25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 16:57

La dynamique associative seynoise est très forte et très dense. Des centaines d'associations culturelles, sportives, environnementales, éducatives, solidaires, mémorielles, et bien d'autres, activent chez nous le « vivre ensemble » tout au long de l'année en direction de milliers de nos concitoyens de tous âges et de tous quartiers.

Ce n'est donc pas un hasard si nombre de Seynois me demandent comment ils peuvent se rendre utile en cette période troublée. ​​​​​Tout en prenant les précautions d'usage en matière de sécurité sanitaire, il est possible de le faire dans un cadre organisé...

 

La Seyne et les villes adhérentes de l'association des maires Ville et banlieue de France, dont je suis le président national, ont travaillé (à distance, bien sûr !) avec le ministre de la Ville Julien Denormandie et ses services. Nous avons débouché sur la création d'une plateforme Internet, mise en service ce lundi, permettant aux associations ou aux mairies de proposer des « missions » dans lesquelles des citoyens, « volontaires civiques », peuvent s'investir. Ils constituent la « réserve civique », en complément des réserves de sécurité ou réserves sanitaires dans lesquelles s'impliquent des spécialistes, professionnels en formation ou retraités.

 

UNE PLATEFORME INTERNET POUR PROPOSER DES "MISSIONS" ET OFFRIR SES SERVICES

Cette plate-forme est accessible sur le site spécialement dédié : www.jeveuxaider.gouv.fr

Les offres de « missions » qu'un organisme public ou associatif peut mettre en place et proposer, et auxquelles peuvent répondre les citoyens bénévoles, sont essentiellement de quatre ordres :

> de l'aide alimentaire et d'urgence à distribuer aux plus fragiles et plus démunis

> de la garde exceptionnelle d'enfants de soignants ou d'une structure d'aide sociale à l'enfance

> du maintien du lien (téléphone, vidéo, etc.) avec des personnes isolées, malades, âgées, fragiles, etc.

> de la solidarité de proximité (courses pour des voisins empêchés, etc.).

 

UN DISPOSITIF SEYNOIS COORDONNÉ PAR LE SERVICE "VIE ASSOCIATIVE" COMMUNAL

J'ai adressé ce mardi une lettre à toutes les associations seynoises pour inviter celles qui le peuvent à s'impliquer dans la démarche (ci-dessous). Notre service « vie associative » est en astreinte pour coordonner les offres de « missions », en vérifier la faisabilité, éviter les doublons ou les offres inutiles, accompagner leur mise en œuvre dans les conditions de sécurité requises, en fournissant aux « volontaires civiques » de ces associations les protections voulues.

Je demande donc aux associations de ne proposer une « mission » sur la plateforme qu'après être entrées en contact et avoir obtenu le feu vert de notre service « vie associative », par courriel à vieassociative@la-seyne.fr

Je remercie par avance les bénévoles et personnels associatifs et communaux qui acceptent de se mobiliser pour cette œuvre solidaire essentielle, de même, bien sûr, que tous nos concitoyens qui répondront aux appels à cette mobilisation civique.

 

MA LETTRE AUX ASSOCIATIONS SEYNOISES

 

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 16:55

Sandra Torres, conseillère municipale et régionale « Les Républicains », si je ne suis pas toujours d'accord avec elle sur tous les sujets, partage avec moi – et d'autres, heureusement – une vision de la vie politique fondée sur l'honnêteté intellectuelle et le respect des personnes.

Elle m'a prévenu de sa publication d'une « lettre ouverte » qu'elle m'a adressée à propos de l'épidémie de coronavirus et de sa gestion à La Seyne, que je publie ci-après.

Elle m'a donné l'occasion, au travers d'une autre « lettre ouverte » que je lui ai adressée en réponse, et que je publie également ci-après, de faire un point de la situation...

 

Sans autre commentaire, j'invite les visiteurs de mon blog à prendre connaissance de nos échanges en cliquant sur les images de nos deux « courriers ouverts »...

 

LETTRE OUVERTE DE SANDRA TORRES

 

MA RÉPONSE OUVERTE À LA LETTRE DE SANDRA TORRES

 

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 05:34

Comme j'en ai pris l'habitude depuis que, sauf pour certaines obligations liées à ma fonction, je suis en situation de « télé-maire »​​​​​​​, j'essaie d'apporter quelques informations, recommandations et suggestions via de petits films vidéo que je réalise depuis mon domicile.

​​​​​​​Je rappelle dans celui-ci les contraintes qui s'imposent à nous quant à la forêt communale, aux plages et espaces verts de détente. J'invite aussi ceux qui veulent se rendre utiles auprès des plus fragiles à découvrir l'initiative de notre office d'HLM « Terres du Sud Habitat »​​​​​​​ de promouvoir le projet solidaire de l'association « Voisins solidaires », et à s'en emparer, y compris dans les résidences et lotissements qui ne sont pas du logement social.

​​​​​​​

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 07:13

Tandis que je mettais en ligne sur ce blog l'article « La commune aux côtés des soignants et acteurs de la prévention », était achevé le montage d'une petite vidéo que j'ai réalisée ce mardi qui reprend les grandes lignes de l'article.

Je vous la livre...

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 21:07

L'évolution fulgurante du risque de contamination par le Covid-19, les fausses rumeurs qui me sont parvenues, et les désordres rencontrés aux accès à certains supermarchés du fait d'une inquiétude injustifiée quant aux approvisionnements, m'ont conduit, ce lundi, à communiquer par un message vidéo à nos concitoyens seynois.

Ce message a été enregistré depuis mon domicile, puisque, comme tout citoyen, je m'astreins à m'assigner à résidence pour éviter autant que possible les contacts humains, même si je passe évidemment tous les jours à la mairie et si je suis en contact permanent avec les autres élus, les institutions et les personnels communaux.

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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 02:37

Élus et citoyens de divers horizons, même si, souvent, c'est la gauche qui en prend l'initiative, nous dépassons fréquemment à La Seyne les clivages politiques lorsqu'il s'agit de défendre les services publics, gages de la promesse républicaine d'égalité territoriale. 

Nous l'avons fait, ces dernières années, avec plus ou moins de succès, pour notre maternité publique et nos urgences hospitalières, pour la poste de Tamaris, celle de Berthe et le guichet des entreprises de celle des Plaines, pour des moyens de police renforcés, pour l'implantation locale de Pôle Emploi et celle de l'Agence des finances publiques, pour le maintien et les ouvertures de classes, pour la création et le développement à La Seyne de l'institut de formation des enseignants, pour éviter que le Domaine de Fabrégas ne soit cédé à un promoteur privé, et dernièrement pour la relance de l'activité universitaire de l'Institut Michel-Pacha et le guichet de la gare SNCF de La Seyne.

Mais de nouveaux enjeux nous attendent...

 

UN RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN AUX URGENTISTES EN LUTTE POUR NOUS TOUS

Dans toute la France, l'inquiétude croît dans les services d'urgences hospitalières et les SAMU. Chez nous, comme dans 130 autres sites en France, au Centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne (CHITS), les médecins, les infirmiers, les personnels soignants et autres, toutes catégories et grades confondus, considèrent avec raison que les annonces du ministère de la Santé sont notoirement insuffisantes et ne règleront en rien ni leurs situations de travail, ni les conditions d'accueil de la population.

C'est tellement vrai que ce sont les personnels de tous les services de nos hôpitaux de La Seyne (George-Sand) et de Toulon (Sainte-Musse), accompagnés par certains de leurs syndicats, qui optent pour prêter main forte au mouvement de leurs collègues des urgences et du SAMU pour qu'ils obtiennent de leur tutelle d'État les moyens d'assurer leurs missions si indispensables, et parfois vitales, à la population de notre métropole.

Une nouvelle fois, j'estime qu'il est du devoir des élus locaux et de nos concitoyens d'accompagner ce mouvement. La présence, a minima, des élus des communes de la métropole aux côtés des personnels lors du rassemblement qu'ils prévoient le jeudi 27 juin à 11 heures à l'hôpital Sainte-Musse serait un signe de soutien pouvant aider à faire pencher la balance.

 

POUR UN REFERENDUM SUR LA PRIVATISATION – OU NON – DES AÉROPORTS

Dans le même ordre d'idées, la perspective de privatisation de la Française des Jeux, de Engie et des Aéroports de Paris inquiète nombre de nos gens. Le lancement, par 250 députés et sénateurs, d'une procédure législative relative à l'organisation d'un référendum d'initiative partagée pouvant bloquer la vente au privé, pas forcément français, de nos aéroports, qui sont de vrais fleurons stratégiques qui assurent l'égalité des territoires et constituent notre première frontière, est un enjeu d'importance pour tous les Français, fussent-ils très éloignés des aéroports d'Île-de-France comme le sont les Seynois.

Comme des centaines de milliers de Français l'ont fait en quelques jours, j'ai ainsi apporté ma signature pour que nous parvenions en neuf mois à ce qu'au moins 4,71 millions de citoyens de notre nation obtiennent l'organisation de ce référendum.

Là encore, je suis convaincu que, au-delà des opinions de chacun, une majorité de nos concitoyens doivent s'emparer de ce processus démocratique inédit, sans précédent sous la Vème République, qui obligera l'État à les questionner sur la perspective de protéger le service public.

Tous les Seynois qui considèrent qu'ont encore du sens les orientations du programme du Conseil National de la Résistance affirmant la nécessité de « défendre l'indépendance politique et économique de la nation » par la gestion par l'État « des grands moyens de production monopolisée », mises en œuvre dès 1945 par le Général De Gaulle, président du Gouvernement Provisoire, en créant l'établissement public chargé des activités aéroportuaires de la région parisienne, auront à cœur de réclamer l'organisation de cette consultation démocratique.

Chaque électeur peut apporter son soutien à l'initiative de proposition de loi référendaire en se rendant sur le site Internet officiel ouvert en ligne par le Gouvernement en application de la loi.

 

 

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 06:05

J'ai reçu, il y a deux jours, Nicolas Galup, journaliste à la télévision régionale Var-Azur-TV, qui m'a interviewé pour préparer « Face à face », l'émission politico-économique de cette chaine, qui sera diffusée le vendredi 16 novembre à 19 heures 30.

Au regard de l'actualité métropolitaine, une partie de notre échange a été reprise dans le journal du soir de Var-Azur-TV, et j'ai ainsi pu confirmer et expliciter deux grandes inquiétudes pour notre territoire sur lesquels j'interpelle l'État : la sécurité urbaine et le devenir du service des urgences hospitalières de l'ouest varois.

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 06:55

Il y a quelques jours, un nouveau cri d'alarme était lancé par voie de presse par le délégué varois de l'association des médecins urgentistes de France.

Le service des urgences de notre hôpital George-Sand seynois attend en effet depuis des années la mise en route du programme de rénovation et d'extension, pourtant promis, confirmé et a priori financé, afin que les conditions de dignité et de sécurité soient assurées à la hauteur du simple nécessaire pour les 200.000 habitants de la zone géographique de l'ouest toulonnais.

Ceux qui n'ont pas lu Var-matin de ce lundi 5 novembre peuvent se faire une idée de la situation devenue intenable en consultant l'article de notre quotidien local en cliquant sur sa reproduction illustrant cet article, ou ICI.

Depuis plusieurs années, saisis par le Docteur Carret, ce porte-parole infatigable des personnels des services hospitaliers d'urgence du département, et par l'ancien chef du service, le docteur Belnet, qui, épuisé de n'être pas entendu, a fini par renoncer à sa fonction, avec Olivier Andrau, notre élu en charge de la santé et notre représentant au conseil de surveillance du Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), nous tentons en vain de faire entendre raison à la direction, à l'Agence régionale de santé (ARS) et aux ministres de la santé successifs.

 

LA COMMUNE EN SOUTIEN AUX PERSONNELS HOSPITALIERS

Une dizaine de jours avant la déclaration du Docteur Carret à la presse, j'avais en effet adressé un énième courrier aux autorités compétentes pour demander que les aménagements indispensables soient enfin réalisés.

Faire la sourde oreille est d'autant plus incompréhensible que l'argent est disponible, le Président de la République ayant promis de mobiliser pour les structures en charge des accidentés de la route l'ensemble des recettes des amendes d'excès de vitesse.

Mais, les autorités de la santé publique n'en faisant comme d'habitude qu'à leur tête, la promesse présidentielle de n'est à ce jour tenue qu'à... moins de 2 %.

Ce courrier, consultable en cliquant sur l'image le représentant, ou ICI, est, presque un mois après, toujours sans réponse. C'est dire que, on le savait depuis l'épisode funeste de la fermeture de notre maternité publique en 2012, ni la direction du CHITS, ni celle de l'ARS, n'ont évolué quant à la considération qu'elles doivent aux habitants des territoires, au travers de ceux qu'ils ont élus pour porter leur parole.

Faudra-t-il engager un nouveau bras de fer ?... 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 05:24

J'ai eu l'impression de revivre une bien sinistre époque en prenant connaissance du projet régional de santé en vigueur pour les cinq prochaines années. Ça m'a ramené sept ans en arrière, lorsque toute la population de nos communes de l'ouest toulonnais nous a accompagnés dans la longue bagarre que nous avons menée pour tenter de sauver la maternité de l'hôpital George-Sand de La Seyne.

Une longue et rude bataille hélas perdue malgré l'engagement pris publiquement au début de 2012 par l'ancien Président de la République, François Hollande, alors candidat à son élection, déclarant à la presse devant notre hôpital « qu'il y [aurait] toujours, ici, des accouchements ». On connait la funeste suite...

 

VONT-ILS REJOUER À HYÈRES LA FARCE DE LA SEYNE ?

Comme en 2011, le nouveau projet régional de santé 2018-2023 reprend les mêmes arguments fallacieux que ceux qu'on pouvait lire à l'époque et que nous serinaient le directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) et celui du Centre hospitalier intercommunal de Toulon – La Seyne (CHITS), dans le rôle, d'abord des « enfumeurs », puis des exécuteurs des basses œuvres de la calamiteuse Marisol Touraine, ministre de la santé d'alors, endossant pour cette navrante farce les habits du personnage d'une Margaret Thatcher française.

On continue en effet à instiller l'idée qu'un accouchement est un événement dangereux, exigeant un « gros plateau technique », alors que plus de neuf naissances sur dix se déroulent sans encombre et que, sauf cas rarissimes, on sait prévoir les problèmes obstétriques permettant d'orienter la parturiente vers une maternité de niveau 3, comme celle de La Timone à Marseille. Exagérer le risque permet d'alléguer l'injustifiable : le « regroupement » ou la « concentration ».

Au-delà de cette rhétorique soi-disant scientifique, les acteurs de la malicieuse comédie du démantèlement de l'offre publique territoriale de santé savent aussi manier l'art de la fourberie, visant à faire baisser la garde aux défenseurs vigilants de la santé publique.

Pour Hyères, on y est. La scène est plantée, le texte est bien appris. Selon le quotidien Var-matin, le directeur de l'hôpital intercommunal, reprenant le rôle de Pinocchio qu'il avait si bien joué en 2011-2012, aurait indiqué, pour rassurer les habitants de l'aire hyéroise, que « la question de la fermeture se pose et elle se posera toujours pour les petites maternités de moins de 1000 accouchements [par an]. D'autres établissements dans le Var peuvent être concernés (...) Mais le niveau d'activité de Hyères (950 accouchements) est satisfaisant ». Souvenons-nous que 1500 bébés naissaient jadis à la maternité publique de La Seyne, la plus importante du Var. On connait la douloureuse tombée de rideau...

 

CHAT ÉCHAUDÉ... MÉFIANCE RECOMMANDÉE POUR TOUTE LA MÉTROPOLE !

Aux amis des communes de l'aire orientale de notre métropole toulonnaise, je ne saurais trop recommander de faire preuve d'une extrême vigilance, comme me le conseilla en son temps mon prédécesseur Arthur Paecht, à la fois médecin de ville et médecin des hôpitaux, qui avait, le premier, perçu l'entourloupe pernicieuse qui se préparait...

Et, aux 450.000 habitants de l'ensemble métropolitain toulonnais, je laisse imaginer l'impact d'une fermeture de la maternité hyéroise sur le service d'obstétrique de l'hôpital toulonnais de Sainte-Musse, qui réalise déjà plus de 2000 accouchements par an. Vous avez dit « usine à bébés » ?...

 

> pour nous rafraîchir la mémoire, j'invite chacun à écouter les derniers mots de la déclaration du candidat F. Hollande à Var-matin dans la petite vidéo ci-dessous...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 04:52

Voilà sept années que l'inquiétude gagnait les populations de l'ouest Var avec les annonces de la fermeture possible de la maternité de notre hôpital seynois George-Sand. On connaît la suite et le funeste dénouement.

Malgré des mois de mobilisation des quelque 200.000 habitants de nos communes, depuis les quartiers occidentaux de Toulon jusqu'aux portes de Saint-Cyr, un engagement sans faille de la plupart de leurs élus, toutes tendances confondues, la remise au ministère de la santé d'une pétition comportant plusieurs dizaines de milliers de signatures au terme d'un périple de 1.000 kilomètres à vélo, le rouleau compresseur du démantèlement de l'offre de santé publique, piloté tour à tour par les gouvernements de droite et de gauche, avait achevé sa sinistre besogne de laminage. La plus importante maternité du Var, avec ses 1.500 naissances annuelles, fermait définitivement ses portes au printemps 2012. Triste début du quinquennat de M. Hollande et de son intraitable ministre Touraine, lesquels étaient venus, quelques mois auparavant, jurer que, la gauche élue, « il y aurait toujours, ici, des accouchements »...

Peut-être les choses auraient-elles tourné autrement si le management d'une main de fer des équipes médicales par une direction inflexible et menaçante n'avait, ainsi que nous le racontaient des fonctionnaires hospitaliers sous le sceau de l'anonymat, empêché la mobilisation à nos côtés des personnels de notre établissement de santé, peu aidés, il est vrai, par le syndicat majoritaire au Centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne (CHITS).

 

DES PATIENTS QUI ATTENDENT JUSQU'À 10 HEURES SUR UN BRANCARD...

Il ne faudrait pas que l'histoire se répète en cette année 2018. Beaucoup de nos concitoyens l'ignorent, mais les services des urgences du CHITS, notamment à l'hôpital Sainte-Musse, vont très mal. Ils l'ignorent parce que, malgré deux mois de grève, leurs agents, avec leur responsabilité, leur humanité et leur sens de la déontologie, font que la prise en charge des patients en urgence est naturellement assurée.

Assurée, mais dans quelles conditions ? Et ce n'est pas dû à la grève ! Malgré les changements de gouvernements, les sinistres politiques publiques de santé se suivent et se ressemblent. Les hospitaliers n'ont plus les moyens de remplir leurs missions comme ils le devraient. Il suffit d'aller jeter un coup d'oeil dans nos services d'urgences de La Seyne et de Toulon-Sainte-Musse. Aux urgences toulonnaises, vers lesquelles sont orientées nombre de patients pris en charge même s'ils résident ou ont été victimes d'un accident dans l'ouest de la métropole, des personnes de tous âges attendent parfois dix heures sur des brancards, sans manger ni boire, sans pouvoir se rendre aux toilettes, sans être écoutées ni entendues, malgré la souffrance.

Comment peut-il en être autrement quand la direction — inchangée depuis « le coup de la maternité » — et le bras armé de l'État qu'est l'Agence régionale de santé (ARS) font la sourde oreille aux demandes de moyens humains que réclament à cor et à cri les hospitaliers en détresse ?

 

UNE VISION COMPTABLE QUI... NE COMPTE PAS L'ÉVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE

Il faut le savoir, Sainte-Musse a ouvert ses portes en 2012 sur des plans et un projet d'activité de 2002. De 2002 à 2016, la population de l'aire toulonnaise a crû de 10%, avec près de 40.000 habitants supplémentaires. Et nous sommes dans le Var, premier département touristique de France, qui enregistre chaque année 65 millions de nuitées, dont 20 millions dans notre métropole pour 3,5 millions de visiteurs...

En 2009, a été promulguée le « loi Bachelot », celle à propos de laquelle un député a indiqué : « Nous sommes en révolte parce que nous croyons que le pouvoir qu'ont les médecins de proposer un projet médical pour l'hôpital ne leur appartiendra pas : ce sera le directeur qui l'aura, avec une vision uniquement comptable ». Et ce dangereux révolté, c'était... Bernard Debré, alors député UMP (aujourd'hui LR) de Paris...

Il voyait juste. Sainte-Musse, devenant « hôpital référent », a vu sa fréquentation croître de 33% la première année, puis de 5 à 7% chaque année. Et cela... à moyens constants ! D'inacceptable, c'est devenu impossible. Les agents hospitaliers réclament à bon droit la création d'une quinzaine de postes d'infirmiers, aides-soignants et brancardiers. Pour un coût évalué à seulement... 0,3% de la masse salariale ! On le leur refuse depuis des années, hormis six misérables créations de postes, prévues depuis longtemps. Et même après deux mois de grève.

 

NOUS, ÉLUS LOCAUX ET PARLEMENTAIRES, NE POUVONS PLUS NE RIEN DIRE !

Plusieurs des maires et parlementaires de notre métropole ont écouté, comme je l'ai encore fait ces jours derniers, les explications des personnels, vérifié, questionné, croisé les chiffres. La réalité est bien là. Ça ne peut pas durer.

La réponse de la ministre de la santé à la question posée par la députée varoise LaREM Cécile Muschotti peut se résumer à... « Circulez, il n'y a rien à voir ».

Il nous appartient, si besoin avec le concours de nos populations, sans nous immiscer dans la démarche des personnels, mais en l'accompagnant notre niveau d'élus soucieux de l'offre de santé pour nos concitoyens et nos nombreux visiteurs, comme nous l'avons fait en 2011-2012 pour notre maternité ou plus récemment pour les risques encourus par la clinique Malartic, de nous mettre en mouvement pour que la situation évolue positivement. Et vite.

En conjuguant les efforts des personnels et les nôtres, nous aurons plus de chances d'aboutir.

 

Note : j'ai « dérobé » la photo du couloir des urgences sur le site du quotidien Var-matin. Je peux la retirer si ça pose problème, bien sûr.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité

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