8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 03:19

Si, si, contrairement à ce qu'on pourrait comprendre à la lecture d'un récent article de la presse locale (qui a été rectifié depuis), La Seyne, comme ses voisines, est bien préoccupée par la question épineuse des chats errants. Et s'efforce de la traiter, sous le pilotage de Claude Dini, conseiller municipal, avec l'appui des services, dont les policiers municipaux et les agents affectés au Plan de sécurité et de prévention des risques (PSPR), et d'une association de bénévoles qui porte le joli nom des "Amis de l'Arche de Noé".

Ceux-ci, entre autres, assurent les nécessaires missions de stérilisation afin d'éviter la prolifération de ces félins sans maître, et participent à la recherche de foyers acceptant d'accueillir les animaux errants.

L'occasion m'est donnée de lancer un nouvel appel au civisme de nos concitoyens. Il est en effet inacceptable que des personnes propriétaires de chats, pour économiser quelques dizaines d'euros, prétendent avoir trouvé un animal errant et sollicitent cette association, ou d'autres, pour qu'elles assurent gratuitement la stérilisation... de leur propre bête. En prétendant se charger de relâcher ensuite le soi-disant pauvre minou errant.

 

PETITS RAPPELS AU CIVISME...

Puisque j'en suis à l'heure des rappels au civisme en matière animale, j'invite également nos concitoyens, notamment ceux des sites urbanisés, à se garder d'alimenter les pigeons qui, eux aussi, prolifèrent en ville et salissent de leurs déjections les espaces publics et privés. Il faut le savoir, outre les problèmes sanitaires et de propreté urbaine que posent ces fichus volatiles, des ennuis plus graves peuvent survenir : ainsi, les fientes récurrentes de pigeons, rongeant un câble électrique, ont provoqué un court-circuit qui a conduit à l'incendie d'un immeuble !

Nos services et ceux de notre office d'HLM "Terres du Sud Habitat" me signalent également que, lorsqu'une copropriété ou un immeuble locatif sont infestés par les blattes et cafards, il est absolument nécessaire que tous les résidents, sans exception, acceptent d'ouvrir leur logis aux entreprises de désinsectisation, faute de quoi, malgré les coûteux traitements, un nouveau foyer d'insectes se développera à partir de l'appartement non traité vers l'ensemble de l'immeuble. Merci, donc, de faire, là aussi, preuve de coopération civique.

 

... ET DES FÉLICITATIONS MÉRITÉES !

Et je dois aussi distribuer des bons points. Ce sera aux propriétaires de chiens qui, de plus en plus nombreux, ainsi que le confirme la société chargée de la propreté de la ville, empêchent leurs animaux faire leurs besoins n'importe où, utilisent la vingtaine de points de distribution de "kits de ramassage", et contribuent ainsi à véhiculer l'image d'une ville aussi propre et accueillante que possible.

Encore un petit effort individuel et collectif, et nous vivrons en bonne harmonie, homo urbanicus et gent animale citadine !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 03:07

Entre nous, je ne crois pas, au fond, que du sang de fasciste ou de nazi coule dans les veines du conseiller municipal et départemental, patron du FN seynois, et de plusieurs de ceux qui l'entourent. En atteste l'attitude constructive, gestionnaire, plutôt consensuelle, qui est la leur au sein des instances communales — certes non publiques — au sein desquelles ils siègent.

On ne peut pas avoir été jadis collaborateur d'une parlementaire UMP, puis, naguère, candidat centriste du MoDem à une élection législative, sans avoir conservé, fût-ce au fin fond de son âme, quelques vertus qui interdisent l'exclusion, le rejet, l'irrespect de la personne humaine ou la négation des valeurs de solidarité, d'égalité et de liberté qui fondent la République.

 

DES RÉPONSES AUSSI IRRÉALISTES QU'ILLÉGALES

Je pense, en vérité, qu'ils sont simplement de droite. Mais que les circonstances de leurs parcours personnels ne leur ont peut-être pas permis de trouver leur place dans les mouvements républicains qui incarnent ce courant de pensée. Et qu'ils ont cédé au chant des sirènes d'un parti qui, lui, est clairement, et de façon inquiétante pour la démocratie, ancré dans la tradition national-populiste de l'Action française, des Croix-de-feu, du Parti franciste, des Phalangistes, et autres organisations identitaires, nationalistes, poujadistes, organicistes, de l'extrême-droite d'hier et d'aujourd'hui.

Et ils jouent leur rôle, à l'image de leurs chefs, caressant dans le sens du poil les braves gens, victimes éperdues de la crise économique et sociétale, du capitalisme financier mortel qui tient les rênes des politiques européennes et contre lequel la gauche française de gestion n'ambitionne hélas pas assez de lutter frontalement, en leur proposant des solutions aussi simplistes qu'irréalistes, voire illégales dans un cadre constitutionnel républicain, mais qui servent d'exutoire à tous les mal-être des temps.

Sauf qu'ils passent à l'acte. Peut-être — je l'espère mais ça ne me rassure pas pour autant — comme disait un célèbre cycliste varois... "à l'insu de leur plein gré". Contre les intérêts de ceux qu'ils prétendent défendre. Comme l'ont fait croire leurs pères aux heures noires du XXe siècle. Et on sait où ça nous a conduit.

 

CONTRE LA CULTURE, LE SPORT, LES SOLIDARITÉS ENVERS NOS PAUVRES, NOS ANCIENS ET NOS TOUT-PETITS

Il faut que ça se sache. Sur injonction probable de leurs leaders, ils n'ont pas voté ce mardi en conseil municipal des moyens pour des projets de culture, de sport, et de solidarité envers les personnes âgées. Et même pas pour le fait que les crèches et accueils de jeunes enfants bénéficient d'heures de vacations d'un médecin pédiatre !

Ils ont dénigré en séance publique les missions des agents de police, selon eux trop laxistes, parce qu'ils peinent parfois à empêcher les mauvais comportements de personnes sans domicile fixe qui troublent la quiétude de riverains, laissant entendre — ils n'ont pas dit le contraire lorsque j'ai qualifié leurs visions des solutions qu'ils n'osaient eux-mêmes verbaliser — qu'il n'est d'autre moyen de la régulation de ces types d'incivilités que dans l'exclusion forcée du territoire. Ce que le Conseil d'État de notre République a plusieurs fois invalidé... et qui ne correspond ni aux usages d'une Seyne accueillante et solidaire depuis des siècles, ni aux valeurs des républicains de notre commune qui considèrent qu'il faut, pour nos SDF, avant de sévir si c'est nécessaire, de la médiation de terrain, de l'accompagnement social, des lieux d'accueil pour se nourrir, parler et se soigner, se laver et dormir, ainsi que nous le faisons, depuis plusieurs années, dans le cadre d'un partenariat avec les autorités publiques ad hoc et le monde associatif, dont "Le Relais", centre d'accueil des SDF, géré par l'Association varoise d'accueil familial (AVAF).

 

LES CHRÉTIENS SEYNOIS APPRÉCIERONT...

Ceux de nos concitoyens catholiques du conseil de la paroisse seynoise de Notre-Dame-de-Bon-Voyage, qui m'ont demandé avec force il y a trois ans la réinstallation des bancs enlevés par mon prédécesseur au jardin public Anatole-France afin de permettre auxdits SDF de s'y poser de nouveau, auront, comme moi, froid dans le dos, en apprenant les points de vue de nos élus FN. Contre lesquels ne se sont d'ailleurs pas insurgés les élus de la droite se réclamant du camp républicain.

Points de vue dont, toujours confiant en l'Homme, je continue à vouloir croire qu'ils ne sont que des postures stratégiques politiciennes.

Mais jusqu'à quand ?...

 

Note : une probable erreur de manipulation de ma part lorsque j'ai cherché une image pour illustrer ce billet a fait que, sur la page d'accueil de mon blog et dans la newsletter l'annonçant, c'est une photo d'un article du site Rue 89 - Nouvel Obs qui est apparue, j'ignore pourquoi. Elle était fort inopportune au regard du contenu de mon message.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 03:41

http://www.courrierdesmaires.fr/wp-content/uploads/2014/01/ville-et-banlieue-300x169.jpgAvec Catherine Arenou, maire (divers droite) de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), première vice-présidente de l'association des maires "Ville et Banlieue", et Gilles Leproust, maire (communiste) d'Allonnes (Sarthe), secrétaire général de notre association de 120 communes "de banlieue", accompagnés de la déléguée générale de notre association, la très efficace et dévouée Sylvie Thomas, nous avons été reçus en audience ce jeudi par Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports.

Je suis toujours à la fois étonné et rassuré que, de sensibilités politiques différentes, quoique toutes clairement républicaines, nous, les élus des villes aux quartiers populaires qui nous préoccupent, nous ayons une lecture similaire de nos difficultés, des enjeux majeurs qui s'y jouent, et une même volonté de voir évoluer nos territoires vers une simple et belle... "normalisation républicaine".

 

LES QUARTIERS PRIORITAIRES DÉVOILÉS DÉBUT NOVEMBRE

Cette rencontre faisait suite aux échanges que nous avions eus, courant septembre, avec le Premier ministre Manuel Valls, et préludait au temps de travail que nous accordera, début novembre, la secrétaire d'État à la politique de la ville, Myriam El Khomri. Mais, d'ores et déjà, le ministre nous a enfin rassurés sur plusieurs points.

La liste des 200 quartiers retenus au titre du "Nouveau programme national de rénovation urbaine" (NPNRU) sera dévoilée début novembre, et il s'ensuivra une démarche permettant de soutenir, à l'échelon régional, les projets qui pourront être accompagnés pour d'autres quartiers non retenus parmi les 200 "ultra-prioritaires" mais pouvant bénéficier d'un appui favorisant leur redynamisation. Je formule dès à présent le vœu que le cœur de ville seynois figure, sinon dans la première liste, du moins dans la deuxième.

 

LES SERVICES LOCAUX DE L'ÉTAT IMPLIQUÉS SUR LES SITES PRIORITAIRES

D'autre part, le ministre a confirmé que les conventions intervenues entre son prédécesseur François Lamy et une douzaine de ministères, engageant les divers services déconcentrés de l'État, dans les régions, les académies et les départements, à mobiliser très prioritairement les moyens "de droit commun" sur les quartiers prioritaires de la "politique de la ville", demeurent à l'ordre du jour et que les préfets, avec les collectivités locales, auront à cœur de suivre ces engagements publics pour qu'ils soient vraiment traduits dans les faits.

C'est ainsi, par exemple, que, dans le Var, et pour les quartiers en "Réseau d'éducation prioritaire renforcé" de La Seyne en particulier, on pourra enfin voir l'Éducation nationale renouer avec une politique garantissant un réel renforcement des moyens humains, un droit à l'expérimentation pour une réussite éducative novatrice, un respect des communes dans leur vocation à accompagner utilement la diversification pédagogique, autant de choses que, il faut le déplorer, le rectorat et l'inspection académique de chez nous ont, au mépris des engagements de l'État, traitées par dessus la jambe, ainsi qu'on a pu le constater avec les déplorables gestions de l'ouverture du collège de notre quartier Berthe aux co-éducateurs de son environnement urbain ou de l'application sans discernement de la réforme des rythmes scolaires qui livre à la rue en milieu d'après-midi les enfants des quartiers sensibles qui, pourtant, plus que d'autres, ont besoin d'une approche éducative globale dans tous leurs temps de vie.

Et on devrait aussi, dans un autre domaine d'une importance majeure, noter dans les temps à venir que la Maison de l'emploi intercommunale se sera enfin vue contrainte de plus et mieux prêter attention et s'impliquer effectivement sur le terrain en faveur de ceux des citoyens des quartiers de l'agglomération en rupture avec l'insertion professionnelle qui ont plus que jamais besoin d'elle.

 

LES INTERCOMMUNALITÉS, LES DÉPARTEMENTS ET LES RÉGIONS MOBILISÉS

Le ministre a par ailleurs annoncé sa détermination à ce que les coopérations intercommunales jouent le jeu de la prise en compte des communes et quartiers en difficulté, dans une démarche de solidarité et de partage de l'effort. Les préfets et sous-préfets chargés de mission pour la politique de la ville seront ainsi appelés à mobiliser, voire contraindre, les maires et présidents d'intercommunalités récalcitrants. C'est là un engagement fort.

Il nous a enfin indiqué que les régions et les départements, au premier semestre de 2015, seront signataires des futurs "contrats de ville", mobilisant leurs moyens de façon conventionnée sur nos sites prioritaires. Pour le Var, en particulier, où, depuis des années, et même s'il mène ses propres politiques, le Conseil général se refuse à être partenaire signataire des contrats territoriaux organisant l'accompagnement social de la politique de la ville, cette annonce est une vraie avancée qui permettra de renouer avec des pratiques anciennes de coopération qui avaient fait leurs preuves. Comme cela a continué avec bonheur à se faire ailleurs.

Gageons - et rien ne nous autorise à mettre en doute une parole ministérielle - que ces annonces importantes seront bellement suivies d'effets utiles à nos concitoyens des quartiers en difficulté sociale et économique. Et, ce faisant, car l'abandon de certains nuit à tous, à l'ensemble des habitants de nos communes.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 14:00

http://www.fecatolica.com.br/colunas/ft18-06-2013_215140.jpgC'est marrant - façon de parler... -. Avant même que j'ai publié la deuxième partie du texte que nous avons préparé entre maires des communes populaires françaises accueillant dans nos quartiers « difficiles » nos concitoyens les plus en situation précaire, le ministère en charge de la "politique de la ville" semble se réveiller et prévoir d'échanger avec notre association des maires "Ville et Banlieue".

J’ai en effet mis en ligne dans un précédent article la première partie de la déclaration commune que nous avions rédigée pour qu’elle soit communiquée au grand public, via les médias, et aux autorités nationales dont le silence nous inquiétait fortement depuis le dernier remaniement ministériel...

Car, sauf à croire que les habitants de la République française ne méritent que « panem et circenses » [« du pain et des jeux de cirque » - Juvénal (Satires, X, 81)], il y a sûrement plus d’urgence à ce que - et là, après France-Honduras, je vais me mettre tout le monde à dos, mais tant pis ! - les plus hauts serviteurs de l’État se penchent plutôt sur la question de nos quartiers populaires que sur la prestation de la France à la Coupe du Monde de football. Surtout quand le pain manque...

Voilà donc la suite et la fin de notre "tribune" qui, du coup, n'aura peut-être, et je l'espère, pas lieu d'être...

 

LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ DOIVENT CONTOURNER LA BANLIEUE

(...) Pourtant l’espoir était grand de voir la concertation menée par François Lamy, ministre de la ville de plein exercice comme nous le souhaitions, se concrétiser par des actes politiques forts.

La prise en compte des villes de banlieues dans les politiques de droit commun était annoncée, des conventions furent signées avec certains ministères... on attend impatiemment leur mise en œuvre....

Les politiques d’austérité ne doivent pas passer par les banlieues.

Les baisses drastiques de Dotation Générale de Fonctionnement à ces communes de banlieues provoquent l’incompréhension et la colère des maires alors même, qu’en raison de leur manque de moyens, l’Etat leur verse la Dotation de Solidarité Urbaine.

Le manque de moyens financiers pour couvrir sérieusement les dépenses de ces mêmes collectivités liées, par exemple, au changement des rythmes scolaires, pourtant essentiel dans ces villes, révèle aussi l'incohérence des choix.

Cela entraîne, une nouvelle fois, la colère des édiles contraints pour certains d’entre eux d'appliquer à contre cœur et à minima, cette réforme, aggravant les inégalités, puisqu’ils ne peuvent augmenter les impôts locaux ou demander aux familles, en difficulté, de participer financièrement.

Ces baisses de dotations alors que les charges liées aux difficultés augmentent drastiquement dans ces communes (aides alimentaires, intervention pour éviter les coupures d'énergie, les expulsions locatives, ...) sont incompréhensibles !

C'est une grave injustice !

 

IL Y A URGENCE !

La nouvelle géographie prioritaire qui devait être annoncée en avril, puis en mai, ne l'est toujours pas mi-juin.

Qui sera concerné ? Qui entrera ? Qui sortira ? Avec quels moyens ? Quand ? Comment des élus peuvent-ils construire, avec le sérieux qui s'impose, leur budget, déjà difficile à équilibrer, devant de telles incertitudes ?

Les nouvelles répartitions de compétences dans les collectivités annoncées provoquent aussi des inquiétudes justifiées chez les élus de banlieues et notamment, la fin de la clause de compétence générale dans les départements et les régions. Nombre d'entre eux sont impliqués dans la politique de la ville. Cela n'a rien d'un millefeuille administratif.

C'était très utile pour toutes les communes et les populations qui en bénéficient !

Ces participations ne seraient pas compensées dans l'avenir, réduisant encore plus les moyens d'agir de ces élus.

Il y a urgence !

Urgence à donner à nos villes et territoires les moyens d'agir avant qu'il ne soit encore une fois trop tard et que ces maires ne doivent une fois de plus éteindre les incendies, au sens propre comme au sens figuré !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 03:17

http://www.galerie-creation.com/tableau-peinture-jardin-zola-tomate-bleue-banlieue-hlm-architecture-tomate-bleue-au-jardin-zola-pj-294_xz_320_xz_images/upload/52/e87f1263bd6a9c4a442f34905a87e190tomatebleueaujardinzola100x100cm.jpgRassemblés à Paris il y a quelques jours entre maires des communes populaires périphériques des grandes agglomérations françaises, réunis dans notre « Association des maires “Ville & Banlieue” de France », nous avons échangé sur l’actualité de nos collectivités en difficulté.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’optimisme n’est pas au rendez-vous. De droite ou de gauche, villes de ceinture des très grandes agglomérations avec 80% de logement social ou communes de province avec des quartiers populaires « difficiles », comme La Seyne avec Berthe, son centre ancien et quelques résidences HLM isolées, du nord au sud du pays, les constats sont identiques.

La crise frappe de plus en plus rudement nos concitoyens les plus fragiles. La tension croît partout. Les politiques publiques ne sont pas au rendez-vous de la régulation du climat social et un flou alarmant bouche l’horizon de l’accompagnement par l’État des maires qui s’inquiètent tous plus que jamais.

Face à une situation menaçante, nous avons rédigé en commun une « tribune », devant être remise à la presse nationale qui, pour l’instant, ne semble pas plus intéresser les médias que la puissance publique d'État...

Je la livre aux visiteurs de ce blog (en deux articles - à partir de ce lundi matin - précisant que les intertitres, insérés pour faciliter la lecture, sont de moi)...

 

UNE RÉALITÉ INQUIÉTANTE

Un chômage endémique qui a explosé dès la crise de 2008 et ne fléchit pas depuis. L’emploi des femmes a encore fortement reculé selon un récent rapport de l’Observatoire National des Zones urbaines Sensibles. Des files d'attente qui s'allongent aux guichets des Centres Communaux d’Action Sociale. Des associations solidaires et caritatives qui n'arrivent plus à subvenir aux besoins des familles, de plus en plus nombreuses.

Plus inquiétant encore, s'il le fallait, des maladies que l'on pensait disparues, réapparaissent dans nos villes ou bien encore, des habitants qui en viennent à faire les poubelles pour survivre !

C'est la réalité quotidienne de nos villes de banlieues aujourd'hui.

C'est très souvent dans nos communes que résident les intérimaires, les travailleurs pauvres, les salariés précaires et les salariés des entreprises de sous-traitance qui ont été les premières victimes de la violente crise économique et qui, 6 ans plus tard, sont toujours sans solution professionnelle.

Et cette crise qui n'en finit pas !

 

UNE CRAINTE RÉELLE DE NOUVELLES EXPLOSIONS

La situation était déjà très difficile avant. Elle est extrêmement tendue aujourd'hui.

La préoccupation principale du moment semble être uniquement le règlement de la dette et  les économies. Mais cette population là, la dette, elle n'y est pour rien !

Les prémices d'une nouvelle explosion dans les quartiers se dessinent.

Les tensions sont devenues à nouveau quotidiennes, malgré l'engagement permanent des maires et des élus de ces communes qui se battent chaque jour pour tenter d'apporter des solutions concrètes et du réconfort à leur population.

Certes, les efforts du Programme National de Rénovation Urbaine initié par Jean Louis Borloo en 2003, ont vraiment permis à nombre d’habitants d'avoir enfin des conditions de logements dignes.

Certes, ils ont permis de changer profondément l’urbanisme et l'image de certains quartiers stigmatisés, mais finalement, les conditions de vie quotidiennes des habitants de ces quartiers n'ont pas cessé de se dégrader.

Ce qui se concentrait comme difficultés sociales dans certaines poches de quartier est en train de se répandre comme une tâche d'huile au reste de ces communes.

 

UN SENTIMENT D’IMPUISSANCE DES ÉLUS

L'inquiétude est très forte et le sentiment d'impuissance grandit chez nos élus.

Les habitants ont perdu espoir dans les politiques publiques. Quand désespoir rime avec souffrance, ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers l’abstention et le vote Front National. Les résultats des dernières municipales et européennes en témoignent.

La montée des extrémismes, quels qu'ils soient, est un signe tangible de la violence qui s'installe insidieusement et révèle aussi la perte de repères dans notre société et de confiance en son avenir.

L'Association des Maires « Ville & Banlieue », qui regroupe 120 communes en France représentant près de 4 millions d'habitants, avait élaboré un programme de 120 propositions lors des élections présidentielles de 2012, soumises aux différents candidats.

Toutes sont aujourd'hui plus que jamais d'actualité ! (...)

 

(dans un prochain article, la suite de cette tribune commune préparée par les maires des villes de banlieue)

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 06:55

http://www.nemours.fr/wp-content/uploads/2010/11/nouveaux-habitants.jpg"Dis donc, depuis quelques années que j'en suis parti, elle bouge, La Seyne !" En cette période de fêtes de fin d'année, où nombre de nos concitoyens partis vivre sous d'autres cieux reviennent pour passer quelques jours en famille, c'est un peu le leitmotiv de beaucoup d'amis et connaissances qui posent sur notre ville un regard souvent plus objectif que le mien, toujours prompt de moi-même ou invité par des Seynois à ne voir que ce qui ne va pas, ce qui est bien normal.

D'ailleurs, les chiffres en attestent. La Seyne bouge, en effet. Je viens de recevoir les données de l'INSEE qui procède chaque année au recensement. Et, de 62.082 habitants début 2013, la nouvelle population légale au 1er janvier prochain sera passée à 62.640. Elle était de 56.768 au début du mandat municipal qui s'achève.

 

DES HABITANTS EN PLUS, C'EST AUTANT DE SERVICES À ASSURER

Ce n'est pas que je m'en réjouisse trop, car 10% d'habitants en plus, ce sont autant de services publics qu'il faut leur assurer, pour les enfants, les adultes et les seniors, de difficultés de circulation et de stationnement, d'acceptation des nouveaux venus par les anciens résidents, de changements de l'environnement des quartiers résultant de ces nouvelles constructions que nous avons heureusement freinées.

Et, par les temps qui courent, avec des budgets à la baisse, l'exercice n'est pas facile. Pourtant, on aura réussi à faire, avec des charges de fonctionnement des services que nous avons réduites de 14%, tout en accroissant l'offre, et avec des effectifs d'employés communaux qui n'ont pas augmenté dans les mêmes proportions que la population, ainsi que je l'exposais au printemps dernier dans un article de ce blog, et qui est encore plus justifié aujourd'hui.

 

LES REGARDS OBJECTIFS DE CEUX QUI REVIENNENT À LA SEYNE...

Mais, au-delà du nombre, lui-même, de Seynoises et de Seynois, ce que me disent ceux qui reviennent, c'est que l'image de la ville change. Et, pour eux, plutôt en bien. Au titre des choses appréciées par ceux qui sont partis, c'est curieusement la rénovation de Berthe qui arrive en tête du palmarès de ce qu'on me fait remarquer, pas tant pour elle-même car beaucoup de mes interlocuteurs n'y vivaient pas avant de nous quitter, mais pour l'image de notre entrée de ville.

Également souvent cités les projets en cours sur le site des anciens chantiers navals (casino, port, atelier mécanique), les aménagements harmonisés des sites commerciaux des Sablettes, le domaine de Fabrégas et l'ouverture de la Corniche merveilleuse, les parkings créés le long de l'anse de Tamaris et les impacts de sa Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager pour en sauvegarder le caractère, les espaces publics et l'habitat rénové du centre ancien et les animations culturelles et festives, l'amélioration des transports collectifs, notamment les bateaux-bus, la gare rénovée, la nouvelle médiathèque, et même... le crématorium qui va entrer en service dans quelques jours !

 

...ET DE CEUX QUI S'Y INSTALLENT

Assez curieusement, ces remarques recoupent celles que me renvoient les "nouveaux Seynois" que je reçois tous les trimestres pour une rencontre conviviale d'accueil. Et, lorsque je leur réplique que, tout ça, c'est bien, mais que notre évolution rapide engendre des problèmes, et que je ne suis jamais certain d'assurer comme il convient le suivi dû à notre population, ceux-là, comme ceux qui nous reviennent pour quelques jours, me répondent immanquablement : "Es-tu allé voir ailleurs ? As-tu déjà essayé de traverser telle ou telle ville ? Où trouves-tu des parkings à 1 euro les deux heures, la cantine scolaire de 1 à 4 euros le repas, et des activités culturelles, sportives ou éducatives gratuites ou presque ? Et, ailleurs, le sentiment d'insécurité, ça n'existe pas ? Tu en connais beaucoup des communes littorales méditerranéennes ayant si bien protégé leurs espaces naturels ? Crois-tu que, si La Seyne allait si mal, il se serait trouvé des investisseurs pour engager 100 millions d'euros sur leurs fonds propres sur ton site des chantiers ? Et que ta population croîtrait ainsi qu'elle le fait ?"

Oui, finalement, tout ça n'est pas si faux...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 09:38

http://us.123rf.com/400wm/400/400/raedwald/raedwald1102/raedwald110200001/8847062-signpost-aux-toilettes-publiques.jpgIls sont plus de 200. Ils habitent dans un des plus beaux coins de la commune, mi-résidentiel, mi-campagnard, un peu isolé des grands axes et habituellement paisible. Et je les ai bien mal jugés ! Lorsque la pétition qu'ils ont décidé de m'adresser m'a été annoncée, je m'attendais à y lire l'exigence d'une expulsion sans délai des gens du voyage qui se sont installés près de chez eux, à Costechaude, depuis le 14 juillet. On en entend tellement, par les temps qui courent, des propos d'exclusion, y compris dans la bouche de responsables politiques supposés républicains !

Eh bien non. Ce qu'ils demandent, ces 237 concitoyens signataires, c'est que leur cohabitation forcée avec les "voyageurs" se déroule dans des conditions normales de respect des personnes et des espaces. Et ils le veulent à bon droit. Ils réclament simplement, mais à juste titre, que les engagements pris par les quelques dizaines de "caravaniers" soient respectés, et que la puissance publique remplisse son office.

 

DES DEMANDES LÉGITIMES DE RESPECT DES ENGAGEMENTS PRIS

130801_petition_gens_voyage.JPGIls veulent (cliquer sur la copie ci-dontre de leur pétition pour l'agrandir) que des conteneurs à ordures soient installés : c'est fait depuis le 16 juillet à ma demande, mais j'ai dû encore hier vendredi faire réclamer à notre entreprise prestataire qu'ils soient plus régulièrement vidés. Ils exigent que les conditions sanitaires soient remplies : le porte-parole des gens du voyage, avec lequel j'avais "passé un deal" le jour de leur arrivée, s'était engagé à ce que personne ne fasse ses besoins dans la nature et que soient utilisés les WC chimiques des caravanes ; leur engagement n'a pas été tenu et, avec les fortes chaleurs, outre les probèmes d'hygiène, c'est un vrai désagrément pour les riverains, comme d'ailleurs pour eux-mêmes ; là encore, la police municipale a rappelé les règles, dressé plusieurs fois procès-verbal et, s'ils n'obtempèrent pas, une sanction sera appliquée.

Ils demandent que le "contrat" passé avec moi d'un stationnement qui aurait dû prendre fin le week-end dernier soit respecté : ça n'a pas été le cas et j'ai fait le nécessaire pour que le propriétaire des lieux, l'établissement foncier régional agissant pour le compte de l'agglomération TPM, dispose des éléments pour saisir la justice aux fins d'expulsion par la force publique, ce qui risque toutefois de n'intervenir que dans une bonne dizaine de jours.

 

UN BEL ESPRIT CITOYEN DE COMPRÉHENSION ET D'HUMANISME

 Oui, les riverains de Costechaude veulent simplement que les usages de relations normales soient respectés. C'est ce que nos services communaux, à commencer par la police municipale, s'efforcent de faire avec patience, fermeté et dévouement, mais parfois de façon malaisée, avec certains interlocuteurs, peu enclins à se plier aux exigences légales et de bon sens, qui nuisent à l'ensemble de leur communauté, à l'acceptation par les sédentaires des devoirs républicains qui s'imposent, et favorisent eux-mêmes de funestes amalgames.

Mais je tenais vraiment à souligner l'esprit de compréhension et l'humanisme des Seynois de Costechaude signataires de cette pétition. Ils ont montré leur capacité à comprendre une situation qui demeurera complexe tant que l'agglomération TPM ne disposera pas des aires d'accueil prévues par la Loi, empêchant le recours immédiat à la force publique en cas d'installation illégale. Ils ont montré leur attachement au Droit et la confiance qu'ils placent en la puissance républicaine. Ils ont affiché une belle image de citoyens.

Nous nous engageons à veiller à ce que nos "visiteurs" fassent de même.


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> Un article de la presse locale sur le sujet contient des informations erronées ; j'ai apporté des précisions aux journalistes qui sont libres d'en faire état ou non, mais je me devais de décrire aux visiteurs de mon blog la réalité des choses, les riverains de Costechaude n'étant pas, loin de là et au contraire ainsi que je l'explique et leur en sais gré, dans une approche polémique comme l'article en question pourrait le laisser entendre.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 09:45

http://www.fauteusesdetrouble.fr/wp-content/uploads/2011/01/512px-Édouard_Debat-Ponsan-La_gitane_a_la_toilette.jpgOllioules, Sanary, Six-Fours, La Seyne, il suffit de lire la presse locale pour se rendre compte que, hormis Saint-Mandrier qui n’est accessible que par un isthme, toutes nos communes de l’Ouest toulonnais, comme Hyères, La Crau, Fréjus et d’autres ailleurs sur le littoral varois, rencontrent des difficultés avec les arrivées de gens du voyage en cette période estivale.

Une douzaine de caravanes se sont installées dimanche à La Seyne, au quartier Costechaude, pour partie sur une propriété privée, pour partie sur un terrain de l’établissement public foncier régional.

La police et moi nous sommes rendus sur place pour constater la situation et nous tenons tous les éléments de constat à la disposition des propriétaires si ceux-ci veulent saisir la justice, ce que la commune ne peut légalement faire à leur place.

 

RAPPELS À L’ORDRE ET À LA LOI

Nous avons rappelé aux gens du voyage qu’il existe une aire d’accueil à La Millonne, que le branchement électrique de leur campement est anormal et que la société de distribution d'électricité peut également saisir la justice, qu'une surveillance sera exercée sur l'évacuation des eaux usées qui ne peut être faite que dans un point dédié et aucunement dans la nature ou le réseau pluvial, que la loi fixe des règles à respecter en matière de bruit, et que les feux sont interdits. Les gens du voyage règleront par ailleurs à la commune l'eau prélevée sur une borne d'incendie. La Ville, enfin, a rajouté des conteneurs à ordures ménagères temporaires afin d’éviter un rejet sauvage de déchets ménagers.

Et j’ai fait savoir par voie de presse que le chef de la police municipale et moi-même sommes disposés à rencontrer les résidents du voisinage pour recueillir toutes doléances.

 

ET SI ON APPRENAIT À MIEUX SE CONNAÎTRE ?

Le problème est récurrent et complexe. Comme tout un chacun, les gens du voyage ont des droits et des devoirs. La République protège ses enfants, sédentaires ou voyageurs. Il reste que les représentations mutuelles, parfois fausses, ont la vie dure. C’est la méconnaissance qui nourrit les rejets respectifs. Il n’est déjà pas aisé de se connaître soi-même, il est bien plus ardu de connaître l’autre.

Alain Fayard, administrateur de l’Association nationale des gens du voyage catholiques, a publié un petit mémoire qui balaye certaines idées reçues, qui apprend beaucoup de petites et grandes choses de l’histoire de ces peuples voyageurs, et auquel on peut peut-être utilement consacrer quelques minutes de lecture... en cliquant ici.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 08:23

http://www.ushmm.org/lcmedia/photo/wlc/image/86/86204.jpgMonsieur le Préfet du Var a répondu favorablement à ma sollicitation d'une rencontre des institutions publiques concernées par la question de l'installation des gens du voyage sur deux sites de La Seyne.

Nous nous sommes retrouvés ce mardi soir autour d'une même table : l'État, avec le Directeur de cabinet du préfet, le commissaire de police de notre circonscription, et un représentant du Pact-Var, chargé de la médiation et la coordination de l'accueil des gens du voyage ; la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM), à qui incombe la charge de mettre nos douze communes en conformité avec le Schéma départemental d'accueil ; le Président de l'autorité portuaire "Ports Toulon Provence" (PTP), propriétaire du site d'entreprises Grimaud et du parking des Sablettes où sont installées les caravanes ; la Ville, avec, autour de moi, des membres de mon cabinet et des cadres du pôle "population", de la police municipale, et des services techniques.

Deux objets : comment faire évoluer positivement la situation du moment ? et comment être mieux prêts pour de futures situations semblables ?

 

INUTILE D'INVECTIVER QUICONQUE : IL FAUT D'ABORD ÊTRE DANS LES CLOUS LÉGAUX

Le Directeur de cabinet du Préfet a été très clair : la procédure d'expulsion administrative prévue au titre de la loi de 2007 ne sera possible que lorsque TPM sera en conformité avec le schéma départemental, donc lorsque l'aire d'accueil de La Garde sera en service, normalement début 2014, et encore, sous réserve que le stationnement illicite cause un trouble à l'ordre public (sécurité, salubrité, tranquillité) dûment constaté par un rapport de police.

Dans le cas du moment à La Seyne, si je comprends la colère des entrepreneurs du nautisme de la zone Grimaud et celle des commerçants des Sablettes, il ne sert donc à rien de lancer des invectives à l'encontre du maire, du propriétaire PTP, du Préfet ou de la police, laxistes supposés ne faisant pas leur devoir ou ne voulant pas le faire. Lorsqu'il n'a pas pu y avoir de négociation amiable avec les occupants des terrains comme ce fut le cas pour le stade Léry, la seule solution, celle qui a d'ailleurs été mise en œuvre, est la saisine du tribunal administratif, avec une procédure de référé, pour obtenir, au bon vouloir d'un juge, une décision d'expulsion juridictionnelle. En la circonstance, c'est ce qu'a fait le propriétaire des lieux, PTP, à partir des mains courantes déposées par la police municipale. Il ne reste plus qu'à attendre la décision de la justice.

Les gesticulations illégales de tel ou tel maire, dont la presse se fait régulièrement l'écho, sont condamnables et, surtout, totalement inopérantes. Elles ne peuvent que conforter les états d'esprit de rejet, de communautarisme et de racisme à l'encontre de gens que la Loi protège, qu'instillent ceux qui abhorrent les valeurs républicaines.

 

LE SYSTÈME "D" INTERCOMMUNAL AVANT QUE LA LOI NE S'APPLIQUE

Pour les temps à venir, avant que TPM ne soit en conformité avec la Loi, j'ai solennellement demandé à la représentante de l'agglomération, dès lors qu'une arrivée de gens du voyage est signalée, que soient réunis dans l'urgence, avec la mission de médiation et coordination préfectorale, des "référents" de chacune de nos communes, à charge pour eux de se concerter pour que l'accueil puisse se réaliser dans des conditions les moins mauvaises pour les riverains, avec un "tour de rôle" des communes qui auront repéré sur leurs territoires les espaces les moins dérangeants et dégradables pouvant être dédiés au stationnement. J'espère être entendu.

Et tout ça n'implique pas que, sous prétexte que les gens du voyage ont pour eux la Loi sur leur stationnement, ils puissent s'exonérer du respect des usages, des lois et des règlements. Les dégradations, incivilités, voire parfois violences ou autres délits, sont répréhensibles, et, comme n'importe quels citoyens, ils s'exposent aux sanctions que la Nation a prévues. C'est ce que la police, nationale comme municipale, s'emploie à faire respecter. Et la Justice à sanctionner.

Mais je mets en garde avec autant de solennité ceux de mes concitoyens, dont je peux comprendre qu'en certaines situations ils puissent être aussi excédés qu'il m'arrive de l'être moi-même, qui pourraient se mettre dans l'illégalité en tenant publiquement des propos appelant la puissance publique à se placer elle-même... hors-la-loi. Et fortifier ceux qui se nourrissent de la haine et de la stigmatisation de "l'autre", du "différent", de "l'étranger", surtout en cette période de crise économique, sociale et de valeurs, où le terreau des cultures cérébrales et morales sent plus que jamais le fumier de solutions radicales simplistes.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 06:32

http://cache2.allpostersimages.com/p/LRG/9/922/NCIX000Z/affiches/van-gogh-vincent-les-roulottes-campement-de-bohemiens-aux-environs-d-arles.jpgLes dizaines de caravanes installées sur le stade Léry sont parties ce dimanche. Je suis allé le jour même me rendre compte de l'état des lieux qui, à première vue, me semblaient propres et sans autre dégradation que le portail d'accès, mais j'ai attendu de connaître l'évaluation de nos services compétents pour tirer des conclusions sur la façon dont nous avons traité le problème. C'est chose faite : le directeur des sports a confirmé mon diagnostic de profane, notamment sur l'état de la pelouse.

Chaque situation est particulière, et je ne sais pas ce qu'il en serait avec d'autres familles que celles qui ont occupé nos installations sportives, mais je ne suis pas fâché d'avoir tenté de gérer la question avec dialogue, fermeté et contractualisation.

Nous ne sommes pas, comme certains me l'ont dit, au pays des "Bisounours", mais je me devais, en présence du médiateur désigné par la préfecture, d'expliquer aux occupants, dont j'ignorais s'ils étaient ou non de bonne foi, que l'occupation du stade allait priver d'activités des centaines de jeunes d'une commune où le sport est un facteur de lien social. Ce cadre posé, je ne pense pas avoir baissé la culotte en leur indiquant que la commune fait partie d'une agglomération qui n'est pas totalement en règle avec la loi sur l'accueil des gens du voyage et qu'un juge, saisi à des fins d'expulsion, ne manquerait pas de me le rappeler en rejetant ma requête.

 

AVOIR LA LOI POUR SOI N'AUTORISE PAS À DÉGRADER

Par contre, j'ai annoncé que le fait d'avoir la loi pour soi n'autorisait pas les dégradations de biens publics (ou privés, d'ailleurs). J'ai dit que je faisais relever les identités et immatriculations des véhicules, qu'un état des lieux contradictoire à l'arrivée et au départ allait être dressé, que des titres de recettes seront émis envers les occupants pour couvrir les frais d'éventuelles dégradations, et que j'accompagnais la plainte déposée par un fonctionnaire communal qui avait fait l'objet de violences - certes sans gravité - alors qu'il voulait s'opposer à l'intrusion.

Résultat : cette dernière plainte a été instruite, le coupable identifié, et le Parquet a fait son devoir ; les gens se sont prêtés aux relevés d'identité ; les états des lieux ont été dressés et la mairie va faire payer la réparation du portail d'accès. On s'en tire donc du moins mal possible.

 

MAIS LA COMPÉTENCE DU MAIRE S'ARRÊTE AUX TERRAINS PUBLICS DE LA COMMUNE

Mais cette situation a pu se traiter de cette manière parce que les gens du voyage se sont installés sur un terrain communal. Ce n'est pas le cas lorsqu'ils occupent un terrain privé, comme il y a peu à Balaguier, sur la friche industrielle propriété de l'entreprise CNIM, ou comme depuis près d'un mois aux Sablettes, sur le parking propriété du syndicat portuaire "Ports Toulon Provence", espaces sur lesquels, en tant que maire, je n'ai pas compétence.

Et certains, bien intentionnés, qui savent pourtant ce qu'il en est, attisent les braises auprès de nos concitoyens justement dérangés qui ne comprennent pas l'inaction de la puissance publique... en omettant d'ailleurs sciemment de rappeler que toutes les communes de l'aire toulonnaise connaissent pareilles mésaventures...

 

L'AGGLOMÉRATION TPM SUR LE POINT DE BOUCLER SON SCHÉMA D'ACCUEIL

En tout état de cause, je me réjouis que la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée avance bien vers sa mise en conformité avec le Schéma départemental d'accueil des gens du voyage. L'aire d'accueil de "La Millonne", pour les communes de l'Ouest de Toulon, a ouvert, et celle de "La Chaberte", pour les communes de l'Est, sera en service à la fin de l'année. Cela représente un investissement de 3 millions d'euros.

Sans attendre de l'acquérir définitivement, au prix de 400.000 euros, TPM a pris en location il y a tout juste une dizaine de jours, moyennant 1000 euros par mois, l'aire de grand passage située à La Crau et pouvant accueillir 120 caravanes, et a réalisé les aménagements nécessaires à l'adduction d'eau et la collecte des eaux usées.

 

APPEL À LA MANSUÉTUDE DE L'ÉTAT...

Nous sommes ainsi sur le point d'être en conformité avec la Loi. Ça me donne à penser que Monsieur le Préfet du Var pourrait peut-être faire preuve d'indulgence positive en reconnaissant nos efforts intercommunaux et en anticipant sur l'achèvement total du programme, fin 2013, et donc accepter dès à présent, dès lors que serait constatée une occupation illégale, de recourir, comme la Loi le permet, à la force publique aux fins d'expulsions...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous

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