28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 03:37

http://p2.storage.canalblog.com/23/12/732340/51833149.jpgBien que concentré sur mon activité de maire, je ne peux ignorer que certains s’agitent en faisant déjà flèche de tout bois en vue d’une échéance électorale qui n’aura pourtant lieu que dans huit mois. J’ai livré hier une première partie d’un communiqué des socialistes seynois qui ont estimé devoir réagir à des réflexions au moins inopportunes, sinon fallacieuses, de MM. Vitel et Colin quant aux décisions prises à l’unanimité du conseil municipal sur le devenir du site de nos anciens chantiers navals.

Après avoir réagi sur des banalités publiées par M. Vitel sur les Seynois qui devraient, selon lui, ne pas se satisfaire du développement économique, culturel et social que nous poursuivons, le communiqué socialiste poursuit : « Quant à M. Colin, autre Toulonnais, également sur la ligne de départ pour l’élection municipale seynoise, il serait bien inspiré de prendre le temps de la connaissance de la loi et des dossiers et de vérifier ses sources. Il ne s’agit là aucunement d’une délégation de service public, ni d’un marché, mais d’un bail de location de longue durée d’un élément du domaine privé de la commune. Les remarques de ce conseilleur sont donc non avenues. »

Détaillant un peu l’enjeu et le projet, le communiqué ajoute: « Ce que les Seynoises et Seynois qui, eux, croient au potentiel de leur ville, pourront retenir, c’est que, pendant que certains palabrent dans le vide à coups d’assertions sans fondement et sans formuler de propositions, l’équipe de Marc Vuillemot continue son travail. Elle crée les conditions de la redynamisation économique et d’un aménagement urbain raisonné et productif de revenus pour la commune, s’attirant la confiance du monde économique.

« Entre le casino de jeux, le port de plaisance, et l’atelier mécanique à l’architecture caractéristique mise en valeur avec ses commerces, ses services de loisirs et de culture, ses neuf salles de cinéma et son hôtel, ce seront 100 millions d’euros qui auront été investis en trois ans par le monde économique sur le site des anciens chantiers. Ça créera plus de 300 emplois directs, en plus de ceux induits et ceux nécessaires aux deux ans de travaux. Aucune autre commune des environs ne peut s’enorgueillir d’un tel programme. »

Et mes camarades socialistes concluent, un tantinet espiègles : « Il serait intéressant de savoir ce que nos deux détracteurs pensent de leurs amis élus minoritaires UMP-UDI du conseil municipal qui, eux, reconnaissent sportivement le travail patiemment conduit, le projet ayant été voté sans aucune voix contre. »

Finalement, ça se passe de commentaire. Ou plutôt, si !... ça m’invite à rappeler à nos concurrents mon vœu que nous nous confrontions, lorsque sera venu le temps de la campagne électorale, non sur des allégations sans fondement, mais sur des faits tangibles et sur les visions que nous avons les uns et les autres pour la ville qui m’a vu grandir et qu’ils découvrent. Moi, j’ai... une certaine idée de La Seyne. À eux de promouvoir la leur.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 19:42

http://www.mes-annees-50.com/la%20_seyne_images_1900/forges_et_chantiers_la_seyne.jpgMon accès Internet est de nouveau disponible. Les visiteurs habituels de mon blog me pardonneront mon silence d’une grosse semaine. Bien des choses, utiles pour La Seyne, se sont pourtant déroulées ces derniers jours, sur lesquelles il me faut revenir.

Au nombre d’entre elles, le vote du conseil municipal, ce jeudi, m’autorisant, à l’unanimité, majorité de gauche et minorité de droite confondues, à avancer vers la concrétisation de notre projet de reconversion de cet édifice symbolique majeur de nos anciens chantiers navals qu'est l'ancien "atelier mécanique" encore dénommé "atelier des turbines". Un projet de qualité a été retenu, dont le chantier doit démarrer en 2014 pour s’achever en 2016.

Mais, hélas, des faiseurs de politique à la petite semaine y trouvent à redire. Ça augure mal de la crédibilité qu’ils ont à se bâtir auprès de mes concitoyens. C’est d’ailleurs ce qu’ont relevé mes camarades socialistes, suite aux remarques infondées de ces inconscients des enjeux seynois, dans une réponse qu’ils ont transmise à Var-matin, après que ce quotidien a relayé des critiques nullement étayées de ces concurrents.

Sous le titre « Aux Toulonnais venus "sauver" La Seyne, le PS répond que travail sérieux, patient et réaliste, vaut mieux que bouffonnerie et pathétisme », un communiqué a été publié, dans lequel beaucoup de mes concitoyens, pas engagés dans l’activité publique mais simplement républicains et attachés au devenir de leur commune, m’ont dit aujourd’hui se retrouver, et que je livre ci-après...

« Les Seynois, comme les investisseurs et les architectes, indique le texte, apprécieront la charge gratuite de M. Vitel, l’un des prétendants toulonnais à la fonction de maire de La Seyne, invitant à « revoir la copie » du projet de reconversion de l’atelier mécanique, et estimant qu’il ne serait pas assez « haut de gamme ». Hors coût de dépollution, ça ne représentera que la bagatelle de... 42 millions d’euros d’investis sur le projet ! Qui est-il, ce monsieur, pour se poser, sans rien connaître du dossier, en donneur de leçons de bon goût ? Quel équipement de prestige a-t-il contribué à réaliser en près de 20 ans dans son canton toulonnais des Routes, Barbès et Saint-Roch ? Est-ce qu'il faut en effet entendre par « haut de gamme » cette parfaite réussite en terme d'intégration urbaine et de dynamique de commerce d’un centre ancien qu'est le Centre Mayol, à laquelle MM. Vitel et Colin ont participé aux côtés du maire UDF de Toulon de l'époque ? »

Je livrerai dans un prochain article la suite de cette communication. Et mes commentaires sur le sujet...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 14:20

http://www.lesmarquesalaloupe.com/wp-content/uploads/2013/03/attention-manipulation.jpgSurprise, ce matin, à la lecture du quotidien Var-matin, reprenant les propos d'un des candidats de droite à l'élection municipale de 2014. Je suis suffisamment investi dans mon activité très prenante de maire et de conseiller régional pour laisser passer des erreurs que j'entends ou lis ici ou là. Le temps viendra de la campagne électorale et, pour l'heure, nos concitoyens ont besoin que je m'occupe de mes missions plutôt que de palabre. Mais, là, la contre-vérité est tellement grosse que je me dois de mettre les choses au point.

Je ne peux pas en vouloir à M. Vitel, puisque c'est de lui qu'il s'agit : élu toulonnais, il découvre La Seyne et ne peut pas tout en connaître en quelques semaines. Mais, justement, s'il a un doute sur l'existence de telle ou telle structure communale, la localisation de tel ou tel site de la commune, ou la réalité de tel ou tel propos, qu'il n'hésite pas à me demander ce qu'il en est ; nous pourrons ainsi débattre à armes égales.

Si j'en crois ses propos, une mission de promotion économique, qui serait une bonne idée de la gauche (en tous cas, merci du compliment), aurait dû être mise en place au cours de mon mandat. Et ne l'aurait pas été. C'est totalement faux.

Malgré le transfert de la compétence de l'économie à la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée depuis plus de dix ans, la commune a en effet maintenu un service de "marketing territorial". Et, depuis trois ans, celui-ci a bien été renforcé par la fameuse mission souhaitée, essentiellement centrée sur l'accompagnement de l'activité économique de la rade et du littoral, notamment du Pôle Mer, dotée d'une antenne et de moyens administratifs, et dirigée par un haut cadre de la mairie, docteur en économie et directeur territorial, qui y est spécialement et exclusivement affecté, en l'occurrence celui dont M. Vitel fait état dans les propos rapportés par le quotidien local, dont beaucoup de Seynois connaissent l'intérêt pour le sujet.

Je ne polémiquerai pas. Ceux qui appréciereont, ce sont les chefs d'entreprises et leurs associations, autant que les organisations professionnelles et les chambres consulaires, qui me semblent pourtant satisfaits de l'implication de la commune à leurs côtés. Leur participation constante et croissante aux petits déjeuners d'échanges auxquels je les convie chaque trimestre depuis cinq années me semble suffire à en attester.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 05:05

http://www.jdp-avocats.com/wp-content/uploads/2012/02/Accident-circulation.jpgUn accident de circulation d’un camion semi-remorque, en entrée de l’agglomération de La Seyne, au débouché de la partie maritime du pôle de compétitivité Mer-Méditerranée (ex-Pôle Mer-PACA) sur la route départementale 559, me conduit à rappeler un certain nombre d’exigences des Seynois.

Nous sommes fiers du développement de la recherche, de l’innovation scientifique et technologique, et des applications économiques industrielles et artisanales que permet notre Pôle Mer. Nous mesurons le formidable potentiel de redynamisation que recèlent ses entreprises et établissements scientifiques et de recherche. Leurs excellents dirigeants savent que la commune fait tout ce qui est en son pouvoir pour les accompagner. Il serait trop bête que les savoir-faire de pointe qui s’y exercent soient ternis par un laisser-aller en matière de sécurité dans l’environnement de ce site d’excellence.

 

LE PÔLE MER DOIT ÊTRE EXEMPLAIRE

 Notre Pôle Mer doit être exemplaire à tous points de vue, autant qu’il l’est en matière technique et économique ; Laurent Cayrel, préfet du Var, a récemment rappelé à l’ordre l’institution gestionnaire des espaces d’accueil des camions du ro-ro pour que les conditions sanitaires et de vie y soient urgemment améliorées ; de notre côté, nous plaidons pour que les aménagements des infrastructures publiques alentour du pôle garantissent, comme doivent le faire les protocoles industriels, une totale sécurité des travailleurs et des riverains.

Chacun, opérateurs privés comme puissance publique, doit prendre sa part dans la réussite d’un beau projet éco-industriel et social d’avenir.

 

UN ACCIDENT SANS CONSÉQUENCE MAIS QUI DOIT INTERPELLER

 J’ai ainsi dû rappeler ce mardi, dans un communiqué, quelques évidences...

« L'incident, heureusement sans gravité, survenu ce jour avec une remorque de camion à la sortie de la zone industrialo-portuaire de Brégaillon, m'amène à rappeler les exigences de la ville de La Seyne que la circulation liée aux activités du site soit considérée avec toute l'attention voulue.

« Je réitère mes inquiétudes, qui sont celles de mes concitoyens, en matière d'accidents de la route, de risque sanitaire et de pollution pour les populations avec les transports à venir issus du traitement des boues de la rade et de la déconstruction des navires, et de désagrément pour les riverains.

« Je demande que toute la clarté soit faite sur l'accident de ce jour qui, par chance, n'a pas eu de conséquences fâcheuses. Je demande également aux autorités de l'État d'effectuer tous contrôles nécessaires sur le pôle industriel.

« Et je préviens que, sans réalisation dans les délais convenus, par le Conseil général du Var, d'un accès avec carrefour giratoire à l'extrême nord du site, de façon à préserver les sites urbanisés, je prendrai toutes les mesures d'interdiction de circulation nécessaires.

« Je souhaite un essor de redynamisation économique profitable à tous, mais j'entends que celui-ci se fasse dans un cadre opérationnel intégrant prioritairement le principe de précaution. »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 05:39

http://img.over-blog.com/630x470-000000/3/74/96/13//marche-de-la-seyne-sur-mer/marche-de-la-seyne-sur-mer-1811.JPGIl faut sans cesse aux animateurs de l'association des commerçants du centre ville s'adapter, imaginer, entreprendre, pour tirer parti des opportunités qui peuvent se présenter pour aider à la dynamisation économique du cœur historique de La Seyne. Autour de la présidente Monique Gory, l'équipe de "Vitrines Seynoises" n'a pas tardé, comme les élus chargés du commerce, Philippe Mignoni et Malika Riemer, à réagir avec pertinence à ce qui avait au premier abord été vécu comme une mauvaise nouvelle : le déplacement du dimanche au lundi des arrivées des paquebots géants qui déversent à La Seyne leur flot de touristes plus de soixante fois l'an.

Mauvaise nouvelle car, le lundi, l'activité commerciale sédentaire et foraine est traditionnellement au repos chez nous. Et c'est une sorte de pari audacieux qui a été tentée : organiser le lundi un marché artisanal sur le site historique du marché provençal, tout en invitant les commerçants à faire l'essai d'ouvrir leurs boutiques. Car, même si l'expérience de trois ans a montré que les croisiéristes dépensent d'autant moins à terre qu'il leur est interdit d'embarquer des denrées achetées aux escales, ils représentent un potentiel économique qui ne doit pas être négligé, à une période où chacun recompte à deux fois avant de dépenser son argent.

Et une quarantaine de marchands de produits artisanaux et autant de boutiques ont été au rendez-vous pour la première de cette expérience qui s'est déroulée ce lundi. Accompagnés par les agents de la commune qui ont assuré la logistique et pris en charge la communication pour promouvoir cette nouvelle offre d'animation commerciale, par la Chambre de commerce et d'industrie du Var qui a proposé aux commerçants seynois d'adhérer à une Charte de qualité pour l'accueil des croisières et les assiste dans leurs démarches promotionnelles, par exemple en assurant des cours d'anglais et en éditant un guide des commerces, ceux qui ont joué le jeu n'ont peut-être pas réalisé un chiffre d'affaires exceptionnel, mais manifesté une dynamique qui ne peut que profiter à tous.

Il reste aux Seynois eux-mêmes, puis aux vacanciers qui vont bientôt arriver en nombre chez nous, même si, comme tout le monde, les temps sont aux économies, à accompagner aussi cette nouvelle initiative dont le succès relatif initial peut se transformer en réussite durable. Tous ensemble, puissance publique, initiative commerciale, et engagement citoyen, on peut y arriver.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 05:21

http://www.eco-isere.fr/webotheque/images/515-fibre_17589226.jpgAvec un groupe d'amis, je vais passer chaque année quelques jours sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie, à l'occasion du rassemblement national "Paroles de résistances" organisé par l'association des "Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui". C'est là que, en 2009, Stéphane Hessel a prononcé un discours qui, mis en forme, est devenu le célèbre opuscule "Indignez-vous !" qui fut vendu à quatre millions d'exemplaires. J'y reviendrai dans un futur article.

Lorsque je me déplace, je ne le fais jamais sans ma "clé 3G", cette merveille de la technique qui, grâce aux antennes relais des réseaux, me permet d'accéder à Internet et de tenir à jour le journal que représentent les articles que je publie quotidiennement sur ce blog. Mais c'était sans compter que, pour que ça marche, il faut une couverture de téléphonie mobile du réseau auquel je suis abonné dotée de la norme "3G". Ce qui n'est pas le cas partout, un citadin comme moi l'ayant un peu vite oublié... Et, patatras, cinq jours sans pouvoir publier !

Cette mésaventure m'amène à faire le point de la situation des communications d'aujourd'hui à La Seyne. Car les choses se sont accélérées depuis deux ans. Outre les antennes de téléphonie mobile qui permettent une couverture quasi-totale de chaque recoin de la commune, dans le cadre de protocoles stricts que nous avons imposés aux opérateurs jusqu'à ce que l'État décide de reprendre la main sur la gestion des puissances hertziennes, ce qui ne nous empêche pas d'exercer des contrôles réguliers, deux dispositifs majeurs ont largement amélioré les choses ou sont en cours de déploiement.

 

LE TRÈS HAUT DÉBIT POUR LES ENTREPRISES ET ÉQUIPEMENTS PUBLICS...

C'est d'abord une démarche intercommunale qui doit se terminer dans quelques mois et vise à amener le "Très Haut Débit" d'Internet sur l'ensemble des sites à enjeux du territoire de Toulon Provence Méditerranée (TPM). Nos zones d'activité économique, nos services publics ou hospitaliers de l'État et de la commune, pourront, au terme de l'installation, bénéficier de connexions 10 à 50 fois supérieures (jusqu'à 2000 Mb/s) aux offres du réseau actuel inférieures à 20 Mb/s, avec envoi et réception de données au même débit garanti.

C'est un investissement lourd mais indispensable, notamment pour les entreprises qui, à coût préférentiel proposé par les opérateurs de services partenaires de la société qui a obtenu la délégation de service public pour la réalisation et la gestion du réseau de fibre optique, pourront exploiter pleinement tous les usages du numérique pour leur développement et leur compétitivité.

 

... ET POUR LES PARTICULIERS

Pour les particuliers, qui ne sont pas concernés par le programme de TPM, la ville a signé avec l'opérateur historique de téléphonie le tout premier protocole du Var pour le développement de la fibre optique, qui placera La Seyne sur la première marche du podium dans le domaine du Très Haut Débit offert aux ménages au terme de la réalisation du programme prévue en 2015. Ce déploiement a commencé pour couvrir un tiers des logements de la commune à l'échéance de fin 2013.

Et, comme la logique républicaine est un leitmotiv dans les opérations que notre équipe conduit, le périmètre de ce premier tiers de la ville, comme les deux suivants, a été défini de telle sorte qu'on y retrouve le même pourcentage que sur l'ensemble du territoire seynois de logements individuels et de logements collectifs, sociaux et non sociaux. Ce sont les quartiers de la Lune, des Mouissèques, de Balaguier, de l'Eguillette, du Manteau, de Tamaris, du Crouton, de l'Évescat et du Pas-du-Loup, incluant les sites HLM de la Lune, de la Présentation, du Mont-des-Oiseaux et de la Maurelle.

La Seyne a connu dans la nuit des temps son feu de garde dont il reste trace sur le parvis de la chapelle de Notre-Dame-du Mai au sommet de Sicié, à l'aube du XIXe siècle son sémaphore à la cime des Terres Gastes, les premiers câbles sous-marins dès 1863 qui poursuivent leur activité avec le site de France Télécom Marine. Et l'aventure continue donc aujourd'hui, conservant à notre ville sa place de pilote en matière de télécommunications. On peut en être légitimement fiers.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 03:27

http://www.citation-ou-proverbe.fr/index.php/medias/winston-churchill/winston-churchill.9069-hommes-homme-peu-cheval-chef-battre-entreprise-vache-tire-considere-abattre-traire-voient-char.pngBeaucoup de chefs d'entreprises ont répondu à l'invitation de Gabriel De Pasquale, président de l'Association des entreprises de Toulon Ouest (ADETO), en ce jour désormais traditionnel où l'association organise son "Printemps des entreprises" annuel. Le thème du colloque de cette année, auquel j'ai pris part avec la sénatrice-maire de La Valette, Christiane Hummel, vice-présidente de l'agglomération chargée de l'économie, et le député-maire de Six-Fours Jean-Sébastien Vialatte, était un échange sur le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi.


ENTREPRISES ET ÉTAT EN DIALOGUE

Et l'ADETO a réuni un joli parterre de représentants de l'État venus expliquer et promouvoir les mesures que le gouvernement a arrêtées pour, en cette période de crise, investir, gagner des parts de marché, et, du coup, maintenir voire développer l'emploi. Outre Laurent Cayrel, préfet du Var, étaient là les directeurs départementaux des finances publiques, du travail et de l'emploi, de Pôle emploi, d'Oséo, entreprise publique chargée d'aider à l'innovation et de garantir les concours bancaires et les investisseurs en fonds propres.

Ils ont, tour à tour, exposé les nouveaux dispositifs et répondu aux questions et analyses des chefs d'entreprises, notamment sur la mesure-phare du Pacte, le nouveau crédit d'impôt accordé aux sociétés de tous ordres dès lors qu'elles emploient des salariés, et sur le nouveau contrat dit "de génération" permettant l'embauche de jeunes et le maintien dans leur emploi de travailleurs âgés.

 

UN MAIRE SE DOIT D'ÊTRE LÀ

Pour le maire d'une ville qui souffre encore, plus que bien d'autres, d'un fort taux de chômage, en particulier chez les jeunes, avoir été présent à une telle initiative était une absolue nécessité. Car, s'il n'est pas concerné en direct dans la relation que les entreprises vont développer avec un État qui s'engage à les accompagner dans la voie du redressement productif, il se doit de manifester l'importance qu'il attache à la redynamisation économique que les entrepreneurs portent à bout de bras, et aussi d'être à leur écoute pour, autant que faire se peut, dans le cadre de ses compétences communales et intercommunales, agir sur les aménagements urbains facilitant l'exercice de leur activité, améliorer les transports, et mieux répondre par des services publics efficients aux besoins de leurs salariés et d'eux-mêmes.

Alors, assez d'idées reçues ! Les patrons, ce sont eux qui font vivre 82% des salariés de La Seyne. Et qui peuvent, bien plus que l'administration publique, continuer à résorber le chômage qui touche encore chez nous 15% de nos actifs, et jusqu'à 35% de nos jeunes. Et, justement parce qu'il est de gauche, l'élu local que je suis se devait d'être à leurs côtés.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 05:40

http://www.meretmarine.com/sites/default/files/styles/mem_500/public/new_objets_drupal/20121207003301_saone.jpgCinquante. C'est le nombre d'emplois annoncés pour le programme de déconstruction des trois vieux bâtiments en ruine de la Marine nationale qui risquent depuis des mois de se briser au cœur de la Rade. Les avis sur l'opportunité de créer une filière de démantèlement sur le site de Brégaillon étaient - et demeurent - partagés. Au sein même du conseil municipal, lorsqu'il s'est agi de donner l'avis de la commune dans le cadre de l'enquête publique préalable à la mise en œuvre du projet, les positions étaient loin d'être unanimes.

Depuis ceux qui, depuis longtemps, défendent l'idée de la mobilisation des savoir-faire historiques des "métallos" seynois pour la création d'une filière industrielle jusqu'à ceux qui, tout en reconnaissant la nécessité de préserver l'environnement marin des épaves risquant à tout bout de champ de sombrer et répandre dans la baie des matériaux polluants, craignaient des risques, liés notamment à l'amiante, pour les ouvriers et les populations environnantes ou simplement un désagrément visuel dans le paysage portuaire, les avis étaient très divers, et seule une courte majorité favorable s'était dégagée. Les mêmes divergences de vues se retrouvaient dans la population. Il était donc nécessaire, alors que le chantier va démarrer dans les tout prochains jours, d'obtenir une information précise et détaillée de nature à rassurer.

 

NÉCESSITÉ D'INFORMER ET RASSURER

J'ai donc accueilli ce jeudi, dans une salle du conseil municipal bondée, en présence de Gilles Vincent, président du comité de baie, le préfet du Var accompagné de cadres de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, l'amiral préfet maritime et les officiers en charge du projet, et les dirigeants des entreprises retenues pour la mise en œuvre de ce marché public.

Ils ont présenté dans le détail le processus qui va être mis en œuvre, les mesures de protection de l'environnement maritime, des personnels et des populations, le dispositif de contrôle obligatoire et les "plus" de vérification inopinée que les services de l'État vont opérer, et répondu à de nombreuses questions d'une assistance attentive composée d'élus, de représentants des conseils de quartiers, des comités d'intérêt local, d'associations, de partis politiques et de syndicats, de la presse locale et de journaux spécialisés. Autant de personnes qui ont pu être renseignées (mais, pour certaines, peut-être pas totalement rassurées), questionner, faire valoir des points de vue, et qui pourront à leur tour relayer les informations auprès d'autres.

 

BRAVO ET MERCI À L'ÉTAT, CIVIL ET MILITAIRE

Je sais gré aux autorités de l'État de s'être prêtées à cette démarche de démocratie informative et participative qui était nécessaire. Franchement, la transparence a été au rendez-vous. Et elle le sera au cours du programme, avec l'engagement pris d'informer de tout événement particulier, comme à son terme, avec une évaluation publique qui sera dressée. Quoi qu'il advienne au terme du projet, avec ou non la perspective d'une pérennisation sur le même site ou ailleurs d'une telle filière, cette démarche industrielle aura permis d'expérimenter et conforter des techniques et des process exportables à l'international. Vraiment, au-delà de la création d'emplois dont La Seyne a bien besoin, je suis convaincu que les entreprises de notre pôle Mer parviendront à développer une démarche de qualité et d'efficacité transférable en tous lieux du globe, en particulier là où aucune mesure de protection des travailleurs et des populations n'existe. Je crois que ce sera une fierté collective.



J'ai "dérobé" la photo du pétrolier "Saône" sur le site "Mer et Marine" qui, je l'espère, ne m'en voudra pas. Je peux bien sûr la retirer sur demande.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 04:29

http://rss.feedsportal.com/c/649/f/8319/e/1/s/2555f668/l/0L0Ssilicon0Bfr0Cwp0Econtent0Cuploads0C20A120C110Cp0JC30JB4les0Ecomp0JC30JA9titivit0JC30JA90Efrance0Bpng/pôles-compétitivité-france.pngJ'abordais hier, à titre d'illustration, un problème freinant la possibilité pour la puissance publique de soutenir l'investissement à vocation industrielle à La Seyne pour la résolution duquel nous nous activons. En période de crise, on devrait assister à une mobilisation générale des institutions pour, en assurant l'équité d'accompagnement des entreprises et le libre exercice de leurs activités, améliorer et faciliter les conditions de leurs confortement et développement économiques. Mais ce n'est pas toujours le cas et, quand on n'est qu'un maire à qui la loi ne confère pas de compétence en matière d'économie, il faut souvent faire preuve de pugnacité pour obtenir cet engagement public. Il en va pourtant de la création pour le territoire de richesses et d'emplois.

 

UN RÔLE CONSTANT D'ENTREMETTEUR !

 La multiplicité des compétences qui se chevauchent, il est vrai, n'aide pas à une approche facile. Les voiries desservant les sites économiques dépendent du département, ou de l'agglomération, ou de la commune, ou même, à l'interne des zones, de l'autorité portuaire ou de la chambre des métiers qui se répartissent par ailleurs, avec l'État civil et militaire, la compétence sur les espaces littoraux et portuaires. Une chatte n'y retrouverait pas ses petits. 

Mais, à force de temps passé avec les chefs d'entreprises pour comprendre les besoins et les enjeux, de détermination, de sollicitations, de propositions d'échanges, de demandes d'arbitrages, et parfois de coups de gueule ou de menaces de blocages par le seul levier dont dispose un maire, les autorisations d'urbanisme, on peut parvenir à gommer les obstacles, obtenir les aménagements publics indispensables, éviter les erreurs ou les inepties nuisibles à l'activité.

Que d'heures passées à ce que France Telecom Marine ou CNIM ne se voient pas dépouillées de leurs accès à la mer par un projet d'aménagement aberrant ! Que de temps consacré à convaincre de l'importance de la réfection des voies, sites de stationnement, équipements sanitaires et de vie, tant pour Brégaillon Nord et les entreprises installées au bassin de houle dont certaines menacent encore de se relocaliser ailleurs, que pour l'accueil des milliers de camions qui doivent embarquer sur le ferry du ro-ro pour la Turquie ! Que de rudes palabres après avoir refusé de délivrer le permis de construire de l'usine de traitement écologique des boues de la Rade tant qu'un carrefour giratoire ne serait pas réalisé pour éviter que le flux dangereux des camions ne pénètre dans la technopole par un site urbanisé d'entrée de ville ! Que d'énergie déployée pour obtenir que le chantier de liaison entre la partie terrestre (Ollioules) et la partie maritime (La Seyne) du pôle Mer par la traversée de la voie ferrée, pour remplacer le petit tunnel à hauteur très limitée à côté de la gare, ne soit pas enterré avec la disparition du projet de tramway ! Que de réunions et de courriers pour que parviennent à s'entendre sur des clefs de financement entre les collectivités et le Centre national de la recherche scientifique qui doit s'installer sur le pôle Mer (on n'y est d'ailleurs toujours pas) !

 

MALGRÉ LES VICISSITUDES, NE PAS CÉDER AU DÉCOURAGEMENT

 Et le temps passe. Lorsqu'on est sur le point d'aboutir, un nouvel impondérable survient. Ici, ce sont ceux qui s'inquiètent des risques en matière de sécurité publique pour un projet de déconstruction de navires qui n'a obtenu qu'une très mince majorité au sein du conseil municipal. Là, c'est une institution qui veut se substituer à une autre pour tirer parti de l'implantation d'une entreprise, à l'image de Monaco Marine, entreprise de renom en maintenance et entretien de bateaux de plaisance, tandis que les entrepreneurs s'impatientent et menacent de chercher une installation ailleurs. Ailleurs, sur la base terrestre du pôle Mer, outre la fusion de l'école supérieure Euromed (Marseille-Toulon) avec l'école BEM (Bordeaux), on devrait voir l'arrêt du projet de construction d'un établissement important de formation supérieure, mais qui devrait voir le jour, ce qui, au fond, serait plus logique, en centre ville de Toulon.

Nous ne cédons pas au découragement. Les choses avancent. La Seyne a retrouvé en 2010 le nombre d'emplois salariés qu'elle connaissait au moment de la fermeture de ses chantiers navals. L'avenir est devant nous. Mettons l'intelligence collective publique au service de ceux qui, ici, croient au potentiel économique du territoire.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 03:27

http://www.iter.org/img/sq-640-85/www/content/com/Lists/WebsiteText/Attachments/23/magnets_2.jpgParadoxalement, le plus formidable instrument de relance économique de notre ville, de notre agglomération, et probablement du bassin économique de la côte provençale de La Ciotat à Hyères, certes avance, mais rencontre des obstacles souvent incompréhensibles. Nous avons, avec le pôle de compétitivité Mer à vocation mondiale d'Ollioules-La Seyne, la chance inouïe de disposer sur notre territoire d'un foncier industrialo-portuaire rare en bordure de Méditerranée, d'un savoir-faire et d'une dynamique de recherche et d'ingénierie historiques, de dirigeants d'entreprises, petites et grandes, qui y croient, et nous buttons souvent sur des contraintes qui freinent l'initiative, donc le développement et l'emploi.

Christiane Hummel, vice-présidente de TPM en charge de l'économie, et moi, nous arrachons parfois les cheveux et ne ménageons pas nos efforts pour mettre de l'huile dans les rouages, aider à la discussion, rechercher des solutions ou des contournements des difficultés.

 

DES PIÈCES GÉANTES D'ITER RÉALISÉES À LA SEYNE

Ainsi, par exemple, avec 800 emplois directs sur ses sites seynois parmi les près de 3000 que le groupe emploie dans le monde, la société CNIM, seynoise depuis 1856, qui se qualifie d'entreprise de taille intermédiaire, vient ainsi de remporter divers marchés de réalisation d'éléments majeurs du programme international d'expérimentation ITER, visant à démontrer la faisabilité scientifique et technologique de la gestion de la fusion des noyaux d'hydrogène pour répondre aux besoins énergétiques de l'avenir. CNIM doit ainsi construire un bâtiment de grande taille pour réaliser ces éléments, qui sont des plaques radiales en inox de 14 mètres sur 9, pesant chacune de 5 à 10 tonnes (photo de l'article).

 

PATATRAS ! L'INDUSTRIE SEYNOISE PAS ÉLIGIBLE À CERTAINES AIDES !

L'entreprise devait pouvoir ainsi bénéficier d'aides publiques, dans un programme européen, pour réaliser cet investissement qui a une vocation durable pour bien d'autres projets industriels futurs, au-delà des quatre ans du contrat avec ITER. Mais le Ministère du redressement productif a découvert avec stupéfaction que la partie maritime de notre pôle Mer n'a pas été géographiquement rendue éligible au dispositif lorsque les territoires ont été définis il y a quelques années !

J'ai ainsi été sollicité par le cabinet du ministre Montebourg pour accompagner CNIM dans la recherche, avec divers partenaires, dont le Conseil régional de PACA et la Chambre de commerce et d'industrie du Var, d'un montage compensatoire permettant à la puissance publique d'État de soutenir malgré tout cette initiative industrielle majeure. Nous y travaillons avec ardeur, même si une commune n'a pas compétence en matière de développement économique. Avec un raisonnable espoir d'aboutir bientôt.

 

Mais, au-delà de cet exemple presque ubuesque, j'évoquerai demain d'autres situations du même site de Brégaillon sur lesquelles il faut sans cesse faire preuve de vigilance et d'initiative pour accompagner les efforts des acteurs de la recherche, du développement, de la technologie et de l'industrie. Pourtant, c'est bien là la clef majeure du renouveau économique et social de notre territoire...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce

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