20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 05:27

Comme président de l’association des maires Ville & Banlieue de France, en compagnie de Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes (78), première vice-présidente de l'association, et de Driss Ettazaoui, vice-président de la communauté d'agglomération d'Evreux (27), vice-président de l'association, j'ai été reçu ce mardi, au lendemain de l’installation de la « Conférence nationale des Territoires » (CNT), par Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires, et Julien Denormandie, secrétaire d’État chargé du même objet, puis au Palais de l'Élysée par Anne-Claire Mialot, conseillère « Cohésion des territoires et Logement » du Président de la République.

Je prends le parti de porter ces démarches à la connaissance des visiteurs de mon blog, fussent-ils des Seynois pour la plupart, car La Seyne, avec le quart de sa population résidant dans des sites prioritaires, Berthe et le centre-ancien, est directement concernée par les politiques publiques qui sont déclinées en matière de rénovation urbaine et d'accompagnement social des quartiers populaires.

Je propose donc à la lecture des extraits de la communication que nous avons faite à l'issue de ces rencontres...

 

« Outre l’assurance que sera « réparé » l’oubli de l’association parmi celles représentant le « bloc communal » au sein de la CNT, et que des modalités de coopération seront trouvées, il est à retenir la volonté exprimée par les ministres de poursuivre la « politique de la ville » et, en particulier, de tenir l’engagement de porter de 5 à 10 milliards d’euros les moyens consacrés aux programmes des contrats de ville soutenus par l’Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU).

« L’association a rappelé les propositions qu’elle a formulées dans la campagne de l’élection présidentielle et a attiré l’attention des ministres sur l’importance, outre des politiques particulières de rénovation urbaine, de l’accompagnement social, économique et culturels des habitants. Elle a aussi affirmé la nécessité d’une péréquation solidaire des dotations aux collectivités abritant des quartiers prioritaires, et de la « mobilisation discriminante bienveillante » du « droit commun » de l’ensemble des départements ministériels en faveur des presque 5 millions d’habitants des sites « politique de la ville ».

« La délégation d’élus a aussi répondu favorablement aux demandes des ministres de leur formuler des propositions pragmatiques sur diverses thématiques.

« Des idées seront avancées sur le logement et la « politique de peuplement » ; l’association a rappelé son attachement à un investissement fort de l’État sur le respect des dispositions des lois SRU et ALUR quant à la production, réellement répartie sur l’ensemble des communes, de 25% de logements sociaux de toutes typologies.

« Sur la question de l’insertion professionnelle via les « emplois francs », l’association a fait part de son doute quant à la pertinence de ces dispositifs, suite aux résultats médiocres obtenus après leur mise en place en 2013. Elle a formulé l’idée d’une démarche expérimentale pouvant être engagée sur certains territoires volontaires pour concevoir, avec les entreprises, les services publics et les associations, des stratégies de « médiation » facilitant l’appropriation du dispositif par les employeurs potentiels et les personnes en rupture avec le travail.

« Sollicités par les ministres sur les moyens de changer positivement la représentation que se fait des quartiers populaires l’ensemble de la population, les élus de « Ville & Banlieue » apporteront des pistes de réponses et ont, d’ores et déjà, attiré l’attention sur le problème que pose, sans possibilité de « réparation », le traitement négatif par divers médias de certains événements, nuisant ainsi gravement à l’image des territoires prioritaires et de leurs habitants, suggérant une démarche conjointe de l’État et des collectivités pour saisir le -Conseil supérieur de l’audiovisuel-.

« Entre autres sujets, l’association a aussi évoqué la nécessité de prêter attention à la question de l’appropriation par les habitants de leur destin urbain, au regard des modes très disparates de constitution et de fonctionnement des « conseils citoyens », et a estimé nécessaire un point évaluatif d’étape de leur mise en œuvre et de la formation de leurs membres.

« Un échange de même nature sur les enjeux des quartiers prioritaires de la politique de la ville a également eu lieu à l’Élysée, à la demande d’Anne-Claire Mialot, conseillère « Cohésion des territoires et Logement » du Président de la République.

« Répondant à sa sollicitation de production d’avis et idées, l’association a abordé des sujets identiques à ceux précédemment évoqués avec les ministres et quelques autres, dont la question éducative, rappelant par exemple son attachement à ce que les moyens humains destinés au dédoublement des classes de cours préparatoire dans les réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP +) ne soient pas prélevés sur le dispositif « plus de maîtres que de classes », que les collectivités soient accompagnées par l’État pour les aménagements ou créations des locaux scolaires nécessaires, et que tous les quartiers prioritaires de la politique de la ville soient classés en REP +.

« L’association, qui sera également reçue prochainement par la conseillère « Cohésion des territoires » du Premier ministre, se félicite de la volonté manifestée par l’État d’avancer en concertation avec les élus des territoires urbains prioritaires. »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 07:21

Aussitôt close la quinzaine de belle fête des « 100 ans du Pont », il a bien fallu repasser aux choses moins distrayantes et conviviales.

Dès ce lundi, j'ai, comme président de l'association des maires « Ville et Banlieue » de France, répondu à l'invitation du Président de la République à assister, sous les ors du Sénat, à la présentation des orientations qu'il entend assigner aux collectivités locales, à l'issue de l'installation de la « Conférence des territoires » à laquelle les associations d'élus sont appelées à prendre part.

Même si l'enjeu dépasse très largement le cadre seynois, puisque La Seyne n'est que l'une, et pas parmi les plus en difficulté de ce point de vue, des quelques centaines de communes du pays abritant des quartiers populaires reconnus prioritaires, il me semble utile de tenir au courant mes concitoyens des démarches que, avec mes collègues maires de communes de même typologie que la nôtre, nous entreprenons pour solliciter l'attention bienveillante des pouvoirs publics en faveur de nos habitants, tant ceux concernés par cette « géographie prioritaire » que ceux des autres quartiers qui, sans solidarité nationale, sont bien seuls à assurer la solidarité locale due aux foyers les plus en détresse.

Voici donc le retour, fait d'espoirs et d'inquiétudes, que nous faisons de cette journée de mise en place de la « Conférence des territoires »... (Cliquez sur le lien ci-dessous)

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 08:46

Avec Marie Bouchez, adjointe à la politique de la ville et à l'habitat, et mes collaborateurs Sylvie Guérin et Gilles Triquet, j'ai eu le plaisir de recevoir ce lundi Astrid Jeffrault, nouvelle sous-préfète chargée de mission pour la politique de la ville, à laquelle j'ai fait découvrir les réalisations de rénovation urbaine conduites depuis dix ans sur notre quartier Berthe et, au cours d'une visite de notre vieille ville, mesurer les enjeux qu'il y a à pouvoir mener une semblable démarche dans notre centre ancien.

 

Je lui ai également fait part de mon inquiétude au regard de la lenteur de la mise en œuvre du « Nouveau programme national de rénovation urbaine » (NPNRU) sur lequel nous comptons beaucoup pour disposer des moyens d'engager d'importantes opérations sur l'habitat, le commerce, les aménagements urbains, services et espaces publics dans notre cœur de ville.

 

La Seyne, comme les centaines d'autres communes concernées, est en effet soucieuse du sort que l'État compte réserver aux dispositifs de la « politique de la ville », tant en matière de rénovation urbaine que d'accompagnement social des habitants.

 

Réunis la semaine dernière à l'occasion de l'assemblée générale de « Ville et Banlieue », notre association de maires de communes abritant des quartiers populaires, nous avons d'ailleurs demandé audience auprès du Premier Ministre, Edouard Philippe.


Je livre ci-après un extrait de la déclaration que, comme maires de droite comme de gauche, toutes tendances confondues, nous avons publiée et adressée au chef du gouvernement...

 

« La composition des gouvernements de ces dernières semaines, a totalement exclu la politique de la ville. Elle se retrouve dans un immense ministère de la cohésion des territoires.

 

« Traiter ainsi plus de 5 millions d’habitants, des associations faisant un travail remarquable et des élus engagés 24 h sur 24 pour combattre les inégalités sociales et territoriales, est, nous semble-t-il une erreur politique.

 

« Dans nos « 31 propositions » pour réintégrer dans la République les 1500 quartiers de la politique de la ville et 4,8 millions d’habitants dont la moitié vivent en dessous du seuil de pauvreté, que nous avions soumises en mars dernier à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle, la toute première était la mise en place d’un ministère sous la responsabilité directe du Premier Ministre.

 

« Aux côtés d’une politique spécifique de solidarité, l’urgence est vivement souhaitée à mobiliser les politiques de droit commun et ce, principalement dans les territoires les plus discriminés, y compris les territoires ruraux.

 

« Faire du neuf en politique, comme le revendique le Président de la République Emmanuel Macron, passe, nous semble t-il, par traiter au plus haut niveau les questions posées dans nos villes populaires, au regard des niveaux d’abstention sans précédent atteints aux élections législatives.

 

« Il en va de l’avenir de notre République et de sa capacité à faire vivre au quotidien sur l’ensemble de notre territoire : "Liberté, Egalité, Fraternité", et "Solidarité". »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 06:19

Il a été installé ce jeudi devant la résidence-autonomie de personnes âgées "Ambroise-Croizat".

C'est le premier "totem" indicateur entièrement imaginé, conçu et réalisé, à très peu de frais, par une équipe de fonctionnaires communaux volontaires, à l'initiative de Gilles Gautier, cadre de la mairie qui n'est en responsabilité ni de l'école des Beaux-Arts, ni des services techniques, mais directeur... des finances !

D'autres vont suivre, petit à petit, en divers lieux de la ville, jalons utiles et marqueurs de notre histoire industrielle navale.

Une belle contribution de nos employés municipaux aux événements festifs, culturels et patrimoniaux qui vont marquer, dès la fin du mois, le centenaire du Pont des chantiers.

Bravo et merci.

(on peut agrandir la photo en cliquant dessus)

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 13:57

Ces photos parlent d'elles-mêmes. Le faire ensemble, la coopération, l'ouverture aux autres, l'appropriation collective et solidaire de l'environnement urbain, étaient ce samedi au rendez-vous.

De vendredi soir, avec l'inauguration du jardin solidaire de Berthe, à ce dimanche où de nombreuses animations ont été proposées au Domaine de Fabrégas autour de la remise des prix des jardins et balcons fleuris, en passant, samedi, par le baptême du jardin partagé "Lei banquèto" en plein cœur de ville, des initiatives chaleureuses sur le thème de "La nature en ville" et des décorations végétales égayant la rue Baptistin-Paul, La Seyne aura vécu au rythme des "Rendez-vous aux jardins", organisés cette année sous le thème des "Jardins en partage".

 

En parallèle, samedi, sur "l'Esplanade marine", le très dynamique Comité d'intérêt local des Mouissèques organisait sa désormais traditionnelle fête de quartier, largement ouverte à toute la population seynoise et à nos visiteurs.

Encore un beau témoignage du vivre ensemble, dans un quartier complètement bousculé par les constructions neuves depuis dix années, où la vie associative sait avec bonheur créer les occasions de l'intégration des milliers de nouveaux venus qui s'y sont installés.

 

Oui, à La Seyne, tout au long de ce week-end, la chaleur humaine a largement supplanté l'autre chaleur, presque caniculaire, que le printemps nous impose.

Le partage, l'échange, la convivialité, le respect mutuel, toutes générations, cultures, quartiers, origines, statuts sociaux confondus, quels beaux remèdes préventifs contre les obscurantismes qui mènent à la folie barbare qui m'a, une fois de plus, hélas, conduit à faire mettre en berne sur notre port "l'Union Jack", le drapeau du Royaume-Uni, en signe de la solidarité compassée des Seynois avec leurs frères d'Outre-Manche.

Question fraternité humaine, un tel week-end vaut bien plus que le portique humiliant sous lequel le Conseil régional a choisi de contraindre de passer pour gâter l'accueil de nos concitoyens et visiteurs à leur descente de train en gare de La Seyne ! Mais, bon, aujourd'hui, il a été enlevé. Ouf !

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 05:25

On la reçoit depuis une semaine sur le canal 30 de la TNT. Elle s'appelle Var Azur TV. Et, pour ceux qui, comme moi depuis dix-sept ans, ont fait le choix de ne plus avoir de téléviseur chez eux, on peut revoir certaines de ses émissions sur son site Internet varazur-tv.fr. Je lui souhaite une belle et longue vie.

Depuis deux jours, et pendant toute la semaine, deux de ses animateurs, Morgane Las Dit Peisson et Philippe Salciccia — un de mes anciens élèves du collège Henri-Wallon — mettent La Seyne à l'honneur chaque jour au travers d'une de l'un des programmes de la chaine, « La grande émission », d'une durée quotidienne d'une demi-heure, à partir de 18 heures 30.

 

LA SEYNE À L'HONNEUR TOUTE LA SEMAINE SUR LA TÉLÉVISION VAROISE

J'ai eu l'honneur et le plaisir d'être convié, avec Chantal Lemetayer, dirigeante de l'entreprise navale « Monaco Marine », en cours d'implantation sur notre littoral du Bois-Sacré, à participer la toute première de la série consacrée à notre ville, diffusée il y a deux jours.

J'invite les visiteurs de mon blog à passer un moment devant leur écran pour découvrir ce média local qui, à n'en pas douter, concourra dans la durée à la promotion de notre département du Var, comme le font pour nos voisins les deux "grandes sœurs" de Var Azur TV, gérées par la même société, celle qui couvre les Alpes-Maritimes (Azur TV) et celle qui est diffusée dans les Bouches-du-Rhône (Provence Azur TV).

Gageons que Var Azur TV ne m'en voudra pas — c'est pour la bonne cause de sa promotion —  de donner à voir en replay l'émission qui nous a si aimablement accueillis...

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 03:35

Bien sûr, ce n'est que lorsque nous aurons décroché notre ticket pour embarquer dans l'aventure du "Nouveau programme national de rénovation urbaine" (NPNRU) que nous pourrons — enfin ! — disposer de moyens significatifs pour intervenir sur les infrastructures de notre centre ancien. Le dossier de l'agglomération — car c'est désormais de sa compétence — est prêt et validé, ne manquent plus que les signatures pour attaquer... les études rendues obligatoires par la loi.

Autant dire que, pour en arriver au démarrage d'opérations concrètes rendues possibles par des subventions, il va encore s'écouler du temps. Mais ça ne nous empêche pas, avec les moyens du bord, de faire avancer, chaque fois que possible, quelques projets de nature à redynamiser notre centre ancien.

C'est le cas avec l'ouverture de notre nouvelle "Maison de la jeunesse", installée depuis peu dans les locaux de l'ancien centre médico-social municipal "Danielle-Casanova", fermé depuis les années 90, sur la place Germain-Loro. Une première tranche de locaux réaménagés a été mise en service il y a une semaine.

Je livre aux visiteurs de mon blog le propos inaugural que j'ai prononcé à cette occasion...

 

« Excusez moi de parler agenda pour ouvrir mon propos, mais c’est plus de la teneur et de la nature des choses accomplies que de dates qu’il s’agit.

« Jeudi dernier, c’est depuis la commune normande d’Hérouville-Saint Clair que je lançai avec mes collègues maires de l’association Ville et Banlieue, l’appel aux candidats à la présidentielle à se préoccuper de politique de la ville et des quartiers populaires, dans leurs engagements de campagne d’abord, et dans la structure même de leur futur gouvernement s’ils étaient élus. C’est-à-dire que nous avons demandé, entre autres choses, et notamment un effort vers l'insertion par l'éducation des jeunes et la formation professionnelle pour tous, que ce soit le futur premier ministre qui ait en charge directe la politique de la ville plutôt qu'un seul ministre délégué qui peine à mobiliser ses collègues autour des enjeux des quartiers prioritaires comme notre centre ancien.

« Vendredi, de retour en terres seynoises, c’était la "Maison des Femmes" qui naissait rue Blanqui, 6 appartements T2 permettant l’hébergement d’urgence de femmes et leur protection en cas de violences conjugales, œuvre d’un partenariat multiple, dans lequel, bien sûr, la Ville de la Seyne.

« Samedi, les jeunes Seynoises et Seynois se sont déplacés en nombre place Laïk pour venir recevoir leur carte d’électeur.

« Hier dimanche, des jeunes de notre ville ont répondu à l'invitation de la fédération des anciens combattants d'Algérie pour honorer avec moi la mémoire de ceux qui ont laissé leur vie de l'autre côté de la Méditerranée et appeler à la paix et à l'amitié entre les peuples du Monde.

« Et aujourd’hui, enfin (pour ce qui est du calendrier du moins) c’est ici, dans cet espace Danielle-Casanova que bat désormais le coeur de la jeunesse Seynoise.

 

UNE AUTRE RÉALITÉ DE LA VIE PUBLIQUE ET DES JEUNES

« Pendant ce temps, l’avers de ce présent était une autre réalité, voire une réalité toute autre, mais montrée celle-là : celle d’un jeune déséquilibré ouvrant le feu sur ses camarades dans un lycée de la région, à Grasse, celle d’un colis piégé blessant un agent d’accueil dans les locaux parisiens du FMI, celle d’une chronique judiciaire à n’en plus finir, collant à une partie de la classe politique en lice pour les futures présidentielles.

« Vous comprenez alors que la réalité est bien plus vaste et qu’il ne faut jamais se limiter au seul champ de ceux qui possèdent les écrans qu’on croit maîtriser.

« Pendant que certains élus assurent le spectacle, emberlificotés dans leurs costumes d’affaires judiciaires, d’autres, beaucoup plus nombreux mais dont on parle moins, beaucoup plus vertueux, travaillent à des projets partagés, à des réalisations d’utilité sociale et publique.

« Pendant qu’un jeune déséquilibré s’attaque sauvagement à ses camarades avec des intentions mortelles, d’autres, beaucoup plus nombreux et beaucoup plus équilibrés, entrent de plain pied et en pleine conscience dans l’âge de leur citoyenneté et de leur vie d’adulte,

« Et ces « beaucoup plus nombreux » n’assurent pas le spectacle, n’ont pas les faveurs des caméras, mais tiennent ensemble, dans leurs mains, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la société comme un projet partagé de manière responsable. Je vous laisse juges de ce déséquilibre flagrant de « réalité » entre ce qui est montré et ce qui est fait.

 

UN TRAVAIL PATIENT ET MÉTICULEUX DES SERVICES PUBLICS ET DES ASSOCIATIONS

« Revenons donc à une partie de ce tout qu’est la réalité : la Maison de la jeunesse. C’est une concrétisation et une consécration, c’est l’aboutissement d’un travail politique, la somme de nos forces municipales, associatives, institutionnelles.

« Oui, la jeunesse est ici un service public et partenarial et nous y tenons. Oui, la jeunesse est au cœur de nos préoccupations et au cœur de notre ville. Ce lieu naturel qui s'est dégagé, désormais espace Danielle-Casanova, est l’ancien centre médico-social municipal et, désormais, une avant-garde de notre politique publique.

« En effet, ce bâtiment réunit l'ensemble des critères de choix : à la croisée des chemins des établissements scolaires (3 collèges et 2 lycées), un espace extérieur agréable, des locaux adaptés (lieux d'échanges et de détente et espaces confidentiels).

« Le rez-de-chaussée, libéré par le secteur administratif du service Jeunesse et le service « entretien des locaux », a connu quelques travaux de mise en sécurité et de mise aux normes pour accueillir cette Maison de la Jeunesse qui regroupe le BIJ et, à terme, des permanences de partenaires.

« Et, à peine inauguré, il entre pleinement en fonction dès demain en recevant le forum des jobs d’été auquel je souhaite d’ailleurs encore plus de succès que ceux rencontrés déjà les années passées.

« J’aimerais aussi vraiment profiter de l’occasion pour saluer le travail patient, méticuleux, constant, opiniâtre, collectif, de tous ceux qui ont bien travaillé à la concrétisation de cette volonté politique de favoriser, valoriser et servir la jeunesse.

« Je ne vais pas citer tout le monde de peur d’en oublier mais, des élus en charge de la jeunesse, en passant par les cadres, les agents, les animateurs professionnels de la commune, les bénévoles associatifs des structures partenaires. Permettez-moi de tirer mon chapeau à toutes et tous.

 

L'ÉDUCATION ET L'INSERTION VECTEURS DE PRÉVENTION

« Ce lieu sera, j’y tiens et je le souhaite, le lieu de la jeunesse seynoise, en plus des 3 autres espaces accueil jeunes existant depuis 2009 et qui n’ont cessé d’assurer une présence active couvrant l’ensemble du territoire de la commune. La maison de la Jeunesse intègre également l’espace accueil jeune citoyen, le petit dernier créé des EAJ, né en 2012 dans le cadre de la qualification du centre-ville en Zone de Sécurité Prioritaire par l'État. Nous avions immédiatement proposé d'expérimenter, en pendant au dispositif de vidéo surveillance, un Espace d'Animation Citoyenne, devenu très rapidement Espace Accueil Jeunes Citoyen. Initialement installé rue Baptistin-Paul, puis rue Evenos, c’est aujourd’hui ici qu’il prend toute sa place.

« Cette Maison de la jeunesse est donc un maillon essentiel et nécessaire à notre projet éducatif territorial qui donne une vision globale de l’offre éducative de 0 à 25 ans.

« Cette volonté en direction des jeunes relève d'abord du souci de cohérence et de bon sens. Sur les questions relatives à la santé, aux sports, à la culture, à l’insertion dans la vie professionnelle, à la participation citoyenne, etc, il était indispensable, tant aux politiques que nous sommes qu’aux techniciens, de se doter d'une vision commune globale afin d’éviter de travailler chacun de son côté de façon incohérente.

« Dans ce but, nous avons cherché à flécher les parcours des jeunes, de la petite enfance jusqu'à l'entrée dans la vie active, en passant par l'école, l'apprentissage ou l'université, en essayant d'intégrer toutes les composantes, tous les écueils de ce parcours complexe qui va de la petite enfance à l'âge adulte.

 

UNE MAISON POUR TOUS LES JEUNES DANS UN CENTRE-VILLE POUR TOUS

« Et cette maison est désormais celle de tous les jeunes seynois de 16-25 ans, elle regroupe des associations collaborant autour d'un projet commun : le Bureau information Jeunesse et le service municipal jeunesse, sa direction et son Espace Accueil Jeunes Citoyen, afin que les jeunes puissent avoir un maximum de cartes en mains et d’interlocuteurs pour pouvoir dessiner, peaufiner leur projet professionnel et personnel.

« Vous l’aurez compris, ce lieu d'échanges, d'accueil, d'orientation et d'accompagnement est un lieu de vie nouveau pour la jeunesse, pour notre cœur de ville également. Il ancre aussi notre volonté de développer le partenariat avec l'ensemble des acteurs socio-éducatifs et de prévention, institutionnels comme associatifs… au service de la jeunesse.

« Si ce lieu est une partie moins ostensible de cette "réalité spectacle" que j’évoquais en démarrant mon propos, il est d’une réalité utile, pratique, concrète, faite, je le disais aussi, de la somme de nos forces et de nos intelligences, je dis ça sans prétention.

« Et rien que ça, c'est une belle réussite. »

 

> J'ai dérobé les photos illustrant cet article au site d'informations "Ouest-Var.net" qui, je l'espère, ne m'en voudra pas...

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 05:50

Depuis près de trois ans, il me revient de présider l'association des maires « Ville & Banlieue » de France, qui regroupe, toutes sensibilités politiques républicaines confondues, une centaine de communes sur les territoires desquelles se trouvent des quartiers classés « prioritaires » au titre de ce qu'on appelle « la politique de la ville », c'est-à-dire l'ensemble des mesures concourant, pour ces sites d'habitat social ou centres anciens dégradés et paupérisés, à leur rénovation urbaine et l'accompagnement social, économique et culturel de leurs habitants.

La Seyne en fait partie, avec son quartier Berthe de près de 13.000 habitants, en réhabilitation depuis 2007 et jusqu'à fin 2018, et son centre-ville pour lequel, tout en déployant prioritairement des efforts communaux, on attend — avec tout de même un peu d'impatience — des appuis des institutions publiques pour entreprendre une rénovation de plus grande ampleur, ainsi que ça a pu se faire à Berthe.

Les expériences et expertises partagées dans nos communes nous permettent, outre de tirer parti des réussites relevées ça et là pour imaginer des solutions transférables localement, de formuler, à l'occasion de chaque élection nationale, des propositions aux divers candidats, dans le but d'attirer leur attention bienveillante sur ces quartiers où vivent près de 5 millions de personnes, dont la moitié au-dessous du seuil de pauvreté, souvent oubliées de la République.

Si je suis depuis ces dernières temps éloigné de La Seyne deux ou trois jours par semaine, c'est pour prendre part, avec mes collègues maires membres du Bureau de « Ville & Banlieue », à la promotion auprès des candidats à l'élection présidentielle des 31 propositions que nous leur formulons cette année, et que présente la petite vidéo ci-dessous. Je me devais d'expliquer aux Seynois les raisons de mon relatif éloignement provisoire.

Mais je pense que c'est pour la bonne cause ; quel que soit le vainqueur de l'élection au terme de cette étrange campagne où beaucoup de médias et réseaux sociaux mettent plus en avant les péripéties judiciaires et le spectacle parfois affligeant que certains offrent, plutôt que le contenu des propositions des uns et des autres, je pense qu'il n'aura pas été inutile qu'il soit sensibilisé aux enjeux de nos quartiers en difficulté. À commencer, un peu égoïstement, par ceux de La Seyne...

 

> Pour suivre notre démarche « Et si l'on parlait des quartiers populaires dans la campagne présidentielle ? », CLIQUEZ ICI

> Pour conserver la neutralité qui doit prévaloir, j'ai choisi pour illustrer cet article deux photos de rencontres avec des candidats qui... ne le seront finalement pas ! (l'une du centre-droit, Rama Yade, qui n'a pas recueilli les 500 parrainages nécessaires, et l'écologiste Yannick Jadot qui a choisi de ne pas se présenter et de faire cause commune avec Benoît Hamon) 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 06:38

Il faut être objectif, les avancées sont correctes. L'engagement de l'opérateur immobilier a été formalisé ce vendredi avec la signature d'une convention. Il reste à mettre en œuvre le projet et s'y tenir pour qu'il apporte sa pierre au confortement de la récente annonce du directeur territorial de Pôle Emploi : La Seyne est la commune du Var où sont réalisées les meilleures performances contre le chômage, qui y baisse deux fois plus vite que la moyenne départementale.

Le projet qui va permettre de renforcer ce succès, c'est celui du programme immobilier de Bois Sacré. Aux alentours de 350 logements, dont un tiers de logements sociaux et une quarantaine pour les classes moyennes, une crèche et des locaux à usage de services, sur le terrain d'un ancien centre de stockage d'hydrocarbures.

 

DES CONTREPARTIES ENVIRONNEMENTALES, SOCIALES ET POUR L'EMPLOI

On se souvient sûrement que, après avoir modifié le plan local d'urbanisme trop permissif en 2011, notre municipalité avait réduit de moitié la constructibilité de cette friche industrielle, puis refusé d'attribuer le permis de construire en 2013, avant de devoir s'y résoudre en 2015, suite à l'injonction de l'État dont le commissaire enquêteur avait conclu à l'illégalité que représenterait un nouveau rejet après les modifications apportées par le constructeur.

Il fallait dès lors obtenir des contreparties de la part du maître d'ouvrage. Les négociations ont porté leurs fruits. Elles sont d'ordre environnemental et social, avec un espace vert naturel entièrement dépollué des hydrocarbures et requalifié qui sera ouvert à l'ensemble de la population, et notamment aux résidents des cités d'HLM voisines de La Rouve, d'ordre fonctionnel avec un aménagement des accès depuis la voie publique qui en a bien besoin, et, depuis ces derniers jours, d'insertion professionnelle.

Ce seront près de 400 postes de travail qui seront nécessaires à la réalisation de la résidence, dont près de 100 emplois directs, avec une obligation de 10% d'heures travaillées réservées à des parcours d'insertion pour des personnes de notre aire urbaine très éloignées de l'emploi. Chacun a en outre admis le bien-fondé de ma demande de dépasser cet objectif, comme nous le faisons avec la rénovation urbaine de Berthe, où, de la même obligation assignée aux entreprises, nous sommes passés à une réalisation excédant certaines années les 12%.

 

UN SUIVI ASSOCIANT LES HABITANTS, LES STRUCTURES D'INSERTION ET LES SYNDICATS

Et nous sommes parvenus à ce qu'une évaluation constante soit conduite par un comité de suivi, à laquelle j'ai enjoint que soient associées des riverains, via leur comité d'intérêt local, les associations et entreprises locales d'insertion et de médiation qui, par leur implication quotidienne auprès des potentiels bénéficiaires des parcours d'insertion, seront pourvoyeuses auprès de Pôle Emploi des personnes en rupture professionnelle, ainsi que les organisations syndicales représentatives des employés du bâtiment et des travaux publics. Il est également admis que des efforts spécifiques devront être faits pour l'accès des femmes, des personnes handicapées, et des plus de 55 ans, aux emplois proposés.

Précédant la mienne lors de la signature de la convention, l'intervention de Sandra Torres, conseillère municipale d'opposition et conseillère régionale, qui a rappelé l'implication qui sera celle de la Région en matière de formation professionnelle, aura montré que, dans ces conditions environnementales et sociales bien améliorées, nous pouvons, toutes sensibilités confondues, nous accorder sur le fait que l'opération est devenue soutenable.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 04:00

Qu'il s'agisse de quartiers littoraux résidentiels et touristiques, de zones périurbaines d'habitat social ou de centres anciens, sans conduire de grandes études scientifiques pointues, on peut évaluer les difficultés et les inégalités en matière de mobilités urbaines et interurbaines.

Bien sûr, ça et là, lorsqu'un maire, portant la parole de ses concitoyens, réclame avec insistance un aménagement de telle ou telle ligne de bus ou de bateau-bus, il parvient peu ou prou à l'obtenir dans des délais variés. Mais, à l'heure où la démarche métropolitaine va s'enclencher, ne faut-il pas "changer de logiciel", comme disent les "sachants" d'aujourd'hui ?

C'est une démarche globale de réflexion sur les investissements d'avenir de l'ensemble du territoire, dont les infrastructures de transports, qu'il faudrait conduire, y associant toutes les parties prenantes, élus, acteurs économiques et sociaux, et populations.

À défaut, on continuera à entendre les uns et les autres se rejeter la responsabilité des encombrements liés à l'absence d'une troisième voie sur l'autoroute de Toulon vers Nice et à l'ouverture d'un nouvel espace en forme... d'avenue d'une centaine de commerces accusé de tuer les boutiques des centres-villes, et on sera encore interpellé sur le sentiment d'iniquité ressenti par les chefs d'entreprises de la zone ouest vis-à-vis de leurs collègues de celle de l'est, s'estimant moins bien considérés en transports collectifs pour aujourd'hui — peut-être pas à tort, il suffit de regarder le plan des lignes de Réseau Mistral — et pour demain — pourquoi le projet d'une halte ferroviaire aux Playes ne serait-il pas aussi important que celui de Sainte-Musse et la rénovation de celle de La Pauline ?

 

PESER LE POUR ET LE CONTRE DES PROJETS STRUCTURANTS MÉTROPOLITAINS

Si nul ne conteste la prévalence de Toulon, cœur de métropole qui doit conforter ses fonctions de centralité, si tout un chacun approuve le grand projet de "quartier de la connaissance, de la créativité et du numérique" à Chalucet, si personne ne conteste l'absolue nécessité de reconstruire la grande jetée qui ferme la Petite Rade, il est d'autres projets qui doivent être soumis à réflexion partagée.

Faut-il vraiment envisager, à titre d'exemple, de construire un nouveau quai de 400 mètres de long sur le littoral toulonnais de la Rade, perpendiculaire à nos vents dominants, ainsi qu'il est envisagé de le faire à l'issue d'études devant être financées au titre du Contrat de plan État-Région ?

On parle d'un coût de 40 à 50 millions d'euros pour cette nouvelle infrastructure portuaire destinée à accueillir au plus près du cœur de ville de Toulon des paquebots géants de même nature que ceux qui accostent par dizaines chaque année le long du môle d'armement des anciens chantiers navals de La Seyne, là ou la Chambre de commerce et d'industrie du Var a beaucoup investi pour réaliser il y a quelques mois, avec l'accompagnement de notre commune, un terminal de croisières ultramoderne d'où on est, pour peu qu'on les développe, en bateaux-bus publics ou en navettes maritimes commerciales, à dix minutes à peine du centre historique de Toulon.

 

LES MOBILITÉS EN CONCOMITANCE AVEC LES INVESTISSEMENTS D'AVENIR

Ne devrions-nous pas prendre garde à ne pas mettre la charrue avant les bœufs ? Il est peut-être des réalisations dont les urgences sont à hiérarchiser dans le temps, ainsi que l'avait d'ailleurs senti Hubert Falco en voulant éviter la concomitance des chantiers toulonnais du tunnel routier et du transport en commun en site propre.

Avant de sauter sur la première opportunité venue consommatrice de finances publiques et privées, ne devrait-on pas commencer par dresser un état des lieux global de l'existant, des difficultés présentes et à venir, et des enjeux de développement, notamment en matière de mobilités métropolitaines, qui semblent être la clé de voûte de tout dispositif de redynamisation urbaine, économique, sociale et culturelle d'un territoire d'avenir.

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Marc VUILLEMOT

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