14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 04:36

(On l'a vu ces jours derniers, il nous faut prendre patience pour tirer le meilleur parti de l'ensemble du potentiel du site des anciens chantiers navals.

Après vingt années d'abandon, tergiversations, projets avortés, changements de propriétaires, les premiers éléments d'un plan global de redynamisation ont vu le jour, d'abord sous le mandat d'Arthur Paecht, les autres depuis notre élection en 2008 : le parc urbain est approprié par des milliers de gens, l'hôtel 4 étoiles tourne à plein rendement, l'ascenseur du pont monte et descend pour le plaisir de tous, de nombreux événements culturels, économiques ou festifs rythment la vie de l'Esplanade Marine, les dernières tranches des quartiers résidentiels sont en cours, le casino de jeux ouvrira ses portes en décembre, le permis de construire des neuf salles de cinéma, de l'hôtel et de commerces de culture et de loisirs de "l'Atelier mécanique" sera déposé dans quelques mois, celui d'un important chantier de navires de grande plaisance, "Monaco Marine", l'est depuis le printemps, comme heureux complément dynamisant des entreprises de nautisme de la zone Grimaud.

Sur l'autre rive, au nord, le développement du "pôle mer" des hautes technologies marines se poursuit. Et, en fond de rade, à l'ouest, nous lançons un important projet de rénovation du cœur historique de la commune.

 

LE TRÈS LONG, TROP LONG, TEMPS DE L'AMÉNAGEMENT URBAIN ET PORTUAIRE

Mais le temps de l'aménagement urbain et portuaire est long, le chemin des projets publics est complexe, le contexte économique mondial et morose et peu propice aux investissements privés.

Un premier projet de port de plaisance, porté par un délégataire privé, lancé par mon prédécesseur, n'a ainsi pas pu être mené à bien. Le second, à notre initiative, n'a pas fait mieux. Nous sommes certes déterminés à relancer sans délai un nouveau programme, cette fois en meilleur partenariat avec l'autorité portuaire, l'agglomération et la Chambre de commerce, voire d'autres, mais que de temps écoulé !

Mais ce qui est encore plus déroutant, c'est l'attitude gratuitement destructrice d'une partie des acteurs politiques de la droite seynoise...

 

AUX OBSTACLES DE PROJET S'AJOUTENT LES CHAUSSE-TRAPPES POLITICIENNES...

Quel intérêt ont-ils eu à s'opposer en 2014 au projet du complexe de neuf salles de cinéma qui va voir le jour dans la structure de "l'Atelier mécanique", faisant ainsi perdre plus de six mois à sa réalisation, et m'obligeant à aller plaider notre dossier auprès d'une instance nationale qu l'a validé à l'unanimité ?

Et quel sens donner à la charge violente qu'ont menée les deux chefs de file du groupe UDI-Les Républicains du conseil municipal lorsque, défendant l'intérêt de La Seyne qui ne peut plus attendre que l'attributaire de la délégation de service public se décide à se mettre au travail, j'ai dû proposer aux élus, après avoir fait preuve de beaucoup de patience, de mettre un terme au partenariat avec cet opérateur privé dont nous attendions depuis plus d'un an qu'il tienne ses engagements et engage le chantier ? En quoi des propos railleurs, acerbes et discourtois à notre encontre, affirmant que nos cadres et élus chargés du dossier ont fait preuve d'une coupable incompétence, peuvent-ils être dynamisants ? Tout ça pour, finalement, n'avoir pas voté contre ma proposition ! L'absence de certaines des leurs à cette réunion du conseil municipal atteste fort heureusement d'une certaine gêne de se livrer à pareille façon de prendre part à l'activité publique.

 

ILS N'AIMENT PAS LA SEYNE !

L'une de nos adjointes a émis une hypothèse : celle que ces gens-là, au fond, n'aiment pas La Seyne. Je partage, ou au moins je dirais qu'ils s'en moquent ; c'est la seule explication que je peux trouver à cette attitude négative de principe, qui semble ne viser qu'à jeter le discrédit sur la commune, sur ses élus et ses fonctionnaires, et sur tous ceux qui leur permettent de mener des projets, y compris les responsables de leur propre sensibilité politique, depuis l'équipe d'Arthur Paecht qui a conçu le projet et négocié la possibilité de le réaliser auprès de l'autorité portuaire qu'était le département, jusqu'aux majorités de droite de l'agglomération et du conseil départemental d'aujourd'hui qui, elles, continuent à notre demande à autoriser nos réalisations sur leurs domaines portuaires, parce qu'elles savent que ça profite aux habitants de toute la Rade.

J'ignore ce qu'en pensent les leaders de la droite républicaine du Grand Toulon, mais l'extrême-droite, elle, aux aguets à défaut de formuler des propositions utiles, aura apprécié ces coups de main politiciens.

Les Seynois, quant à eux, citoyens en attente de travail, de services et de loisirs, commerçants, chefs d'entreprises, navrés comme moi à chacun des obstacles gratuits mis en travers de la voie du développement, sauront faire la part des choses. Certaines avancent bien, d'autres connaissent des freins, la détermination demeure.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 03:24

Un nouveau terminal de croisière verra donc le jour avant l'été 2016 sur le littoral seynois, doté de services d'accueil, d'un site d'embarquement, d'un marché provençal, et d'espaces dédiés au stationnment des cars. C'est le fruit d'une heureuse coopération entre la commune et la Chambre de commerce et d'industrie du Var, cette dernière assumant la totalité de l'investissement, pour plus d'un million et demi d'euros, les services communaux de l'urbanisme accompagnant avec diligence le projet pour que son architecture s'intègre avec bonheur dans le paysage portuaire et littoral.

Ce partenariat s'inscrit dans la suite de celui qui s'exerce depuis près de cinq ans entre la collectivité locale et l'institution consulaire pour que le territoire tire le meilleur parti de l'opportunité de l'accostage des bateaux de croisière.

 

LA MAIRIE S'IMPLIQUE AUX COTÉS DE LA CHAMBRE DE COMMERCE

Ce fut, dès le début, la mise à disposition de personnels communaux bilingues pour aider à l'accueil sur le quai, l'aide aux aménagements des accès, l'édition d'un dépliant en quatre langues, la mise en service de bus municipaux pour permettre aux crosiéristes de venir en centre-ville ou prendre les bateaux-bus vers Toulon. Puis la signalétique urbaine bilingue, les autorisations données pour que circule un petit train touristique et que s'installe un loueur de bicyclettes, ou l'installation d'une antenne avancée de l'office de tourisme intercommunal.

On comprendra que les aménagements urbains nécessaires pour que les passagers ne déambulent plus vers le centre dans un espace peu attrayant qu'est celui d'une friche industrielle en attente de reconversion doivent patienter encore un peu. Lorsque seront terminés les chantiers du casino, des espaces portuaires et de "l'Atelier mécanique", on pourra enfin parachever d'agréables cheminements piétons le long du littoral des anciens chantiers.

Ce qui n'empêche pas, pour l'heure, de donner place à l'effort de promotion du territoire. C'est ce à quoi s'emploie Christian Pichard, notre adjoint en charge du tourisme et de la promotion de la ville, nos services et ceux de l'office intercommunal du tourisme, ainsi qu'il l'a expliqué ces jours derniers en répondant à une interview du site Internet d'information "TV-83", annonçant notamment le premier salon de la croisière prévu à La Seyne le 26 septembre prochain...

Mais la route est encore longue, et trop parsemée d'embûches...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 03:39

Les "vieux" de la construction navale seynoise n'avaient sûrement pas imaginé que le môle d'armement des anciens chantiers allait connaître une belle et utile seconde vie, près de trente ans après la cessation de leurs activités industrielles. En l'orientant grosso modo sud-est—nord-ouest, donc face aux vents dominants de chez nous, le mistral, l'eissèra et l'autan, ils se sont bien sûr facilité la vie quand il s'agissait d'y amarrer les gros bateaux sortis des formes de construction afin de réaliser leur armement, c'est-à-dire y installer les équipements nécessaires à leur fonctionnement, une fois que, pour faire une analogie avec la maçonnerie, le "gros œuvre" était achevé.

Mais ils ne pouvaient prévoir que c'est précisément leur décision de bon sens, alliée à leur choix de disposer d'un tirant d'eau confortable porté à dix mètres pour armer les très gros navires qu'ils construisaient, qui a permis de séduire les commandants des paquebots géants, ravis de pouvoir, dans une rade protégée, accoster avec autant d'aisance que pour garer une petite Smart.

 

LA PREMIÈRE PIERRE D'UN TERMINAL DE CROISIÈRE

Mes camarades de la CGT des ports de Marseille ne m'en voudront pas d'ajouter avec une pointe d'humour que, il y a quelques années, c'est l'opportunité d'un de leurs mouvements de grève conjuguée à une séquence de fort mistral qui nous a permis de proposer qu'un paquebot de fort tonnage, ne pouvant accoster au port phocéen, soit dérouté vers La Seyne. Et le bouche à oreille entre commandants de ces grosses unités a fait le reste, chacun vantant à un autre la facilité d'abord du quai.

Et ce sont aujourd'hui des dizaines d'escales, et même des têtes de ligne partielles, qui rythment chaque année la vie du vieux môle trop longtemps endormi après la fin de vie de nos chantiers navals. Au point que nous avons, avec la Chambre de commerce et d'industrie du Var, concessionnaire du site, scellé début juillet la première pierre d'un nouveau terminal de croisière qui sera livré avant l'été 2016.

C'est une nouvelle pièce d'un puzzle vertueux de reconquête économique, sociale et patrimoniale de notre littoral, qui vient d'être posée.

Mais, on le verra les jours prochains, rien n'est vraiment simple...

 

J'ai chipé la photo de la pose de la première pierre sur l'excellent site "Le marin" qui ne manque jamais de promouvoir les projets et réalisations de notre rade...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 10:52

Vite, il ne reste que quelques heures ! C'est à demain qu'est fixée la limite du dépôt auprès des services fiscaux des dossiers pour les commerçants de nos quartiers populaires souhaitant bénéficier d'exonérations.

L'État a en effet transformé les Zones franches urbaines en "territoires entrepreneurs" pour continuer à soutenir la dynamique économique et l'emploi, mais il a également ouvert des possibilités d'aide pour les acteurs économiques des autres quartiers prioritaires.

Nous avons ainsi obtenu, tant pour notre quartier Berthe que pour notre centre ville, ce qui n'était pas le cas antérieurement, que les commerçants de proximité, sous certaines conditions, bénéficient d'exonérations d'impôts sur leur activité et de taxe foncière sur leurs propriétés bâties.

C'est là une réponse à une demande récurrente qui était faite de voir le cœur historique de La Seyne, comme notre grand ensemble d'habitat social du nord de la commune, bénéficier de soutiens incitatifs pour aider à la redynamisation commerciale et à l'emploi, de la même manière que les entreprises situées en zone franche.

Alors, même si l'État, la Ville et la Chambre de commerce ont largement diffusé l'information, il me semblait utile de le rappeler pour que les intéressés ne manquent pas le coche du 31 juillet !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 13:25

J'ai dû, à mon grand regret, proposer ce mardi au Conseil municipal de résilier la délégation de service public (DSP) par laquelle la commune avait confié à une entreprise la charge de réaliser et d'exploiter un port de plaisance de 600 anneaux. Mais l'affaire s'est avérée aussi compliquée que pour le premier projet de port qu'avait lancé mon prédécesseur Arthur Paecht, et, après avoir patienté depuis fin 2013 pour donner toutes les chances à notre délégataire d'entamer la mise en œuvre de son programme, après l'avoir maintes fois sollicité, aidé, accompagné, incité, puis mis en demeure, force a été de reconnaître qu'il ne parvenait pas à obtenir de ses partenaires financiers le bouclage budgétaire de son projet. Notre conseil municipal a donc dû se résoudre, à contrecœur mais pour défendre les intérêts de La Seyne, à mettre un terme à notre partenariat.

Mais je ne veux jamais être défaitiste et je suis convaincu, ainsi que je l'ai exposé, que cette regrettable situation permettra une fois de plus à La Seyne de rebondir, tant le potentiel littoral de notre commune est un atout majeur pour l'ensemble du territoire entourant la Rade de Toulon.

Je livre aux visiteurs de mon blog le propos que j'ai tenu à l'appui de la présentation de la délibération...

 

"La décision proposée ce jour au Conseil municipal est lourde de sens et difficile à prendre.

"Lourde de sens, car il est bien évident que, quels que soient les arguments techniques développés et appuyés, les jeux politiques – mais il faut que l’opposition joue son rôle —, il ressortira sûrement de notre débat que la décision prise sera mauvaise. Mauvaise si l’on décide de maintenir le contrat ; mauvaise si l’on décide de le rompre.

"Puisque certains de nos collègues des oppositions font parfois des jeux de scène, nous écouterons donc peut-être tout à l’heure leurs avis qui viseront à jeter l’anathème sur l’équipe majoritaire : « on vous l’avait dit », « on le savait et vous n’avez rien fait », « y a qu’à, faut qu’on ».... Je connais... pour l’avoir moi-même, à leur place, déjà pratiqué.

 

LA RELATIVITÉ DE TOUT ÉCHEC

"Je rappelle toutefois que nous n'avons pas trop de leçons de savoir-faire à recevoir : sur les grands projets structurants engagés (le casino, l'Atelier Mécanique, le PRU de Berthe dont ce qui sert à tous les Seynois, et au-delà, par exemple la médiathèque et les entrées ouest de la ville, d'Auchan au carrefour de Lattre, le crématorium, le quartier de Porte Marine, la cuisine centrale, le domaine de Fabrégas, les places Bourradet et des Seynois de la Mission de France, le complexe sportif Léry), seul le port n’aboutit pas, et je le déplore pour la deuxième fois puisque le premier projet d'Arthur Paecht a connu le même sort. En taux de réussite, on n'est certes pas à 100%, mais on n'en est pas loin, ce qui relativise la notion d’échec.

"Et ce d’autant plus que, si je raisonne sur le plan comptable et financier, la seule vraie opération intéressante pour la collectivité elle-même sur le plan des recettes reste le casino.

"Et puis, en matière d’échec, je regarde aussi autour de moi : la zone d'activités de la base aéronavale de St-Mandrier, c’est tout de même plus de dix ans d'avancées et de reculs avant de parvenir à la réalisation du beau projet que l’on connaît, mais enfin 10 ans quand même ; la "dalle des ferrailleurs" que les Toulonnais siégeant aujourd'hui ici connaissent bien, c’est 30 ans ; quant au tram, même plus on n'en parle. Je rappelle pour mémoire qu’au milieu des années 70 est créé le SITCAT pour travailler sur la traversée de Toulon et le transport en commun, que le SITCAT a été absorbé par TPM en 2002 et qu’enfin, peu ou prou, on en est toujours au même point... hormis à La Seyne où 4,5 des 6 kilomètres de voie dédiée ont été réalisés par la commune elle-même à la fin des années 90.

 

IL DOIT Y AVOIR UN APRÈS

"Je le disais en introduisant mes propos, la décision est lourde de sens car, une fois que techniquement — en l’occurrence juridiquement — la décision est mure, une fois que l’on décide de ne plus faire, que se passe-t-il après ? Et c’est essentiellement de ce point de vue-là que notre discussion en Conseil municipal a un intérêt.

"La question est simple, mais y répondre est complexe et sérieux : est-ce que la poursuite d’un projet de création d’un port de plaisance est toujours opportune ou pas ?

"Si c’est oui, alors il n’y a pas à tergiverser, relançons une procédure de délégation. On achève la seconde. Une troisième, pourquoi pas ? Est-ce que l’on garde les mêmes conditions ou pas ? Comment le veut-on, ce port, si tant est que chacun ait une idée sur la question ? Une nouvelle délégation de service public, ce n’est pas compliqué : on retouche à la marge le cahier des charges de la précédente, comme l'a fait pour celle-ci, on actualise et on repart.... J’aimerais simplement savoir, sur ce type de démarche, que l’on me dise à quel moment on est ou pas compétent ou incompétent politiquement. Il n’y a guère que ceux qui n’ont jamais passé de marchés publics ou de DSP qui pensent que l’on peut faire ce que l’on veut !

"Si c’est non, en revanche, s’il n’est pas opportun de relancer une DSP, la question de la plaisance mérite d’être discutée. Alors discutons.

 

LES PORTS DE PETITS BATEAUX SONT-ILS RENTABLES ?

"Moi, vous le savez, je ne suis pas un marin. Lorsque je suis arrivé en 2008, une procédure avait été lancée qui patinait au point que j’ai dû me résoudre à rompre le contrat de délégation négocié par mon prédécesseur, quasiment pour les mêmes motifs qu’aujourd’hui. Je ne suis pas marin mais je commence à comprendre que, manifestement, et paradoxalement peut-être, les ports de plaisance ont des difficultés à trouver des financeurs... du moins, quand je dis ports de plaisance, on est bien d’accord, il s’agit de ports pour l’accueil de bateaux de moins d'une quinzaine de mètres. Finalement, c’est le lieu commun, le bateau de presque Monsieur-tout-le-monde, la plaisance presque démocratisée (et encore, je me le demande...), ce type de clients ne paraît pas intéresser. Je vais vous faire une confidence : le syndicat Ports Toulon Provence lui même, l’autorité qui gère les ports, les Chambres de commerce d'ici et d'ailleurs, qui sont concessionnaires ça et là, disent que, sauf à disposer de beaucoup de places à sec, les ports de petits bateaux, au minimum ne sont pas rentables, au pire sont coûteux. Faut-il donc relancer une DSP pour un port de plaisance dont le format resterait celui propre à l’accueil de la petite et moyenne plaisance, en prenant le risque, une fois encore, de ne trouver personne, ou de trouver quelqu’un qui aurait du mal à ficeler un plan de financement ? Pourquoi est-ce que notre délégataire SIFA n’est pas parvenu à trouver un ou des partenaires financiers ? Après deux échecs, je me demande si, pour un délégataire, cette affaire est vraiment jouable sur le plan économique...

"Autre élément, après l’économie du port de plaisance et la question de la cible (petits, moyens, grands bateaux ?), se pose la question du succédané à la plaisance traditionnelle....

"Qu’est-ce que l’on constate sur notre territoire, et au-delà, au niveau de la Rade ?

 

UNE DONNÉE NOUVELLE : LA GRANDE PLAISANCE DANS LA RADE TOULONNAISE

"Premier constat : on m’a suffisamment attaqué sur le sujet, mais les faits sont têtus, et, malgré les conditions d’accueil, j’ai été le premier à tenter l’aventure de l’accueil de la grande plaisance sur nos quais. Tout le monde a beau jeu maintenant de dire qu’il y avait pensé, et qu’il faut y aller, mais en 2008-2009, c’est à La Seyne que les premiers bateaux sont arrivés.

"Deux incidences :

"- la première est qu’il faut assurer une qualité de service à forte valeur ajoutée si l’on veut garder les clients. Hélas, nous n’avons pas les moyens d’investir ; plus précisément, les banques ne croient pas que ce projet mérite de s’y attarder pour construire un plan de financement. Donc, l’accueil reste moyen... Ajoutons à cela une petite dose de guerre concurrentielle, soit institutionnelle, soit avec les entreprises privées qui tendent d'investir ce secteur, et l’activité baisse. Je reste néanmoins convaincu qu’il ne tient pas à grand chose pour parvenir à la stabiliser. Là encore, le syndicat PTP, avec lequel nous parvenons à travailler avec plus d’intelligence que jusque-là, a des propositions à nous soumettre qui peuvent en effet être discutées.

"- la deuxième incidence, c’est le constat que la grande plaisance à La Seyne et sur l’ensemble de la Rade est une nouvelle réalité économique avec laquelle il faut composer. A ce jour, la grande plaisance, c’est différents lieux d’accueil et deux chantiers, plus un, très important, qui est à venir chez nous.

"Je me dis donc qu’il y a sûrement là quelque chose dont il faudrait tenir compte en essayant de se donner les moyens d'un travail collectif, c’est-à-dire associant l’ensemble des acteurs institutionnels et privés.

 

LA CROISIÈRE PEUT-ELLE ÊTRE UNE DYNAMIQUE POUR LE LOCAL ?

"Cela, c’est le premier constat. Le second c’est le développement de la croisière.

"Chacun le sait, la Ville n’a rien demandé et j’attends toujours, en ce qui me concerne, des éléments tangibles en termes de retombées économiques.

"Je veux bien entendre que chacun porte une part de responsabilité. Mais je voudrais aussi que chacun prenne conscience que la Ville seule ne fera rien sans contrepartie. Que des cohortes de touristes viennent, c’est très bien. Mais ce n’est pas à nous à tenir les commerces ! Ce n’est pas à nous à nous coltiner l’ensemble des investissements nécessaires à un bon accueil, pour que les touristes partent ailleurs ! Je trouve qu’il serait tout de même cocasse que l’on subisse tous les désagréments sans qu’un effort soit fait en retour pour notre ville.

"Cela étant dit, je reste lucide et je continue à penser que la croisière, pour autant qu’elle soit organisée un peu différemment, est une chance, à la fois pour nous, Seynois, et pour la Rade.

"Ainsi donc, s’il faut redéfinir un nouveau projet pour notre site, alors pourquoi pas trouver un espace supplémentaire pour la croisière... Mais là encore, j’insiste, cela ne peut être que sur la base d’un projet collectif porté par tous les acteurs de la Rade. Nous avons une richesse patrimoniale évidente. J’ai déjà appelé de mes vœux l'élaboration d'un vrai projet de mise en valeur de cette richesse élaboré avec l'ensemble de nos partenaires. Sans quoi, ce n’est pas seulement La Seyne qui y perdra... surtout que, pour l’heure, elle n’y gagne pas grand-chose, mais bien le territoire de toute notre Rade.

 

RASSEMBLER TOUS LES ACTEURS, PUBLICS ET PRIVÉS, AUTOUR D'UN PROJET

"Et c’est le dernier point que je voudrais aborder avant de laisser la parole. L’avenir, c’est bien la Rade avec une Seyne moteur de ce développement.

"N’en déplaise aux esprits chagrins, mon prédécesseur le disait déjà, l’avenir du Grand Toulon passe nécessairement par La Seyne. Il suffit pour s’en convaincre de regarder comment les acteurs économiques occupent l’espace public : Brégaillon, d'une part, le site des anciens chantiers, des Mouissèques à Bois Sacré, d'autre part. Dans nos alentours, nulle part ailleurs que chez nous, l’activité économique ne se développe et se structure aussi vite, alors même que nous sommes en période de crise.

"Ports Toulon Provence, que j’ai rencontré ces derniers jours, la Chambre de Commerce avec laquelle nous travaillons étroitement, les vice-présidents de TPM, dont celui des transports avec l'équipe duquel nous avons hier encore passé plus de trois heures sur le plan de déplacements urbains, l’agence d’urbanisme de l'aire toulonnaise, l’Etat, les entreprises de Brégaillon et de Grimaud, tous sont convaincus avec nous qu’il faut maintenant arrêter de se regarder le nombril et travailler de concert : car l’échec de La Seyne, ce serait celui de Toulon ; sa réussite, ce serait celle de TPM dans son ensemble, et de ses habitants par la dynamique créatrice d'emplois !

 

D'UN MAL, FAIRE UN BIEN

"Je pense donc qu’il faut se poser la question : la fin de la DSP n’est peut être pas aussi dramatique si, par cette fin — que je déplore réellement... je préfèrerais inaugurer l’installation —, nous sommes capables de redéfinir un projet global pour la Ville et, par elle, pour notre agglomération.

"Il y a matière à recomposer de l’activité autour de quatre grands axes : l’industrie et la haute technologie marine sur Brégaillon, le grand yachting sur les littoraux de La Seyne, de Toulon et de St-Mandrier (hivernage, maintenance), la croisière sur La Seyne et Toulon avec un vrai projet touristique (la mise en valeur des forts par exemple, il y a une belle histoire à raconter à nos visiteurs sur ce thème), enfin la plaisance, sur les ports de la Rade, dont ceux de La Seyne, du port historique jusqu’à la Petite mer.

"A cet effet, si la majorité en est d’accord — et, pourquoi pas, les autres aussi —, je proposerai une entrée en matière par l’organisation d’une table ronde avec l’ensemble des acteurs, publics et consulaires, dès le mois d’octobre. Je soumettrai ensuite au Conseil une convention d’études avec la Chambre de Commerce et PTP pour définir le cadre d'un nouveau projet. Celui-ci prendra appui sur le début du travail de réhabilitation de l'Atelier Mécanique qui devrait démarrer en fin d'année par le dépôt du permis de construire... si l’on n'est pas déféré entre temps par quelque empêcheur de développer...

"La parole est à l’Assemblée..."

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 15:15

Bien sûr que je comprends la détresse de ce restaurateur de notre port de plaisance qui a affiché cette pancarte sur sa vitrine. Et bien sûr que ça me navre.

Mais, enfin, si la commune et son maire peuvent, pourquoi pas, porter une part de responsabilité, il serait juste, une fois la colère passée, de ne pas s'en tenir à un simple "Vuillemot-m'a-tuer"...

Il faut toujours rendre à César ce qui lui appartient.

D'abord, il faut savoir que le môle d'armement où accostent les grands paquebots qui nous honorent cette année de 70 escales ne relève pas de la compétence de la Commune, mais du Département en sa qualité d'autorité portuaire, lequel l'a confié en concession à la Chambre de commerce et d'industrie du Var, à laquelle adhère peut-être... le restaurateur en difficulté.

 

LA COMMUNE EST ENGAGÉE AVEC DÉTERMINATION POUR LE TERMINAL CROISIÈRES

La Commune aide la Chambre de commerce, qui est très volontaire, depuis la première escale d'un paquebot il y a quelques années, à promouvoir son activité de port de croisière, par exemple en mettant à disposition du personnel communal d'accueil parlant diverses langues, en éditant une brochure en quatre langues, en mobilisant l'office de tourisme intercommunal, en incitant à l'installation d'un "petit train" touristique ramenant les croisiéristes vers les sites seynois, dont le port et le centre ancien, en autorisant un système de locations de vélos ("la bicyclette bleue"), en installant une signalétique urbaine guidant vers le centre ville, en réservant des places de stationnement surveillé à des tarifs préférentiels au parking Martini pour les croisiéristes qui embarquent chez nous, et, dernièrement, en accompagnant, par notre service communal de l'urbanisme, la construction d'une gare maritime moderne et fonctionnelle qui doit entrer en service dans environ un an.

 

LA COMMUNE RECONQUIERT SES SITES ÉCONOMIQUES POUR SON CENTRE

Et la Commune, nul ne pourra le lui enlever, a mobilisé ses forces et celles de ses partenaires privés, pour engager la reconquête du site des anciens chantiers navals, dans le but d'attirer vers le cœur de ville les passagers des paquebots, avec notre port, notre parc urbain et ses animations, notre pont levant et son ascenseur, un hôtel 4*, notre casino qui ouvrira ses portes à la fin de l'année, notre atelier mécanique dont la réhabilitation offrira d'ici fin 2018 un complexe de cinéma, un hôtel, une résidence de vacances et des commerces de bouche, de culture et de loisirs, nos quais à vocation d'accueil de voiliers, ce qui, changeant d'image une ancienne friche industrielle, doit contribuer à la redynamisation de l'ancien centre.

Et la Commune s'implique dans le soutien aux entreprises d'industrie, de haute technologie, de recherche et de développement autour de l'économie maritime de la zone portuaire de Brégaillon, dont les milliers d'employés, à quelques centaines de mètres du port, sont autant de clients potentiels des commerces du centre.

 

LA COMMUNE AGIT POUR LA RÉNOVATION ET LA SÉCURITÉ DE SON CENTRE

Et la Commune, nul ne pourra le contester, a obtenu que le cœur historique soit classé "Zone de sécurité prioritaire" pour que la police dispose de moyens supplémentaires, pour que des caméras de surveillance soient installées, pour que des patrouilles des polices municipale et nationale conjuguent leurs efforts afin d'assurer la tranquillité publique, et pour que des éducateurs assurent de la prévention.

Et la Commune, nul ne pourra dire le contraire, a sauvé des horodateurs d'un opérateur privé le millier de places de stationnement de son centre ancien et instauré une tarification et des abonnements parmi les moins chers du Var au parking Martini, obtenu de nouvelles dessertes de bus ramenant vers le cœur urbain, l'embellissement de ses voies d'entrée de ville conduisant au centre depuis la Pyrotechnie, et une première phase de prolongation de la piste cyclable qui mène aux quartiers anciens depuis le pôle de compétitivité maritime de Brégaillon.

Et la Commune a obtenu que le centre ancien bénéficie dans les mois à venir, au titre du Nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU), des aides de l'État, de la Région, du Département, de l'agglomération TPM, et d'une dizaine d'autres organismes, en appui pour sa rénovation et sa redynamisation culturelle, sociale et commerciale.

Et la Commune, ce qui ne s'était jamais produit antérieurement, s'engage comme jamais sur la vieille ville, en organisant des animations, en y mobilisant prioritairement ses services pour la propreté, un meilleur éclairage public, des décorations urbaines, un chemin du patrimoine, une nouvelle organisation des marchés, pour accompagner l'association des commerçants en difficulté, en éditant des brochures de promotion des activités et des commerces, comme la toute dernière où figure la liste des commerces de bouche, dont... celui du restaurateur auteur de l'affiche... 

 

MAIS LA COMMUNE N'EST PAS RESPONSABLE DE TOUT

Mais le maire n'est responsable, ni de la crise économique qui touche des millions de gens du monde entier qui consomment moins qu'avant, ni du fait que les croisiéristes trouvent une kyrielle de restaurants et de lieux de loisirs à bord des paquebots, ni du fait que les armateurs choisissent les opérateurs de tourisme qui vendent à bord des excursions en autocars qui, ignorant l'Ouest-Var, ignorent a fortiori les quais de La Seyne.

Mais le maire n'est responsable, ni des abandons de projets structurants, comme le tramway dépendant de l'agglomération TPM, ni du report aux calendes grecques par la même intercommunalité de la mise en service de la ligne de bateaux-bus devant ramener vers notre vieux port les résidents et vacanciers depuis Saint-Mandrier et nos quartiers sud, ni du fait que la réalisation du parking des Esplageolles, désormais devenu "parc relais" pour les usagers des transports en commun de Réseau Mistral, prend quelque retard, ni du fait que l'État, du temps de M. Sarkozy, a rejeté pour des raisons de basse et vile politique, le projet du Programme national de rénovation des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), pourtant classé n°1 par la commission d'instruction, qui aurait pu permettre de démarrer dès 2009 un plan de réhabilitation du centre ville.

Mais le maire n'est responsable, ni des incivilités des résidents qui sortent leurs poubelles sans respecter les heures de dépôt, ni de celles des automobilistes qui abusent des places de stationnement en zone à durée limitée, ni des propriétaires qui laissent à l'abandon leurs immeubles et se comportent en "marchands de sommeil" indélicats, ni des brigands qui, jouant au chat et à la souris avec la police, viennent commettre dans nos vieilles ruelles des actes délictueux et criminels, autant d'éléments aggravant le sentiment d'abandon, voire d'insécurité, qui nuit à notre image et entrave l'activité commerciale.

Mais le maire n'est responsable, ni du fait que les commerçants, malgré les efforts de certains qui s'essoufflent, peinent depuis des années à s'organiser, suffisamment nombreux, collectivement et solidairement, dans le cadre de leur association, ni du fait que certains commerces peu engageants "tirent vers le bas" l'image de l'ensemble, ni que d'autres hésitent à assurer une amplitude horaire d'ouverture créant une dynamique vertueuse.

 

Alors, bien sûr, j'ai peut-être une part de responsabilité qui justifie la pancarte illustrant cet article. Mais je ne crois pas, franchement, devoir tout assumer. Et, sans rancune aucune, je souhaite bonne dynamique, en espérant qu'il soit encore temps, au restaurateur auquel, lorsqu'il s'est installé, nous avions proposé, comme aux autres nouveaux venus, de promouvoir son commerce par notre magazine municipal "Le Seynois". Et qui l'avait refusé.

 

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 07:21

Regardons le bon côté des choses. La situation est préoccupante, le désespoir guette. Mais les gens y croient encore. À l'issue d'une importante rencontre tenue il y a deux semaines avec une soixantaine de commerçants du centre ville, plusieurs groupes de travail associant la commune et les acteurs économiques du cœur de ville ont été dégagés. Il ne s'agira pas de palabrer l'infini, mais de dégager des pistes concrètes d'amélioration de la vie urbaine, dont beaucoup sont envisageables dans le court et le moyen terme.

 

IL Y A DES CHOSES À FAIRE DANS L'IMMÉDIAT

Les constats sont désormais partagés. Sans moyens considérables dont on ne dispose de toute façon pas, des mesures doivent pouvoir être prises sans tarder. Elles touchent à la qualité du cadre de vie, avec la nécessité d'améliorer la propreté, l'éclairage public, la voirie ou le mobilier urbain. Elles concernent l'amélioration des marchés, avec une probable nécessité de "relocalisation" du marché forain, d'amélioration de la qualité des produits et des stands ou de respect des règlements. Elles se rapportent au stationnement, avec un travail à engager pour améliorer encore le fonctionnement du parking Martini, pour revoir les zonages de brève et moyenne durée, pour faire mieux respecter la règlementation. Elles ont trait à la sécurité et au sentiment d'insécurité. Elles sont relatives aux démarches administratives à simplifier pour l'amélioration des façades et devantures. Elles se rapportent à l'animation commerciale souhaitée plus régulière, au besoin de lieux et temps plus nombreux d'animations culturelles, et à la professionnalisation de cette dynamisation pour gagner en qualité.

 

PLUS GLOBALEMENT, SUR LE MOYEN TERME

Sur le moyen et le plus long terme, les objectifs d'amélioration de l'habitat doivent être poursuivis pour attirer de nouveaux habitants dans le centre, la lutte contre la désertification commerciale doit s'accentuer, avec la requalification d'espaces publics, dont le port, vitrine du cœur de ville, avec l'obtention de moyens permettant l'exercice du droit de préemption communal sur les cellules commerciales. Les efforts visant à améliorer l'image du centre doivent être partagés entre les commerçants et la puissance publique, avec des initiatives telles qu'une "charte de qualité du commerce" ou un effort promotionnel touristique, en particulier en direction des passagers des navires de croisière.

 

CHACUN DOIT S'Y METTRE, EN FONCTION DE SES COMPÉTENCES

Les axes sont tracés. Des groupes de travail sont constitués. Des rendez-vous sont pris. Dans les jours qui ont suivi cette rencontre des commerçants autour d'un "petit déjeuner de travail", les cadres de la mairie ont été réunis autour des élus concernés et de ma chargée de mission. Des orientations ont été données, avec des objectifs concrets à atteindre pour 2015, dans des domaines aussi divers que l'amélioration du cadre de vie, la mobilisation des animations et faits culturels sur le centre historique, la facilitation des démarches pour les acteurs du commerce, l'affinement du diagnostic de la situation, ou encore la recherche de financements et de partenariats avec les institutions compétentes. Car n'oublions pas que la commune, si elle veut à juste titre jouer un rôle d'impulsion, n'a pas l'action économique dans ses attributions !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 10:48

http://www.newquest.fr/blog/wp-content/uploads/2011/06/boncotedeschoses.jpg"Regardons le bon côté des choses !". C'est, en substance, le message que m'a adressé un ami pharmacien du centre ancien de La Seyne, quelques heures après... avoir été agressé, ainsi que ses personnels et ses clients, par un individu armé au sein de son officine !

Alors que, même si je sais les mots bien dérisoires en pareille circonstance, je lui témoignais compassion et soutien, imaginant son mal-être, son inquiétude et sa colère après un tel événement, voilà qu'il me répondit en louant la rapidité et l'efficience de l'intervention des policiers municipaux qui ont interpellé la personne, de même que la qualité de l'écoute des policiers nationaux qui ont recueilli sa plainte et vont instruire le dossier.

 

IL Y A DU BON, ET IL FAUT LE DIRE ET SE LE DIRE

Il faut que je le dise haut et fort. Oui, nos fonctionnaires de l'État et de la commune remplissent bien leurs missions. La collectivité leur doit reconnaissance. Et oui, tout ne va pas mal dans notre commune, même si, avec de telles situations, le sentiment d'insécurité ne peut qu'être conforté. N'écoutons pas seulement les grincheux qui se plaignent de ne pas voir assez d'agents, ou qui trouvent leur présence trop prégnante, qui se lamentent des verbalisations excessives, ou du manque de verbalisation...

Hasard du moment, je lisais le même jour dans la presse locale le commentaire d'un autre ami acteur économique du centre ville, le gérant de l'hôtel Kyriad, qui relevait que "ce que [ses] clients apprécient le plus, c'est la vue dégagée extraordinaire que [son établissement] leur offre sur la rade, le port et la ville", notant que "pour des gens venant de l'extérieur, même le centre ancien a du cachet". Un autre encouragement aux opérateurs de la vie urbaine, ceux des administrations publiques, ceux du commerce, ceux des services, ceux qui s'y investissent dans des associations, ceux qui y vivent, ceux qui le traversent, et ceux qui y jouent les chalands.

 

LES INGRÉDIENTS D'UNE DYNAMIQUE NOUVELLE

 Tout ça ne peut que conforter la dynamique qui semble s'instaurer pour une prise en main collective, rapide, et pragmatique du projet central des prochaines années auquel tout le monde veut et doit s'atteler : la renaissance du cœur de La Seyne. Une dynamique qui s'est traduite l'autre lundi après des mois de patiente préparation, lors d'une rencontre où — il y a longtemps qu'on n'avait pas vu ça — plus de soixante commerçants ont répondu à l'invitation que notre nouvelle équipe spécialement dédiée au centre ville leur avait lancée.

Une équipe nouvelle qu'animent notre adjointe spécialement dédiée aux projets pour le centre ancien, Joëlle Arnal, et une très proche collaboratrice, membre de mon cabinet, Sylvie Guérin, que j'ai également chargée de piloter tout ce qui doit être mis en œuvre d'utile, et notamment de mobiliser tous les services communaux autour de cet enjeu majeur pour l'ensemble de la ville.

Il y a du découragement, de la difficulté réelle, un sentiment de solitude. Mais il y une vraie volonté de faire ensemble. Et ça c'est très bien. J'y reviendrai dans un prochain billet.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 05:08

http://www.varprovence-cruise.com/var/ezwebin_site/storage/images/galleries/videos-gallery/toulon/5332-1-eng-GB/Toulon.pngQuinze ans après sa création, le RTE-T, c'est-à-dire le « Réseau Transeuropéen de Transport », est un enjeu fondamental de la construction européenne, dans une perspective d’échanges socioculturels et de développement économique.

Des propositions pour renforcer sa cohérence avec les principaux axes de transport de Provence-Alpes-Côte d’Azur ont été formulées par la Région. C'est ainsi que, ce mardi, comme président de la commission régionale des transports et de l'éco-mobilité, j'accompagnais à Bruxelles Jean-Yves Petit, vice-président de PACA chargé des transports, pour sensibiliser et plaider pour le renforcement des grands ports de la Méditerranée, dont naturellement les nôtres, comme portes d’entrée pour le transport au long cours, mais aussi pour les projets d’autoroutes de la mer, comme notre ro-ro seynois, de part et d’autre de la Méditerranée, depuis Marseille, Toulon-La Seyne, et Nice, vers le Maghreb, la Turquie, la Méditerranée orientale, et également les liaisons fluviales vers le Nord de l'Europe et les infrastructures ferroviaires indispensables.

 

NE PAS OUBLIER LA RÉGION PACA COMME ÉLÉMENT DE L'ARC MÉDITERRANÉEN

Compte tenu de la concentration croissante des flux extra-européens vers le Nord de l’Europe, un rééquilibrage au profit de la Méditerranée du RTE-T est en effet vraiment souhaitable.

L'intégration de l’Arc méditerranéen dans les réseaux européens, avec des projets stratégiques tels que la ligne nouvelle de chemin de fer Marseille-Italie, chaînon manquant du corridor de l’arc méditerranéen entre Barcelone et Gênes, et la liaison avec le nord de l'Italie via le tunnel ferroviaire du Montgenèvre, prennent tout leur sens. Car les ports de Valence, Barcelone, Marseille et Gênes figurent dans le réseau central en tant que nœuds européens multimodaux, et il convient de les relier entre eux. Cela doit permettre également aux 30 millions de personnes habitant dans les régions du Sud de l’Europe de pouvoir se déplacer facilement avec le train.

Et, en ce sens, pour y parvenir, je partage la vision de mon collègue Jean-Yves Petit : “Pour rééquilibrer la forte présence des Régions et des ports du Nord en termes de communication et de promotion de leurs intérêts, il est nécessaire pour les Régions et ports du Sud de l’Europe de s’unir et de s’organiser afin d’être présents mais également de faire valoir la cohérence d’une démarche commune et les atouts de la Méditerranée en tant que portes de l’Europe.
 Le partenariat méditerranéen doit être renforcé et parler d’une seule voix à Bruxelles”.

 

LE "GRAND TOULON" A SA PLACE DANS LA PAROLE DE L'ARC MÉDITERRANÉEN À L'EUROPE

Dans ce contexte-là, le "Grand Toulon", avec notamment le complexe portuaire de Toulon-La Seyne qu'il ne faut pas opposer au "grand cousin" de Marseille, mais considérer comme complémentaire, a un atout majeur à jouer. Si les députés européens, l'État, Réseau ferré de France, ls Voies navigables de France, la Région, la communauté métropolitaine marseillaise, le Grand Port de Marseille, les syndicats des dockers, étaient avec nous cette semaine à Bruxelles pour que nous parlions d'une même voix, il ne faudrait plus que la parole de notre territoire varois littoral et portuaire ne soit portée que par ma seule petite personne, ce qui était le cas l'autre jour à Bruxelles...

Nous sommes dans une communauté de destins qui va de la Catalogne à la Ligurie et au Piémont. Nous commençons enfin, nous Varois littoraux, à considérer qu'il faut cesser de jouer la rive nord de notre Rade contre sa rive sud, avec un premier protocole pour concevoir un schéma global pour le devenir des espaces portuaires et urbains littoraux de Toulon-La Seyne, que le Conseil général du Var, l'agglomération TPM, l'autorité portuaire, la Chambre de commerce et d'industrie du Var, et nos villes de Toulon et La Seyne, votons en ce moment dans nos instances délibérantes respectives. Il faudrait, plus tard mais sans trop tarder, que, tous ensemble, avec nos voisins marseillais et niçois, puis catalans et ligures, et pourquoi pas d'Outre-Méditerranée, nous soyons capables de plaider pour les infrastructures nécessaires à nos développements économiques, sociaux et culturels, à l'échelle de l'Europe de demain. Faute de quoi, nous, riverains de la Rade de Toulon, pourrions rater l'appareillage...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 03:34

http://www.portdetoulon.com/var/storage/images/media/images/unroro3/14032-1-fre-FR/unroro_reference.jpgAu menu de la rencontre organisée ce lundi par la Chambre de commerce et d’industrie du Var, une réflexion collective sur le thème « Les ports, plus que jamais au service de l’économie varoise ». Un sujet qui passionne La Seyne, naturellement. Et sur lequel, avec d’autres acteurs politiques, j’ai été invité à prononcer quelques mots...

 

« Même si les choses vont sans dire, c’est souvent mieux en les disant : lorsque je regarde au quotidien depuis mon bureau les bateaux de France Télécom Marine qui s’en vont réparer ou poser des câbles sur toutes les mers, ceux qui font la liaison entre Istanbul et La Seyne, les grands yachts que l’on accueille depuis maintenant quatre années, les gigantesques navires de croisière, l’activité de notre Réseau Mistral, les pêcheurs qui accostent pour vendre à quai, les voiliers petits et grands, et les carcasses des bâtiments de « La Royale » qui attendent d’être démantelées, je me dis, sans être un expert, qu’il y a là, à n’en pas douter, un impact certain. Et que la mer nourrit des hommes.

« Immédiatement, la question est alors de savoir de quelle nature et de quelle hauteur ?

« Y a-t-il pérennité de l’emploi ? Y a-t-il création d’emplois ? Et pour qui ? Dans quels secteurs ? L’activité maritime elle-même a-t-elle un avenir ? Et en a-t-elle un ici ?

« Ce sont là des questions auxquelles vous, les professionnels, êtes capables de répondre, et à partir desquelles, moi, le politique, je dois proposer quelque chose : des pistes de co-décideur pour une analyse et un projet à partager.

« Et je voudrais livrer trois réflexions principales, fussent-elles modestes et probablement évidentes aux professionnels que vous êtes...

 

L’AUDACE ENTREPRENARIALE ET L’UNITÉ DE RADE

« La première vient de l’expérience vivante, de l’observation.

« Notre Rade, car c’est bien de cela qu’il s’agit, et non pas comme je l’entends encore du Port de Toulon, de la BAN de St-Mandrier ou du Port de La Seyne, notre Rade, donc, est notre patrimoine commun. C’est elle qui nous unis. C’est d’elle qu’est venu l’essor de nos cités (La Seyne l’a appris en 150 années de chantiers navals, même si l’histoire nous a montré le danger de mettre tous nos œufs dans le même panier). Et c’est d’elle encore, notre Rade, que viendra notre avenir. Pour moi, c’est plutôt clair.

« Si aujourd’hui on s’interroge sur le site de Brégaillon, c’est d’abord parce que quelques entrepreneurs audacieux ont relevé le défi de poursuivre une activité quasi ancestrale alors même que la concurrence, notamment avec Marseille, pouvait l’occulter sinon la faire disparaître.

« Il faut le dire ici, et le saluer, l’entreprise privée a été intelligente : la liaison avec Istanbul ne serait peut-être pas ce qu’elle est si un vrai travail de partenariat n’avait été conduit avec les dockers (et, pardonnez le toujours syndiqué CGT que je suis, je me souviens de la belle et utile complémentarité, quand ça coinçait question Europe ou pas Europe face aux pouvoirs publics, chacun à sa place, entre patronat et organisations syndicales).

« Si on s’interroge sur le site de Brégaillon, c’est aussi parce qu’on voit maintenant sa richesse et son potentiel. Un potentiel de développement qui, bien sûr, impacte directement l’emploi, mais, au-delà, qui structure toute une agglomération. Et c’est là ma seconde réflexion.

 

LA SEULE VOIE DURABLE, C’EST LA COMPLÉMENTARITÉ D’ACTIVITÉS

« Je suis toujours « bêtement » interloqué par ce décalage croissant entre, d’une part, la réalité des faits, la réalité de l’activité économique et les difficultés pour ces sociétés qui n’émargent pas au CAC 40, la réalité de ces chefs d’entreprises et de ces travailleurs qui mouillent leurs chemises, et, d’autre part, le rôle de nos bureaucraties, de nos administrations qui, souvent, se parent de leurs suffisances de « sachants », à défaut d’être capables de composer et simplement d’organiser une activité avec les acteurs principaux que sont les « faber », c’est-à-dire ceux qui font : ici CNIM, Foselev, Océanide, les messageries varoises, Monaco Marine et les autres de Grimaud, et toutes les autres d’ici ou là, grandes et petites...

« Je ne vais pas ici refaire étalage de la peine avec laquelle certaines de nos institutions, sans doute animées de louables objectifs, compliquent plus les choses qu’elles ne les améliorent.

« On le voit encore maintenant avec la restructuration de Brégaillon et de Grimaud, et les épisodes ubuesques de la mise en place de la zone de sécurité.

« Je ne vais pas plus faire état du comportement de ces mêmes institutions qui, sans doute par zèle politique, en arrivent à faire se battre les montagnes. « Et je sais gré à la sagesse d’Hubert Falco d’être attentif à ce que notre communauté intercommunale solidaire n’y laisse pas des plumes et fonctionne sans heurts.

« Aussi, que ce soit clair une bonne fois pour toutes : il y a de la place pour tout le monde dans notre Rade et, si l’on veut que tout cela fonctionne, la seule voie qui existe, la seule voie durable, c’est la complémentarité d’activités. Mais une complémentarité intelligente, c’est-à-dire équilibrée.

« Je crois que la puissance publique en sortirait grandie si elle manifestait sa capacité à faire un projet structuré, durable, où les équilibres entre les territoires seraient assurés.

« Je ne suis pas contre les ferrys, ou la croisière, ou les yachts, ou les barques de pêche. Je suis pour ! Mais je suis contre la spécialisation. Je ne vois donc pas pourquoi plus La Seyne que Toulon ne connaîtrait d’activités plus ou moins « nobles » ici que là-bas. Et je dirais autant d’une rive que de l’autre !

« Mais il est vrai que cela a aussi un impact, et c’est ma troisième réflexion.

 

DÉPLACEMENTS, INFRASTRUCTURES, FORMATIONS : LE RÔLE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE

« Je crois qu’on ne peut envisager l’avenir économique sans poser aussi les conditions de son développement. Je vise essentiellement ici les transports et les infrastructures.

« Je pense que, si l’on concentre l’activité et qu’on la densifie, sans travailler sur l’infrastructure, et pas seulement portuaire, mais également urbaine, alors on court à l’asphyxie : celle de l’activité, et celle de nos habitants.

« Je suis heureux de constater que ce message est clairement passé dans la réflexion de TPM, puisque c’est précisément l’objet des études qui vont prochainement être lancées. On verra ce qu’elles nous disent, mais, d’ores et déjà, nous devons nous projeter à moyen et long terme…

« Demain notre « agglo », communauté urbaine ou métropolitaine de fait sinon de droit, car rassemblant un bassin de population de quasiment 500.000 habitants, devra être capable d’organiser la circulation des personnes et des biens, rapidement, pratiquement, et en préservant autant que faire se pourra notre environnement.

« Elle devra en outre prévoir des secteurs de vie propres à un habitat digne, des services, de la santé publique, de l’éducation, de la culture, du sport et du loisir, et en veillant à ne pas stigmatiser telle ou telle population ou tel ou tel territoire.

« Elle devra enfin, et j’en terminerai par-là, créer les conditions de l’émergence de filières professionnelles. Elle s’y implique déjà bien, avec son appui à l’université et aux établissements supérieurs, et on le voit aujourd’hui avec le beau succès de Seatech. Et elle doit mieux jouer encore son rôle pour la mobilisation et la mise en synergie autour des enjeux formatifs des autres institutions qui ont compétence en la matière, notamment l’État et la Région, pour tirer le meilleur parti de ceux de nos lycées qui ne doivent pas se désengager des rôles qui leur avaient été dévolus comme « lycées des métiers », et des Centres de formation d’apprentis, à commencer par celui de La Seyne et ses métiers de la mer.

« Vous voyez, pour moi l’impact économique des ports est réel, et il va largement au-delà de l’activité spécifiquement portuaire. Un port, ça structure, pour des générations, les cités, les cadres de vie et l’organisation sociale.

« Et, dans ces périodes de difficultés économiques, nous devons mettre toutes nos chances de notre côté en commençant par consolider ce qui existe.

« Sur la base de ce constat, que nous pouvons et devons partager sauf à rater le train de l’avenir, nos choix politiques d’investissement ne seront que plus clairs. Et la puissance publique aura un peu joué son rôle. »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce

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