3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 09:38

http://us.123rf.com/400wm/400/400/raedwald/raedwald1102/raedwald110200001/8847062-signpost-aux-toilettes-publiques.jpgIls sont plus de 200. Ils habitent dans un des plus beaux coins de la commune, mi-résidentiel, mi-campagnard, un peu isolé des grands axes et habituellement paisible. Et je les ai bien mal jugés ! Lorsque la pétition qu'ils ont décidé de m'adresser m'a été annoncée, je m'attendais à y lire l'exigence d'une expulsion sans délai des gens du voyage qui se sont installés près de chez eux, à Costechaude, depuis le 14 juillet. On en entend tellement, par les temps qui courent, des propos d'exclusion, y compris dans la bouche de responsables politiques supposés républicains !

Eh bien non. Ce qu'ils demandent, ces 237 concitoyens signataires, c'est que leur cohabitation forcée avec les "voyageurs" se déroule dans des conditions normales de respect des personnes et des espaces. Et ils le veulent à bon droit. Ils réclament simplement, mais à juste titre, que les engagements pris par les quelques dizaines de "caravaniers" soient respectés, et que la puissance publique remplisse son office.

 

DES DEMANDES LÉGITIMES DE RESPECT DES ENGAGEMENTS PRIS

130801_petition_gens_voyage.JPGIls veulent (cliquer sur la copie ci-dontre de leur pétition pour l'agrandir) que des conteneurs à ordures soient installés : c'est fait depuis le 16 juillet à ma demande, mais j'ai dû encore hier vendredi faire réclamer à notre entreprise prestataire qu'ils soient plus régulièrement vidés. Ils exigent que les conditions sanitaires soient remplies : le porte-parole des gens du voyage, avec lequel j'avais "passé un deal" le jour de leur arrivée, s'était engagé à ce que personne ne fasse ses besoins dans la nature et que soient utilisés les WC chimiques des caravanes ; leur engagement n'a pas été tenu et, avec les fortes chaleurs, outre les probèmes d'hygiène, c'est un vrai désagrément pour les riverains, comme d'ailleurs pour eux-mêmes ; là encore, la police municipale a rappelé les règles, dressé plusieurs fois procès-verbal et, s'ils n'obtempèrent pas, une sanction sera appliquée.

Ils demandent que le "contrat" passé avec moi d'un stationnement qui aurait dû prendre fin le week-end dernier soit respecté : ça n'a pas été le cas et j'ai fait le nécessaire pour que le propriétaire des lieux, l'établissement foncier régional agissant pour le compte de l'agglomération TPM, dispose des éléments pour saisir la justice aux fins d'expulsion par la force publique, ce qui risque toutefois de n'intervenir que dans une bonne dizaine de jours.

 

UN BEL ESPRIT CITOYEN DE COMPRÉHENSION ET D'HUMANISME

 Oui, les riverains de Costechaude veulent simplement que les usages de relations normales soient respectés. C'est ce que nos services communaux, à commencer par la police municipale, s'efforcent de faire avec patience, fermeté et dévouement, mais parfois de façon malaisée, avec certains interlocuteurs, peu enclins à se plier aux exigences légales et de bon sens, qui nuisent à l'ensemble de leur communauté, à l'acceptation par les sédentaires des devoirs républicains qui s'imposent, et favorisent eux-mêmes de funestes amalgames.

Mais je tenais vraiment à souligner l'esprit de compréhension et l'humanisme des Seynois de Costechaude signataires de cette pétition. Ils ont montré leur capacité à comprendre une situation qui demeurera complexe tant que l'agglomération TPM ne disposera pas des aires d'accueil prévues par la Loi, empêchant le recours immédiat à la force publique en cas d'installation illégale. Ils ont montré leur attachement au Droit et la confiance qu'ils placent en la puissance républicaine. Ils ont affiché une belle image de citoyens.

Nous nous engageons à veiller à ce que nos "visiteurs" fassent de même.


130725_pv_pm_gens_voy-copie-1.JPG

 

130727_pv_pm_gens_voyage.jpg

 


 

> Un article de la presse locale sur le sujet contient des informations erronées ; j'ai apporté des précisions aux journalistes qui sont libres d'en faire état ou non, mais je me devais de décrire aux visiteurs de mon blog la réalité des choses, les riverains de Costechaude n'étant pas, loin de là et au contraire ainsi que je l'explique et leur en sais gré, dans une approche polémique comme l'article en question pourrait le laisser entendre.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 09:45

http://www.fauteusesdetrouble.fr/wp-content/uploads/2011/01/512px-Édouard_Debat-Ponsan-La_gitane_a_la_toilette.jpgOllioules, Sanary, Six-Fours, La Seyne, il suffit de lire la presse locale pour se rendre compte que, hormis Saint-Mandrier qui n’est accessible que par un isthme, toutes nos communes de l’Ouest toulonnais, comme Hyères, La Crau, Fréjus et d’autres ailleurs sur le littoral varois, rencontrent des difficultés avec les arrivées de gens du voyage en cette période estivale.

Une douzaine de caravanes se sont installées dimanche à La Seyne, au quartier Costechaude, pour partie sur une propriété privée, pour partie sur un terrain de l’établissement public foncier régional.

La police et moi nous sommes rendus sur place pour constater la situation et nous tenons tous les éléments de constat à la disposition des propriétaires si ceux-ci veulent saisir la justice, ce que la commune ne peut légalement faire à leur place.

 

RAPPELS À L’ORDRE ET À LA LOI

Nous avons rappelé aux gens du voyage qu’il existe une aire d’accueil à La Millonne, que le branchement électrique de leur campement est anormal et que la société de distribution d'électricité peut également saisir la justice, qu'une surveillance sera exercée sur l'évacuation des eaux usées qui ne peut être faite que dans un point dédié et aucunement dans la nature ou le réseau pluvial, que la loi fixe des règles à respecter en matière de bruit, et que les feux sont interdits. Les gens du voyage règleront par ailleurs à la commune l'eau prélevée sur une borne d'incendie. La Ville, enfin, a rajouté des conteneurs à ordures ménagères temporaires afin d’éviter un rejet sauvage de déchets ménagers.

Et j’ai fait savoir par voie de presse que le chef de la police municipale et moi-même sommes disposés à rencontrer les résidents du voisinage pour recueillir toutes doléances.

 

ET SI ON APPRENAIT À MIEUX SE CONNAÎTRE ?

Le problème est récurrent et complexe. Comme tout un chacun, les gens du voyage ont des droits et des devoirs. La République protège ses enfants, sédentaires ou voyageurs. Il reste que les représentations mutuelles, parfois fausses, ont la vie dure. C’est la méconnaissance qui nourrit les rejets respectifs. Il n’est déjà pas aisé de se connaître soi-même, il est bien plus ardu de connaître l’autre.

Alain Fayard, administrateur de l’Association nationale des gens du voyage catholiques, a publié un petit mémoire qui balaye certaines idées reçues, qui apprend beaucoup de petites et grandes choses de l’histoire de ces peuples voyageurs, et auquel on peut peut-être utilement consacrer quelques minutes de lecture... en cliquant ici.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 08:23

http://www.ushmm.org/lcmedia/photo/wlc/image/86/86204.jpgMonsieur le Préfet du Var a répondu favorablement à ma sollicitation d'une rencontre des institutions publiques concernées par la question de l'installation des gens du voyage sur deux sites de La Seyne.

Nous nous sommes retrouvés ce mardi soir autour d'une même table : l'État, avec le Directeur de cabinet du préfet, le commissaire de police de notre circonscription, et un représentant du Pact-Var, chargé de la médiation et la coordination de l'accueil des gens du voyage ; la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM), à qui incombe la charge de mettre nos douze communes en conformité avec le Schéma départemental d'accueil ; le Président de l'autorité portuaire "Ports Toulon Provence" (PTP), propriétaire du site d'entreprises Grimaud et du parking des Sablettes où sont installées les caravanes ; la Ville, avec, autour de moi, des membres de mon cabinet et des cadres du pôle "population", de la police municipale, et des services techniques.

Deux objets : comment faire évoluer positivement la situation du moment ? et comment être mieux prêts pour de futures situations semblables ?

 

INUTILE D'INVECTIVER QUICONQUE : IL FAUT D'ABORD ÊTRE DANS LES CLOUS LÉGAUX

Le Directeur de cabinet du Préfet a été très clair : la procédure d'expulsion administrative prévue au titre de la loi de 2007 ne sera possible que lorsque TPM sera en conformité avec le schéma départemental, donc lorsque l'aire d'accueil de La Garde sera en service, normalement début 2014, et encore, sous réserve que le stationnement illicite cause un trouble à l'ordre public (sécurité, salubrité, tranquillité) dûment constaté par un rapport de police.

Dans le cas du moment à La Seyne, si je comprends la colère des entrepreneurs du nautisme de la zone Grimaud et celle des commerçants des Sablettes, il ne sert donc à rien de lancer des invectives à l'encontre du maire, du propriétaire PTP, du Préfet ou de la police, laxistes supposés ne faisant pas leur devoir ou ne voulant pas le faire. Lorsqu'il n'a pas pu y avoir de négociation amiable avec les occupants des terrains comme ce fut le cas pour le stade Léry, la seule solution, celle qui a d'ailleurs été mise en œuvre, est la saisine du tribunal administratif, avec une procédure de référé, pour obtenir, au bon vouloir d'un juge, une décision d'expulsion juridictionnelle. En la circonstance, c'est ce qu'a fait le propriétaire des lieux, PTP, à partir des mains courantes déposées par la police municipale. Il ne reste plus qu'à attendre la décision de la justice.

Les gesticulations illégales de tel ou tel maire, dont la presse se fait régulièrement l'écho, sont condamnables et, surtout, totalement inopérantes. Elles ne peuvent que conforter les états d'esprit de rejet, de communautarisme et de racisme à l'encontre de gens que la Loi protège, qu'instillent ceux qui abhorrent les valeurs républicaines.

 

LE SYSTÈME "D" INTERCOMMUNAL AVANT QUE LA LOI NE S'APPLIQUE

Pour les temps à venir, avant que TPM ne soit en conformité avec la Loi, j'ai solennellement demandé à la représentante de l'agglomération, dès lors qu'une arrivée de gens du voyage est signalée, que soient réunis dans l'urgence, avec la mission de médiation et coordination préfectorale, des "référents" de chacune de nos communes, à charge pour eux de se concerter pour que l'accueil puisse se réaliser dans des conditions les moins mauvaises pour les riverains, avec un "tour de rôle" des communes qui auront repéré sur leurs territoires les espaces les moins dérangeants et dégradables pouvant être dédiés au stationnement. J'espère être entendu.

Et tout ça n'implique pas que, sous prétexte que les gens du voyage ont pour eux la Loi sur leur stationnement, ils puissent s'exonérer du respect des usages, des lois et des règlements. Les dégradations, incivilités, voire parfois violences ou autres délits, sont répréhensibles, et, comme n'importe quels citoyens, ils s'exposent aux sanctions que la Nation a prévues. C'est ce que la police, nationale comme municipale, s'emploie à faire respecter. Et la Justice à sanctionner.

Mais je mets en garde avec autant de solennité ceux de mes concitoyens, dont je peux comprendre qu'en certaines situations ils puissent être aussi excédés qu'il m'arrive de l'être moi-même, qui pourraient se mettre dans l'illégalité en tenant publiquement des propos appelant la puissance publique à se placer elle-même... hors-la-loi. Et fortifier ceux qui se nourrissent de la haine et de la stigmatisation de "l'autre", du "différent", de "l'étranger", surtout en cette période de crise économique, sociale et de valeurs, où le terreau des cultures cérébrales et morales sent plus que jamais le fumier de solutions radicales simplistes.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 06:32

http://cache2.allpostersimages.com/p/LRG/9/922/NCIX000Z/affiches/van-gogh-vincent-les-roulottes-campement-de-bohemiens-aux-environs-d-arles.jpgLes dizaines de caravanes installées sur le stade Léry sont parties ce dimanche. Je suis allé le jour même me rendre compte de l'état des lieux qui, à première vue, me semblaient propres et sans autre dégradation que le portail d'accès, mais j'ai attendu de connaître l'évaluation de nos services compétents pour tirer des conclusions sur la façon dont nous avons traité le problème. C'est chose faite : le directeur des sports a confirmé mon diagnostic de profane, notamment sur l'état de la pelouse.

Chaque situation est particulière, et je ne sais pas ce qu'il en serait avec d'autres familles que celles qui ont occupé nos installations sportives, mais je ne suis pas fâché d'avoir tenté de gérer la question avec dialogue, fermeté et contractualisation.

Nous ne sommes pas, comme certains me l'ont dit, au pays des "Bisounours", mais je me devais, en présence du médiateur désigné par la préfecture, d'expliquer aux occupants, dont j'ignorais s'ils étaient ou non de bonne foi, que l'occupation du stade allait priver d'activités des centaines de jeunes d'une commune où le sport est un facteur de lien social. Ce cadre posé, je ne pense pas avoir baissé la culotte en leur indiquant que la commune fait partie d'une agglomération qui n'est pas totalement en règle avec la loi sur l'accueil des gens du voyage et qu'un juge, saisi à des fins d'expulsion, ne manquerait pas de me le rappeler en rejetant ma requête.

 

AVOIR LA LOI POUR SOI N'AUTORISE PAS À DÉGRADER

Par contre, j'ai annoncé que le fait d'avoir la loi pour soi n'autorisait pas les dégradations de biens publics (ou privés, d'ailleurs). J'ai dit que je faisais relever les identités et immatriculations des véhicules, qu'un état des lieux contradictoire à l'arrivée et au départ allait être dressé, que des titres de recettes seront émis envers les occupants pour couvrir les frais d'éventuelles dégradations, et que j'accompagnais la plainte déposée par un fonctionnaire communal qui avait fait l'objet de violences - certes sans gravité - alors qu'il voulait s'opposer à l'intrusion.

Résultat : cette dernière plainte a été instruite, le coupable identifié, et le Parquet a fait son devoir ; les gens se sont prêtés aux relevés d'identité ; les états des lieux ont été dressés et la mairie va faire payer la réparation du portail d'accès. On s'en tire donc du moins mal possible.

 

MAIS LA COMPÉTENCE DU MAIRE S'ARRÊTE AUX TERRAINS PUBLICS DE LA COMMUNE

Mais cette situation a pu se traiter de cette manière parce que les gens du voyage se sont installés sur un terrain communal. Ce n'est pas le cas lorsqu'ils occupent un terrain privé, comme il y a peu à Balaguier, sur la friche industrielle propriété de l'entreprise CNIM, ou comme depuis près d'un mois aux Sablettes, sur le parking propriété du syndicat portuaire "Ports Toulon Provence", espaces sur lesquels, en tant que maire, je n'ai pas compétence.

Et certains, bien intentionnés, qui savent pourtant ce qu'il en est, attisent les braises auprès de nos concitoyens justement dérangés qui ne comprennent pas l'inaction de la puissance publique... en omettant d'ailleurs sciemment de rappeler que toutes les communes de l'aire toulonnaise connaissent pareilles mésaventures...

 

L'AGGLOMÉRATION TPM SUR LE POINT DE BOUCLER SON SCHÉMA D'ACCUEIL

En tout état de cause, je me réjouis que la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée avance bien vers sa mise en conformité avec le Schéma départemental d'accueil des gens du voyage. L'aire d'accueil de "La Millonne", pour les communes de l'Ouest de Toulon, a ouvert, et celle de "La Chaberte", pour les communes de l'Est, sera en service à la fin de l'année. Cela représente un investissement de 3 millions d'euros.

Sans attendre de l'acquérir définitivement, au prix de 400.000 euros, TPM a pris en location il y a tout juste une dizaine de jours, moyennant 1000 euros par mois, l'aire de grand passage située à La Crau et pouvant accueillir 120 caravanes, et a réalisé les aménagements nécessaires à l'adduction d'eau et la collecte des eaux usées.

 

APPEL À LA MANSUÉTUDE DE L'ÉTAT...

Nous sommes ainsi sur le point d'être en conformité avec la Loi. Ça me donne à penser que Monsieur le Préfet du Var pourrait peut-être faire preuve d'indulgence positive en reconnaissant nos efforts intercommunaux et en anticipant sur l'achèvement total du programme, fin 2013, et donc accepter dès à présent, dès lors que serait constatée une occupation illégale, de recourir, comme la Loi le permet, à la force publique aux fins d'expulsions...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 16:47

http://2.bp.blogspot.com/-lrRpxrEGyEg/UK8Pok6lNDI/AAAAAAAAEkQ/qi6-6-HZnOA/s1600/Collecte-banque-alimentaire-Web%5B1%5D.jpgSecours populaire, Secours catholique, Petits frères des pauvres, Restos du cœur, Confédération syndicale du cadre de vie, Espace solidarités, Compagnons d'Emmaüs, elles ont toutes répondu à notre invitation, ce mardi, ces associations solidaires qui œuvrent à La Seyne, pour que nous échangions nos points de vue sur la situation délicate que rencontrent de plus en plus de nos concitoyens, avec cette crise économique qui n'en finit plus.

L'équipe du service communal des solidarités, avec notre adjointe Solange Andrieu, était à mes côtés pour à la fois parfaire notre connaissance de leurs actions et pour évaluer avec elles comment, malgré la pauvreté des moyens de la commune, il nous serait possible d'améliorer notre accompagnement public de leurs engagements bénévoles et volontaires.

Et... surprise ! l'appui communal, que je jugeais trop modeste, est en fait, de leur propre avis, bien plus efficient que je ne l'imaginais. Si les subventions municipales allouées sont faibles, les responsables associatifs nous disent que les appuis logistiques, en moyens matériels et de communication notamment, permanents ou occasionnels, sont largement appréciés et celles des associations qui, agissant au-delà du territoire seynois, peuvent faire des comparaisons nous ont indiqué que, au regard de l'importance comparée des besoins locaux, la Ville est bien plus investie à leurs côtés que d'autres communes pourtant moins à la peine.

Notre modeste initiative a été appréciée, ne serait-ce qu'en ce qu'elle leur a permis de se découvrir ou mieux se connaître, pour mieux pouvoir mutualiser des ressources et des savoir-faire, échanger des expériences, éviter les doublons d'actions, mieux cibler les publics. De la part de la commune, ce qui est attendu, c'est, bien sûr, la poursuite des appuis qu'elle leur apporte, mais surtout plus de communication sur les actions qu'elles conduisent, non pas tant pour les promouvoir orgueilleusement, mais plutôt pour inciter ceux de nos concitoyens qui pourraient consacrer un peu de leur temps à s'investir au sein de leurs équipes.

Et rendez-vous est pris, trois ou quatre fois l'an, pour pareille retrouvaille. Un petit temps de pause régulier pour améliorer la solidarité entre... institutions solidaires.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 22:28

http://www.fragil.org/IMG/jpg/img_femmesdanslacite.jpgIl y avait foule à la Bourse du Travail de La Seyne, ce lundi, à l'occasion du lancement des événements qui doivent marquer le vingtième anniversaire de "Femmes dans la cité", cette association qui, sans relâche, crée les conditions de l'accueil et de l'intégration de toutes (et de tous, aussi, tout de même) sur le territoire de notre République.

Installée au Floréal, au quartier Berthe, elle développe depuis deux décennies des activités qui permettent le vivre ensemble, qui élèvent les consciences, qui donnent les clefs de la maîtrise de la langue, qui suscitent l'éveil à la culture. Qui, en bref, font œuvre d'éducation populaire républicaine.

Et je me suis plu à relever, dans le propos que j'ai été invité à prononcer, combien les couleurs multiples des œuvres picturales exposées de ces femmes de toutes origines que leurs destinées ont conduites à La Seyne sont à l'image de la si riche diversité qui s'est construite, souvent dans la douleur du rejet du "nouvel arrivant", avec les vagues d'immigrations qui se sont succédé chez nous depuis le XIXè siècle, pour apporter la main d'œuvre dont avaient besoin les chantiers navals.

Et j'ai aussi noté dans mon intervention que la localisation de ce moment intense de fête anniversaire n'était peut-être pas totalement neutre. C'est en effet dans la Bourse du Travail que, pendant des décennies à compter du dernier quart des années 1900, des ouvriers et techniciens eux-mêmes, instruits de leur implication syndicale, impliqués dans ce qui allait devenir le "comité d'entreprise" des Forges et chantiers de la Méditerranée, ont donné des cours d'alphabétisation à leurs frères ouvriers illettrés, ont permis l'épanouissement et la révélation de talents de travailleurs par des leçons de Beaux-Arts, d'échanges littéraires, de choeurs harmonieux, et ont créé les conditions de l'activité collective solidaire des rares temps libres de ces dures époques.

Longue vie encore, tant il en est besoin, à "Femmes dans la cité", et tous mes encouragements à ces femmes (et quelques hommes) qui s'y investissent dans un bel élan de bénévolat et de volontariat.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 05:31

http://lafermedekermelin.free.fr/photos/upload/2011/06/15/20110615114145-6ee7b5a1.jpgJe ne pouvais imaginer, en évoquant il y a quelques jours la question de l'accueil des gens du voyage sur les communes de l'agglomération toulonnaise, que nous allions être confrontés ce dimanche à des "travaux pratiques" dont nous nous serions bien passés. Des dizaines de caravanes ont en effet investi les stades de rugby de Léry à La Seyne et Fernand Sastre à Six-Fours. Et voilà deux maires de l'ouest Var une nouvelle fois confrontés à des situations complexes, comme chaque année en cette période de mai.

Pour le maire de Six-Fours comme pour moi-même, l'exercice est en effet chaque fois un véritable numéro d'équilibristes, car, malgré le fait que nous disposons d'une aire d'accueil intercommunale, l'absence d'aire de grand passage sur le territoire de Toulon Provence Méditerranée interdit toute expulsion ordonnée par la puissance publique. C'est la Loi.

Je me suis naturellement rendu sur place et, dans la limite de mes prérogatives, j'ai mis les choses au point avec nos visiteurs. Accompagnés par une association dûment reconnue qui les aide juridiquement, ils savent bien, en effet, que le Droit est avec eux ; ils viennent d'ailleurs d'obtenir un jugement condamnant une commune provençale à leur verser 500 euros d'astreinte quotidienne pour n'avoir pas réalisé d'espace pour leur accueil... et ils en sont à 21.000 euros...


DES DROITS ET DES DEVOIRS

Ceci étant, si je ne peux - et ne veux - que me soumettre à la Loi, j'ai précisé avec fermeté, en présence d'un médiateur mandaté par l'État, quelques points fondamentaux, car la Loi ne permet pas tout et n'importe quoi. La police municipale est ainsi chargée de relever les immatriculations des véhicules et identités ; un état des lieux contradictoire est dressé, incluant les dégradations déjà subies par les portails d'accès, et il est clairement entendu que la justice sera saisie en vue d'obtenir réparation du moindre dégât constaté au terme de leur séjour. La police nationale est, de son côté, chargée d'enquêter pour identifier les auteurs de faits dont a été victime un cadre municipal qui tentait de s'opposer à l'intrusion sur le stade ; une plainte est déposée et la Ville assure naturellement la protection juridique à ce fonctionnaire. Et, responsable de l'hygiène et de la sécurité sanitaire, j'ai exigé que les branchements électriques, l'adduction d'eau et le rejet des eaux usées soient réalisés conformément aux règles, et indiqué qu'un titre de recettes sera émis. J'ai enfin expliqué aux gens du voyage que des centaines d'enfants et de jeunes vont se voir privés de pratique sportive, ce qui est d'autant plus désolant dans une ville où le sport est un facteur majeur d'égalité et d'accès à la citoyenneté. Voilà ce qu'il en est, et qui, espérons-le, coupera court aux inepties que j'ai entendues et lues depuis hier, sur fond de propos racistes punissables.

 

LE TOURNOI DES PETITS RUGBYMEN AURA LIEU

Pour autant, alors que 600 petits rugbymen étaient attendus pour un grand tournoi national sur trois stades seynois dimanche prochain, cette situation sape les efforts et l'enthousiasme des personnels du service municipal des sports et des dizaines de bénévoles de notre club de rugby, l'Union sportive seynoise, qui vont devoir imaginer des solutions de rechange d'autant plus compliquées que, tandis que Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours, répondait favorablement à ma demande d'utiliser le stade Fernand-Sastre en remplacement du complexe Léry, ce dernier était lui aussi l'objet d'une même intrusion ! Nos deux villes ont toutefois décidé de coopérer pour que cet événement sportif puisse se dérouler au mieux en mobilisant nos autres équipements et moyens de transports. À charge de revanche.

Mais il faudra surtout que toutes les villes de l'agglomération, et surtout celles situées l'Est qui, seules, disposent de grands espaces, coopèrent pour que le territoire de TPM soit enfin en conformité avec la Loi et que puisse enfin être imposée, éventuellement par voie de justice et, si nécessaire, avec l'appui de la force publique, l'installation des gens du voyage sur les terrains dévolus à leur accueil auxquels ils ont légalement droit. Il y a urgence.



> Dernière info : Finalement, les activités du tournoi de rugby des "Pitchouns" vont toutes pouvoir se dérouler sur d'autes équipements sportifs seynois. Merci de tout de même à la ville de Six-Fours d'avoir proposé son aide.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 03:48

http://www.tpm-agglo.fr/sites/new.tpm-agglo.fr/files/styles/highlight/public/ctimport/article/plhgensvoyage.jpg"C'est le chant des errants qui n'ont pas de frontière" (Pierre Cour, Les Gitans). "Mais ils s'en vont encore d'ici, les nomades" (Michelle Senlis, Jean Ferrat, Les nomades). "C'est toi qui as raison, gitan, y a plein d'horizons" (Daniel Guichard, Le gitan). "Ils surveillent leurs ferrailles, on ne se ressemble pas" (Francis Cabrel, Gitans). "Qu'ils soient de Roumanie, de Camargue ou d'ailleurs, qu'importe leur pays, l'amitié n'a pas d'heure" (Jean-Michel Leleu, Comme les gens du voyage).

Et on pourrait en rappeler bien d'autres, de ces airs de chez nous qui chantent les nomades. Et qui ont sûrement fait vibrer les âmes de ceux-là mêmes qui, aujourd'hui, nous demandent de les chasser.

La honte. La honte sur nous. Sur nous, fils de notre République qui prône l'égalité, la liberté et la fraternité. Je n'en peux plus d'entendre les appels, sans vergogne, à les bouter hors notre territoire. Car les gens du voyage ont des droits. Celui, entre autres, de se poser quelques temps sur un lopin de cette terre que nous avons en partage. C'est la loi de juillet 2000, notamment, faisant suite et précédant d'autres, relative à l'accueil des gens du voyage, qui en fixe les modalités. Qui nous impose de réaliser des aires d'accueil, des aires de grand passage pour les rassemblements d'importance à l'occasion des événements, essentiellement cultuels, la plupart chrétiens évangélistes, qui rassemblent de nombreuses familles nomades, et un schéma départemental pour organiser ces espaces.

 

NOS COMMUNES BIENTÔT EN RÈGLE AVEC LA LOI

Dans l'agglomération de Toulon Provence Méditerranée, nous nous mettons peu à peu en règle avec la loi. La commune de Six-Fours, pour elle-même et pour La Seyne, Saint-Mandrier et Ollioules, a fourni le terrain, à La Millonne, pour que soit réalisée une aire d'accueil pour une trentaine de caravanes, avec les équipements nécessaires, en service depuis l'été 2012.

L'Est de l'agglomération réalise en ce moment à La Garde une aire pour une quarantaine de caravanes. Et l'agglomération s'apprête à boucler son programme en étant sur le point de trouver les terrains et les budgets nécessaires, entre Hyères et La Crau, pour réaliser une aire de grand passage pour quelques deux cents familles.

 

ET, DANS L'ATTENTE, PRAGMATISME, FERMETÉ, RESPECT ET DROIT RÉPUBLICAIN

Alors, oui, il arrive, dans chacune de nos communes, que, dans la pâleur d'un matin ou d'un crépuscule, tel terrain, public ou privé, soit investi par des gens du voyage. Et, oui, à chaque fois, la police municipale et la police nationale discutent, constatent, et dressent procès-verbal. Et, oui, les cadres et agents des services techniques de nos communes interviennent, préviennent - parfois, sinon souvent, sans grand effet, il faut en convenir - des dangers d'un branchement électrique sauvage, réparent les dégats occasionnés par le découpage à la disqueuse d'un portique en profilé d'acier ou le raccordement illicite à un réseau d'eau d'incendie ou d'une propriété. Et, oui, nous, les élus, nous nous rendons sur place, et nous rappelons à la fois la Loi, les devoirs, et les bons usages, et nous accompagnons les propriétaires, publics ou privés, dans leurs démarches légitimes pour la préservation de leurs biens. Et, oui, la justice fait son travail.

Elle le fait dans le cadre du droit républicain. Dès lors que notre agglomération aura achevé la réalisation de ses obligations légales de terrains d'accueil - et elle s'emploie à y parvenir le plus vite possible -, le juge saisi ou le préfet pourront ordonner autre chose qu'un délai de quelques jours ou quelques semaines pour libérer les espaces occupés et imposer une installation sur un site dédié. Pour l'heure, tel n'est pas encore complètement le cas. Le pragmatisme doit nous guider.

 

Le peuple tsigane voyage en Europe depuis le Moyen-Âge, parfois bienvenu ainsi qu'en atteste le sauf-conduit délivré en 1423 par Sigismond, empereur romain et roi tchèque : "Protégez-les pour qu'ils puissent séjourner sans préjudice entre vos murs". Et il a traversé aussi des périodes terribles. Le chancelier allemand Helmut Kohl a ainsi reconnu en 1982 la réalité de ce qui est considéré comme un génocide sous le régime nazi. N'en rajoutons pas aujourd'hui avec des propos banalisés de rejet. Gérons les situations du moment. Acceptons l'autre et ses choix de vie. Et que l'autre et nous acceptions les droits et les devoirs qui fondent le socle républicain.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 07:50

http://us.cdn2.123rf.com/168nwm/verzh/verzh1203/verzh120300002/12497408-l-39-illustration-montre-un-vieil-homme-aux-cheveux-gris-avec-la-tenue-de-sport-dans-ses-mains-il-ti.jpg"Bien vieillir et vivre ensemble", c'est un label obtenu par La Seyne en 2011 pour son action en faveur de ceux qu'on appelle aujourd'hui les seniors. Peu nombreuses sont les communes à être ainsi labellisées ; dans le Var, avec La Garde et La Londe, nous ne sommes que trois. Bien sûr, ça récompense les efforts de Solange Andrieu et Danièle Dimo-Perez-Lopez, respectivement adjointe et conseillère municipale chargées de la solidarité, et de l'équipe du service qui, autour de la dynamique et inventive Françoise, se mobilise au quotidien pour que les choses avancent.

Ça valorise leur action, mais ça nous engage aussi. À poursuivre, à améliorer, à développer. Et au delà du seul service des solidarités, car la question est bien que nos anciens aient toute leur place dans la ville, et que toute la ville crée les conditions pour qu'il en soit ainsi. D'autant qu'ils sont - et c'est heureux - de plus en plus nombreux. 26% des Seynois ont plus de 60 ans et, dans moins de trente ans, c'est-à-dire demain, dans notre agglomération toulonnaise, ils seront près de 40%.

Et gérer, c'est s'occuper du présent et fonder les structures de l'avenir. Il nous faut tout à la fois anticiper et répondre à l'urgence. Et c'est bien tout le sens de ce que la ville fait avec nos personnes âgées elles-mêmes depuis 2009, et qui trouvera un premier aboutissement avec l'ouverture ce jour des "Assises des seniors", qui ne sont pas un gadget de communication mais un véritable point d'étape de réflexions menées en continu par et avec les premiers concernés depuis trois ans.

La puissance publique, notamment communale, va recueillir leurs avis utiles pour tracer ou conforter sa feuille de route. Ça concernera la mobilité, avec la nécessité d'adapter les transports et de sécuriser les déplacements. Ça interrogera sur l'aménagement et l'agencement urbains. Ça questionnera sur les services de proximité, l'offre commerciale, la "télésanté", les équipements de loisirs et d'activités physiques et sportives. Et ça posera les questions du maintien de la vie sociale et culturelle pour renforcer le lien de vie commune dans une démarche nécessairement intergénérationnelle.

Beaucoup est déjà fait. Mais il est toujours nécessaire de faire plus et mieux. On le leur doit bien.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 05:28

http://1.bp.blogspot.com/-CnTraHaVoDA/UXX39XAYMwI/AAAAAAAAUE8/glLsVAWkxKU/s1600/programmeMAI-CITOYEN1.jpgIl y a trois ans, peut-être plus par curiosité qu'autre chose, j'ai voulu, avec d'autres Seynois, me rendre sur le Plateau des Glières, en Haute-Savoie, pour le rassemblement des Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui. Et j'en suis revenu aussi ébranlé que dopé (voir article ici). Pas seulement d'avoir pu échanger avec Stéphane Hessel qui avait lancé de là-haut, sur ce sauvage site montagnard où des résistants ont été assassinés par les nazis, son célèbre appel "Indignez-vous !". Mais également d'avoir côtoyé des milliers de personnes qui, si leurs capacités d'indignation avaient pu s'étioler, étaient reparties comme moi des hauteurs alpines avec une sacrée piqûre de rappel.

Concomitamment, l'idée avait germé d'organiser à La Seyne une petite manifestation dans le même esprit, que nous nous plaisions à appeler "Les Glières-sur-Mer". Ainsi, depuis trois ans, sur le Parc de la Navale, avant ou après les "vraies" Glières, une trentaine d'associations et de syndicats invitent à une journée autour d'un "pique-nique républicain pour les droits et la citoyenneté", avec l'appui logistique de la commune et financier de la Région.

Cette année, c'est ce dimanche 12 mai. J'y serai. Et j'invite ceux des Seynois et voisins qui n'ont rien perdu de leur capacité à s'indigner à nous rejoindre.

> Le programme EN CLIQUANT ICI ou sur l'image illustrant l'article.

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