31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 05:48

Décidément, il ne se passe pas une semaine sans qu'un nouveau sujet ne vienne apporter son lot d'inquiétude à notre territoire. C'est cette fois le président de la Région Provence, à qui la loi confie la compétence de la formation professionnelle, qui est venu ajouter un sujet de stress supplémentaire.

L'analyse qu'il fait de l'impact de la future réforme de l'apprentissage sur les centres de formation d'apprentis (CFA) de nos six départements, si elle est bien exacte — et pourquoi ne le serait-elle pas ? —, fait craindre pour le devenir de 39 de nos 55 CFA régionaux. Dont tous ceux du Var, et, naturellement, celui de... La Seyne.

 

M. MUSELIER N'A PAS TORT DE TIRER LE SIGNAL D'ALARME

La raison me dicte d'attendre le vote de la loi et les probables amendements qui modifieront les termes du projet gouvernemental. C'est prévu pour le mois prochain. Mais mieux vaut prévenir que guérir et, ça en étonnera sûrement beaucoup, je comprends et soutiens le choix du président Muselier dans la décision forte qu'il vient de prendre de suspendre le plan d'investissement régional des CFA. Par prudence budgétaire, sûrement, mais aussi certainement pour tirer le signal d'alarme avant que l'irréparable ne soit commis.

Un peu localement égoïste, j'en conviens, je pense d'abord aux besoins de formation aux métiers nécessaires à la dynamique économique de l'ouest de la métropole toulonnaise, en plein essor dans le cadre de notre Technopôle de la mer dont les entreprises, des très petites aux très grandes, scientifiques, de haute technologie, ou d'industrie innovante, dopent l'économie territoriale et ne sont pas pour rien dans les chiffres de l'emploi, encore fragiles mais bien meilleurs qu'aux alentours régionaux.

 

L'ÉCONOMIE LOCALE A UN BESOIN VITAL DES MÉTIERS DE LA MER

L'Institut de promotion et de formation aux métiers de la mer Michel-Serra (IPFM) — tel est le nom du CFA seynois — construit sur un terrain mis à disposition par la commune de La Seyne, créé et géré par la Chambre des métiers et de l'artisanat, initialement du Var et aujourd'hui de la région Provence Alpes Côte d'Azur, assure chaque année la formation initiale et continue de plus d'un millier de jeunes et d'adultes. On ne peut s'en priver.

Outre M. Muselier, auquel j'ai demandé qu'il nous précise la nature de son inquiétude, j'ai donc saisi Émile Guérel, notre députée de l'ouest varois, pour qu'elle se mobilise sur la question auprès du gouvernement et de ses collègues parlementaires, afin qu'elle puisse rapidement rassurer à la fois la Région, les chambres consulaires, les acteurs économiques et sociaux, et, bien sûr, l'ensemble de nos populations fières, à juste titre, de l'essor économique de notre territoire.

Mais je crois aussi de mon devoir d'interpeller la Chambre des métiers et de l'artisanat sur le contenu des formations, du CAP aux BTS et à la licence Pro, dispensées à l'IPFM de La Seyne. Je partage en effet avec nombre de chefs d'entreprises, et pas des moindres, la nécessité de recentrer sur les métiers de la mer l'ensemble des parcours proposés chez nous, ceux qui ont nécessaires à la dynamique locale. Il n'est pas logique qu'une très grande société locale, celle qui a la charge des futurs sous-marins nucléaires d'attaque, en soit à aller chercher des soudeurs... en Bretagne. Mais c'est une autre histoire.

 

 

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 06:29

C'est un important moment de travail que nous avons eu ces jours derniers entre quatre vice-présidents de la métropole TPM : Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, Yannick Chenevard, maire-adjoint toulonnais et délégué aux transports métropolitains, rejoints par Ange Musso, maire du Revest et chargé des finances intercommunales, et moi-même.

 

La force de conviction que Gilles Vincent et moi déployons depuis des années pour promouvoir l'idée d'un indispensable développement des lignes de bateaux-bus pour désengorger le réseau routier du tour de la Rade a rejoint l'analyse du succès très réel de ce mode de transport urbain de la part de Yannick Chenevard, et celle de la faisabilité budgétaire, découlant d'une saine et prudente gestion métropolitaine, d'une extension de son offre, par la commande d'un nouveau bateau-bus, de la part d'Ange Musso.

 

 

UNE LIGNE DE BATEAUX-BUS AUTOUR DE LA RADE D'ICI 2020

 

Oui, Gilles Vincent et moi sommes satisfaits de nos échanges avec nos collègues. La nouvelle ligne de bateaux-bus de cabotage autour de la Rade de Toulon, que nous réclamons depuis longtemps, doit pouvoir voir le jour d'ici début 2020.

 

C'est une excellente nouvelle. Elle incitera les très nombreux salariés des zones d'activité en plein développement de la BAN de Saint-Mandrier, de Port-Pin-Rolland, de Grimaud-L'Éguillette, de Brégaillon et de la Base navale de Toulon, à délaisser la voiture pour leurs déplacements entre leurs domiciles et leurs lieux de travail.

 

Elle offrira aux lycéens de Beaussier, aux apprentis du Centre de Formation aux métiers de la mer, et aux étudiants de l'École supérieure du professorat et de l'éducation, résidant à Saint-Mandrier et au sud de La Seyne, un moyen pratique et très peu onéreux de rejoindre leurs sites de formation.

 

Elle permettra un report modal des déplacements, pour des milliers de personnes, de l'automobile vers un moyen de transport collectif propre et fort agréable, pour les actuels et futurs résidents des sites de Saint-Mandrier, de Bois-Sacré et des Mouissèques en expansion démographique, fût-elle contenue, et pour les futurs usagers des pôles économiques littoraux des quartiers balnéaires de Pin-Rolland et du sud seynois, ainsi que ceux, touristiques, culturels et de loisirs, de l'Atelier Mécanique, du casino de jeux, du parc de la Navale et de leurs abords du site des anciens chantiers navals.

 

 

DANS L'ATTENTE, UNE "CORRESPONDANCE" UTILE ET INCITATIVE

 

Et, d'ores et déjà, sans attendre et en guise d'avant-goût pour ce transport en commun en site propre, l'installation d'un ponton flottant à Bois-Sacré, permettant une correspondance entre les actuelles lignes maritimes 8M (Centre de La Seyne - Toulon) et 18M (Les Sablettes - Toulon), voire 28M (Saint-Mandrier - Toulon), fût-ce au prix provisoire d'une légère augmentation du temps de trajet, devrait sous peu autoriser une liaison si nécessaire entre nos quartiers sud et notre cœur de ville, l'aidant à retrouver sa fonction de centralité et participant ainsi à sa nécessaire redynamisation économique, sociale et culturelle.

 

Oui, c'est vraiment une bonne nouvelle, fonctionnelle et écologique, pour la rive sud de notre métropole qui, déjà, s'enorgueillit d'être le tout premier Territoire à énergie positive pour la croissance verte de notre département.

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 15:36

Jean-Pierre et Sandra, vous qui êtes les seuls Seynois républicains élus à la Région Provence, et vous, Béatrice, Christian, Edwige, Hélène, Philippe, Robert et Yannick, qui êtes les élus républicains régionaux de notre métropole du Grand Toulon, de grâce, assurez-moi que vous n'allez pas laisser faire ça !

Et que vous allez avoir à cœur de convaincre notre Président de Région, sûrement mal éclairé, de revenir sur sa décision de réduire à néant, dès cette année pour partie, et en 2019 pour le tout, les appuis financiers régionaux aux chantiers d'insertion professionnelle !

 

LES CHANTIERS D'INSERTION, UN OUTIL MAJEUR DE LA DIGNITÉ HUMAINE

Ce sont des milliers de nos concitoyens provençaux qui, grâce aux diverses structures d'insertion, entrepreneuriales ou associatives, du champ de l'économie sociale et solidaire, grâce aux investissements désintéressés de centaines de bénévoles et de professionnels qualifiés dans l'accompagnement formatif de l'action sociale, trouvent dans ces chantiers des opportunités uniques de « mettre ou remettre le pied à l'étrier » et un « tremplin » vers une insertion professionnelle et un emploi durable, donc un statut d'homme ou de femme debout, citoyen responsable, père ou mère respectable et respecté, acteur de plein droit de la vie républicaine.

Après l'annonce inattendue et catastrophique de l'État, au cours de l'été 2017, de ne pas reconduire les « emplois aidés », sur laquelle, suite à nos actions respectueuses mais néanmoins déterminées, le Gouvernement est revenu, mais seulement pour partie, et uniquement pour l'immédiat, cette décision territoriale de notre exécutif régional, que j'espère non encore définitivement arrêtée, ajouterait une couche désastreuse aux décisions nationales déjà gravement fragilisantes pour la cohésion sociale de nos territoires.

 

NI L'ÉTAT, NI LA RÉGION PROVENCE, NE DOIVENT RENONCER À L'ACCOMPAGNEMENT VERS L'EMPLOI ET LA CITOYENNETÉ

Si j'évoque le sujet aujourd'hui, après des mois d'inquiétude au cours desquels je me suis tu pour ne pas nuire aux démarches d'information, de concertation et de conviction engagées auprès de la Région par les structures d'insertion, dont celles de notre Ouest Varois, de l'AVIE à l'ASPI, en passant par Tremplin et bien d'autres, c'est que, celles-ci ayant pour l'instant échoué, et à la veille d'un rassemblement régional des opérateurs angoissés de l'insertion sociale, ces derniers ont posé ce mercredi le sujet sur la table ouverte du débat public, à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux de l'une de ces structures bienveillantes, à laquelle la ville de La Seyne et l'Office public d'HLM « Terres du Sud Habitat » confient en permanence au bénéfice d'une cinquantaine de nos concitoyens en rupture avec l'insertion professionnelle à laquelle ils ont droit, qui se renouvellent sans cesse à l'issue de leur prise en charge, depuis 25 ans, des chantiers d'entretien des espaces publics d'une partie de notre commune.

 

ÉLUS RÉGIONAUX DE DROITE, C'EST TOUT LE CAMP RÉPUBLICAIN QUI DOIT POUVOIR COMPTER SUR VOUS

Alors, amis varois élus régionaux de droite qui, par la force des choses du renoncement socialiste de M. Castaner en 2015, portez seuls dans l'Assemblée Régionale vos valeurs de fraternité, d'égalité, et donc de liberté, républicaines, mais aussi celles de la gauche qui les a en partage avec vous mais qui s'est vue éclipsée par le fait accompli pour soi-disant « éviter le pire » — certes contre mon avis et celui de plusieurs de nos colistiers (dont certains sont bizarrement aujourd'hui « en marche ») —, daignez tendre l'oreille à ma supplique : agissez pour faire revenir M. Muselier sur ce choix gravement inquiétant !

Ne pas y parvenir ou, pire, ne rien tenter, serait terrible pour des milliers de Provençaux que l'institution républicaine régionale n'a pas le droit de laisser au bord du chemin de notre redynamisation économique territoriale.

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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 06:17

La nouvelle a été annoncée par le président Hubert Falco ce lundi après-midi. En renonçant au projet de construction à proximité du centre de Toulon d'un grand quai permettant l'accueil des paquebots de croisière géants, notre métropole change son fusil d'épaule.

C'est une sage décision qui atteste, contrairement à ce que d'aucuns ressassent, y compris dans les rangs politiques auxquels appartient le maire de Toulon et président de Toulon Provence Méditerranée, que les avis et remarques venant de la rive sud de la Petite Rade, c'est-à-dire de La Seyne, ne sont pas méprisés par « ceux d'en face ».

 

TANT MIEUX SI LES SEYNOIS ONT AIDÉ À LA RÉFLEXION COLLECTIVE

Par « ceux d'en face », je veux parler à la fois des Toulonnais, nos partenaires de la rive nord, avec lesquels nous sommes liés dans une communauté de destin, et de nos collègues élus républicains de droite qui sont très largement majoritaires dans le « Grand Toulon ».

Curieusement, alors que nombre d'entre ces derniers émettaient en privé des réserves sur le projet, aucun, sauf à ce que mon ouïe ou mon acuité visuelle à la lecture n'aient défailli, ou qu'ils l'aient chuchoté ou écrit à l'encre sympathique, n'avait cru utile de poser le sujet sur la table des nécessaires échanges que l'on doit avoir dans une démarche de coopération intercommunale.

 

IL FAUT UN SCHÉMA GLOBAL POUR LA RADE, CONCERTÉ AVEC TOUS

Je l'avais moi-même fait courant octobre, lors d'une séance du conseil communautaire de TPM, que j'ai relatée dans un précédent article de ce blog, et au cours de laquelle les élus écologistes et de gauche de l'agglomération avaient été les seuls à émettre un vote d'abstention sur le projet. J'avais alors appelé à l'élaboration d'un « schéma global d'aménagement et de fonctionnement de l'espace portuaire civil de la Rade de Toulon ».

Et, hasard du calendrier, quelques heures à peine avant l'annonce d'Hubert Falco, j'avais rappelé cette nécessité à l'occasion d'une interview que j'ai accordée ce lundi matin à un média varois, en l'occurrence la web-TV TV83 (vidéo ci-dessous, notamment à partir de 1 mn 48).

J'appelle d'autant plus de mes vœux l'ouverture de ce chantier, à présent que la sage décision du président de l'agglomération est connue. Nous disposons désormais d'un peu plus de temps pour y travailler avec les élus, les acteurs économiques, sociaux, culturels, associatifs, et naturellement les habitants qui sont les riverains de notre Petite Rade.

Mais il ne faut pas trop trainer.

 

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 12:50

Afin de ne pas obérer les chances d'un règlement de la situation difficile que connaît l'exploitante du kiosque à journaux de la place Laïk, au bas du marché du Cours Louis Blanc, je me suis mordu la langue pendant plusieurs jours pour ne pas répondre aux personnes de mauvaise foi, politicards de bas étage, qui n'ont eu de cesse de véhiculer une fausse rumeur pernicieuse selon laquelle... notre commune et moi-même aurions décidé de contraindre ce petit commerce patrimonial de presse à cesser son activité !

C'étaient évidemment des racontars imbéciles que trop de commerçants et de citoyens crédules se sont empressés de relayer sans en vérifier la véracité.

 

PENDANT LA DIFFUSION DES FAUSSES NOUVELLES, LA MAIRIE TRAVAILLAIT

Maintenant que, hélas, toutes nos démarches ont échoué, je peux révéler la vérité.

Car, tandis que les malfaisants diffusaient leurs fausses nouvelles, notre maire-adjoint délégué aux activités économiques et au commerce, Anthony Civettini, informé de sa situation préoccupante par la gérante du kiosque, a été sur ma demande au travail pendant plusieurs jours afin de plaider pour obtenir du siège national de la société distributrice de presse une bienveillance envers la kiosquière, alors que la situation était bloquée au niveau régional. Il a d'ailleurs obtenu une proposition exceptionnelle qui n'a malheureusement pas pu se concrétiser.

Sauf heureux revirement de situation, il est désormais à craindre qu'il faille attendre qu'un repreneur réouvre notre kiosque traditionnel. Tout un chacun sera navré pour la sympathique et travailleuse exploitante.

 

LE VRAI PROBLÈME : LES DIFFICULTÉS DE LA PRESSE ÉCRITE

Avec le développement des nouveaux médias, la situation de la presse écrite est préoccupante. Un journaliste me disait que certains titres ont perdu 30% de leur lectorat en une année. Dans deux communes voisines, Sanary et Six-Fours, d'autres détaillants de presse sont aussi en difficulté. Pourtant le petit kiosque du bas de notre marché est, selon un autre journaliste, le plus important vendeur d'un quotidien régional, mais celui-ci bénéficie d'un système propre de distribution.

Face aux pertes constantes de clients, les organismes de distribution privilégient désormais les magasins qui peuvent développer leur linéaire de présentation de journaux et magazines, chose matériellement impossible pour un kiosque.

Une fois encore, comme pour d'autres commerces, les centres anciens ont à souffrir de la petitesse de leurs lieux de vente. Mais tout sera fait, dans la limite des compétences communales, pour aider à la reprise. Du kiosque, comme d'autres activités. Car chaque commerce en souffrance entraîne un peu plus les autres dans son sillage.

 

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 06:42

Certains doutent, d'autres s'insurgent... en silence. Sur fond de rivalité ancestrale entre les rives nord et sud de la Rade de Toulon, plusieurs personnes m'ont, ces derniers mois, fait part de leur inquiétude quant à l'incidence négative que pourrait avoir sur la fréquentation du terminal de croisières de La Seyne la construction d'un quai de 400 mètres de long au port de commerce de Toulon.

En clair, selon eux, Toulon veut « chiper » les paquebots géants à La Seyne, aggravant ainsi la fragilité de l'activité commerciale du cœur historique de notre ville que « boostent » tout de même les milliers de passagers qui débarquent chez nous de 80 à 100 fois par an selon les années. Pour peu que les magasins et établissements veuillent et puissent s'adapter à l'accueil de cette manne.

 

NOMBREUX ÉTAIENT CEUX QUI ANNONÇAIENT HAUT ET FORT LEUR OPPOSITION, MAIS...

D'autres argumentent sur le fait que la dépense prévue, de 30 à 40 millions d'euros, va être un gâchis au regard de l'orientation du futur quai toulonnais, quasi perpendiculaire aux deux vents dominants de chez nous, au contraire de l'ancien « môle d'armement » de nos chantiers navals reconverti par la Chambre de commerce et d'industrie du Var en gare maritime moderne et fonctionnelle, où les commandants des gigantesques paquebots accostent aussi aisément qu'un automobiliste gare une Twingo.

Plusieurs, y compris parmi les acteurs politiques locaux, et pas seulement de la minorité municipale de La Seyne, annonçaient depuis des mois qu'ils allaient dire haut et fort leur opposition à ce projet meurtrier, selon eux, pour l'économie seynoise. Le fait est que nul ne les a entendus. Par peur de déplaire à celui qu'ils considèrent comme le « patron de Var » ?...

 

... MAIS AUCUN N'A DONNÉ SUITE À SES ANNONCES

En revanche, j'ai, quant à moi, saisi l'occasion de la dernière réunion du conseil communautaire de Toulon Provence Méditerranée (TPM), au cours de laquelle était soumise au vote une délibération permettant d'autoriser l'agglomération à lancer une consultation publique sur le sujet, pour poser au grand jour et dans la clarté la question des intentions toulonnaises.

S'il y a doute ou inquiétude, il vaut en effet toujours mieux mettre cartes sur table. C'est chose faite. Et la réponse d'Hubert Falco est claire et nette. Le quotidien Var-matin l'a publiée (ci-contre) : loin de lui l'idée de nuire à la rive sud de la Rade. Dont acte.

Il est plus que jamais nécessaire d'élaborer un schéma global d'aménagement et de fonctionnement de l'espace portuaire civil de la Rade de Toulon. Notre métropole dispose là d'un potentiel incroyable pour la dynamique économique et l'emploi. Comment tirer le meilleur parti possible de notre linéaire de littoral ? Quels sites dédier aux croisières, aux ferries, au ro-ro, aux activités technologiques et scientifiques, à la réparation et la construction navale, notamment du yachting, à la plaisance, au tourisme, au loisir, à la détente, à la valorisation patrimoniale, etc ?

 

SE SAISIR DE LA CONCERTATION, POSITIVEMENT ET SANS MODÉRATION

Répondre à ces questions permettrait de disposer d'un cadre d'objectifs pour les décennies à venir, dans l'intérêt partagé de tout le « Grand Toulon », en évitant les erreurs et en programmant les aménagements terrestres à faire réaliser par la métropole, notamment en matière d'intégration urbaine et paysagère et surtout de mobilités et de transports. On ne peut ainsi pas imaginer que le terminal de croisières seynois soit un jour dédié aux ferries, les flux de circulation automobile en découlant ne pouvant que paralyser la ville, ni que des containers à embarquer sur un cargo soient stockés devant les fenêtres des hôtels du futur complexe de notre « Atelier mécanique » !

C'est tout cela qu'il faut que nos concitoyens expriment. La concertation annoncée par TPM, au-delà de la question du quai géant de Toulon, en est une première occasion, pour les habitants et les acteurs économiques, associatifs, sociaux et culturels. Il faut s'en saisir. Sans modération.

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 03:31

« Bravo pour votre dynamisme et pour votre implication constante qui permet d'offrir une véritable image de ville durable et responsable ».

 

C'est la conclusion de la visite de « l'inspection surprise » réalisée le 10 août dernier à La Seyne par l'auditeur du « Pavillon bleu », cet organisme qui a nous décerné, pour la deuxième année consécutive, le label environnemental et touristique pour les plages et les ports de plaisance.

 

Je livre aux visiteurs de mon blog l'intégralité de l'appréciation finale de cette visite : 

 

 

« POURSUIVEZ VOS EFFORTS DANS CE SENS ! »

 

« Les critères sont tous respectés et nous vous félicitons pour l'engagement environnemental de la commune partagé par l'ensemble des équipes.

 

« Des efforts importants ont été réalisés cette année sur la plage des Sablettes-centre avec la rénovation complète des sanitaires équipés avec du matériel économe en eau et énergie.

 

« Nous avons noté la rénovation des sanitaires de la plage des Sablettes-est pour l'année prochaine. 
Les affichages sur les deux plages sont complets et de qualité. Nous vous félicitons pour vos plans de plage qui comportent tous les éléments requis par le Pavillon Bleu et qui sont très clairs et lisibles.

 

« Tous les équipements demandés par le Pavillon Bleu sont présents.
 Nous avons particulièrement apprécié la façon dont vous communiquez sur l'accessibilité des personnes à mobilité réduite de la plage des Sablettes-est et sur le matériel mis à disposition. Une personne est dédiée à l'accueil de ce public aux horaires indiqués sur le panneau d'accueil.
 Nous vous encourageons à équiper également la plage des Sablettes-centre, la configuration s'y prêtant.

 

« La gestion des déchets est bien maitrisée sur les deux plages avec la présence de poubelles tout venant et de tri sélectif.
 Toutefois, nous vous invitons à mettre en avant les actions réalisées pour lutter contre les mégots de cigarette et à afficher sur vos panneaux d'information la mise à disposition de cendriers de plage aux postes de secours.

 

« Vous pouvez également sensibiliser vos vacanciers à un usage raisonné de l’eau et à la non-utilisation de produits lavants au niveau des douches à l’aide de pictogrammes visuels.

 

« Bravo pour votre dynamisme et pour votre implication constante qui permet d'offrir une véritable image de ville durable et responsable.

 

« Poursuivez vos efforts dans ce sens ! »

 

Et ceux qui voudraient pousser plus à fond dans la lecture des conclusions de l'auditeur peuvent lire (format pdf) l'intégralité de son rapport EN CLIQUANT ICI.

 

 

UNE AVENTURE COLLECTIVE POUR VALORISER LE TERRITOIRE

 

Je tiens à remercier très sincèrement tous ceux qui ont contribué à l'obtention en 2016 et la confirmation en 2017 de ce label de qualité, sous l'égide de Christian Pichard, notre adjoint au tourisme, et d'Any Baudin, conseillère chargée des handicaps, avec la participation de Raphaële Leguen, notre première adjointe chargée de la mer, de Jean-Luc Bigeard, adjoint s'occupant de la prévention des risques, et, évidemment, de l'office de tourisme de l'ouest-Var animé par Joyce O'Donoghue et que préside pour le compte de l'agglomération TPM notre adjoint Anthony Civettini.

 

C'est évidemment l'équipe des personnels municipaux des parcs, avec MM. Zangani, Gomez et Marty, et celle des questions maritimes, avec C. Chiantaretto, qui ont refait les sanitaires, fabriqué des cache-poubelles, repris les allées en béton et les pédiluves, installé le tapis d'accès des personnes à mobilité réduite, et réensablé.

 

Mais c'est aussi la mobilisation de nombre d'autres services communaux autour d'un vrai projet partagé de « labellisation » : les espaces verts entretenant le parc, les « infrastructures » installant les poubelles, l'entretien des locaux pour la propreté des sanitaires et l'aide à l'accès des handicapés, le service d'hygiène et celui du « plan de sûreté et de prévention des risques » pour la qualité des eaux, le balisage et la coordination des pompiers, la communication et la reprographie pour les informations, le service de la jeunesse qui a distribué les cendriers de plage mis à disposition par le SITTOMAT, organisme intercommunal de collecte et traitement des ordures, celui de la culture qui anime la bibliothèque de plage « Effet mer », et celui des sports les activités du  « chalet des sports ». Et, pour le suivi administratif, le service du marketing territorial ainsi que le pôle municipal handicap.

 

Et, bien sûr, la société Pizzorno qui assure la propreté du parc et des plages, mais également d'autres partenaires privés comme l'association des  « secouristes de Tamaris », animée par M. Amico, qui a formé les jeunes s'occupant des personnes à mobilité réduite, les pompiers départementaux, ainsi que les clubs des « Anysetiers », du « Kiwanis » et de « Joie, espoir et différence » qui ont offert du matériel pour les personnes à mobilité réduite.

 

 

NE PAS FRAGILISER LES FONCTIONNAIRES ET LES ASSOCIATIONS

 

J'en oublie sûrement. Ils me pardonneront.

 

L'important était pour moi, au-delà des remerciements mérités, de montrer que les personnels de la puissance publique, alliés aux bénévoles associatifs, savent prendre toute leur part dans la valorisation de notre patrimoine littoral, permettre son appropriation par tous, et concourir, par voie de conséquence, à la dynamique du loisir et de l'économie touristique.

 

Et que, du coup, on aurait bien tort de les fragiliser.

 

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 05:34

J'ai failli écrire « comme tout un chacun » pour évoquer la quinzaine d'errance estivale que je me suis accordée loin de La Seyne qui, dès la semaine prochaine, verra petit à petit ses sites littoraux et urbains retrouver leur fréquentation plus ordinaire. Ça aurait été oublier que de moins en moins de mes concitoyens disposent des moyens de s'offrir quelques jours de repos ailleurs que chez eux.

Ceux-là, qui n'ont pas eu la chance de partir, auront toutefois pu profiter avec nos touristes des animations locales que la commune, les associations, les artistes et les commerçants, forains et sédentaires, chacun dans le cadre de ses compétences et pour partie en coopération, se sont efforcés de décliner tout au long de l'été.

 

À L'HEURE D'UN PRÉ-BILAN DES « NOCTURNES DES SABLETTES »

On arrivera dans les semaines à venir au terme de cette nouvelle saison touristique. Et Cécile Jourda, conseillère municipale déléguée aux commerces et marchés, a convié ce mercredi les forains et artistes exposants ainsi que les personnels municipaux qui font vivre le marché nocturne des Sablettes, à une rencontre conviviale sur le Parc Braudel, autour d'un verre et d'un buffet — excellemment réalisé par notre cuisine centrale communale — pour laisser la libre parole à ceux qui assurent cette animation prisée des vacanciers comme des gens d'ici. Et tâcher d'en tirer des enseignements afin d'améliorer cette offre pour le futur.

Merci, grand merci, à ceux, très nombreux, qui s'investissent pour dynamiser nos soirées estivales sur le littoral, qui ont répondu à cette invitation et qui, dans le calme et le respect mutuel, ont fait partager leurs analyses. J'en ai retenu, entre autres, que tous ont apprécié que le marché ait été « relocalisé » sur la promenade Danielle-Mitterrand qui traverse le parc, évitant notamment les atermoiements que l'on connaissait lorsqu'il était sur la chaussée publique et qu'il fallait trop souvent attendre pour installer les étals que la fourrière évacue les véhicules des automobilistes négligents. J'ai aussi noté que, si tous se réjouissent de la présence désormais assurée du début à la fin du marché des agents du service des emplacements et de la police municipale, ils ont regretté que, du fait du surcoût en heures supplémentaires occasionné alors que la commune est contrainte de gérer l'opération à budget constant, ce choix ait conduit à ce que le marché ne fonctionne que quatre soirs par semaine. Ou que beaucoup, à l'expérience, suggèrent qu'il débute plus tard pour finir à une heure plus avancée de la nuit. Ou encore que chacun admet et supporte les contraintes d'organisation imposées par l'État en matière de prévention et de sécurité en cette période troublée par les risques d'attentats.

 

PARTICIPER PLUTÔT QUE SUBIR ET CRITIQUER

Cette rencontre a tranché avec d'autres. J'ai été agréablement surpris par l'enthousiasme, l'esprit d'écoute, de compréhension des contraintes, d'évaluation et de suggestion dont ont fait preuve tous ces forains, créateurs, artistes et artisans. Et par la volonté affirmée par plusieurs d'entre eux de prendre part, pour l'avenir, en concertation avec les services municipaux et leurs confrères commerçants sédentaires, peut-être dans le cadre d'une association, à la définition de ce que pourra être le marché nocturne des années futures.

Il faut que chacun le comprenne. On ne peut tout attendre de la seule puissance publique locale. D'autant moins quand elle subit les affres d'un étranglement continu de la part de l'État. Plus que jamais, en ces périodes économiquement difficiles, la participation, la coopération et l'imagination de chacun à la recherche de l'intérêt de tous doivent être au rendez-vous. Au-delà du marché forain et artisanal des Sablettes, d'autres pourraient s'inspirer de cette approche positive.

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 06:17

Je dois l'avouer, j'attendais avec un peu d'appréhension le reportage de plus de cinq minutes que la chaine de télévision TF1 a diffusé ce dimanche au cours de son journal de 20 heures sous le titre « La Seyne-sur-Mer : renaissance d'une ville ». Pour les visiteurs de mon blog qui ne l'ont pas vu, ils peuvent le trouver en « replay » sur le site Internet MyTF1, à 8 mn 50 après le début du journal, ou en cliquant sur ce lien.

Oh, ce n'était pas que je mettais en doute l'impartialité des journalistes, que je m'inquiétais d'une vision trop défavorable ou misérabiliste, ou que je craignais que l'interview de quelque grincheux nuisît à un rendu le plus juste possible de l'état d'avancement de la reconversion qu'il a fallu opérer depuis bientôt trente années. Tous ces travers-là, j'y suis habitué, non pas du fait de la presse, mais de certains de mes concitoyens pas toujours satisfaits, souvent à juste titre dubitatifs, inquiets ou dépités, et même de... moi-même qui, comme tout un chacun, connais des moments de doute, de déception, voire de rage.

 

UNE RECONQUÊTE SANS METTRE TOUS NOS ŒUFS DANS LE MÊME PANIER

Ce que je redoutais, c'était que l'angle d'approche, centré sur la valorisation touristique comme vecteur de relance économique, ne donne à retenir au téléspectateur qu'une image de stratégie de redynamisation se fondant sur un seul parti pris pouvant se résumer à... « du passé faisons table rase ».

Les images commentées du littoral du chantier naval, les interviews des anciens travailleurs, les commentaires du journaliste, m'ont totalement rassuré. Le reporter a opportunément bien mis en exergue deux éléments qui me semblent d'importance : la reconquête par changement d'usage du potentiel foncier jadis industriel désormais valorisé pour le tourisme, la culture et le loisir, et la complémentarité de ces espaces avec ceux, tout autant patrimoniaux, de notre littoral naturel, balnéaire et nautique qui a connu ses grandes heures de tourisme au XIXe siècle et qui renaît à sa vocation.

Bien sûr, d'aucuns analyseront le reportage en déplorant qu'il puisse donner le sentiment que l'on a remplacé une mono-activité industrielle par une mono-activité touristique, ce qui serait dangereux, tant on a payé très cher dans les années qui ont précédé la fermeture du chantier naval d'avoir « mis tous nos œufs dans le même panier ».

 

BIEN SÛR, TANT DE CHOSES RESTENT À FAIRE

C'est d'ailleurs faux, puisque La Seyne peut aussi s'enorgueillir d'accueillir sur son terroir littoral la base marine du « technopôle de la mer à vocation mondiale »  de la Méditerranée, où l'industrie, la haute technologie, la science et la recherche sont en plein développement, comme elle prend bien garde de préserver et soutenir l'économie de la nature, la pisciculture, la conchyliculture et l'agriculture de proximité, ou l'économie solidaire et sociale des services de proximité.

Et, bien sûr, il s'en trouvera — et je ne les blâme pas tant le chantier est long et difficile — pour commenter sur l'absence d'images de nos quartiers dégradés, de notre vieux centre en détresse, de l'état de nos voiries, notamment celles de la corniche de Tamaris ou du cheminement piétonnier depuis le terminal de croisières jusqu'au vieux port, du manque d'ambition de nos transports collectifs, en particulier en soirée et les week-ends, ou des sentiments d'insécurité qui peuvent nuire ça et là à la promotion de notre territoire.

 

DE LA VOLONTÉ POLITIQUE, DES AIDES, DES INVESTISSEURS, ET DU TEMPS

Mais, une fois n'est pas coutume, c'est bon pour le moral, je voudrais que nous puissions voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide.

Ce reportage nous aura donné à partager une vision encourageante à poursuivre collectivement nos efforts, en nous appuyant sur notre détermination politique, pour obtenir plus d'appuis de la puissance publique, pour promouvoir le potentiel de La Seyne auprès des investisseurs privés, tout en modérant notre impatience, en suivant la recette synthétisée par le journaliste en conclusion de son reportage, à savoir... donner un peu de temps au temps...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 03:18

Quel honneur pour La Seyne que d'avoir accueilli ce dernier vendredi, au sein de la belle salle de spectacles du casino municipal de jeux confié en gestion à Joa, l'Assemblée générale du Pôle Mer Méditerranée de Provence Côte d'Azur et d'Occitanie, avec ses 400 petites et grandes entreprises et centres de recherche !

J'ai pu dire que ça a été un symbole fort que ce rassemblement annuel des acteurs économiques, de la recherche et de l'université se déroule sur le site de nos anciens chantiers navals, illustrant que l'initiative, la coopération, la recherche-développement, la formation, entraînant le soutien de la puissance publique, génèrent une dynamique économique puissante, gage majeur d'emploi.

J'ai également rappelé les efforts que consent la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, au sein de laquelle, comme vice-président, je me suis vu confier par Hubert Falco la responsabilité de l'enseignement supérieur et de la recherche, pour accompagner, fût-ce modestement en matière de budget, mais suffisamment pour entraîner d'autres cofinancements importants, les programmes de recherche et développement portés par les entrepreneurs et les laboratoires de recherche universitaires.

Merci à François Dumoulin, président du Pôle, en sa qualité de "patron" de DCNS, et à Patrick Baraona, son directeur, d'avoir pensé que La Seyne pouvait être digne d'accueillir cette journée d'échanges entre ceux qui, de Banyuls à Menton, tirent de leur intelligence et leur travail le meilleur de la mer, dans les domaines de la sécurité et la sûreté maritimes, du naval et du nautisme, des ressources biologiques, énergétiques et minières marines, de l'environnement et l'aménagement littoraux, ou encore des ports, infrastructures et transports maritimes.

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Marc VUILLEMOT

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