17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 04:29

http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/photos_forum_2011/semaphore/vestiges_sicie_1.jpg"La Seyne, c'est notre nature", c'est le dernier né des documents mis à la disposition de nos concitoyens et visiteurs, qui propose diverses balades inaccessibles à tous dans la partie seynoise du massif de Sicié que nous partageons avec nos voisins six-fournais. Ce petit dépliant pratique, qui tient dans une poche, veut permettre à chacun d'aller à la découverte active du véritable trésor de roches, de végétaux et d'animaux que représente notre grande forêt communale.

 

MAINTENIR LA BIODIVERSITÉ N'INTERDIT PAS L'ACTIVITÉ HUMAINE

Car il n'est pas question de "sanctuariser" ce patrimoine naturel, véritable... terre d'élévation. L'état d'esprit qui préside à notre action est le même que celui qui a guidé nos choix pour la revalorisation du Domaine de Fabrégas ou pour l'ouverture raisonnée de la Corniche Merveilleuse, que certains appellent aussi "Corniche varoise". C'est un parti pris qui préfère donner à connaître et comprendre pour mieux respecter et protéger. À l'opposé des choix de fermetures et d'interdictions qui donnent le sentiment de la tranquillité face aux risques, mais qui ne règlent rien au fond : la caste des détenteurs des pouvoirs d'autoriser et d'ouvrir ne pourra jamais lutter contre ceux qui n'en font pas partie et qui passeront toujours au travers des mailles du filet sans être instruits des précautions à prendre pour éviter le pire.

Cette vision n'a rien d'extraordinaire. Elle n'est jamais que notre traduction locale de celle du réseau écologique européen Natura 2000, auquel notre massif de Sicié est intégré, qui vise à maintenir la biodiversité des patrimoines naturels, mais en tenant compte des exigences économiques, sociales, culturelles et régionales, précisant clairement que cet objectif peut requérir le maintien, voire l'encouragement, d'activités humaines adaptées.

 

MAINTENIR LA BIODIVERSITÉ, C'EST UNE AFFAIRE COLLECTIVE

 Pour ce volet "nature" de la préservation et la valorisation du patrimoine seynois, comme c'est le cas de celui de la construction navale, des ports, et du centre historique, dont j'ai fait état ces jours derniers, c'est encore et toujours une même initiative collective qui s'exerce. Et non le seul travail de spécialistes. Bien sûr ceux-ci y ont toute leur place (Office national des forêts, service communal de protection, sécurité et prévention des risques, pompiers, service forêt de l'agglomération, etc.), mais j'ai été une fois de plus impressionné par la qualité d'initiative et de réalisation de bien des acteurs de la forêt de Janas-Sicié : chasseurs, jeunes volontaires estivaux, écologues bénévoles, randonneurs, protecteurs de la nature, sportifs, impliqués individuellement ou en associations.

Le terreau est prêt. Ça ouvre des perspectives pour un nouveau souffle à donner à la Maison communale de la pleine nature, à laquelle sa localisation, à l'orée de Janas, au point de départ de bien des activités, confère un rôle majeur à exercer pour un beau projet à poursuivre et développer.



> J'ai dérobé la photo illustrant cet article à la mine d'histoire seynoise qu'est le site de l'ami Jean-Claude Autran ; je peux la remplacer, naturellement.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 13:56

130802_lm_une_sicie.jpgJe voulais attendre la fin de la saison estivale pour dresser un petit bilan de l'expérience que, après cinq années d'efforts, nous avons pu tenter, malgré la saison de risque d'incendie, pour ouvrir aux visiteurs le massif forestier de Janas-Sicié, avec sa corniche... aussi merveilleuse que son nom l'indique. Mais la presse locale, sans attendre au-delà de la deuxième balade organisée par les services communaux, a déjà rendu compte du succès rencontré ! Et, excusez du peu, sur "La Marseillaise", à la "une" (cliquez sur l'image ou  ICI) et sur une pleine page régionale (cliquez ICI pour voir la page, et ICI pour lire l'article) !

Mais mon propos n'a pas pour but de me faire enfler les chevilles. D'autant que l'initiative est, pour l'instant bien modeste, avec quatre randonnées guidées de quelques heures réparties entre juillet et août, pour quelques dizaines de participants.

Ce qui mérite d'être relevé, grâce à l'expérience qui a pu être mise en œuvre, c'est qu'il est possible d'imaginer une alternative à la "super-sanctuarisation" des espaces naturels pour les protéger, que nos concitoyens et les vacanciers ont conscience du bien précieux qu'ils représentent, que c'est en en ayant une meilleure connaissance par une appropriation active que, de façon très républicaine, tout un chacun pourra apporter sa pierre à leur sauvegarde, et que le tourisme de chez nous peut ne pas se limiter à la consommation d'activités balnéaires, au farniente, aux spectacles et animations, mais que la culture scientifique, écologique et technologique recèle un potentiel d'économie de tourisme et d'usage positif des temps libres des "autochtones" à ne pas négliger.

Ce n'est qu'une première étape. Elle a pu se faire par une vision que nous avons fait partager à nombre d'institutions. Et il faudra poursuivre vers toujours plus de moments permettant une découverte, un apprentissage et une exploitation utile des espaces forestiers et littoraux seynois.

Merci, donc, aux services de secours, que ce soient les pompiers ou les personnels et bénévoles de notre service de prévention des risques, à Gilles Vincent, vice-président de l'agglomération chargé de l'environnement qui a permis la visite de la station d'épuration des eaux usées, à l'équipe du Domaine de Fabrégas qui a fait découvrir ses espaces agricoles et forestiers, aux responsables de l'Office des forêts, aux bénévoles écologues qui ont construit le programme et ses supports avec nos équipes, et aux personnels communaux qui se mobilisent pour offrir la possibilité de ces visites actives et pédagogiques. Avec une pensée particulière pour les quatre jeunes saisonniers de la mairie qui en assurent l'accompagnement et l'animation.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 03:51

http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/photos_forum_2011/geologie_sicie_2003.jpgOn le sait, je peste depuis des années de voir la "Corniche merveilleuse" fermée aux visiteurs estivaux de notre superbe massif forestier de Janas et Sicié. Jusque dans les rangs de mes collègues élus de la majorité municipale seynoise, on me qualifie d'inconscient des dangers d'incendie que représenterait la fréquentation de ce site naturel extraordinaire. Mais je m'obstine. Et je parviendrai un jour à un usage républicain raisonné de ces espaces patrimoniaux dont je pense que ce n'est pas en les sanctuarisant, au contraire, mais en éduquant à leur connaissance, leur compréhension et leur valorisation économique solidaire qu'on les préservera durablement.

 

UN MILLE-FEUILLES DE COMPÉTENCES FRILEUSES

Bien sûr, nous, les maires de La Seyne et de Six-Fours, sommes désormais institutionnellement dépossédés de la quasi totalité de nos compétences sur le massif, transféré à la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, géré par l'Office national des forêts (ONF), dont la voie principale est de la compétence du Conseil général du Var, avec des sapeurs-pompiers dépendant de ce même Conseil général, des dispositifs de protection environnementale découlant de "machins" tels "Natura 2000", "ZNIEFF", et j'en passe.

Et certains cadres cravatés d'instances diverses s'arc-boutent sur leurs prérogatives, inventent des règles drastiques qui se superposent quand elles ne se contredisent pas, gèrent de bien loin suivant des normes universelles, et donc suivant le principe du moindre ennui. Bref, nos grands-parents seynois et six-fournais disparus il y a un demi-siècle en seraient pantois, sinon verts de rage, s'ils revenaient parmi nous. Sauf que...

 

DES USAGERS RESPECTUEUX DE LEUR TRÉSOR NATUREL

Sauf qu'il n'y a guère que quelques adeptes du VTT, non organisés en clubs, qui, parfois, usent dangereusement des espaces, tant pour eux-mêmes que pour les autres usagers, la flore et les terrains. Et, bien sûr, ceux qui, exceptionnellement ou nouvellement promeneurs de la forêt méditerranéenne, n'en détiennent pas encore les règles d'usage. Et, à ceux-ci, les gens expliquent.

Parce que les vrais usagers de toute l'année, eux, savent ce qu'il convient de faire. Et ça marche. Les chasseurs sont cités en exemple par les écolos, les associations de randonneurs ou de protecteurs de la nature parlent avec eux, les cavaliers avec le garde forestier de l'ONF, les sportifs avec les animateurs de la Maison municipale de la pleine nature, les cueilleurs de champignons avec les bénévoles de la réserve communale de sécurité civile, les parapentistes des Terres Gastes avec les naturistes de la plage du Jonquet, les gamins des écoles avec les érudits locaux en quête de relevés archéologiques de nos "graffitis", le maire de Six-Fours redescendant du pélerinage du 1er mai à Notre-Dame avec celui de La Seyne venant pique-niquer après la manifestation syndicale de la Fête du Travail.

 

UNE APPROPRIATION ACTIVE, ÉCOLOGIQUE, ÉCONOMIQUE ET SOLIDAIRE

C'est de cette réalité exemplaire qu'il faut partir. Pas des états-majors. Et c'est ce à quoi je veux parvenir, dans une démarche globale et intégrée. J'ai missionné une équipe de passionnés compétents qui construit pas à pas un projet écologique, d'appropriation dans l'esprit de l'économie solidaire et sociale, de préservation active à l'opposé de la mise sous cloche. Un peu dans l'esprit qui prévaut déjà sur une partie de ce territoire périurbain, avec le projet de vie du Domaine de Fabrégas dont nous pouvons avoir une légitime fierté.

Et c'est dans cet esprit-là que la Corniche merveilleuse s'ouvrira ces jours prochains pour cet été. Modestement, pour commencer, dans des temps organisés, sur des espaces dédiés, avec des animateurs spécialement formés, et des outils pédagogiques de découverte. Après avoir cravaché depuis cinq ans, j'aurai enfin franchi un premier pas. Qui sera suivi, après évaluation, de plein d'autres. Et plein de pas les uns après les autres, ça fait une belle aventure qui s'ouvre devant nous.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 04:21

http://www.cete-ouest.developpement-durable.gouv.fr/local/cache-vignettes/L508xH255/2010-03-02_constitution_reseau_de_chaleur_-_600px_cle0c8379-9f361.pngÇa y est. Vingt-cinq ans après la cité toulonnaise de La Beaucaire, les équipements publics et les immeubles d'habitation vont bénéficier du "radiateur géant" qu'est l'usine d'incinération des ordures ménagères de Lagoubran, qui n'attendait que ça.

 

DE L'EAU QUI ARRIVE AUX IMMEUBLES À 55 DEGRÉS

Les travaux de réalisation du réseau de chaleur ont commencé depuis plusieurs semaines. Le principe est simple : les déchets de l'aire toulonnaise sont de toute façon brûlés ; il suffit de faire circuler de l'eau autour, celle-ci voit sa température portée à 75° ; des tuyaux calorifugés enfouis l'amènent jusqu'aux bâtiments où elle arrive à 55° ; et elle assure le chauffage et la production d'eau chaude ménagère.

Elle l'assure à la place des chaudières à gaz existantes qui ont un âge moyen de 17 ans (plus de 20 ans pour un tiers d'entre elles) et auraient dû être remplacées dans 5 à 10 ans.

Ce n'est pas pour être à la mode ou "faire vert". La décision que nous avons prise dès 2010, les études et négociations avec le Syndicat intercommunal de transport et de traitement des ordures ménagères de l'agglomération toulonnaise (SITTOMAT) que nous avons menées jusqu'à fin 2012 pour parvenir à un accord attestent que le système offre des avantages indicutables.

 

DURABLEMENT ÉCOLO ET IMMÉDIATEMENT RENTABLE

On utilise une énergie propre produite et disponible à quelques kilomètres. Nos actuelles chaudières rejettent aujourd'hui 6 tonnes annuelles de gaz carbonique dans l'atmosphère. Demain, ce sera zéro, et on aura diminué de 90% les gaz à effet de serre émis par le quartier Berthe.

Financièrement, l'opération sera une aubaine dès la mise en service, tant pour l'organisme d'HLM "Terres du Sud Habitat" que pour ses locataires et pour les gestionnaires des équipements publics raccordés, dont la commune. C'est une économie immédiate de 11% qui sera réalisée. Et, si le prix du gaz continue à augmenter comme il le fait depuis quelques années, de l'ordre de 6% annuels, ce seront 23% d'économie dans sept ans, et 33% dans quinze ans.

Ce mardi soir, les membres du conseil de quartier Nord, les locataires et leurs associations, ont unanimement approuvé la démarche. On se demande d'ailleurs bien pourquoi personne n'a pensé à l'engager plus tôt.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 05:38

http://amisdejanas1.e-monsite.com/medias/images/img-1592.jpgSauf imprévu, le calendrier sera tenu. Le comité de pilotage du projet de remise en culture de la partie agricole du Domaine de Fabrégas s'est réuni ce vendredi. Céline, qui porte la double casquette d'animatrice communale chargée du domaine et de garde du littoral, accompagnée de sa collaboratrice Sophie, ont présenté les diverses étapes des démarches nécessaires au directeur régional de l'alimentation, l'agriculture et la forêt et à la vice-présidente de la Région chargée de l'agriculture, de la forêt, de la mer, de la pêche et du littoral, qui se sont déplacés en personne, aux représentants de la direction départementale des territoires et de la mer, de la Chambre d'agriculture du Var, de l'association "AgriBioVar" qui regroupe les exploitants de la filière biologique. Et naturellement, de la commune et du conservatoire du littoral. Tous ont manifesté une réelle satisfaction quant à ce projet et nous ont assurés de leur volonté de l'accompagner jusqu'au lancement prévu en décembre.

 

FRUITS ET LÉGUMES BIO POUR LES 5000 ÉCOLIERS SEYNOIS

Outre environ deux millions d'euros que le Conservatoire va investir pour la préservation de la très belle bâtisse en piteux état, deux cent mille euros d'investissements vont être réalisés d'ici à la fin de l'année, financés pour moins de la moitié par la commune, le reste grâce aux aides significatives de la Région et de l'agglomération et, dans une moindre mesure, du département. Il s'agit de réaliser un forage, un espace technique intégré à l'environnement boisé comprenant une chambre froide, un local pour matériel agricole et un petit bureau, et une clôture pour les 3,5 hectares qui seront dans un premier temps dédiés à l'agriculture.

L'exploitation de cette superficie en culture biologique, qui sera confiée à un agriculteur bientôt choisi par un jury avec l'aide de la Chambre d'agriculture, permettra à la fois de répondre aux besoins de la restauration scolaire pour tous les écoliers seynois et d'assurer une vente directe aux particuliers dans un local dédié du Domaine. Tout le monde pourra ainsi en profiter, dans une démarche très démocratique. La surface pourra ensuite être élargie jusqu'à près de 10 hectares correspondant aux friches des terres agricoles que les plus anciens des Seynois ont connues.

Parallèlement, sera exploité un verger en gestion publique communale, directement par l'équipe du Domaine. Et, dans la foulée, un rucher pédagogique.

 

UN ESPACE OUVERT POUR UNE RÉAPPROPRIATION DÉMOCRATIQUE

Comme pour les espaces naturels forestiers, l'idée est de proposer une exploitation ouverte au public, en famille ou en groupe, qui vient de tous les quartiers de la ville, même - et c'est une vraie satisfaction - de ceux du Nord. Céline et son équipe sont en effet toujours là pour accueillir, expliquer, prévenir, guider, dans une démarche vraiment pédgogique de réappropriation de ces 55 hectares que nous avons sauvés d'une utilisation qui aurait pu être effrayante...

J'évoquais plus haut une clôture. Elle est destinée à prévenir les incursions ravageuses des sangliers qui se sont installés dans la forêt communale de Janas. Mais je crains qu'elle ne serve aussi à empêcher celles des maraudeurs, à l'image de ces imbéciles qui ont dérobé quelques stères de bois issues des coupes d'entretien de la forêt, que nous destinions au chauffage des personnes nécessiteuses, via notre Centre communal d'action sociale. Dérober des productions, ce serait voler le paysan qui vivra de l'exploitation, mais ce serait aussi voler les 5000 enfants de la commune qui auront droit, comme recommandé par le Grenelle de l'envronnement, à 25% de légumes bio dans leurs assiettes de la cantine. Bête et méchant ! Je préviens clairement : nos personnels sont assermentés, et je leur demanderai de ne pas s'en tenir à une leçon de cette morale laïque que Vincent Peillon vient judicieusement d'introduire dans les programmes scolaires !


 

> J'ai "chipé" la photo illustrant cet article sur le site de l'association des Amis de Janas et du Cap Sicié ; c'était une démonstration de labour à l'ancienne lors d'une visite que j'ai organisée sur site pour les riverains de Fabrégas

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 03:17

http://finistereagauche.blogspirit.com/media/00/00/1844012241.JPGOn évoque souvent l'eau comme bien commun de l'Humanité. C'est vrai. Et c'est bien pourquoi, si c'est économiquement possible et utilement efficace pour les Seynois de toutes conditions, j'ai, avec mes collègues élus municipaux, la ferme volonté d'appliquer à La Seyne la recette républicaine de la "re-municipalisation", au terme, prévu en 2017, du contrat d'affermage confiant au privé la gestion de la distribution d'eau potable. Sans en faire un dogme. Et seulement si ça s'avère possible car il n'est pas question que, au compteur de chacun de nos foyers, ça se traduise par une augmentation de la facture. Exercice qui pourrait être compliqué quand on sait qu'il n'y a plus aucune source exploitable sur le terroir seynois et qu'il faut acheter toute notre eau au Canal de Provence, société monopolistique de fait, quand bien même 82% de son capital est détenu par les collectivités publiques. Mais l'étude se doit d'être conduite finement. Et elle est en train de l'être pour nous aider à la décision.


CONTRE LA PRÉCARITÉ ÉNERGÉTIQUE

Mais, si j'évoque l'eau, c'est en fait pour parler d'un autre droit universel, à mon sens, au XXIe siècle : celui de chacun de disposer des énergies indispensables, là encore quelle que soit sa condition socio-économique. Et comme, pour le coup, il n'y a à La Seyne ni derricks, ni poches de gaz naturel dans notre sous-sol, ni hectares pour installer des capteurs solaires ou des éoliennes, il faut bien qu'on l'achète, cette énergie. C'est ce que nous faisons.

Mais ça n'interdit pas de négocier avec les fournisseurs, à commencer par l'historique d'entre eux, EDF, avec lequel j'ai signé ce mardi une convention exclusive pour prévenir et lutter contre les situations de précarité énergétique dans lesquelles peuvent se trouver nos concitoyens les plus humbles. C'est une démarche de donnant-donnant qui concerne les habitants de notre centre historique qui bénéficie d'une Opération programmée d'amélioration de l'habitat et de rénovation urbaine (OPAH-RU).

 

VILLE ET EDF : DONNANT-DONNANT

 C'est simple. EDF s'engage à apporter des financements aux propriétaires pour modifier ou remplacer d'une part les systèmes de chauffage des habitations pour les rendre moins consommateurs d'énergie, et d'autre part les menuiseries extérieures et isolations murales et de toiture pour éviter les déperditions. La ville et son Centre communal d'action sociale, de leur côté, mettent à disposition des ressources humaines dédiées pour informer les possibles bénéficiaires, nombreux en centre ancien avec des immeubles très anciens, voire limite vétustes, mal adaptés aux économies d'énergie, sur cette aide d'EDF, et les accompagner pour le montage de leurs dossiers de demande d'aide. Et EDF et la commune mettent en commun leurs "savoir faire pédagogiques" pour apprendre aux habitants les "éco-gestes" permettant d'économiser l'énergie.


C'est modeste. Mais tellement important. Et, sans jouer les fanfarons, je m'étonne que, outre La Seyne, une seule des 152 autres communes du Var ait entrepris un tel partenariat...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 05:51

http://www.thumeries.fr/images/logo_semaine_developpement_durable.jpgCeux qui cheminent cette semaine le long de la corniche de Tamaris voient du mouvement. C'est qu'une première opération "Rade propre" est en train de s'y dérouler, visant à enlever les épaves d'embarcations échouées ou gisant au fond de l'eau. Ça pourrait être une simple opération technique qui ne mériterait pas que j'en fasse état, mais elle a ceci de particulier qu'elle n'aura pu se réaliser que grâce à une volonté collective que je tiens à relever. Explications...

Régulièrement, mes concitoyens râlent à juste titre sur la présence de bateaux hors d'usage ayant plus ou moins coulé et rompu leurs amarres ou leur mouillage. Il est vrai que c'est dommage de gâcher un si bel endroit, qui plus est classé zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager. "Mais qu'attend le maire pour les faire enlever ?", ai-je souvent entendu ! Mais ce n'est pas si simple...

Car, la mer, ce n'est pas du domaine communal ! Le rivage portuaire non plus. Seul l'État a, par exemple, le pouvoir, lorsqu'un bateau est immatriculé, de rechercher son propriétaire et le faire enlever, ce qui prend parfois plusieurs années. Le maire ne peut que signaler ce qu'il constate. Et je passe sur bien d'autres tracasseries administratives. Et financières et techniques. On aurait pu en rester là. Sauf que...

Sauf que la puissance publique, dans sa diversité, est capable, et est en train de le prouver, de coopérer pour parvenir à ses fins. Et, très schématiquement, voilà le plan ourdi collectivement qui nous aura permis de réaliser une opération utile.

 

ENSEMBLE, MAIRIE, MARINE NATIONALE, ÉTAT, AGGLOMÉRATION ET BÉNÉVOLES

La police municipale a dressé la liste d'une quinzaine d'épaves repérables, dont trois seulement immatriculées. Les plongeurs de la Marine nationale en ont repéré d'autres immergées. Il est décidé qu'il est possible de traiter une douzaine d'épaves, car il faudra du temps pour agir sur celles disposant d'un numéro afin de retrouver leurs propriétaires, à défaut de quoi on pourait nous reprocher d'atteindre à la propriété privée. Les épaves échouées sur le rivage sont enlevées par les services de la mairie, celles qui sont sur le littoral ou immergées le sont en coopération entre les plongeurs de la Marine et les techniciens de la mairie. Un camion équipé d'une grue de 14 mètres de la société FOSELEV est affrété par la ville pour lever et emporter les carcasses de bateaux vers un site du Lazaret mis à disposition par le syndicat mixte "Ports Toulon Provence" (TPM et Département) qui est l'autorité portuaire. Là, elles sont détruites par les services communaux et les restes emportés par des bennes louées par la commune. L'opération se terminera samedi par une opération de nettoyage du site de la "Petite Mer" par les bénévoles de leur société nautique auxquels la mairie met une benne à disposition.

Hors coûts de fonctionnement des moyens militaires, dont un bateau de débarquement des plongeurs, et des frais de personnel (une vingtaine de personnes des diverses administrations mobilisées pendant quatre jours), l'opération aura coûté près de 20.000 euros, que la communauté d'agglomération TPM a accepté de financer pour moitié.

 

MERCI À TOUS. ET À RENOUVELER !

Ce que, moi, je retiendrai de l'affaire, c'est que, en cette semaine nationale du développement durable, ensemble, à défaut de soulever des montagnes, on peut au moins lever des épaves. Je crois porter la parole de mes concitoyens et de nos visiteurs pour dire un grand merci à tous, cadres et agents de l'État, de la Marine nationale, de l'agglomération TPM, de l'autorité portuaire "Ports Toulon Provence", et de la commune, aux personnels de la société FOSELEV, et aux bénévoles associatifs de nos petits ports de la baie. Une opération qu'il faudra renouveler car, si on ne peut guère agir contre les "largades" d'Est qui ébranlent notre littoral méditerranéen, on n'est hélas guère plus outillé pour faire prendre conscience à quelques propriétaires d'embarcations peu scrupuleux qu'ils doivent se soucier de leur bien...


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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 04:40

http://www.cc-pays-de-seyne.fr/IMG/UserFiles/Images/Ramassage2.jpgLa réalité budgétaire est dure à La Seyne. Je n'ai donc pas longtemps rêvé de parvenir à remunicipaliser la collecte des déchets et du nettoyage de la ville, confiés au privé depuis les années 80, comme j'ai pu le faire pour d'autres services : avec quels moyens aurais-je pu acquérir les nombreux matériels et véhicules indispensables ? Nos personnels chargés de diriger et contrôler le travail des entreprises, sous la houlette de Guy Santangello, conseiller municipal, se sont donc attachés à réduire les coûts, pour la ville comme pour les particuliers, à parfaire le service rendu, et à travailler plus écologiquement qu'avant.

 

2010 : LA SEYNE OBTIENT LE LABEL QUALI'TRI !

On se souvient peut-être des vagues de protestation soulevées en 2009 lorsque, pour contenir le budget, nous avons appelé nos concitoyens à mieux trier leurs déchets pour que nous parvenions à ramener de trois à deux le nombre de tournées hebdomadaires de collectes. Quelques mois plus tard, après une belle oeuvre de pédagogie, malgré les sarcasmes de certains, et après quelques ajustements, le système était rodé, au point que la ville s'est vu décerner le label national Quali'tri. C'est dû aux efforts de chacun. Merci à tous !

Et, petit à petit, de nouveaux quartiers sont équipés de systèmes de tri sélectif, les prochains, dans les mois à venir, étant le centre ancien, où, aujourd'hui, trop de résidents peu "citoyens" déposent dans la rue des sacs, parfois mal fermés, à n'importe quelle heure du jour, et le quartier Berthe résidentialisé.

Dans la suite de cette petite révolution des habitudes, nous avons, là encore avec tact et sensibilisation, pris le temps de faire appliquer la loi qui stipule que les gros producteurs de déchets doivent se charger eux-mêmes de leur enlèvement. Ça a été tour à tour les établissements hospitaliers, certaines maisons de retraite, les entreprises de nos zones d'activités, puis les collèges et lycées.

 

UN COÛT RÉDUIT POUR LES PARTICULIERS ET DE NOUVEAUX SERVICES

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Bilan de l'opération, malgré l'augmentation de notre population : environ 500.000 euros annuels d'économisés sur la collecte et le nettoiement, auxquels s'ajoute un gain de 180.000 euros annuels sur le marché de mise à disposition et d'entretien des conteneurs. Pour nos concitoyens, alors que la coût de la tonne d'ordures incinérées a augmenté de 25% en cinq ans, nous avons ainsi pu diminuer de 8% le taux de la taxe des ordures ménagères.

Et ce malgré, aussi, l'obligation désormais imposée à l'entreprise délégataire de se doter, début 2013 et en 2017, de matériel roulant neuf, et la mise en œuvre de nouveaux services : cartes informatisées pour la déchetterie municipale, installation de présentoirs pour le ramassage des déjections canines en 20 points d'accueil de la ville, mise en service de "moto-crottes", d'aspirateurs de déchets urbains, de colonnes de récupération de vêtements usagés, enfouissement de conteneurs de tri sélectif.

Plutôt pas mal, tout ça, non ? Merci, sincèrement, à nos personnels et à ceux de l'entreprise attributaire du marché, sans oublier l'entreprise d'insertion qui assure le nettoyage du quartier Berthe et permet à plusieurs dizaines de nos concitoyens en difficulté de reprendre pied avec le monde du travail. Et, bien sûr, aux Seynois qui ont fait de remarquables efforts de tri !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 04:41

http://91.68.209.8/bmi/www.alaintrampo.com/images/2012-dvlpmt/tete-diplome.jpgOn l'a vu, dans un précédent article de mon blog, La Seyne n'est à la remorque de personne pour prendre sa part dans les politiques de développement durable que les puissances publiques se doivent d'impulser. Et de s'imposer à elles-mêmes. Mais La Seyne veut aussi jouer son rôle en matière de sensibilisation citoyenne et d'œuvre sociale quant aux énergies.

 

FAMILLES, ENFANTS, ENTREPRISES, SERVICES PUBLICS, TOUS CONCERNÉS

Depuis 2009, nous sommes ainsi partenaires de l'Espace Info Energie pour sensibiliser les particuliers. Nous avons assuré une formation des travailleurs sociaux de notre commune pour qu'ils accompagnent les foyers modestes dans des démarches d'économie d'énergie afin de prévenir la précarité énergétique. Nous lançons un programme "Familles à énergie positive" pour aider, dans une démarche de défi-concours, dix foyers en précarité énergétique. Nous conduisons des animations de sensibilisation aux bons "éco-gestes" en direction des enfants des centres de loisirs. Nous avons mis en place des lignes de "Pédibus" pour inciter les parents à ne pas utiliser la voiture pour conduire les enfants à l'école. Nous avons fait fonctionner une intelligente "commission environnement" dans le cadre du Conseil municipal des enfants dont, malheureusement, l'Education nationale n'a pas voulu qu'il soit reconduit à la rentrée scolaire de 2012.

Mais notre action ne s'arrête pas aux foyers et aux particuliers. Nous sommes en train d'élaborer un plan de déplacement inter-entreprises sur la zone d'activités des Playes, avec les communes de Six-Fours et d'Ollioules, l'agglomération, la chambre de commerce, et l'association des entreprises de Toulon Ouest. Nous plaidons en permanence auprès de Réseau Mistral pour une amélioration des transports collectifs urbains et interurbains, et auprès du département pour la réalisation de voies cyclables sur les voiries dont il a la charge, comme nous l'avons fait nous-même sur celles, gérées par la commune, où c'est techniquement et financièrement possible, de façon à délaisser la voiture. C'est dire que notre action communale pour le développement durable va bien au-delà des seuls services de la mairie.

 

DES PROJETS ET DES RÉCOMPENSES

Et l'année 2013 et les années futures ne manquent pas de projets. Elles verront la réalisation d'un projet attendu depuis 30 ans : le raccordement des immeubles des quartiers Berthe et Gai Versant gérés par l'office communal d'HLM "Terres du Sud Habitat", et les copropriétés qui le souhaiteront, au réseau de chaleur produite par l'usine d'incinération des ordures ménagères de Lagoubran, réduisant, dès la première année, de 5% la facture de chauffage aujourd'hui assuré par le gaz dont le prix n'est hélas pas près de se stabiliser. Côté mairie, des formations des agents communaux à la conduite économe sont prévues dès 2013, concomitamment à l'acquisition de vélos électriques pour leurs déplacements professionnels.

Ce qui a été fait comme ce qui est à l'état de démarrage ou de projet aura valu à la ville d'être triplement honorée. Dès 2010, au titre du programme régional "Agir pour l'énergie", elle a été désignée "Commune en marche". Pour les années 2011 à 2014, elle est l'une des huit seules "collectivités lauréates AGIR" sur les 153 communes varoises. Parallèlement, elle a été récompensée en 2009 du prix "Ville d'avenir" dans le cadre de sa participation aux "Trophées éco-actions" de l'association nationale des "éco-maires". Et, tout dernièrement, son office d'HLM vient de se voir décerner la Marianne d'Or du développement durable pour la qualité écologique de ses importantes opérations de rénovation urbaine.

Des récompenses qui attestent d'une volonté d'initiative et de la réalité de succès. Mais qui, surtout, nous encouragent à poursuivre...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 04:31

http://media.comprendrechoisir.com/public/image/geothermie-afpg-main-4234339.jpgC'est en 2009 que nous avons décidé de la création d'un service communal du développement durable. Pas pour faire dans la mode du moment. Ni parce que ce ne serait qu'une affaire de spécialistes agissant dans leur coin. Mais bien parce que la maîtrise et la diversification énergétique comme le développement écologiquement harmonieux du territoire doivent justement être l'affaire de tous, à commencer par tous les services communaux. Et qu'il s'avérait dès lors nécessaire de nous doter d'une petite équipe "transversale", travaillant avec tous les secteurs de la mairie, les partenaires, et les citoyens, sous l'égide de Raphaëlle Leguen, la première adjointe, déléguée à l'écologie urbaine, de Claude Astore, adjoint aux infrastructures, et d'Anne, jeune ingénieur qui en assure le pilotage avec brio et un bel engagement.

On ne peut pas dire que l'initiative n'aura été qu'un gadget. Loin, très loin, de là. On se souvient que, à l'initiative de Michèle Durand, adjointe au précédent maire, La Seyne s'était déjà singularisée (dans le bon sens !) en construisant, après celle de Monaco, la deuxième centrale méditerranéenne d'échanges thermodynamiques de l'eau de mer. Un dispositif qui permet d'assurer le chauffage hivernal et la climatisation estivale de nombreux immeubles alentour du parc de la Navale. Le casino de jeux y sera raccordé en remplacement du centre de conférences initialement prévu dont j'avais dû abandonner le projet au regard de son coût de fonctionnement. Mais il était curieux que les nouveaux immeubles du quartier, dont les permis de construire avaient été délivrés en fin du mandat précédent, n'aient pas été contraints à ce raccordement, générant pour la ville un coût de maintenance de la centrale sans contrepartie financière qui aurait pu (dû ?) être réglée par les gestionnaires des constructions nouvelles. C'est désormais réparé. Les résidences Armada et Santa Maria ont été raccordées en 2010, Lylo Marine en 2012, et Red Line le sera en 2013.

2009 a été l'année de la réalisation de diagnostics de performance énergétique des bâtiments communaux et de la remise en service de la station d'enregistrement de la pollution de l'air que la droite municipale avait laissée à l'abandon (les mauvaises langues disent que l'idée qui avait prévalu alors était "pas de mesure = pas de pollution"...). 2010 a vu la création d'un dispositif de gestions techniques centralisées pour maîtriser le chauffage de cinq écoles et la désignation de "référents développement durable" dans tous les services, avec mission de sensibiliser tous les agents à la maîtrise des énargies. 2011 a été l'année de l'installation de chaudières à condensation lors de la rénovation de chaufferies de bâtiments communaux, et de la mise en service de la toute première chaufferie aux granulés de bois dans un équipement public varois : la crèche Joliot-Curie. 2012 a vu la commune se doter d'un logiciel spécialisé permettant la maîtrise des fluides et le début d'un plan écologique de déplacement des personnels qui doivent se rendre d'une structure communale à une autre.

Et je reviendrai demain sur les actions d'éducation et de sensibilisation au développement durable, sur la valorisation des efforts seynois, et sur les perspectives à venir...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable

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