5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 04:07

http://laseyne.info.free.fr/alaffiche/fete-sourire-2012-01.jpgSi les aménagements urbains adaptés aux personnes à mobilité réduite (PMR), sur lesquels j'ai posé ma réflexion dans un précédent article, représentent une part significative des efforts qu'une commune se doit d'accomplir pour être accessible à tous, ils ne sont pas les seuls.

 

LE LOGEMENT ADAPTÉ : UNE APPROCHE INTERCOMMUNALE

La question du logement, notamment, constitue aussi un sujet majeur. Si toutes les constructions neuves, dont les centaines de logements que construit notre office communal d'HLM "Terres du Sud Habitat", sont désormais réalisées de telle sorte qu'elles soient aisément adaptables aux situations de handicap, il est loin d'en être de même pour le bâti ancien, même celui datant de quelques dizaines d'années, et les contraintes techniques et financières rendent l'exercice difficile. À La Seyne, notre Opération programmée d'amélioration de l'habitat (OPAH) permet d'obtenir des aides pour rénover et adapter les logements du centre ville. Mais la tâche est ardue et, sur 75 groupes de logements représentant près de 7000 appartements, seuls 2300 sont accessibles. C'est pourquoi la ville s'est engagée avec détermination dans une démarche intercommunale, au sein de l'agglomération TPM, pour une approche collective de prise en compte du handicap et du vieillissement, qui commence à porter quelques fruits.

 

ÉCOLE, LOISIRS, CULTURE, SPORT : ON S'ADAPTE ET ON ADAPTE

Mais des efforts significatifs sont aussi accomplis par les services communaux accueillant du public, qui adaptent leurs espaces, leurs fonctionnements, et se dotent de personnes-ressources d'accueil et d'accompagnement. La ville a ainsi pris le relais de l'État, qui s'est désengagé en 2011, pour assurer l'intégration des enfants handicapés dans les écoles et les accueils de loisirs ; mieux, de 11 enfants en 2009, on est passé à 23 en 2012, pour un coût de fonctionnement désormais entièrement assumé par la commune de 100.000 euros. L'accueil de loisirs municipal des jeunes et jeunes adultes handicapés qui avait été supprimé par nos prédécesseurs a été relancé à partir de l'Espace Accueil Jeunes des Sablettes.

En matière culturelle, les services communaux de la culture et de la santé ont créé un atelier de théâtre pour les personnes hospitalisées au service de psychiatrie de l'hôpital de La Seyne, tous les spectacles organisés par la ville sont désormais accessibles aux PMR, avec du personnel dédié, les bibliothèques acquièrent des livres-audio et des livres à gros caractères, des visites olfactives sont organisées au jardin du Fort de Balaguier en période estivale.

La pratique sportive et d'activités de plein air n'est pas oubliée. La première aire varoise de jeux d'enfants adaptée à tous les handicaps a été créée sur le Parc de la Navale. Le platelage et les fauteuils spéciaux d'accès à la plage de Saint-Elme a été entièrement renouvelé, le matériel permet l'accès à l'eau des tétraplégiques, et une douche spéciale a été installée. La plage de La Verne est désormais également équipée. Et l'ascenseur d'accès au handi-tennis de Barban, en panne depuis des années, a été réparé et remis en service.

 

RESTE L'EMPLOI... ET LE REGARD DES AUTRES

L'accès au travail et à l'emploi demeure une préoccupation d'autant plus grande en période de chômage. Bien sûr, la commune, en tant qu'employeur, est plus qu'en règle au regard du pourcentage d'emplois réservés aux travailleurs porteurs de handicaps, mais elle s'efforce aussi d'acheter des services à des établissements et services d'aide par le travail, qui sont des structures médico-sociales de travail protégé pour personnes handicapées ; c'est notamment le cas pour l'entretien des espaces verts des écoles ou des fournitures de repas.

Les choses avancent donc pour assurer aux personnes porteuses de handicaps la juste place que la République leur doit, comme citoyens à part entière. Mais il reste tant à faire. À commencer par faire évoluer, encore et toujours, les regards des personnes valides... La "fête du sourire", manifestation nationale déclinée dans chaque département, est organisée depuis trois années pour le Var à La Seyne. Ouverte aux valides et aux handicapés, stands, concerts et animations, organisés par l'association des paralysés de France avec nos services commuanux de l'enfance, de la culture, de l'événementiel et des sports, sont l'occasion, justement, de changer ces regards...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 04:47

http://i.graphicami.com/graphics/wp-content/uploads/2012/08/place-parking-con-non-handicape.jpgL'inauguration, la semaine dernière, de la gare de La Seyne, désormais entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR), l'évocation, également ces jours derniers, des 4,5 kilomètres de tracé seynois de la ligne de transport en commun en site propre, dont tous les arrêts sont adaptés aux personnes en fauteuil roulant, et, surtout, la publication du rapport remis récemment au Premier ministre par une sénatrice, relevant que l'objectif légal fixé il y a dix ans à 2015 pour terminer les aménagements permettant aux handicapés d'accéder aux lieux publics ne sera pas atteint en France, loin de là, m'amènent à faire le point de l'action communale en ce domaine.

Il n'y aura pas de miracle. La Seyne ne sera pas plus au rendez-vous de 2015 que l'ensemble du pays. Pourtant la présidente de la délégation varoise de l'Association des paralysés de France a récemment relevé les efforts de notre ville, parmi les plus engagées dans l'atteinte de l'objectif. C'est en tous cas ce qu'il ressort d'un article récemment publié par le quotidien "La Marseillaise".

 

VOIRIES, STATIONNEMENT, PASSAGES PIÉTONS, ARRÊTS DE BUS...

Avec les associations spécialisées, les élus, Isabelle Renier, chargée du handicap, Claude Astore, chargé des infrastructures, et Marie Viazzi, chargée des voiries, nos fonctionnaires, mobilisés par Gilles, cadre spécialement dédié à la question du handicap, 138 points de voiries ont été recensés comme devant faire l'objet d'aménagements particuliers, dans le centre ville et sur le secteur Les Sablettes - Mar Vivo. Les passages protégés sont mis aux normes avec une bande de guidage. 45 figurines sonores et 20 télécommandes ont été mises en place. 17 passages traversants ont été améliorés ou créés. Toutes les aires de stationnmenent ont été retracées et une vingtaine ont été rajoutées. Chaque année, de deux à quatre nouveaux arrêts de bus sont mis aux normes. Tous les réaménagements ou créations de voies intègrent la dimension "handicap", comme ça a été le cas à la place Kennedy en centre ville, ou à Berthe, où presque toutes les voies font l'objet de rénovations et sont donc mises en conformité.

 

... ET SERVICES ET LIEUX PUBLICS

L'accessibilité aux lieux publics est également traitée. Ainsi, depuis les dernières élections, tous les bureaux de vote sont accessibles aux PMR. Dans tous les quartiers, du Nord au Sud, des aménagements sont effectués. Au Sud, les accès au parc Braudel des Sablettes ont été modifiés. Au centre, un passage traversant permet désormais l'accès aux services "Allô La Seyne" et "Comptoir citoyen" et, dans quelques temps, les travaux du quartier Martini et du parvis de l'église Notre-Dame de Bon-Voyage s'achèveront, rendant cette dernière, comme le parking Martini, enfin réellement accessibles, et un "bloc toilettes" ("sanisette") accessible aux handicapés sera en service. Et, naturellement, tous les nouveaux équipements publics sont adaptés, à l'image de la médiathèque Andrée-Chedid dernièrement inaugurée.

 

Mais, si les résultats sont probants et encourageants, la route est encore longue. Surtout quand l'argent manque.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 05:30

http://www.laseynesurweb.com/sites/default/files/imagecache/Image_article_900_large/main-personne-agee.jpgJ'ai abordé dans un précédent article l'action menée par la commune en direction des anciens, dans ses dimensions d'accompagnement social, de sortie de l'enfermement, du maintien des potentialités physiques et mentales, qui ont conduit la ville à se voir décerner le label national "Bien vieillir - vivre ensemble". Il reste que, comme pour toutes les tranches d'âges, l'accès au logement est un souci constant pour nombre de nos concitoyens âgés. Avec des spécificités qui demandent peut-être une attention particulière...

Alors que nos précécesseurs avaient entrepris de fermer l'un des deux foyers-résidences communaux, le foyer Jean Bartolini, nos élues Solange Andrieu et Danièle Dimo-Perez-Lopez ont créé les conditions de sa modernisation et les 41 petits appartements (T1 et T2) qu'il offre aux personnes âgées non dépendantes sont de nouveau tous loués.

Aux HLM "Terres du Sud Habitat", un effort est mené pour donner désormais une certaine priorité d'attribution aux personnes âgées dans les rez-de-chaussée et étages inférieurs, et dans les résidences proches du centre ville. Et les immeubles que la ville acquiert et remet à neuf en centre ancien pour les proposer à la location sont réservés prioritairement, pour soutenir l'activité des commerces et des services, en partie à de jeunes couples salariés, et en partie à des retraités disposant de revenus suffisants de pensions, mais tous étant toutefois éligibles au logement social.

Le foyer vétuste et en partie insalubre géré par l'association "API-Provence", initialement dévolu à des travailleurs migrants, est devenu avec le temps une résidence de retraités à très faibles ressources qui n'ont plus ni liens avec leurs pays d'origine ni de famille chez nous. Avec Rachid Maziane, adjoint chargé du logement et de la rénovation urbaine, nous avons entrepris de le remplacer par deux résidences, l'une neuve qui est en chantier au quartier Saint-Jean, l'autre qui sera mise en service par la rénovation et la transformation de logements d'un immeuble du Vendémiaire.

Quant au pôle gérontologique du quartier Mauvèou, initié par le précédent maire, Arthur Paecht, on se souvient qu'il comportait deux volets. Le premier, une résidence privée pour personnes âgées, a été réalisé, mais, en fait, le caractère soi-disant social de cette résidence semble n'avoir été que du vent, et l'opération a surtout représenté une belle opportunité d'investissements défiscalisés, puisque la convention donnant priorité de locations à des seniors est inapplicable et que ce sont pour beaucoup de solides quadragénaires qui y résident... Et, lorsque je me suis penché sur le second volet du pôle de géontologie, un projet d'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes présenté par nos précécesseurs comme le pendant public de la résidence privée, j'ai eu la surprise de découvrir que, contrairement à ce qui était claironné, il n'avait même pas été inscrit au schéma gérontologique départemental, condition de son agrément. J'ai donc entrepris les longues démarches nécessaires et nous allons enfin pouvoir lancer une délégation de service public pour sa réalisation et son exploitation. Six ans de perdus, mais pas pour les investisseurs de la partie privée du pôle...

Il faut de la constance et de la détermination, et l'utilisation de toutes les occasions qui s'offrent, pour qu'une ville rende ce qu'elle doit à celles et ceux qui, au cours d'une vie de labeur, l'ont modelée et enrichie de leurs savoirs et savoir-faire. Continuons.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 05:01

http://img.over-blog.com/300x249/2/65/16/29/NEXT-ONE/bienvieillirvivreensemble.jpgJ'évoquais la semaine dernière les résultats des efforts accomplis par les services de la commune en faveur de la jeunesse. Et, pour compléter le panel, je reviendrai dans quelques jours sur ceux que les associations réalisent, avec l'appui municipal, en direction de nos jeunes concitoyens. Mais notre population vieillit aussi et de nombreux nouveaux Seynois sont des personnes qui choisissent de s'installer chez nous lorsqu'arrive l'heure de la retraite. Et notre équipe municipale, autour de Solange Andrieu, maire-adjointe déléguée aux solidarités et au seniors, et de Danièle Dimo-Perez-Lopez, conseillère municipale chargée de l'animation sociale, n'est pas en reste pour répondre aux besoins particuliers de nos seniors.


LA SEYNE LABELLISÉE "VILLE BIEN VIEILLIR" DEPUIS 2011

Tellement pas en reste que notre ville s'est vu décerner en 2011 par la ministre des solidarités et de la cohésion sociale d'alors, Roselyne Bachelot, le très officiel label "Bien vieillir - vivre ensemble". Une distinction que n'ont reçue à ce jour que trois villes du Var (La Garde, La Londe et La Seyne) et seulement 72 des 36.700 communes françaises.

Si, en la matière, tout ne date pas d'hier, car il y a toujours eu une poltique volontaire, initiée dès le lendemain de la guerre par Josette Vincent, résistante, élue communiste admirable, ouverte, disponible, et toujours dynamique à plus de 90 ans, on peut mettre de belles réalisations à l'actif de nos élues d'aujourd'hui.

Elles ont redynamisé le guichet "Accueil Infos Seniors" qui accueille désormais 1300 personnes chaque année. Elles collaborent au "Plan canicule" en s'occupant maintenant de 2300 personnes fragiles. Dans le cadre du centre communal d'action sociale, elles ont accru le nombre de bénéficiaires des aides ménagères communales, du service de télé-alarme et de celui du portage de repas à domicile, permettant à de plus en plus de nos anciens qui perdent peu à peu de leur autonomie, de demeurer dans leur cadre de vie et l'environnement de leur quartier.

 

CONTRE L'ISOLEMENT ET POUR LA BONNE FORME PHYSIQUE ET MENTALE

En matière d'animations aidant à sortir de l'isolement que connaissent certains de nos anciens et à maintenir une bonne forme physique et intellectuelle, l'offre d'animations s'est confortée et largement accrue depuis 2008. Ce sont maintenant près de 3000 personnes qui répondent aux invitations aux animations festives : réveillon, thés dansants, banquets, Noces d'Or, de Diamant et de Platine, spectacles en salles, dans les maisons de retraite, les foyers-logements et l'hôpital, fête de la musique, séances de cinéma, etc.

L'ancienne "semaine de l'âge d'or", devenue "journées senior" accueille désormais plus de 1000 personnes au mois de mai pour diverses manifestations ludiques. La "semaine nationale bleue", en octobre, propose des actions de prévention et d'éducation à la santé.

Les "ateliers du bien vieillir", créés en 2010, bénéficient à près de 400 seniors, avec un renouvellement d'envron 80 personnes par an. Ce sont des après-midis récréatives, des ateliers de création et d'arts plastiques, des activités physiques et sportives, un atelier de danse en ligne, une troupe de théâtre qui donne chaque année une production nouvelle, des cours d'entretien de la mémoire animés par une psychologue clinicienne, des ateliers et conférences de prévention sanitaire, des activités de sécurité routière pour le "piéton senior" et le "conducteur senior", et même un atelier de slam, cette expression poétique qui, à La Seyne, n'est pas que l'apanage des jeunes !

 

http://www.vivrefm.com/img/uploads/uploads_2012_10/2012_10_25__11_53_sdfv.jpgL'INTERGÉNÉRATIONNEL POUR PARTI PRIS...

Depuis 2008, la plupart des actions sont, de toute façon, tournées vers l'intergénérationnel, tant il est important, à une époque où la mobilité professionnelle élogne les petits-enfants des anciens des familles, de recréer des liens entre générations, tant pour les petits que pour les personnes âgées. Des seniors conduisent ainsi des activités dans nos crèches et centres de loisirs, tandis les enfants se rendent dans les espaces de vie des seniors. D'ailleurs, l'ouverture, en 2009, de l'espace socio-éducatif Jean-Baptiste-Coste, en centre ville, s'est conçue complètement dans cet esprit : des lieux et des temps pour les enfants, d'autres pour les ados et les jeunes, d'autres pour les familles, d'autres pour les anciens, et des lieux et des temps partagés pour tous.

C'est dans ce sens que doivent, sans hâte ni brusquerie mais avec une volonté affirmée, évoluer les fonctionnements des foyers municipaux d'anciens qui étaient déjà, dans le temps, des lieux de rencontre entre gens de ces diverses origines qui ont forgé l'identité de La Seyne : François-Cresp pour le Sud et l'Est, Aristide-Briand pour le centre, Marcel-Traversa et Loro pour le Nord.

C'est ainsi, semble-t-il, que ceux qui sont arrivés au terme d'une vie sociale et professionnelle continueront à exister dans la ville, de façon active et permanente. Et pas seulement dans le cadre du Conseil des Anciens que j'ai créé en 2012, instance de démocratie participative où une vingtaine d'entre eux, de tous horizons et de tous quartiers, alimentent la réflexion des élus du sage mais acéré regard qu'ils portent sur leur commune...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 09:05

http://b9.img.v4.skyrock.net/b97/yeniche1969/pics/362975085_small.jpgLa Loi est claire : depuis 12 ans, la République nous rappelle que nous devons respecter les choix de vie des gens du voyage, et que les communes doivent participer à leur accueil en réalisant des aires d'accueil pour quelques dizaines de familles et des sites dits "aires de grand passage" pour les importants déplacements, généralement estivaux et liés à des pratiques religieuses, pouvant regrouper plusieurs centaines de familles. Dans notre agglomération, cette compétence a été transférée des communes à TPM, et le très officiel schéma départemental pour l'accueil et l'habitat des gens du voyage stipule que nous devons disposer, de Six-Fours à Hyères, de deux aires d'accueil d'une trentaine de places de caravanes et d'une aire de grand passage d'au moins 150 emplacements.

Nous ne sommes pas encore, collectivement et solidairement entre nos douze communes du "Grand Toulon", en règle avec la Loi. L'aire d'accueil de l'Ouest toulonnais, en particulier, prévue à La Millonne sur la commune de Six-Fours, a connu des retards de travaux, mais devrait être mise en service à la mi-juin. Mais il reste surtout le problème de la localisation de l'aire de grand passage, pour laquelle 20.000 mètres carrés de terrain sont nécessaires. Difficile à trouver lorsqu'on connaît la rareté et le coût du foncier dans notre coin ! Le site du "Ceinturon", à Hyères, a été retenu, mais il semble qu'une espèce végétale protégée bloque le projet.

Le préfet a récemment été clair, et je ne peux lui donner tort : tant que les communes de l'agglomération ne seront pas en règle avec la Loi, les maires, comme les particuliers, ne pourront obtenir de la Justice qu'elle ordonne des expulsions rapides de personnes qui s'installeraient illicitement sur des terrains, publics ou privés. Et donc de bénéficier de l'appui de la force publique. Le problème est donc complexe.

Et les maires que nous sommes sont ces jours-ci bien ennuyés, car pas moins de quatre grands rassemblements de gens du voyage sont prévus chez nous. Tout le monde était en difficulté, hier dimanche, à Hyères, tant la municipalité que la centaine de familles de gens du voyage, ainsi que le rapporte le quotidien Var-matin. Le maire de Sanary, lui aussi, a dû se résigner à constater une installation nombreuse sur un terrain de sport. Nous avons aussi connu ça, à Six-Fours il y a deux ans et au stade Léry l'an dernier. De notre côté, j'ai établi un contact il y a plusieurs jours avec les organisateurs d'un de ces rassemblements, annoncé à La Seyne ces jours-ci, pour 80 familles. Le dialogue existe, chacun fait preuve de compréhension, les services communaux sont sur le pont, mais je n'ai aucune solution locale publique pour accueillir tant de monde sur un espace aménagé, avec électricité, adduction d'eau et conditions d'assainissement et de gestion des déchets ménagers satisfaisantes. On doit donc s'attendre à une installation dans des conditions aléatoires, contre laquelle je ne pourrai rien faire.

On sait ce qu'il advient parfois en pareille situation... les gens du voyage s'installent sur un terrain, public ou privé, qui leur convient à peu près, et certains, peu scrupuleux, ce qui n'est évidemment pas le cas de tous, mais assez sûrs de leur bon droit puisque nous ne sommes pas en règle avec la Loi, n'hésitent pas à effectuer des branchements sauvages, "piratant" eau et électricité de la commune ou de particuliers, et mettant même en péril leur propre sécurité.

Cette situation n'est pas acceptable. Je veux à la fois respecter la Loi et pouvoir la faire respecter à ceux qui ne s'y astreignent pas. L'aire de grand passage prévue à Hyères doit être réalisée. Il appartient à la puissance publique de savoir dépasser les difficultés liées à une herbe rare : les humains d'abord, les végétaux ensuite ! C'est le bon sens. Je jure que, si je disposais d'un terrain de deux hectares à La Seyne, je le mettrais volontiers à disposition de TPM, mais force est de reconnaître qu'il n'existe aucun espace correspondant à ce besoin. Nous ne pouvons pas compter non plus sur d'éventuelles propriétés de l'État qui n'existent pas chez nous.

En attendant, j'invite mes concitoyens à la compréhension, nos visiteurs au respect des espaces qu'ils vont utiliser, les personnels de la commune à la poursuite de leur accompagnement efficace et humain de ce type de situation, et la police nationale à être attentive.

Mais il y a urgence à régler la question de façon durable. Vraiment.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 20:29

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRg08AsnUDGTNI7wdkXLG2JgS0N3LxHeydZyTRXAy-9o292eSp9Je l'avais indiqué pendant la campagne des élections municipales de 2008. Je l'ai rappelé à maintes reprises. Je le redis aujourd'hui. La réalité des finances de La Seyne ne peut plus lui permettre, au moins pendant quelques années, d'entreprendre des réalisations de prestige, même si celles-ci ont pu, pour certaines d'entre elles, contribuer à redorer son image de ville en reconversion après son drame industriel de la fin des années 80.

J'ai donc opté pour centrer nos investissements sur ce qui relève des compétences de base d'une commune : les bâtiments et la voirie communale, les réseaux du pluvial et de l'adduction d'eau potable, les travaux de sécurité, les écoles primaires, les édifices dédiés à l'exercice des cultes datant d'avant la loi de 1905 de séparation des églises et de l'État (il n'y en a qu'un sur la commune, car les autres, construits ultérieurement, relèvent de la "sphère privée" et sont propriétés des institutions religieuses : le seul est l'église Notre-Dame-de-Bon-Voyage pour laquelle, soit dit en passant et malgré le fait que je sois l'anticlérical déterminé que l'on sait, j'ai fait réhabiliter l'installation électrique et réaliser une rampe d'accès pour les personnes handicapées, travaux réclamés par le conseil paroissial depuis très longtemps...).

Et, naturellement, parmi les compétences obligatoires d'une commune...les cimetières.

À La Seyne, on le sait malheureusement, nous peinons depuis plusieurs décennies à rendre aux défunts et à leurs proches le service qui leur est dû dans un minimum de dignité. Notre vieux cimetière de La Canourgue - pardonnez l'expression - est plein comme un œuf. Les familles sont dépitées de ne pouvoir, dans des délais raisonnables, obtenir un tombeau en concession. Nombre de corps doivent patienter, parfois plusieurs années, en terre commune. C'est indigne.

Plusieurs municipalités se sont succédé depuis l'acquisition du terrain de Camp Laurent - Piédardan voué à la construction d'un nouveau cimetière et l'amorce de quelques travaux, vite abandonnés, pour que nous puissions offrir les sépultures que nous devons à nos disparus.

Eh bien, nous avons décidé, dès le début de notre mandat, de relancer le projet. Et c'est chose faite. Le programme de conception a été réactualisé, avec, notamment, les représentants des divers cultes, pour adapter certains espaces aux coutumes propres aux diverses cultures religieuses. Les travaux vont démarrer pour s'achever avant la fin 2013.

Et, comme nous avons aussi relevé une évolution des pratiques funéraires avec une demande croissante de crémation en alternative à l'inhumation, comme nous sommes marris de constater ce qu'on doit malheureusement qualifier "d'encombrement" générateur de souffrances inutiles pour des familles au moment même où elles sont dans la douleur de la perte d'un des leurs, s'agissant de la "liste d'attente" du seul crématorium existant dans l'aire toulonnaise, nous avons aussi décidé de la construction d'un crématorium, sur le même site de Camp Laurent - Piédardan, jouxtant le futur cimetière, devant être fonctionnel au même moment que ce dernier. 

J'ai donc signé hier jeudi une convention de délégation de service public avec un groupement d'entreprises qui en assurera la réalisation et l'exploitation, à des tarifs très sociaux fixés par le Conseil municipal, et qui, de surcroît, versera une participation financière annuelle qui ne pourra pas faire de mal à l'équilibre financier de la commune.

Il aurait sûrement été plus prestigieux, pour la postérité, de laisser la trace du lancement du chantier d'une Pyramide du Louvre ou d'une Bibliothèque Nationale de France, mais, je le répète, le devoir de gestion me dicte d'aller à l'essentiel : la réponse aux besoins fondamentaux de mes concitoyens.

Et, en l'occurrence, également de ceux des communes voisines de l'Ouest toulonnais, soit quelques 200.000 Varois. Le même bassin de besoin que celui de notre maternité publique. Tiens, tiens... À La Seyne, on se préoccuperait donc de la vie des gens, de son Alpha à son Oméga...?

Grand merci à Raphaële Leguen, notre première adjointe, qui pilote ce dossier depuis le début, et aux personnels de tous les services communaux qui s'y investissent avec brio.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 05:57

http://www.cnafal.org/IMG/jpg_1.jpgLa Bourse du Travail accueille depuis vendredi le congrès du Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL). Une centaine de délégués de tous les départements de métropole et d'outre-mer se retrouvent pour faire le point de leurs missions de représentation des familles auprès des pouvoirs publics.

J'ai eu le plaisir de les accueillir et de prononcer une allocution d'encouragement pour leurs missions, tant celles-ci sont essentielles et difficiles par les temps qui courent. Extraits...

"Sachez que, de vos horizons divers, d’où que vous veniez, La Seyne vous accueille d’autant plus volontiers que ce qui vous unit, ce sont deux lois, et non des moindres : celle de 1901 sur la liberté d’association, et celle de 1905, de séparation des églises et de l’État. Et sachez aussi que ce qui vous unit nous unit, je me sens totalement des vôtres, et je peux m’exprimer au nom de mon équipe municipale. (...)

"Je sais que les familles laïques font du chemin dans les instances démocratiques représentatives de la famille. Et il y a encore bien du chemin à faire, ce combat est le vôtre, ce combat est le mien, il l’a été dans mon parcours professionnel au sein de l’Education nationale, dans mon quotidien durant des années au sein de tissu associatif seynois et dans mon activité de maire.

"Ce combat, porteur de sens, demande une énergie constante. Défendre la Laïcité est une nécessité à vocation universelle, préservant les libertés de culte et d’opinion et permettant de vivre ensemble dans un espace public concerté. Mais ce combat ne doit pas dévier de sa trajectoire et rester l’idéal à atteindre : il est fondamental si l'on veut faire une société ou vivre ensemble ne se résume pas à la somme de nos égoïsmes.

"Les associations, elles aussi, sont l’héritage de luttes pour une liberté de construire des projets partagés, d’utilité sociale, générateurs de richesses humaines et financières. Aujourd’hui, et je parle enfin de l’Etat, ces associations agonisent, vous êtes bien placés, vous toutes et tous pour le savoir, puisque vous devez le vivre dans vos structures. Difficultés financières provoquées, contrats précaires donnés comme des miettes aux asso puis supprimés sans autre forme de procès. Ici dans le Var, mais dans la France entière, la rentrée de septembre sera terrible pour la petite enfance et les crèches qui, pour certaines, comptaient sur des permanents en contrats aidés. Le résultat sera terrible pour ceux qui connaissent des difficultés financières, tandis que les autres, plus à l’abri, achèteront leurs prestations plus chères… et feront tant qu’ils le peuvent le dos rond. On ne prête décidément qu’aux riches.

"Je dois vous dire, qu’en tant que maire, j’en ai plus qu’assez, à l’heure où je vous parle, de voir mourir des associations mal préparées à évoluer dans ces revirements incessants et brutaux, dans cette politique d’effets d’annonce, de retrait, de coups de pub, de ne même plus pouvoir les aider alors même qu’elles fournissent sur mon territoire une action essentielle pour tous les publics, pour les publics souvent délaissés, et souvent dans le prolongement des politiques municipales. Jusqu’à quelles limites l’Etat se désengagera-t-il ? Des mouvements d’indignation de populations étranglées plantent leur protestation comme autant de tentes sur la voie publique. Le dialogue ne peut-il s’instaurer qu’après une immolation ? Les méthodes sont pour le moins barbares et, lorsque la barbarie est cultivée, nous tous sommes menacés.

"Et aujourd’hui, nous sommes menacés, en tant que citoyens, en tant que consommateurs, en tant qu’édiles, en tant qu’acteurs de la société civile, dans nos projets bénévoles, au cœur de nos activités professionnelles… Ce sentiment devient une réalité grave.

"Je veux retenir, j’y tiens, la leçon que le Conseil National de la Résistance édifia en vrai projet de société dans son programme pour l’après-guerre qui s’intitulait « Les jours heureux ». J’en adopte le titre, l’attitude et la posture, je le fais mien aujourd’hui encore plus qu’hier, je vous engage à le lire et à le faire vôtre, comme, si ce n’est déjà fait, à lire le discours de Stéphane Hessel, « Indignez-vous ».

"Je veux en effet croire que nous, nous tous, sommes autre chose que des chiffres, des quotas, des critères, des indices. Je veux croire que la démocratie doit prévaloir à la destinée d’obscures officines de notations internationales, d’agences assermentées instituées à la marge de toutes formes de dialogue civil, avançant tête baissée pour encorner du citoyen, fouler au pied les revendications, les préoccupations, et les inquiétudes des gens, des habitants, des usagers, qui voient par pans entiers sombrer des acquis fondamentaux.

"Le service public, tout comme l’action d’utilité publique et sociale, ne doivent pas faire partie des premières économies consenties qui auront des répercussions bien plus onéreuses à terme. Il faut veiller, sans cesse, à ce qu’on arrête de nous faire passer l’idée que la casse orchestrée du service public est la conséquence de son inefficacité, que la situation de péril, en la demeure associative, est la faute d’un manque de professionnalisme, que les valeurs républicaines sont obsolètes et que seule l’économie reste.

"Je ne crains pas de le dire : Sarkozy a réussi à affoler la boussole de notre société, à la désorienter, à perdre dans ce fatras ce qui nous fait vivre ensemble ; il a réussi à diviser, à surveiller, il a montré un pouvoir sourd et reste habilement aveugle.

"Face à cela, permettez-moi de vous féliciter pour le travail dans lequel vous êtes engagés, pour les valeurs pour lesquelles vous militez, pour la place du citoyen que vous continuez à oxygéner, à faire vivre malgré tout, pour le maintien sur la place publique d’une volonté de dialogue et d’expression collective et pour la prééminence de l’intérêt général et l’absolue nécessité de la démocratie."

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 05:44

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSeKSsWgnwspeCSyv_1NjUCTNDWZCBnLokPz4-yWpYNjLhQRe_DVgLa Seyne est la toute première commune de la région à avoir signé mardi dernier une convention avec le "fournisseur historique" d'énergie, Électricité de France (EDF), pour accompagner les usagers à ressources précaires dans la réduction des dépenses de l'énergie et prévenir les difficultés en cascade résultant bien souvent de successions de factures que les plus humbles de nos concitoyens n'ont pas les moyens de régler.

L'entente que j'ai formalisée avec Bernard Castille, directeur d'EDF pour le secteur "Méditerranée", prévoit trois axes de coopération.

Afin de limiter les coûts, EDF attribuera des primes financières aux propriétaires bailleurs ou occupants qui voudront réaliser des travaux de chauffage ou d'isolation thermique. Ces aides pourront venir en complément de celles qui sont déjà attribuées lors des rénovations de logements au titre des Opérations Programmées d'Amélioration de l'Habitat (OPAH) qui peuvent, dans certains cas, permettre le financement de 80% du coût des travaux.

D'autre part, un travail pédagogique d'information et de formation sera engagé en direction des usagers de l'électricité pour que ceux-ci apprennent les bons "éco-gestes" qui permettent de réduire leurs dépenses.

Et, enfin, EDF mettra à disposition son "savoir faire" technique pour améliorer les performances énergétiques des logements, avec la fourniture de guides techniques et des études personnalisées réalisées à partir d'un logiciel de modélisation qui a d'ailleurs été réalisé en s'appuyant sur les divers types de logements anciens de La Seyne et qui pourra désormais servir à toutes les communes méditerranéennes.

Pour l'instant, cette initiative concerne le seul périmètre du centre historique de la commune, faisant l'objet de l'OPAH, où se trouve un nombre significatif de logements anciens dont le niveau de confort est très insuffisant et où résident de nombreuses familles à faibles revenus. Mais des pistes sont ouvertes pour le poursuivre en direction des résidents de l'Office Public d'HLM "Terres du Sud l'Habitat", voire ailleurs.

Ce partenariat novateur et inédit complète, pour les Seynois, l'implication d'EDF qui, pour le coup, joue le rôle d'une vraie "entreprise citoyenne" en complément des actions que son "pôle Solidarité" mène déjà, avec des tarifs sociaux préférentiels et un partenariat engagé avec notre Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) pour aider à la prévention et la régulation des impayés.

Je tiens à remercier nos élus en charge du centre ancien, Rachid Maziane et Florence Cyrulnik, les services communaux qui ont planché sur la question, et la SAGEM, société d'économie mixte qui accompagne la commune pour la rénovation du centre ancien et s'est fortement impliquée dans le montage du projet.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 13:55

jeux_handi_2.jpgL'émotion était au rendez-vous, ce samedi matin, quand, avec M. Aknin, responsable d'une association  départementale de personnes aveugles, avec Marie Bouchez, conseillère régionale, et avec deux jeunes garçons de La Seyne, nous avons, sur le Parc de la Navale, coupé le ruban de la toute première aire varoise de jeux totalement adaptée à TOUS les enfants.

Pourquoi "TOUS" ? Parce que celle-ci permet à nos petits concitoyens et visiteurs, fussent-ils porteurs de handicaps moteurs, visuels ou auditifs, de se régaler pendant de bons moments. Ensemble, avec les enfants valides, quelles que soient leurs différences.

C'est un espace ludique comme tous les autres, permettant de vivre des sensations, d'exercer sa psychomotricité, de jouer seul ou avec les autres, de rêver, de se dépasser, de chuter ou se cogner sans danger. De grandir, quoi. Sauf que cet espace-là a des équipements adaptés à ceux qui ne voient pas ou n'entendent pas, à ceux qui marchent avec difficulté ou qui circulent sur un fauteuil roulant.

jeux_handi.jpgUne réalisation utile, je crois, à mettre à l'actif d'Isabelle Renier, adjointe au maire en charge des handicaps, de Claude Astore, adjoint chargé des infrastructures, et d'Any Baudin, conseillère municipale déléguée aux finances, elle-même personne à motricité réduite, qui se prête toujours volontiers aux opérations de test de nos équipements (voir photo ci-contre). Et, bien sûr, des personnels de la ville : l'équipe de Roger Tirion qui anime la commission communale d'accessibilité, celle de Jean Naudy et Guilhem Bresson, du service des espaces verts, qui ont réalisé la mise en place, et tous leurs autres collègues qui ont pris part au projet.

Parmi lesquels ceux qui sont allés chercher les subventions auprès de la Région et du Département... chose encore possible avant l'application prévue pour 2014 d'un volet scandaleux de la loi de réforme territoriale qui, dans ce cas de figure, n'autorisera plus ces deux collectivités à conjuguer leurs efforts financiers pour aider une commune à réaliser un tel équipement... auquel on devra peut-être renoncer faute de moyens... Belle ânerie !

Car, d'ici 2015, année-buttoir pour la mise en accessibilité imposée par la Loi de tous les espaces et bâtiments publics, ce qui est une excellente chose, il faudra en trouver, des crédits, tant les aménagements sont nombreux à réaliser pour nos concitoyens handicapés. Et, si le Législateur fait de bonnes lois, l'exécutif public de l'État, lui, ne met pas vraiment les moyens en face pour qu'elles puissent être appliquées...

Mais je cesse de faire le grincheux. Place aux jeux de tous nos petits !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 16:03

http://a7.idata.over-blog.com/274x418/0/09/33/15/maison-ecole.jpgDepuis la rentrée scolaire, de nombreuses familles sont désemparées avec la disparition, dans de nombreux établissements scolaires, des Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) dont le rôle est d'aider les enfants porteurs d'un handicap à vivre une scolarité la plus normale possible au sein de classes ordinaires. Les enfants handicapés du Var et de La Seyne ne sont pas épargnés.

L'État continue sur sa logique de Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) qu'il qualifie de... "modernisation", destinée, tenez-vous bien, à... "améliorer la qualité du service rendu aux usagers", ainsi qu'il l'explique sur le site Internet officiel qui est dédié à cette politique !

Mais l'État ne s'en tient pas à freiner l'intégration des jeunes handicapés à l'école. D'autres temps d'éducation, pourtant indispensables au développement psychologique, moteur et social de ces petits que le destin n'a pas épargnés, sont également dans le collimateur.

L'Agence nationale de la Cohésion Sociale et de l'Égalité des chances (ACSÉ), dont le nom dit pourtant bien ce qu'il veut dire, vient d'interdire l'utilisation des prochains crédits "Programme de Réussite Éducative" pour l'accompagnement des enfants handicapés par des animateurs spécialisés dans les temps périscolaires, dès 2011 : centres de loisirs du matin et du soir, des mercredis et des vacances. Inimaginable !

Malgré nos énormes difficultés financières, j'ai décidé, avec Isabelle Renier, adjointe au maire chargée de la petite enfance, de la jeunesse et du handicap, que la Ville de La Seyne se substituerait à l'État défaillant, et le Conseil municipal a voté la semaine dernière les crédits nécessaires, au moins pour les loisirs périscolaires, la commune n'ayant pas compétence pour ce qui relève de l'éducation nationale.

Ce sera au détriment d'autres dépenses, hélas. Mais j'imagine mal que les bénéficiaires des actions qui se verront lésées ne partagent pas notre choix de priorité.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous