12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 06:41

Comme président de l'association des maires "Ville et Banlieue" de France, et comme maire d'une commune abritant deux quartiers prioritaires, Berthe et le centre-ville, j'accueille avec satisfaction le choix de François Hollande de recréer un secrétariat d'État à la Ville auprès du ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.

C'est un bon signal donné aux territoires prioritaires de la géographie urbaine, dont les nôtres à La Seyne, même si la forte implication personnelle du ministre Patrick Kanner, depuis le départ de Myriam El Khomri vers le ministère du Travail, n'avait pas freiné l'action gouvernementale en ce domaine. Mais, à deux, on est toujours plus fort, et nos quartiers populaires le valent bien.

 

UNE PREMIÈRE : UNE VICE-PRÉSIDENTE DE "VILLE ET BANLIEUE" AU GOUVERNEMENT

Le choix d'Hélène Geoffroy, députée-maire de Vaulx-en-Velin, commune de la périphérie lyonnaise, vice-présidente de "Ville et Banlieue", est d'autant plus une satisfaction que, pour la première fois dans les trois décennies d'histoire de l'association, il a été fait appel pour assumer cette importante mission à une élue qui y est très impliquée.

Cela augure d'une poursuite de la dynamique relation entre l'État et les territoires. J'adresse donc ses encouragements à Patrick Kanner et Hélène Geoffroy.

 

UN NOUVEAU DÉPUTÉ POUR PORTER LA PAROLE DES QUARTIERS POPULAIRES

Je souhaite enfin plein succès dans ses nouvelles responsabilités à l'ancien président de "Ville et Banlieue", mon ami Renaud Gauquelin, suppléant d'Hélène Geoffroy, ancien maire de Rilleux-la-Pape, appelé à la remplacer en qualité de député de la 7ème circonscription du Rhône.

Renaud rejoint ainsi les rares parlementaires élus des quartiers populaires portant à l'Assemblée Nationale les enjeux des territoires de la République qui, plus que d'autres, ont besoin de la solidarité de celle-ci.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 04:42

L'arrêté vient d'être publié. Si l'on exclut Romainville et Villejuif, deux communes d'Île-de-France, La Seyne, malgré la réduction de moitié des possibilités de construction décidée par notre équipe municipale avec la révision du Plan local d'urbanisme de 2010, est la ville française qui bénéficiera cette année de la plus importante aide de l'État au regard de son effort de production de logements de tous types, des appartements sociaux aux résidences de standing.

Ce sera un appui qui, quoique loin de compenser les baisses des dotations publiques, mettra un peu de beurre dans les épinards des finances communales pour apporter une partie des réponses aux besoins des nouveaux habitants.

 

NOTRE PARTICIPATION À L'EFFORT NATIONAL...

Seule commune de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée et, avec Cuers, La Londe et Saint-Cyr, l'une des quatre parmi les trente-deux du territoire du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) qui couvre le littoral varois de Collobrières aux Bouches-du-Rhône, à en être bénéficiaire, La Seyne participe ainsi à l'effort national de réponse aux graves besoins de logement. Il serait toutefois bien que cet effort soit à l'avenir un peu plus partagé... notamment en matière de logement social.

Et, au regard de cette réalité confirmée, comme de son application à se rénover, à développer ses sites économiques, à protéger ses espaces naturels et agricoles, ce ne serait que justice que les institutions régionales, départementales et intercommunales posent, comme l'État le fait avec cette aide bienvenue, un regard bienveillant sur une commune de plus en plus attractive pour toutes les catégories sociales.

 

... MAIS DES ENJEUX DE QUALITÉ DE VILLE DEVANT MOBILISER TOUTES LES INSTITUTIONS

La rénovation du centre ancien très dégradé, pourtant lien indispensable entre tous les quartiers, les aménagements et réfections des voiries départementales et intercommunales et des installations portuaires, le développement des lieux de stationnement, des voies piétonnes et cyclables, des offres de transport collectif terrestre et maritime, le soutien à la culture, au sport et aux loisirs, sont autant de sujets qui ne dépendent qu'en partie, voire pas du tout pour certains, de l'institution municipale.

Sans effort volontaire conjugué de tous, sans arrière pensée, on n'y parviendra pas. Or le développement et la qualité de vie de La Seyne participent à la dynamisation de tout le territoire.

 

... ET AUX SEYNOIS AUSSI DE PRENDRE EN MAIN LEUR DESTIN

La Seyne ne peut porter seule, ou presque, cette dynamique. La réalité géographique et urbaine de son territoire ne le permet pas. On arrive au bout des possibilités de développement. Pour conjuguer dans l'harmonie son effort de réponse au droit au logement et la qualité de vie urbaine, la ville a d'ailleurs entamé une nouvelle révision de son plan d'urbanisme visant à réduire encore plus la constructibilité dans les zones ouvertes au "bétonnage" par nos prédécesseurs, à fixer des règles plus contraignantes aux lieux légalement urbanisables, à améliorer les mobilités, à protéger de nouveaux espaces naturels, et même, chose rare en zone urbaine, à créer de nouveaux sites agricoles favorisant, comme c'est le cas avec l'emblématique "Domaine de Fabrégas", des productions maraichères distribuables en "circuits courts".

J'invite d'ailleurs mes concitoyens, les anciens comme les nouveaux venus, à prendre toute leur part dans cette révision de notre cadre d'urbanisation, en participant aux rencontres publiques que la mairie propose, en apportant leurs idées et leurs contributions aux enjeux du territoire communal, depuis l'environnement immédiat de leurs quartiers jusqu'à l'intégration harmonieuse de La Seyne dans l'espace du "Grand Toulon".

 

L'image illustrant cet article a été dérobée sur le site "Le moniteur". Je peux la retirer sur demande, bien sûr.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 04:25

http://www.tshabitat.fr/img.ashx?u=http://www.tshabitat.fr/ODMS/OpenData/Medias/136/136_634961965356164687.jpg&w=576&h=324&r=cropOn me demande parfois s'il est bien utile que La Seyne participe à une association de communes comme "Ville et banlieue", qui regroupe 120 villes sur les territoires desquelles se trouvent des quartiers populaires d'habitat social, et pour lesquelles, depuis plus de trente ans, sont engagés des programmes de réhabilitation, de redynamisation et d'accompagnement social des habitants, connus sous le terme générique de "politique de la ville".

Il est vrai que s'investir dans une telle structure, surtout en qualité de vice-président, requiert du temps et de l'énergie, et, on doit le dire, un peu d'argent à la commune qui couvre les coûts de mes déplacements en train, essentiellement à Paris. Mais le jeu en vaut la chandelle...

 

DES MAIRES UNIS ET SOLIDAIRES POUR CONVAINCRE

C'est en effet en étant unis, solidaires, bien au fait des dossiers, convaincants, qu'on parvient à obtenir des améliorations pour nos communes difficiles, à partir de revendications que ne portent pas toujours les associations "généralistes" de maires, à commencer par la vénérable Association des maires de France (AMF), au sein de laquelle je viens tout de même d'être désigné pour représenter le Var dans la commission "territoires urbains".

On ne va pas chanter victoire tant que le projet de loi de finances 2015 ne sera pas voté et aura "force de loi", mais, au point où nous en sommes des discussions à l'Assemblée Nationale, ceux d'entre nous qui sont aussi parlementaires, comme François Pupponi, député-maire de Sarcelles (Val d'Oise), et Marc Goua, député-maire de Trélazé (Maine-et-Loire), auront réussi à obtenir quelques aménagements positifs pour nos quartiers.

 

DÉJÀ, DES ACQUIS DANS LE PROJET DE LOI DE FINANCE 2015

Ainsi, la dotation de solidarité urbaine (DSU), comme d'ailleurs celle de solidarité rurale (DSR), qui est supposée compenser les baisses des dotations globales de fonctionnement (DGF) que l'État inflige aux collectivités, devrait voir sa hausse accrue, même si on demeurera loin du compte.

De même, les inquiétudes que nous avions sur le maintien d'une TVA à 5,5% dans tous les quartiers en "politique de la ville" devraient être levées, et cette disposition pourrait concerner tous les sites bénéficiant du futur "Nouveau programme national de rénovation urbaine" (NPNRU), au nombre desquels je plaide que, après Berthe, figure notre cœur de ville, et ce jusqu'en 2024.

En outre, on devrait pouvoir compter sur le rétablissement de l’exonération de 30% de la Taxe foncière sur la propriété bâtie (TFPB) consentie aux bailleurs dans les quartiers en politique de la ville, avec obligation de dépenser l’intégralité des sommes en jeu dans les quartiers eux-mêmes.

Et, alors que les Zones franches urbaines (ZFU) arrivent à leur terme, on compte bien également voir se concrétiser l'espoir que les exonérations fiscales seront maintenues en 2015 dans tous les quartiers de la "politique de la ville" pour les activités économiques, les commerces, les TPE  (Très petites entreprises) et les professionnels de santé.

 

MAIS ENCORE BEAUCOUP D'INCERTITUDES ET D'INQUIÉTUDES

Il reste bien sûr nombre de points en suspens, sur les financements des contrats de ville et les programmes de rénovation urbaine, sur la pérennité du fonds d'amorçage de cette réforme des rythmes scolaires si coûteuse pour nos villes, ou sur la délimitation des périmètres des "réseaux d'éducation prioritaire renforcés" (REP +) que trop de services départementaux de l'Éducation nationale, dont celui du Var, semblent avoir hâtivement arrêtés, avant même, comme prévu par l'État, que les sites prioritaires "politique de la ville" ne soient dévoilés et surtout que les conventions avec l’Education nationale, territoire par territoire, ne soient signées entre les autorités académiques, les préfets, les maires et les présidents d'intercommunalités.

On le voit, notre "amicale pression constructive" sur les pouvoirs publics parvient à porter ses fruits, même si, pour l'instant, on est loin du compte. Et, localement, La Seyne gagnera assurément un retour sur l'investissement de son maire.

Et c'est pour cela que nous ne baissons pas la garde et que je suis à nouveau ce lundi absent de ma commune pour plaider les intérêts de nos concitoyens auprès Myriam El Khomri, la secrétaire d'État chargée de la "politique de la ville".

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:10

http://www.seronet.info/sites/default/files/styles/image-full-node-680x420/public/images/article/pauvrete_jeune.jpg?itok=nECXd-dDMadame la ministre,

C'est même pas juste ! Pourquoi toujours moi ?

Pourquoi pas mes collègues maires des communes voisines de la mienne qui, pour certains, revendiquent haut et fort d'assumer ne pas assurer une offre de logement social en quantité suffisante au regard des besoins ? Et même vilipendent le Conseil régional de chez nous qui a décidé de réduire ses aides aux communes qui ne respectent pas le quota légal d'HLM imposé par la loi ?

Pourquoi pas le préfet de mon département, qui ne parvient pas, malgré les amendes, à imposer aux maires "hors la loi" de faire preuve d'un minimum de compassion pour les mal-logés d'un département dont 8 sur 10 des habitants sont éligibles à l'habitat social ?

Pourquoi pas vous - pardonnez-moi - qui, en votre qualité de ministre en charge du logement et de l'égalité des territoires, incarnez cet État qui, faute de se donner les moyens, notamment financiers, de l'application du droit au logement pour tous, n'a pas d'autre solution que d'accorder le recours à la force publique pour mettre en œuvre des expulsions locatives plutôt qu'assurer un toit à tous ceux qui n'en ont pas ?

Oui, dans ma commune, pauvre entre les pauvres, il y a 5000 logements sociaux gérés par un bailleur social historique, notre ancien office municipal d'HLM, dont 3000 bénéficient d'un beau programme de rénovation urbaine (je vous y ai accueillie, vous vous en souvenez sûrement), occupés à 80% par des foyers au-dessous du seuil de pauvreté. Il y a 1200 foyers en difficulté pour régler leurs loyers et charges qui sont pourtant, de loin, les plus modestes du département. Il y a plus de 300 d'entre eux qui, malgré l'accompagnement social et familial qui est mis en place, sont expulsables au regard de la loi, faute de pouvoir s'acquitter de leurs dettes. Et dont l'organisme public de logement social devrait demander l'expulsion pour satisfaire aux injonctions de ses instances de tutelle comme la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS) qui conditionne son appui au maintien de la tête hors de l'eau de ce bel outil d'HLM à une inversion de la courbe des impayés qui se montent aujourd'hui à 5 millions d'euros ! 

Et, oui, il y a une infime proportion (moins de 0,4%) de squatteurs de logements et de locataires qui, manifestement considérés de mauvaise foi, malgré les accompagnements qui leur sont offerts avec des plans d'apurement, certains depuis près de 15 ans, occupent abusivement des appartements que des milliers d'autres attendent. Et que les dirigeants de l'organisme d'HLM, avec la préfecture, et avec mon aval d'élu déterminé à ce que le contrat républicain d'égalité et de fraternité soit respecté, ont dû se résoudre à faire expulser. Avec les drames humains que ces situations humiliantes engendrent pour cette quinzaine de foyers.

Car il y a aussi près de 4000 familles en attente d'un appartement, certaines depuis plus de 12 ans. Il y a des milliers de foyers parmi les plus humbles qui se saignent chaque mois pour honorer leur contrat de bail et régler leur dû, qui, à juste titre, réclament que la République soit juste et égalitaire comme elle se doit de l'être ! Et qui me somment de faire sanctionner ceux qui transgressent notre contrat social, fait de droits et de devoirs.

Et c'est ce qui se passe aujourd'hui, en procédant à quelques expulsions dont j'assume les avoir validées, tandis que des partis politiques progressistes, d'ailleurs membres de ma majorité municipale, dont le mien, des associations de locataires, d'action caritative, de lutte pour le droit au logement, volent, comme c'est leur devoir solidaire, au secours des familles expulsées. Et crient haro sur le maire que je suis et sur son partenaire bailleur social qui ne faisons que faire respecter la Loi.

Oui, Madame la ministre, pourquoi moi ? Alors que je ne fais que jouer mon rôle de garant des équilibres, droits et obligations républicains sur mon territoire, et de responsable visant à sauvegarder l'instrument social que représente notre organisme local bailleur d'HLM.

Il faut savoir ! De deux choses l'une...

Ou bien la France républicaine prend la mesure des besoins et des drames humains en matière d'habitat, impose la création de logements sociaux à toutes les communes de notre territoire qui y sont astreintes (ou se substitue à elles pour ce faire), vient au secours des bailleurs à la peine pour jouer leur rôle de solidarité envers les plus pauvres, garantit la quiétude à ceux qui, très majoritairement, font effort pour respecter les usages, les codes sociaux et leurs engagements de locataires en se débattant pour les honorer, et accompagne ceux qui, avec l'austérité qui les frappe chaque jour un peu plus, ne peuvent ou ne veulent plus, car ils ont lâché prise, se comporter en citoyens responsables.

Ou bien ce sera le chaos qu'attendent et espèrent ceux qui ne visent qu'à saper les fondements de notre république démocratique. Et que mon département connaît bien pour les avoir vus à l'œuvre de leurs funestes gestions locales...

J'ai le devoir de faire respecter les lois de la République en faisant sanctionner ceux qui les bafouent. Et c'est bien sûr un échec inacceptable. Car vous, ministre de la même République, avez avant tout l'obligation de prévenir de telles situations indignes d'un XXIe siècle dans un pays développé, donc d'assumer les responsabilités de l'État au regard du droit au logement pour tous, y compris, car c'est la loi, aux expulsés qui n'ont pas à subir une double peine : celle de leur misère et de leur incapacité à éviter de fouler du pied les règles citoyennes, et celle de l'humiliation publique de l'expulsion et de l'effroyable incertitude de la survie sociale et sanitaire de leurs familles en des lendemains sans issue.

Pourquoi moi, madame la ministre ? Pourquoi pas ceux, pourtant de ma sensibilité forgée aux enseignements de Jaurès, qui, gouvernant par la volonté de notre peuple notre pays des Lumières, n'ont plus le droit de se retrancher sans fin derrière des impératifs de régulation de déficits budgétaires imposée par une Europe aux mains des tenants de la finance internationale, et qui devraient, en sauvegardant dans l'urgence les plus humbles des nôtres, protéger les acquis que nos pères ont arrachés de leur sang et de leurs larmes ?

Pourquoi moi ?

S'il vous plait, Madame la ministre, faites que la République assume ses devoirs.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 08:46

http://telexvar.com/infos/wp-content/uploads/2012/11/LA-CITE-BERTHE-Les-prairies-4.jpgAprès l'audience que le Premier ministre Manuel Valls nous a accordée, le mois dernier, je serai ce jeudi, avec mes collègues maires membres du bureau de l'association "Ville & Banlieue", reçu par Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, puis, début novembre, par Myriam El Khomri, secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville.

Nous sommes en effet très préoccupés par les éléments qui émergent du projet de loi de finances 2015 et devons alerter le Gouvernement.

Nous n'avons aucune assurance sur le bouclage du financement du Nouveau Programme de Rénovation Urbaine (NPRU) et nous sommes perplexes et inquiets face à un calendrier qui semble dévisser.

Aucune liste officielle n'est connue à ce jour pour les nouveaux quartiers devant être retenus pour ce NPRU, dans lequel, à La Seyne, nous plaçons des espoirs pour redynamiser notre centre historique.

Nous sommes en souci quant à la baisse des dotations aux collectivités les plus pauvres
malgré la progression des péréquations, le retard d’un an dans la mise en place de la dotation "Politique de la Ville", l'absence de propositions pour des mesures sociales et fiscales nouvelles pour 
le développement économique des quartiers alors que les Zones franches urbaines (ZFU), comme celle existant chez nous aux Playes, arrivent en fin de vie.

Autant d’incertitudes ne peuvent que nous inquiéter alors que le Gouvernement avait pris des engagements forts en faveur de nos territoires.

Nous alerterons donc une nouvelle fois nos ministres sur la situation extrêmement tendue de nos communes et sur la nécessité d’apporter des réponses immédiates à l’explosion des difficultés sociales dans nos quartiers populaires.

La réforme de la politique de la ville a créé un grand espoir pour nos territoires et leur avenir mais le nécessaire effort d’économies de l’Etat ne doit pas se faire au détriment du développement de nos communes les plus pauvres. Il faut que le Gouvernement l'entende. La solidarité républicaine nationale doit, plus que jamais, jouer à plein.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 03:19

http://www.varmatin.com/media_varmatin/imagecache/article-taille-normale-nm/image/ouch/2013/07/25/5834e557d60a991b6942c1b47c51d1f4.jpgLa nouvelle vient de tomber : La Seyne aura ses salles de cinéma ! Mais avec sept mois de retard... Pas rancuniers, et soucieux, eux, de l'intérêt général, les représentants seynois à la commission départementale d'aménagement commercial viennent de voter favorablement pour un projet toulonnais...


Il y a quelques jours se tenait une réunion de la Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC), cette instance ayant à statuer sur l'ouverture des établissements commerciaux de plus de 1000 mètres carrés. Il s'agissait de donner - ou pas - le feu vert au projet d'installation d'une enseigne de produits de consommation courante dans les locaux de l'ancienne Caisse d'Épargne du Var que leur propriétaire, la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM), met en vente à proximité de la Place de la Liberté à Toulon, après le transfert il y a quelques mois de son siège vers un nouveau bâtiment au quartier de La Rode.

Outre ceux des représentants d'associations d'usagers et consommateurs, cette commission que préside le préfet recueille les avis, par le biais de votes, des représentants élus de la commune d'implantation (Toulon en l'occurence), de l'intercommunalité (donc TPM), du Schéma de cohérence territoriale (le SCOT, c'est-à-dire le regroupement des 32 communes autour du "Grand Toulon", de Saint-Cyr à Collobrières), du Conseil général du Var, et des communes immédiatement voisines (pour le coup, c'est La Seyne qui joue ce rôle, représentée par notre maire-adjoint aux questions économiques, Anthony Civettini).

 

CE QUI PROFITE À UNE COMMUNE DE L'AGGLOMÉRATION PROFITE À TOUTES

Une majorité de votes favorables est nécessaire pour autoriser la mise en route d'un projet commercial. Ce fut le cas, et La Seyne, en particulier, n'a voulu freiner ni la possibilité de vente du bien immobilier de l'agglomération TPM, ni la dynamique économique toulonnaise, et a voté positivement. Tant mieux. Ce qui profite à une commune de l'agglomération profite à toute l'agglomération.

Mais pourquoi raconté-je cela ? Tout simplement parce que La Seyne n'est pas revancharde et qu'elle joue, elle, les intérêts du territoire et non les stratégies politiques à la petite semaine. Vous allez comprendre...

Cette commission, je la connais bien, puisque c'est elle qui a été saisie en février dernier pour donner son accord au lancement du projet de complexe cinématographique de neuf salles que le groupe MÉGA-CGR se propose de créer, aux côtés d'un hôtel et de commerces de loisirs, de culture et de bouche, dans le cadre de l'aménagement de l'atelier de mécanique des anciens chantiers navals, cette bâtisse industrielle de briques rouges que nous voulons réhabiliter pour mettre en valeur le patrimoine architectural de la construction navale et dynamiser notre cœur de ville.

 

MANOEUVRE POLITICIENNE CONTRE INTÉRÊT DU TERRITOIRE

La commission était alors composée de Philippe Vitel (Conseil général - UMP), Joseph Mulé (adjoint six-fournais représentant le SCOT - UMP), Christiane Hummel (TPM - UMP), Gilles Vincent (maire de Saint-Mandrier, pour les communes environnantes - UMP), et moi-même, en qualité de maire (PS) de la commune d'implantation.

On s'en souvient, mes collègues, contre toute attente puisque plusieurs m'avaient dit leur intérêt pour le projet, sans donner d'explication, et malgré les avis très favorables des services de l'État (culture, centre national de la cinématographie, et équipement) et des associations d'usagers et consommateurs, avaient alors voté unanimement contre notre projet de cinéma. Que n'avons alors nous pas entendu sur notre "amateurisme", notre "incompétence", et autres qualificatifs aimables ! Il est vrai qu'on était à un mois de l'élection municipale... et que l'un des membres de la commission était à la tête de la liste UMP adversaire de celle que je conduisais...

Les Seynois, en mars dernier, ont montré qu'ils n'étaient pas dupes de la manoeuvre politicienne à laquelle se sont prêtés mes collègues, fût-ce sur injonction partisane pour certains d'entre eux. Mais, il n'empêche, le projet de cinéma, plus que nécessaire dans la seule ville française de plus de 50.000 habitants qui n'en dispose pas, était bel et bien stoppé net. Et il m'a fallu saisir en recours la Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC) devant laquelle j'ai plaidé la cause de notre projet de complexe cinématographique, à Paris, il y a une quinzaine de jours.

Le verdict est tombé. La Seyne aura son cinéma, ainsi qu'en atteste le document ci-dessous. Mais on aura perdu sept mois. Et je ne dis pas merci à ceux qui portent la responsabilité de cet inutile et stupide retard.


140930_avis_cnac_cinema.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 03:56

http://www.rubansdupatrimoine.ffbatiment.fr/Portals/0/Archives/IMAGES/83_Le_Seyne_sur_Mer.jpgUne nouvelle fois, La Seyne peut s'enorgueillir de voir sa politique de préservation et valorisation de son patrimoine reconnue par la "Fondation du patrimoine" et la "Fédération du bâtiment" qui viennent de lui décerner un nouveau prix départemental, celui des "Rubans du patrimoine". C'est cette année pour la réhabilitation et l'aménagement d'une bâtisse du XVIIIe siècle, en centre ville, devenue la Bibliothèque de théâtre Armand-Gatti.

La remise de ces "Rubans du patrimoine" m'a donné l'occasion de dresser un tour d'horizon des efforts que la ville a consentis en ce domaine depuis une dizaine d'années, de rappeler ma volonté d'impulser une approche globale de dynamisation du centre ville et d'encourager ceux qui s'y investissent, malgré, parfois, des difficultés dues à certaines personnes peu respectueuses, et de dire combien il n'y a rien de paradoxal à ce que la culture, dont le théâtre, prenne toute sa place dans la dynamique de reconquête économique, urbaine et sociale d'un quartier ancien en lourde difficulté.

Mon propos...

”A celles et ceux qui ont assisté vendredi dernier au Fort Napoléon à la cérémonie d'ouverture des Journées européennes du Patrimoine, je dois expliquer mon absence ce jour-là. Car en général, je n'y déroge pas, vous le savez. Et notamment parce que, la plupart du temps, à l'occasion de ces journées, nous avons eu à inaugurer des monuments ou édifices patrimoniaux. L'inauguration d'abord de notre vénérable pont levant rénové, en 2009, puis celles des Maisons Bourradet, deux années de rang, Maisons du Patrimoine et de l'Image et Maison de l'Habitat (celle-ci ayant également été honorée par les Rubans du patrimoine), et enfin en 2013, l'inauguration du chemin du patrimoine en centre ville…

”Et comme mon absence la semaine dernière n'a rien changé au cours de l'Histoire, Florence Cyrulnik me représentant avantageusement, je l'évoque surtout pour expliquer que j'avais dû me rendre ce jour-là à Paris défendre le projet de cinéma aux Ateliers mécaniques, devant la Commission nationale d'aménagement commercial qui est l'instance de recours, d'appel, pour les projets retoqués en commission départementale. Nous attendons d'un jour à l’autre le verdict. Je ne peux vous en dire davantage.

”Enfin, cela nous ramène à une fâcheuse - et assez pathétique, il faut le dire - turbulence de la dernière campagne électorale dans un climat où l'union sacrée pour le développement économique et culturel de La Seyne n'était pas vraiment la priorité du moment. En tout cas, pas pour tous.

”Mais nous voici revenus à des temps d'entente cordiale. Rien de britannique là-dedans, que du seyno-seynois, mais si la période est rude, très rude pour les finances locales en general. Si la vie est difficile pour tous les Français, en particulier dans des quartiers comme celui où nous trouvons, qui souffrent encore hélas de la pauvreté, des marchands de sommeil, de l'incivisme et de la délinquance, si donc la période est rude, au moins pouvons-nous espérer que l'intérêt général va prévaloir et que l'on va désormais se mobiliser, toutes et tous pour ce centre ville. C'est en tout cas l'objectif central - sans mauvais jeu de mot - de la municipalité pour ce mandat, d'ici 2020.

 

 

UN GRAND ÉLAN SOLIDAIRE POUR LE COEUR DE VILLE

 ”Oui, ce que je souhaite, c'est un grand élan solidaire, privé et public pour pour notre "Coeur de ville". Coeur de ville, appellation bien galvaudée, je sais, mais bien jolie, et tellement exacte. Car ici bat le pouls de La Seyne. Et une ville doit avoir un coeur, du coeur… Vous voyez, on peut décliner à l'infini l'expression de la fierté d'être Seynois, la nécessité absolue d'avoir un vrai coeur de ville et d'avoir du coeur pour nous-mêmes, mais aussi pour accueillir les visiteurs, les voisins, les touristes…

 ”Lorsque nous avons inauguré cette Bibliothèque de Théâtre, en décembre 2011 - en présence d'Armand Gatti d'ailleurs, qui nous fera bientôt je crois à nouveau l'honneur et le plaisir de sa presence -, je notais avec vous qu'il y a un apparent paradoxe à inaugurer ici une belle bâtisse, superbement rénovée, devant accueillir une compagnie théâtrale et surtout une bibliothèque, en un centre ville où les difficultés sociales sont bien réelles, cuisantes, pour celles et ceux qui les vivent...

”Et je concluais avec vous que, bien entendu, le paradoxe n'est qu'apparent. J'y reviendrai.

 

ICI EST LE DROIT IMPRESCRIPTIBLE DE LA LIBRE EXPRESSION

”Mais à propos d'événements culturels dans l'espace public, je voudrais dire ici avec solennité, avec toute la détermination de la puissance publique que j'ai l'honneur d'incarner sur la commune de La Seyne, que je ne tolérerai pas que des événements culturels, spectacle vivant, animations, lectures publiques… soient troublés et a fortiori empêchés par quelque trublion de l'ordre public que ce soit ! Ceux qui étaient là la semaine dernière savent de quoi je veux parler.

”Ici est la République ! Ici est le droit imprescriptible de la libre expression ! Ici sont l'égalité et la fraternité !

”Et à toutes celles et ceux, agents municipaux, commerçants et forains, artistes bien sûr, bénévoles associatifs, qui s'échinent à réanimer l'espace public, à lui rendre à la fois convivialité et dignité… A tous ceux-là, je demande de faire encore plus, je salue leur travail… je les félicite et les remercie au nom de tous. Je les soutiens, nous les soutenons de toutes nos forces institutionnelles et humaines, fraternelles… et j'appelle la puissance publique d'Etat à toujours jouer pleinement son rôle, régalien, dans notre démocratie, de gardien de l'ordre, de la paix et de la tranquillité publique.

Il n'y a ici aucun droit privé qui primera sur le droit public. Je pense que je suis assez clair.

“Comment d'ailleurs, dans ces conditions, pourrait-on considérer que les Journées du patrimoine, que la rénovation de nos richesses historiques, de nos trésors architecturaux, que les Rubans du patrimoine… comment pourrait-on considérer que tout cela ne revêt pas une importance cruciale ?

”C'est pourquoi je veux rendre hommage, et surtout encourager à persister, tous ceux qui oeuvrent pour la valorisation de nos richesses identitaires, de Berthe à Fabregas (puisque ce sont les deux grandes dernières balades du patrimoine, demain matin, si je ne me trompe…) de l'héritage de La Navale à celui de la balnéarité et de Michel Pacha, en passant par Les Sablettes de Pouillon et, bien sûr, les fortifications, l'épopée des soldats de l'An II et l'envol de l'Aigle, comme le Musée Balaguier le commémore encore à sa manière jusqu'en novembre, en ayant prolongé son exposition sur ce thème…

”C'est dans ce contexte que nous recevons avec fierté les “Rubans du patrimoine”. Loin, bien loin d'être un colifichet, ce ruban, nous l'accrochons à la boutonnière de tous les artisans de cette belle rénovation et de tous ceux qui oeuvrent pour embellir notre centre-ville. 

”Bien sûr, les rubans du patrimoine viennent récompenser un geste architectural, un geste à la fois artistique et technique, un acte d'aménagement urbain bien sûr, et de conservation du patrimoine.

”Il faut saluer tous les acteurs, c'est bien le cas de le dire, mes collègues élus, en particulier Florence Cyrulnik, qui s'est battue avec passion pour ce projet, mais aussi Claude Astore et Rachid Maziane, lors du précédent mandat, ainsi que toutes les équipes de la Ville, qui font un boulot remarquable.

”Et je salue aussi l'excellent travail de la SAGEM, des entreprises et bien sûr de l'architecte Véronique Wood, qui a signé cette rénovation.

 

QUE SERAIT UN ÉDIFICE SANS CE QU'ON Y FAIT ?

 ”Mais, en plus de la qualité architecturale, de conservation de revalorisation du patrimoine, il y a le théâtre. Car que serait un édifice sans ce qu'on y fait ? Que serait une maison sans ses habitants ? Car ce lieu, comme on ne le sait pas encore assez, abrite des milliers d'ouvrages de théâtre, ce qui en fait un lieu d'exception dans la région et au-delà, en France…

”Et la belle et longue histoire du théâtre et des grands hommes de théâtre, des écrivains comme des metteurs en scène ou acteurs, nous parle ici, sans relâche. Des anciens et des nouveaux. C'est cela, aussi l'intérêt. La bibliothèque Armand Gatti, c'est d'abord un lieu vivant !

”En cette période de crise et dans ce centre qui cherche sa redynamisation, comment ne pas entendre cet auteur dramatique, Michel Vinaver, qui déclarait il y a quelques années -je le cite- "Pour que le théâtre advienne, il faut qu’il y ait une catastrophe, un crime, une promesse non tenue, une passion contrariée, un conflit, une offense, un déni de justice, un malentendu, un abus de pouvoir, une attente déçue, la violation d’un interdit, un travers, un accident, un déficit, une trahison, un reniement, une exclusion, une tromperie, une machination, un empêchement…"

“Et comment, nous, ici, aujourd'hui, ne pas entendre Peter Brook, lorsqu'il dit, parlant du théâtre d'avant-garde que "La pauvreté n’est pas un inconvénient" et que "le manque d’argent n’est pas une excuse"… Je sais à quel point vous savez cela, à quel point cela fait votre travail et votre vie vous, les artistes, associations et même agents municipaux, qui oeuvrez avec abnégation et détermination pour animer ces rues et ces places !

Et comme La Seyne a souvent, et va encore plus que jamais, célébrer les arts de la rue, le théâtre de rue, ce qui est aussi l'une de vos activités bien sûr, Georges Perpès avec la compagnie Orphéon et certaines des résidences que vous organisez, permettez-moi deux dernières courtes citations émanant de l'un des inspirateurs du théâtre de rue, Peter Schumann, fondateur du fameux "Bread et Puppet Theater", qui cherchait à nous persuader que "le théâtre est aussi indispensable à l’homme que le pain". et qui rappelait avec intelligence que - je cite encore - "Les habitants du ghetto ne voient jamais arriver d’ange. Ils essaient de survivre".

 

ICI, EN CŒUR DE VILLE, FAISONS MIEUX QUE SURVIVRE : VIVONS !

 ”Eh bien, comme lui, faisons mieux que survivre ! Vivons. Vivons pleinement notre vie et notre ville…

”Voilà, ces rubans du patrimoine nous suggèrent tout cela, merci de nous les attribuer, merci de nous encourager. Nous en serons dignes.

”Je veux que l'on reprenne courage et que notre action pour ce centre reprenne tout son sens. C'est la seule condition pour que le bonheur et le développement économique revienne. Pour qu'un élan, qui verra une population se diversifier, sans exclusion, un enrichissement du quartier ne laissant personne sur le bord du chemin.

“Oui, décidément oui, le paradoxe n'est qu'apparent. Car en réalité, le développement d'une société, d'une ville, l'occurrence, et d'un quartier, est à la fois culturel et social. Indissociablement.”

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:45

http://www.var.gouv.fr/local/cache-vignettes/L567xH258/diapo6R_cle241a76-b7f64.jpgJe faisais partie ce jeudi de la délégation d'élus de l’association « Ville & Banlieue » reçue par le Premier ministre Manuel Valls, à l’Hôtel Matignon.

Noius étions plusieurs membres de notre bureau, maires de communes de diverses régions et de diverses sensibilités, à accompagner Damien Carême, maire (PS) de Grande-Synthe (Nord), président de notre association : Catherine Arenou, première vice-présidente, maire (UMP) de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), Gilles Leproust, secrétaire général, maire (PCF) d'Allonnes (Sarthe), Patrice Bessac, maire (PCF) de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Hélène Geoffroy, députée, maire (PS) de Vaulx-en-Velin (Rhône), et moi.

Au cours de cette rencontre, nous avons rappelé au Premier ministre la situation très difficile des habitants des villes de banlieue.

 

L'URGENCE POUR LES QUARTIERS POPULAIRES

 Nous avons insisté sur l’urgence à mettre en œuvre les conventions signées entre le ministère de la Ville et les autres ministères afin que leurs moyens soient particulièrement affectés dans les quartiers prioritaires.

Chacun de nous a insisté sur le niveau dramatique du taux de chômage dans l’ensemble des villes populaires et sur l’urgence à trouver des réponses dans l’intérêt des habitants.

Le financement des rythmes scolaires, le nouveau programme de rénovation urbaine (NPNRU), les dotations financières de solidarité, les remplacements des enseignants dans cette période de rentrée, les questions de sécurité et de présence d’une police de proximité ont été quelques-uns des points mis à l'ordre du jour.

 

MANUEL VALLS VEUT QUE LA POLITIQUE DE LA VILLE SOIT UNE PRIORITÉ NATIONALE

Après avoir longuement pris le temps de nous écouter, Manuel Valls a rappelé son ambition à refaire de la politique de la Ville une priorité nationale et a indiqué qu’il comprenait nos inquiétudes.

Il a invité « Ville & Banlieue » à rencontrer les deux ministres concernés, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et Myriam El Khomri, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville, afin de poursuivre le travail. Nous y sommes prêts, évidemment.

L’association a donc pris acte des propos du Premier ministre et reste mobilisée dans cette période d’austérité pour que les villes populaires et leurs habitants soient entendus.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 07:20

http://etudiant.aujourdhui.fr/uploads/assets/articles/photo1/702_logement-etudiant-crous-un-nouveau-label-pour-des-apparts-quali.jpgIl est un rôle qui m'est dévolu et que je n'évoque pas souvent sur ce blog. C'est celui de vice-président de notre communauté d'agglomération "Toulon Provence Méditerranée", chargé de la formation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. En cette période de rentrée, je me dois tout de même d'apporter quelques éléments sur quelques points d'actualité en ce domaine.

Alors, comme on dit, "je commence par les bonnes ou par les mauvaises nouvelles ?"

Allez, j'évacue la mauvaise pour finir sur les bonnes dans un prochain article. Car j'ai été tout de même douché d'apprendre ces dernières semaines que le Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires, le "CROUS", a décidé de renoncer à implanter la soixantaine de logements pour étudiants prévue dans la prochaine phase des constructions de "Porte Marine", aux Mouissèques, face à la porte principale de nos anciens chantiers navals. C'est consternant à plus d'un titre.

 

LOGEMENT ÉTUDIANT : LE BESOIN EXISTE. ET ÇA DYNAMISE !

 D'abord parce que le besoin de logement étudiant existe. Il existe localement avec l'ESPE (Ecole supérieure du professorat et de l'éducation, qui a succédé à l'IUFM) et l'Institut de promotion et de formation aux métiers de la mer (IPFM) qui tend à développer des formations de tous niveaux, dont des supérieures, avec divers projets de licences professionnelles. Et il existe à proximité, avec notre campus toulonnais, dont notre école d'ingénieurs installée à la Maison des Technologies au cœur de notre chef-lieu, à vingt minutes en bateau-bus du centre de La Seyne.

Ensuite parce que la présence de jeunes étudiants, ça se confirme dans toutes les villes universitaires, est un facteur majeur de dynamisation économique, culturelle et sociale de l'environnement où ils résident. Et que notre cœur de ville, au centre de nos préoccupations pour ce mandat, en a bien besoin.

 

LE LOGEMENT ÉTUDIANT, FACTEUR DE DIVERSIFICATION SOCIALE ET CULTURELLE

Aussi parce que le logement étudiant est du logement social, comptabilisé comme tel au titre des obligations faites aux communes d'en disposer à hauteur de 25%, objectif que La Seyne, quoique meilleure élève que d'autres en la matière, n'atteindra qu'avec la construction de 400 nouveaux appartements en trois ans. Et La Seyne, tout en voulant respecter la Loi, mais considérant que son parc de logements sociaux est excessivement constitué de logements "très sociaux", veut aussi rééquilibrer son offre avec un panel de résidences variées, concourant à plus de mixité sociale.

Enfin, parce le logement étudiant, dans les périodes de vacances universitaires, notamment estivales, peut opportunément être utilisé comme logement de travailleurs saisonniers, et que La Seyne, ne voulant pas mettre tous ses œufs dans le même panier de son développement économique, a bien besoin de promouvoir son activité touristique et donc d'accroître son parc d'hébergements temporaires.

 

L'ÉTAT NE PEUT PAS LAISSER LE CROUS DÉCIDER SEUL

 La vague explication donnée par le CROUS sur les difficultés à gérer une résidence étudiante de seulement quelques dizaines d'appartements ne peut me satisfaire. Je n'oublie pas qu'il s'agit d'un établissement public dont l'administration est assurée à parité par les étudiants eux-mêmes et par l'État. Tout en me rapprochant des organisations étudiantes dont des représentants siègent au Conseil d'administration du CROUS, je vais donc saisir la ministre Najat Vallaud-Belkacem et la secrétaire d'État Geneviève Fioraso pour que des considérations de ce qui me semble relever de la gestion ménagère ne prévalent pas, en matière de décision, sur des considérations de développement d'un territoire.

La Seyne accueille le "Pôle mer" à vocation mondiale, fer de lance technologique, de recherche et de formation de toute la façade méditerranéenne. Le cœur historique de la commune est site prioritaire pour sa redynamisation urbaine au titre de la "politique de la ville". Ces deux réalités suffisent à mon sens à ce qu'injection soit donnée au CROUS de revoir sans délai sa copie.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 07:46

http://www.solaire-online.fr/images/stories/logo/ecologie-prix-economie.jpgOn me dira qu'il n'y a rien de vraiment nouveau dans les orientations que notre municipalité veut assigner à la deuxième révision du Plan local d'urbanisme que le conseil municipal - unanime, c'est à relever - a décidée fin juillet (voir les articles précédents). Ce n'est pas faux, car il ne saurait être question de volte-face après une première révision votée lors du précédent mandat qui, fait somme toute assez rare dans l'environnement du Grand Toulon, au regard de ce qui s'est déroulé dans d'autres communes, n'a fait l'objet d'aucune saisine de la justice administrative en vue d'une annulation.

La nouvelle révision décidée vise à entamer une seconde phase de maîtrise raisonnée du devenir urbain et périurbain de La Seyne, pour une meilleure qualité de vie.

 

UNE VILLE POUR UNE ECONOMIE AU SERVICE DE TOUS

Comme l'a exposé Denise Reverdito, adjointe écologiste chargée de l'urbanisme et l'aménagement du territoire, s'inscrivant en cohérence avec la démarche engagée par son prédécesseur radical Claude Astore, outre la question de l'habitat, la révision du PLU et les autres documents d'orientation veulent graver dans le marbre de nouvelles dispositions pour "favoriser le commerce de proximité et en limiter les grandes surfaces", permettre un "développement de l'économie industrielle créatrice d'emplois sans nuire à la qualité de vie des habitants (pollution, nuisances sonores, circulation, santé...)", soutenir "l’artisanat et les entreprises d’économie sociale et solidaire", en particulier dans le cadre de la rénovation du centre ville, le développement possible de "zones agricoles pour une alimentation de proximité et de qualité (bio, circuits courts, AMAP…)", ou encore des entreprises d’énergies renouvelables.

 

UNE VILLE POUR UN ENVIRONNEMENT PRÉSERVÉ

Corrélativement, l'adjointe a sans difficulté convaincu nos collègues conseillers municipaux de préciser des orientations pour une Seyne plus "écolo". Ainsi, la pause préconisée dans les constructions devra permettre "un réaménagement des voiries en privilégiant les moyens de déplacements doux", la préservation des Espaces Naturels Sensibles et, de façon plus générale, "la limitation de la consommation des rares espaces naturels, agricoles et forestiers qui existent encore sur la commune".

Elle souhaite "préserver la biodiversité sur le territoire, voire recréer les conditions de son développement (trames vertes et bleues…), prendre en compte l’aggravation des différents risques sous l’effet du changement climatique (montée des océans, inondations, vagues de chaleur, sécheresse…), prévoir des zones de la commune allant vers une politique « zéro déchet », imposer aux constructions nouvelles dans certains secteurs des performances énergétiques et environnementales renforcées, ou encore "laisser ouverte une réflexion sur des jardins collectifs (partagés, ouvriers…)".

Tout un chacun s'accorde naturellement sur ces orientations, mais on conviendra que c'est mieux en le disant et en l'écrivant. Et, surtout, en le faisant partager avec la population conviée à s'impliquer dans les temps de concertation qui seront proposés. Et... en le mettant en œuvre.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat

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Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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