommunalités vont elles-mêmes connaître une baisse de leurs recettes en provenance du secteur économique comme la cotisation sur la valeur ajoutée et le versement transports, entre autres.
« Notamment pour certaines intercommunalités qui comptent peu de communes ayant des QPV, donc pas toujours très mobilisées à leur endroit, nous craignons une baisse de la dotation de solidarité et des velléités de hausse de l’impôt additionnel. Or, en bien des endroits, ce seraient nos concitoyens qui seraient les plus gros contributeurs en raison des bases fiscales élevées.
« Il faut rendre la fiscalité plus équitable et revoir le mode de calcul. C'est pourquoi nous préconisons un mécanisme s’inspirant de ce qui avait été réalisé lors du transfert de la taxe professionnelle des communes aux intercommunalités, avec une harmonisation progressive des bases et des taux, permettant de constituer un fonds de solidarité mis à disposition des intercommunalités.
Grosse surprise, ce mardi, à la lecture du quotidien Var-matin qui communique la réflexion de la personne à l'initiative d'un centre provisoire de tests virologiques ! Selon l'initiateur de ce projet, ma demande de vérification du caractère règlementaire de ce centre de test, en préalable à mon autorisation d'utilisation du domaine public et à un éventuel appui logistique municipal, serait... « une basse attaque politicienne » !!!
Au lieu de se laisser aller à de tels propos, le promoteur de cette idée devrait me remercier. Son programme, louable et généreux, comme d'autres, ainsi que je l'exposais dans un précédent article de mon blog, n'était pas – du moins en l'état de sa préparation – acceptable au regard de la règlementation. Je lui évite sûrement des ennuis et, en tous cas, je les évite à la commune qui, en l'aidant dans la précipitation, aurait pu partager sa responsabilité...
Oui, en effet, autant il est de mon devoir de soutenir tous ceux qui veulent prendre une part solidaire dans la lutte contre cette terrible épidémie, et j'étais bien d'accord pour le faire, sans aucune arrière-pensée politicienne, le projet fût-il initié par un concurrent politique, autant il est encore plus de ma responsabilité de m'assurer que la loi et les règlements sont respectés.
J'ai donc saisi les autorités sanitaires de l'État qui m'ont confirmé qu'elles « découvr[aient] cette initiative » et m'ont alerté sur son caractère contraire sur plusieurs points au protocole qui s'impose aux tests de dépistage. Pour ne pas lire demain que je m'obstinerais dans une posture « politicienne », je reproduis ci-dessous le courriel reçu de la direction de l'Agence régionale de santé (ARS) ainsi que le document officiel sur lequel j'ai encadré (en rouge) les points qui n'étaient manifestement pas respectés par le porteur de projet. Et j'ajoute que le médecin bénévole sollicité par celui-ci n'est en rien en cause dans cette situation.
Je le répète : l'initiative est sympathique, mais elle doit être « dans les clous ». J'invite donc une nouvelle fois, comme mon cabinet l'a fait, et conformément aux recommandations de l'ARS, le promoteur de cette idée à se rapprocher du centre de consultation et de dépistage agréé pour La Seyne et l'ouest toulonnais, s'il souhaite toujours apporter sa contribution.
Toutes les initiatives individuelles concourant à la prévention du regain de l'épidémie et à l'accompagnement des gens en difficulté sont évidemment bonnes à prendre. Certaines personnes et associations fabriquent et distribuent des masques, d'autres assurent des accompagnements à la scolarité, d'autres encore, ainsi que des commerçants, proposent des aides en fourniture ou livraison de produits de première nécessité.
La Ville les salue et les accompagne autant qu'elle le peut, dès lors qu'elles s'inscrivent dans les cadres règlementaires et légaux que l'État leur impose, et en cohérence avec les mesures publiques mises en œuvre.
PLUTÔT LA COORDINATION QUE L'ÉPARPILLEMENT
Pour toutes ces démarches solidaires, lorsqu'elles ont été rendues publiques, la Ville a appelé leurs initiateurs à s'assurer du respect de la sécurité sanitaire et à favoriser, plutôt que l'éparpillement, la coordination et le renforcement par les nouveaux volontaires des structures expérimentées et reconnues.
S'agissant des initiatives de dépistage du coronavirus, toutes les compétences sont bien sûr bienvenues. C'est la raison d'être du centre de consultation et de test auquel coopèrent les acteurs libéraux de santé réunis dans la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) avec l'appui de la Ville dans les locaux de l'ancienne école Amable-Mabily.
La Ville n'est pas opposée à d'autres initiatives privées de personnes qualifiées – et n'a d'ailleurs pas à l'être. Une telle nouvelle initiative nous a été proposée. Nous l'avons saluée. Mais, dans la mesure où un centre de dépistage et de test existe déjà à La Seyne et est ouvert, dans un esprit républicain, à toute la population de la commune et de l'ouest toulonnais, la commune a formulé le souhait que les moyens bienvenus que les nouveaux opérateurs engageraient viennent en renfort de ceux des médecins et infirmiers libéraux investis dans le centre de test déjà existant, à charge pour les professionnels d'évaluer entre eux s'ils doivent démultiplier les lieux de leur activité médicale.
EN MATIÈRE DE TESTS DE DÉPISTAGE, L'AVAL DES AUTORITÉS SANITAIRES EST REQUIS
Elle précise en outre qu'il est de la compétence des autorités de l'État de valider les nouveaux espaces de dépistage projetés, fussent-ils occasionnels, et que cette validation est un préalable à la sollicitation d'un appui public communal (usage du domaine public, aide logistique, etc.), auquel la Ville répondra très volontiers, dès l'obtention par les porteurs de projets des accords de l'Agence régionale de santé (ARS) et de la préfecture du Var, bien sûr en fonction de ses moyens dans une période difficile où ses agents et ses ressources sont déjà extrêmement mobilisés.
Enfin, s'il s'agit d'une opération devant se dérouler sur le domaine public, sa localisation et son moment doivent faire l'objet d'une concertation avec la puissance publique afin de ne pas s'exposer à un inutile refus pour impossibilité ou inopportunité.
Unissons nos efforts publics, privés, libéraux, associatifs et individuels bénévoles.