7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 06:29

C'est un important moment de travail que nous avons eu ces jours derniers entre quatre vice-présidents de la métropole TPM : Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, Yannick Chenevard, maire-adjoint toulonnais et délégué aux transports métropolitains, rejoints par Ange Musso, maire du Revest et chargé des finances intercommunales, et moi-même.

 

La force de conviction que Gilles Vincent et moi déployons depuis des années pour promouvoir l'idée d'un indispensable développement des lignes de bateaux-bus pour désengorger le réseau routier du tour de la Rade a rejoint l'analyse du succès très réel de ce mode de transport urbain de la part de Yannick Chenevard, et celle de la faisabilité budgétaire, découlant d'une saine et prudente gestion métropolitaine, d'une extension de son offre, par la commande d'un nouveau bateau-bus, de la part d'Ange Musso.

 

 

UNE LIGNE DE BATEAUX-BUS AUTOUR DE LA RADE D'ICI 2020

 

Oui, Gilles Vincent et moi sommes satisfaits de nos échanges avec nos collègues. La nouvelle ligne de bateaux-bus de cabotage autour de la Rade de Toulon, que nous réclamons depuis longtemps, doit pouvoir voir le jour d'ici début 2020.

 

C'est une excellente nouvelle. Elle incitera les très nombreux salariés des zones d'activité en plein développement de la BAN de Saint-Mandrier, de Port-Pin-Rolland, de Grimaud-L'Éguillette, de Brégaillon et de la Base navale de Toulon, à délaisser la voiture pour leurs déplacements entre leurs domiciles et leurs lieux de travail.

 

Elle offrira aux lycéens de Beaussier, aux apprentis du Centre de Formation aux métiers de la mer, et aux étudiants de l'École supérieure du professorat et de l'éducation, résidant à Saint-Mandrier et au sud de La Seyne, un moyen pratique et très peu onéreux de rejoindre leurs sites de formation.

 

Elle permettra un report modal des déplacements, pour des milliers de personnes, de l'automobile vers un moyen de transport collectif propre et fort agréable, pour les actuels et futurs résidents des sites de Saint-Mandrier, de Bois-Sacré et des Mouissèques en expansion démographique, fût-elle contenue, et pour les futurs usagers des pôles économiques littoraux des quartiers balnéaires de Pin-Rolland et du sud seynois, ainsi que ceux, touristiques, culturels et de loisirs, de l'Atelier Mécanique, du casino de jeux, du parc de la Navale et de leurs abords du site des anciens chantiers navals.

 

 

DANS L'ATTENTE, UNE "CORRESPONDANCE" UTILE ET INCITATIVE

 

Et, d'ores et déjà, sans attendre et en guise d'avant-goût pour ce transport en commun en site propre, l'installation d'un ponton flottant à Bois-Sacré, permettant une correspondance entre les actuelles lignes maritimes 8M (Centre de La Seyne - Toulon) et 18M (Les Sablettes - Toulon), voire 28M (Saint-Mandrier - Toulon), fût-ce au prix provisoire d'une légère augmentation du temps de trajet, devrait sous peu autoriser une liaison si nécessaire entre nos quartiers sud et notre cœur de ville, l'aidant à retrouver sa fonction de centralité et participant ainsi à sa nécessaire redynamisation économique, sociale et culturelle.

 

Oui, c'est vraiment une bonne nouvelle, fonctionnelle et écologique, pour la rive sud de notre métropole qui, déjà, s'enorgueillit d'être le tout premier Territoire à énergie positive pour la croissance verte de notre département.

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 04:41

C'est Marie Bouchez, notre maire-adjointe seynoise chargée de la politique de la ville, de l'habitat et de l'intercommunalité, qui doit être aux anges !

Elle a été conseillère régionale en charge des parcs naturels de Provence-Alpes-Côte d'Azur pendant deux mandats, jusqu'au renouvellement de 2015, à l'issue duquel la gauche a cédé — hélas en rendant les armes sans combattre — la place à l'équipe de M. Estrosi, sonnant la fin de son long et pugnace investissement en faveur de la création du futur parc naturel de la Sainte-Baume, avec d'autres élus locaux déterminés, à l'image de Michel Gros, notre ami maire de La Roquebrussanne, qui se sont donnés sans compter, depuis 2009, pour parvenir à ce beau résultat.

Je ne sais si Jacqueline Bouyac, élue vauclusienne qui a succédé dans ses fonctions à Marie Bouchez, aura eu la bonne idée de convier sa prédécesseur au temps fort de l'annonce, ce jeudi, en présence du Premier Ministre, de la création du huitième parc naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ça aurait été un geste juste et fairplay en retour sur investissement.

 

UN ABOUTISSEMENT DANS UNE HEUREUSE CONTINUITÉ RÉPUBLICAINE

Mais l'important est que voilà 26 communes, dont 22 varoises, qui sont désormais dotées d'un bel instrument de protection et de gestion intelligentes de leur environnement, non dans une approche dogmatique, mais en articulant la dimension naturelle et paysagère en heureuse harmonie avec le développement économique, social et culturel, la formation et la promotion valorisante du territoire. Voilà de la coopération intercommunale voulue qui, à l'instar de la longue histoire du parc du Verdon, devrait donner un joli coup de fouet à la dynamique de notre terroir.

Quand les choses vont bien et s'inscrivent dans une pertinente continuité républicaine transcendant les alternances politiques, il faut le dire. Et cet aboutissement est à mettre à l'actif de MM. Estrosi et Muselier.

 

MAIS UN VIRAGE À 180° DANS LA POLITIQUE DES TRANSPORTS

J'aimerais pouvoir en dire autant de la politique régionale des transports, autre sujet majeur du développement durable de notre grand territoire de cinq millions d'habitants. On le sait, les relations entre la Région, autorité organisatrice de par la loi, et la SNCF, entreprise publique qui, pour quelques temps encore, a le monopole des lignes de TER, n'ont jamais été faciles pour que la première obtienne de l'autre le service attendu par nos concitoyens et visiteurs.

Comme président de la commission régionale des transports de 2010 à 2015, en accompagnement de Jean-Yves Petit, vice-président de région en charge des mobilités, nous avons constamment ferraillé avec les instances régionales, voire nationales, de la SNCF, pour que des efforts soient menés afin que, notamment, les trains arrivent à l'heure, voire arrivent tout court.

Si nous avons manié le bâton, en infligeant de rudes amendes à la SNCF lorsque les résultats n'étaient pas au rendez-vous, nous avons aussi activé la carotte, toujours en maintenant une relation de dialogue et de respect de l'opérateur historique des chemins de fer. Et le succès a plusieurs fois été au rendez-vous, notamment en 2012 où notre Région a obtenu le prix national du service aux voyageurs pour les avancées significatives enregistrées pour la fiabilité (de 10% à 2% de trains supprimés) et la ponctualité (de 16% à 11% de trains en retard) des TER.

Alors, évidemment, lorsqu'on rompt le dialogue, lorsque, moins d'un an après avoir été élu, on annonce qu'on ne renouvellera pas la convention liant la Région à la SNCF, et qu'on compte faire appel dès 2019 à d'autres opérateurs que l'entreprise publique, voire à d'autres moyens de transport tels que le car, il ne faut pas attendre en retour une motivation à mieux faire porteuse de résultats encourageants.

Il serait dommage que l'histoire ne retienne de la politique régionale des transports que les seuls portiques électroniques que l'on promène d'une gare à l'autre. Même si on les valorise en changeant le nom de la Région... Sécurité des Usagers des Déplacements... S.U.D. !

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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 05:53

La Loi le prévoit, mais la démocratie locale l'exige. Et ça valait bien qu'on y consacre du temps. Après des mois d'échanges, de collecte et de prise en compte des besoins qu'ont exprimés les conseils citoyens, les conseils de quartiers, les comités d'intérêt local, les comités d'usagers des services publics, les acteurs associatifs, les entrepreneurs économiques, le Plan d'aménagement et de développement durable (PADD) arrivait enfin ce lundi sur la table du conseil municipal pour un ultime débat.

Le PADD, c'est le document qui fixe les grandes orientations que l'on souhaite pour le devenir du développement et l'aménagement de notre territoire communal : organisation urbaine, mobilités, espaces dédiés à l'habitat, à l'activité économique, industrielle, technologique, artisanale, commerciale, balnéaire et touristique, à la vie culturelle et sociale, à la nature, à l'agriculture de proximité...

 

LA « SAISON 2 » DE LA MAÎTRISE DE L'URBANISATION SEYNOISE

C'est le cadre de référence à partir duquel se construit le Plan local d'urbanisme (PLU) qui, lui, est un document « opposable » à tous, qui impose ce que l'on a droit ou pas de construire dans chacun des secteurs de la commune, avec toutes les prescriptions règlementaires nécessaires.

Après une importante révision du PLU seynois conduite de 2008 à 2010 pour freiner l'urbanisation galopante que l'équipe municipale qui a précédé la nôtre de 2001 à 2008 avait autorisée et même promue, générant des désordres majeurs dans certains quartiers, nous avions annoncé lors de la campagne électorale que nous ouvririons une « saison 2 » de la modération de la frénésie des constructions. On fait donc ce qu'on a dit. On dit ce qu'on fait. Et on le fait avec les gens. Ce n'est pas le cas de tout le monde...

 

UN PLAFOND FIXÉ À 70.000 SEYNOIS, ET DES MOBILITÉS PROPRES ET EFFICACES

Nous avons exprimé nos volontés de sanctuariser nos espaces naturels, littoraux et agricoles, de répondre aux obligations que nous impose le Programme local de l'habitat (PLH) de notre agglomération, tant est difficile l'accès au logement pour tous, et de permettre le développement d'activités économiques diversifiées, tant l'emploi demeure fragile.

Mais nous avons surtout exprimé dans le PADD nos objectifs de limiter à 70.000 le nombre de nos concitoyens seynois — et nous y serons sous peu avec nos presque 66.000 habitants — et l'absolue nécessité d'obtenir les moyens des mobilités efficaces et écologiques qu'une métropole doit à ses habitants pour que, délaissant la voiture, reconquérant des espaces publics apaisés, accédant aux lieux de travail, de services et de loisirs, à toute heure et chaque jour, ils profitent d'un cadre de vie sain et fonctionnel : transport en commun en site propre, bateaux-bus, modes doux comme le vélo, interconnexions avec le rail, etc.

 

UN CONSEIL MUNICIPAL SOLIDAIRE ET UNANIME POUR UNE SEYNE PAISIBLE

Le débat du conseil municipal autour du PADD n'appelle légalement pas de vote. Mais, à son issue, j'ai tenu à recueillir les avis de l'ensemble des groupes politiques qui composent notre assemblée communale.

À main levée, publiquement, du FN au NPA, en passant par toutes les sensibilités de la droite et de la gauche, tous nos élus ont approuvé les orientations d'urbanisme et d'aménagement du territoire patiemment travaillées avec les citoyens, les agents et les cadres communaux qui ont fait un travail remarquable.

J'en sais gré à tous nos conseillers municipaux, majoritaires et minoritaires. Ce n'est pas si fréquent dans une commune sur un sujet d'une telle importance et j'ai d'ailleurs été étonné que la presse locale ne l'ait pas relevé.

Cela nous engage désormais collectivement et solidairement à finaliser le plus vite possible un PLU révisé qui concrétisera nos vœux partagés. Et cela nous protègera de toute tentation de développement non maîtrisé que, avec le transfert de la compétence de l'urbanisme à la métropole, d'autres, depuis un ailleurs, pourraient un jour avoir les velléités de nous imposer...

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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 06:17

La nouvelle a été annoncée par le président Hubert Falco ce lundi après-midi. En renonçant au projet de construction à proximité du centre de Toulon d'un grand quai permettant l'accueil des paquebots de croisière géants, notre métropole change son fusil d'épaule.

C'est une sage décision qui atteste, contrairement à ce que d'aucuns ressassent, y compris dans les rangs politiques auxquels appartient le maire de Toulon et président de Toulon Provence Méditerranée, que les avis et remarques venant de la rive sud de la Petite Rade, c'est-à-dire de La Seyne, ne sont pas méprisés par « ceux d'en face ».

 

TANT MIEUX SI LES SEYNOIS ONT AIDÉ À LA RÉFLEXION COLLECTIVE

Par « ceux d'en face », je veux parler à la fois des Toulonnais, nos partenaires de la rive nord, avec lesquels nous sommes liés dans une communauté de destin, et de nos collègues élus républicains de droite qui sont très largement majoritaires dans le « Grand Toulon ».

Curieusement, alors que nombre d'entre ces derniers émettaient en privé des réserves sur le projet, aucun, sauf à ce que mon ouïe ou mon acuité visuelle à la lecture n'aient défailli, ou qu'ils l'aient chuchoté ou écrit à l'encre sympathique, n'avait cru utile de poser le sujet sur la table des nécessaires échanges que l'on doit avoir dans une démarche de coopération intercommunale.

 

IL FAUT UN SCHÉMA GLOBAL POUR LA RADE, CONCERTÉ AVEC TOUS

Je l'avais moi-même fait courant octobre, lors d'une séance du conseil communautaire de TPM, que j'ai relatée dans un précédent article de ce blog, et au cours de laquelle les élus écologistes et de gauche de l'agglomération avaient été les seuls à émettre un vote d'abstention sur le projet. J'avais alors appelé à l'élaboration d'un « schéma global d'aménagement et de fonctionnement de l'espace portuaire civil de la Rade de Toulon ».

Et, hasard du calendrier, quelques heures à peine avant l'annonce d'Hubert Falco, j'avais rappelé cette nécessité à l'occasion d'une interview que j'ai accordée ce lundi matin à un média varois, en l'occurrence la web-TV TV83 (vidéo ci-dessous, notamment à partir de 1 mn 48).

J'appelle d'autant plus de mes vœux l'ouverture de ce chantier, à présent que la sage décision du président de l'agglomération est connue. Nous disposons désormais d'un peu plus de temps pour y travailler avec les élus, les acteurs économiques, sociaux, culturels, associatifs, et naturellement les habitants qui sont les riverains de notre Petite Rade.

Mais il ne faut pas trop trainer.

 

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 06:42

Certains doutent, d'autres s'insurgent... en silence. Sur fond de rivalité ancestrale entre les rives nord et sud de la Rade de Toulon, plusieurs personnes m'ont, ces derniers mois, fait part de leur inquiétude quant à l'incidence négative que pourrait avoir sur la fréquentation du terminal de croisières de La Seyne la construction d'un quai de 400 mètres de long au port de commerce de Toulon.

En clair, selon eux, Toulon veut « chiper » les paquebots géants à La Seyne, aggravant ainsi la fragilité de l'activité commerciale du cœur historique de notre ville que « boostent » tout de même les milliers de passagers qui débarquent chez nous de 80 à 100 fois par an selon les années. Pour peu que les magasins et établissements veuillent et puissent s'adapter à l'accueil de cette manne.

 

NOMBREUX ÉTAIENT CEUX QUI ANNONÇAIENT HAUT ET FORT LEUR OPPOSITION, MAIS...

D'autres argumentent sur le fait que la dépense prévue, de 30 à 40 millions d'euros, va être un gâchis au regard de l'orientation du futur quai toulonnais, quasi perpendiculaire aux deux vents dominants de chez nous, au contraire de l'ancien « môle d'armement » de nos chantiers navals reconverti par la Chambre de commerce et d'industrie du Var en gare maritime moderne et fonctionnelle, où les commandants des gigantesques paquebots accostent aussi aisément qu'un automobiliste gare une Twingo.

Plusieurs, y compris parmi les acteurs politiques locaux, et pas seulement de la minorité municipale de La Seyne, annonçaient depuis des mois qu'ils allaient dire haut et fort leur opposition à ce projet meurtrier, selon eux, pour l'économie seynoise. Le fait est que nul ne les a entendus. Par peur de déplaire à celui qu'ils considèrent comme le « patron de Var » ?...

 

... MAIS AUCUN N'A DONNÉ SUITE À SES ANNONCES

En revanche, j'ai, quant à moi, saisi l'occasion de la dernière réunion du conseil communautaire de Toulon Provence Méditerranée (TPM), au cours de laquelle était soumise au vote une délibération permettant d'autoriser l'agglomération à lancer une consultation publique sur le sujet, pour poser au grand jour et dans la clarté la question des intentions toulonnaises.

S'il y a doute ou inquiétude, il vaut en effet toujours mieux mettre cartes sur table. C'est chose faite. Et la réponse d'Hubert Falco est claire et nette. Le quotidien Var-matin l'a publiée (ci-contre) : loin de lui l'idée de nuire à la rive sud de la Rade. Dont acte.

Il est plus que jamais nécessaire d'élaborer un schéma global d'aménagement et de fonctionnement de l'espace portuaire civil de la Rade de Toulon. Notre métropole dispose là d'un potentiel incroyable pour la dynamique économique et l'emploi. Comment tirer le meilleur parti possible de notre linéaire de littoral ? Quels sites dédier aux croisières, aux ferries, au ro-ro, aux activités technologiques et scientifiques, à la réparation et la construction navale, notamment du yachting, à la plaisance, au tourisme, au loisir, à la détente, à la valorisation patrimoniale, etc ?

 

SE SAISIR DE LA CONCERTATION, POSITIVEMENT ET SANS MODÉRATION

Répondre à ces questions permettrait de disposer d'un cadre d'objectifs pour les décennies à venir, dans l'intérêt partagé de tout le « Grand Toulon », en évitant les erreurs et en programmant les aménagements terrestres à faire réaliser par la métropole, notamment en matière d'intégration urbaine et paysagère et surtout de mobilités et de transports. On ne peut ainsi pas imaginer que le terminal de croisières seynois soit un jour dédié aux ferries, les flux de circulation automobile en découlant ne pouvant que paralyser la ville, ni que des containers à embarquer sur un cargo soient stockés devant les fenêtres des hôtels du futur complexe de notre « Atelier mécanique » !

C'est tout cela qu'il faut que nos concitoyens expriment. La concertation annoncée par TPM, au-delà de la question du quai géant de Toulon, en est une première occasion, pour les habitants et les acteurs économiques, associatifs, sociaux et culturels. Il faut s'en saisir. Sans modération.

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 03:31

« Bravo pour votre dynamisme et pour votre implication constante qui permet d'offrir une véritable image de ville durable et responsable ».

 

C'est la conclusion de la visite de « l'inspection surprise » réalisée le 10 août dernier à La Seyne par l'auditeur du « Pavillon bleu », cet organisme qui a nous décerné, pour la deuxième année consécutive, le label environnemental et touristique pour les plages et les ports de plaisance.

 

Je livre aux visiteurs de mon blog l'intégralité de l'appréciation finale de cette visite : 

 

 

« POURSUIVEZ VOS EFFORTS DANS CE SENS ! »

 

« Les critères sont tous respectés et nous vous félicitons pour l'engagement environnemental de la commune partagé par l'ensemble des équipes.

 

« Des efforts importants ont été réalisés cette année sur la plage des Sablettes-centre avec la rénovation complète des sanitaires équipés avec du matériel économe en eau et énergie.

 

« Nous avons noté la rénovation des sanitaires de la plage des Sablettes-est pour l'année prochaine. 
Les affichages sur les deux plages sont complets et de qualité. Nous vous félicitons pour vos plans de plage qui comportent tous les éléments requis par le Pavillon Bleu et qui sont très clairs et lisibles.

 

« Tous les équipements demandés par le Pavillon Bleu sont présents.
 Nous avons particulièrement apprécié la façon dont vous communiquez sur l'accessibilité des personnes à mobilité réduite de la plage des Sablettes-est et sur le matériel mis à disposition. Une personne est dédiée à l'accueil de ce public aux horaires indiqués sur le panneau d'accueil.
 Nous vous encourageons à équiper également la plage des Sablettes-centre, la configuration s'y prêtant.

 

« La gestion des déchets est bien maitrisée sur les deux plages avec la présence de poubelles tout venant et de tri sélectif.
 Toutefois, nous vous invitons à mettre en avant les actions réalisées pour lutter contre les mégots de cigarette et à afficher sur vos panneaux d'information la mise à disposition de cendriers de plage aux postes de secours.

 

« Vous pouvez également sensibiliser vos vacanciers à un usage raisonné de l’eau et à la non-utilisation de produits lavants au niveau des douches à l’aide de pictogrammes visuels.

 

« Bravo pour votre dynamisme et pour votre implication constante qui permet d'offrir une véritable image de ville durable et responsable.

 

« Poursuivez vos efforts dans ce sens ! »

 

Et ceux qui voudraient pousser plus à fond dans la lecture des conclusions de l'auditeur peuvent lire (format pdf) l'intégralité de son rapport EN CLIQUANT ICI.

 

 

UNE AVENTURE COLLECTIVE POUR VALORISER LE TERRITOIRE

 

Je tiens à remercier très sincèrement tous ceux qui ont contribué à l'obtention en 2016 et la confirmation en 2017 de ce label de qualité, sous l'égide de Christian Pichard, notre adjoint au tourisme, et d'Any Baudin, conseillère chargée des handicaps, avec la participation de Raphaële Leguen, notre première adjointe chargée de la mer, de Jean-Luc Bigeard, adjoint s'occupant de la prévention des risques, et, évidemment, de l'office de tourisme de l'ouest-Var animé par Joyce O'Donoghue et que préside pour le compte de l'agglomération TPM notre adjoint Anthony Civettini.

 

C'est évidemment l'équipe des personnels municipaux des parcs, avec MM. Zangani, Gomez et Marty, et celle des questions maritimes, avec C. Chiantaretto, qui ont refait les sanitaires, fabriqué des cache-poubelles, repris les allées en béton et les pédiluves, installé le tapis d'accès des personnes à mobilité réduite, et réensablé.

 

Mais c'est aussi la mobilisation de nombre d'autres services communaux autour d'un vrai projet partagé de « labellisation » : les espaces verts entretenant le parc, les « infrastructures » installant les poubelles, l'entretien des locaux pour la propreté des sanitaires et l'aide à l'accès des handicapés, le service d'hygiène et celui du « plan de sûreté et de prévention des risques » pour la qualité des eaux, le balisage et la coordination des pompiers, la communication et la reprographie pour les informations, le service de la jeunesse qui a distribué les cendriers de plage mis à disposition par le SITTOMAT, organisme intercommunal de collecte et traitement des ordures, celui de la culture qui anime la bibliothèque de plage « Effet mer », et celui des sports les activités du  « chalet des sports ». Et, pour le suivi administratif, le service du marketing territorial ainsi que le pôle municipal handicap.

 

Et, bien sûr, la société Pizzorno qui assure la propreté du parc et des plages, mais également d'autres partenaires privés comme l'association des  « secouristes de Tamaris », animée par M. Amico, qui a formé les jeunes s'occupant des personnes à mobilité réduite, les pompiers départementaux, ainsi que les clubs des « Anysetiers », du « Kiwanis » et de « Joie, espoir et différence » qui ont offert du matériel pour les personnes à mobilité réduite.

 

 

NE PAS FRAGILISER LES FONCTIONNAIRES ET LES ASSOCIATIONS

 

J'en oublie sûrement. Ils me pardonneront.

 

L'important était pour moi, au-delà des remerciements mérités, de montrer que les personnels de la puissance publique, alliés aux bénévoles associatifs, savent prendre toute leur part dans la valorisation de notre patrimoine littoral, permettre son appropriation par tous, et concourir, par voie de conséquence, à la dynamique du loisir et de l'économie touristique.

 

Et que, du coup, on aurait bien tort de les fragiliser.

 

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 15:04

Le vent semble faiblir. L'inquiétude devrait s'atténuer. Pour des milliers de Varois et Provençaux, ce sera, espérons-le, la fin des ravages du feu et, malheureusement, l'heure d'un sinistre bilan sur fond d'odeur âcre des cendres.

Et, pour les Seynois et leurs visiteurs, heureusement épargnés, ce sera celle de dire merci, grand merci, très grand merci...

... aux fonctionnaires communaux et intercommunaux, notamment ceux du service du "Plan de sécurité de prévention des risques", à l'agent municipal, par ailleurs garde du Conservatoire du littoral, et ses collègues gérant le Domaine de Fabrégas, aux policiers communaux, aux cadres et agents de l'Office national des forêts,

... aux associations de sensibilisation à la protection et valorisation de l'environnement naturel, à la société de chasse, aux clubs de sportifs usagers de notre forêt communale,

... aux enseignants et animateurs des classes de nature de la « Maison de la pleine nature » de Janas qui accueillent pendant toute l'année scolaire des écoliers aujourd'hui porteurs auprès de leurs familles et leurs proches de paroles ambassadrices de la prévention des catastrophes pouvant survenir à nos espaces naturels,

... aux écoliers eux-mêmes, leurs fratries et leurs parents, qui font passer les messages de la prévention,

... aux lycéens de Beaussier qui ont conçu des cendriers portables dans le cadre d'un projet scientifique valorisé par le dispositif universitaire des « cordées de la réussite »...

... aux citoyens volontaires de la réserve communale de sécurité civile de La Seyne qui, solidairement avec leurs collègues de Six-Fours, veillent avec constance sur nos massifs naturels et apportent leur aide aux corps de sapeurs-pompiers, victimes, comme tous les services publics, de compressions de moyens,

... à nos pompiers, bien sûr, volontaires et professionnels, des casernes seynoises de Mauvèou et de Peyron, qui, sans délaisser nos espaces boisés seynois et leurs missions urbaines ordinaires, sont en train de prêter main forte à leurs collègues qui luttent contre le feu dans le Var et en Provence,

... aux services de l'État et du Département, qui sont mobilisés contre ce diable de feu qui ravage notre Provence,

... à tous nos concitoyens, propriétaires de terres proches des espaces sensibles à l'incendie, qui ont appliqué à la lettre les consignes de débroussaillement de leurs propriétés, eussent-ils dû, pour certains d'entre eux, être un peu rappelés à l'ordre, voire verbalisés...

 

LA PRÉVENTION, C'EST L'AFFAIRE RÉPUBLICAINE DE TOUS

Tous, ou presque, depuis des mois, d'une façon ou d'une autre, ont fait œuvre de pédagogie pour sensibiliser l'ensemble de nos concitoyens et de nos visiteurs aux risques de destruction des bijoux précieux que sont nos sites forestiers périurbains.

Belle œuvre collective républicaine et solidaire, vraiment !

Ne relâchons pas la garde, même si le mistral faiblit. La Seyne n'est pas plus à l'abri d'un départ de feu que les communes varoises et provençales qui traversent ces tragiques moments.

Et, je ne peux m'empêcher de le dire, les funestes capitalistes patrons de ces entreprises industrielles multinationales du pays et du Monde, principales causes assumées, par leurs émissions de gaz à effet de serre, de la dérégulation climatique accroissant les épisodes de sécheresse et de canicule facteurs de drames incendiaires, seraient bien inspirés de se regarder dans la glace et de faire œuvre de solidarité active pour la reconquête, dès demain, des espaces naturels saccagés par les incendies de Provence et d'ailleurs.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 08:13

On ne parle pas vraiment de canicule, mais chacun mesure bien que, pour un mois de juin, il fait très chaud, et durablement. Nos espaces boisés, tant privés que publics, dont notre forêt de Janas, sont très secs. Et l'été n'a commencé que ce mercredi...

Sur notre massif forestier de Janas, je me satisfais d'autant plus des opérations de prévention des incendies qui ont été menées à l'automne dernier et sur lesquelles on en a entendu des vertes et des pas mures. Et même, moi dont on sait que je regrette qu'il ne soit pas possible d'assurer un accès, fût-il contrôlé et maîtrisé, à la route de la "corniche merveilleuse" pour offrir notre patrimoine naturel à notre population et nos visiteurs, je reconnais que, par les temps qui courent, il vaut sûrement mieux qu'elle soit fermée à la circulation.

 

LE DÉBROUSSAILLEMENT EST UNE OBLIGATION LÉGALE

Mais mon inquiétude concerne surtout les propriétés privées. Nos partenaires de l'Office national des forêts (ONF) constatent avec moi que, « suite aux incendies des Bouches-du-Rhône l’été dernier, il est apparu un relâchement général sur la zone sud dans l’application et le suivi des obligations légales de débroussaillement », même si leurs responsables indiquent que, globalement, « La Seyne n’est pas concernée par ce relâchement, vu le travail de fond mené depuis 2014 par le service communal de sécurité civile ». Merci donc à nos employés communaux dont l'ONF juge le travail positif.

Il n'empêche, trop peu de propriétaires se sentent concernés, malgré les informations que nous avons fait distribuer au printemps dans les boîtes aux lettres. Nous avons donc convenu avec l'État et l'ONF d'une opération de contrôle des obligations de débroussaillement, débutée il y a trois semaines et que nous mènerons à bien, même si certains administrés ont manifesté leur désapprobation de s'être vu dresser une contravention.

 

DES CONTRÔLES, DE LA PÉDAGOGIE ET... DES VERBALISATIONS !

L'enjeu de préservation de nos espaces naturels est trop important et les négligents trop nombreux. Sur les 106 contrôles réalisés à ce jour, seules 25 parcelles ont été jugées conformes, et il a été relevé 81 propriétaires insouciants, même si seulement 37 contraventions ont dressées, et pas au hasard : les agents de l'ONF verbalisent les responsables de situations critiques, là « où il y a un véritable danger pour les vies et les habitations », mais également les administrés « qui ne font absolument rien malgré le travail de prévention et les mises en demeure de la mairie », acceptant malgré tout de faire preuve de mansuétude et de pédagogie en direction des autres.

Qu'on se le dise donc. Les opérations de contrôle continuent, notamment dans les quartiers jouxtant les espaces boisés, pas seulement aux abords du massif de Sicié, mais également à proximité des autres zones naturelles collinaires, du sud littoral de la ville  jusqu'à la Petite Garenne, à la limite de la commune d'Ollioules.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 11:55

Mes compliments à ceux de notre équipe municipale, en particulier Tony Civettini, Claude Astore et Denise Reverdito, nos adjoints délégués, pour l'un au développement économique, pour le second, entre autres choses, aux voiries, et, pour la dernière au développement durable, mais aussi à Jean-Pierre Colin qui a facilité l'établissement de contacts, qui ont permis d'aboutir à ce qui semble être un bon compromis pour le transport et l'embarquement de La Seyne vers Monaco des matériaux extraits de la carrière du Revest.

Nous signerons dans quelques jours avec la société Bouygues une convention précisant les modalités de cette opération.

 

DEUX TIERS DE PIERRES ET PLUS DE 80% DE CAMIONS EN MOINS

Ça n'a pas été très facile d'obtenir une réduction très conséquente du volume de pierres transporté, mais on y est parvenu. Des 2.210.000 tonnes initialement prévues à l'embarquement à Brégaillon, on est revenu à 810.000 tonnes, soit une réduction des deux tiers. Des 270 camions par jour précédemment prévus, de 6 heures à 19 heures, pendant 26 mois, on passera à 45, de 6 heures à 17 heures, pendant seulement 17 mois.

Il faudra bien sûr que les communes voisines, du Revest à La Seyne, permettent le trajet des véhicules, mais il semble que l'on est là dans la limite de ce qui est déjà autorisé pour les rotations habituelles de la carrière.

 

MOINS DE DÉSAGRÉMENTS ET L'ÉCONOMIE ET L'EMPLOI PRÉSERVÉS

On aura ainsi évité nombre de désagréments pour les riverains de Brégaillon, la préservation environnementale littorale, et la circulation routière, tout en ne fragilisant ni l'économie, tant de la carrière que de l'activité portuaire, levant ainsi les inquiétudes légitimes pour les emplois, en particulier des carriers et des dockers, dont beaucoup comptent au nombre de nos concitoyens seynois.

Finalement, mes "coups de gueule", appuyés par les Comités d'intérêt local dont je salue l'implication et le bon sens, suivis de longues et constantes autant que discrètes discussions, auront permis d'aboutir à une solution.

 

HEUREUSEMENT QUE, NOUS, ON A AGI...

Ce que semble ignorer M. Vialatte, fustigeant ces jours derniers « le beau gâchis » supposé avoir fait perdre « des dizaines d'emplois ». Pan (amical) sur le bec.

Et ce n'est pas mieux de la part de la quasi totalité des prétendants à sa succession, de « La république en marche » au « Front national », qui ne se sont jamais impliqués et que l'on n'a jamais entendus sur le sujet... ignorant sûrement que prétendre exercer une fonction élective, c'est aussi avoir le courage de faire et d'assumer des choix...

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 13:57

Ces photos parlent d'elles-mêmes. Le faire ensemble, la coopération, l'ouverture aux autres, l'appropriation collective et solidaire de l'environnement urbain, étaient ce samedi au rendez-vous.

De vendredi soir, avec l'inauguration du jardin solidaire de Berthe, à ce dimanche où de nombreuses animations ont été proposées au Domaine de Fabrégas autour de la remise des prix des jardins et balcons fleuris, en passant, samedi, par le baptême du jardin partagé "Lei banquèto" en plein cœur de ville, des initiatives chaleureuses sur le thème de "La nature en ville" et des décorations végétales égayant la rue Baptistin-Paul, La Seyne aura vécu au rythme des "Rendez-vous aux jardins", organisés cette année sous le thème des "Jardins en partage".

 

En parallèle, samedi, sur "l'Esplanade marine", le très dynamique Comité d'intérêt local des Mouissèques organisait sa désormais traditionnelle fête de quartier, largement ouverte à toute la population seynoise et à nos visiteurs.

Encore un beau témoignage du vivre ensemble, dans un quartier complètement bousculé par les constructions neuves depuis dix années, où la vie associative sait avec bonheur créer les occasions de l'intégration des milliers de nouveaux venus qui s'y sont installés.

 

Oui, à La Seyne, tout au long de ce week-end, la chaleur humaine a largement supplanté l'autre chaleur, presque caniculaire, que le printemps nous impose.

Le partage, l'échange, la convivialité, le respect mutuel, toutes générations, cultures, quartiers, origines, statuts sociaux confondus, quels beaux remèdes préventifs contre les obscurantismes qui mènent à la folie barbare qui m'a, une fois de plus, hélas, conduit à faire mettre en berne sur notre port "l'Union Jack", le drapeau du Royaume-Uni, en signe de la solidarité compassée des Seynois avec leurs frères d'Outre-Manche.

Question fraternité humaine, un tel week-end vaut bien plus que le portique humiliant sous lequel le Conseil régional a choisi de contraindre de passer pour gâter l'accueil de nos concitoyens et visiteurs à leur descente de train en gare de La Seyne ! Mais, bon, aujourd'hui, il a été enlevé. Ouf !

 

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Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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