15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 04:47

C'est fait. D'ici quelques temps, le camping municipal de La Seyne changera complètement de visage. Finis les alignements de mobil-homes uniformes, place au « vrai camping durable » de pleine nature, sans nuire au confort attendu par les vacanciers du XXIe siècle. Un plus pour la dynamique du territoire...

 

Je suis campeur depuis toujours.

Du bivouac à la caravane et au camping-car, en passant par la toile canadienne, la tente dortoir, la yourte et même l'igloo, en famille, en bande de copains, en « colo », en « camp d'ados » ou en classe de découverte, comme participant, animateur ou enseignant, et même en « université d'été » de mon ancien parti politique, j'ai toujours apprécié la vie simple que procure le camping, autant que possible dans des sites en pleine nature, la convivialité, le vivre-ensemble et les rencontres, l'entraide, la débrouillardise et la coopération.

 

DES CAMPINGS DEVENUS DES CORONS, LA CONVIVIALITÉ ET LA SOLIDARITÉ EN MOINS

Ces dernières années, je vivais de plus en plus mal, un peu de partout en France et en Europe, après la raréfaction des aires naturelles de camping, la transformation des anciens emplacements espacés, herbus, végétalisés et ombragés qu'offraient les campings, en zones d'implantation de « chalets » ou « bungalows », et plus généralement de mobil-homes uniformes et sans âme, serrés les uns contre les autres, réduisant inexorablement le nombre de places dédiées aux tentes, caravanes et camping-cars.

Je notais aussi que, plus les années passaient, moins les gérants acceptaient les groupes d'enfants ou de jeunes, arguant toujours de contraintes imposées par « les normes » pour ne pas avouer qu'ils craignaient des désagréments et désordres que provoqueraient ces « bandes »...

Le camping municipal de La Seyne, à l'orée de la forêt de Janas, ne faisait pas exception. Confié par mon prédécesseur à une grande société privée de tourisme choisie dans le cadre d'une « délégation de service public », il a eu tôt fait de prendre ce triste tournant, les gestionnaires ne comprenant pas que je leur rappelle régulièrement qu'il s'agissait d'un camping de pleine nature et non, comme ils le promouvaient, d'un « domaine résidentiel de plein air ». L'autre camping, privé celui-là, installé en bordure de notre forêt communale, propriété d'un entrepreneur seynois, s'il s'est adapté à la demande de confort qu'attendent certains vacanciers du XXIe siècle, a tout de même bien mieux conservé son caractère de véritable site naturel d'hébergement de loisir.

Je ne blâme pas mon prédécesseur. Il avait certes sûrement fallu en passer par là pour redynamiser le vieux camping municipal vétuste, coûteux en investissement d'entretien, difficilement gérable par une collectivité publique. La société choisie a correctement fait son travail comme c'était attendu d'elle.

Mais de là à transformer un espace de nature en une cité-dortoir rappelant les corons des Hauts-de-France, fût-elle faite de mobil-homes plutôt que de demeures de briques rouges, il y a un pas que je n'aurais pas franchi, me promettant bien que, arrivé au terme de cette délégation de service public, il faudrait revoir complètement le concept !

 

UN CAMPING ÉCOLO, POUR, SIMPLEMENT... CAMPER !

C'est chose faite. J'ai demandé que soit établi un nouveau cahier des charges et, au terme de la procédure validée par le conseil municipal, j'ai remis ces derniers jours les clefs de notre domaine communal à la société Huttopia qui a été retenue par la commission composée d'élus de toutes les sensibilités politiques de notre assemblée locale.

Comme le titre Var-matin, annonçant à sa une « un concept écolo à La Seyne », notre camping municipal de Janas « passe à l'écotourisme » et « joue la carte du développement durable ». Les mobil-homes ont disparu et seront remplacés par des hébergements de bois, des tentes de toile à structure de bois, des emplacements pour tentes, caravanes et camping-cars, et un espace spécialement dédié aux groupes. Le nombre global de places sera considérablement diminué pour « aérer » et intégrer au mieux les lieux de vie dans le domaine forestier.

Complétant harmonieusement l'offre d'accueil en hôtellerie de tous niveaux, y compris de prestige, en plein développement à La Seyne, les villages de vacances, les nombreuses chambres d'hôtes, la nouvelle aire municipale d'accueil de camping-cars qui va être aménagée sous peu entre Les Sablettes et L'Evescat, l'espace municipal d'hébergement de jeunes de l'Espace Accueil Jeunes (EAJ) de Saint-Elme que nous avons réhabilité et remis en service, les deux campings privés de qualité renommée, l'un implanté en forêt à proximité du camping municipal, et le second, dans un autre cadre collinaire, ce nouveau concept de vacances de pleine nature participera assurément à la redynamisation de l'économie du tourisme et des loisirs, et donc à l'emploi.

La collectivité publique, dont le Président de la République se demande, dans une toute récente lettre aux Français, si elle ne devrait pas « supprimer » certains de ses services « qui seraient dépassés ou trop chers pour leur utilité », ça sert aussi à ça : faire vivre un territoire à énergie positive.

 

LE QUOTIDIEN VAR-MATIN EN PARLE...

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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 03:58

On me questionne très souvent sur le sujet. Le projet d'un complexe de cinémas, d'hôtels et de commerces de bouche, de loisirs et de culture, engagé depuis 2009, valorisant l'élément majeur de notre patrimoine industriel qu'est notre « Atelier mécanique », sur le site de nos anciens chantiers navals, va-t-il enfin voir le jour ?

 

Nous bouillons tous d'impatience. Il est vital que les derniers obstacles soient levés et que le chantier démarre. Et il y a de nombreuses raisons à cela.

La Seyne est la seule ville de France de plus de 50.000 habitants à ne pas disposer d'une seule salle de cinéma.

La dynamique qui s'exerce à la fois autour des hautes technologies de notre « pôle mer » et de notre potentiel littoral et balnéaire propice au développement de l'économie du tourisme, de la culture et des loisirs, imposent que nos capacités hôtelières aillent en s'accroissant.

 

UNE RECONQUÊTE ENTAMÉE IL Y A 20 ANS

L'un de mes prédécesseurs, Maurice Paul, et la Chambre des métiers et de l'artisanat du Var ont entamé la reconquête du site de nos anciens chantiers navals avec la construction du Centre de formation des apprentis des métiers de la mer et la réalisation de la zone économique nautique Joseph-Grimaud.

Son successeur Arthur Paecht a poursuivi avec le Parc de la Navale et la mise en valeur du Pont Levant et de la Porte Principale des Chantiers.

Notre équipe a continué avec notre casino de jeux, l'aménagement des quais pour l'accueil des grands yachts, la création du terminal de croisières avec la Chambre de commerce et d'industrie du Var, et l'installation du chantier Monaco Marine.

Le parachèvement de cette reconquête de notre ancien site industriel, presque en plein cœur de ville, est indispensable en matière d'aménagement urbain. Peut-on durablement imposer aux croisiéristes de longer une ruine pour se rendre vers notre centre-ville ? Peut-on différer plus longtemps les aménagements de voirie et d'espaces publics qu'on ne pourra réaliser qu'après l'achèvement des dernières surfaces reconquises ? Peut-on priver à l'infini nos nouveaux concitoyens des résidences du quartier des Mouissèques de l'environnement de rêve que les constructeurs leur ont vendu ? Peut-on supporter encore que ne soit pas traitée la pollution accumulée au cours d'un siècle et demi d'industrie navale ? 

Peut-on longuement, dans un contexte économique morose, se priver du travail offert à des centaines d'employés du bâtiment et des travaux publics appelés à réaliser ce complexe, puis négliger les emplois dont profiteront durablement les deux centaines de futurs salariés des cinémas, des établissements hôteliers et des commerces et services ?

Et, on me pardonnera de l'évoquer un peu égoïstement, peut-on concevoir que perdure un endroit à haut risque alors que, depuis dix ans, je tremble jour et nuit qu'un accident grave n'arrive à un des nombreux intrus ayant pénétré sur le site, malgré les clôtures sept fois réparées sur le budget communal ?

 

TOUTE UNE VILLE EST DANS L'IMPATIENCE

Je suis certain que tous, depuis les 6.000 signataires de la pétition initiée par une association pour réclamer que cessent les entraves au projet jusqu'aux investisseurs qui doivent piaffer d'impatience pour s'engager dans cette belle aventure économique autant que patrimoniale, depuis les aficionados du grand écran jusqu'aux entrepreneurs des sociétés voisines, depuis les gamins de nos quartiers populaires jusqu'aux retraités de nos sites résidentiels, depuis les anciens travailleurs de « la Navale » qui attendent que revivent ces immenses nefs fantômes jusqu'aux jeunes qui n'ont jamais entendu le bruit de la forge et la sirène de l'appel au labeur, depuis ceux qui en 2014 ont freiné le projet pour des raisons politiciennes jusqu'aux artistes qui regretteront de perdre un espace d'expression picturale un peu sauvage, depuis ceux qui espèrent trouver un emploi jusqu'aux bénévoles de l'association environnementale qui, pourtant, conteste le permis de construire, tous, vraiment, aujourd'hui, veulent que... ça sorte enfin !

Tous savent que ça n'a que trop duré. En 2019, cela fera dix longues années que nous aurons lancé le programme. Ça aurait dû être l'année de l'inauguration et l'ouverture au public de cette pièce majeure du puzzle de la réappropriation économique, patrimoniale, urbaine, culturelle et sociale de cet immense territoire de la construction navale.

 

LE SPECTRE DE LA MORT DE « LA NAVALE » PLANERA-T-IL ENCORE SUR LA SEYNE ?

Le 18 décembre, dans deux semaines, le Tribunal administratif de Toulon se penchera sur la requête en annulation du permis de construire. Les investisseurs ont répondu aux attentes en matière de stationnement, de respect de la loi littoral, et de gestion des sols pollués ( * ). Tout le monde sortirait grandi, fier de son œuvre et de sa contribution à une belle aventure collective, d'un terme mis à cette procédure avant cette fatidique date car, si par malheur la justice administrative donnait un coup de frein au programme, cela pourrait signer l'arrêt de mort de cet acte de reconquête urbaine si indispensable à notre territoire.

À défaut d'une issue heureuse, la grande et dangereuse carcasse de l'Atelier mécanique continuerait à polluer les sols urbains et les eaux de la Rade, et à dresser jusqu'à son ultime affaissement son squelette de métal où s'accrochent ses lambeaux de chair de momie de briques, déployant pour de nouvelles trop longues années, sur une ville qui s'acharne à revivre et reprendre sens, le spectre sinistre des temps de malheur de la fin de la construction navale.

 

 

( * ) : Les trois sujets d'inquiétudes de l'association qui demande l'annulation du permis de construire sont levés :

- la commission nationale d'aménagement commercial statuant en matière cinématographique a validé le nombre de places de parking et, pour donner de l'air au projet, il est prévu une centaine de places supplémentaires.

- le programme prévoit la démolition de 2400 m2 de bâti et la construction de moins de 700 m2 ; il y aura donc 1700 m2 de bâti en moins que dans la situation actuelle, même s'il est patent que nous sommes en zone urbaine et que la Loi Littoral ne semble pas devoir s'appliquer.

- la DREAL (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), service de l'État, a validé le process de dépollution, et le porteur de projet est même allé au-delà des obligations en s'engageant à un enlèvement et un traitement des terres souillées.

10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 05:31

Surprise en feuilletant la page six-fournaise du quotidien local Var-matin aux premières heures du jour !

Alors que nos services communaux travaillent depuis de nombreux mois sur une perspective de monnaie locale dans le but de soutenir notre activité commerciale de proximité qui en a bien besoin, les circuits courts, les échanges éthiques et les démarches sociales et éducatives, voilà que je découvre que le projet d'une monnaie locale complémentaire citoyenne, appelée « La Fève », dont j'avais vaguement entendu parler à l'est de Toulon, a bien avancé et est sur le point d'entrer en fonctionnement, y compris dans la partie occidentale de notre aire métropolitaine.

 

UN CERCLE VERTUEUX ENTRE CITOYENS, COMMERÇANTS, ARTISANS ET... COLLECTIVITÉS

Faut-il, dès lors, poursuivre le projet seynois de monnaie locale, nettement moins avancé, dans la mesure où la démarche collective citoyenne initiée par d'autres a vocation à s'exercer sur notre grand territoire littoral varois ? Plus on est nombreux, plus on a de chances que le projet réussisse. Ne vaut-il pas mieux rejoindre la dynamique impulsée par des citoyens depuis La Londe jusqu'à Bandol ?

D'autant que, outre les particuliers réglant leurs achats en monnaie locale et les prestataires que sont les commerçants, artisans, producteurs, professions libérales et associations acceptant d'être payés « en Fèves », les collectivités locales peuvent être engagées dans la démarche pour soutenir et informer, mais aussi pour accepter le paiement des prestations en monnaie locale, voire même rémunérer leurs personnels pour partie avec cette devise originale, les incitant ainsi à « consommer local »...

 

UN « PLUS » POUR LA REDYNAMISATION URBAINE, ÉCONOMIQUE ET SOCIALE

À quelques jours de la Journée nationale du commerce de proximité que La Seyne, avec la Chambre des métiers et de l'artisanat et l'association Cœur de ville, va organiser pour la deuxième année samedi prochain 13 octobre (y compris pour les commerces de Berthe et des Sablettes), et tandis que nous renouvellerons sous peu notre opération de rénovation de l'habitat dont les commerçants peuvent bénéficier pour leurs façades et enseignes, et que l'État annonce qu'il va – enfin ! – emplir la « cagnotte » de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) pour que, après cinq longues années d'attente et d'espoirs sur le point de se briser, nous puissions engager le projet de redynamisation de notre cœur de ville, cette initiative de monnaie locale citoyenne pourrait se conjuguer avec bonheur, comme un « plus » sympathique et original, avec les efforts conduits et attendus sur les infrastructures urbaines de l'habitat, des espaces et équipements publics, et des mobilités.

Moi, je suis assez enthousiaste à l'idée. Je vais sans tarder demander à nos élus et services communaux de creuser la question et soutenir l'initiative, en mobilisant les acteurs économiques et associatifs locaux volontaires. On ne prend aucun risque, le territoire ne peut qu'y gagner.

 

pour en savoir plus sur le projet de « La Fève », cliquez ICI ou sur l'image ci-dessous

 

17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 04:55

On va sûrement me qualifier à nouveau de tenant de l'ancien monde. C'est ma foi vrai que, sexagénaire depuis presque un an, je me suis construit à une époque où l'économie était planifiée et où la dérégulation accélérée et le démantèlement du droit du travail semblaient inenvisageables aux générations nées dans la vingtaine d'années qui ont suivi la mise en œuvre des « Jours Heureux », le programme issu du Conseil National de la Résistance.

Et voilà que, sur notre territoire métropolitain du « Grand Toulon », est inauguré ce lundi un service au nom internationalement connu de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) qui va entrer en concurrence avec nos taxis traditionnels, lesquels ne doivent pas être à la fête, et je les comprends et leur apporte tout mon soutien.

 

PRATIQUES COMMERCIALES TROMPEUSES ET PRÉCARITÉ DES CHAUFFEURS

Je n'oublie par en effet que l'entreprise californienne, dont le montage financier d'une rare complexité lui permet de ne pas payer d'impôts en France à l'instar de géants du web ou du commerce en ligne bien connus, a été condamnée en 2016 par le Tribunal de Lille pour « pratique commerciale trompeuse », ni que, pour les chauffeurs sous statut de micro-entrepreneurs, le droit du travail ne s'applique pas s'agissant de la protection sociale ou des congés payés, sans parler de la précarité de leurs revenus par rapport à ceux des salariés avec les conséquences qu'on peut imaginer, en cas de maladie ou de modification des conditions tarifaires de la société, pour leur équilibre économique personnel, leur accès à l'emprunt, leur droit à la formation...

Et je ne parle pas de l'impact écologique découlant de l'usage accru de l'automobile, dans une métropole à l'air pollué de particules fines, car retenu entre les montagnes et les entrées maritimes...

 

UN DEVOIR DE RÉPONSES PUBLIQUES MÉTROPOLITAINES

La meilleure réponse que notre métropole Toulon Provence Méditerranée pourrait apporter face au nouveau probable massacre économique, écologique et social qui va s'ensuivre serait d'accélérer la modernisation et le développement de notre réseau de transports collectifs, avec d'importantes lignes structurantes terrestres et maritimes, des aménagements urbains favorisant les sites propres de circulation garantissant cadences et rapidité, des parcs-relais en plus grand nombre, des lignes de rabattement sur les grands axes à haut niveau de service dotés de bus modernes et de bateaux-bus, et des services d'appel-bus ou d'appel-taxis pour les quartiers collinaires.

L'idéal serait que ce soit concomitant à la poursuite de la création de pistes cyclables, voies vertes et zones de rencontre, de promotion des aides de TPM à l'acquisition de vélos à assistance électrique, de soutien métropolitain au covoiturage organisé, voire aux initiatives heureuses d'aide aux mobilités urbaines que pourraient imaginer nos associations et entreprises du champ de l'économie sociale et solidaire, susceptibles, justement, d'offrir de vraies possibilités d'insertion professionnelle durable aux malheureux futurs chauffeurs de VTC qui, sinon, vont céder au chant des sirènes du prédateur économique nouveau venu sur notre territoire...

 

17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 08:15

J'écoutais ces dernières heures sur une station de radio un représentant des sociétés françaises de transport routier réagissant au drame affreux survenu sur un viaduc génois de l'autostrada dei Fiori (A10).

Cet invité du journaliste exposait les diverses possibilités de contournement de Gênes pour les camions, les allongements des trajets, de 110 à 180 kilomètres suivant les solutions retenues, et les surcoûts inévitables que cette situation, qui durera certainement longtemps, va engendrer, évoquant des dépenses supplémentaires de plusieurs centaines d'euros par voyage, perturbant d'autant plus gravement les équilibres économiques qu'il sera souvent nécessaire, au regard des règles du temps de travail des chauffeurs, d'en augmenter le nombre.

Cet entrepreneur de transport était naturellement dans son rôle, s'inquiétant à juste titre pour son activité et celles de ses confrères.

Ce n'était certainement pas le sujet, mais, en aucun moment, le journaliste n'a évoqué les solutions alternatives de transport de marchandises. Et il est vrai que, « surfant » sur les sites Internet de la presse française, je n'ai pu trouver d'avis sur la question de quelque personne publique que ce soit.

 

LE FERROVIAIRE, ALTERNATIVE SÛRE ET ÉCOLO

Le projet de tunnel ferroviaire mixte (fret et voyageurs) Lyon-Turin semble marquer le pas, côté français, en dehors de la section transfrontalière de Saint-Jean-de-Maurienne à Susa. Ne faudrait-il pas donner un nouvel élan au projet ?

On se demandera sûrement pourquoi le maire de La Seyne évoque cette question. C'est que, en plus du transport ferroviaire, sûr, économe et écologique, il existe une autre alternative au transport routier : le transport par voie maritime, embarquant des remorques tractées par des camions ou des wagons par voie ferrée. Ce qu'on appelle le ro-ro, déjà en service sur une ligne très active entre Brégaillon, à La Seyne, et le port de Pendik, près d'Istanbul, en Turquie.

Je suis de ceux qui poussent au développement de ce mode de transport de marchandises vers d'autres destinations méditerranéennes (cliquez sur l'image ci-dessus pour l'agrandir), tel qu'exposé dans un excellent article de la revue Mer et Marine, avec arrivée et départ de trains depuis la gare SNCF, facteur de dynamique économique pour notre métropole, donc d'emploi, de prévention des accidents routiers, et de contribution à l'effort de régulation de l'effet de serre dans le contexte inquiétant d'évolution climatique que la Terre connaît.

 

UNE OPPORTUNITÉ POUR LA SEYNE ET LA MÉTROPOLE TOULONNAISE

La Chambre de commerce et d'industrie, gestionnaire de l'ancienne voie ferrée reliant nos chantiers navals au réseau national, via le Pays Bleu et Brégaillon, est très active sur le projet dont je souhaite qu'il voie rapidement le jour.

Sous réserve, dans l'intérêt de la qualité de vie de nos concitoyens et de la fluidité de nos mobilités urbaines, qu'on règle bien en amont la question des traversées par passages à niveaux des voies routières structurantes que sont l'avenue de la Première Armée Française (RD 559) et l'avenue d'Estienne d'Orves (route de la gare).

Mais, entre gens de bon sens, on va y parvenir...

 

5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 16:05

S'il est un indicateur de la pertinence d'un heureux investissement, c'est bien la présence à son inauguration des plus importants acteurs de l'économie métropolitaine.

De Jacques Bianchi, président de la Chambre de commerce et d'industrie du Var, accompagné de ses principaux cadres, à Michel Cresp, président de l'Association pour le développement des entreprises de Toulon ouest (ADETO), qui regroupe quelques 1.500 chefs d'entreprises, en passant par les opérateurs de l'hôtellerie, du casino de jeux, de l'industrie, des technologies, du commerce et des services, tous ont répondu ce vendredi à l'invitation de MM. Negri et Orfeo, responsables du Groupe Electrika, déjà gestionnaire technique du Parc d'Exposition d'Avignon, du Parc Chanot à Marseille, ou du Parc Acropolis de Nice, et de sa filiale commerciale Azur Organisation, et désormais de notre Esplanade Marine.

 

CONTINUITÉ RÉPUBLICAINE ET COOPÉRATION UTILE PUBLIC-PRIVÉ

Il aura fallu quinze longues années pour que le projet se concrétise, le temps nécessaire à ce que des investisseurs mesurent le potentiel de l'ouest toulonnais, et particulièrement des espaces à vocation économique seynois, et considèrent viable un projet de réalisation d'un parc d'expositions, de salons, et d'événementiel culturel et de loisirs. C'est désormais chose faite, à l'initiative d'Anthony Civettini, notre adjoint en charge du développement économique, qui aura brillamment promu le site de notre Esplanade Marine auprès des plus grandes et reconnues sociétés spécialisées dans le domaine.

C'est donc maintenant une réalité tangible et durable, grâce à la conjugaison de la volonté municipale de s'inscrire dans la continuité républicaine d'un projet imaginé en 2003 par mon prédécesseur Arthur Paecht, et de la dynamique de nos zones d'activités économiques, depuis Les Playes jusqu'au site des chantiers navals, en passant par le Technopôle de la Mer et nos sites littoraux.

 

UN IMPACT BÉNÉFIQUE ATTENDU POUR NOTRE CENTRE HISTORIQUE

Au-delà de l'atout promotionnel de notre territoire dont les entrepreneurs des communes, de Bandol à La Seyne, m'a-t-on dit sur place, attendaient un tel espace, le vœu que je forme est que les événements qui s'y dérouleront produisent, par leur fréquentation, un effet induit sur la vie du cœur ancien de notre ville, pour peu que les commerçants, notamment de bouche, sachent en tirer parti.

Tous les moyens sont bons, en effet, dans l'attente oppressante de l'obtention de moyens significatifs qui sont promis par l'État, à l'instar de ceux dont nous avons bénéficié pour Berthe, pour que notre centre-ville, classé depuis quatre ans comme Quartier prioritaire au titre de la politique de la ville (QPV), mais pour lequel nous ne voyons toujours venir aucune aide concrète, amortisse un peu le choc de sa dégradation constante.

On me dira que c'est le cas de tous les centres anciens. En témoignent ceux de Brignoles et Draguignan, seuls jugés ultra-dégradés dans notre département par le ministère de la Cohésion des territoires, de même que les chiffres préfectoraux mettant en évidence que, tandis que 29% des cellules commerciales du centre seynois sont vacantes, il y en a presque autant — 25% — dans le centre de Toulon, malgré son classement en zone franche défiscalisée et douze années de rénovation urbaine...

 

L'HARMONIE ENTRE DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE ET QUALITÉ DE VILLE

D'où la nécessité de saisir tous les leviers à portée de notre main ! La création d'un pôle événementiel en est un. Même si, hélas, certains acquéreurs de logements dans le secteur des anciennes menuiserie, cantine et clinique de nos chantiers navals, s'estiment grugés par des publicités de constructeurs de résidences qui, selon eux, leur auraient tu que leur vue sur mer allait être un peu contrariée par les équipements prévus pour l'activité économique, sociale et culturelle qui, pourtant, apparaissent bien, ainsi qu'en atteste l'image ci-contre (qui s'agrandit en cliquant dessus), sur les plans d'aménagement du site depuis... 2003. Bien avant que je ne sois maire...

Gérer, c'est faire des choix. Notre équipe fait toujours celui de la conjugaison harmonieuse, autant que faire se peut, entre la dynamisation du territoire, facteur d'emploi, et le bien-être des résidents. À quoi servirait un beau panorama sur notre Rade à des Seynois sans travail ?...

Que les habitants riverains se rassurent toutefois : les opérateurs économiques sont à notre écoute, et, à notre demande, des plantations vont être installées et les structures vont être modifiées, avec le remplacement des "murs" de toile opaque par de grandes baies vitrées.

Si on n'a pas d'arrière-pensées, entre gens de bons sens, on peut toujours s'arranger...

31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 05:48

Décidément, il ne se passe pas une semaine sans qu'un nouveau sujet ne vienne apporter son lot d'inquiétude à notre territoire. C'est cette fois le président de la Région Provence, à qui la loi confie la compétence de la formation professionnelle, qui est venu ajouter un sujet de stress supplémentaire.

L'analyse qu'il fait de l'impact de la future réforme de l'apprentissage sur les centres de formation d'apprentis (CFA) de nos six départements, si elle est bien exacte — et pourquoi ne le serait-elle pas ? —, fait craindre pour le devenir de 39 de nos 55 CFA régionaux. Dont tous ceux du Var, et, naturellement, celui de... La Seyne.

 

M. MUSELIER N'A PAS TORT DE TIRER LE SIGNAL D'ALARME

La raison me dicte d'attendre le vote de la loi et les probables amendements qui modifieront les termes du projet gouvernemental. C'est prévu pour le mois prochain. Mais mieux vaut prévenir que guérir et, ça en étonnera sûrement beaucoup, je comprends et soutiens le choix du président Muselier dans la décision forte qu'il vient de prendre de suspendre le plan d'investissement régional des CFA. Par prudence budgétaire, sûrement, mais aussi certainement pour tirer le signal d'alarme avant que l'irréparable ne soit commis.

Un peu localement égoïste, j'en conviens, je pense d'abord aux besoins de formation aux métiers nécessaires à la dynamique économique de l'ouest de la métropole toulonnaise, en plein essor dans le cadre de notre Technopôle de la mer dont les entreprises, des très petites aux très grandes, scientifiques, de haute technologie, ou d'industrie innovante, dopent l'économie territoriale et ne sont pas pour rien dans les chiffres de l'emploi, encore fragiles mais bien meilleurs qu'aux alentours régionaux.

 

L'ÉCONOMIE LOCALE A UN BESOIN VITAL DES MÉTIERS DE LA MER

L'Institut de promotion et de formation aux métiers de la mer Michel-Serra (IPFM) — tel est le nom du CFA seynois — construit sur un terrain mis à disposition par la commune de La Seyne, créé et géré par la Chambre des métiers et de l'artisanat, initialement du Var et aujourd'hui de la région Provence Alpes Côte d'Azur, assure chaque année la formation initiale et continue de plus d'un millier de jeunes et d'adultes. On ne peut s'en priver.

Outre M. Muselier, auquel j'ai demandé qu'il nous précise la nature de son inquiétude, j'ai donc saisi Émile Guérel, notre députée de l'ouest varois, pour qu'elle se mobilise sur la question auprès du gouvernement et de ses collègues parlementaires, afin qu'elle puisse rapidement rassurer à la fois la Région, les chambres consulaires, les acteurs économiques et sociaux, et, bien sûr, l'ensemble de nos populations fières, à juste titre, de l'essor économique de notre territoire.

Mais je crois aussi de mon devoir d'interpeller la Chambre des métiers et de l'artisanat sur le contenu des formations, du CAP aux BTS et à la licence Pro, dispensées à l'IPFM de La Seyne. Je partage en effet avec nombre de chefs d'entreprises, et pas des moindres, la nécessité de recentrer sur les métiers de la mer l'ensemble des parcours proposés chez nous, ceux qui ont nécessaires à la dynamique locale. Il n'est pas logique qu'une très grande société locale, celle qui a la charge des futurs sous-marins nucléaires d'attaque, en soit à aller chercher des soudeurs... en Bretagne. Mais c'est une autre histoire.

 

 

7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 06:29

C'est un important moment de travail que nous avons eu ces jours derniers entre quatre vice-présidents de la métropole TPM : Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, Yannick Chenevard, maire-adjoint toulonnais et délégué aux transports métropolitains, rejoints par Ange Musso, maire du Revest et chargé des finances intercommunales, et moi-même.

 

La force de conviction que Gilles Vincent et moi déployons depuis des années pour promouvoir l'idée d'un indispensable développement des lignes de bateaux-bus pour désengorger le réseau routier du tour de la Rade a rejoint l'analyse du succès très réel de ce mode de transport urbain de la part de Yannick Chenevard, et celle de la faisabilité budgétaire, découlant d'une saine et prudente gestion métropolitaine, d'une extension de son offre, par la commande d'un nouveau bateau-bus, de la part d'Ange Musso.

 

 

UNE LIGNE DE BATEAUX-BUS AUTOUR DE LA RADE D'ICI 2020

 

Oui, Gilles Vincent et moi sommes satisfaits de nos échanges avec nos collègues. La nouvelle ligne de bateaux-bus de cabotage autour de la Rade de Toulon, que nous réclamons depuis longtemps, doit pouvoir voir le jour d'ici début 2020.

 

C'est une excellente nouvelle. Elle incitera les très nombreux salariés des zones d'activité en plein développement de la BAN de Saint-Mandrier, de Port-Pin-Rolland, de Grimaud-L'Éguillette, de Brégaillon et de la Base navale de Toulon, à délaisser la voiture pour leurs déplacements entre leurs domiciles et leurs lieux de travail.

 

Elle offrira aux lycéens de Beaussier, aux apprentis du Centre de Formation aux métiers de la mer, et aux étudiants de l'École supérieure du professorat et de l'éducation, résidant à Saint-Mandrier et au sud de La Seyne, un moyen pratique et très peu onéreux de rejoindre leurs sites de formation.

 

Elle permettra un report modal des déplacements, pour des milliers de personnes, de l'automobile vers un moyen de transport collectif propre et fort agréable, pour les actuels et futurs résidents des sites de Saint-Mandrier, de Bois-Sacré et des Mouissèques en expansion démographique, fût-elle contenue, et pour les futurs usagers des pôles économiques littoraux des quartiers balnéaires de Pin-Rolland et du sud seynois, ainsi que ceux, touristiques, culturels et de loisirs, de l'Atelier Mécanique, du casino de jeux, du parc de la Navale et de leurs abords du site des anciens chantiers navals.

 

 

DANS L'ATTENTE, UNE "CORRESPONDANCE" UTILE ET INCITATIVE

 

Et, d'ores et déjà, sans attendre et en guise d'avant-goût pour ce transport en commun en site propre, l'installation d'un ponton flottant à Bois-Sacré, permettant une correspondance entre les actuelles lignes maritimes 8M (Centre de La Seyne - Toulon) et 18M (Les Sablettes - Toulon), voire 28M (Saint-Mandrier - Toulon), fût-ce au prix provisoire d'une légère augmentation du temps de trajet, devrait sous peu autoriser une liaison si nécessaire entre nos quartiers sud et notre cœur de ville, l'aidant à retrouver sa fonction de centralité et participant ainsi à sa nécessaire redynamisation économique, sociale et culturelle.

 

Oui, c'est vraiment une bonne nouvelle, fonctionnelle et écologique, pour la rive sud de notre métropole qui, déjà, s'enorgueillit d'être le tout premier Territoire à énergie positive pour la croissance verte de notre département.

10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 15:36

Jean-Pierre et Sandra, vous qui êtes les seuls Seynois républicains élus à la Région Provence, et vous, Béatrice, Christian, Edwige, Hélène, Philippe, Robert et Yannick, qui êtes les élus républicains régionaux de notre métropole du Grand Toulon, de grâce, assurez-moi que vous n'allez pas laisser faire ça !

Et que vous allez avoir à cœur de convaincre notre Président de Région, sûrement mal éclairé, de revenir sur sa décision de réduire à néant, dès cette année pour partie, et en 2019 pour le tout, les appuis financiers régionaux aux chantiers d'insertion professionnelle !

 

LES CHANTIERS D'INSERTION, UN OUTIL MAJEUR DE LA DIGNITÉ HUMAINE

Ce sont des milliers de nos concitoyens provençaux qui, grâce aux diverses structures d'insertion, entrepreneuriales ou associatives, du champ de l'économie sociale et solidaire, grâce aux investissements désintéressés de centaines de bénévoles et de professionnels qualifiés dans l'accompagnement formatif de l'action sociale, trouvent dans ces chantiers des opportunités uniques de « mettre ou remettre le pied à l'étrier » et un « tremplin » vers une insertion professionnelle et un emploi durable, donc un statut d'homme ou de femme debout, citoyen responsable, père ou mère respectable et respecté, acteur de plein droit de la vie républicaine.

Après l'annonce inattendue et catastrophique de l'État, au cours de l'été 2017, de ne pas reconduire les « emplois aidés », sur laquelle, suite à nos actions respectueuses mais néanmoins déterminées, le Gouvernement est revenu, mais seulement pour partie, et uniquement pour l'immédiat, cette décision territoriale de notre exécutif régional, que j'espère non encore définitivement arrêtée, ajouterait une couche désastreuse aux décisions nationales déjà gravement fragilisantes pour la cohésion sociale de nos territoires.

 

NI L'ÉTAT, NI LA RÉGION PROVENCE, NE DOIVENT RENONCER À L'ACCOMPAGNEMENT VERS L'EMPLOI ET LA CITOYENNETÉ

Si j'évoque le sujet aujourd'hui, après des mois d'inquiétude au cours desquels je me suis tu pour ne pas nuire aux démarches d'information, de concertation et de conviction engagées auprès de la Région par les structures d'insertion, dont celles de notre Ouest Varois, de l'AVIE à l'ASPI, en passant par Tremplin et bien d'autres, c'est que, celles-ci ayant pour l'instant échoué, et à la veille d'un rassemblement régional des opérateurs angoissés de l'insertion sociale, ces derniers ont posé ce mercredi le sujet sur la table ouverte du débat public, à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux de l'une de ces structures bienveillantes, à laquelle la ville de La Seyne et l'Office public d'HLM « Terres du Sud Habitat » confient en permanence au bénéfice d'une cinquantaine de nos concitoyens en rupture avec l'insertion professionnelle à laquelle ils ont droit, qui se renouvellent sans cesse à l'issue de leur prise en charge, depuis 25 ans, des chantiers d'entretien des espaces publics d'une partie de notre commune.

 

ÉLUS RÉGIONAUX DE DROITE, C'EST TOUT LE CAMP RÉPUBLICAIN QUI DOIT POUVOIR COMPTER SUR VOUS

Alors, amis varois élus régionaux de droite qui, par la force des choses du renoncement socialiste de M. Castaner en 2015, portez seuls dans l'Assemblée Régionale vos valeurs de fraternité, d'égalité, et donc de liberté, républicaines, mais aussi celles de la gauche qui les a en partage avec vous mais qui s'est vue éclipsée par le fait accompli pour soi-disant « éviter le pire » — certes contre mon avis et celui de plusieurs de nos colistiers (dont certains sont bizarrement aujourd'hui « en marche ») —, daignez tendre l'oreille à ma supplique : agissez pour faire revenir M. Muselier sur ce choix gravement inquiétant !

Ne pas y parvenir ou, pire, ne rien tenter, serait terrible pour des milliers de Provençaux que l'institution républicaine régionale n'a pas le droit de laisser au bord du chemin de notre redynamisation économique territoriale.

5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 06:17

La nouvelle a été annoncée par le président Hubert Falco ce lundi après-midi. En renonçant au projet de construction à proximité du centre de Toulon d'un grand quai permettant l'accueil des paquebots de croisière géants, notre métropole change son fusil d'épaule.

C'est une sage décision qui atteste, contrairement à ce que d'aucuns ressassent, y compris dans les rangs politiques auxquels appartient le maire de Toulon et président de Toulon Provence Méditerranée, que les avis et remarques venant de la rive sud de la Petite Rade, c'est-à-dire de La Seyne, ne sont pas méprisés par « ceux d'en face ».

 

TANT MIEUX SI LES SEYNOIS ONT AIDÉ À LA RÉFLEXION COLLECTIVE

Par « ceux d'en face », je veux parler à la fois des Toulonnais, nos partenaires de la rive nord, avec lesquels nous sommes liés dans une communauté de destin, et de nos collègues élus républicains de droite qui sont très largement majoritaires dans le « Grand Toulon ».

Curieusement, alors que nombre d'entre ces derniers émettaient en privé des réserves sur le projet, aucun, sauf à ce que mon ouïe ou mon acuité visuelle à la lecture n'aient défailli, ou qu'ils l'aient chuchoté ou écrit à l'encre sympathique, n'avait cru utile de poser le sujet sur la table des nécessaires échanges que l'on doit avoir dans une démarche de coopération intercommunale.

 

IL FAUT UN SCHÉMA GLOBAL POUR LA RADE, CONCERTÉ AVEC TOUS

Je l'avais moi-même fait courant octobre, lors d'une séance du conseil communautaire de TPM, que j'ai relatée dans un précédent article de ce blog, et au cours de laquelle les élus écologistes et de gauche de l'agglomération avaient été les seuls à émettre un vote d'abstention sur le projet. J'avais alors appelé à l'élaboration d'un « schéma global d'aménagement et de fonctionnement de l'espace portuaire civil de la Rade de Toulon ».

Et, hasard du calendrier, quelques heures à peine avant l'annonce d'Hubert Falco, j'avais rappelé cette nécessité à l'occasion d'une interview que j'ai accordée ce lundi matin à un média varois, en l'occurrence la web-TV TV83 (vidéo ci-dessous, notamment à partir de 1 mn 48).

J'appelle d'autant plus de mes vœux l'ouverture de ce chantier, à présent que la sage décision du président de l'agglomération est connue. Nous disposons désormais d'un peu plus de temps pour y travailler avec les élus, les acteurs économiques, sociaux, culturels, associatifs, et naturellement les habitants qui sont les riverains de notre Petite Rade.

Mais il ne faut pas trop trainer.

 

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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