12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 09:39

À la crise sanitaire s'ajoute une crise sociale qui n'épargne pas La Seyne. Certains de nos concitoyens ont faim, les files devant les espaces caritatifs et solidaires s'allongent, l'angoisse de lendemains sans travail s'installe.

Parallèlement aux dispositions édictées par l'État et bien souvent mises en œuvre par les collectivités locales pour lutter contre la pandémie, la commune s'est mobilisée pour amortir du mieux possible les impacts sociaux funestes des pertes de revenus des Seynois les plus fragiles.

Mais ce sera toujours insuffisant. Seul l'emploi amortira le choc. C'est l'enjeu du « jour d'après » qu'il faut anticiper dès à présent...

 

Oui, fussions-nous au XXIe siècle dans un pays parmi les plus riches du monde, ce diable de covid-19 aura révélé, si besoin était, l'ampleur des inégalités sociales et économiques que subissent nos concitoyens. Fort heureusement, le gouvernement n'est pas resté inactif, même si les moyens engagés demeurent insuffisants. Le chômage partiel a apporté une solution ponctuelle qui risque fort de ne pas se prolonger au-delà du mois de juin et qui n'a guère eu d'effet pour tous ceux qui vivaient de boulots occasionnels, plus ou moins bien protégés des aléas économiques, plus ou moins déclarés, plutôt mal rémunérés.

 

L'ÉTAT ET CERTAINS DÉPARTEMENTS FONT DES GESTES EN FAVEUR DES PLUS DÉMUNIS

Des dispositifs sociaux d'urgence ont été imaginés par l'État. Des aides exceptionnelles de 150 euros par foyer et 100 euros supplémentaires par enfant à charge vont être versées dans les prochains jours par les Caisses d'allocations familiales aux ménages précaires (RSA, allocation de solidarité spécifique, etc.), des soutiens de 100 euros par enfant sont alloués aux bénéficiaires de l'aide personnalisée au logement, des chèques-service sont attribués aux personnes sans domicile fixe, des subventions d'urgence sont accordées aux associations menant des actions caritatives et solidaires, le début de la période des expulsions locatives a été reporté, etc.

Collectivités compétentes s'il en est en matière de solidarité sociale, certains départements – mais pas encore le nôtre, apparemment, même si, je le suppose, nos conseillers départementaux ont dû saisir leur président suite aux demandes que je leur ai formulées dans le cadre de notre comité de suivi de la crise – , complètent ces aides de l'État : aide financière complémentaires à celles de l'État, chèques alimentaires, subventions exceptionnelles aux associations solidaires, financement supplémentaire au titre du Fonds de solidarité logement (FSL) pour le règlement des loyers, etc.

 

DE L'AIDE AUX LOYERS À LA GRATUITÉ DE LA CANTINE, LA SEYNE DÉPLOIE UNE BATTERIE D'ASSISTANCES DIVERSES

De son côté, La Seyne déploie depuis mars un ensemble de mesures d'assistance en faveur de ses citoyens les plus démunis dont la crise sanitaire a aggravé la situation.

Le service des conseillères en économie sociale et familiale de notre office public métropolitain d'HLM « Terres du Sud Habitat » (TSH) a été « suractivé » pour répondre aux besoins de règlement différé des loyers et de mobilisation des aides du FSL que gère notre métropole.

Notre Centre communal d'action sociale (CCAS) a activé dès le début de la crise son dispositif d'aide et de soutien aux personnes âgées ou handicapées fragiles et isolées inscrites sur le « registre canicule » qu'il avait créé lors des premiers épisodes climatiques. Le nombre de bénéficiaires de ce qui est devenu le « registre événements exceptionnels » a pratiquement doublé, passant d'un à près de deux milliers de personnes suivies en permanence par nos personnels sociaux. Nous assurons les achats et la livraison de produits de première nécessité aux personnes dans l'impossibilité de se déplacer, voire, pour certaines, repérées après enquête sociale et en lien avec l'Unité territoriale sociale du Département, en leur fournissant des paniers alimentaires.

Nous avons enfin exceptionnellement décidé de réduire la tarification de la restauration scolaire pour tous les écoliers seynois, la ramenant à la gratuité totale pour ceux qui payent habituellement le moins.

 

LA SEYNE SOUTIENT LES ASSOCIATIONS CARITATIVES ET SOLIDAIRES

Ce sont également des mises à disposition de locaux communaux pour les distributions de denrées et produits de première nécessité qu'assurent les associations qui ont renforcé leurs dispositifs : le Secours catholique et Les Restos du cœur.

Pour répondre aux besoins accrus en cette terrible période, la Ville et TSH ont également mis gratuitement des locaux à la disposition du collectif « D'un cœur à une main » composé de cinq associations solidaires dont les bénévoles font un travail remarquable de distribution de dentées alimentaires : Éveil et conscienceLa gamelle pour tousY'a du talentClub fratern'elles et Jeunesse et destin.

Ce sont aussi des appuis logistiques qui sont déployés après de ces diverses initiatives associatives reconnues : une aide administrative, la mise à disposition de camions pour le transport des produits, la fourniture d'équipements de protection sanitaire, et, bien sûr, des approvisionnements en denrées, au fil des besoins, pour le Secours catholique, les Restos du cœur, la Banque alimentaire, le collectif « D'un cœur à une main », et le Secours populaire départemental.

Enfin, le budget dédié aux subventions municipales allouées traditionnellement à ces associations, ainsi qu'à l'association Crésus qui aide les foyers victimes de surendettement, a été exceptionnellement augmenté de 50% pour l'exercice 2020.

 

MAIS SEULE L'OBTENTION D'UN TRAVAIL AURA RAISON DU DRAME SOCIAL

Quels que soient les moyens exceptionnels que les pouvoirs publics, les formidables acteurs associatifs, et toutes les personnes  qui se mobilisent sans aucune arrière-pensée, déploient avec un bel élan de fraternité, la détresse sociale découlant de l'impact économique va toucher, probablement durablement, nombre de foyers dont des membres ne retrouveront pas facilement une activité professionnelle.

Quelles que soient leurs volontés de maintenir l'emploi et exercer leur responsabilité sociétale, des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d'activités sont et seront contraintes, pour des durées indéterminées, de réduire leurs effectifs pour surmonter la crise et ne pas disparaître. Or la ministre du travail a exposé ce lundi qu'il « n'y a pas tellement de raison que ce soit l'État qui continue à payer l'intégralité des salaires ». Évidemment à contrecœur, ça ne va pas inciter les patrons à maintenir des emplois fragilisant leurs sociétés déjà déstabilisées par la crise sanitaire.

 

L'URGENCE D'UN PLAN POUR L'EMPLOI POUR CONTRECARRER LA PRÉCARITÉ

La suppression des « contrats d'accompagnement dans l'emploi » (CAE) décidée en 2018 par l'État ne permet plus aux collectivités publiques et au monde associatif de prendre leur part dans la lutte pour l'emploi en embauchant des personnes éloignées de travail pour des missions d'intérêt général, tout en leur assurant une formation vers une insertion professionnelle durable. Et les « emplois francs », déjà expérimentés sans grand succès sous le gouvernement précédent qui avait fini par y renoncer, ne portent pas leurs fruits : les employeurs publics et associatifs ne peuvent pas bénéficier du dispositif et seuls 12.000 d'entre eux ont été créés par des entreprises du secteur marchand avant la pandémie. On est très loin des 486.000 CAE qu'on a connus antérieurement. Et, confronté aux difficultés découlant de l'épidémie, quel patron va aujourd'hui se saisir du dispositif des « emplois francs » ?

C'est pourquoi, avec tous les maires, de toutes sensibilités politiques et de toutes régions, des communes ayant des territoires urbains socialement vulnérables, nous réclamons – pour l'instant sans succès – que l'État s'approprie en urgence deux des propositions que nous avons formulées en 2018, au nom de ​​​​​​​l'Association des maires Ville & Banlieue de France, lors de l'élaboration du « rapport Borloo » : un plan immédiat de 100.000 « emplois aidés », soit sous la forme des anciens « contrats d'accompagnement dans l'emploi » (CAE) ou des anciens « contrats d'avenir », pouvant être créés sur les missions publiques ou associatives, et un plan de recrutement par le ministère des Armées de 5.000 jeunes et jeunes adultes par an, prioritairement issus des quartiers fragiles.

 

Tous ces actes concrets posés, toutes ces demandes et propositions réalistes, ce doit être ce que certains de nos détracteurs, toujours en proie à un activisme politicien, appellent... « des incantations ».

Mais peu importe, comme l'écrivait le centriste de la IIIème République Joseph Caillaux, dans “Ma jeunesse orgueilleuse” : « Il est des adversaires politiques qui sont sans cesse à l'affût de ce qu'ils croient être de nature à atteindre les hommes qu'ils guettent. Ils furètent, dans tous les coins. Ils ne reculent devant aucune petitesse. “Les chiens aboient, la caravane passe”, dit-on de l'autre côté de la Méditerranée. »

Laissons dire. Continuons à agir.

 

Repost0
8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 05:11

Raphaëlle Leguen, notre première adjointe seynoise, à peine éteint l'écran de la visioconférence à laquelle elle prenait part ce jeudi avec avec la ministre de la Cohésion des territoires et les relations avec les collectivités territoriales, a décroché son téléphone pour me l'annoncer.

Elle, présidente de la commission du conseil de façade maritime de Méditerranée, et ses collègues élus de tous les bords de mer de France ont obtenu de l'État qu'il se laisse convaincre : au cas par cas, certaines plages et littoraux vont pouvoir rouvrir par décision du préfet.

Et Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, l'a confirmé dans la foulée.

 

DES RÉOUVERTURES PROGRESSIVES ET SOUS CONDITIONS

Ça faisait des semaines que l'Association nationale des élus du littoral (ANEL) plaidait cette cause. Oh, on ne va pas, du jour au lendemain, pouvoir déferler par milliers sur le sable des Sablettes ! Des modalités strictes, négociées entre les élus locaux et les préfets, vont permettre une réappropriation qui se fera petit à petit, en imposant des consignes précises, des obligations sanitaires de densité de fréquentation et de type d'activités. Les dates ne sont pas encore fixées, le dernier mot reviendra au préfet, mais un pas important est franchi.

Plusieurs raisons plaidaient pour que l'État fasse preuve de compréhension. Bien sûr, la crainte de voir déferler sur les littoraux des gens venus de régions où l'épidémie de coronavirus est sévère était justifiée. Mais les règles du déconfinement stipulent clairement qu'on ne pourra circuler que dans un rayon de 100 kilomètres. L'Île-de-France, les Hauts-de-France et le Grand Est, régions classés zones rouges, sont très loin de chez nous.

 

UNE SAGE DÉCISION POUR L'ÉCONOMIE ET LES BESOINS DE DÉTENTE

Et l'urgence économique et sociale est là : les acteurs du tourisme, des loisirs de plein air, du balnéaire, de l'industrie nautique, vont déjà payer un lourd tribut à la crise ; ne pas leur ouvrir des perspectives de redynamisation, fussent-elles limitées, serait condamner bien plus d'emplois que les centaines qui vont déjà disparaître lorsque les dispositifs de chômage partiel vont s'éteindre. Et, nous le savons tous, ce sont beaucoup de salariés humbles, de saisonniers, d'étudiants, qui en seront les premières victimes.

En second lieu, avec les vacances d'été, la gestion policière des interdits d'accès serait impossible, sauf à déployer en grand nombre des moyens exceptionnels extérieurs au territoire. Et encore... Des sentiments d'iniquité se feraient jour et d'inutiles tensions surviendraient immanquablement, difficiles à réguler.

Et, comme l'ont constaté tous mes collègues maires de villes aux territoires populaires vulnérables, si les faits confirment qu'on peut faire confiance à nos jeunes qui, sauf rares exceptions ça et là en France, ont montré leur capacité à supporter les contraintes du confinement, il serait très difficile de leur faire longtemps entendre raison, dès lors que les beaux jours seront là et que les vagues et le soleil leur tendront les bras, d'autant que les départs en vacances éloignées, pour les rares dont les moyens le leur permettent, seront encore longtemps impossibles et que l'environnement urbain de nos cités, même avec un déploiement exceptionnel d'offres d'activités communales et associatives, ne souffrira pas la comparaison avec celui de notre patrimoine littoral.

 

LE VŒU D'UNE APPROCHE MÉTROPOLITAINE

La perspective d'une ouverture des plages est donc une bonne chose qu'il faut préparer sans délai, dès lors que nos services territoriaux pourront sortir le nez du guidon de l'organisation complexe de la « rentrée » scolaire.

Afin d'éviter les difficultés d'afflux qui découleraient ça ou là de l'ouverture trop différenciée de certaines plages de notre aire urbaine toulonnaise, je suggère que ce soit à l'échelle de notre métropole, qui en a d'ailleurs la compétence, que se construise le schéma de réouverture qui sera présenté au préfet du Var, garantissant une répartition des offres sur l'ensemble de notre littoral, de Hyères à Six-Fours, et si possible en cohérence avec les intercommunalités voisines.

 

LE RÉSULTAT D'UNE IMPLICATION NATIONALE DES ÉLUS LOCAUX

Trois élus de notre métropole participent à l'administration nationale de l'ANEL : son président, Hubert Falco, maire de Toulon, l'un de ses vice-présidents, Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, et notre première adjointe seynoise, Raphaëlle Leguen.

Quoi qu'en pensent certains, cette heureuse décision en atteste, l'implication des élus locaux dans des instances nationales, dût-elle leur demander du temps et parfois les éloigner un peu de leurs communes, permet de donner du poids aux requêtes et porte ses fruits au bénéfice du local. Qui s'en plaindrait ?...

 

Repost0
2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 03:43

C'est évidemment pour appuyer la direction du groupe CNIM, qui est en accord sur ce point avec les syndicats de ses personnels, que la Métropole et la Ville ont accompagné les demandes d'intervention de l'État pour le sauvetage de l'entreprise traversant une période exceptionnelle de difficulté due à des sociétés co-contractantes.

Ainsi, outre les demarches initiales que nous avons conduites pour attirer l'attention sur les impacts qu'aurait une cessation totale ou partielle de l'activité sur le territoire local, j'ai encore il y a une semaine appuyé la requête de la direction et des organisations de salariés d'une participation publique nationale au capital du groupe, lors d'une réunion téléphonique avec le pôle des Affaires intérieures du cabinet du Premier ministre.

 

Cette intervention de l'État au capital, au-delà des prêts nationaux bienvenus à hauteur de 11 millions d'euros, est jugée nécessaire pour prévenir le risque de découpage de pans entiers de l'activité que tout le monde redoute. Les impératifs des prêts bancaires, utiles dans l'immédiat, sont évidemment leur remboursement. Le protocole le fixe dans un délai d'un an, ce qui peut être jugé aléatoire au regard du résultat bénéficiaire annuel de la société des dernières années, inférieur au montant des prêts accordés. Pour se garantir, les financiers privés imposent des cessions d'actifs et un rapprochement avec d'autres groupes d'importance. Le risque est que, en pareil cas, des investisseurs d'envergure choisis par les financiers n'interviennent au capital de l'entreprise aujourd'hui encore « familiale », qui pourraient décider de ne conserver que les activités le plus performantes du groupe ou en délocaliser certaines. On imagine l'impact que cela pourrait avoir sur l'emploi. C'est pour éviter cet aléa que, outre les prêts, la participation de l'État au capital, donc à la décision, s'avère nécessaire. Les diverses parties de l'entreprise la souhaitent. Et c'est cela que nous avons donc plaidé, en appui aux démarches du directoire et des syndicats.

On peut avoir des avis différents, mais, en l'espèce, toute prise de position publique qui ne serait pas en cohérence avec la stratégie de la direction, surtout si celle-ci est partagée dans ses grandes lignes avec les partenaires sociaux – et c'est le cas en ce qui concerne l'importance d'une implication publique d'État, non seulement en prêts, mais aussi au capital –, fragiliserait la requête.

Et, s'il était besoin d'attester que la Métropole et la Ville n'ont pris aucune initiative qui n'ait été validée, l'échange ci-dessous entre le président du directoire de CNIM et moi, préalable à l'envoi du courrier au Premier ministre qui suit, devrait lever le doute.

 

 

 

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 14:54

Conséquence directe de la crise sanitaire, l'activité des loisirs, du balnéaire, de l'hôtellerie « en dur » et de celle de plein air, des métiers de bouche, et globalement du tourisme, est dans une situation des plus inquiétantes.

Avec les lourdes incertitudes qui planent sur le devenir d'une de nos activités fleuron de l'industrie seynoise, les difficultés de l'ensemble des commerces, un autre drame économique que pourrait connaître cet autre pan majeur de la production locale de richesses et d'emplois pourrait affecter durablement les équilibres sociaux de notre territoire, bien au-delà de la période de pandémie.

Nous avons alerté l'État sur cette forte crainte...

 

Travaillant en lien avec Jean-Pierre Giran, maire de Hyères et vice-président de la métropole en charge du tourisme, le président du tourisme du pôle ouest de Toulon Provence Méditerranée, qui est notre adjoint seynois à l'économie, Anthony Civettini, a d'ores et déjà initié toutes les mesures possibles de réduction ou d'étalement de charges et taxes pour les sociétés de ce secteur.

Mais, sans accompagnement solidaire de l'État, au-delà des aides qu'il consent à l'ensemble des entreprises, il risque d'être très difficile pour notre territoire d'éviter de vraies catastrophes. C'est pourquoi, au nom de toutes nos communes, Jean-Pierre Giran s'est adressé ces derniers jours à Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, pour qu'une attention bienveillante soit prêtée urgemment par la Nation à ce secteur capital de la vie seynoise et métropolitaine.

 

 

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 14:41

Ce n'est pas parce que nous nous efforçons d'informer sans cesse le grand public sur les mesures du quotidien en cette période difficile que nous n'avons pas à l'esprit les incidences préoccupantes de la situation sur l'activité économique locale, des auto-entrepreneurs et du petit commerce aux grandes industries et entreprises de tourisme.

Sans appui exceptionnel de la Nation, à tous les niveaux de responsabilité de l'organisation territoriale du pays, des catastrophes économiques et humaines pourraient survenir. C'est pourquoi l'État, mais également la Région Provence, la métropole TPM, qui sont compétents en ce domaine, et, à sa modeste place, la commune, s'efforcent d'apporter leur soutien.

 

Le gouvernement déploie un ensemble de mesures pour permettre aux entreprises de passer le cap et de se préparer à la reprise de leur activité qui risque d'être d'autant plus difficile qu'elle sera plus lointaine. Il actualise ses informations sur les sites Internet du ministère de l'Économie et sur celui du ministère du Travail.

La Région Provence, qui a parmi ses compétences le développement territorial, a mis de son côté en place un ensemble d'aides à nos employeurs, également consultables sur son site Internet.

Souhaitant apporter sa contribution à cet effort, notre métropole Toulon Provence Méditerranée a aussi opté pour un soutien aux petits et importants acteurs de l'économie du territoire, tel que décliné sur son site Internet.

 

ÉCHANGES DE BONS PROCÉDÉS ENTRE VILLE ET COMMERÇANTS

Et la Ville de La Seyne, à son niveau, même si, comme toutes les communes, elle a vu sa compétence économique transférée à l'intercommunalité depuis 2002, a pris toutes les mesures complémentaires qui lui incombent : gratuité de l'usage de notre domaine public (terrasses de cafés par exemple), informations en temps réel sur les directives de l'État, appui à l'organisation par les commerces des ventes en drive et à l'information sur celles-ci et sur les dispositifs de livraisons, contacts quotidiens de notre adjoint à l'économie, Anthony Civettini, avec plusieurs chefs d'entreprises, etc.

En retour, que nos commerçants soient remerciés pour leur adaptabilité et les services qu'ils rendent, par exemple en apposant dans leurs magasins les informations essentielles sur les mesures à appliquer ou en distribuant les imprimés d'attestation de sorties du domicile.

 

LES SERVICES COMMUNAUX AU SERVICE DE L'ÉCONOMIE LOCALE

Notre plan de continuité des services communaux a prévu, sous des formes adaptées, que notre service municipal des marchés publics continue sa mission afin que, dès que les contraintes seront levées, les entreprises ne subissent aucun retard dans la mise en œuvre des prestations que nous leur avons commandées et reconstituent au plus vite leurs trésoreries. Notre service financier est également à l'œuvre pour que nous honorions sans délai les factures.

Et notre pôle technique, sans attendre la décision de l'État qui doit prendre une ordonnance pour faciliter les démarches d'autorisations d'urbanisme, parvient à instruire les demandes urgentes des acteurs économiques qui ne doivent pas voir leurs efforts de développement freinés ; ainsi, j'ai signé ce jeudi le permis de construire d'un nouveau hangar sur son site de Brégaillon pour notre grande entreprise CNIM, qui rencontre en ce moment d'importantes difficultés, et qui a d'autant plus besoin d'accélérer son activité productrice de ressources que permettra cette extension de 30.000 mètres-carrés de sa surface de production.

Merci à tous nos fonctionnaires communaux et métropolitains qui, dans l'ombre, et dans des conditions exceptionnelles de difficulté, apportent leur pierre au soutien à la dynamique économique de notre territoire.

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 14:55

La préoccupation des acteurs communaux et métropolitains, quelles que soient leurs sensibilités politiques, qui relaie celle de CNIM dont j'ai relaté l'inquiétante difficulté, certes conjoncturelle mais risquant de conduire à une cessation d'activité, est aussi partagée par l'ensemble des acteurs économiques de notre territoire ouest-toulonnais.

C'est, ce vendredi, le président de l'ADETO, l'association qui regroupe 1500 entreprises du pôle économique d'Ollioules, La Seyne et Six-Fours, avec leurs 17.000 employés, qui a pris la plume pour exposer au ministre de l'Économie les conséquences funestes qui pourraient survenir pour la dynamique économique locale, bien au-delà du seul groupe CNIM, mais, par effet domino, pour d'autres centaines d'emplois induits, notamment ceux de petites entreprises sous-traitantes.

Je compte bien sûr aussi sur l'accompagnement solidaire des autres collectivités territoriales, notamment celui de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, qui est un des acteurs majeurs de la stratégie économique...

 

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 13:41

Dès mon alerte, Hubert Falco, président de la métropole Toulon Provence Méditerranée, a embrayé solidairement avec La Seyne pour que l'un des fleurons industriels de notre territoire, le groupe CNIM, qui rencontre des difficultés économiques sérieuses, fasse l'objet le plus vite possible des attentions bienveillantes de l'État.

Comme il le signifie dans son courrier au Premier ministre, que je reproduis ci-dessous, nous sommes prêts, Hubert Falco et moi, à plaider auprès du chef du gouvernement la cause d'un appui exceptionnel et urgent à CNIM de la part de la Nation, et pas seulement du monde de la finance qui, on le sait, ne fait rien pour rien...

 

 

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 12:43

La rumeur commence à se répandre. Mieux vaut prendre les devants pour prévenir toute interprétation ou inexactitude. Le groupe CNIM traverse une période d'extrême difficulté liée à des circonstances industrielles malheureuses provoquées par certains de ses co-traitants.

Et la période de grande fragilité de l'activité économique générée par la crise sanitaire n'arrange pas les choses.

Sans appui exceptionnel et urgent de l'État, les dirigeants et salariés du groupe, dont le millier travaillant à La Seyne, craignent une cessation d'activité.

 

Après ce que notre commune a vécu dans les années 80 avec la fermeture de ses chantiers navals, ce serait un nouveau drame dont notre territoire peinerait à se remettre.

J'ai donc saisi le Président de la République par le courrier ci-après, et adressé un message aux acteurs politiques, institutionnels publics, de l'État et du local, consulaires, associatifs professionnels, et syndicaux, pour que nous nous mobilisions solidairement pour obtenir l'appui de la Nation et éviter le pire...

 

 

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 13:11

Avec huit de mes collègues maires de communes abritant des quartiers populaires (  1  ), nous nous sommes entretenus ce vendredi pendant plus d'une heure et demie avec Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement. Il est vrai que les plus démunis de nos habitants rencontrent des difficultés particulières en cette période difficile, notamment économiques en matière d'approvisionnement alimentaire et produits de première nécessité.

En partageant nos problèmes spécifiques entre nous et avec le gouvernement, nous avons pu avancer quelques pistes utiles à La Seyne...

 

Parmi les sujets abordés, la question de l'approvisionnement alimentaire des familles à très faibles revenus commence à se poser avec acuité un peu de partout dans les quartiers fragiles du pays. Comment, en effet, alors que la restauration scolaire, grâce aux efforts municipaux via les centres communaux d'action sociale (CCAS), propose le midi des repas aux alentours de 1 euro aux plus démunis, une famille très modeste peut-elle préparer un déjeuner s'il lui faut acheter des denrées pour assurer un repas équilibré et en quantité suffisante à plusieurs enfants ?

 

UN APPROVISIONNEMENT DES FAMILLES LES PLUS DÉMUNIES

C'est le cas à La Seyne, où j'ai demandé à nos services communaux d'envisager un avitaillement des familles en lourde difficulté socio-économique, et le ministre nous a indiqué que l'État sera aux côtés de nos CCAS pour nous aider à mener à bien cette mission vitale.

Elle est d'autant plus importante que les associations solidaires et caritatives assurant des fonctions de banques alimentaires se trouvent elles aussi en difficulté de fonctionnement, et que les familles suivies par les unes et les autres des organisations publiques ou associatives ne sont pas toutes répertoriées par les CCAS. Et vice-versa.

 

MARCHÉS ALIMENTAIRES POUR LES COMMUNES POPULAIRES : PAS POUR LA SEYNE

Dans le même esprit, nous avons aussi, entre autres, plaidé pour que, dans la perspective d'un assouplissement de l'interdiction nationale des marchés forains, il soit considéré que les familles les plus humbles y trouvent dans certaines villes un moyen d'acquérir des denrées à un prix abordable. Et que, donc, les communes urbaines abritant des quartiers prioritaires supposant un accompagnement social de leurs habitants soient considérées comme pouvant bénéficier d'une dérogation préfectorale au même titre que les communes rurales n'ayant pas de magasin de proximité, sous réserve bien sûr que soit prévue une organisation garantissant une précaution sanitaire parfaite. Le ministre a approuvé notre sollicitation et nous a indiqué que les préfets devront être attentifs à ces réalités.

Déjà sollicités par des concitoyens seynois qui ont peut-être interprété trop rapidement et extensivement les récentes mesures de souplesse dont le gouvernement a fait état, nous avons donc étudié cette éventualité pour La Seyne et, fût-ce en week-end, nos services et Anthony Civettini, notre adjoint en charge du commerce et de l'économie, ont évalué la situation avec les commerçants, non au travers du prisme de la situation économique des forains, qui est pourtant une préoccupation réelle, mais au travers de celui de la réalité de la difficulté avérée qu'auraient certaines familles à s'approvisionner, l'ayant bien pesée à l'aune des risques de contamination encourus et de notre capacité matérielle et logistique à les prévenir. Pour l'instant, leurs recommandations ont été au maintien de la fermeture de nos marchés.

La commune, toutefois, promeut les commerces de proximité en publiant une liste de ceux qui sont ouverts, avec leurs horaires, sur une page dédiée du site du magazine municipal « Le Seynois ».

 

NOTRE IMPLICATION NATIONALE AU SERVICE DU LOCAL

Moins directement liée à celle des difficultés économiques des familles les plus modestes, la question de la vente directe des producteurs, en grave souci d'équilibre économique de leurs exploitations, aux consommateurs est aussi une de nos préoccupations.

De même que ma fonction de président de l'Association nationale des maires Ville & Banlieue de France me permet de plaider la cause des quartiers fragiles auprès du gouvernement, celle de notre première adjointe, Raphaëlle Leguen, investie dans la direction de l'Association nationale des élus du littoral et du Comité national des pêches lui a permis d'obtenir du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation que la vente directe des produits de la pêche, la pisciculture et la conchyliculture par les producteurs eux-mêmes, comme cela se fait en bordure de quais ou au « mas aquacole » des Sablettes, puisse faire l'objet d'une dérogation préfectorale à l'interdiction des marchés. Les Seynois amateurs de produits frais de la mer ne s'en plaindront pas.

 

PRODUCTEURS-CONSOMMATEURS : L'INITIATIVE ORIGINALE D'UNE FONCTIONNAIRE COMMUNALE DE LA SEYNE

Je dois enfin saluer l'initiative de Karine Introini, une employée communale seynoise, comme beaucoup de ses collègues confinée à son domicile, mais qui, déjà très investie dans la vie associative locale (Plurielle83), a imaginé un dispositif Internet de mise en relation entre producteurs et consommateurs, permettant d'acheter des produits frais par contact physique, ou par un système de type drive, ou par livraison, dans tous les cas dans des conditions sécurisées.

En quelques jours, via le réseau social Facebook, plusieurs milliers de personnes se sont appropriées cet outil. La Ville, de son côté, comme elle n'a ni l'intention ni la prétention de « réinventer l'eau chaude », mais a vocation à jouer un rôle de « facilitateur », ainsi qu'elle l'a fait pour le centre de consultation du coronavirus, a opté pour soutenir cette initiative bénévole en proposant la mise en relation de cette fonctionnaire avec ses collègues pouvant lui apporter un appui technique à la transformation de sa page Facebook en site Internet plus performant et en lui proposant la promotion de son projet par les moyens communaux de diffusion et de communication.

Son site Internet vient d'être mis en service à l'adresse suivante : http://vardrivelivraison.fr

 

On le voit, en combinant une assistance publique aux plus démunis, une saisie des opportunités offertes par les règlements nationaux, les stratégies et savoir-faire des producteurs et commerçants eux-mêmes, alliés à ceux des fonctionnaires territoriaux, et l'initiative de Seynois imaginatifs et dévoués, on doit pouvoir assurer, sauf évolution encore plus dramatique de la situation, une diversité de l'offre qui pourrait répondre à l'ensemble des besoins des Seynois d'approvisionnement alimentaire et de première nécessité.

 

 

( 1 ) : La conférence téléphonique a réuni, avec le ministre et son cabinet, neuf maires de diverses régions et de toutes sensibilités politiques : Caroline Cayeux (Beauvais, Hauts-de-France - Divers droite), Frédéric Cuvillier (Boulogne-sur-Mer, Hauts-de-France - Parti socialiste), Meriem Derkaoui (Aubervilliers, Île-de-France - Parti communiste français), François Garay (Les Mureaux, Île-de-France - Divers gauche), Marc Goua (Trélazé, Pays de la Loire - Parti socialiste), Xavier Lemoine (Montfermeil, Île-de-France - Parti chrétien démocrate), Guy Malandain (Trappes, Île-de-France - Parti socialiste), Karl Olive (Poissy, Île-de-France - Divers droite), et moi-même (La Seyne, Provence-Alpes-Côte d'Azur - Gauche républicaine et socialiste).

Repost0
12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 10:37

Cinquième thématique proposée aux visiteurs de mon blog sous la forme d'un jeu de quizz en dix questions, les réalisations et perspectives en matière de dynamisation économique et de développement de l'emploi dans un cadre urbain préservant une ville durable constituent un volet puissant d'une commune plus juste, plus équitable et plus harmonieuse.

 

Pour répondre aux dix questions, il sera utile de consulter le livret-programme « Le journal, l'énergie positive » qui accessible en lecture en ligne en cliquant ICI ou sur l'image illustrant cet article.

Le quizz est en train de charger depuis Quizity.com, le site pour créer un quiz, veuillez patienter...


Repost0

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

À propos de moi...

> Ma bio, vue par un copain...

> Ma généalogie sur geneanet

 

 

L'ACTION DES COPAINS

LE BLOG DES ÉLUS SEYNOIS DES GAUCHES ET DE L'ÉCOLOGIE
LE SITE DE MANON AUBRY, DÉPUTÉE EUROPÉENNE VAROISE

ET MES ENGAGEMENTS

CLIQUEZ SUR LA BANNIÈRE
LA CHAINE YOUTUBE DE GRS
LA PAGE FB DE GRS-Var
LE BULLETIN DE GRS-LA SEYNE

 

12 ANS POUR & AVEC LES SEYNOIS

NOTRE BILAN 2008-2020

CLIQUEZ SUR L'IMAGE