15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 04:12

Quand on est maire d'une ville où vivent les habitants les plus au-dessous du seuil de pauvreté du département, on ne crache pas sur la moindre mesure proposée pour atténuer la misère. Mais, franchement, on est loin du compte avec le « plan pauvreté » présenté ce jeudi par le Président de la République.

 

Je ne peux pas m'empêcher de comparer les moyens annoncés pour ce « plan pauvreté » à ceux décidés pour ce qu'on pourrait appeler le « plan richesse » que le Gouvernement s'est bien gardé de vanter...

 

 

8 MILLIARDS POUR LES PAUVRES, 25 MILLIARDS POUR LES RICHES...

 

Sur quatre ans, ce seront donc 8 milliards d'euros pour les pauvres. C'est toujours ça. Mais je rappelle le cadeau de 16 milliards offerts à ceux qui payaient l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) du calcul duquel est désormais exclu le capital financier, et celui de presque 9 milliards qu'on a fait avec le « prélèvement forfaitaire unique » fixant à 30% l'impôt sur les revenus du capital alors que, auparavant, plus ceux-ci étaient importants, plus le taux croissait, pouvant atteindre 60% pour les gens les plus fortunés.

 

Comme le relève l’Observatoire des inégalités, organisme indépendant : « 2 milliards d’euros par an pour 9 millions de pauvres, 3 milliards par an pour 300 000 assujettis à l’ISF. La France fait des choix. »

 

C'est vrai que 8 milliards sur 4 ans, ça représente 61 centimes par personne pauvre par jour. Le Président de la République sera enfin rassuré : le social ne coûtera plus un « pognon de dingue »...

 

 

A LA SEYNE, BEAUCOUP DE MESURES DU PLAN SONT DÉJÀ EN VIGUEUR

 

Mais acceptons de regarder le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide, et explorons les pistes que ce « plan pauvreté » pourrait ouvrir pour La Seyne. J'ai demandé aux services de voir comment l'État pourrait contribuer à atténuer pour la commune, son Centre communal d'action sociale, ou son Office public de l'habitat, le coût de quelques mesures de ce « plan pauvreté »... que nous appliquons déjà à La Seyne, comme le repas à la cantine à 1 euro pour les plus en difficulté, la mixité sociale dans les crèches, une assistante maternelle par classe au lieu d'une par école comme le stipule la loi, ou encore les dispositifs de prévention des expulsions locatives...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 05:18

Hubert Falco, président de notre métropole toulonnaise, a reçu ce jeudi soir le Premier Ministre, Édouard Philippe, en visite dans le Var. Dans la journée, le président de Toulon-Provence-Méditerranée s'était enquis auprès de moi, pour les relayer auprès de son honorable visiteur, des besoins de La Seyne pour regagner en sécurité et tranquillité publique comme en accompagnement social et en insertion, notamment professionnelle. Il a ainsi pu fournir au Chef du Gouvernement un dossier dont j'avais présenté l'essentiel dans un article de ce blog posté au lendemain d'un précédent drame survenu fin juin dans notre ville.

Nos requêtes et sollicitations, voire nos exigences, ont de même été transmises depuis des semaines à M. Philippe par les parlementaires de l'aire toulonnaise, comme elles l'avaient également été par le préfet du Var.

 

UNE VISITE DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR ET UNE AUDIENCE DU PREMIER MINISTRE

J'aurais certes apprécié, non pas tant que le Premier Ministre m'honore moi-même d'un échange, mais qu'il puisse consacrer quelques instants à entendre quelques-uns de nos concitoyens habitant dans nos quartiers populaires fragilisés, tant pour se faire une idée plus précise de l'impact terrible de la situation sur la vie de nos résidents que pour leur témoigner la compassion et l'attention que l'État doit porter à la réalité qu'ils subissent.

Cela n'a pas pu se faire, mais je formule le vœu que le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avec lequel je me suis entretenu au téléphone et dont la visite est annoncée chez nous dans les prochaines semaines, puisse accepter cette rencontre avec quelques Seynois en détresse.

Je serai moi-même reçu par M. Philippe mardi prochain à Paris. Je lui dirai que, de l'avis de tous les spécialistes de la sécurité, de la rénovation urbaine et de l'accompagnement social des habitants des quartiers prioritaires, la situation seynoise est d'autant moins inéluctable que la violence criminelle est relativement nouvelle et qu'il est possible de l'éradiquer si des ressources humaines et logistiques sont allouées à la police, et que la rénovation urbaine réalisée à Berthe a considérablement diminué les lieux offrant des possibilités de « zones de non-droit » tandis qu'il pourra en être de même au centre-ville lorsque les crédits seront enfin débloqués.

 

LA SITUATION N'EST PAS INÉLUCTABLE DANS UN TERRITOIRE EN PLEIN ESSOR

J'expliquerai au Premier Ministre que c'est d'autant plus vrai que, pour peu qu'on leur redonne les moyens dont ils disposaient il y a quelques années, les acteurs publics et associatifs de l'éducation scolaire et périscolaire, de la prévention, de la formation et l'insertion professionnelle, du sport et de la culture, ont prouvé leur volonté et leur capacité à faire des merveilles pour éviter que les enfants, les adolescents, les jeunes et les nouveaux majeurs, premières cibles de la prédation opérée vers la délinquance par des criminels endurcis, soient protégés et se voient ouvrir d'autres perspectives de vie que le chaos mortifère qui semble aujourd'hui constituer leur unique horizon.

Une ville et une métropole qui se rénovent, qui changent d'image, qui connaissent une formidable redynamisation de leurs économies de l'industrie, de la recherche et des hautes technologies marines, des services, de la culture, du loisir et du tourisme, créant des centaines d'emplois, ne peuvent laisser une partie de leur peuple sur le bord du chemin de leur renouveau. Ce ne serait pas digne d'une République égalitaire.

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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 05:01

En rentrant, ce samedi, d'une visite de remerciement et d'encouragement aux personnels communaux qui, toute la journée, ont présenté au Parc Braudel des Sablettes, sous forme d'animations de découverte des disciplines, la vingtaine d'activités sportives proposées aux petits et grands par les écoles municipales de sports pour l'année 2018-2019, je n'ai pas pu m'empêcher de me questionner, non sans inquiétude, sur la capacité de la Ville à pérenniser cette offre, existant depuis plus d'un demi-siècle, de service public presque gratuit (20 euros par année pour les enfants...).

C'est que, chaque année, la situation budgétaire des collectivités locales est rendue plus précaire par des politiques publiques d'État toujours plus contraignantes. Les subventions n'arrivent plus. Les dotations ont baissé durant quatre ans. Si elles sont stables aujourd'hui, l'État brandit la menace d'en retenir une partie si les collectivités ne respectent pas le « pacte financier » qu'il leur impose, les obligeant à contenir chaque année l'augmentation de leurs dépenses bien en dessous du taux de l'inflation. Donc, de fait, à réduire l'offre de service public, alors même que les inégalités s'accroissent dans les populations et que, dans une république qui s'affiche égalitaire, c'est justement elle qui permet de compenser quelque peu les différences de situations sociales et économiques entre les citoyens...

 

FAUT-IL ABONDONNER LE LOISIR ÉDUCATIF ET SOCIAL AU SECTEUR MARCHAND ? 

Et ce n'est ni sur l'État Civil, ni sur l'entretien des écoles, ni sur aucune des compétences obligatoires dévolues aux communes, qu'on peut économiser. C'est sur les coûts des services que, souvent depuis des décennies, les villes ont volontairement développés pour le bien-être de leurs habitants et la qualité de vie locale : le sport, la culture, l'accompagnement éducatif, les loisirs, la solidarité, le soutien à la vie associative... Devra-t-on abandonner ? Les plus aisés achèteront-ils ces services au secteur privé marchand toujours prêt à investir de nouveaux champs économiques abandonnés par la sphère publique, tandis que les plus pauvres y renonceront, se privant d'éveil de leurs consciences, de connaissances, de beauté, de sensibilité, de bien-être, de prévention sanitaire, de vivre ensemble, de temps libres actifs et instructifs ?

 

UNE RENTRÉE DES CLASSES ASSOMBRIE PAR UNE POLITIQUE... DE CLASSE

Cette situation est d'autant plus grave que le gouvernement, comme d'autres auparavant, au mieux fait un pari hasardeux, au pire agit délibérément pour plaire aux plus nantis de la finance internationale. Il compte que la redynamisation sera au rendez-vous au bénéfice de tous, en serrant la vis du service public, y compris celui qu'il assure lui-même, et celle des ménages, des salariés, des retraités, des artisans et petits entrepreneurs, pour dégager des moyens considérables pour aider l'économie du capital. C'est feindre de méconnaître les appétits féroces du monde de la finance et des grands patrons et actionnaires qui prennent les cadeaux sans investir vraiment dans la valeur travail, seul moyen réel de relancer la consommation des ménages.

Ça s'appelle une politique de classe. On réduit les aides au logement et on supprime les emplois aidés, mais on exclut le capital de l'imposition sur la fortune. On accroît la contribution sociale généralisée, y compris sur les pensions de retraite, mais on instaure un bouclier fiscal pour les revenus du capital. On limite l'accroissement annuel des prestations sociales à 0,3% alors que l'inflation est prévue à au moins 1,7%, mais on diffère la suppression du crédit d'impôt pour la compétitivité des entreprises, doublant, avec la baisse des cotisations, la largesse de quelques 20 milliards d'euros de trésorerie accordée sur les fonds publics au patronat. On exonère de cotisations les heures supplémentaires, soi-disant pour donner du pouvoir d'achat, mais on fragilise ainsi l'emploi salarié si l'on en croit le très sérieux Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) qui prévoit une perte de 19.000 postes. Et on pourrait multiplier les exemples de mesures prises depuis 2018 – voire avant – ou annoncées pour 2019...

 

UN SERVICE PUBLIC ASPHYXIÉ PEUT-IL POURSUIVRE SON RÔLE RÉGULATEUR ? 

Or, malgré cette casse assumée de l'État social, la dynamique économique n'est pas au rendez-vous. La croissance s'est limitée à 0,2% au cours des deux premiers trimestres de cette année, soit la moitié de celle de la zone euro. Comment pourrait-il en être autrement avec des ménages contraints à plus de contributions et dont la petite hausse de 0,5% du salaire net a été aussitôt anéantie par l'inflation, obligés de puiser dans leur épargne pour tenter de maintenir leur consommation ?

Dans sa présentation des orientations budgétaires de 2019, le Premier Ministre a confirmé il y a une semaine cette feuille de route qui ne bénéficie nullement aux citoyens. Éludant le sujet fâcheux du budget public de l'État en n'évoquant que la disparition programmée de 4.500 emplois de fonctionnaires nationaux, il s'est bien gardé d'aborder les intentions gouvernementales en matière de collectivités locales au bord de l'asphyxie.

Depuis les élections municipales de 2014, par rapport au mandat municipal précédent, on a vu croître de 32% le nombre de maires démissionnaires. Cette réalité exceptionnelle est symptomatique de la rudesse avec laquelle les communes sont désormais considérées. Ce sont pourtant elles qui sont en première ligne pour amortir pour leurs habitants, des plus pauvres aux classes moyennes, le choc des politiques publiques nationales et européennes.

Moi, je veux que La Seyne continue à offrir des écoles municipales de sports, des centres d'éveil aux arts, au théâtre, à la musique, des médiathèques, des lieux d'activités périscolaires, de l'animation pour nos seniors, de l'aide aux initiatives associatives sur toutes les thématiques. Ma détermination demeure sans faille en cette rentrée.

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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 09:10

« Τὰ Καίσαρος ἀπόδοτε Καίσαρι καὶ τὰ τοῦ θεοῦ τῷ θεῷ ». Oui, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, qui ne compte habituellement pas au nombre de mes amis les plus chers, a été prompt à répondre à la dernière lettre que j'ai adressée au Premier Ministre à la suite du nouvel événement dramatique qui a récemment entraîné la mort d'un jeune homme. Je l'en ai remercié dans un courrier et fait j'ai part de ma satisfaction au chef du gouvernement dans un autre (ci-dessous au bas de cet article).

La prudence demeure toutefois de mise et il faut espérer que les choses se concrétisent, notamment en terme de moyens humains et logistiques, mais il est désormais acquis que nos alertes sur la situation exceptionnellement grave que nous connaissons depuis plusieurs mois ont enfin été entendues.

Il reste, comme je l'indique à Édouard Philippe, à obtenir que soit abordée la question de cette délinquance, désormais criminelle, dans toutes ses dimensions, depuis la prévention par l'éducation dès le plus jeune âge, par l'école, le sport, la culture, le travail social de rue, l'insertion vers l'emploi, jusqu'à l'accompagnement des victimes et leurs proches et la réinsertion des personnes placées sous main de justice.

Merci, néanmoins, au préfet du Var et ses services, dont la police, qui ont rapidement apporté tous éléments attendus par le ministre de l'Intérieur, aux députées Guérel, Lévy et Muschotti qui ont relayé nos attentes, aux syndicats de policiers qui ont confirmé notre triste diagnostic, et aux mouvements politiques qui, à l'instar du PCF et du PS, ont soutenu notre démarche.

Nous demeurons vigilants et, avec les élus, l'ensemble des personnels territoriaux et les acteurs économiques et associatifs, déterminés à accompagner, dans le cadre des compétences communales et métropolitaines, les efforts que l'État va devoir déployer pour qu'on en finisse avec ces drames qui, au-delà de ceux qui les subissent, plongent toute notre population dans l'inquiétude et le doute quant à l'attention que la nation républicaine leur prête.

Pour que tout un chacun soit au fait de l'évolution des choses, je publie ci-dessous les derniers échanges de courriers faisant suite à mes lettres du 29 juin et du 4 août.

 

LA LETTRE DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR (7 AOÛT 2018)

 

MA LETTRE AU PREMIER MINISTRE (9 AOÛT 2018)

 

MA LETTRE AU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR (9 AOÛT 2018)

 

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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 09:19

« Le temps qu'il fait le trois, il le fera le mois ». Si l'on en croit ce dicton de nos campagnes, rapporté par Anne-Christine Beauviala dans son ouvrage « Météo et dictons régionaux », les temps à venir risquent d'être chauds, et pas seulement d'un point de vue caniculaire.

On me pardonnera d'essayer de détendre un peu l'atmosphère avec cette maxime paysanne, mais croyez que je souris jaune dans le contexte abominable de criminalité que les importantes communes de la métropole du « Grand Toulon », dont La Seyne, connaissent depuis de trop nombreux mois. Comme tous les Seynois, et pas seulement ceux qui vivent au quotidien dans la terreur aux abords des endroits où s'ancrent durablement les trafics qui semblent être la cause de ces trop fréquentes fusillades, mon inquiétude se mue semaine après semaine en un peu plus de colère.

 

NOUVEL APPEL URGENT AU PREMIER MINISTRE

Après une nouvelle funeste et mortelle nuit de ce 3 août, mon aigreur va bien sûr à l'endroit des initiateurs des trafics et des auteurs des coups de feu d'avertissements, de représailles ou de règlements de comptes. Mais mon exaspération vise aussi la puissance publique de l'État que j'alerte en vain depuis des mois. Que les choses soient claires : ce n'est ni envers le préfet du Var, le directeur départemental de la sécurité publique, ou les fonctionnaires des divers services de police et de justice, tous dévoués et efficaces mais usés par le manque de moyens, que s'accroît mon mécontentement irrité ; c'est vis-à-vis de l'échelon gouvernemental qui s'obstine à faire la sourde oreille aux alertes que je lui adresse.

J'ai cette nuit rédigé une nouvelle missive au Premier Ministre (ci-dessous), la dernière, en date du 29 juin, n'ayant même pas fait l'objet d'un accusé de réception. Combien faudra-t-il de victimes pour qu'on daigne se pencher sur cette situation gravissime ?

Sans réponse appropriée dans les meilleurs délais, j'inviterai notre population, chaque jour un peu plus en souffrance et dans l'angoisse, à manifester avec moi son désarroi et son sentiment d'abandon par la Nation dont l'esprit républicain se délite gravement. Ça ne peut ni ne doit plus durer.

Les fusillades homicides, ça suffit !
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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 09:32

Ils n'ont plus que quelques mois pour effectuer les travaux nécessaires à ce que les logements qu'ils mettent à la location ne soient plus ni insalubres, ni « non décents », ni indignes. Les propriétaires privés seynois seront astreints, dès le 1er février 2019, à déclarer leur intention de louer leurs logements.

Les bailleurs indélicats, qu'on qualifie de « marchands de sommeil », pas si rares que ça à La Seyne, en particulier dans notre centre ancien, qui osent proposer à bail à des personnes précaires de véritables taudis, ont du souci à se faire.

 

L'INSTAURATION D'UN « PERMIS DE LOUER »

La Seyne est en effet la première des douze communes de la métropole à solliciter Toulon Provence Méditerranée (TPM), désormais compétente en la matière, pour que soit mis en œuvre le dispositif du « permis de louer », instauré par la loi ALUR de 2014. Et le conseil métropolitain s'y est déclaré favorable, approuvant unanimement le 19 juillet la demande seynoise, avant que notre conseil municipal ne délibère à son tour, ce mardi, recueillant l'assentiment des élus de toutes sensibilités politiques.

Sauf à risquer des poursuites judiciaires de la part du préfet, ainsi qu'une amende de 5.000 euros, les propriétaires ou gestionnaires devront déclarer leur intention de louer et attester du bon état et de la décence de leur bien. L'objectif est bien d'inciter les propriétaires à rénover leurs logements mis à la location, d'autant que la commune et la métropole apportent des aides pour cela, de consigner les allocations logement au détriment de ceux d'entre eux qui seraient peu regardants, et d'interdire à ceux qui ont déjà été condamnés pour hébergement non décent ou insalubre d'acquérir un nouveau bien à destination locative.

 

UNE DÉMARCHE DÉCLARATIVE AVANT DE MANIER LE BÂTON...

Parce que notre équipe municipale veut croire à la responsabilité de chacun, elle s'en tiendra pour l'instant à imposer une démarche déclarative. Mais, qu'on se le dise, si la simple pédagogie ne permet pas d'obtenir l'effet escompté de lutte contre l'habitat dégradé, on passera à la vitesse supérieure, permise par la loi : la déclaration volontaire sera complétée d'un contrôle pouvant contraindre à effectuer les travaux préalablement à la délivrance d'une autorisation de mettre à bail.

Nul doute que les associations qui se battent à juste raison pour le droit au logement, la défense des locataires et des consommateurs, apprécieront à sa juste valeur cette initiative originale dans le Grand Toulon et manifesteront leur satisfaction, tout en s'efforçant, si l'expérience est concluante, de sensibiliser d'autres communes à suivre la voie ouverte par La Seyne...

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 04:58

Le dispositif s'appelle AD'AP. Comprenez « Agenda D'Accessibilité Programmée ». C'est le processus qui, en trois périodes de trois ans, chacune ponctuée par une évaluation, va permettre de rendre accessibles aux personnes handicapées les 123 bâtiments et sites municipaux seynois recevant du public.

Des écoles et restaurants scolaires aux centres culturels et sportifs, en passant par les bâtiments administratifs, les cimetières, les crèches, les parcs urbains, et jusqu'à l'observatoire d'astronomie Antarès, le chantier s'ouvrira dès sa validation par les services de l'État. Plus de six millions d'euros seront consacrés à permettre aux gens porteurs de handicaps, quelle qu'en soit la nature, de gagner en égalité d'accès aux services publics.

 

BÂTIMENTS ET ESPACES PUBLICS, TRANSPORTS EN COMMUN, COMMERCES, TOUT DOIT S'ADAPTER

Cette démarche complète celle, patiemment engagée depuis une dizaine d'années, d'adaptation progressive des sites urbains extérieurs pour permettre aux handicapés moteurs, visuels, auditifs, d'être moins exclus de l'espace public et de disposer de plus de possibilités de mobilité. De son côté, notre métropole, n'acquérant désormais que des bus urbains accessibles aux personnes à mobilité réduite, poursuit son programme de création, transformation et rénovation des arrêts de bus.

L'exercice est difficile et d'autant plus lent que les aides financières d'État sont rares. Si tous les nouveaux lieux publics et toutes les rénovations intègrent cette dimension inclusive, dans nombre d'endroits publics anciens, l'adaptation nécessaire relève techniquement de la prouesse. C'est aussi le cas d'établissements privés recevant du public, en particulier de nombreux commerces dans notre centre-ville, pour les travaux d'accessibilité desquels la commune alloue depuis 2016 des aides financières. Mais, si La Seyne peut déjà s'enorgueillir de disposer, au cœur du Parc de la Navale, de la toute première aire de jeux de la Région Provence Alpes Côte d'Azur utilisable par des enfants porteurs de handicaps, quels qu'ils soient, d'un accueil et d'un accès spécifique à la mer sur deux de nos plages, ou d'un mur d'escalade indoor spécifiquement conçu, il reste beaucoup à faire.

 

LES HANDICAPÉS ET LEURS ASSOCIATIONS AU POSTE DE PILOTAGE

C'est ce à quoi s'emploient, à l'initiative d'Any Baudin, notre conseillère municipale déléguée aux questions de handicap, avec Claude Astore, notre maire-adjoint chargé des infrastructures, les cadres et agents municipaux spécialement dédiés à cette mission, et l'ensemble des bénévoles, responsables d'associations spécifiques et personnes elles-mêmes handicapées, qui s'investissent avec un beau volontarisme dans le cadre de la commission communale d'accessibilité que nous avons créée il y a quelques années. Ce sont eux qui piloteront la mise en œuvre de la démarche AD'AP.

Inutile d'indiquer que ce processus, présenté par Any Baudin ce mardi au conseil municipal, a recueilli l'assentiment unanime de la majorité et des minorités. Il est d'ailleurs étrange que la presse locale ne l'ait pas relevé ce mercredi, préférant ne relater, sous le titre affolant « La majorité étale ses divisions », que la seule des vingt délibérations qui a été prétexte à un échange de vues divergentes sur la question des expulsions locatives que j'ai récemment abordée sur ce blog, et qui a amené... trois des trente-cinq membres de notre équipe à, non pas voter contre, mais s'abstenir...

 

ET POUR LE LOGEMENT, ON FAIT MACHINE ARRIÈRE ?...

La Seyne, comme toutes les communes, s'efforce donc de créer les conditions d'une ville pour tous.

Ce n'est bizarrement pas le cas du Gouvernement qui, dans son projet de loi ELAN, fait machine arrière pour le logement accessible à toutes les personnes handicapées. L'État veut en effet ramener à 10% le pourcentage de logements neufs adaptés, ce qui constituerait un énorme recul par rapport la loi en vigueur imposant que 100% des logements le soient.

Tandis que, partout en France, on s'active pour aménager l'espace public pour qu'il soit le plus possible accessible à tous, les députés de la majorité assumeront-ils d'accroître, au travers du logement, la ségrégation sociale et spatiale ?...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 05:47

Invité ce mercredi du journal du 6-9 sur France Info (à écouter ICI), suite à la rencontre du Président de la République avec les patrons des cent plus grandes entreprises de France, j'ai pu rappeler l'urgence d'une réelle ambition et de véritables moyens à engager pour la revitalisation de nos centres anciens dégradés et nos ensembles d'habitat social fragilisés, à la fois en matière de rénovation de l'habitat et des espaces publics et en matière de lutte pour l'accès à l'emploi des personnes qui en sont les plus éloignées.

 

QUATRE ANS QU'ON S'IMPATIENTE POUR LE CENTRE ANCIEN SEYNOIS...

Quatre années se sont écoulées depuis l'annonce du Nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU), sur lequel nous comptons, puisque nous y sommes éligibles, pour la rénovation et redynamisation du centre historique de La Seyne, et les moyens ne sont toujours pas au rendez-vous. Sur deux cents quartiers retenus, dont le nôtre, seuls cinq ont pour l'instant, au début de 2018, obtenu le feu vert de l'État pour engager leur réhabilitation. Pendant cette insupportable attente, la situation continue à se dégrader...

Dans le même temps, des dispositifs concourant à l'insertion des personnes sans emploi qui ont porté leurs fruits, notamment les « emplois aidés », ont été supprimés. Je ne crois pas que ce soient les stages d'une semaine en entreprise qu'effectuent les élèves de 3ème, présentés comme la panacée de l'insertion professionnelle par le Chef de l'État, qui constitueront une solution sérieuse, ni que, sans contrainte ou incitation, en ne comptant que sur sa bonne volonté, le monde de l'entreprise, en eût-il l'envie et les moyens – et si, à La Seyne, c'est très généralement le cas, c'est loin de l'être partout –, puisse résoudre à lui seul le problème du chômage massif dont souffrent beaucoup de nos habitants.

Relégation urbaine et exclusion professionnelle et sociale sont les deux pires maux dont nous souffrons.

 

COMME POUR LE QUARTIER BERTHE, MAIS DES ENJEUX IMPORTANTS POUR TOUTE LA VILLE

Nous avons pu agir sur le quartier Berthe qui a totalement changé de visage et où, fait rare en France, les efforts conjugués de Pôle Emploi, des associations de proximité, de formation et d'insertion, des entreprises locales, des pouvoirs publics communaux et nationaux, ont permis de réduire fortement le chômage. Tout cela pour un coût limité à 12 à 15% à la charge de la commune.

Mais la requalification urbaine, économique et sociale de notre centre ancien est au point mort. Et c'est d'autant plus affligeant que ce ne sont pas seulement les habitants et acteurs de ce quartier qui en souffrent. Le cœur de ville doit pouvoir jouer tout son rôle de centralité fédératrice, pour les habitants de toute la commune, pour ses commerces et services, pour les entreprises du technopôle de la mer, pour celles du site des anciens chantiers navals, et pour la dynamique touristique, portuaire, balnéaire, patrimoniale et culturelle de tout notre littoral. La métropole, puisque c'est désormais elle qui, en lieu et place de la commune, a compétence pour entreprendre ce nécessaire chantier, doit se voir attribuer les moyens de l'engager.

 

UN PROGRAMME PLURIANNUEL PRÊT À DÉMARRER DÈS QUE LES MOYENS SERONT ALLOUÉS

Notre plan d'intervention qui, comme pour Berthe, s'étalera sur plusieurs années, touchera à la fois à la rénovation de l'habitat insalubre et indigne, dans la droite ligne des opérations que La Seyne conduit en aidant les particuliers habitants et bailleurs depuis vingt ans, la diversification du logement pour plus de mixité sociale, la poursuite des aménagements des espaces publics, à l'image de ce que la ville a déjà fait pour les places des Seynois de la Mission de France, Bourradet, Martel-Esprit et Perrin, des rénovations ou créations d'équipements publics, à l'instar de la Maison de l'Habitat, celle du Patrimoine ou celle de la Jeunesse.

Mais le plus gros chantier sera la transformation des quais du port, de telle sorte que la circulation automobile soit repoussée loin des terrasses de café, avec report d'un certain nombre d'anneaux d'amarrage des bateaux après la passe du Pont Levant, et création d'une « place urbaine » sur les emprises actuelles des terrasses et des voies de circulation, dédiée aux piétons, au transport en commun en site propre (bus ou trolleybus à haut niveau de service) et aux modes doux de déplacements, à l'image de ce qu'était le port d'antan.

L'objectif est une réactivation de l'activité économique des commerces, en agissant sur la zone de « l'hyper-hypercentre », limitée entre le port et le marché du cours Louis Blanc, via la rue piétonne Cyrus-Hugues et les voies transversales reliant les places publiques réhabilitées. Ce sera un travail de longue haleine, qui prendra des années, mais le pari est fait que la transformation du port en véritable « façade » d'entrée de cœur de ville provoquera une dynamique. Pour peu que des commerçants volontaires s'emparent avec volontarisme de l'opportunité que la puissance publique s'efforcera de leur offrir...

Tout ce projet sur les infrastructures devra être, comme c'est le cas à Berthe depuis longtemps, et déjà depuis 2015 au centre-ville, assorti de mesures d'accompagnement social, de formation et d'insertion, de culture, de solidarité, portées les associations accompagnées par la Ville.

 

LA BALLE EST DANS LE CAMP DE L'ÉTAT

Dans quelques heures, au Conseil des Ministres, seront présentées les orientations que l'État entend assigner à sa politique en faveur des quartiers. Son Chef aura eu le temps de les mûrir depuis le moment, en novembre dernier, où il a demandé aux acteurs de la « politique de la ville », de co-construire avec lui, en formulant des propositions, la nouvelle saison du retour de la République dans des quartiers qui se sentent de plus en plus abandonnés.

Un signal assorti de moyens à la hauteur des enjeux est attendu avec impatience. Non seulement par les gens qui vivent notre centre historique, mais aussi par tous les Seynois, et au-delà.

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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 05:58

Ce qui devrait arriver arrivera. Passée la liesse populaire, il va falloir assurer. Ils vont être des milliers en France à vouloir s'inscrire dans les clubs de foot, nos petits, nos ados et nos jeunes, garçons et filles. Et c'est drôlement bien.

Dans une ville comme La Seyne, fût-elle plutôt, comme on le lit en grosses lettres en entrée nord-ouest de ville, le long du stade Léry, « terre de rugby », avec ses 600 jeunes initiés au ballon ovale, on ne va pas se plaindre de voir des dizaines d'autres frapper aux portes de l'école municipale de foot/rugby ou celle de foot en salle, du Football Club Seynois, de l'Avenir Sportif de Mar Vivo, ou de l'un ou l'autre des six clubs de foot-loisirs.

Chacun sait combien le sport d'équipe est facteur de dépassement de soi, de construction de projet partagé, de socialisation, d'apprentissage du respect des règles, du fair-play, des entraineurs, des arbitres, des adversaires, des coéquipiers, et de soi-même. Chacun sait que, sur la pelouse, que l'on soit du nord ou du sud de la commune, issu d'une famille vivant telle ou telle réalité économique, sociale, culturelle, on cultive le « jouer ensemble », donc le « vivre ensemble », donc la citoyenneté enrichie de la diversité, et le sentiment d'appartenance à une communauté de territoire. Et chacun sait combien, pour tous, la pratique ludique physique est facteur de développement harmonieux et de prévention sanitaire.

Il va donc falloir répondre à la demande.

Des chiffres de la Coupe du Monde me donnent le tournis. On parle de plus de 32 millions d'euros alloués par la fédération internationale du football amateur (FIFA) à la fédération française de football (FFF), de 400.000 euros ajoutés en prime à chacun des « Bleus » qui ne vont peut-être pas tous décider, comme Mbappé, de les offrir à une association, de 70 millions d'euros dépensés par TF1 pour les droits de retransmission, de 400 millions d'euros récoltés en France par le secteur du pari sportif...

Et, en parallèle, le Football Club Seynois, il y a quelques mois, tirait la sonnette d'alarme. Perdant 45.000 euros de la subvention que lui allouait le Conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur, avec une ville et une métropole dans l'impossibilité budgétaire de compenser, fût-ce en partie, ce désengagement, il est à deux doigts de fermer boutique...

Les autres clubs ne sont pas mieux lotis. Les dizaines de bénévoles qui les portent à bout de bras sont éreintés, découragés, tout près de rendre leur tablier. La disparition scandaleusement décidée par l'État des « emplois aidés » fragilise les associations en leur faisant perdre les seules ressources humaines assurant la fonction d'épine dorsale ou de clef de voûte du club, soutenant l'investissement volontaire désintéressé des dirigeants, entraineurs et animateurs. Le funeste « pacte de confiance » imposé par l'État aux collectivités leur interdit, même si elles en ont les moyens, d'accroître leurs dépenses, donc d'apporter plus de soutien aux associations. Les innombrables initiatives pour le sport vecteur de cohésion, telles que celles recensées lors de l'étape de Sevran du « Tour de France des Solutions » pour relancer l'accompagnement des habitants des quartiers populaires, sont sur la corde raide...

Alors, pour l'engouement prévisible de nos minots rouges et bleus pour le foot, on fait comment ?...

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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 05:54

Avant qu'on ne l'apprenne par la bande, par souci de clarté afin d'éviter les interprétations, fausses informations, rumeurs et autres exagérations, je dois informer mes concitoyens que je viens d'être averti par l'association ADAPEI Var-Méditerranée que le Conseil départemental du Var lui a demandé d'accueillir une quarantaine de mineurs isolés dans son établissement de La Seyne, au quartier de La Petite Garenne.

Par mineurs isolés, il faut être clair, entendons des adolescents de moins de 18 ans, arrivés en France parmi les vagues de migrants, et qui sont aujourd'hui hébergés ça et là, notamment dans des hôtels, plus ou moins en autonomie, quoique suivis par des personnels du travail social. Ce sont des garçons ayant pour la plupart émigré d'Afrique Noire.

 

UN ÉTRANGE SILENCE DÉPARTEMENTAL...

J'aurais déjà, il y a deux mois, apprécié que ce soient nos amis Nathalie Bicais ou Joseph Mulé, élus départementaux (LR) du canton La Seyne-2 (sud), qui informent notre population de l'accueil, prévu vers la fin 2018, d'une trentaine de mineurs isolés au Fort Saint-Elme.

De même, si je peux supposer que, pour les jeunes qui arriveront à La Petite Garenne, nos collègues conseillers départementaux (ex-FN) du canton La Seyne-1 (nord), Virginie Sanchez et Damien Guttierez, ne faisant pas partie de la majorité du Conseil départemental, n'ont pas forcément été mis au courant de ce projet d'hébergement d'enfants en danger, il aurait été normal que ce soit le président (LR) Marc Giraud ou la vice-présidente (LR) chargée des solidarités, Caroline Depallens, qui portent ce projet à la connaissance de nos habitants.

Y aurait-il quelque gêne qui justifierait tant de discrétion ?...

 

L'UNION SOLIDAIRE ET LA FRATERNITÉ SEULEMENT POUR LE 14 JUILLET ET LA VICTOIRE DES "BLEUS" ?...

Pourtant, je rappelle aux Seynois que le Département du Var applique la loi qui lui confie la responsabilité de ces enfants au titre de sa compétence mineurs en danger et en délègue la mise en œuvre à des institutions professionnelles et expérimentées.

C'est une belle mission de solidarité humaine que les territoires accomplissent pour le compte de l'État et dont notre majorité départementale aurait tout lieu de s'enorgueillir, surtout en cette période de fraternité et d'union nationale exprimées – et même fort gaiement exacerbées – tout à la fois par les cérémonies du 14 juillet et la Coupe du Monde de football.

Eh bien non, pour Saint-Elme comme pour La Petite Garenne, ce sont les gestionnaires des sites (la Marine Nationale et l'ADAPEI) et les structures spécialisées chargées de la prise en charge de ces malheureux gamins (la fondation catholique des Apprentis d'Auteuil et l'ADAPEI elle-même) qui, bien qu'ils n'aient pas l'obligation légale de le faire, ont eu la courtoisie de venir m'expliquer ce qu'il allait en être.

Et j'ai naturellement obtenu d'elles, sans avoir à insister, qu'elles tiennent au courant, expliquent et rassurent les riverains des deux sites sur les dispositifs et l'encadrement, dès lors que leurs projets seront formalisés. Les services communaux sont à leur disposition pour les aider à l'organisation de ces rencontres.

Ainsi, La Seyne saura continuer à être ce qu'elle a toujours été. Une terre fraternelle.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous

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