8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 22:56

Bon, voilà : La Seyne n'a pas été retenue parmi les trente sites de la nation qui vont bénéficier du dispositif de « police de sécurité du quotidien ». Peut-être en connaîtra-t-on un jour la raison ?...

Mais peut-être pas, comme ce fut le cas lorsque, en 2009, alors qu'elle avait fait acte de candidature pour bénéficier d'une aide de l'État au titre du « Programme national de rénovation des quartiers anciens dégradés » (PNRQAD), que son dossier était classé en toute première position des communes de sa strate, et que ce classement encourageant lui avait été notifié, notre ville a eu la mauvaise surprise d'apprendre que le ministre en charge du dispositif, en l'occurrence celui occupant à l'époque le portefeuille du logement, Benoist Apparu, avait, sans raison explicitée, choisi de la rétrograder au profit des villes de... Nice et Aix-en-Provence...

 

LE SENTIMENT D'INSÉCURITÉ DES SEYNOIS RÉSULTE-T-IL D'UNE HALLUCINATION COLLECTIVE ?

Près de dix ans après cette injustice, les Seynois, et notamment les habitants, usagers et acteurs économiques, sociaux et culturels de notre centre ancien, pour lequel j'ai pourtant obtenu un classement en site prioritaire, tant pour la « rénovation urbaine et la cohésion sociale » que pour la sécurité, attendront encore que l'État se décide à accompagner les efforts communaux et métropolitains.

À moins que le ministre de l'Intérieur n'ait jugé que les sentiments d'insécurité résultent d'un pur fantasme partagé entre 65.000 Seynois tous autant hallucinés les uns que les autres, ou que les — objectivement — bons résultats obtenus par nos polices municipale et nationale, avec ceux des opérateurs de nos actions de prévention, dans le cadre de notre « zone de sécurité prioritaire », suffisent, malgré le peu de moyens dont ils disposent, à garantir la sécurité et prévenir toutes les déviances, il faut croire, soit que le Gouvernement n'engage pas les moyens à la hauteur de ses ambitions, soit que, une nouvelle fois, on a privilégié certains au détriment d'autres... Et c'est peut-être un peu des deux, si l'on en juge par les deux seuls sites retenus en Région Provence : les quartiers nord de Marseille pour lesquels hélas « il n'y a pas photo », et L'Ariane et Les Moulins, à Nice, dont je me demande si, même si elle est complexe, la situation est pire que la nôtre.

 

PLIÉ D'AVANCE, MALGRÉ LE SOUTIEN DE NOTRE DÉPUTÉE ?

Nous étions pourtant la seule commune varoise à s'être portée volontaire et nous avions le soutien de notre députée Émilie Guérel, membre de la majorité parlementaire, qui a appuyé notre candidature en novembre dernier auprès du ministre de l'Intérieur, M. Collomb, dont la réponse évasive qu'il lui a adressée — et qu'elle a eu la gentillesse de me faire parvenir — me laissait pressentir que notre sort était « scellé d'avance », ce que pourrait corroborer, bien sûr si on a un esprit mal placé, le nombre de départements de la région dudit ministre, Auvergne Rhône Alpes, ayant remporté le jackpot pour leurs renforts en gendarmerie...

Mais nous ne renoncerons jamais.

 

LA SEYNE NE RENONCERA PAS À SAISIR TOUTES LES OPPORTUNITÉS

Hasard du calendrier, c'est dans quelques heures que, bien décidé à ne jamais cesser de me démener pour obtenir les moyens que la République doit à La Seyne et ses quartiers fragiles, je présenterai au préfet du Var notre candidature à un autre dispositif, appelé « Action cœur de ville », lancé, celui-là, par le ministre de la Cohésion des territoires pour aider les communes à redynamiser leurs centres-villes dégradés.

Nos services et nos élus ont travaillé en quelques petites semaines un argumentaire sérieux que, en toute transparence, je livre ici aux visiteurs de mon blog. Auxquels je donne rendez-vous lorsque sera tombée la décision relative à ce nouveau programme...

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 06:33

Chargé d'une mission sur les quartiers urbains fragiles par le Président de la République, l'ancien ministre de la ville, Jean-Louis Borloo, m'a promis de revenir très vite à La Seyne pour parachever sa visite de ce lundi. Après lui avoir permis, à sa demande, de mesurer le chemin parcouru à Berthe depuis 2006 et le lancement de l'un des plus grands programmes de rénovation urbaine de France, rapporté au nombre d'habitants, j'avais convenu avec lui d'un deuxième temps seynois, pour que nous mesurions ensemble les enjeux et besoins pour l'autre quartier prioritaire de la commune : notre centre ancien dégradé.

Mais il a dû écourter son séjour seynois pour honorer le rendez-vous qu'il a obtenu de Renaud Muselier, président de la Région. C'est cependant d'autant moins grave qu'il est parti pour Marseille avec, outre son intention initiale de plaider pour, sinon un accroissement, du moins un maintien des aides régionales à la politique de la ville, quelque peu incertaines ces derniers temps, la volonté de plaider la cause du financement régional des chantiers d'insertion sur laquelle je l'ai alerté.

 

J.-L. BORLOO : « L'ÉTAT ENGAGE MOINS DANS CES QUARTIERS QU'AILLEURS »

Depuis le signal d'alarme que les maires et les acteurs de la politique de la ville ont déclenché l'été dernier, je côtoie régulièrement Jean-Louis Borloo. Et nous partageons les mêmes inquiétudes. Que chacun le constate en lisant l'interview qu'il a accordée à Var-matin, je ne déforme pas sa pensée et je n'exagère en rien en déplorant que les moyens, notamment d'État, dédiés à la redynamisation urbaine sont réduits d'année en année, tandis que notre commune a doublé depuis trois ans le budget consacré à son cœur historique.

L'ancien ministre va même plus loin que moi : « Avec l'arrivée du nouveau gouvernement, les maires — notamment ceux qui ont des quartiers sensibles — sont complètement épuisés (...) On a arrêté tous les dispositifs (...) Cela fait trois ans que l'on ment (...) Contrairement aux idées reçues, globalement, l'État engage moins dans ces quartiers qu'ailleurs ». Et c'est un serviteur reconnu et respecté de l'État, chargé de mission par M. Macron, qui le dit publiquement !

Ça ne me console certes pas de l'entendre de la bouche d'un homme « réputé » être à droite, mais ça devrait au moins calmer ceux qui rejettent sur la municipalité la faute de tous les maux que connait La Seyne du fait de ses quartiers populaires.

Et, en particulier, Jean-Louis Borloo confirme ce que je ne peux que répéter : on ne pourra pas « promener » encore longtemps les habitants de notre centre ancien, les usagers de ses commerces et services, et tous ceux qui ont eu le courage d'entreprendre, les font vivre et ont de plus en plus de mal à en vivre, au point de les décourager, les voir renoncer et sombrer eux-mêmes dans la précarité.

Oui, Jean-Louis Borloo l'a confirmé. Il y a urgence à se ressaisir. Et j'ai évidemment répondu positivement à sa demande de formulation de propositions.

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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 05:53

La Loi le prévoit, mais la démocratie locale l'exige. Et ça valait bien qu'on y consacre du temps. Après des mois d'échanges, de collecte et de prise en compte des besoins qu'ont exprimés les conseils citoyens, les conseils de quartiers, les comités d'intérêt local, les comités d'usagers des services publics, les acteurs associatifs, les entrepreneurs économiques, le Plan d'aménagement et de développement durable (PADD) arrivait enfin ce lundi sur la table du conseil municipal pour un ultime débat.

Le PADD, c'est le document qui fixe les grandes orientations que l'on souhaite pour le devenir du développement et l'aménagement de notre territoire communal : organisation urbaine, mobilités, espaces dédiés à l'habitat, à l'activité économique, industrielle, technologique, artisanale, commerciale, balnéaire et touristique, à la vie culturelle et sociale, à la nature, à l'agriculture de proximité...

 

LA « SAISON 2 » DE LA MAÎTRISE DE L'URBANISATION SEYNOISE

C'est le cadre de référence à partir duquel se construit le Plan local d'urbanisme (PLU) qui, lui, est un document « opposable » à tous, qui impose ce que l'on a droit ou pas de construire dans chacun des secteurs de la commune, avec toutes les prescriptions règlementaires nécessaires.

Après une importante révision du PLU seynois conduite de 2008 à 2010 pour freiner l'urbanisation galopante que l'équipe municipale qui a précédé la nôtre de 2001 à 2008 avait autorisée et même promue, générant des désordres majeurs dans certains quartiers, nous avions annoncé lors de la campagne électorale que nous ouvririons une « saison 2 » de la modération de la frénésie des constructions. On fait donc ce qu'on a dit. On dit ce qu'on fait. Et on le fait avec les gens. Ce n'est pas le cas de tout le monde...

 

UN PLAFOND FIXÉ À 70.000 SEYNOIS, ET DES MOBILITÉS PROPRES ET EFFICACES

Nous avons exprimé nos volontés de sanctuariser nos espaces naturels, littoraux et agricoles, de répondre aux obligations que nous impose le Programme local de l'habitat (PLH) de notre agglomération, tant est difficile l'accès au logement pour tous, et de permettre le développement d'activités économiques diversifiées, tant l'emploi demeure fragile.

Mais nous avons surtout exprimé dans le PADD nos objectifs de limiter à 70.000 le nombre de nos concitoyens seynois — et nous y serons sous peu avec nos presque 66.000 habitants — et l'absolue nécessité d'obtenir les moyens des mobilités efficaces et écologiques qu'une métropole doit à ses habitants pour que, délaissant la voiture, reconquérant des espaces publics apaisés, accédant aux lieux de travail, de services et de loisirs, à toute heure et chaque jour, ils profitent d'un cadre de vie sain et fonctionnel : transport en commun en site propre, bateaux-bus, modes doux comme le vélo, interconnexions avec le rail, etc.

 

UN CONSEIL MUNICIPAL SOLIDAIRE ET UNANIME POUR UNE SEYNE PAISIBLE

Le débat du conseil municipal autour du PADD n'appelle légalement pas de vote. Mais, à son issue, j'ai tenu à recueillir les avis de l'ensemble des groupes politiques qui composent notre assemblée communale.

À main levée, publiquement, du FN au NPA, en passant par toutes les sensibilités de la droite et de la gauche, tous nos élus ont approuvé les orientations d'urbanisme et d'aménagement du territoire patiemment travaillées avec les citoyens, les agents et les cadres communaux qui ont fait un travail remarquable.

J'en sais gré à tous nos conseillers municipaux, majoritaires et minoritaires. Ce n'est pas si fréquent dans une commune sur un sujet d'une telle importance et j'ai d'ailleurs été étonné que la presse locale ne l'ait pas relevé.

Cela nous engage désormais collectivement et solidairement à finaliser le plus vite possible un PLU révisé qui concrétisera nos vœux partagés. Et cela nous protègera de toute tentation de développement non maîtrisé que, avec le transfert de la compétence de l'urbanisme à la métropole, d'autres, depuis un ailleurs, pourraient un jour avoir les velléités de nous imposer...

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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 07:50

Il manquait une composante de poids ce jeudi à Cahors, dans le Lot, à l'occasion de la réunion de « l'instance de dialogue » de la Conférence nationale des territoires (CNT) que le Premier Ministre avait convoquée pour, entre autres sujets, aborder la question de l'appui financier accordé par l'État aux collectivités locales : la très puissante Association des maires et présidents d'intercommunalités de France (AMF) n'a pas fait le déplacement dans le Quercy.

Cette association, qui regroupe la quasi totalité des édiles des 35.000 communes du pays, quelles que soient leurs sensibilités politiques, est présidée par François Baroin, maire (Les Républicains) de Troyes, ancien ministre de M. Chirac puis de M. Sarkozy, pas vraiment connu pour sortir la fronde à la moindre contrariété. Et pourtant, les membres de l'instance dirigeante de l'AMF ont unanimement décidé de bouder la réunion de la CNT au cours de laquelle le Gouvernement, sous couvert d'un temps de dialogue, a annoncé à quelle sauce il entendait croquer les collectivités locales.

 

ON NE S'Y PRENDRAIT PAS AUTREMENT POUR METTRE À GENOUX LES COMMUNES

Dans un communiqué, et par la voix d'une de ses vice-présidentes envoyée à Cahors en simple qualité « d'observatrice », l'AMF a expliqué son absence remarquée par le refus de nos communes de, notamment, se serrer encore la ceinture pour contribuer à hauteur de 13 nouveaux milliards d'euros à la réduction des déficits publics de la nation imposée par l'Europe, voir l'État rétablir une forme de tutelle sur les collectivités locales et réduire leur autonomie fiscale. Du jamais vu depuis les lois de décentralisation des années 80 !

Moi, quoique pleinement solidaire de l'AMF, j'y étais. Comme les présidents des associations des petites villes, des villes moyennes, et des maires ruraux, présents pour défendre les spécificités de leurs communes, j'ai été mandaté par l'Association des maires Ville & Banlieue de France que je préside pour porter la parole de défense des territoires comportant des quartiers urbains fragiles.

 

POUR LES COMMUNES POPULAIRES PAUVRES, L'EFFET SERA DÉVASTATEUR

Nos 900 communes et intercommunalités abritent des ensembles d'HLM et des centres anciens paupérisés, supposant des moyens solides et une solidarité nationale pour leur rénovation urbaine, leur redynamisation économique, sociale et culturelle, et l'accompagnement social de leurs cinq millions d'habitants. Et ce qui les attend, après avoir déjà connu sept années de vaches maigres du fait des précédents gouvernements, sera plus dévastateur que jamais si la loi de finances 2018, en cours d'élaboration au Parlement, ne rectifie pas le tir du projet gouvernemental. Chez nous, La Seyne et Toulon seront frappées de plein fouet.

Non seulement les moyens dédiés à la « politique de la ville » sont loin d'être à la hauteur des enjeux, mais il n'est pas pensable que l'ampleur particulière des difficultés de nos territoires, en déshérence parce qu'ils font effort républicain d'accueil des plus démunis, ne soit pas prise en compte et qu'il soit imposé le même effort à La Seyne ou aux quartiers nord de Marseille qu'à Neuilly-sur-Seine ou Marnes-la-Coquette, alors même que nous avons obligation de dépenser plus que les autres pour corriger les inégalités dont sont victimes nos habitants !

C'est ce que j'ai indiqué au cours du temps de parole qui m'a été accordé à Cahors. Et que j'ai confirmé et détaillé dans un courrier au Premier Ministre à l'issue de la Conférence nationale des territoires. En l'état, nous ne pouvons accepter le « Pacte de confiance » que le Premier Ministre veut nous imposer.

 

NOS DÉPUTÉS ONT LE DEVOIR DE CORRIGER LA COPIE GOUVERNEMENTALE

Le Sénat a déjà « retoqué » certaines de ces inquiétantes dispositions budgétaires. J'en appelle à nos députés pour qu'ils fassent entendre raison à M. Philippe et à M. Darmanin, ministre de l'action et des comptes publics, pourtant pendant trois ans maire de Tourcoing, une ville du Nord qui connaît nos difficultés, mais qui aborde le sujet budgétaire de la nation avec la seule logique comptable que Bruxelles impose à ses États vassaux.

Émilie Guérel, la députée (LREM) de notre circonscription ouest-varoise, a signé ces jours derniers une tribune pour plaider la cause d'une « refondation » de l'action pour les communes populaires fragiles avec une quarantaine d'autres « députés de la Nation, élus et élues de ces quartiers difficiles, qui y [ont] pour beaucoup grandi ou [s'y sont] investis, et souvent les deux ».

C'est pourquoi, de même qu'elle s'est proposée d'accompagner mes démarches pour le classement en Réseau d'éducation prioritaire (REP +) des écoles de notre centre-ville ou ma demande de voir La Seyne choisie pour expérimenter le nouveau dispositif de « police de sécurité du quotidien », et qu'elle l'a fait, je souhaite que notre députée accepte, en relayant et défendant la requête que je formule à l'État pour La Seyne, Toulon et le petit millier de nos villes populaires, de porter haut et fort la revendication d'une bienveillance de la nation en faveur des plus pauvres des territoires de notre République.

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 10:46

Le Président de la République s'y est engagé solennellement devant les représentants d'associations d'élus et de fédérations d'acteurs associatifs de la politique de la ville : 2018 ne devra pas voir un centime de baisse des appuis de l'État aux communes et intercommunalités abritant des quartiers urbains fragiles. Je peux témoigner de cet engagement fort : j'y étais !

 

UN ENGAGEMENT PRÉSIDENTIEL ENCOURAGEANT...

Ça, c'était au Palais de l'Élysée, il y a une quinzaine, le 13 novembre dernier. Ça a même conduit un quotidien régional à titrer à sa une sur mon accord avec le Président, ce qui a d'ailleurs fait rigoler pas mal de monde...

Craignant toutefois de ne pas voir la commande présidentielle être entendue par le gouvernement de M. Philippe, nous avons saisi les députés des circonscriptions où se trouvent les 900 communes concernées. Je l'ai moi-même fait le 16 novembre en direction de nos huit députés varois, sous forme de deux courriels (ICI et ICI). Aucun ne m'a répondu.

 

MAIS LES DÉPUTÉS MACRONISTES N'ONT PAS SUIVI... MACRON !

Dans les jours qui suivirent, des parlementaires de toutes sensibilités, excepté de La République en marche (LREM), ont donc rappelé l'engagement présidentiel et présenté des amendements allant dans le sens du vœu du Chef de l'État, visant à corriger le projet de budget qui, tel qu'élaboré par le gouvernement, ne permettait pas de répondre à la demande... d'Emmanuel Macron. Tous ont été rejetés par les députés majoritaires, amis de... Macron Emmanuel !

Comme on pouvait le craindre, le 21 novembre, le budget 2018 de l'État a été voté en première lecture... sans intégrer les recommandations du Président de la République. Et, hélas, les voix des députés varois de LREM n'ont pas fait défaut pour approuver ce budget (voir ICI). Dommage pour le signal donné aux habitants des quartiers urbains fragiles de notre département...

 

RIEN N'EST PERDU, LE PARLEMENT PEUT ENCORE SE RESSAISIR

Mais rien n'est totalement perdu. Le Sénat discute actuellement le projet de loi de finances. Il est probable qu'il le rejettera. Une deuxième lecture aura donc lieu à l'Assemblée Nationale. Il est encore temps de se ressaisir.

C'est pourquoi, au nom des communes concernées par la politique de la ville, dont beaucoup sont adhérentes de  « l'association des maires Ville et Banlieue de France » que je préside, avec Catherine Arenou, maire (Les Républicains) de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), première vice-présidente de l'association, et Gilles Leproust, maire (Parti communiste français) d'Allonnes (Sarthe), secrétaire général de l'association, nous venons d'adresser une nouvelle lettre (ci-dessous) rappelant au Président de la République les instructions encourageantes qu'il a données pour que son appel à « relever la République » auprès des 5 millions d'habitants de nos quartiers populaires ne soit pas vaine parole.

Et que, donc, son Gouvernement le suive. Comme la majorité parlementaire, dont les six députés varois LREM et MoDem...

 

Loi de finances 2018 : Les Macronistes contre Macron ?
Loi de finances 2018 : Les Macronistes contre Macron ?
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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 12:50

Afin de ne pas obérer les chances d'un règlement de la situation difficile que connaît l'exploitante du kiosque à journaux de la place Laïk, au bas du marché du Cours Louis Blanc, je me suis mordu la langue pendant plusieurs jours pour ne pas répondre aux personnes de mauvaise foi, politicards de bas étage, qui n'ont eu de cesse de véhiculer une fausse rumeur pernicieuse selon laquelle... notre commune et moi-même aurions décidé de contraindre ce petit commerce patrimonial de presse à cesser son activité !

C'étaient évidemment des racontars imbéciles que trop de commerçants et de citoyens crédules se sont empressés de relayer sans en vérifier la véracité.

 

PENDANT LA DIFFUSION DES FAUSSES NOUVELLES, LA MAIRIE TRAVAILLAIT

Maintenant que, hélas, toutes nos démarches ont échoué, je peux révéler la vérité.

Car, tandis que les malfaisants diffusaient leurs fausses nouvelles, notre maire-adjoint délégué aux activités économiques et au commerce, Anthony Civettini, informé de sa situation préoccupante par la gérante du kiosque, a été sur ma demande au travail pendant plusieurs jours afin de plaider pour obtenir du siège national de la société distributrice de presse une bienveillance envers la kiosquière, alors que la situation était bloquée au niveau régional. Il a d'ailleurs obtenu une proposition exceptionnelle qui n'a malheureusement pas pu se concrétiser.

Sauf heureux revirement de situation, il est désormais à craindre qu'il faille attendre qu'un repreneur réouvre notre kiosque traditionnel. Tout un chacun sera navré pour la sympathique et travailleuse exploitante.

 

LE VRAI PROBLÈME : LES DIFFICULTÉS DE LA PRESSE ÉCRITE

Avec le développement des nouveaux médias, la situation de la presse écrite est préoccupante. Un journaliste me disait que certains titres ont perdu 30% de leur lectorat en une année. Dans deux communes voisines, Sanary et Six-Fours, d'autres détaillants de presse sont aussi en difficulté. Pourtant le petit kiosque du bas de notre marché est, selon un autre journaliste, le plus important vendeur d'un quotidien régional, mais celui-ci bénéficie d'un système propre de distribution.

Face aux pertes constantes de clients, les organismes de distribution privilégient désormais les magasins qui peuvent développer leur linéaire de présentation de journaux et magazines, chose matériellement impossible pour un kiosque.

Une fois encore, comme pour d'autres commerces, les centres anciens ont à souffrir de la petitesse de leurs lieux de vente. Mais tout sera fait, dans la limite des compétences communales, pour aider à la reprise. Du kiosque, comme d'autres activités. Car chaque commerce en souffrance entraîne un peu plus les autres dans son sillage.

 

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 08:50

Après six mois de « silence radio » ou, pire, d'annonces fort inquiétantes pour les quartiers populaires, il aura fallu le grand rassemblement que, avec une centaine de maires et plusieurs centaines d'acteurs, notamment associatifs et économiques, nous avons tenu en octobre à Grigny, dans l'Essonne, et un appel solennel que nous avons lancé, pour que le Président de la République, après avoir reçu une délégation de maires et d'acteurs associatifs ce lundi à l'Élysée, annonce mardi à Tourcoing, dans le Nord, quelles sont ses orientations pour la « politique de la ville », tant en matière de rénovation urbaine des quartiers urbains prioritaires et fragiles, à l'instar de notre quartier Berthe et notre centre ancien seynois, que d'accompagnement social de leurs habitants.

Son discours, qui a largement été retransmis par les médias, a conduit l'association « Ville et Banlieue » que je préside, qui représente les 1500 quartiers sensibles français, répartis sur plus de 900 communes, à lui répondre sous forme d'une lettre ouverte diffusée nationalement mais que j'ai présentée ce mercredi depuis La Seyne à la presse locale.

Je la reproduis ci-après, avec des intertitres qui ne figurent pas dans le courrier adressé au Président de la République, mais qui « aèrent » un peu le texte...

 

Monsieur le Président,

 

Vos propos de ce lundi à Paris et de ce mardi à Tourcoing en attestent : vous avez entendu l'alerte que, par une première lettre ouverte du 3 août à l'initiative de notre « Association des maires Ville & Banlieue de France », puis par « l'appel de Grigny » en octobre dernier, les territoires urbains fragiles de la nation républicaine vous ont lancée, portant les inquiétudes de leurs cinq millions d'habitants.

 

Il nous semble que vous avez mesuré les enjeux.

 

Vous avez conclu en disant avoir besoin de nous pour « relever la République » dans nos quartiers populaires prioritaires urbains. Nous serons au rendez-vous comme nos prédécesseurs depuis 40 ans.

 

Sur la méthode que vous proposez, nous ne pouvons que vous suivre.

 

 

LA DEMANDE DES MAIRES D'UN PILOTAGE AU PLUS HAUT NIVEAU DE L'ÉTAT ENTENDUE

 

La toute première des 31 propositions que « Ville & Banlieue » a formulées aux candidats de 2017 à la Présidence de la République était, en effet, de « confier au Premier ministre, garant de la mobilisation de tous les services de l’État, le portage de la politique de la ville », afin de « garantir durablement limplication et la discrimination positive de toute la puissance publique ainsi que la solidarité financière et la péréquation nationale et territoriale en faveur des communes et intercommunalités abritant des Quartiers Prioritaires de la Politique de la ville (QPV) ».

 

En décidant de prendre en main vous-même les enjeux républicains de la politique de la ville, vous répondez à notre demande au-delà de nos attentes.

 

 

LES MAIRES SONT PRÊTS À « CO-CONSTRUIRE » AVEC L'ÉTAT

 

Et, en annonçant votre décision de « co-construire » le nouveau chapitre décennal de la politique de la ville avec les élus des territoires, avec les acteurs des quartiers populaires, notamment associatifs, sociaux et économiques, et avec les citoyens eux-mêmes, ceux-là même que vous avez réunis lundi autour de votre table, et en fixant de surcroît un calendrier ainsi qu'en posant les jalons de rendez-vous évaluatifs trimestriels autour de vous-même, vous traduisez votre annonce en objectifs opérationnels.

 

Notre association ne se dérobera pas.

 

C'est d'ailleurs le sens de notre volonté, déjà maintes fois exprimée, que soit corrigé l'oubli de « Ville & Banlieue » parmi les associations d'élus du « bloc communal » invitées à la table de la Conférence nationale des territoires (CNT), dès sa prochaine réunion institutionnelle de décembre prochain. Au nom de la cohésion des territoires, notre association doit y trouver la même place que « l'Association des maires ruraux de France », aux côtés des associations généralistes.

 

Lors de cette séquence de 48 heures que vous avez dédiée aux quartiers urbains fragiles, vous avez ouvert ou conforté des pistes de réflexion et/ou d'action dans des domaines aussi divers que la rénovation urbaine, les mobilités et les transports, l'habitat, le logement, les politiques de peuplement, la dynamisation économique, l'insertion sociale et professionnelle, la lutte contre les discriminations, la prévention de la délinquance et des radicalisations, la sécurité, la justice, l'éducation, dès le plus jeune âge, la formation, la culture et le sport, la santé, ou l'association des habitants à la prise en main de leur destin.

 

Certaines de ces pistes semblent engagées. Nous y reviendrons, mais nous souhaitons dès à présent pouvoir faire partager notre lecture, notamment pour prévenir le risque de ruptures entre les réponses d'aujourd'hui et les voies que vous entendez ouvrir pour demain.

 

 

PAS D'ACCORD SUR TOUT, PAR EXEMPLE SUR LES « CONTRATS AIDÉS »

 

Permettez, Monsieur le Président, que nous prenions un exemple du rôle que nous souhaitons jouer dans la « marche partagée »...

 

Après la confirmation de votre analyse de l'inefficience, que, certes, vous prenez soin de relativiser, des Contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE), nous avons bien compris que, au-delà des quelque 200.000 que vous entendez maintenir, sans qu'il ne soit précisé le nombre en faveur des publics des QPV, ni pour quelle durée, ni pour quels supports de missions publiques (associations ? services de collectivités ? établissements scolaires de l'éducation prioritaire ? circonscriptions de police en zone de sécurité prioritaire ? etc.), ils ne constitueront plus, parmi bien d'autres outils, l'un des leviers de l'insertion professionnelle, d'autres stratégies, plus globales, ayant été annoncées.

 

Comme « co-constructeurs », nous nous permettons, sur la question, de contester votre analyse à notre sens trop globalisante.

 

Car, non, très peu de conventions ont été signées avec des collectivités, la plupart l'ayant été avec des associations, et, s'il est toujours possible de relever quelques cas de « clientélisme », on ne peut généraliser ce reproche blessant qui est fait aux élus.

 

Car, non, votre affirmation selon laquelle très peu de bénéficiaires de ces contrats aidés auraient eu des propositions de formations est erronée ; au contraire, c'est grâce à elles que l'on a pu relever d'excellents taux d'insertion professionnelle durable à leur issue, tant dans le public que dans le privé, les chiffres croisés des ministères en charge du travail et de la politique de la ville en attestent pour les QPV.

 

Car, non, enfin, on ne peut aborder leur évaluation par le seul prisme de l'insertion vers l'emploi, sans mesurer aussi leur apport structurant à l'offre d'accompagnement social, éducatif, culturel, sportif, de médiation, d'insertion, car ils sont souvent les clefs de voûte des édifices associatifs qui agissent au quotidien et qui, sans ces soutiens en ressources humaines, fussent-elles provisoires et en voie de qualification, pourraient s'effondrer.

 

Il nous semblerait hasardeux de voir disparaître le dispositif de ces contrats aidés tant que d'autres stratégies concourant aux mêmes objectifs ne seront pas mises en place et confortées.

 

 

LES QUARTIERS POPULAIRES NE DOIVENT PAS ÊTRE EXCLUS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

 

Au-delà de ce sujet lui-même, que nous avons choisi comme exemple dans la présente lettre parce qu'il relève d'une urgence, nous aurons, nous l'espérons, contribué à vous permettre de situer l'état d'esprit avec lequel, à notre place, nous souhaitons pouvoir honorer votre invitation à la « co-construction ». Beaucoup d'autres pistes restent à travailler et c'est avec la même posture constructive que nous voudrions apporter notre expertise partagée.

 

Nous nous permettons aussi, au-delà des axes de travail que vous avez fixés dans vos propos de ce début de semaine, d'en suggérer d'autres auxquels nous sommes attachés. Il nous paraît ainsi, à titre d'exemple, que nos quartiers urbains fragiles doivent faire l'objet d'attentions toutes particulières en matière de développement durable et soutenable au regard de l'urgence environnementale. Les QPV doivent être des laboratoires de la ville durable, et leurs habitants bénéficier, ne serait-ce que pour des raisons économiques, sociales et sanitaires, des meilleures réponses relevant de la transition énergétique. Ces questions-là nous semblent majeures dans la République du XXIe siècle. Elles nous paraissent devoir, comme d'autres, être ajoutées au menu des défis à relever.

 

Autre élément de méthode, vous avez conforté notre sentiment que les QPV recèlent en eux-mêmes, par leurs habitants et leurs acteurs, de nombreux atouts. Les savoirs, les savoir-faire et les savoir-être, les initiatives et les expériences, dans tous les domaines que vous avez évoqués, attestent du bien-fondé de votre projet de s'appuyer sur eux pour donner corps à l'ambition républicaine que nous partageons.

 

 

DES EXPÉRIMENTATIONS, D'ACCORD, MAIS SANS DÉLAISSER AUCUN QUARTIER

 

Les élus de « Ville & Banlieue » sont donc disposés à accompagner la mission que vous avez confiée à Jean-Louis Borloo pour opérer un recensement des initiatives territoriales fructueuses, leur valorisation, et préparer, autant que possible, leur essaimage dans l'esprit d'égalité et de solidarité territoriale qui doit prévaloir.

 

Si, donc, nous sommes plus que favorables à apporter notre contribution à toute démarche de recherche-action expérimentale, nous tenons néanmoins à attirer votre attention sur l'urgence sociale et économique qui a justifié nos inquiétudes et sollicitations pressantes.

 

Vous avez évoqué à plusieurs reprises votre volonté d'engager des expérimentations sur certains de nos quartiers urbains, en nombre limité, parfois en précisant qu'elles seront ciblées sur certains d'entre eux, tantôt « les plus fragiles »ce qui reste un concept à préciser –, tantôt ceux situés dans les très importantes agglomérations, tantôt ceux des villes où les quartiers prioritaires constituent la quasi totalité du territoire.

 

Si nous comprenons la volonté de tester la faisabilité de telle ou telle réponse avant de la généraliser, nous vous engageons à être attentif à ce que les stratégies expérimentales ne fragilisent pas les actions de l'ensemble des quartiers prioritaires.

 

Aucun des 1500 quartiers retenus dans nos 900 communes pour bénéficier de la bienveillance « discriminante » de la puissance publique ne doit voir réduits les moyens spécifiques qui lui sont alloués par les contrats de ville, tant en rénovation urbaine qu'en accompagnement social, que par les mécanismes de péréquation et de solidarité financière nationale et territoriale dont il bénéficie aujourd'hui.

 

Cette dernière remarque nous conduit à conclure sur le sujet urgent et crucial des moyens financiers de l'ambition républicaine que nous partageons avec vous.

 

 

DES ORIENTATIONS ET UNE MÉTHODE, C'EST BIEN. MAIS DES MOYENS FINANCIERS SONT INDISPENSABLES !

 

La loi de finances 2018 est en cours de débat au Parlement. Nous vous avons alerté sur nos craintes de diminution de divers appuis financiers de l'État au regard des éléments dont disposent les parlementaires, et vous avez donné l'assurance qu'aucune commune « en politique de la ville » ne subirait pour 2018 quelque perte de financement d'État, ni en dotation ordinaire ou de solidarité, ni en compensations comme celle du Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR), ni au titre de l'un ou l'autre des leviers de la péréquation. Nous vous en savons gré.

 

De même, votre décision, unanimement saluée, de doter la rénovation urbaine du double des cinq milliards d'euros initialement prévus, doit, dès le budget 2018 dédié à l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), à la présidence de laquelle vous avez choisi de désigner l'un des vice-présidents de notre association, Olivier Klein, voir une première traduction budgétaire concrète. Les 15 millions annoncés aux députés n'y suffiront pas, surtout après deux années « blanches »courageantes, pour les élus locaux comme pour les habitants représentés dans les conseils citoyens qui ont placé tant d'espoirs dans leur association au devenir de leurs quartiers.

 

Et il reste à poser d’autres actes budgétaires en réponse aux attentes et, désormais, aux orientations que vous avez assignées, comme l'indispensable doublement des crédits du fameux « BOP 147 » si nécessaire à la mise en œuvre d'actions concrètes durables...

 

Nous formulons donc dans l'urgence le vœu que votre engagement encourageant soit entendu par le gouvernement et la majorité des parlementaires qui ont à arrêter le budget de l'an prochain. Il y a là une urgence extrême au regard du calendrier législatif. Or, au regard du sort réservé en ce moment même aux amendements proposés par divers députés pour aller simplement dans la voie que vous-même avez définie, on peut légitiment concevoir une inquiétude.

 

À sa simple place d'association d'élus de territoires, mais avec toute la détermination de ses membres à agir pour relever le défi de l'égalité publicaine, ainsi qu'elle l'a fait en tirant le signal d'alarme depuis l'été dernier, notre « Association des maires Ville & Banlieue de France » se tient prête à s'inscrire dans la démarche que vous impulsez. Nous tenions à vous l'exprimer. Vous pouvez compter sur elle.

 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

 

Sur Var-Azur-TV, après la présentation de la « lettre ouverte » au Président de la République...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 10:02

Ainsi que je l'évoquais il y a une vingtaine de jours, dès l'annonce d'une mesure arbitraire du Gouvernement, dans un article de mon blog, les inquiétudes du mouvement HLM se confirment.

L'État, en imposant aux bailleurs sociaux publics une baisse des loyers de 50 à 60 euros, soi-disant pour compenser la diminution de l'aide personnalisée au logement, va gravement compromettre la possibilité, pour les trois-quarts des 256 offices publics locaux ou départementaux d'HLM, de construire de nouveaux logements, de rénover le parc existant, et même d'assurer son entretien.

Pour « Terres du Sud Habitat » (TSH), notre bailleur social historique seynois, j'estimais il y a trois semaines à trois millions d'euros la perte de recettes permettant de dégager de l'autofinancement pour les travaux et l'investissement.

 

QUE RÉPONDRE AUX MILLIERS DE MAL-LOGÉS DE NOTRE TERRITOIRE ?

Je n'étais pas bien loin de la vérité : les chiffres sont tombés ; ce sont 2,8 millions qui vont faire défaut à TSH, ramenant son autofinancement à moins de 5% de son budget, c'est-à-dire au-dessous du seuil de fragilité tel qu'il est estimé par les autorités de tutelle, dont la très vigilante Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS).

Près de 4.000 foyers seynois attendent qu'un logement social leur soit attribué, et ils sont 13.000 à l'échelle de l'agglomération toulonnaise. Autant réclament une mutation de logement, pour quitter un habitat trop petit ou trop coûteux, ou situé dans un environnement devenu invivable.

Ils ne sont pas près d'obtenir satisfaction. Mais M. Macron pourra toujours leur répéter ce qu'il a exprimé ce dimanche soir à la télévision : « Je ne veux pas que le moindre de mes concitoyens puisse un instant penser que je n'ai pas pour lui un plein respect »...

 

PARLEMENTAIRES ET GOUVERNEMENT SONT SAISIS

Avec les responsables de TSH, nous venons d'écrire aux parlementaires de notre département pour évoquer avec eux cette situation très grave, découlant d'une décision gouvernementale d'autant plus abrupte qu'elle ne figurait absolument pas au programme du candidat élu à la Présidence de la République. Je livre ici celui, parmi ces courriers, que nous avons adressé à la députée macroniste de notre circonscription. Seule une intervention politique du plus haut niveau peut prévenir un drame. Espérons que Mme Guérel et ses collègues s'y emploieront.

En outre, retenu à La Seyne pour une réunion avec les services de l'État suite au drame survenu ce dernier week-end dans une de nos cités HLM, aggravant l'insécurité et le mal-être de nos résidents déjà pas gâtés par la situation sociale et économique, je n'ai pas pu évoquer moi-même, ce lundi matin, le problème des logements sociaux à la tribune des États Généraux de la Politique de la Ville qui se tiennent dans l'Essonne pour tirer le signal d'alarme face à un gouvernement au service d'un Président de la République qui, a-t-il indiqué ce dimanche, « assume totalement » ses mots sur notre peuple de « gens qui ne sont rien » et de « fainéants ».

J'ai toutefois demandé à un autre maire d'une ville populaire de relayer mon propos lors de ce rassemblement de centaines d'élus, responsables associatifs, culturels, sociaux et économiques, effrayés par la tournure que prend la politique gouvernementale pour les classes populaires et moyennes.

 

NOUS LANÇONS UN APPEL À LA MOBILISATION

Mais les démarches que nous engageons risquent de ne porter leurs fruits que si elles sont accompagnées par ceux qui sont les premiers concernés : les locataires et toutes les associations qui œuvrent à leurs côtés pour défendre les droits à un logement digne.

Les choses s'organisent à l'échelle nationale. Diverses pétitions sont en ligne dont celle du collectif  « Vive l'APL » auquel la ville de La Seyne et l'office TSH se sont joints.

Je suis persuadé que, localement, les associations qui font preuve de constante vigilance en direction des institutions responsables du logement social seront à nos côtés pour obtenir le retrait de cette décision gouvernementale arbitraire d'une extrême gravité.

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 05:59

Depuis le début de l'année 2017, notre office seynois d'HLM « Terres du Sud Habitat » (TSH), communal depuis sa création il y a soixante ans, est passé sous la tutelle de la communauté d'agglomération « Toulon Provence Méditerranée » (TPM). C'est la loi.

 

A priori, cette mutation doit être sans effet pour les locataires des 5000 logements sociaux que gère TSH, même lorsque, dans les temps à venir, probablement vers 2021, les offices d'HLM seynois et toulonnais (« Toulon Habitat Méditerranée ») fusionneront en un seul organisme, ce qui, au contraire, devrait apporter de nouvelles marges de manœuvre pour de meilleurs services aux locataires par la mutualisation de moyens et de pratiques.

 

 

UN REDRESSEMENT FINANCIER DE BON AUGURE...

 

C'est d'autant plus vrai que TSH poursuit son redressement financier après deux décennies au cours desquelles notre office a été placé sous une véritable tutelle de l'État afin d'éviter sa disparition. Et les efforts portent leurs fruits. Aujourd'hui le coût des impayés de loyers poursuit sa baisse à raison de 2% par an, l'excédent d'exploitation est près de 4 fois plus important que prévu, la capacité d'autofinancement est à 125% de la prévision. Et, malgré ce, les loyers demeurent de loin les plus bas du département, ce qui est normal pour un bailleur social dont la majorité des bénéficiaires dispose de très faibles revenus, inférieurs aux plafonds des prêts locatifs à usage social.

 

Il ne faudrait donc pas que cette perspective plutôt optimiste, même s'il ne faut pas baisser la garde des efforts de gestion, soit mise à mal par ce qui est en train de se dessiner autour des projets de l'État pour les HLM et les aides personnalisées au logement (APL)...

 

 

... MAIS UNE LOURDE INQUIÉTUDE POUR LE LOGEMENT SOCIAL

 

Il est en effet envisagé de baisser les APL de 50 à 60 euros par mois pour les locataires des HLM, certes — heureusement ! — sans incidence sur le montant des loyers. Car, en gros, les organismes d'HLM de France vont payer à la place de l'État, à hauteur de 1 à 2 milliards d'euros chaque année !

 

À La Seyne comme ailleurs, ces sommes, constituées en bonne partie par l'argent des locataires eux-mêmes et des collectivités locales, et qui vont être ponctionnées, sont jusqu'à présent dédiées à la construction de nouveaux logements sociaux dont on a tant besoin, aux opérations de rénovation urbaine dont nous, Seynois, avons pu mesurer l'importance depuis dix ans, ou encore à la diminution du coût des quittances par des travaux de rénovation thermique, comme ont pu en bénéficier chez nous près de 2500 foyers, ou des modes de chauffage novateurs, écologiques et économes, ainsi que nous l'avons fait avec la création d'un réseau de chaleur pour nos immeubles du nord de La Seyne, désormais chauffés par l'usine d'incinération des déchets ménagers de Lagoubran.

 

 

DE NOMBREUX OFFICES COMME TSH LOGEANT LES PLUS PAUVRES SONT EN RISQUE DE PÉRIL

 

Si cette annonce du gouvernement devait se concrétiser, il suffit d'un simple calcul pour le mesurer (*), notre office d'HLM pourrait voir son excédent ramené à moins de 10% de ce qu'il est aujourd'hui, à la limite du déficit, sans plus aucune capacité d'autofinancement. Des années d'efforts réduites à néant. Et le risque de disparition pure et simple de TSH.

 

Et si, de plus, comme le recommande la Cour des Comptes, l'exonération de taxe foncière sur le foncier bâti et le régime de TVA à taux réduit sur les logements sociaux devaient être supprimés, ce serait la faillite quasi assurée. Et une conséquence dramatique pour les collectivités locales, dont la commune elle-même, qui garantissent la dette ayant permis de réaliser nos milliers de logements pour les plus modestes de nos concitoyens.

 

 

LA SEYNE AUX CÔTÉS DES 720 ORGANISMES D'HLM POUR DIRE NON !

 

Des administrateurs de TSH, autour de notre élu Yves Gavory à qui j'ai confié la mission de suivre notre organisme de logement social, et l'équipe de direction, autour de David Guengant, qui effectue un travail remarquable de redressement, reconnu et salué par les tutelles, seront présents cette semaine au Congrès de l'Union sociale pour l'habitat (USH).

 

Ils joindront leurs voix aux représentants des 720 organismes sociaux d'HLM du pays qui, d'ores et déjà, demandant à être reçus sans délai par le Président de la République, ont lancé un cri d'alarme qui fait écho à ma très grande inquiétude : « Cette baisse éventuelle ferait courir un risque systémique majeur à un secteur qui loge 11 millions de personnes et qui génère plus de 300 000 emplois directs et indirects ».

 

 

( * ) : 5000 logements X 50 € par mois x 12 mois = 3 M€, à rapprocher du résultat de 2016 établi à 3,3 M€

 

 

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 15:13

Même si les maires des communes varoises « en politique de la ville » n'ont pas cru devoir répondre à ma proposition de s'associer à la démarche que j'ai initiée le 3 août dernier, avec une cinquantaine de maires de France, rejoints depuis par une quarantaine d'autres, pour appeler le gouvernement à revenir à la raison — ce qu'il vient de faire ! — en faisant machine arrière quant à sa décision de juillet d'annuler les crédits dédiés aux associations qui conduisent dans les quartiers populaires prioritaires des actions indispensables d'accompagnement des populations en difficulté, je me réjouis que les habitants des sites bénéficiant d'un « contrat de ville », du Var comme de tout le pays, se voient garantir une pérennité de financements en ce domaine. Ouf !

 

ACTIONS SAUVÉES POUR LES PLUS HUMBLES DU VAR, DE PACA, ET DE LA FRANCE !

C'est une réelle satisfaction car l'État ne pouvait renier son engagement contractualisé avec les territoires, ainsi que notre préfet l'avait fait en signant avec nous pour la période 2015-2020, comme le rappelle la photo illustrant cet article, pour les quartiers prioritaires de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée.

Ça l'est pour les publics seynois les plus humbles, de notre centre ancien et de Berthe, pour lesquels je concevais les pires inquiétudes, mais aussi pour ceux des zones d'habitat populaire de Brignoles, Draguignan, Fréjus, Hyères, La Garde, Le Luc, Le Muy, et Toulon. Et bien sûr pour tous les autres de Provence Alpes Côte d'Azur et de France.

Merci, pour leur engagement à mes côtés, à mes collègues de toutes sensibilités politiques, des départements provençaux et alpins, qui m'ont rejoint dans cette « bagarre » estivale : Gaby Charroux de Martigues (13), Patricia Fernandez-Pedinielli de Port-de-Bouc (13), Nicole Granet-Brunello de Digne-les-Bains (04), Cécile Helle d'Avignon (84), Eric Le Disses de Marignane (13), Nora Mebarek de l'agglomération d'Arles (13), André Molino de Septèmes-les-Vallons (13), Roger Pellenc de Pertuis (84), et Frédéric Vigouroux de Miramas (13).

 

ON NE PEUT ESPÉRER GAGNER QUE LES COMBATS QU'ON ENGAGE...

Nous pouvons avoir la satisfaction partagée d'avoir défendu une cause juste, en espérant que les élus des autres communes « en politique de la ville » de PACA (04, 05, 06, 13, 83, 84), qui ne se sont pas joints à notre démarche, nous rejoindront si, d'aventure, une autre semblable mésaventure budgétaire devait survenir à nouveau pour nos « morceaux de communes » défavorisés.

Les visiteurs de mon blog trouveront ci-après les communiqués que viennent de publier le ministère en charge de la « politique de la ville » et « l'association des maires Ville & Banlieue de France » que je préside .

L'histoire tragique de la fermeture de la maternité publique de l'Ouest Var, en 2011, nous le rappelle chaque jour : on n'est pas victorieux à chaque fois. Mais il est de notre devoir d'élus de la République de défendre nos territoires. On ne peut espérer gagner que les combats qu'on engage.

 

CI-DESSOUS...

> la carte des élus locaux de France qui ont signé la "lettre ouverte" que nous avons adressée début août au Président de la République

> le communiqué de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, qui annonce la « sanctuarisation » des crédits « politique de la ville » qui avaient été annulés

> le communiqué de « l'association des maires Ville & Banlieue de France »

Financement des contrats de ville : la mobilisation des maires a payé !
Financement des contrats de ville : la mobilisation des maires a payé !
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Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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