16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 04:57

http://a8.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/421035_226234924141448_100002648256692_400644_2125060162_n.jpgGrand, grand merci aux dizaines de personnes qui se sont relayées avec moi pendant une douzaine de jours et de nuits pour veiller sur la maternité de l'Ouest du Var. Nous avons démonté notre campement hier car il ne se justifiait plus : les personnels de l'hôpital qui, au fil des jours, ont pris sur eux malgré les menaces de leurs hiérarchies dont ils nous ont porté témoignage, sont venus à notre rencontre, ont eu beaucoup d'échanges avec nos "sentinelles", notamment celles du Collectif des Femmes de l'Ouest Var, et, depuis leurs postes de travail, assurent désormais la veille sur leur bel outil de service public. Nous sommes maintenant en contact permanent et, avec un système d'alerte, prêts à réagir dans l'instant, nombreux, très nombreux, si le besoin s'en faisait sentir.

J'ai dit hier jeudi à la cinquantaine de "sentinelles" qui se sont retrouvées à mes côtés au moment de nous séparer combien je vis mal le sentiment de mensonge permanent qui semble être le fil conducteur de cette sinistre opération de démantèlement de l'offre de soins publics.

« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »

Ces mots écrits au camp de concentration de Dachau par Martin Niemöller, un pasteur protestant victime des nazis, me sont venus en écho à ce qui se passe ici depuis des mois.

Quand ils ont fermé le laboratoire, je n'ai pas [trop] protesté. Mais cette fermeture a permis de justifier la fermeture de la chirurgie. Et la fermeture d'un bloc de chirurgie permet de justifier celle de la maternité au nom de la sécurité. La machine aux engrenages est enclenchée, rouleau compresseur sans état d'âme, bien rodé, bien huilé.

Et demain, on justifiera le transport des blessés vers les urgences de l'hôpital Sainte-Musse par l'absence de bloc opératoire. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien.

Et dire que j'ai failli me rendre complice de cette affreuse mécanique ! En poursuivant le projet de "Maison médicale" initié par mon prédécesseur, j'aurais contribué à vider le service d'urgences des usagers qui s'y rendent pour des "bobos" ou faute de service de garde de la médecine de ville. Les vils démolisseurs auraient alors constaté que le service d'urgences de La Seyne n'accueillerait plus ni blessés ni malades légers... et auraient sans nul doute trouvé là prétexte à le fermer, lui aussi. J'ai donc pris la lourde décision de suspendre ce programme du Plan de Rénovation Urbaine. Jusqu'à ce que la puissance publique change de politique.

Oui, je suis amer de constater la dissimulation constante de la vérité de la part de ce centre hospitalier - où de ceux qui le guident - qui n’en est pas à son coup d’essai. Deux exemples me viennent à l'esprit qui auraient dû m'alerter sur la perfidie de mes adversaires...

Le Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon-La Seyne a été condamné en 2009 par la cour administrative d’appel de Marseille pour "dissimulation de preuves" suite à une erreur médicale, avec un arrêt qui fait désormais jurisprudence puisque, depuis, toutes les conversations lors d’un appel au SAMU doivent être enregistrées.

Et, selon un rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC), il y a une dizaine d'années, lorsqu’il s’est agi de sauver la maternité de Font-Pré, après tout un tas de tergiversations, on a fini par décider d’augmenter de 101% le budget de rénovation, en passant un simple avenant aux marchés, sans en référer à la commission d’appel d’offres qui doit normalement garantir la transparence des opérations budgétaires et financières.

Mensonges, dissimulations, opacités !

Mensonge quand, les yeux dans les yeux, on vous affirme - et c'est le seul argument qu'on m'a opposé pour justifier la fermeture de la maternité - que ce sont les personnels qui veulent partir, tant ils travailleraient dans des conditions à la limite de la sécurité ! Mais ce n’est pas ce qu’ils nous ont dit - et ce qu'ils ont écrit - lors de nos nombreux échanges ! Moins de cinq d'entre eux disent préférer travailler à Sainte-Musse et, parmi les médecins, seule la chef de service d'obstétrique y tient !

Sournoiserie quand on vous distille de fausses informations sur le calendrier du déménagement (qui, d'ailleurs, ne concerne que le seul matériel de gynécologie dont on conservera une partie sur place pour les urgences). Nous, nous avons les dates : celle, fausse, qui a été diffusée (par qui ?...) pour endormir la vigilance des "sentinelles", mais aussi la vraie... qui pourrait encore changer car les menteurs savent que nous savons ! Mais peu importe, car nous sommes désormais informés en temps réel par des personnels courageux, ce qui ne justifie plus que nous assurions une veille de sentinelles jour et nuit, 24 h / 24...

Fourberie depuis longtemps comme mode de gouvernance de l'organisation des services hospitaliers sur le territoire de l'agglomération toulonnaise. Il y a dix ans, selon le même rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) que celui évoqué plus haut, l’Agence Régionale de l'Hospitalisation (ARH) défendait alors deux scénarios possibles : soit toute l’obstétrique et la néonatologie à La Seyne avec des activités de périnatalité à Toulon ; soit deux sites d’accouchement, l'un de niveau 2B à La Seyne et un autre de niveau 1 à Toulon.

Or, la CRC relève : « Cette proposition était en harmonie avec le projet médical déjà évoqué, alors en cours de formalisation, mais, devant les pressions accrues, cette solution va s’avérer impraticable ». Quelles sont ces pressions ? Qui les a exercées ? D'où viennent-elles ? De l'intérieur de l'hôpital ? De l'Agence de la Santé ? De pouvoirs politiques ? Sont-elles la cause du fait que, aujourd’hui, avec la liquidation du site hospitalier de l'Ouest toulonnais, on arrive exactement au résultat inverse de celui imaginé qui couvrait avec pertinence l'ensemble du territoire ? 

Tout ça est serait tartuferie si ce n'était si grave ! Je le répète depuis un an : c’est un territoire de 200.000 habitants qui est délibérément lésé par ceux qui ont exercé - et peut-être exercent encore - ces pressions.

Dès aujourd'hui, par courrier officiel, je demanderai donc une présidence tournante chaque année du Conseil de Surveillance de l'hôpital de Toulon-La Seyne, assurée une année par un élu de Toulon, et une année par un élu de l'Ouest toulonnais. L'un de mes collègues maire d'une commune voisine de La Seyne, pourtant pas de ma sensibilité politique, a bien raison de le répéter à l'envi : il faut rééquilibrer à l'Ouest l'agglomération Toulon Provence Méditerranée.

On dé-campe donc. Mais pour mieux camper... sur nos positions. Le combat n'est pas terminé. La justice est saisie pour réclamer, d'une part une décision sur le fond d'annulation de la fermeture de la maternité, et d'autre part un référé de suspension du transfert, le temps que l'affaire soit jugée au fond. Et il nous faudra encore mouiller nos chemises pour protéger les autres services de notre hôpital que les "presseurs" donnent décidément l'impression de vouloir vider complètement de sa substance.

Il y a aussi, dans un peu plus d'un mois, une échéance électorale nationale. Avec l'espoir d'une nouvelle politique de service public qui, elle, ne sapera pas les fondements de la République et de la démocratie. Plusieurs candidats, dont celui que je soutiens, François Hollande, se sont engagés à maintenir notre maternité. Outre la tente et le camping-gaz, il est une arme à ne pas négliger : le bulletin de vote...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 06:29

 

http://www.la-seyne.fr/joomla/images/stories/laseyne/pdf/maternit-25-fv.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 07:18

http://www.jedessine.com/_uploads/_tiny_galerie/20090728/bebes-pandas-source_996.jpgPeut-être connaissez-vous Madame Huan Huan et Monsieur Yuan Zi, le couple de pandas géants loués par la Chine à la France, installés depuis peu au zoo de Beauval, dans le Loir-et-Cher. Figurez-vous que, pour ces "trésors nationaux", car c'est ainsi qu'ils sont considérés en Chine, on vient de construire... une maternité ! Je ne sais si ça s'est fait dans le cadre du Schéma Régional d'Organisation Sanitaire (SROS) ou dans le dos de l'Agence Régionale de la Santé (ARS) de la Région Centre, mais, lorsqu'on sait qu'une femelle panda n'est en chaleur que trois jours par an et féconde seulement 24 heures, on voit que l'on ne regarde pas à la dépense. À faire rêver les mamans de l'Ouest Var...

Pendant ce temps, alors que la Cour des Comptes relève, dans son rapport 2012, que la situation de la périnatalité s'est aggravée en six ans en France, on s'obstine à poursuivre vers l'installation à l'hôpital de Toulon d'une véritable "usine à bébés" qui, faute de places suffisantes pour plus de 3000 naissances annuelles, devra renvoyer les mamans chez elles avec un très hypothétique suivi à domicile.

http://www.la-seyne.fr/joomla/images/stories/laseyne/pdf/maternit-25-fv.jpgCe n'est pas acceptable. Plusieurs initiatives de mobilisation sont engagées pour empêcher la fermeture de la maternité de La Seyne, décidée mais pas réalisée, auxquelles j'invite les visiteurs de mon blog à se joindre, nombreux et déterminés.

Le samedi 18 février, à 10 heures 30, le collectif varois de défense de l'accès aux soins organise un rassemblement ("flashmob") sur l'avenue de la République à Toulon, face à la mairie.

De mon côté, le samedi suivant, 25 février, à 10 heures, j'invite à un rassemblement au stade Léry à l'entrée de La Seyne (derrière l'hypermarché Auchan), à partir duquel j'envisage de manifester sur le carrefour giratoire surplombant l'autoroute Toulon-Marseille, à la sortie 13 de Camp-Laurent.

C'est malheureux, mais, faute de voir le bon sens être entendu, il nous faut passer de rassemblements "bon enfant" à des actions plus dérangeantes si l'on veut ne pas baisser les bras et obtenir enfin gain de cause.

http://img.over-blog.com/214x300/4/63/11/64/FLASHMOB-18-FEVRIER-couleur-pour-le-web.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 09:50

http://img66.xooimage.com/files/4/0/8/perm_matern-30f1a8b.jpgJ'ai inauguré ce jeudi matin une permanence pour recueillir tous les témoignages que mes concitoyens souhaiteront apporter, dès à présent, des difficultés qu'ils rencontreront avec la perspective de la fermeture de la maternité de l'hôpital de l'Ouest du Var. Toutes les informations utiles figurent dans l'image ci-contre.

Dans le même temps, je lance un appel à résister, plus que jamais, pour que nous préservions ce service public de proximité. Celui-ci sera distribué dans toutes les boites à lettres de la commune et j'invite les visiteurs de ce blog à le relayer largement au-delà des limites de La Seyne, pour nous préparer à une mobilisation confirmant de notre détermination à sauver notre maternité (ci-dessous).

Et, sauf changement, retenez la date du samedi 18 février pour un événement d'envergure...

http://img70.xooimage.com/files/8/7/b/appel_mater_1-30f1a71.jpg

http://img70.xooimage.com/files/7/e/e/appel_matern_2-30f1a7a.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 04:57

http://img73.xooimage.com/files/f/c/f/matern_2-30e9dfa.jpgAprès être allé à la rencontre des habitants de la cité Berthe pendant plus d'une heure, après avoir écouté aussi bien les élus locaux que des défenseurs de la maternité de l'hôpital George-Sand, au premier rang desquels le collectif des femmes de l'Ouest Var, après avoir entendu un long moment ceux des médecins hospitaliers qui se réjouissent au contraire de la fermeture de ce service public, François Hollande a été on ne peut plus clair, hier, sur le parvis de notre hôpital seynois.

Je livre à mes visiteurs les propos du candidat à l'élection présidentielle par lesquels, contrairement au gouvernement actuel, sans négliger la parole des spécialistes médicaux plaidant pour les meilleures conditions de travail possible, il place la proximité et l'aménagement du territoire au coeur des politiques de service public. Enfin quelqu'un qui aura écouté ce que je m'évertue à réclamer depuis des mois !

"La population souhaite de la proximité et de la sécurité. Donc, tant que l'établissement fournira ces deux conditions, il y aura des accouchements ici.", ajoutant un peu plus tard que "nous devons avoir toujours cette conciliation entre exigence de qualité qui peut être ici et ailleurs, et en même temps le souci de la proximité."

Revenant sur le rôle joué par l'Agence Régionale de Santé (ARS) pour appliquer la politique de casse du service public de santé, François Hollande a bien ciblé que la responsabilité en incombe au gouvernement de Sarkozy et de Fillon : "Une agence ne fait que la politique qui lui est recommandée au niveau national. Donc, en changeant la direction de la politique de la santé, en insistant sur le rôle majeur de l'hôpital public, en faisant en sorte qu'il y ait une permanence des soins, pour que les professions de santé puissent également être présentes sur tous les points de notre territoire, eh bien, il y aura une ARS qui agira dans la bonne direction".

http://img73.xooimage.com/files/a/d/f/matern_1-30e9e14.jpgLe candidat a indiqué sa volonté de faire le nécessaire pour que les accouchements demeurent à La Seyne : "Moi, je comprends le maire de La Seyne, et tous ces habitants des quartiers, toutes ces femmes qui veulent être accompagnées, être suivies, et ensuite pouvoir accoucher au plus près de leur domicile. Donc nous ferons en sorte de trouver la bonne solution qui permettra de ne pas empêcher de regrouper un certain nombre d'installations et, en même temps, de permettre qu'il y ait toujours, ici, des accouchements."

Avant de conclure sur un message d'espoir et d'encouragement à poursuivre notre mobilisation en tenant jusqu'au lendemain de l'élection présidentelle pour empêcher que l'irrémédiable ne survienne avant : "J'ai dit - et ça vaut pour une maternité aussi - qu'il ne peut pas y avoir de service d'urgence à plus d'une demi-heure [de trajet], puisqu'il faut avoir la certitude de pouvoir être soigné dans de bonnes conditions à proximité. Donc, il n'y a plus qu'à attendre le mois de mai, que nous reprenions ce dossier de façon à ce que nous puissions trouver une solution".

Raison de plus pour tenir et ne rien lâcher. Je lancerai donc dans les tout prochains jours un large appel à la mobilisation de nos populations. François Hollande a pour slogan "Le changement, c'est maintenant !". Plus que jamais, le nôtre doit être "Pour la maternité, le mouvement, c'est maintenant !"

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 05:52

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTz6Z6j1E0duyCPXypGi3gdSc52UbHNcj0WobHjYTeub0e_iQyMYACe lundi 16 janvier 2012 à 17 h 15 tombait comme un couperet de la bouche du sieur Deroubaix, directeur intraitable de l’Agence Régionale de Santé (ARS), la sentence de la fermeture de la maternité de La Seyne-sur-Mer. Le sort des 200.000 usagers de tout l’ouest varois (des quartiers Ouest de Toulon à St-Cyr-sur-Mer) était ainsi scellé. Les futures mamans devront donc prendre leur mal en patience et se résoudre à rallonger d'une heure le trajet qui les séparait habituellement de leur hôpital de proximité, ce soi-disant "vieil hôpital vétuste" d’à peine 14 ans d’âge situé à l’entrée de La Seyne, jouxtant le quartier Berthe. Le seul centre de naissance et d'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) aura disparu... remplacé par une unité de soins palliatifs pour les personnes en fin de vie et un service d'hospitalisation d'office pour les gens en danger psychiatrique ! 

En tant que citoyen, en tant qu’élu du peuple, je suis révolté et je n’admets pas qu’un directeur d’agence désigné par l’État pour conduire à son terme la mort du service public de santé, prenne le parti du tout technologique contre l’avis des populations et de leurs édiles, contre la réalité d’un territoire et de ses usages. Et en usant du mensonge éhonté, expliquant... qu'il est dangereux de naître à La Seyne ! Pourquoi ne l'ont-ils pas fermée plus tôt alors, cette maternité, ces assassins en puissance ?

Nous, élus de La Seyne, de St-Mandrier, d’Ollioules, aux côtés du collectif varois de défense de l’accès aux soins, aux côtés du pédopsychiatre de renom Boris Cyrulnik, avec le gynécologue obstétricien Jacques Petit et les praticiens et sages femmes libéraux, au nom de tous nos concitoyens, au nom des 21.000 signataires de la pétition réclamant le maintien d’une maternité de niveau 1 prodiguant aux mamans un accompagnement et un suivi de qualité et de proximité, nous ne baisserons pas les bras, nous n’abandonnerons pas le service public de santé au seul prétexte qu’il faille moderniser coûte que coûte des installations en fermant la maternité la plus importante du département où se déroulent chaque année plus de 1400 naissances.

J’ai réclamé l’ouverture du dialogue et la prise en charge directe par un interlocuteur de l’État du dossier de la maternité de La Seyne. Je veux que l’État prenne ses responsabilités. Je veux rompre toute forme de dialogue avec cette ARS mandatée, quoi que l’on dise, pour un seul but : tuer la maternité et le service public.

Je suis allé en août 2011 à Paris à vélo. Au terme de mon périple et après avoir pu constater sur ma route les affres de la politique de liquidation du service public de santé sur tout le territoire national, j’ai été reçu au Secrétariat d’État de Nora Berra qui m'avait promis, au nom du Ministre de la Santé Xavier Bertrand, l’ouverture d’un dialogue… qui n’a été qu’un dialogue de sourds.

Je veux clamer et rappeler haut et fort que nous tous, défenseurs de la maternité de La Seyne, ne sommes pas opposés à l’ouverture de l’hôpital de Ste-Musse et de son plateau technique révolutionnaire. Simplement, je veux que l’on entende vraiment que nous avons besoin, à côté de ce nouveau site annoncé comme ultra performant, de cette maternité de niveau 1.

Je veux que l’on entende qu’on ne peut opposer des outils à des êtres humains, que l’on ne doit pas contraindre les citoyens, en l’occurrence les futures mamans, à plus d’efforts, à leur charge et à leurs frais, et qu’enfin, il est tout bonnement inadmissible d’envisager d’exposer les mamans et leurs bébés à des risques nouveaux auxquels jusqu’alors ils n’étaient pas exposés.

Nous avons jusque là tenu bon, et tenu surtout à ouvrir le dialogue et faire fonctionner la démocratie. Nous avons manifesté de manière pacifique, sans imposer de gêne, sans aller à l’affrontement. Ma position est désormais de nature complètement différente.

Et j’en appellerai dans les prochains jours à la population pour que nous agissions à la mesure de la surdité de nos interlocuteurs. Nous avons été bafoués et méprisés. Nous ne nous baisserons pas les bras devant tant d’irresponsabilité. Je ne resterai pas les bras ballants devant le démantèlement de notre République, morceau par morceau, service public après service public, territoire après territoire, foulant au pied toutes ses valeurs-socles.

De tous horizons politiques républicains, je sais que vous aurez à coeur d'accompagner notre détermination.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 11:00

maternite_panneau.jpgJe ne l’avais jamais remarqué et c’est ce samedi matin, alors que je lançais mon Appel de Noël et du Solstice en faveur de notre maternité, que je l’ai vu en levant la tête dans le grand hall de l’hôpital George-Sand de La Seyne et de l’Ouest Var.

Faut-il comprendre de ce panneau informatif que le fait que notre maternité soit de niveau 1 (carré à gauche) lui interdirait d’accueillir des femmes enceintes (signalétique ronde de droite, façon panneau indicateur routier) ?

Ça prêterait à sourire si mon inquiétude n'était pas grandissante. Car les agents de l'Agence Régionale de la Santé (ARS), funestes démolisseurs du service public hospitalier, agissent désormais en douce, histoire de mettre nos populations devant le fait accompli et se pressent d'exécuter leurs viles oeuvres... Des fois que la donne change après les élections du printemps 2012 ?

Avant même que la deuxième réunion de la "table ronde" ne se soit tenue, le 16 janvier prochain, ils ont déjà rayé d'un trait de plume, dans le tableau des "objectifs quantifiés par territoire" des maternités varoises, celle de La Seyne et de l'Ouest-Var ! Vérifiez par vous même en allant à la page 89 de ce document en pdf. Et ils ont fixé la date pour recueillir les avis avant l'adoption de leur schéma régional au... 15 janvier. Soit la veille de la prochaine réunion de la table ronde ! À quoi servira donc cette dernière si tout est bouclé ?

J'ai donc lancé un appel solennel pour les rappeler à notre bon souvenir et leur dire que notre vigilance et notre détermination de faiblissent pas... Et qu'on changera de forme et de ton si nous n'étions pas enfin entendus. Voici donc mon "Appel de Noël et du Solstice" à nous tenir prêts...


"Comment pouvions-nous laisser passer cette période sans évoquer le sort menacé de notre maternité ?

"Que les non-croyants invoquent la souterraine fertilité de la terre au temps du solstice, que différentes croyances invoquent Dieu lui-même, ou celui en qui certains voient son fils, ou d’autres son prophète, du plus loin que l'on puisse remonter dans la nuit des temps, la promesse de fertilité, de renaissance, de retour de la lumière, enfin, de tous temps, les femmes et les hommes ont bercé en ces jours de décembre l'espoir de l'Humanité retrouvée.

"Oui, je lance aujourd'hui cet appel du Solstice et de Noël, appel de Noël de foi pour les uns, appel de tradition fraternelle pour les autres, appel des jours qui croissent pour d’autres encore, cet appel pour notre maternité, en y associant, je crois qu'ils me le permettent, des syndicats, des associations, des partis politiques, des personnalités, des élus, des citoyens, de tous horizons républicains, je ne cesserai de le répéter, pour montrer la force de la mobilisation, et aussi pour saluer cette "bonne volonté des hommes" qui unit la population de notre Ouest du Var pour garder sa maternité, et qui ont bien voulu nous rejoindre dans ce combat juste, ce combat d'avenir.

"Sur ce panneau [amené à l'hôpital, réalisé avec une photo de ma crèche faisant l'objet d'un article précédent], figure la photo d'une sorte de crèche de combat. "Ne touchez pas à la crèche !" pourrait-on dire. Oui, en Provence, croyants, ou mécréants comme moi, nous y tenons à ce village mythique où les santons sont laïques autant que religieux. Où la vie, la vie quotidienne, et ses personnages de légende vivante, habitent nos rêves d’enfants. Et d'anciens enfants...

"Oui. Au moment de Noël, où l'on parle de ventres fertiles, et de chaleur, et de fraternité humaine, de quoi nous parlent-ils, eux, les technocrates ? De matériel de pointe. De technologie pure. De rigueur d'organisation et de gestion.

"Nous, invariablement, nous leur répondons humanité, naissance de petits êtres humains, de petits d’hommes, entourés de l’amour de leurs familles et de leurs proches, de ce sentiment qui distingue l’homme de la bête... À l'acte technique, nous opposons l'acte de vie. Et, alors qu'en France quelque 20 départements, oui, je dis bien départements, comptent moins de 200.000 habitants, ils refuseraient le maintien d’une maternité aux 200.000 résidents de l'Ouest-Var ?

"Quoi ! L’équivalent de tout un département n'aurait plus droit à ce service public de proximité ?

"Amis, camarades, compagnons, et citoyens, êtres debout que nous sommes, au moment où certains de nos compatriotes vont fêter l'Enfant-Roi, où d’autres feront aussi fête humaine, fête d’hommes humains, sans croire à un quelconque dieu, et où d’autres ne fêteront rien par choix ou par contrainte, eh bien, d'autres encore n'auront décidément rien compris. Et continueront d'idolâtrer... l'Argent-Roi. Et de se soumettre à lui.

"Sommes-nous de doux rêveurs ? Oh que non ! Et ils le verront, si la prochaine réunion du 16 janvier, deuxième étape de la table ronde que nous avons obtenue, obtenue tous ensemble, ne se passe pas bien !

"Et elle ne se passera pas bien, hélas, je le crains, tant ils nous mentent en organisant en catimini, dans le dos de nos populations et de leurs élus, un simulacre de concertation par Internet qui arrêtera ses conclusions... juste à la veille de notre prochaine réunion ! Quel irrespect !

"Serions-nous des archaïques, serions-nous des réticents devant les progrès de la médecine ? Mais il n'est que de voir le soutien à notre combat, de personnels soignants, de praticiens, de spécialistes, pour démontrer le contraire !

"Alors je salue aujourd'hui ceux qui, dans la hâte, et au milieu des préparatifs de la fête, la fête chrétienne ou la fête païenne, nous ont rejoints. Et toutes celles et ceux, des milliers, qui nous soutiennent !

"Serge Féraud et ses sacrés rameurs sont là aussi. La traversée de l'espoir ! Jason et les Argonautes de l'espoir ! Traversée de la mer, bien sûr, pour aller en Corse pour des enfants malades, et aujourd’hui, symboliquement, traversée de périodes froides et obscures, pour aller vers l'espérance de la vie retrouvée.

"Je terminerai simplement en évoquant un poème bien connu, un beau texte écrit par un grand homme de lettres, un résistant à l’oppression des hommes par les hommes, un poème de résistance. Je vous en lis la première strophe :

Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du cœur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra

"Que vive Noël 2011 ! Que vive l’hôpital public, celui de la République laïque, qui garantit les croyances et les non-croyances de tous et de chacun, la République fraternelle et égalitaire ! Et que vive notre maternité !"


 Merci, grand merci, à toutes celles et ceux qui ont pris de leur temps, en ce jour où on se hâte de faire les derniers achats, où on prépare les agapes du soir de la fête, pour être des nôtres à l'hôpital : mes collègues élus du conseil municipal de toutes les sensibilités de la gauche et de l'écologie, qui me pardonneront de ne pas les citer, Mireille Peirano, vice-présidente de la Région, Patrick Martinenq, conseiller général de La Seyne, les militants du PRG, du MRC, d'Europe Écologie - Les Verts, du PS, du PCF, du NPA, les syndicalistes, les associatifs, les gens engagés dans les Comités d'Intérêt Local, les citoyens, les personnels communaux qui ont assuré la logistique. Et un grand, grand, grand merci à ceux qui ont prêté les costumes des santons vivants, et aux choristes seynois, autour de Madame et Monsieur Pioch, qui, par leurs chants provençaux et universels de Noël, ont autant égayé que donné de la solennité à ce moment fort dans le hall de notre hôpital !


maternite-copie-2.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 16:29

Je souhaite à tous mes visiteurs de belles fêtes de fin d'année malgré les vicissitudes de l'époque que nous vivons. Et leur adresse un clin d'oeil sur le thème de la solidarité de lutte "Maternité de La Seyne et étable de Bethléem"... manière d'allier lutte et traditions... parce que, tout athée et anti-clérical que je suis, je fais chaque année ma crèche...

creche_2011.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 06:43

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSGE-yvnueN-9_eUmPQ_VC3PuL5-C1dYWGolCMUdBvN0mMn-v0amgLa deuxième phase de la "table ronde" que j'ai obtenue pour permettre aux élus locaux, au collectif varois de défense de l'accès aux soins, et à tous ceux, notamment professionnels, qui nous accompagnent pour sauver la maternité de l'Ouest Var, était initialement prévue le 16 novembre.

L'Agence Régionale de la Santé (ARS), sans explication, a décidé de l'annuler. Elle a ensuite demandé leurs disponibilités aux participants pour fixer un nouveau rendez-vous. J'ai moi-même communiqué une douzaine de dates possibles en décembre.

Et, figurez-vous, la date retenue a été un des rares jours - le 16 décembre - où trois des participants, et non des moindres du camp des opposants au transfert, le maire d'Ollioules, Robert Bénéventi, le représentant de la Région PACA, Robert Alfonsi, et moi-même, n'étions pas disponibles ! Parce que nous siégeons à l'Assemblée Plénière du Conseil Régional qui se tient à ce moment-là. Sûrement un pur hasard...

Sollicitée pour revoir sa décision, l'ARS a émis une fin de non-recevoir. Mon sang n'a fait qu'un tour ! Et ça a failli "clasher" !

Je me suis entretenu de la question avec Hubert Falco, à la fois président du Conseil de Surveillance de notre centre hospitalier, et président de la communauté d'agglomération TPM, fonction au titre de laquelle il aide notre démarche en reconnaissant que la question des transports pour traverser Toulon est loin d'être réglée, laissant entendre à demi-mot qu'un report de la fermeture serait bienvenu. Il m'a confirmé que les disponibilités des élus locaux étaient prioritaires sur toutes autres et a obtenu ce que, moi, je ne parvenais pas à obtenir, à savoir que la date soit revue. Je l'en remercie sincèrement. Ça aura donc lieu le 16 janvier.

Mais ça atteste tout de même que, pour l'ARS, la fable de La Fontaine qui dit que "selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" est érigée en principe de gouvernance. Ce mépris assumé de l'ARS vis-à-vis des élus du peuple, donc des populations, n'est pas nouveau, mais, hélas, ça le confirme. Vivement que ça change !


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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 16:25

http://1.bp.blogspot.com/_VhUPgCQXWEs/S6vNpMTzS0I/AAAAAAAADLM/XmTa3jxplr8/s400/Egalite49%5B1%5D.jpgM. Fillon, Premier Ministre, était des nôtres ce lundi matin pour l'inauguration du nouvel hôpital de Sainte-Musse à Toulon.

Pourquoi dis-je "des nôtres" ? Parce que cet établissement tant espéré, pour l'émergence et la réalisation duquel les politiques varois de toutes sensibilités - exception faite du maire Front National de Toulon entre 1995 et 2001 - ont "mouillé la chemise", est un formidable outil au service des citoyens de l'ensemble de l'agglomération du "Grand Toulon", et même au-delà, et parce que, d'ailleurs, c'est bien un des équipements du bel ensemble public que représente le CHITS, c'est-à-dire le Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon et... La Seyne.

Donc je me sens autorisé à dire que M. Fillon était... des nôtres.

Certes, pour accueillir son honorable hôte, l'élu de la République que je suis a dû passer au contrôle sous un portique électronique, lever les bras devant un service de sécurité (des fois que j'aurais tenté un acte terroriste) et jouer des coudes pour être accepté avec les officiels, comme on dit, pour la visite des locaux. Comme tous les autres élus ?...

Mais je ne vais pas m'attarder sur ces broutilles.

Si. Juste un peu. Pour dire que MM. Fillon et Bertrand, auxquels j'avais par courrier demandé de m'accorder quelques brèves minutes d'audience pour un sujet qui me tient à coeur, le devenir (fermeture ou non) de la maternité de l'Ouest du Var, l'un des éléments forts du dispositif hospitalier de notre territoire, n'ont pas cru devoir demander à leurs services d'avoir la politesse de me répondre, fût-ce pour me dire que la gestion de leur temps ne leur permettait pas de m'écouter quelques instants. S'ils ne le sont pas eux-mêmes, ce que je n'oserais imaginer, leurs collaborateurs sont au bas mot de vrais vilains malotrus (définition académique de ce dernier terme pesé... ICI).

Donc, allez, je passe sur ces futiles fadaises.

Quoi que... à bien y regarder, il me semble que la présence du maire de la deuxième commune concernée par le CHITS (voir plus haut § 2 l'explication du S final de CHITS) aurait pu être autant justifiée sur la tribune, sinon plus, que celle de certains fonctionnaires hospitaliers, quelle que soit leur valeur professionnelle que je reconnais et respecte. Mais, M. Bertrand l'a rappelé dans son interview à Var-matin parue ce jour, ce sont les employés qui décident eux-mêmes (foin des élus du peuple et de la démocratie !) : "C'est un projet [la fermeture de la maternité] qui émane du corps médical lui-même"... Ou, du moins, pour être exact, on devrait parler d'une partie du corps médical... car, s'agissant des autres personnels que les médecins, il leur est interdit de donner leur point de vue, du moins en public (et que quelqu'un tente de me dire que je mens, juste pour voir !).

Mais, allez, je cesse de perdre du temps sur d'insignifiants brimborions.

Pour m'attarder par contre un brin sur les propos de notre Premier Ministre qui, eux, sont plus importants. J'ai retenu deux thèmes majeurs dans l'intervention de M. Fillon.

D'une, il nous a rappellé - si besoin était - que la crise européenne (en clair, ce qu'il a peut-être du mal à expliciter : la crise du capitalisme financier mondial) nous contraint à une gestion des plus serrées de nos services publics. Ça, on savait, mais il est toujours bon de se le rappeler.

De deux, pour nous en tirer face à ladite crise, il nous a expliqué qu'il faut revenir à quelques valeurs fondamentales. J'ai entendu parler "d'excellence" ou de "coopération", jolies valeurs humaines certes, mais pas un mot sur les valeurs de la République, celles qui, depuis 1792, chaque fois que le pays s'est trouvé confronté à une situation de crise et qu'elles ont été fixées comme objectifs majeurs, ont permis à la Nation de se remettre debout.

En l'occurence, parmi ces valeurs républicaines, l'Égalité, inscrite aux frontons de nos édifices publics, qui, s'agissant du service public hospitalier, se traduit normalement en "équité territoriale", c'est-à-dire en aménagement du territoire de la République de telle sorte que nul de ses enfants ne soit en situation de ne pouvoir accéder aux soins du fait de la géographie du lieu où il réside, eh bien, cette Égalité n'a en aucune façon été abordée. Juste une petite phrase pour rappeler que le Var, ce n'est pas que Toulon, et que d'autres communes citées, dont La Seyne, ont droit à l'attention de la puissance publique...

Une attention... mais sans dire comment. Ça aurait pourtant été un bel effet d'annonce que de dire que, au regard des réalités, et montrant une écoute des populations d'une dizaine de communes, très inquiètes, relayées par leurs élus de tous bords, on pouvait compter sur une sorte de moratoire repoussant une décision de fermeture de la maternité de l'hôpital George-Sand.

Quand un Premier Ministre de la France oublie ces fondamentaux là, c'est atterrant. Et inquiétant.

Inquiétant car, croyez-moi, si les 200.000 habitants de notre bassin de vie ont du souci à se faire pour leur maternité, au-delà de ce problème (majeur et sur lequel je ne lâcherai rien), c'est la République dont nous avons hérité de nos anciens qui est grandement en danger.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité

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