C'est dommage. Les Seynois attachés au développement durable de leur ville sont en droit de manifester leur incompréhension. Pourquoi diable le mouvement Europe Écologie - Les Verts n'a-t-il pas opté pour poursuivre avec les autres sensibilités des gauches, de l'écologie et du régionalisme l'aventure vertueuse à laquelle ses propres élus apportent leur pierre depuis 2008 ?
Car, enfin, si l'on compare les propositions de la liste qu'EELV soutient, dans le chapitre intitulé « Ensemble pour une ville durable » de son programme, il n'est aucun sujet qui n'ait déjà été pris à bras-le-corps par la majorité actuelle ou qui ne figure en objectif dans le projet de notre équipe « La Seyne 2020, l'énergie positive »...
En cliquant pour l'agrandir sur le montage ci-dessous réalisé à partir du projet soutenu par EELV, on verra (en vert) les points qui sont déjà réalisés ou en chantier et, se référant au programme de la liste unie des gauches, de l'écologie et du régionalisme, consultable ICI (pages 2 à 4, et 14), on conviendra que les thèmes proposés pour l'avenir (en jaune) sont, sinon tout à fait identiques, du moins très similaires, certains d'entre eux allant même bien plus avant, en ambition écologique...
Comment d'ailleurs notre conseillère municipale écologiste, Cécile Jourda, aurait-elle pu choisir de constituer un binôme avec moi pour animer notre équipe et porter notre projet de ville durable si celui-ci était en incohérence avec les valeurs et les stratégies concrètes et innovantes auxquelles elle adhère depuis plus de dix ans au sein du parti écologiste historique (dont elle est certes suspendue jusqu'au 15 mars pour avoir opté pour l'unité), et surtout qu'elle a grandement contribué depuis 2014 à promouvoir dans notre équipe solidaire ?...
Il est trop tard pour le premier tour. Les listes sont enregistrées à la préfecture. Mais gageons que nos concitoyens seynois attachés à une Seyne soutenable, préparée à aborder les évolutions climatiques, sauront faire tranquillement entendre raison pour le deuxième tour à ceux qui ont toute leur place pour poursuivre, au sein de leur famille de valeurs écologiques, sociales et humanistes, le patient et déterminé travail engagé depuis douze années...
Assez imprudemment à mon sens, certains des candidats à l'élection du mois prochain promettent la lune à nos concitoyens. C'est en particulier vrai en matière d'urbanisme et d'aménagement du territoire. Car il ne suffit pas de proclamer « stop au béton » pour que, d'un coup de baguette magique, plus aucune construction ne sorte de terre.
Sinon, il ne nous aurait pas fallu 12 ans pour parvenir, en trois étapes, à réduire de 65% les surfaces super-urbanisables (de 400 à 140 hectares), de 76% celles d'urbanisation future, et accroître de 40% nos terres agricoles et de 8% nos espaces naturels.
Au moins trois raisons expliquent en effet qu'on vend du rêve en promettant de décréter la fin de toute construction. Explications et engagements...
La Loi, d'une part, protège les propriétaires quant à la valeur de leur patrimoine. Il est interdit, sauf compensation financière à la hauteur de la perte de valeur de leur bien, de décider qu'un terrain constructible ne le serait subitement plus, donc pourrait voir son prix à la revente divisé par 3 ou 400.
NE PAS PROMETTRE L'IMPOSSIBLE EST UN IMPÉRATIF ÉTHIQUE
Dans le Var, en effet, la valeur moyenne d'un bien agricole s'établit à 12.700 euros par hectare (source Terre-net), soit 1,27 euros le mètre-carré, et c'est même un tiers moins cher pour un terrain naturel (source JDN). Or, à La Seyne, le prix moyen du terrain constructible est de 504 euros par mètre-carré (sourceTerrain-construction), soit 396 fois plus cher qu'un bien agricole non constructible.
Acquérir seulement 10% des 140 hectares seynois demeurant super-urbanisables (zones UA) ou les déclasser en zone agricole pour les protéger de la construction coûterait à la commune plus de 70 millions d'euros, soit la totalité de 6 à 7 budgets annuels d'investissement. Et, s'il fallait les acheter tous, plus aucune réalisation ni chantier d'entretien des équipements et espaces publics communaux ne pourrait être prévu pour près de trois-quarts de siècle...
FRAGILISER LES FINANCES COMMUNALES N'EST PAS ACCEPTABLE
La Loi, d'autre part, oblige les communes de plus de 3.500 habitants à disposer de 25% de logements sociaux d'ici à 2025. La Seyne en compte moins de 19%. Le programme local de l'habitat de la métropole toulonnaise, document d'objectifs commune par commune imposé par l'État, a ainsi obligé La Seyne à produire avant 2018 1458 logements en résidences principales, dont 460 logements sociaux en production neuve et 120 en logements conventionnés, et dont 140 dans les quartiers Sud.
Et, comme nous n'avons, en partie délibérément, pas respecté nos obligations, nous subissons une « réfaction », c'est-à-dire une « amende », qui croît chaque année et a atteint 320.000 euros en 2018 et 408.000 euros en 2019. Est-ce le devoir d'un maire, devant gérer « en bon père de famille » les deniers de ses concitoyens, de ne pas respecter la Loi et leur imposer de consacrer une part du budget commun à payer une amende, surtout dans une ville où 2.700 foyers sont en attente d'un logement social ?...
FAIRE MINE D'IGNORER LES COMPÉTENCES COMMUNALES N'EST PAS CORRECT
La Loi, enfin, certains font mine de l'ignorer, a transféré la compétence de l'urbanisme à la métropole. Il est facile de s'engager à la place des autres. Désormais, en effet, pour modifier le Plan local d'urbanisme, devenu intercommunal, il faut entreprendre une révision concernant les 12 communes de Toulon Provence Méditerranée, donc obtenir l'aval de leurs 12 maires. Même si les relations, au-delà des sensibilités politiques de chacun, sont plutôt bonnes, ce n'est pas gagné a priori...
S'ENGAGER SUR DU CONCRET RÈGLEMENTAIRE ET RÉALISTE EST UN DEVOIR
Alors, plutôt que de tirer des plans irréalistes sur la comète, surtout de la part de ceux qui incarnent la Droite seynoise qui fut la cause de tous nos maux d'aujourd'hui en ouvrant, par le Plan local d'urbanisme qu'elle a voté en 2004, des centaines d'hectares de notre territoire communal à une urbanisation effrénée, nous, nous préférons continuer à mettre en œuvre par des moyens légaux et financièrement responsables, tout ce qu'il est possible de faire pour gagner peu à peu en moindre urbanisation et en meilleure qualité de vie dans une ville durable et solidaire.
C'est ce que nous proposons de continuer à faire, au travers de nos 30 engagements pour la transition, déclinant ainsi pour La Seyne les orientations du Pacte pour la transition, que l'on peut découvrir en feuilletant notre document ci-dessous (cliquez sur le carré blanc en haut et à droite pour le visualiser en plein écran).
POURSUIVRE DANS LA VOIE OUVERTE AVEC NOUS PAR NOS ÉLUS ÉCOLOS
Et c'est bien la moindre des choses de la part d'une équipe dont, depuis 2008, font partie des élus d'EE-Les Verts, à commencer par Denise Reverdito qui a impulsé du bon travail en ce sens en sa qualité de maire-adjointe en charge de l'urbanisme et du développement durable, travail que nous proposons de prolonger et d'amplifier avec une autre de ces élues, qui pour 2020 est l'une de nos deux « co-têtes de liste », Cécile Jourda, forte de son engagement depuis plus d'une décennie au sein du principal parti écologiste de notre pays...
Suite à la publication d'un sondage réalisé par l'Ifop pour le compte du quotidien Var-matin, les membres de la liste « La Seyne 2020, l'énergie positive », que je conduis avec l'écologiste Cécile Jourda, ont lancé un appel au bon sens des adhérents d'Europe Écologie Les Verts (EELV).
L'enjeu est bien sûr, avec une droite républicaine fragilisée par son éclatement en cinq listes concurrentes, de pouvoir assumer la responsabilité d'un rempart conforté face à l'extrême-droite, mais surtout d'offrir la possibilité aux écologistes historiques de poursuivre l'œuvre, qu'ils mènent depuis 2008 avec les autres sensibilités de l'écologie et des gauches et les Seynois, vers une ville durable, verte, active et solidaire face aux défis de l'évolution climatique...
Un sondage n'est qu'un sondage. Celui-là, certes avec toutes les incertitudes d'une consultation qui a ses marges d'erreur, place la liste « La Seyne 2020, l'énergie positive » en tête des intentions de vote et donc en situation de grande responsabilité pour que La Seyne ne connaisse aucune atteinte à la démocratie républicaine.
Les intentions de vote cumulées en faveur des deux projets entre lesquels se répartissent ceux qui, depuis 2008, composent ensemble l'actuelle majorité municipale, atteignent 40%, soit le score obtenu au deuxième tour en 2014. Les Seynois semblent donc demeurer attachés aux idées qu'ils promeuvent, d'une ville durable, d'un service public égalitaire et solidaire, d'un soutien à une économie active. Mais ces 40% d'intentions de vote se distribuent hélas sur deux listes : 24% pour la liste Vuillemot-Jourda et 16% pour la liste Patentreger.
Le sondage indique par ailleurs que, si une seule des deux listes se maintenait au 2ème tour, par fusion ou retrait, menée par Marc Vuillemot, les deux tiers des voix du 1er tour de la liste Luc Patentreger lui seraient acquises, et la victoire serait au rendez-vous avec 40% de suffrages. Dans le cas d'un maintien de la liste de Luc Patentreger, mathématiquement, ce serait l'échec pour les deux listes, en faveur de l'extrême-droite. Et, malheureusement, Luc Patentreger, a déclaré qu'il « n'y aurait aucune fusion ». Mais ni Luc Patentreger ni aucun de ses colistiers ne sont membres d'EE-Les Verts. Leurs positions personnelles engagent-t-elle le parti qui leur accorde son soutien ?
Les Seynois attachés aux valeurs de solidarité et d'humanisme et à une ville durable apprécieraient sûrement que les écologistes d'EE-LesVerts révisent leur position et rejoignent autour de Cécile Jourda, adhérente de leur parti depuis 10 ans, et du républicain-socialiste Marc Vuillemot, le projet réaliste, unitaire, écologiste et solidaire porté par une équipe composée pour moitié de citoyens soutenus par six sensibilités des gauches, de quatre sensibilités écologistes, des régionalistes, et d'autant de citoyens actifs pour leur ville mais non « encartés ». Ou au moins qu'EE-Les Verts lui manifeste son soutien.
Les membres d'EE-Les Verts ont pris part depuis 2008 à la gestion communale des enjeux de développement durable qui valent aujourd’hui à La Seyne d'être reconnue pour sa détermination sur ceux-ci. Ils affirment d'ailleurs encore leur solidarité avec la majorité actuelle dont ils font toujours partie. Pourtant, à part certains d'entre eux, ils ont opté pour un soutien à une autre équipe au projet très similaire, mais en disant ne pas vouloir y participer. De son côté, le chef de file de cette autre équipe accepte ce soutien d'EE-Les Verts dont il affiche le logo, mais sans admettre d'adhérents de celui-ci parmi ses colistiers. De grâce, ne décevons pas les Seynois avec des postures peu lisibles et très fragilisantes pour eux et pour leur cohésion !
« La Seyne 2020, l'énergie positive » promeut un projet solidaire et écologiste. En attestent son action depuis 12 ans couronnée de nombreux labels, et ses engagements pour l'avenir à mettre en œuvre le « Pacte pour la transition » proposé par 60 organisations, la charte « Une ville pour les animaux » proposée par L214-Éthique et animaux, ou encore les « 9 chantiers de la démarche “zéro déchet, zéro gaspillage” » proposée par ZeroWaste-France. C'est ce que les Seynois attendent.
Au regard de la situation révélée par le sondage, même si elle comporte des marges d'erreur, l'heure est, pour l'ensemble des porteurs d'espoirs d'humanisme solidaire et d'écologie territoriale, à se serrer les coudes au plus tôt, pas à se tirer dans les pattes. Pour l'avenir soutenable et égalitaire des Seynois et de leur ville.
L'équipe « La Seyne 2020, l'énergie positive » – 18 février 2020
Ce ne sont pas moins de trois accords que, au nom de la liste « La Seyne 2020, l'énergie positive », nous concluons avec trois structures nationales promotrices de l'écologie, de la défense de la nature et des animaux, des économies alternatives, solidaires et sociales, de la citoyenneté active et participative, et de l'autogestion populaire.
C'est bien le moindre de la part de notre équipe menée par un « tandem » dont l'une, Cécile Jourda, est engagée depuis dix ans au sein d'Europe Écologie Les Verts (EELV) et l'autre, moi-même, est adhérent de GRS, un parti à l'initiative du mouvement politique « L'écologie populaire » (EP)...
Il faut dire que, dans le prolongement de ce que nous avons mis en œuvre depuis 2008 pour avancer vers une ville durable, avec notre sérieux coup de frein à l'urbanisation inconsidérée, le regain et la « sanctuarisation » d'espaces agricoles et naturels, le recours à des énergies propres produites localement, l'accroissement des transports en commun et des modes doux de mobilités, l'avancée vers « zéro déchet » ou au moins la valorisation de ceux-ci, la création avec les habitants eux-mêmes de jardins partagés et d'espaces de nature en ville, ou la promotion de la démocratie participative locale, nous sommes déterminés à poursuivre et amplifier nos efforts en ces domaines rendus chaque jour plus urgents par l'évolution climatique, les risques de submersion marine auxquels La Seyne est exposée et l'urgence citoyenne.
LE "PACTE POUR LA TRANSITION" SIGNÉ AVEC LE COLLECTIF SEYNOIS
Nous avons ainsi convenu avec le « collectif seynois du Pacte pour la transition » que 30 des 32 objectifs proposés par 60 organisations sont déjà atteints ou à portée de main, seuls deux restant plus complexes à réaliser à La Seyne : le recours à des prêts issus de finances éthiques, car ils sont souvent plus coûteux que d'autres, la santé financière de la commune demeurant fragile ; et l'engagement à réduire les grandes surfaces commerciales, car cela dépend désormais d'une volonté métropolitaine de modifier le plan d'urbanisme en ce sens.
Après plusieurs séances de travail avec les membres du collectif seynois, nous avons formalisé nos engagements avec Katia Moller-Bost, chef de file du collectif seynois, lors d'une signature du « Pacte pour la transition », ainsi qu'en atteste le document accessible ICI.
Et, parce qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, nous nous appliquons l'une des préconisations à l'occasion de notre campagne électorale, ainsi qu'en atteste la photo illustrant cet article, montrant que nos véhicules sont de petites autos à propulsion électrique d'une grande marque française...
DU PROGRAMME "ZÉRO DÉCHET" À "UNE VILLE POUR LES ANIMAUX"
Nous avons par ailleurs répondu favorablement à la proposition de ZeroWaste-France, l'association française que représente localement Philippe Chesneau, ancien vice-président écologiste de la Région Provence, d'ouvrir 9 chantiers pour appliquer la démarche « zéro déchet, zéro gaspillage » à l'échelle locale.
Et, dans le prolongement des actions que nous menons depuis 2014 sous l'égide de notre élu écologiste délégué à la condition animale, Claude Dini, nous avons aussi répondu favorablement à la sollicitation de l'association L214–Éthique & animaux, bien connue pour ses interventions « choc » et médiatiques face aux actes barbares dont sont victimes les animaux dans certains abattoirs, en approuvant ses préconisations pour « Une ville pour les animaux » et nous engageant à en faire des objectifs d'action, ainsi qu'en attestent les signatures que, avec ma « binôme » écologiste, Cécile Jourda, nous avons apposées sur le document d'engagement de L214.
Oui, Patrice Bessone, candidat de la liste « Nous, La Seyne » aux élections de mars, a raison. Prenons comme lui l’engagement de planter des arbres en compensation des émissions de CO2 que génèrent nos campagnes pour les élections municipales. C’est d’ailleurs une suggestion que nous a faite la n°2 de notre liste de la gauche et l'écologie « La Seyne 2020, l'énergie positive », l'écologiste Cécile Jourda.
Entendons-nous sur la méthode. Et nous faisons nos propositions concrètes à tous les candidats pour que l'idée de Patrice Bessone ne reste pas un effet d'annonce...
Chaque liste mesurera les indicateurs retenues par B&L Évolution qui a réalisé une étude comparative des bilans carbone des candidats à l’élection présidentielle de 2012, à savoir :
1°) les émissions liées aux impressions de tracts et affiches, sur la base de 0,0021 kg de CO2 par kilogramme de documents imprimés (données 7sur7 par CO2logic) sur la base des factures émises par nos imprimeurs
2°) les émissions liées au local de campagne, sur la base des factures de consommables, suivant les modes d’éclairage et de chauffage (données de MicMac) :
a] électricité : 0,081 kg de CO2 par kWh (si le nombre de kWh n’est pas indiqué, on divise le montant de la facture par le coût moyen de 0,14388 € par kWh d’électricité en France)
b] gaz : 0,218 kg de CO2 par kWh (si le nombre de kWh n’est pas indiqué, on divise le montant de la facture par le coût moyen de 0,07 € par kWh de gaz en France)
c] fioul : 3,667 kg de CO2 par litre
d] et, dans le cas où les consommables ne feraient pas l’objet d’une facturation mais seraient intégrés au coût de la location, sur la base de 0,0121 kg de CO2 par mètre-cube et par heure d’utilisation comme pour les salles de réunions publiques (voir plus bas au 5°- c)
3°) les émissions liées aux dépenses d’informatique, de téléphonie, d’Internet, sur la base des factures et de 3,328 kg de CO2 par euro facturé (données MicMac)
4°) les émissions liées aux déplacements de nos candidats et nos équipes, sur la base d’un relevé tenu honnêtement par chaque participant à la campagne, du nombre de kilomètres parcourus selon le type de voiture utilisée (données de Greentripperpour un véhicule de consommation moyenne de 6 litres par 100 km) :
a] essence : 0,1684 kg de CO2 par km
b] diesel : 0,19 kg de CO2 par km
c] GPL : 0,1117 kg de CO2 par km
d] électricité : 0 kg de CO2 par km
5°) les émissions liées à nos réunions publiques, sur la base moyenne du coût du kWh d’électricité et chauffage calculée de la façon suivante :
a] pour la Bourse du Travail, ancienne et mal isolée, avec chauffage d'air pulsé, nécessitant 623,5 kW par heure d’utilisation (données Atlantic), donc une consommation de 136 kg de CO2 par heure
b] pour une salle de volume similaire à la Bourse, mais récente et bien isolée, utilisant une énergie propre (type Casino Joa, raccordé à notre réseau de thalassothermie), nécessitant 387 kW par heure d’utilisation (données Atlantic), donc une consommation de 56 kg de CO2 par heure
c] pour les autres salles, une moyenne entre les deux précédentes, à estimer suivant le volume, donc 0,0121 kg de CO2 par mètre-cube de volume et par heure
Tout ça étant entendu que nos calculs ne doivent pas seulement concerner la période de six mois précédant l’élection dont les dépenses entrent dans nos comptes de campagne, certains étant à la manœuvre depuis bien plus longtemps…
Quant aux arbres à planter, on voit mal comment la commission nationale des comptes de campagne accepterait la dépense liée à leur achat, mais nous pourrions nous engager à planter 0,0286 arbre en compensation de chaque kilogramme de CO2 émis (donnée résultant d’une étude de Youmatter, estimant qu’un arbre stocke en moyenne 35 kg de CO2 par an), par un don constitué entre nos colistiers à l‘issue de l’élection...
« Chaos, panique. C'est ainsi depuis toujours. On se rue vers le salut, coûte que coûte, en abandonnant sa terre. L'exil, toujours, jusqu'à la fin des temps... ». Ce sont des mots de Patrick Grainville, de l'Académie Française, dans son roman « La falaise des fous ».
Nous, Seynois, qui depuis toujours sommes habitants d'une terre d'accueil au point que c'est des gens venus d'ailleurs sans l'avoir choisi que s'est construite notre identité communale, ne pouvons, depuis notre Cap Sicié, la péninsule française la plus avancée vers le sud dans l'immensité de notre Méditerranée, rester plus longtemps insensibles à la détresse de ceux qui meurent pour tenter de vivre, ni à celle de ceux qui s'efforcent, contre vents naturels et indicibles marées politiques, de leur porter secours.
Je viens ainsi de lancer un appel, que je me suis autorisé à signer au nom de nous tous, les Seynois, pour que les cités portuaires du littoral méditerranéen français, de l'Italie à l'Espagne, comme sur le pourtour de la Corse, se mettent en projet partagé de solidarité humanitaire, et que les unes et les autres de nos communes littorales qui le pourraient et le voudraient demandent au gouvernement de notre Nation des Droits de l'Homme d'être aidées à, simplement, agir pour que survivent ceux qui fuient leurs pays de misère, de guerre ou de sinistre évolution climatique. Juste en permettant aux bateaux humanitaires de trouver un havre sûr de débarquement que d'autres villes portuaires ne peuvent plus leur assurer, du fait d'ignobles choix politiques de leurs gouvernants ou par impossibilité matérielle ou logistique.
Voici donc le courrier que je viens d'adresser à mes collègues maires de nos communes littorales françaises, de la Ligurie à la Catalogne, en passant par la Provence, le Languedoc, le Roussillon, et la Corse...
Prenez connaissance des deux pages de ma lettre ci-dessous, ou CLIQUEZ ICI pour la lire au format pdf.
Je me suis permis d'utiliser une photo illustrant un article de "Nouvel Obs" pour cet article. Je peux la retirer sur simple demande, bien sûr.
Grand, très grand, merci à la quarantaine de Seynois – et Seynoises – embarqués sur le « Charles-de-Gaulle », notre porte-avions, fleuron national, qui m'ont fait transmettre une belle photo d'eux au terme de leur importante « Mission Clémenceau ».
Qu'ils soient pêcheurs, pisciculteurs, conchyliculteurs, officiers ou marins de « La Royale » ou de « La Marchande », chercheurs, ingénieurs ou techniciens de la connaissance et de l'exploitation des mers et des océans, personnels des télécommunications câblées sous-marines, opérateurs de notre centrale d'échanges thermodynamiques de l'eau de mer qui produit une belle part de notre énergie locale, gestionnaires de notre douzaine de ports répartis le long de nos 25 kilomètres de littoral, cadres ou agents des « Affaires maritimes », dockers ou lamaneurs, ouvriers ou dirigeants de nos chantiers d'entretien, de refit et de rénovation des navires, membres d'équipages des grands yachts ayant chez nous leur port d'attache, professionnels des loisirs ou des sports nautiques, acteurs du tourisme balnéaire et littoral, enseignants au Centre de formation des apprentis des métiers de la mer, et tant d'autres que j'oublie, on ne compte plus les Seynois qui, de près ou de loin, trouvent dans notre mer et ses rivages les ressources de leur épanouissement et de leur place sociale et sociétale.
Ça fait vraiment chaud au cœur de voir que nos concitoyens embarqués sur le plus grand des bâtiments de notre Marine Nationale adressent à tous les Seynois le sympathique clin d'œil de cette photo (on peut l'agrandir en cliquant dessus) qui nous rappelle que, de toujours, nous avons vécu de notre environnement marin.
Et que c'est de son infinie richesse – à valoriser tout en la protégeant comme la prunelle de nos yeux ! – que nos enfants pourront, demain, malgré les vicissitudes des temps présents, trouver les voies de leur avenir.
Les maires comme tous les citoyens ne sont pas rassurés quant aux sinistres perspectives que nos arrière-grands-pères, depuis le XIXe siècle, pardonnables car ignorants, et nous-mêmes, contemporains sachants donc coupables, lèguerons à nos petits-enfants à une échéance de quelques décennies.
Seynois, nous mesurons les premiers effets de l'évolution climatique, avec l'érosion récurrente des plages de notre isthme des Sablettes du fait de la montée du niveau marin, avec les pluies cévenoles qui transforment les rues de notre centre en canaux vénitiens, avec les températures insupportables du moment, avec le maintien en risque rouge constant de nos massifs forestiers de Sicié, des alertes caniculaires et de pollution l'ozone. Et nous ne sommes pas au bout de nos peines.
S'il est évidemment vital d'édicter des règles préventives et correctives dans la gestion durable de nos territoires, il est compliqué, pour nous, les maires de communes littorales, ayant découvert une récente instruction de l'État, de les mettre en œuvre « à la hussarde » au point de stopper net nombre de projets en cours.
Pour comprendre notre trouble, essayez de résoudre le petit problème ci-après posé au maire de La Seyne...
Soit un périmètre A, référencé QP083009, défini par le décret ministériel n° 2014-1450 du 30/12/2014, du quartier prioritaire « politique de la ville » correspondant au centre ancien de La Seyne, tel qu'arrêté légalement ainsi qu'il apparaît sur le site Internet du Commissariat général à l'égalité des territoires dépendant du Premier Ministre.
Soit un ministre X, chargé de faire en sorte que ce périmètre A fasse l'objet d'un programme de rénovation urbaine touchant à la résorption de l'habitat insalubre, à la requalification du bâti et des espaces et équipements publics, et à la redynamisation commerciale et sociale, qui semble sur le point de pouvoir être mis en œuvre, par une toute récente décision – espérée depuis 2014 et le décret suscité – du Comité d'engagement de l'Agence nationale de la rénovation urbaine finançant ce projet.
Soit un périmètre B, correspondant approximativement au périmètre A ci-dessus cité, donc le même centre ancien de La Seyne, défini en application des articles L.123-1-5-III-2° du code de l'urbanisme, ce quartier étant d'intérêt patrimonial avéré et reconnu par l'Etat, car historique et situé à proximité de deux ouvrages répertoriés, dont l'un – le pont des chantiers – est même classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Soit un ministre Y, chargé de faire en sorte que les opérations de rénovation du bâti de ce périmètre B se fassent en conformité avec des prescriptions particulières d'urbanisme qui stipulent que « la restauration de l'image du centre ancien nécessite des interventions architecturales qui s'inscrivent dans le respect des formes et des techniques du bâti traditionnel du vieux centre », décrites dans huit pages de texte officiel (ICI, pages 124 et suivantes).
Soit un périmètre C, récemment publié par l'État, correspondant approximativement aux périmètres A et B ci-dessus cités, toujours le cœur historique de La Seyne, défini par l'étude BRGM/RP-66550-FR, qui définit les zones risquant de subir les effets de l'aléa submersion marine résultant de l'élévation du niveau de la mer consécutive à l'évolution climatique à l'échéance de l'année 2100.
Soit un ministre Z, chargé de prévenir les catastrophes pouvant survenir suite à l'inéluctable montée des eaux, imposant, au titre des articles L.132-2 et 3 du code de l'urbanisme, des prescriptions opposables dans le périmètre C, parmi lesquelles l'obligation, pour les constructions neuves comme pour le bâti existant, que « la cote de plancher habitable ou aménageable soit située à un niveau supérieur ou égal à 2 mètres ».
Soit un particulier P, propriétaire d'un immeuble sis dans les périmètres A, B et C, marchand de sommeil disposé à faire amende honorable pour répondre aux vœux du ministre X, volontaire pour effectuer une rénovation totale des logements qu'il loue sur les trois niveaux sur rez-de-chaussée commercial de son bien immobilier, tout en mettant en valeur la façade ouvragée à la modénature ornementale du XVIIIe siècle de sa propriété en réponse aux incitations du ministre Y et en évitant de mettre en péril de noyade la clientèle de son échoppe rénovée et les locataires de ses appartements en étage, suivant les souhaits du ministre Z.
Question 1 : Selon vous, le magasin du rez-de-chaussée doit-il être installé sur le toit de l'immeuble ou dans le salon du locataire du premier étage ? Justifiez votre réponse en cinq lignes maximum.
Question 2 : Des ministres X, Y et Z, lequel aura le dernier mot ? (la taille, la corpulence, le sexe, l'âge, la forme physique, la pratique du qwan-ki-do ou du Scrabble des trois ministres n'entreront pas en ligne de compte dans votre démonstration).
Question 3 : Quel mode de suicide conseilleriez-vous au maire sollicité pour avis par le propriétaire P souhaitant devenir vertueux en respectant scrupuleusement les prescriptions s'appliquant aux périmètres A, B et C ?
Pour redevenir sérieux, sachez que nous, maires de communes de notre métropole, notamment de celles qui, comme La Seyne, bordent le littoral, sommes sortis plutôt rassurés d'une importante réunion autour des enjeux de risque de submersion marine découlant de la funeste évolution climatique, que nous avons eue ces derniers jours, à notre demande, avec les plus hauts responsables des services varois de l'État.
Eux-mêmes sont bien conscients des difficultés que nous allons rencontrer au regard de l'incongruité de certaines dispositions règlementaires. Le texte officiel sera interprété pour que le mieux ne soit pas l'ennemi du bien. Tout sujet pourra être discuté. On évaluera ensemble, communes et État, en fonction des situations objectives. C'est comme ça qu'on les aime, les fonctionnaires de l'État.
C'est parce que les résultats sont encourageants qu'il ne faut surtout pas baisser la garde. Peu de Seynois le savent, mais nous avons, en 2009, demandé à la structure agréée par le ministère en charge de l'Environnement pour la surveillance de la qualité de l'air en région Provence de remettre en service notre station de mesure implantée au quartier Tortel.
Bizarrement, sauf à penser qu'un raisonnement simpliste avait antérieurement conduit à considérer que « pas de mesure = pas de pollution », notre station était en effet arrêtée depuis plusieurs années, contrairement aux autres de notre métropole (Hyères et Toulon).
Alors, en cette période de canicule oppressante, il n'est jamais inutile de se pencher sur les résultats...
LA SEYNE ET TOULON PLUTÔT BONNES – VOIRE TRÈS BONNES – ÉLÈVES
Si l'on compare en effet l'évolution depuis 2014, année de mise en service du tunnel routier de Toulon, au cours de laquelle on a constaté un impact fort de baisse de la pollution, on réalise que les taux des fameux NOx, c'est-à-dire les divers oxydes d'azote, résultant du trafic routier, du transport maritime et de l'industrie, de même que ceux des particules fines, de mêmes origines que les NOx auxquelles s'ajoutent les rejets du chauffage par combustion (bois, charbon, fuel, etc.), sont en diminution constante.
Sur la période de cinq ans, ainsi qu'en attestent les tableaux ci-dessous, il faut se réjouir que les taux de NOx ont diminué sur l'ensemble des villes de la Région Provence.
Mais on doit avoir une satisfaction particulière pour Toulon qui progresse d'une place en données brutes et obtient le 3ème meilleur taux de diminution de cette pollution. Quant La Seyne, si elle demeure à la troisième place des communes urbaines à l'air le moins pollué, elle est celle qui, avec 28% de polluants en moins sur la période, progresse le plus vers une amélioration.
LA COMBINAISON VERTUEUSE D'UNE MULTIPLICITÉ D'EFFORTS
ll est bien sûr difficile de relier les évolutions positives de nos communes à telle ou telle action, mais il est probable que, pour La Seyne, elles résultent d'effets conjugués de l'augmentation de l'usage de nos transports en commun qui ont connu de nettes améliorations, de la mise en service de nouvelles voies cyclables et de notre aide de 250 euros aux particuliers pour l'achat de vélos électriques, du raccordement d'habitations et d'équipements publics à nos deux réseaux de chaleur, celui de notre centrale de thalassothermie du Parc de la Navale et celui de l'usine d'incinération des déchets de Lagoubran, des rénovations thermiques de 2500 logements à Berthe, de notre collecte des végétaux verts remplaçant leur brûlage, des limitations de vitesse sur nos voies urbaines, des efforts de nos acteurs économiques, notamment avec le plan de déplacement inter-entreprises de l'Association pour le développement des entreprises de l'Ouest toulonnais, de l'acquisition de vélos électriques pour les déplacements professionnels de nos personnels communaux, de la progression de nos circuits courts, à l'instar des productions maraîchères de notre Domaine de Fabrégas, du traitement des déchets de notre service de restauration scolaire, et plus généralement de nos actions de sensibilisation et d'éducation à la maîtrise des énergies, en direction du grand public, des scolaires et des personnels communaux.
ENCORE D'IMPORTANTES MARGES DE PROGRÈS VERT
On est sur la bonne voie, attestée par le fait que nous avons été la première commune varoise labellisée « Territoire à énergie positive pour la croissance verte ». Il faut mettre à profit les toutes prochaines années pour confirmer – et accroître – cette évolution positive.
D'importantes marges de progrès existent, comme la poursuite du raccordement de bâtiments publics et privés à nos réseaux de chaleur, la rénovation de l'habitat dans le sens d'économies d'énergies, notamment avec le programme de rénovation urbaine du centre ancien, l'adaptation, étudiée par la Chambre de commerce et d'industrie du Var, des quais d'accueil des navires de commerce et paquebots de croisière pour qu'ils bénéficient lors de leurs escales d'énergie par branchements électriques au lieu de celle produite par leurs moteurs thermiques, ou encore du remplacement, à Brégaillon, du transport de fret par Ro-ro camions (transfert maritime de remorques tractées par des camions) par du Ro-ro ferroviaire (wagons embarqués), et, bien sûr, des évolutions attendues des transports en commun, telles que je les évoquais dans un tout récent article.
Chapeau, les jeunes de notre métropole toulonnaise, même si vous nous pointez du doigt, nous les anciens, pour nos erreurs qui causent nos presque irrémédiables traumatismes écologiques !
On me dit que vous êtes des centaines, voire des milliers, de Varois à nous rappeler à Toulon que, en 2050, nous serons morts, mais que vous, vous aurez à subir et gérer nos inconséquences pour que vos propres enfants et petits-enfants, et vous-mêmes, surviviez.
J'espère que, collectivement, quelles que soient les sensibilités des adultes républicains que nous sommes, nous entendrons votre message. Et, si nous ne l'entendions pas, le nez dans le guidon de nos réalités politiciennes qui, même si elles ne font pas partie du quotidien de nombre d'entre nous, pourrissent la vie démocratique de notre nation républicaine, je ne peux que vous engager à ne "rien lâcher", comme vous dites.
On ne peut plus accepter que l'ultra-libéralisme massacreur des équilibres durables de la planète creuse vos tombes, y compris celles des descendants de ceux qui l'entretiennent à leur profit immédiat. Vous avez raison de nous interpeller vivement. Et vous auriez raison de nous tanner le cul si nous continuions à laisser faire. Surtout nous, qui nous prétendons de gauche.