Ils sont plus de 200. Ils habitent dans un des plus beaux coins de la commune, mi-résidentiel, mi-campagnard, un peu isolé des grands axes et habituellement paisible. Et je les ai bien mal jugés ! Lorsque la pétition qu'ils ont décidé de m'adresser m'a été annoncée, je m'attendais à y lire l'exigence d'une expulsion sans délai des gens du voyage qui se sont installés près de chez eux, à Costechaude, depuis le 14 juillet. On en entend tellement, par les temps qui courent, des propos d'exclusion, y compris dans la bouche de responsables politiques supposés républicains !
Eh bien non. Ce qu'ils demandent, ces 237 concitoyens signataires, c'est que leur cohabitation forcée avec les "voyageurs" se déroule dans des conditions normales de respect des personnes et des espaces. Et ils le veulent à bon droit. Ils réclament simplement, mais à juste titre, que les engagements pris par les quelques dizaines de "caravaniers" soient respectés, et que la puissance publique remplisse son office.
DES DEMANDES LÉGITIMES DE RESPECT DES ENGAGEMENTS PRIS
Ils veulent (cliquer sur la copie ci-dontre de leur pétition pour l'agrandir) que des conteneurs à ordures soient installés : c'est fait depuis le 16 juillet à ma demande, mais j'ai dû encore hier vendredi faire réclamer à notre entreprise prestataire qu'ils soient plus régulièrement vidés. Ils exigent que les conditions sanitaires soient remplies : le porte-parole des gens du voyage, avec lequel j'avais "passé un deal" le jour de leur arrivée, s'était engagé à ce que personne ne fasse ses besoins dans la nature et que soient utilisés les WC chimiques des caravanes ; leur engagement n'a pas été tenu et, avec les fortes chaleurs, outre les probèmes d'hygiène, c'est un vrai désagrément pour les riverains, comme d'ailleurs pour eux-mêmes ; là encore, la police municipale a rappelé les règles, dressé plusieurs fois procès-verbal et, s'ils n'obtempèrent pas, une sanction sera appliquée.
Ils demandent que le "contrat" passé avec moi d'un stationnement qui aurait dû prendre fin le week-end dernier soit respecté : ça n'a pas été le cas et j'ai fait le nécessaire pour que le propriétaire des lieux, l'établissement foncier régional agissant pour le compte de l'agglomération TPM, dispose des éléments pour saisir la justice aux fins d'expulsion par la force publique, ce qui risque toutefois de n'intervenir que dans une bonne dizaine de jours.
UN BEL ESPRIT CITOYEN DE COMPRÉHENSION ET D'HUMANISME
Oui, les riverains de Costechaude veulent simplement que les usages de relations normales soient respectés. C'est ce que nos services communaux, à commencer par la police municipale, s'efforcent de faire avec patience, fermeté et dévouement, mais parfois de façon malaisée, avec certains interlocuteurs, peu enclins à se plier aux exigences légales et de bon sens, qui nuisent à l'ensemble de leur communauté, à l'acceptation par les sédentaires des devoirs républicains qui s'imposent, et favorisent eux-mêmes de funestes amalgames.
Mais je tenais vraiment à souligner l'esprit de compréhension et l'humanisme des Seynois de Costechaude signataires de cette pétition. Ils ont montré leur capacité à comprendre une situation qui demeurera complexe tant que l'agglomération TPM ne disposera pas des aires d'accueil prévues par la Loi, empêchant le recours immédiat à la force publique en cas d'installation illégale. Ils ont montré leur attachement au Droit et la confiance qu'ils placent en la puissance républicaine. Ils ont affiché une belle image de citoyens.
Nous nous engageons à veiller à ce que nos "visiteurs" fassent de même.
> Un article de la presse locale sur le sujet contient des informations erronées ; j'ai apporté des précisions aux journalistes qui sont libres d'en faire état ou non, mais je me devais de décrire aux visiteurs de mon blog la réalité des choses, les riverains de Costechaude n'étant pas, loin de là et au contraire ainsi que je l'explique et leur en sais gré, dans une approche polémique comme l'article en question pourrait le laisser entendre.
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Ollioules, Sanary, Six-Fours, La Seyne, il suffit de lire la presse locale pour se rendre compte que, hormis Saint-Mandrier qui n’est accessible que par un isthme, toutes nos communes de l’Ouest toulonnais, comme Hyères, La Crau, Fréjus et d’autres ailleurs sur le littoral varois, rencontrent des difficultés avec les arrivées de gens du voyage en cette période estivale.
Monsieur le Préfet du Var a répondu favorablement à ma sollicitation d'une rencontre des institutions publiques concernées par la question de l'installation des gens du voyage sur deux sites de La Seyne.
Les dizaines de caravanes installées sur le stade Léry sont parties ce dimanche. Je suis allé le jour même me rendre compte de l'état des lieux qui, à première vue, me semblaient propres et sans autre dégradation que le portail d'accès, mais j'ai attendu de connaître l'évaluation de nos services compétents pour tirer des conclusions sur la façon dont nous avons traité le problème. C'est chose faite : le directeur des sports a confirmé mon diagnostic de profane, notamment sur l'état de la pelouse.
Secours populaire, Secours catholique, Petits frères des pauvres, Restos du cœur, Confédération syndicale du cadre de vie, Espace solidarités, Compagnons d'Emmaüs, elles ont toutes répondu à notre invitation, ce mardi, ces associations solidaires qui œuvrent à La Seyne, pour que nous échangions nos points de vue sur la situation délicate que rencontrent
Il y avait foule à la Bourse du Travail de La Seyne, ce lundi, à l'occasion du lancement des événements qui doivent marquer le vingtième anniversaire de "Femmes dans la cité", cette association qui, sans relâche, crée les conditions de l'accueil et de l'intégration de toutes (et de tous, aussi, tout de même) sur le territoire de notre République.
Je ne pouvais imaginer, en évoquant il y a quelques jours la question de l'accueil des gens du voyage sur les communes de l'agglomération toulonnaise, que nous allions être confrontés ce dimanche à des "travaux pratiques" dont nous nous serions bien passés. Des dizaines de caravanes ont en effet investi les stades de rugby de Léry à La Seyne et Fernand Sastre à Six-Fours. Et voilà deux maires de l'ouest Var une nouvelle fois confrontés à des situations complexes, comme chaque année en cette période de mai.
"C'est le chant des errants qui n'ont pas de frontière" (Pierre Cour, Les Gitans). "Mais ils s'en vont encore d'ici, les nomades" (Michelle Senlis, Jean Ferrat, Les nomades). "C'est toi qui as raison, gitan, y a plein d'horizons" (Daniel Guichard, Le gitan). "Ils surveillent leurs ferrailles, on ne se ressemble pas" (Francis Cabrel, Gitans). "Qu'ils soient de Roumanie, de Camargue ou d'ailleurs, qu'importe leur pays, l'amitié n'a pas d'heure" (Jean-Michel Leleu, Comme les gens du voyage).
"Bien vieillir et vivre ensemble", c'est un label obtenu par La Seyne en 2011 pour son action en faveur de ceux qu'on appelle aujourd'hui les seniors. Peu nombreuses sont les communes à être ainsi labellisées ; dans le Var, avec La Garde et La Londe, nous ne sommes que trois. Bien sûr, ça récompense les efforts de Solange Andrieu et Danièle Dimo-Perez-Lopez, respectivement adjointe et conseillère municipale chargées de la solidarité, et de l'équipe du service qui, autour de la dynamique et inventive Françoise, se mobilise au quotidien pour que les choses avancent.
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