27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 16:48

Moi, on m'a appris que, dès lors qu'on a signé un contrat, on est engagé à le respecter. Et que... cochon qui s'en dédit.

C'est ce que nous avons fait avec l'État, la Région Provence, le Département du Var, la Métropole Toulon Provence Méditerranée et ses quatre communes abritant des quartiers urbains fragiles, à savoir Toulon, La Seyne, Hyères et La Garde, et d'autres partenaires, en signant un « contrat de ville » nous engageant, les uns et les autres, à mobiliser nos moyens respectifs, de 2015 à 2020, pour soutenir les acteurs de terrain, essentiellement associatifs, qui s'acharnent à accompagner les plus fragiles des citoyens de notre métropole, en conduisant des actions vers l'insertion sociale et professionnelle, l'éducation, le sport, la culture, la solidarité envers les anciens ou les tout-petits, l'égalité des femmes et des hommes, la prévention sanitaire, et bien d'autres encore.

Or voilà que, en quelques mois, deux des signataires du contrat de ville, sans même en parler aux autres, rompent le contrat !

 

LA RÉGION EMBOÎTE LE PAS À L'ÉTAT POUR SON DÉSENGAGEMENT

C'est l'État qui a donné le la, l'été dernier, en croyant profiter de la torpeur estivale pour supprimer en douce 46 des 400 millions qu'il investit en France dans ce dispositif de soutien à l'accompagnement social des populations les plus en difficulté. C'était sans compter sur la réaction immédiate des élus locaux qui ne sont jamais assoupis que d'un œil (lire ou relire ICI et ICI). Le branle-bas de combat que nous avons déclenché dans toute la France, s'il n'a pas permis de récupérer les crédits évaporés pour 2017, a au moins obligé le gouvernement à s'engager à les réinscrire pour 2018 et les sanctuariser jusqu'à 2020.

L'expérience a dû donner des idées au président de la Région Provence, car voilà que, six mois après l'État, les plus de 500.000 habitants des quartiers sensibles de nos six départements, soit 10% de notre population, dont 13.000 Seynois, apprennent, par un courrier adressé aux présidents des trente intercommunalités concernées, que la Région a décidé de retirer purement et simplement ses financements.

Et, là, on parle bien de 100% des crédits dédiés. Plus fort que l'État qui n'avait osé le faire que pour un peu plus de 10% des budgets ! Et qui a dû se raviser pour les années à venir devant le tollé des maires et présidents de communautés, contrairement au président de Région qui écrit très explicitement : « (...) Je vous informe que la Région n'interviendra plus sur [le] financement [des contrats de ville] (...) À mi-parcours des contrats, je tenais à vous faire part du repositionnement de l'intervention de la Région qui interviendra dès la programmation 2018 ». Fermez le ban !

 

UNE ACTION SUR CINQ VA PASSER À LA TRAPPE

La réalité, pour les associations de La Seyne et leurs publics, c'est que l'appui régional qui leur était consenti couvrait une part significative des dépenses induites par les efforts de leurs bénévoles et de leurs personnels, et qu'il n'a cessé de se déliter pour finir par s'éteindre : 23% de leurs subventions en 2015, 15% en 2016, 11,6% en 2017, et, de 2018 à 2020... 0%.

Ni la commune, ni la métropole, ni l'État, ne pourront se substituer à la Région, à laquelle je concède volontiers qu'elle est contrainte de prendre cette grave décision du fait de l'étranglement que lui fait subir l'État, comme à toutes les collectivités. C'est donc à 20% d'actions solidaires en moins qu'il faut s'attendre.

Et je ne crois pas une seconde que ce que M. Colin, conseiller municipal de notre minorité et conseiller régional majoritaire, annonce, à savoir un investissement régional « en matière de formation professionnelle, [des] mêmes sommes que celles qui étaient investies dans le contrat de ville », garantira une compensation pour nos habitants. La Région ne vient-elle pas, par ailleurs, d'annoncer son intention de supprimer en deux ans les subventions qu'elle accordait jusqu'à présent aux chantiers d'insertion ?...

 

Ci-dessous les articles parus dans Var-matin (26 février) et La Marseillaise (27 février) suite à ma réaction à cette situation très préoccupante.

Contrat de ville : on a fait pourtant « topé » ! Les associations et les habitants apprécieront...
Contrat de ville : on a fait pourtant « topé » ! Les associations et les habitants apprécieront...
10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 15:36

Jean-Pierre et Sandra, vous qui êtes les seuls Seynois républicains élus à la Région Provence, et vous, Béatrice, Christian, Edwige, Hélène, Philippe, Robert et Yannick, qui êtes les élus républicains régionaux de notre métropole du Grand Toulon, de grâce, assurez-moi que vous n'allez pas laisser faire ça !

Et que vous allez avoir à cœur de convaincre notre Président de Région, sûrement mal éclairé, de revenir sur sa décision de réduire à néant, dès cette année pour partie, et en 2019 pour le tout, les appuis financiers régionaux aux chantiers d'insertion professionnelle !

 

LES CHANTIERS D'INSERTION, UN OUTIL MAJEUR DE LA DIGNITÉ HUMAINE

Ce sont des milliers de nos concitoyens provençaux qui, grâce aux diverses structures d'insertion, entrepreneuriales ou associatives, du champ de l'économie sociale et solidaire, grâce aux investissements désintéressés de centaines de bénévoles et de professionnels qualifiés dans l'accompagnement formatif de l'action sociale, trouvent dans ces chantiers des opportunités uniques de « mettre ou remettre le pied à l'étrier » et un « tremplin » vers une insertion professionnelle et un emploi durable, donc un statut d'homme ou de femme debout, citoyen responsable, père ou mère respectable et respecté, acteur de plein droit de la vie républicaine.

Après l'annonce inattendue et catastrophique de l'État, au cours de l'été 2017, de ne pas reconduire les « emplois aidés », sur laquelle, suite à nos actions respectueuses mais néanmoins déterminées, le Gouvernement est revenu, mais seulement pour partie, et uniquement pour l'immédiat, cette décision territoriale de notre exécutif régional, que j'espère non encore définitivement arrêtée, ajouterait une couche désastreuse aux décisions nationales déjà gravement fragilisantes pour la cohésion sociale de nos territoires.

 

NI L'ÉTAT, NI LA RÉGION PROVENCE, NE DOIVENT RENONCER À L'ACCOMPAGNEMENT VERS L'EMPLOI ET LA CITOYENNETÉ

Si j'évoque le sujet aujourd'hui, après des mois d'inquiétude au cours desquels je me suis tu pour ne pas nuire aux démarches d'information, de concertation et de conviction engagées auprès de la Région par les structures d'insertion, dont celles de notre Ouest Varois, de l'AVIE à l'ASPI, en passant par Tremplin et bien d'autres, c'est que, celles-ci ayant pour l'instant échoué, et à la veille d'un rassemblement régional des opérateurs angoissés de l'insertion sociale, ces derniers ont posé ce mercredi le sujet sur la table ouverte du débat public, à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux de l'une de ces structures bienveillantes, à laquelle la ville de La Seyne et l'Office public d'HLM « Terres du Sud Habitat » confient en permanence au bénéfice d'une cinquantaine de nos concitoyens en rupture avec l'insertion professionnelle à laquelle ils ont droit, qui se renouvellent sans cesse à l'issue de leur prise en charge, depuis 25 ans, des chantiers d'entretien des espaces publics d'une partie de notre commune.

 

ÉLUS RÉGIONAUX DE DROITE, C'EST TOUT LE CAMP RÉPUBLICAIN QUI DOIT POUVOIR COMPTER SUR VOUS

Alors, amis varois élus régionaux de droite qui, par la force des choses du renoncement socialiste de M. Castaner en 2015, portez seuls dans l'Assemblée Régionale vos valeurs de fraternité, d'égalité, et donc de liberté, républicaines, mais aussi celles de la gauche qui les a en partage avec vous mais qui s'est vue éclipsée par le fait accompli pour soi-disant « éviter le pire » — certes contre mon avis et celui de plusieurs de nos colistiers (dont certains sont bizarrement aujourd'hui « en marche ») —, daignez tendre l'oreille à ma supplique : agissez pour faire revenir M. Muselier sur ce choix gravement inquiétant !

Ne pas y parvenir ou, pire, ne rien tenter, serait terrible pour des milliers de Provençaux que l'institution républicaine régionale n'a pas le droit de laisser au bord du chemin de notre redynamisation économique territoriale.

24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 04:34

Cruel dilemme en ces jours d'avant Noël.

Ou bien je renonçais à un volet du programme de rénovation urbaine du quartier Berthe, consistant en la démolition de la vétuste résidence sociale du Fructidor qui abrita pendant quarante ans des travailleurs immigrés, devenus de vénérables chibanis qui, pour la plupart, n'ayant plus d'attache dans leurs pays d'origine, sont relogés dans deux résidences modernes et adaptées, l'une en service depuis quatre ans, l'autre en fin de construction. Et, dans ce cas, le maintien du vieil équipement, fût-il sommaire et entretenu vaille que vaille, aurait permis à l'État de continuer à accueillir à La Seyne, comme c'est le cas depuis deux ans, une soixantaine de migrants ayant fui les malheurs de leurs pays.

Ou bien je poursuivais le programme, et La Seyne, faute d'autre espace d'accueil, ne prenait plus sa part dans l'effort national de solidarité que nous devons aux centaines de milliers de malheureux contraints au déracinement.

 

DES PLACES D'ACCUEIL DE MIGRANTS EN MOINS, HÉLAS

Je me suis résolu, non sans un pincement au cœur, à opter pour la deuxième solution, pour ne pas rompre l'engagement contractualisé avec l'État de respecter le calendrier de notre rénovation urbaine, et surtout, et fort heureusement, parce que j'ai obtenu la garantie que les migrants réfugiés à La Seyne allaient être relogés dans le Var, notamment au Luc et à Toulon.

Mais ce seront toujours plusieurs dizaines de places d'accueil en moins pour ces miséreux venus d'endroits du monde d'où ils fuient l'horreur quotidienne.

Je suis d'autant plus mal à l'aise qu'une récente circulaire du ministre de l’Intérieur remet en cause les principes même de l’action humanitaire et de la gestion par les associations des centres d’hébergement d’urgence, à savoir l’accueil inconditionnel. Or le ministre de l’intérieur lui-même parle de « tri ». Ça fait froid dans le dos.

 

BIENVEILLANCE ? PAROLES, PAROLES...

Cette circulaire instaure un recensement des étrangers dans ces centres par des agents publics avec les conséquences dramatiques possibles de remise à la rue, alors même que le Président de la République avait solennellement annoncé que plus personne ne devait dormir dehors en fin d’année...

La bienveillance n’est que dans les paroles, mais la dureté, la violence et l’indignité sont dans les faits. C'est inacceptable.

S'il n'étaient que deux vœux que je voudrais formuler en cette veille du temps de solidarité, de joie et de partage que, croyants ou non, la tradition veut que nous observions, ce serait, d'une part, l’abrogation de cette circulaire « pas très catholique » de M. Collomb, la suppression du délit de solidarité et une attitude humaine des pouvoirs publics en direction de tous les migrants, et, d'autre part, que nous trouvions à La Seyne, ville humaine s'il en est, un autre espace qui pourrait nous permettre de continuer à assurer notre petite part de l'accueil des malheureux fuyant leurs pays de misère, de famine ou de violence meurtrière.

Joyeuses fêtes à tous !

(pour ceux qui s'étonneraient de son absence, conformément à la tradition de chez moi, le santon du petit Jésus ne sera installé qu'à minuit ; et les rois mages à l'Épiphanie)

(pour ceux qui s'étonneraient de son absence, conformément à la tradition de chez moi, le santon du petit Jésus ne sera installé qu'à minuit ; et les rois mages à l'Épiphanie)

Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 05:53

La Loi le prévoit, mais la démocratie locale l'exige. Et ça valait bien qu'on y consacre du temps. Après des mois d'échanges, de collecte et de prise en compte des besoins qu'ont exprimés les conseils citoyens, les conseils de quartiers, les comités d'intérêt local, les comités d'usagers des services publics, les acteurs associatifs, les entrepreneurs économiques, le Plan d'aménagement et de développement durable (PADD) arrivait enfin ce lundi sur la table du conseil municipal pour un ultime débat.

Le PADD, c'est le document qui fixe les grandes orientations que l'on souhaite pour le devenir du développement et l'aménagement de notre territoire communal : organisation urbaine, mobilités, espaces dédiés à l'habitat, à l'activité économique, industrielle, technologique, artisanale, commerciale, balnéaire et touristique, à la vie culturelle et sociale, à la nature, à l'agriculture de proximité...

 

LA « SAISON 2 » DE LA MAÎTRISE DE L'URBANISATION SEYNOISE

C'est le cadre de référence à partir duquel se construit le Plan local d'urbanisme (PLU) qui, lui, est un document « opposable » à tous, qui impose ce que l'on a droit ou pas de construire dans chacun des secteurs de la commune, avec toutes les prescriptions règlementaires nécessaires.

Après une importante révision du PLU seynois conduite de 2008 à 2010 pour freiner l'urbanisation galopante que l'équipe municipale qui a précédé la nôtre de 2001 à 2008 avait autorisée et même promue, générant des désordres majeurs dans certains quartiers, nous avions annoncé lors de la campagne électorale que nous ouvririons une « saison 2 » de la modération de la frénésie des constructions. On fait donc ce qu'on a dit. On dit ce qu'on fait. Et on le fait avec les gens. Ce n'est pas le cas de tout le monde...

 

UN PLAFOND FIXÉ À 70.000 SEYNOIS, ET DES MOBILITÉS PROPRES ET EFFICACES

Nous avons exprimé nos volontés de sanctuariser nos espaces naturels, littoraux et agricoles, de répondre aux obligations que nous impose le Programme local de l'habitat (PLH) de notre agglomération, tant est difficile l'accès au logement pour tous, et de permettre le développement d'activités économiques diversifiées, tant l'emploi demeure fragile.

Mais nous avons surtout exprimé dans le PADD nos objectifs de limiter à 70.000 le nombre de nos concitoyens seynois — et nous y serons sous peu avec nos presque 66.000 habitants — et l'absolue nécessité d'obtenir les moyens des mobilités efficaces et écologiques qu'une métropole doit à ses habitants pour que, délaissant la voiture, reconquérant des espaces publics apaisés, accédant aux lieux de travail, de services et de loisirs, à toute heure et chaque jour, ils profitent d'un cadre de vie sain et fonctionnel : transport en commun en site propre, bateaux-bus, modes doux comme le vélo, interconnexions avec le rail, etc.

 

UN CONSEIL MUNICIPAL SOLIDAIRE ET UNANIME POUR UNE SEYNE PAISIBLE

Le débat du conseil municipal autour du PADD n'appelle légalement pas de vote. Mais, à son issue, j'ai tenu à recueillir les avis de l'ensemble des groupes politiques qui composent notre assemblée communale.

À main levée, publiquement, du FN au NPA, en passant par toutes les sensibilités de la droite et de la gauche, tous nos élus ont approuvé les orientations d'urbanisme et d'aménagement du territoire patiemment travaillées avec les citoyens, les agents et les cadres communaux qui ont fait un travail remarquable.

J'en sais gré à tous nos conseillers municipaux, majoritaires et minoritaires. Ce n'est pas si fréquent dans une commune sur un sujet d'une telle importance et j'ai d'ailleurs été étonné que la presse locale ne l'ait pas relevé.

Cela nous engage désormais collectivement et solidairement à finaliser le plus vite possible un PLU révisé qui concrétisera nos vœux partagés. Et cela nous protègera de toute tentation de développement non maîtrisé que, avec le transfert de la compétence de l'urbanisme à la métropole, d'autres, depuis un ailleurs, pourraient un jour avoir les velléités de nous imposer...

6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 06:12

« Chaque fois que nous avons été confrontés à des difficultés, ton soutien actif, ta présence de tous les instants, la lucidité de ton analyse et de tes interventions ont été très précieux ». Non, je n'ai pas eu les chevilles qui ont enflé lorsque Jean-Paul Panzani, président des Mutuelles de France du Var, m'a adressé il y a quelques jours un courrier m'annonçant qu'a été trouvée une solution de reprise, et donc de maintien des activités de la clinique mutualiste Malartic d'Ollioules, mais juste le sentiment d'avoir, à mon modeste niveau, contribué à alerter sur le danger sanitaire que pouvait représenter la fermeture de cet établissement de proximité ou son rachat par un groupe capitalistique.

Et on doit se féliciter de la mobilisation des élus locaux de tout le « camp républicain », de droite comme de gauche, ainsi qu'on a pu le relever lors d'une conférence de presse que nous avons tenue fin octobre, avec tous les élus municipaux ollioulais autour de leur maire Robert Beneventi (LR), les députées Émilie Guérel et Cécile Muschotti (LREM), la conseillère départementale et maire-adjointe bandolaise Laetitia Quilici (LR), Sandie Marchesini et moi-même pour la droite et la gauche du conseil municipal de La Seyne.

C'est DocteGestio, un groupe de l'économie sociale et solidaire constitué de structures à but lucratif et d'autres non lucratives, qui reprend la clinique, s'engageant « à maintenir toute l'offre sanitaire sur site, préserver les emplois et les conventions des personnels, ainsi que les honoraires secteur 1 sans dépassement de tarif »

Les habitants de l'Ouest Var, dont les plus humbles des grands ensembles voisins de La Beaucaire et de Berthe, peuvent donc souffler. Et les personnels aussi.

Clinique Malartic : l'horizon s'éclaircit
Clinique Malartic : l'horizon s'éclaircit
16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 10:02

Ainsi que je l'évoquais il y a une vingtaine de jours, dès l'annonce d'une mesure arbitraire du Gouvernement, dans un article de mon blog, les inquiétudes du mouvement HLM se confirment.

L'État, en imposant aux bailleurs sociaux publics une baisse des loyers de 50 à 60 euros, soi-disant pour compenser la diminution de l'aide personnalisée au logement, va gravement compromettre la possibilité, pour les trois-quarts des 256 offices publics locaux ou départementaux d'HLM, de construire de nouveaux logements, de rénover le parc existant, et même d'assurer son entretien.

Pour « Terres du Sud Habitat » (TSH), notre bailleur social historique seynois, j'estimais il y a trois semaines à trois millions d'euros la perte de recettes permettant de dégager de l'autofinancement pour les travaux et l'investissement.

 

QUE RÉPONDRE AUX MILLIERS DE MAL-LOGÉS DE NOTRE TERRITOIRE ?

Je n'étais pas bien loin de la vérité : les chiffres sont tombés ; ce sont 2,8 millions qui vont faire défaut à TSH, ramenant son autofinancement à moins de 5% de son budget, c'est-à-dire au-dessous du seuil de fragilité tel qu'il est estimé par les autorités de tutelle, dont la très vigilante Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS).

Près de 4.000 foyers seynois attendent qu'un logement social leur soit attribué, et ils sont 13.000 à l'échelle de l'agglomération toulonnaise. Autant réclament une mutation de logement, pour quitter un habitat trop petit ou trop coûteux, ou situé dans un environnement devenu invivable.

Ils ne sont pas près d'obtenir satisfaction. Mais M. Macron pourra toujours leur répéter ce qu'il a exprimé ce dimanche soir à la télévision : « Je ne veux pas que le moindre de mes concitoyens puisse un instant penser que je n'ai pas pour lui un plein respect »...

 

PARLEMENTAIRES ET GOUVERNEMENT SONT SAISIS

Avec les responsables de TSH, nous venons d'écrire aux parlementaires de notre département pour évoquer avec eux cette situation très grave, découlant d'une décision gouvernementale d'autant plus abrupte qu'elle ne figurait absolument pas au programme du candidat élu à la Présidence de la République. Je livre ici celui, parmi ces courriers, que nous avons adressé à la députée macroniste de notre circonscription. Seule une intervention politique du plus haut niveau peut prévenir un drame. Espérons que Mme Guérel et ses collègues s'y emploieront.

En outre, retenu à La Seyne pour une réunion avec les services de l'État suite au drame survenu ce dernier week-end dans une de nos cités HLM, aggravant l'insécurité et le mal-être de nos résidents déjà pas gâtés par la situation sociale et économique, je n'ai pas pu évoquer moi-même, ce lundi matin, le problème des logements sociaux à la tribune des États Généraux de la Politique de la Ville qui se tiennent dans l'Essonne pour tirer le signal d'alarme face à un gouvernement au service d'un Président de la République qui, a-t-il indiqué ce dimanche, « assume totalement » ses mots sur notre peuple de « gens qui ne sont rien » et de « fainéants ».

J'ai toutefois demandé à un autre maire d'une ville populaire de relayer mon propos lors de ce rassemblement de centaines d'élus, responsables associatifs, culturels, sociaux et économiques, effrayés par la tournure que prend la politique gouvernementale pour les classes populaires et moyennes.

 

NOUS LANÇONS UN APPEL À LA MOBILISATION

Mais les démarches que nous engageons risquent de ne porter leurs fruits que si elles sont accompagnées par ceux qui sont les premiers concernés : les locataires et toutes les associations qui œuvrent à leurs côtés pour défendre les droits à un logement digne.

Les choses s'organisent à l'échelle nationale. Diverses pétitions sont en ligne dont celle du collectif  « Vive l'APL » auquel la ville de La Seyne et l'office TSH se sont joints.

Je suis persuadé que, localement, les associations qui font preuve de constante vigilance en direction des institutions responsables du logement social seront à nos côtés pour obtenir le retrait de cette décision gouvernementale arbitraire d'une extrême gravité.

9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 07:43

Une partie des services publics et associations de La Seyne devraient pouvoir souffler ! Les mobilisations des maires semblent avoir payé.

En conclusion du lancement des diverses manifestations qui émailleront jusqu'en octobre 2018 les 40 ans de la « politique de la ville », Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, l'a en effet annoncé : le gouvernement a cédé et, finalement, les conventions relatives aux Contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) concernant les quartiers prioritaires urbains (QPV) échapperont à la décision de non-reconduction qui avait été annoncée. Les préfets vont recevoir des instructions en ce sens dès cette semaine.

 

NE PAS VENDRE HÂTIVEMENT TOUTE LA PEAU DE L'OURS...

J'écris « devraient pouvoir souffler » car il reste à s'assurer que ce sont bien tous ces contrats aidés des QPV qui vont être concernés par cette possibilité de renouvellement, ceux des associations qui agissent en direction des publics des quartiers prioritaires (Berthe et le centre-ville pour La Seyne), que leur siège y soit implanté ou non, et ceux des services publics, qu'ils soient locaux ou nationaux, en particulier l'Éducation nationale, la police, ou... les agences de  « Pôle Emploi » elles-mêmes, comme c'est le cas à la Seyne, qui en compte quatre dans ses effectifs.

Il reste aussi à veiller au grain pour que cette décision obtenue non sans mal ne soit pas une façon de « reculer pour mieux sauter ». Il faut obtenir un engagement dans la durée, et non sur un seul renouvellement. Sauf, bien sûr, si un autre dispositif d'accès à l'emploi et d'appui à la formation vient remplacer les CAE, car on peut entendre que de nouvelles modalités soient réfléchies, ainsi qu'on l'a connu, par exemple, avec les contrats d'avenir qui ont remplacé les CES et CEJ, lesquels ont succédé aux TUC.

 

LES MAIRES EN PREMIÈRE LIGNE POUR LA PROTECTION DE LEURS TERRITOIRES

Je ne regrette donc pas le temps que je consacre à mon investissement en qualité de président national de l'association des maires Ville & Banlieue de France, qui a été en première ligne pour plaider la cause de l'insertion dans l'emploi et des actions d'accompagnement conduites en faveur des habitants des quartiers urbains en difficulté.

Il est de notre devoir, à nous, maires des communes abritant des sites prioritaires, de nous mobiliser pour nos territoires sensibles, car il est difficile aux habitants eux-mêmes, souvent dans la précarité et craignant de n'être pas entendus, ou s'y résignant, de se battre contre ce qui leur apparaît trop souvent inéluctable.

Et ça semble aussi difficile pour le monde associatif, pourtant première victime, dont je peine tout de même à comprendre que, face à ce type de décision qui aura risqué de compromettre sa capacité d'action solidaire, voire son existence, il ne s'est pas beaucoup organisé pour protester et plaider sa juste cause. Nous aurions pourtant été à ses côtés. Et le serons chaque fois qu'il y aura besoin.

24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 05:59

Depuis le début de l'année 2017, notre office seynois d'HLM « Terres du Sud Habitat » (TSH), communal depuis sa création il y a soixante ans, est passé sous la tutelle de la communauté d'agglomération « Toulon Provence Méditerranée » (TPM). C'est la loi.

 

A priori, cette mutation doit être sans effet pour les locataires des 5000 logements sociaux que gère TSH, même lorsque, dans les temps à venir, probablement vers 2021, les offices d'HLM seynois et toulonnais (« Toulon Habitat Méditerranée ») fusionneront en un seul organisme, ce qui, au contraire, devrait apporter de nouvelles marges de manœuvre pour de meilleurs services aux locataires par la mutualisation de moyens et de pratiques.

 

 

UN REDRESSEMENT FINANCIER DE BON AUGURE...

 

C'est d'autant plus vrai que TSH poursuit son redressement financier après deux décennies au cours desquelles notre office a été placé sous une véritable tutelle de l'État afin d'éviter sa disparition. Et les efforts portent leurs fruits. Aujourd'hui le coût des impayés de loyers poursuit sa baisse à raison de 2% par an, l'excédent d'exploitation est près de 4 fois plus important que prévu, la capacité d'autofinancement est à 125% de la prévision. Et, malgré ce, les loyers demeurent de loin les plus bas du département, ce qui est normal pour un bailleur social dont la majorité des bénéficiaires dispose de très faibles revenus, inférieurs aux plafonds des prêts locatifs à usage social.

 

Il ne faudrait donc pas que cette perspective plutôt optimiste, même s'il ne faut pas baisser la garde des efforts de gestion, soit mise à mal par ce qui est en train de se dessiner autour des projets de l'État pour les HLM et les aides personnalisées au logement (APL)...

 

 

... MAIS UNE LOURDE INQUIÉTUDE POUR LE LOGEMENT SOCIAL

 

Il est en effet envisagé de baisser les APL de 50 à 60 euros par mois pour les locataires des HLM, certes — heureusement ! — sans incidence sur le montant des loyers. Car, en gros, les organismes d'HLM de France vont payer à la place de l'État, à hauteur de 1 à 2 milliards d'euros chaque année !

 

À La Seyne comme ailleurs, ces sommes, constituées en bonne partie par l'argent des locataires eux-mêmes et des collectivités locales, et qui vont être ponctionnées, sont jusqu'à présent dédiées à la construction de nouveaux logements sociaux dont on a tant besoin, aux opérations de rénovation urbaine dont nous, Seynois, avons pu mesurer l'importance depuis dix ans, ou encore à la diminution du coût des quittances par des travaux de rénovation thermique, comme ont pu en bénéficier chez nous près de 2500 foyers, ou des modes de chauffage novateurs, écologiques et économes, ainsi que nous l'avons fait avec la création d'un réseau de chaleur pour nos immeubles du nord de La Seyne, désormais chauffés par l'usine d'incinération des déchets ménagers de Lagoubran.

 

 

DE NOMBREUX OFFICES COMME TSH LOGEANT LES PLUS PAUVRES SONT EN RISQUE DE PÉRIL

 

Si cette annonce du gouvernement devait se concrétiser, il suffit d'un simple calcul pour le mesurer (*), notre office d'HLM pourrait voir son excédent ramené à moins de 10% de ce qu'il est aujourd'hui, à la limite du déficit, sans plus aucune capacité d'autofinancement. Des années d'efforts réduites à néant. Et le risque de disparition pure et simple de TSH.

 

Et si, de plus, comme le recommande la Cour des Comptes, l'exonération de taxe foncière sur le foncier bâti et le régime de TVA à taux réduit sur les logements sociaux devaient être supprimés, ce serait la faillite quasi assurée. Et une conséquence dramatique pour les collectivités locales, dont la commune elle-même, qui garantissent la dette ayant permis de réaliser nos milliers de logements pour les plus modestes de nos concitoyens.

 

 

LA SEYNE AUX CÔTÉS DES 720 ORGANISMES D'HLM POUR DIRE NON !

 

Des administrateurs de TSH, autour de notre élu Yves Gavory à qui j'ai confié la mission de suivre notre organisme de logement social, et l'équipe de direction, autour de David Guengant, qui effectue un travail remarquable de redressement, reconnu et salué par les tutelles, seront présents cette semaine au Congrès de l'Union sociale pour l'habitat (USH).

 

Ils joindront leurs voix aux représentants des 720 organismes sociaux d'HLM du pays qui, d'ores et déjà, demandant à être reçus sans délai par le Président de la République, ont lancé un cri d'alarme qui fait écho à ma très grande inquiétude : « Cette baisse éventuelle ferait courir un risque systémique majeur à un secteur qui loge 11 millions de personnes et qui génère plus de 300 000 emplois directs et indirects ».

 

 

( * ) : 5000 logements X 50 € par mois x 12 mois = 3 M€, à rapprocher du résultat de 2016 établi à 3,3 M€

 

 

27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 11:24

En l'espace de quelques semaines, ça a été, successivement, fin juillet, un incendie volontaire dans la cage d'escalier au huitième étage de la résidence « Sésame 3 », l'embrasement de près d'une cinquantaine de conteneurs à ordures, dont vingt-sept dans la seule nuit de ce dernier jeudi, et, dans la nuit de samedi à dimanche, un nouveau départ de feu, clairement ni inopiné ni involontaire, dans les parties communes de la tour de Berthe !

C'est une chance incroyable que, hormis une personne hospitalisée à cause des fumées, aucun drame humain ne soit survenu.

 

BRAVO ET GRAND MERCI AUX SERVICES DE SECOURS ET DE GESTION

Toute ma gratitude va aux pompiers, aux policiers nationaux et municipaux, au SAMU, aux agents de l'EDF, aux personnels de l'office d'HLM « Terres du Sud Habitat », de la commune, et d'autres services publics ou d'entreprises qui assurent les très coûteuses réparations, qui, sans relâche, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, interviennent dans l'urgence, puis tentent de rassurer et d'accompagner, des jours et des semaines durant, les habitants qui ont à subir les conséquences de ces actes inqualifiables. Et, enfin, doivent nettoyer, réparer, remplacer.

Les résidents sont exaspérés à juste titre. Et, pour certains, vivent dans une angoisse permanente. Beaucoup réclament que leur soit attribué un logement social hors d'un quartier  qui, très généralement ordinaire et paisible, connaît des pointes subites de folie infernale, et auxquels, faute d'un nombre suffisant d'appartements disponibles, le bailleur ne peut donner satisfaction. Ça ne peut plus durer.

 

L'IMMENSE MAJORITÉ DES RÉSIDENTS VICTIMES EXCÉDÉES

Les enquêtes de police sont diligentées. Les policiers font tout ce qu'il faut pour parvenir à débusquer les coupables et la justice doit être rapide et intraitable. Les près de 100% d'honnêtes et paisibles gens d'un quartier ne doivent plus subir les méfaits d'une infime minorité, ni vivre en supportant une image gravement dévalorisante du fait d'une imparable et irrémédiable globalisation.

Je dois l'avouer, mes collègues élus et moi-même nous sentons de plus en plus en peine d'endiguer cette folle violence. Ni surtout de la prévenir. Nos services et les valeureux bénévoles et employés des associations, notamment solidaires, d'insertion, de prévention et d'action socio-éducative, sont à deux doigts de renoncer, faute d'être soutenus et encouragés.

Et tout cela au moment même où l'État — non pas les services préfectoraux varois bien sûr, qui subissent, mais les inflexibles gestionnaires haut perchés du ministère de l'Action et des Comptes Publics qui seraient mieux inspirés de qualifier leur institution de ministère du Démantèlement de l'Action Publique — ne ratent jamais une occasion pour couper aveuglément et sans vergogne, depuis des années, de nouveaux moyens dédiés à l'éducation, la médiation et la prévention.

 

UNE ACCÉLÉRATION DE LA PERTE DE MOYENS POUR PRÉVENIR ET RÉPARER

 

Après...

... les baisses des appuis départementaux aux équipes de prévention spécialisée puis aux chantiers d'insertion, notamment pour les détenus en fin de peine,

... les baisses des dotations nationales aux communes ayant entraîné des coupes sombres dans les budgets qu'elles dédient aux associations (— 7%, puis — 16%, puis — 3% pour La Seyne depuis le début du mandat municipal de 2008),

... l'annulation des crédits d'État des « contrats de ville » destinés aux associations,

... la diminution des crédits du Fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (FIPDR) mettant à mal des projets de médiation sociale, de réinsertion, d'actions contre les violences conjugales ou d'aide aux victimes (— 7% pour La Seyne en deux ans),

 

sont venues récemment s'ajouter...

... l'inquiétude que vivent certaines associations conduisant des chantiers d'insertion quant à la poursuite des financements de notre Région,

... la décision gouvernementale de mettre un terme aux emplois aidés,

... la hausse de la CSG couplée à la baisse de l'allocation logement, dont l'impact sera plus rude sur nos résidents que sur bien d'autres,

... l'annonce faite de la diminution des financements des réservistes de la police nationale.

 

Et qu'en sera-t-il demain, lorsque les communes ne percevront plus la taxe d'habitation décidée par le gouvernement de M. Macron, à l'instar de La Seyne, dont le produit, à hauteur de 25 millions d'euros, représente le quart des recettes municipales ?...

 

UN S.O.S. POUR LES QUARTIERS SEYNOIS

J'en appelle solennellement à l'État qui semble ignorer la menace qui pèse sur les plus humbles des citoyens, et donc sur le fragile équilibre social du pays.

Je demande au Premier Ministre des moyens d'urgence pour nos quartiers populaires seynois.

Et je réclame à la majorité parlementaire, à commencer aux six députés du Var qui en font partie, qu'elle assume sa responsabilité de législateur, en contrant le gouvernement sur les mesures qu'il impose.

Il est vital de revenir, dès l'automne et la loi de finances 2018, sur les contractions de crédits d'État destinés aux territoires, qui se succèdent et se cumulent depuis cinq ans. C'est possible par un prélèvement fiscal audacieux sur le revenu exorbitant du capital financier qui ne profite qu'à quelques nantis.

Il faut que nos parlementaires en aient le courage malgré les menaces de reprise en main de M. Macron. Un député LREM parisien l'a bien flairé : « Le piège de la rentrée serait de mettre la mesure budgétaire avant la vision d'ensemble en donnant l'impression de ne pas aider les classes populaires ».

J'aimerais bien plaisanter sur le registre « Alors, chiche ? À commencer par les députés varois de la majorité ?... ». Mais je n'ai pas du tout envie de sourire.

 

24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 16:34

J'ai attendu pour m'exprimer d'en savoir plus sur la traduction locale des annonces inquiétantes de disparition des « contrats d'accompagnement dans l'emploi » (CAE). Ce sont ces dispositifs qui permettent aux services publics et aux associations de conforter leurs missions avec un apport en moyens humains cofinancés par l'État. Et ce sont aussi de « vrais contrats de travail » qui permettent de former des personnes en rupture, notamment des jeunes. Ce qu'on appelle des « emplois aidés ».

C'est maintenant chose faite. Et les nouvelles sont navrantes. Il existe aujourd'hui à La Seyne 131 conventions intervenues entre l'État et des employeurs publics et associatifs dont les trois-quarts ne seront pas reconduites, les seules susceptibles de l'être — espérons-le — correspondant à la trentaine de postes d'assistants de vie scolaire (AVS) qui accompagnent les enfants et adolescents handicapés dans leur scolarité.

 

L'ÉTAT JETTE SANS VERGOGNE À LA RUE PLUS DE 120 SEYNOIS

Une centaine de Seynois, au moins, vont donc perdre leur emploi par décision d'un gouvernement qui, décidément, est bien loin des réalités dramatiques du terrain, auxquels il faut ajouter les 21 employés par le secteur marchand sous le régime des « contrats initiative emploi » (CIE) dont les conventions ne seront pas non plus renouvelées.

C'est honteux. Des personnes éloignées de l'emploi trouvaient là un moyen de « mettre le pied à l'étrier » vers une insertion professionnelle. Pendant que M. Macron s'insurge contre les « travailleurs détachés » et feint de s'attaquer au « dumping social » organisé à l'échelle européenne, à grand renfort de publicité médiatique, son gouvernement traite comme du vil bétail les citoyens les plus en difficulté.

 

DES PANS ENTIERS DE LA VIE SOCIALE SONT MIS EN DANGER

C'est indigne. Des pans entiers de l'activité locale vont être scandaleusement fragilisés, sinon réduits à néant. Ce sont des emplois indispensables pour l'accompagnement des efforts des enseignants, pour les accueils des tout-petits dans les crèches, pour l'éveil aux activités sportives, pour l'animation socio-éducative préventive des déviances des jeunes en rupture, pour les services à la personne, pour l'aide aux handicapés, ou encore pour le soutien aux femmes en difficulté.

Et, cerise sur l'écœurant gâteau de cette ignominie, la très dynamique et efficace agence seynoise de Pôle Emploi elle-même va perdre quatre postes... au moment même où elle va devoir s'occuper de plus d'une centaine de personnes victimes de cette inique décision gouvernementale !

 

UN NOUVEAU SALE COUP FAIT AU PEUPLE DE FRANCE

C'est inqualifiable. La République, non contente de mépriser à un tel point ses enfants les plus nécessiteux et de scier la branche sur laquelle le monde associatif peine déjà à poursuivre son indispensable mission de maintien des équilibres sociaux, ne tient même pas sa promesse exprimée : malgré les engagements, les CAE agissant en direction des publics des quartiers populaires prioritaires ne sont aucunement épargnés.

Après l'annulation révoltante de 46,5 millions d'euros de crédits destinés aux actions d'accompagnement social des habitants les plus en difficulté, que j'ai dénoncée en début de mois avec de nombreux maires très inquiets, le gouvernement assène un nouveau coup de poignard à la vie sociale locale qui pourrait bien ne pas s'en remettre.

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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