21 mai 2021 5 21 /05 /mai /2021 08:48

J'imagine la tête que ferait M. Baroin, président "Les Républicains" de l'Association des maires de France (AMF), s'il découvrait en tête d'un tract politique partisan que diffuserait M. Laignel, premier vice-président "Parti socialiste" de la même association, la mention de sa fonction au sein de cette importante structure associative qu'ils co-animent. Le contraire serait d'ailleurs vrai.

Il est des usages républicains qui ne doivent pas être transgressés. Pourtant, M. Muselier ne semble pas s'embarrasser de tels scrupules.

 

LES ASSOCIATIONS D'ÉLUS SONT FORTES CAR "TRANSPARTISANES"...

Il existe dans notre pays plus d'un million d'associations actives, régies par la loi du 1er juillet 1901. La plupart affichent dans leurs statuts leur choix de neutralité. Mais certaines, comme les congrégations, peuvent avoir un objet religieux, d'autres une finalité politique. C'est le cas des associations nationales de collectivités et d'élus locaux, qui plaident la cause des territoires auprès de l'État, voire de l'Europe, mais qui sont par nature transpartisanes. C'est ce qui garantit leur force et leur crédibilité vis-à-vis de leurs interlocuteurs, pour la défense de leurs territoires.

Et c'est ce qui justifie que MM. Baroin et Laignel ne mentionnent pas, lorsqu'ils se présentent à un scrutin, leurs qualités de dirigeants de l'AMF. Pas plus que MM. Bussereau (LR) et Gleyse (PS) les leurs à la tête de l'Assemblée des départements de France (ADF). Ni Mme Rolland (PS) et M. Moudenc (LR) qui coprésident aux destinées de France Urbaine, l'association des métropoles et communautés urbaines. Ni les autres, co-animateurs de sensibilités opposées des associations des communes rurales, des petites intercommunalités, des villes moyennes, des petites villes, ou des villes de banlieue.

 

... MAIS M. MUSELIER NE SEMBLE PAS S'EMBARRASSER DES USAGES

En affichant à la une de la quarantaine de pages de son tract de bilan qu'il est « Président de Régions de France », M. Muselier se distingue de ses collègues qui, eux, s'astreignent à ne pas mélanger les genres.

Ce faisant, il ne peut que gêner et affaiblir l'association qu'il préside, et dont il affirme lui-même dans l'éditorial de sa plaquette de présentation que son « action continue et résolue » pour que  « la cause régionale soit entendue au niveau national et européen » s'exerce « au-delà des sensibilités politiques ».

Mais, surtout, il trompe – peut-être sans que ce soit volontaire, mais peut-être pas – nos concitoyens de la région provençale qui, n'étant pour la plupart pas au fait de ce qu'est Régions de France, l'association qui regroupe nos 19 collectivités régionales françaises pour les défendre solidairement et qui affiche explicitement son caractère « transpartisan », pourraient croire qu'il est une sorte de "président de toutes les régions du pays", ce qui ne serait pas rien !

Et, comme il n'y a pas de petit profit, ça pourrait rapporter des voix...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale Démocratie locale et communication
20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 06:51

Une amie proche de la majorité régionale de droite m'a dit que j'exagérais en affirmant dans un article de ce blog que le Conseil régional que préside M. Muselier avait abandonné les habitants vulnérables des quartiers populaires urbains.

En appui à son propos, elle m'a rappelé la forte implication de la Région dans le financement des opérations de rénovation et reconstruction de l'habitat, de requalification ou création d'équipements publics, de voiries et d'espaces extérieurs, que mènent les intercommunalités, les communes et les bailleurs sociaux.

C'est vrai, sauf que...

 

LES FINANCEMENTS ONT ÉTÉ DÉCIDÉS PAR LA GAUCHE RÉGIONALE

Sauf que, dans le cadre du Programme national de rénovation urbaine (PRU), les conventions prévoyant les financements respectifs de l'État, des diverses collectivités et établissements publics, ont toutes été signées entre 2005 et 2011, c'est-à-dire sous les mandats de M. Vauzelle, socialiste qui présidait la Région avec une majorité composée des gauches et de l'écologie. Sauf à déclencher bon nombre de tempêtes locales, il aurait été difficile à MM. Estrosi et Muselier, élus en 2015, de revenir en arrière sur les engagements de leur prédécesseur.

En revanche, ce sont bien ces deux présidents successifs de droite qui sont signataires des protocoles concernant la deuxième vague d'opérations de rénovation s'inscrivant dans le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). Les accords de financements partagés sont en effet intervenus entre décembre 2015 et novembre 2019.

 

LA DROITE RÉGIONALE, C'EST PRÈS DE 30% D'ENGAGEMENTS EN MOINS DANS LES PROTOCOLES DE PRÉFIGURATION

Et, si l'on compare le taux d'implication budgétaire de la Région dans les opérations qui ont concerné ou concernent aujourd'hui les quartiers fragiles des trois métropoles régionales, Marseille, Nice et Toulon, entre les derniers mandats de M. Vauzelle (2004-2015) et celui de MM. Estrosi et Muselier (2015-2021), on constate à l'aide d'une simple feuille de calcul d'un tableur (voir ci-dessous), que l'engagement régional en appui aux territoires a été réduit de 27,7 %, ce qui n'est pas rien !

 

Ce ne sont pas seulement les résidents des grands ensembles des d'HLM et centres anciens dégradés qui ont à souffrir de ce frein. Tous les habitants des métropoles profitent des nouveaux équipements éducatifs, culturels et sportifs, des espaces de "nature en ville", des voiries restructurées et du désenclavement, ou de la redynamisation artisanale et commerciale, qui résultent de ces opérations. Ce sont aussi des milliards d'euros investis par la puissance publique dans l'économie du bâtiment et des travaux publics, qui servent la dynamique des territoires et l'emploi.

Mais il n'est jamais trop tard pour se racheter de ses erreurs. On n'en est qu'aux "protocoles de préfiguration", c'est-à-dire aux dispositifs "en modèle réduit" qui précèdent les signatures des conventions NPNRU définitives prévoyant les opérations d'ampleurs semblables à celles de la première vague de rénovation (PRU). Une nouvelle majorité régionale des gauches et de l'écologie peut toujours redonner une nouvelle impulsion à une politique républicaine qui, en période de crise, sert les intérêts de toute une population. Le "Rassemblement écologique et social" s'y engage.

 

 

MÉTHODOLOGIE DE COMPARAISON

Les données rassemblées dans le tableau ci-dessous sont extraites du site Internet de la très officielle Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), organisme gérant la rénovation urbaine pour le compte de l'État. Toutes les conventions concernant les métropoles provençales y figurent avec leurs plans de financement. Seule la convention relative aux quartiers marseillais de Saint-Antoine – La Savine n'apparaît pas, le plan de financement mis en ligne étant illisible. Pour le PRU de 2004, il y avait des conventions établies quartier par quartier. Pour le NPNRU, les conventions sont globales à l'échelle d'une intercommunalité. Pour l'heure, seuls les "protocoles de préfiguration" du NPNRU sont signés pour ce qui concerne les trois métropoles régionales. La comparaison des taux de financement des interventions régionales se fait donc entre les conventions PRU et les protocoles NPNRU.

 

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 05:58

Bien sûr, il aurait été tellement plus satisfaisant que toutes les sensibilités des gauches et des écologistes, de celles qui prônent des ruptures franches à celles qui promeuvent l'accompagnement réformiste social et environnemental, se retrouvent autour d'un projet de consensus pour l'élection régionale des 20 et 27 juin prochains.

Mais, comme je l'évoquais à propos des élections départementales qui se dérouleront aux mêmes dates, l'important est que le maximum de convergences ait été trouvé.

Quoi qu'en disent les sondages, à un mois de l'échéance, rien n'est joué. Dans le contexte d'illisibilité qu'elle entretient par ses querelles livrées au grand jour qui ravissent l'extrême-droite la majorité régionale sortante de droite de M. Muselier, déjà fragilisée par un bilan bien terne, se discrédite un peu plus. C'est la gauche qui a la responsabilité de porter pour les classes moyennes et populaires de Provence l'espoir d'une alternance salutaire pour elles et d'endosser le rôle de rempart face aux inquiétants projets de l'extrémisme de division et de repli.

C'est ce que déclare avec raison le mouvement politique auquel j'appartiens, partie prenante de cette unité...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale
18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 08:05

L'action solidaire et sociale n'est certes pas de la compétence d'un Conseil régional. Mais rien n'interdit à un républicain de prêter attention aux principes constitutionnels d'égalité et de fraternité.

En augmentant de 15 euros à 110 euros le prix à payer pour bénéficier de la "carte Zou ! Études" permettant aux enfants et jeunes de voyager sur les trains et cars régionaux, le président de la Région, M. Muselier, tout "Les Républicains" qu'il est, ne se montre pas moins bien peu "républicain".

Cette décision d'un accroissement de 733% a été un coup dur pour les jeunes en formation et leurs familles.

 

Il est difficile de mesurer l'impact de cette mesure bien inégalitaire car, entrée en vigueur à l'automne 2019, les jeunes bénéficiaires de 3 à 26 ans, des écoliers à ceux en formation professionnelle ou en service civique, en passant par les étudiants et apprentis, ont vu leurs vies fortement perturbées par la pandémie du coronavirus. Leurs besoins de déplacements ont été grandement réduits par les contraintes sanitaires préventives. La communication régionale évoque habilement le nombre de « 750.000 jeunes en formation », mais il ne s'agit que des bénéficiaires potentiels.  

En tout état de cause, le principe qui nous avait guidés en 2011-2012, avec le vice-président écologiste de la Région chargé des transports, Jean-Yves Petit, était celui de parvenir par la "carte Zou ! Études" à plus d'égalité entre les jeunes, le coût des mobilités constituant un frein à l'accès aux formations pour nombre de familles provençales. Or, depuis cette décision en forme de "coût dur", il n'est pas un élu local ou un agent d'un service social communal qui n'ait rencontré des jeunes ou des parents affligés, leur annonçant devoir envisager de renoncer à l'entreprise ou la poursuite d'une formation éloignée de leur lieu de résidence.

Et ce n'est pas la contrepartie d'une possibilité de voyager gratuitement sur l'ensemble des trains et cars régionaux, justification officielle, en plus de l'argument environnemental vertueux servi à toutes les sauces, de la multiplication par sept du coût de la carte, qui incite les jeunes les plus modestes à privilégier le train pour les déplacements de leurs temps libres. Un simple calcul montre qu'il leur faut effectuer plus de 600 km pour être gagnants. Outre le fait qu'ils ne disposent pas des moyens financiers de leurs loisirs, bien peu le font, d'autant que nos infrastructures ferroviaires datant du XIXe siècle contraignent l'organisation des TER et qu'il faut de 5 à 7 heures pour traverser la région Provence Alpes Côte d'Azur d'Arles à Menton, et jusqu'à 8 heures pour se rendre de Bollène à Briançon. À condition que les trains ne soient ni retardés, ni annulés, ce qui demeure hélas une réalité...

 

Si M. Tabarot, actuel vice-président LR en responsabilité des transports, avait un tant soit peu été à l'écoute des usagers, des jeunes et de leurs organisations, il aurait plaidé pour que l'aide régionale aux mobilités de la jeunesse, acte solidaire et égalitaire s'il en est, soit exclue de la pure "logique comptable“ qui a guidé M. Muselier tout au long de son mandat, vilipendant dans son bilan « les dérives budgétaires » de son prédécesseur, pour, finalement, se glorifier d'avoir réduit d'à peine plus d'un an la durée nécessaire au désendettement régional...

 

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 07:02

44 pages de bilan de M. Muselier, président de notre Conseil régional, qui sera renouvelé en juin prochain. 44 pages... et pas une ligne sur l'action régionale en direction de 512.000 de nos concitoyens, les plus vulnérables, représentant 10,3% de la population de Provence Alpes Côte d'Azur, ceux qui résident dans les sites urbains fragiles qu'on appelle les "quartiers prioritaires de la politique de la ville", les QPV.

Il est vrai que M. Muselier a raison de faire profil bas. Cas unique en France, la région provençale a en effet choisi de supprimer brutalement, sans préavis, les soutiens qu'elle apportait aux intercommunalités, communes, associations et acteurs économiques de l'insertion sociale et professionnelle dans le cadre des "Contrats de Ville", ces dispositifs conjuguant les efforts des territoires et de l'État pour l'accompagnement des plus pauvres, résidant dans nos grands ensembles d'habitat social et nos centres anciens dégradés.

Ça vaut bien la peine que M. Muselier mette en exergue de son bilan les valeurs du serment des médecins engageant à s'occuper de « tous ceux qui en ont besoin », et du gaullisme, « le respect et le rassemblement de toute la France dans sa diversité et son indispensable unité », « sans jamais laisser personne au bord du chemin »...

 

Après certains départements, comme le Var, qui se sont désengagés depuis des années de ce qu'on appelle "la politique de la ville", c'est en 2018 que, sans tambour ni trompette, la Région a annoncé qu'elle retirait aux acteurs de terrain qui luttent contre les discriminations et pour la compensation des inégalités socio-économiques les aides qu'elle leur apportait et qui couvraient environ 20% du coût de leurs actions.

La présidence Muselier, ça aura été la fragilisation de mesures en faveur de l'éducation dès le plus jeune âge, l'accompagnement de la scolarité, l'appui à la fonction parentale, la prévention de la délinquance, les parcours d'insertion vers l'emploi, l'accès au logement, à l'énergie, aux mobilités, à la santé, au droit, à la culture, aux sports, aux loisirs socio-éducatifs, à l'égalité hommes-femmes, à l'inclusion dans la vie de la cité des anciens et des handicapés, à la citoyenneté active.

La présidence Muselier, ça aura été l'affichage d'une forme de mépris des milliers de nos concitoyens provençaux, bénévoles, professionnels, vacataires volontaires, qui constituent l'épine dorsale d'un monde associatif engagé sans relâche au quotidien auprès des plus humbles, notamment de notre monde urbain, et qui ont pourtant grand besoin d'être soutenus.

La présidence Muselier, ça aura été, malgré les belles paroles fraternelles introduisant son bilan, l'abandon à leur sort d'un demi-million de Provençaux.

 

À la lumière de ce triste élément de bilan, on peut comprendre le rapprochement, fût-il chaotique, des "Républicains" et des "Marcheurs". M. Muselier fait sien le slogan affiché par M. Macron en 2018 à l'Élysée, lorsqu'il a balayé d'un revers de main devant une salle médusée les propositions des élus locaux et des acteurs associatifs et de l'économie solidaire pour une redynamisation de la politique en faveur des quartiers populaires.

Après le méprisant « Je traverse la rue et je vous trouve un travail », c'était « La France, une chance pour chacun », sous-entendu... débrouille-toi.

Ce que proposent les gauches et l'écologie réunies, c'est au contraire en substance  : « La Région républicaine, une assurance pour tous ». Un tout autre point de vue solidaire dont doivent se saisir en juin ceux qu'on a laissés sur le trottoir d'en face, pour peu qu'ils trouvent encore la force d'aller voter...

 

 

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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 16:44

« En 2016, la qualité de service de nos TER était dramatique ». C'est ce qu'affirme dans son bilan le président de la Région Provence, chef de file de la majorité de droite du Conseil régional. Et c'est vrai.

2016, c'est un an après son élection. Et c'est exact que M. Muselier a réussi le tour de force de réduire à néant en quelques mois les efforts que les gauches et l'écologie régionales avaient déployés entre 2010 et 2014 pour contraindre la SNCF à diminuer significativement les annulations et les retards des trains régionaux.

Il a bien fallu que M. Muselier et son vice-président en charge des transports, M. Tabarot, se ressaisissent pour parvenir aujourd'hui, six ans après, à un résultat à peu près identique à celui que nous avions obtenu. Six années blanches, il n'y a franchement pas de quoi s'en vanter.

 

Les chiffres sont là, accessibles sur les sites Internet.

Dès les deux premières années de leur mandat 2010-2015, les gauches et l'écologie régionales ont ramené de 10% à 2% le taux de trains supprimés, et de 16% à 12% le taux de trains en retard. Ces efforts, sous l'égide de Jean-Yves Petit, vice-président écologiste chargé des transports, furent couronnés dès 2012 par le "prix national du service aux voyageurs" que, comme président de la "commission régionale des transports et de l'éco-mobilité", j'ai reçu pour le Conseil régional cette année-là.

En 2016, de l'aveu même de M. Muselier, élu en 2015, dans le bilan qu'il publie, on a régressé avec 10% de trains annulés et un taux de TER retardés ayant atteint 20%.

Aujourd'hui, à la fin de son mandat, la Région, qui s'est heureusement ressaisie ces dernières années, affiche 2% de TER supprimés et 10% de trains qui ne sont pas à l'heure. C'est-à-dire exactement comme avant son élection, avec, il faut être honnête et précis, un léger mieux en matière de retards (de 12% à 10%).

Six années inutiles, donc. Mais on ne peut pas à la fois faire pression sur la SNCF, opérateur historique, et s'employer avec énergie à ouvrir les TER à la concurrence et la privatisation.

M. Muselier n'a donc pas de quoi fustiger ses prédécesseurs en qualifiant la Provence d'alors de « pire région de France » pour les transports, ni bomber le torse en annonçant qu'il a « gagné la bataille du rail » !

 

Ce n'est peut-être pas seulement pour les bisbilles internes au parti "Les Républicains" qui, étalées au grand jour, ne profitent qu'à l'extrême-droite, que M. Tabarot a été écarté de la liste que M. Muselier a présentée pour l'élection de juin prochain...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale Mobilités et stationnements
5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 06:47

Avec mes camarades de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) de Provence, nous avons œuvré pendant des mois pour que l'ensemble des forces des gauches, des écologistes et de l'engagement citoyen se retrouvent autour d'un projet partagé pour la Région. La totalité des partis politiques, acteurs de mouvements syndicaux, sociaux et citoyens, étaient sur le point d'y parvenir.

Et voilà que les instances nationales d'Europe Écologie Les Verts ont choisi de faire capoter la démarche unitaire en jetant l'anathème sur certaines des organisations parties prenantes, dont la nôtre, et conditionnent la participation des écologistes et de leur pôle au retrait de celles-ci de l'aventure commune.

Mais, même si le temps s'écoule vite, nous y croyons encore.

 

Les droites provençales, celle qui considère qu'il n'y a que la gestion qui la « différencie du Rassemblement National », celle qui pense avant tout tactique et stratégie en combinant avec habileté avec les Macronistes, et celle de ces derniers désormais clairement révélée à ceux qui en doutaient comme ultra-libérale en acceptant de passer sous les fourches caudines de la précédente tout en semant la zizanie chez elle comme chez eux, donnent une bien piètre image d'elles-mêmes auprès des citoyens qui souffrent au quotidien des réalités économiques, sociales, sanitaires et environnementales, et sont bien éloignés des combinaisons politiciennes.

Ce mauvais film mis en scène en coulisse pourrait ne favoriser que l'extrême-droite, déjà conduite par un notable transfuge de la droite républicaine et depuis longtemps dangereuse dans notre Région. Les plus humbles et les classes moyennes n'auraient pas fini de s'en mordre les doigts.

C'est pourquoi les gauches et les écologistes ont un devoir impérieux de s'entendre et d'offrir une alternative. Le peuple provençal ne le leur pardonnerait pas. Et durablement.

La GRS provençale a lancé un ultime appel à la raison... 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 06:57

Plus il y aura de signataires, plus la population provençale, azuréenne et alpine pourra caresser l'espoir d'une alternative possible aux politiques désastreuses qu'elle subit depuis six ans du fait de la majorité régionale de M. Muselier.

Poussés par l'expression de la volonté populaire, les mouvements politiques et les citoyens qui croient aux idées de gauche, de l'écologie et du régionalisme auront le devoir de s'unir pour gagner.

Ce que certains partis provoquent comme inquiétudes par leurs positions étonnantes de repli peut être contrebalancé par l'amicale pression des habitants qui aspirent au changement.

 

AMIS ÉCOLOS, RÉFLÉCHISSEZ : NE FERMEZ AUCUNE PORTE !

J'ai du mal à comprendre la stratégie à haut risque qu'ont retenue, fût-ce d'une très courte majorité, les adhérents d'Europe Écologie Les Verts (EELV), visant à rassembler d'abord des petits partis écologistes et centristes avant d'entamer un éventuel rapprochement avec le vaste mouvement unitaire qui avance, à parité entre personnes engagées dans la vie citoyenne et militants d'une douzaine de partis, y compris d'ailleurs EELV avant qu'il ne change son fusil d'épaule.

On me dira que je n'ai pas à commenter le choix démocratique d'un mouvement auquel je n'appartiens pas. Mais l'enjeu est d'une telle importance que je me fais un devoir de regretter publiquement cette posture étrange, avec, d'une part, un chef de file très impliqué dans les discussions en vue d'un projet écologique, social et citoyen partagé se traduisant par une équipe diverse et ouverte réunie sur une liste commune, mandaté pour cela il y a quelques temps, et, d'autre part, l'appareil de ceux-là mêmes qui l'ont désigné qui le menace de sanctions s'il continue à s'investir dans l'aventure unitaire...

 

ON NE VA PAS RECOMMENCER COMME AUX MUNICIPALES, N'EST-CE PAS ?

Faut-il que certains aient la mémoire courte... Ça me rappelle trop ce que nous avons vécu naguère à La Seyne. La désunion du premier tour de l'élection municipale et la sanction de suspension infligée par EELV à Cécile Jourda, n°1 écologiste de notre équipe qui a tenu bon pour maintenir l'unité, sont l'une des causes de notre échec face à la droite « coalisée » élargie à une partie non négligeable de l'extrême-droite. A contrario, à Marseille, après que Michèle Rubirola a été suspendue de son parti en même temps que Cécile Jourda pour les mêmes causes, les écologistes sont revenus à la raison, leur principale animatrice a été réintégrée, et le Printemps marseillais, large rassemblement citoyen, social et écologiste en forme de front populaire, porte désormais les espoirs de la population marseillaise.

Et voilà que ça recommence ! Cécile et Michèle, toutes deux à nouveau signataires, avec d'autres écologistes, de l'appel « Il est temps » dont j'ai salué l'initiative rassembleuse il y a quelques jours dans ce blog, et dont je suis l'un des premiers signataires, vont-elles encore être mises au ban du mouvement au sein duquel elles sont engagées avec passion depuis des années ?...

 

ÒU, AMICS REGIONALISTAS, SARIETZ-TI VENGUTS CALUCS ?

Je ne comprends pas plus le choix du Partit occitan (PÒc) de faire cavalier seul. Là encore, son expérience seynoise, de 2008 à 2020, devrait le convaincre que c'est du côté des gauches et de l'écologie qu'il a des chances de voir progresser les idées et réponses aux enjeux auxquels il est attaché.

Je ne m'attarderai pas à rappeler dans le détail aux régionalistes de progrès ce que nous avons fait ensemble à La Seyne (un chapitre de notre bilan commun le synthétise), à mettre en regard de ce que MM. Muselier et Vitel ont commis – ou plutôt n'ont pas fait – pour notre région, et de ce que la droite, revenue aux affaires dans notre commune, n'a pas tardé à démanteler, comme je le rappelais en début de mois, comme les associations seynoises l'ont déploré au travers de la presse locale, et comme le Forum d'òc, rassemblement régional d'importantes associations de défense de la langue et la culture provençales et occitanes, l'a regretté dans un message adressé à la première magistrate seynoise.

Òc, amics regionalistas, e subretot tu, companh Arvé Guerrera, lo sabetz bèn, partejam lei très ponchs que vos preócupan ( 1 ), vòstrei batèstas son nòstras, vòstra plaça es emé nautrei !

 

CITOYENS SEYNOIS, VAROIS ET PROVENÇAUX DE PROGRÈS, SIGNEZ L'APPEL "IL EST TEMPS"

Plus nous serons nombreux à signer l'appel que nous avons initié, plus la voix populaire portera pour rappeler à toutes les sensibilités des gauches, de l'écologie, du régionalisme et de la vie citoyenne active, que c'est tous ensemble qu'on pourra enfin porter les espérances d'une région provençale qui se préoccupera de tous.

Découvrez ou redécouvrez l'appel et signez-le en cliquant sur la bannière ci-dessous. Et faites-le circuler tous azimuts !

 

( 1 ) : le nom de la Région, les transports ferroviaires de proximité, et la sauvegarde linguistique.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale Démocratie locale et communication
22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 06:02

« Le temps de l'alternative est venu. Construisons-la ensemble ».

Nous sommes plus de 200 premiers signataires d'un appel au rassemblement des citoyens et partis de progrès, des gauches, du régionalisme et de l'écologie pour l'élection régionale de Provence Alpes Côte d'Azur que le journal « La Marseillaise » a publié ce vendredi.

Toutes nos sensibilités sont représentées parmi les auteurs de cette tribune, comme le sont nos six départements et des militants de tous nos mouvements politiques, soit une bonne douzaine.

L'union autour d'un projet partagé, dès le premier tour, est une absolue nécessité.

 

 

DROITE ET EXTRÊME-DROITE OMNIPOTENTES

Dans certaines parties de notre région, des Provençaux, Alpins et Azuréens ne connaissent depuis des années que les politiques que conduisent les nombreuses majorités de droite – et parfois d'extrême-droite – de leurs conseils municipaux, intercommunaux, départementaux et, bien sûr, régional, dans un contexte national et européen dont les dirigeants mènent des politiques parmi les plus ultralibérales. Provence Alpes Côte d'Azur est une des régions les plus inégalitaires de France. Beaucoup des choix de gestion des élus du territoire ne répondent pas aux besoins de notre population.

 

DERRIÈRE LES IMAGES DES MAGAZINES, LA PAUVRETÉ PROVENÇALE

Le label en forme de marque commerciale « Région Sud », les palaces de la Côte d'Azur et les photos sur les tabloïds des richissimes célébrités en villégiature chez nous trompent leur monde. Le dernier très officiel « baromètre social » de la région est édifiant. Il révèle que le taux de pauvreté est plus élevé dans notre région que dans la moyenne du pays.

Le taux de chômage est le troisième de France, notamment chez les moins de 30 ans dont seulement quatre sur dix ont un emploi, dont la moitié sont des contrats précaires, et la majorité régionale a... supprimé la plupart des aides à l'insertion. Dans 42 des 52 intercommunalités de la région, la part des personnes âgées émargeant au minimum vieillesse est supérieure à la moyenne française, et elle est même de plus du double dans les trois grandes métropoles d'Aix-Marseille, Nice et Toulon. Les trois-quarts des Provençaux sont éligibles au logement social... que de nombreux élus du territoire se refusent à construire.

 

LES PROGRESSISTES ONT UNE ÉNORME RESPONSABILITÉ : S'UNIR POUR REGAGNER LA CONFIANCE

Avec ses compétences sur l'économie, la formation et l'insertion professionnelle, l'aménagement du territoire, l'action environnementale ou les mobilités, une Région dispose des moyens d'inverser la vapeur et d'amortir le choc de la crise. Les données des régions gérées par les gauches et l'écologie en attestent : il est possible de conduire des actions qui répondent aux besoins des citoyens dans leur ensemble, et non simplement des très riches qui sont certes plus nombreux chez nous qu'ailleurs – et plutôt plus fortunés – mais dissimulent la grande masse des très modestes, également plus nombreux qu'ailleurs.

C'est de cette perspective qu'il faut convaincre les Provençaux, Alpins et Azuréens. Et ça passe par la capacité des sensibilités progressistes à se rassembler autour d'un programme économique, social et environnemental.

Sans cela, les plus humbles comme les classes moyennes, chaque jour plus désespérés, perdant confiance dans les institutions et les républicains qui les animent, pourraient bien céder au chant des sirènes de l'extrême-droite qui prouve pourtant, là où elle est hélas aux affaires, qu'elle n'a de cesse de fouler du pied les espoirs égalitaires, solidaires et de vie libre qui fondent notre nation.

Et les inégalités, l'autoritarisme, la ségrégation et les exclusions continueront à s'accroître.

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale Idées et politique générale
9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 05:32

Il faudrait être mesquin et de mauvaise fois pour estimer que les 5 milliards d'euros du contrat de plan pour la Région Provence soutenu par le plan de relance ne représentent pas un effort certain de l'État, en appui au territoire régional.

Les choix ne sont cependant pas tous à la hauteur des enjeux...

 

INDUSTRIE, SERVICES PUBLICS ET ÉCOLOGIE : DE GRANDS OUBLIÉS

Le volet industriel fait cruellement défaut. Ne serait-ce que pour le « Grand Toulon », il aurait été indispensable que, dans sa négociation avec l'État, la Région pèse pour que l'État vienne en appui du groupe CNIM à La Seyne et de Transfix à La Farlède.

Les services publics sont également de grands oubliés du plan. Celui de la santé, dont il est inutile de rappeler l'importance avec la situation que l'on connaît depuis bientôt un an, est aux abonnés absents. Les centres hospitaliers de proximité de La Seyne et de Hyères continueront sur la voie de leur mort lente programmée.

Le plan n'affiche pas plus d'ambition en matière d'infrastructures de transports propres. Au regard de l'enjeu environnemental, si l'on excepte l'appui à l'électrification des quais portuaires de la rade de Toulon, dont ceux de La Seyne, il est incompréhensible que des moyens soient prioritairement dédiés aux infrastructures routières, délaissant des programmes structurants comme le transport en commun en site propre (TCSP) de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, ou la requalification de la ligne ferroviaire Marseille-Toulon, tant pour permettre le développement du transport de fret en roll-on/roll-off (ro-ro) par conteneurs géants amenés par trains et embarqués sur des navires rouliers au port de La Seyne-Brégaillon que pour assurer les financements de la ligne de RER Saint-Cyr / Toulon / Carnoules / Hyères.

Rien ne transpire enfin pour la rénovation urbaine des quartiers populaires urbains vulnérables, alors même que, on le voit à Hyères, La Seyne, Marseille ou Toulon, la situation ne cesse de s'y dégrader, et que les maires et présidents d'intercommunalités – certes pas ceux de notre région qui ont laissé d'autres se mobiliser pour tous... –, au terme d'un récent bras-de-fer avec le gouvernement, ont obtenu de l'État que 1% du plan de relance leur soit spécifiquement consacré.

 

ÉQUITÉ TERRITORIALE ET SOCIALE : L'ÉTAT RÉPUBLICAIN DOIT COMPENSER LES DÉFAILLANCES RÉGIONALES

La décentralisation a du bon. À condition que les territoires portent auprès de l'État des projets répondant aux besoins de leurs populations, en matière économique, sociale, urbaine, de structuration territoriale et de développement durable. Et que l'État assume de porter lui-même des programmes, à la place des institutions locales, en cas de défaillance d'opportunité de leur part, au nom de l'unité et l'indivisibilité de la République.

En cette année 2021, au terme du mandat de six ans de la majorité régionale de droite de M. Muselier – et de son représentant local, M. Colin –, on aurait aimé pouvoir porter à son actif quelques perspectives structurantes pour notre territoire ouest-varois. Mais on ne gardera pour souvenir prégnant que le retrait unilatéral de la Région du financement des mesures d’accompagnement social des habitants des quartiers populaires prioritaires ou des chantiers d’insertion offrant aux personnes les plus éloignées de l'emploi  une de chance de mettre de pied à l'étrier.

Ah si, tout de même, bien sûr, j'allais oublier une avancée majeure pour le quotidien de nos habitants : le changement de nom de la Région, ayant perdu son appellation historique de Provence qui faisait à peu près consensus pour devenir une sorte de marque commerciale, Région Sud...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale

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