25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 04:51

L'équipe des personnels communaux du service des solidarités et Olivier Andrau, notre élu délégué, entre autres missions, aux questions de santé, peuvent afficher une vraie fierté.

Voilà, grâce à eux et un partenariat exemplaire avec les équipes de psychiatrie publique, que La Seyne va être la première commune de notre secteur à installer, pour la période 2007-2020, un Conseil local de santé mentale (CLSM).

Sous l'égide de l'État, et notamment de l'agence régionale de la santé (ARS), associant les services du Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), ceux du pôle Santé-handicap-seniors de la commune, des associations d'usagers, d'aidants et d'intervenants dans le champ de la santé mentale, d'habitants, de professionnels, le conseil local visera, par un travail partenariat constant, à définir et mettre en œuvre des actions concrètes en faveur des personnes ayant besoin de prévention ou de soins psychiatriques.

 

UNE PLACE POUR TOUS ET POUR CHACUN DANS UNE CITÉ ACCUEILLANTE ET AIDANTE

Il s'agit, dans une véritable démarche de citoyenneté, de concourir à l'autonomisation des usagers, de les aider à décider par et pour eux-mêmes, et de faciliter leur rétablissement. Une sorte de mobilisation de l'ensemble des partenaires du territoire communal, pour que les personnes qui ont besoin d'une aide en matière de santé mentale ne soient pas stigmatisées et trouvent ou conservent toute leur place dans la cité.

La Seyne est et veut demeurer un espace urbain accueillant, où chacun, quelle que soit sa réalité économique, culturelle, et donc psychosociale, doit trouver sa place et enrichir la communauté territoriale de ce qu'il est.

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 09:03

À la question "Les Maquisards forcés à partir de Mauvèou ?" posée à la une du quotidien Var-matin ce mercredi, je réponds une ultime fois : "Oui."

Quand bien même une solution provisoire ou de relocalisation eût pu être trouvée pour l'association, la mauvaise foi dont certains de ses porte-parole font preuve me détermine à ne plus mobiliser sur le sujet les collaborateurs de la commune pour tenter de trouver une alternative pour cette initiative pourtant socialement louable. Je le regrette pour l'ensemble des adhérents et des bénéficiaires.

 

CURIEUSE FAÇON DE REFAIRE L'HISTOIRE !

Les faits sont têtus. Le terrain n'est plus à vocation agricole depuis la décision de la précédente équipe municipale de lui conférer une destination médico-sociale. Il a été proposé une convention d'occupation précaire le temps qu'il soit utilisé à son nouvel usage et qu'un autre espace soit trouvé. Mais l'association s'est arcboutée, occupant le terrain sans droit ni titre, situation que la commune a malgré tout tolérée pendant des années. En outre, pour des raisons de sécurité, il a été explicitement interdit d'utiliser le bâtiment, vétuste et dangereux, et propriété communale, et, a fortiori, d'y effectuer des travaux. L'association n'a eu de cesse que d'acquiescer et... de passer outre.

Outre l'inacceptable mise en cause nominative de personnels territoriaux et l'affirmation de contrevérités comme l'évocation d'une supposée expropriation, c'est ainsi bien l'attitude irresponsable et l'incapacité de certains des animateurs de l'association à respecter leurs engagements qui me contraint à confirmer fermement le terme de l'occupation illégale de la propriété.

La Ville montre suffisamment sa volonté de partenariat avec le monde associatif, de solidarité et de développement soutenable du territoire, pour ne pas être accusée de quelque mépris de ces enjeux.

 

UN PARTENARIAT DURABLE AVEC LES ASSOCIATIONS SOLIDAIRES

En attestent la sauvegarde et la valorisation du Domaine de Fabrégas avec la production de légumes bio en circuit court pour le grand public et pour les 5000 écoliers des restaurants scolaires, la création des jardins solidaires de Berthe, la "trame verte" du centre ancien, les chantiers d'insertion et stages de préparation des détenus à la fin de leur peine s'appuyant sur la protection des espaces naturels, les soutiens communaux et coopérations avec des associations comme "Les Amis de Janas", "la Ligue de protection des oiseaux" ou "La Seyne c'est ma nature", la mise à disposition d'un espace municipal à six Associations de maintien de l'agriculture paysanne (AMAP) pour la vente de leurs productions, d'un autre au "Repair'café", aidant à réduire les déchets et préserver l'art de réparer les objets, et l'étude en cours pour l'utilisation du domaine public par "Les charrettes de Perrin", le soutien à l'association "Femmes dans la cité" et ses jardins familiaux, les missions environnementales et sociales confiées aux associations et entreprises d'insertion comme l'APEA, Tremplin, l'AVIE ou l'ASPI, et aux centres d'aide par le travail pour personnes handicapées. Et tout se déroule parfaitement.

On peut dès lors se demander s'il n'y a pas quelque motivation obscure, personnelle ou insidieusement politicienne, chez certains acteurs de la seule association qui s'entête dans une démarche conflictuelle avec la commune. Force est désormais à la loi. Et la commune poursuit avec détermination et respect de la liberté associative son partenariat utile avec toutes les autres structures solidaires et environnementales.

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 10:49

Afin de lever toute ambiguïté suite aux échanges du conseil municipal qui ont eu lieu ce dernier lundi et à la relation qui en a été faite, il convient de préciser que les débats des élus ont concerné deux sites périurbains distincts, espaces à enjeux d'importance.

Je rappelle que, contre l'avis de la minorité de gauche d'alors, souhaitant conserver des terres agricoles en zone périurbaine, la municipalité d'Arthur Paecht (2001-2008) a ouvert à l'urbanisation une propriété sise au sud du chemin de La Seyne à Bastian.

C'est fait. N'y revenons pas. Mais il est nécessaire de rétablir quelques éléments d'histoire et de présent.

 

UN PROJET DE PÔLE GÉRONTOLOGIQUE SUR UN PREMIER TERRAIN

L'équipe d'Arthur Paecht avait conçu sur cet espace un projet de pôle gérontologique devant comprendre une résidence privée de 80 logements pour seniors, qui est réalisée, un espace de commerces et de services, que nous avons commué en projet de crèche en cours de réalisation, et un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), lequel ne peut voir le jour car nous avons eu la surprise en 2010 de découvrir que les élus d'alors ne se sont pas assuré qu'il pouvait être inscrit au schéma gérontologique départemental qui considère que l'offre de places pour séniors en situation de dépendance est suffisante sur notre territoire.

Souhaitant conserver à cette partie de la propriété la vocation sociale qui lui avait été destinée, l'actuelle municipalité a répondu favorablement à l'offre d'achat de l'association "Présence" qui gère à Mar Vivo l'hôtel-restaurant "Le Poséidon", établissement de service et d'aide par le travail (ESAT) pour personnes handicapées, ainsi que, à proximité, l'institut médico-éducatif "Présence" (IME) de formation d'enfants et de jeunes présentant un retard mental.

C'est ce seul dernier établissement qui doit être transféré dans les locaux qui seront construits sur une parcelle de 1700 m2 des 6000 m2 de la propriété, le reste, notamment les espaces naturels, étant entièrement conservés et valorisés. Il n'est nullement question d'y construire des logements.

 

SUR UN AUTRE SITE, UN NOUVEAU QUARTIER D'HABITATION

La minorité de droite a entretenu lors du débat la confusion avec une autre propriété du quartier voisin de Costechaude, également ouverte à l'urbanisation par la municipalité d'Arthur Paecht, au nord-ouest de la caserne des pompiers de Mauvèou.

Sur cette emprise foncière, l'actuelle équipe municipale, contrainte comme toutes les communes de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée à atteindre les objectifs de production de logements de tous standings fixés par le Programme local de l'habitat intercommunal (PLH), a modifié les règles d'urbanisme pour limiter à 140 le nombre de logements pouvant être érigés, dont un tiers de logements sociaux imposés par la loi.

Pour assurer une intégration paysagère acceptable dans le site, la commune a confié le remembrement à l'Établissement public foncier régional (EPFR), classé tous les espaces naturels et boisés pour les protéger et les mettre en valeur, et fixé un programme de réalisation contraint qui sera imposé au constructeur, dans l'esprit d'un éco-quartier, mais sans qu'une telle labélisation ne soit recherchée car elle obligerait à densifier la construction.

Le projet a d'ailleurs été présenté, programme d'aménagement à l'appui, lors de deux réunions auxquelles a été convié le Comité d'intérêt local du quartier, l'une en 2015 dans le cadre de la concertation pour la révision du Plan local d'urbanisme de la commune, l'autre, récente, en vue d'une information des riverains.

 

LA RECHERCHE D'UN ÉQUILIBRE SOUTENABLE ENTRE DIVERSES OBLIGATIONS

L'actuelle municipalité, qui n'est ainsi pas responsable de l'ouverture à l'urbanisation de ces deux espaces, s'efforce donc de trouver un juste équilibre entre les obligations légales de création de logements, les objectifs de réponses sociales et médico-sociales, et les impératifs de développement soutenable et de protection des paysages.

Elle se réjouit que la droite locale, après avoir livré la commune à une urbanisation effrénée, la rejoigne aujourd'hui sur ses positions d'aménagement solidaire, prudent et durable.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 03:19

Si, si, contrairement à ce qu'on pourrait comprendre à la lecture d'un récent article de la presse locale (qui a été rectifié depuis), La Seyne, comme ses voisines, est bien préoccupée par la question épineuse des chats errants. Et s'efforce de la traiter, sous le pilotage de Claude Dini, conseiller municipal, avec l'appui des services, dont les policiers municipaux et les agents affectés au Plan de sécurité et de prévention des risques (PSPR), et d'une association de bénévoles qui porte le joli nom des "Amis de l'Arche de Noé".

Ceux-ci, entre autres, assurent les nécessaires missions de stérilisation afin d'éviter la prolifération de ces félins sans maître, et participent à la recherche de foyers acceptant d'accueillir les animaux errants.

L'occasion m'est donnée de lancer un nouvel appel au civisme de nos concitoyens. Il est en effet inacceptable que des personnes propriétaires de chats, pour économiser quelques dizaines d'euros, prétendent avoir trouvé un animal errant et sollicitent cette association, ou d'autres, pour qu'elles assurent gratuitement la stérilisation... de leur propre bête. En prétendant se charger de relâcher ensuite le soi-disant pauvre minou errant.

 

PETITS RAPPELS AU CIVISME...

Puisque j'en suis à l'heure des rappels au civisme en matière animale, j'invite également nos concitoyens, notamment ceux des sites urbanisés, à se garder d'alimenter les pigeons qui, eux aussi, prolifèrent en ville et salissent de leurs déjections les espaces publics et privés. Il faut le savoir, outre les problèmes sanitaires et de propreté urbaine que posent ces fichus volatiles, des ennuis plus graves peuvent survenir : ainsi, les fientes récurrentes de pigeons, rongeant un câble électrique, ont provoqué un court-circuit qui a conduit à l'incendie d'un immeuble !

Nos services et ceux de notre office d'HLM "Terres du Sud Habitat" me signalent également que, lorsqu'une copropriété ou un immeuble locatif sont infestés par les blattes et cafards, il est absolument nécessaire que tous les résidents, sans exception, acceptent d'ouvrir leur logis aux entreprises de désinsectisation, faute de quoi, malgré les coûteux traitements, un nouveau foyer d'insectes se développera à partir de l'appartement non traité vers l'ensemble de l'immeuble. Merci, donc, de faire, là aussi, preuve de coopération civique.

 

... ET DES FÉLICITATIONS MÉRITÉES !

Et je dois aussi distribuer des bons points. Ce sera aux propriétaires de chiens qui, de plus en plus nombreux, ainsi que le confirme la société chargée de la propreté de la ville, empêchent leurs animaux faire leurs besoins n'importe où, utilisent la vingtaine de points de distribution de "kits de ramassage", et contribuent ainsi à véhiculer l'image d'une ville aussi propre et accueillante que possible.

Encore un petit effort individuel et collectif, et nous vivrons en bonne harmonie, homo urbanicus et gent animale citadine !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 03:07

Entre nous, je ne crois pas, au fond, que du sang de fasciste ou de nazi coule dans les veines du conseiller municipal et départemental, patron du FN seynois, et de plusieurs de ceux qui l'entourent. En atteste l'attitude constructive, gestionnaire, plutôt consensuelle, qui est la leur au sein des instances communales — certes non publiques — au sein desquelles ils siègent.

On ne peut pas avoir été jadis collaborateur d'une parlementaire UMP, puis, naguère, candidat centriste du MoDem à une élection législative, sans avoir conservé, fût-ce au fin fond de son âme, quelques vertus qui interdisent l'exclusion, le rejet, l'irrespect de la personne humaine ou la négation des valeurs de solidarité, d'égalité et de liberté qui fondent la République.

 

DES RÉPONSES AUSSI IRRÉALISTES QU'ILLÉGALES

Je pense, en vérité, qu'ils sont simplement de droite. Mais que les circonstances de leurs parcours personnels ne leur ont peut-être pas permis de trouver leur place dans les mouvements républicains qui incarnent ce courant de pensée. Et qu'ils ont cédé au chant des sirènes d'un parti qui, lui, est clairement, et de façon inquiétante pour la démocratie, ancré dans la tradition national-populiste de l'Action française, des Croix-de-feu, du Parti franciste, des Phalangistes, et autres organisations identitaires, nationalistes, poujadistes, organicistes, de l'extrême-droite d'hier et d'aujourd'hui.

Et ils jouent leur rôle, à l'image de leurs chefs, caressant dans le sens du poil les braves gens, victimes éperdues de la crise économique et sociétale, du capitalisme financier mortel qui tient les rênes des politiques européennes et contre lequel la gauche française de gestion n'ambitionne hélas pas assez de lutter frontalement, en leur proposant des solutions aussi simplistes qu'irréalistes, voire illégales dans un cadre constitutionnel républicain, mais qui servent d'exutoire à tous les mal-être des temps.

Sauf qu'ils passent à l'acte. Peut-être — je l'espère mais ça ne me rassure pas pour autant — comme disait un célèbre cycliste varois... "à l'insu de leur plein gré". Contre les intérêts de ceux qu'ils prétendent défendre. Comme l'ont fait croire leurs pères aux heures noires du XXe siècle. Et on sait où ça nous a conduit.

 

CONTRE LA CULTURE, LE SPORT, LES SOLIDARITÉS ENVERS NOS PAUVRES, NOS ANCIENS ET NOS TOUT-PETITS

Il faut que ça se sache. Sur injonction probable de leurs leaders, ils n'ont pas voté ce mardi en conseil municipal des moyens pour des projets de culture, de sport, et de solidarité envers les personnes âgées. Et même pas pour le fait que les crèches et accueils de jeunes enfants bénéficient d'heures de vacations d'un médecin pédiatre !

Ils ont dénigré en séance publique les missions des agents de police, selon eux trop laxistes, parce qu'ils peinent parfois à empêcher les mauvais comportements de personnes sans domicile fixe qui troublent la quiétude de riverains, laissant entendre — ils n'ont pas dit le contraire lorsque j'ai qualifié leurs visions des solutions qu'ils n'osaient eux-mêmes verbaliser — qu'il n'est d'autre moyen de la régulation de ces types d'incivilités que dans l'exclusion forcée du territoire. Ce que le Conseil d'État de notre République a plusieurs fois invalidé... et qui ne correspond ni aux usages d'une Seyne accueillante et solidaire depuis des siècles, ni aux valeurs des républicains de notre commune qui considèrent qu'il faut, pour nos SDF, avant de sévir si c'est nécessaire, de la médiation de terrain, de l'accompagnement social, des lieux d'accueil pour se nourrir, parler et se soigner, se laver et dormir, ainsi que nous le faisons, depuis plusieurs années, dans le cadre d'un partenariat avec les autorités publiques ad hoc et le monde associatif, dont "Le Relais", centre d'accueil des SDF, géré par l'Association varoise d'accueil familial (AVAF).

 

LES CHRÉTIENS SEYNOIS APPRÉCIERONT...

Ceux de nos concitoyens catholiques du conseil de la paroisse seynoise de Notre-Dame-de-Bon-Voyage, qui m'ont demandé avec force il y a trois ans la réinstallation des bancs enlevés par mon prédécesseur au jardin public Anatole-France afin de permettre auxdits SDF de s'y poser de nouveau, auront, comme moi, froid dans le dos, en apprenant les points de vue de nos élus FN. Contre lesquels ne se sont d'ailleurs pas insurgés les élus de la droite se réclamant du camp républicain.

Points de vue dont, toujours confiant en l'Homme, je continue à vouloir croire qu'ils ne sont que des postures stratégiques politiciennes.

Mais jusqu'à quand ?...

 

Note : une probable erreur de manipulation de ma part lorsque j'ai cherché une image pour illustrer ce billet a fait que, sur la page d'accueil de mon blog et dans la newsletter l'annonçant, c'est une photo d'un article du site Rue 89 - Nouvel Obs qui est apparue, j'ignore pourquoi. Elle était fort inopportune au regard du contenu de mon message.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 03:41

http://www.courrierdesmaires.fr/wp-content/uploads/2014/01/ville-et-banlieue-300x169.jpgAvec Catherine Arenou, maire (divers droite) de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), première vice-présidente de l'association des maires "Ville et Banlieue", et Gilles Leproust, maire (communiste) d'Allonnes (Sarthe), secrétaire général de notre association de 120 communes "de banlieue", accompagnés de la déléguée générale de notre association, la très efficace et dévouée Sylvie Thomas, nous avons été reçus en audience ce jeudi par Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports.

Je suis toujours à la fois étonné et rassuré que, de sensibilités politiques différentes, quoique toutes clairement républicaines, nous, les élus des villes aux quartiers populaires qui nous préoccupent, nous ayons une lecture similaire de nos difficultés, des enjeux majeurs qui s'y jouent, et une même volonté de voir évoluer nos territoires vers une simple et belle... "normalisation républicaine".

 

LES QUARTIERS PRIORITAIRES DÉVOILÉS DÉBUT NOVEMBRE

Cette rencontre faisait suite aux échanges que nous avions eus, courant septembre, avec le Premier ministre Manuel Valls, et préludait au temps de travail que nous accordera, début novembre, la secrétaire d'État à la politique de la ville, Myriam El Khomri. Mais, d'ores et déjà, le ministre nous a enfin rassurés sur plusieurs points.

La liste des 200 quartiers retenus au titre du "Nouveau programme national de rénovation urbaine" (NPNRU) sera dévoilée début novembre, et il s'ensuivra une démarche permettant de soutenir, à l'échelon régional, les projets qui pourront être accompagnés pour d'autres quartiers non retenus parmi les 200 "ultra-prioritaires" mais pouvant bénéficier d'un appui favorisant leur redynamisation. Je formule dès à présent le vœu que le cœur de ville seynois figure, sinon dans la première liste, du moins dans la deuxième.

 

LES SERVICES LOCAUX DE L'ÉTAT IMPLIQUÉS SUR LES SITES PRIORITAIRES

D'autre part, le ministre a confirmé que les conventions intervenues entre son prédécesseur François Lamy et une douzaine de ministères, engageant les divers services déconcentrés de l'État, dans les régions, les académies et les départements, à mobiliser très prioritairement les moyens "de droit commun" sur les quartiers prioritaires de la "politique de la ville", demeurent à l'ordre du jour et que les préfets, avec les collectivités locales, auront à cœur de suivre ces engagements publics pour qu'ils soient vraiment traduits dans les faits.

C'est ainsi, par exemple, que, dans le Var, et pour les quartiers en "Réseau d'éducation prioritaire renforcé" de La Seyne en particulier, on pourra enfin voir l'Éducation nationale renouer avec une politique garantissant un réel renforcement des moyens humains, un droit à l'expérimentation pour une réussite éducative novatrice, un respect des communes dans leur vocation à accompagner utilement la diversification pédagogique, autant de choses que, il faut le déplorer, le rectorat et l'inspection académique de chez nous ont, au mépris des engagements de l'État, traitées par dessus la jambe, ainsi qu'on a pu le constater avec les déplorables gestions de l'ouverture du collège de notre quartier Berthe aux co-éducateurs de son environnement urbain ou de l'application sans discernement de la réforme des rythmes scolaires qui livre à la rue en milieu d'après-midi les enfants des quartiers sensibles qui, pourtant, plus que d'autres, ont besoin d'une approche éducative globale dans tous leurs temps de vie.

Et on devrait aussi, dans un autre domaine d'une importance majeure, noter dans les temps à venir que la Maison de l'emploi intercommunale se sera enfin vue contrainte de plus et mieux prêter attention et s'impliquer effectivement sur le terrain en faveur de ceux des citoyens des quartiers de l'agglomération en rupture avec l'insertion professionnelle qui ont plus que jamais besoin d'elle.

 

LES INTERCOMMUNALITÉS, LES DÉPARTEMENTS ET LES RÉGIONS MOBILISÉS

Le ministre a par ailleurs annoncé sa détermination à ce que les coopérations intercommunales jouent le jeu de la prise en compte des communes et quartiers en difficulté, dans une démarche de solidarité et de partage de l'effort. Les préfets et sous-préfets chargés de mission pour la politique de la ville seront ainsi appelés à mobiliser, voire contraindre, les maires et présidents d'intercommunalités récalcitrants. C'est là un engagement fort.

Il nous a enfin indiqué que les régions et les départements, au premier semestre de 2015, seront signataires des futurs "contrats de ville", mobilisant leurs moyens de façon conventionnée sur nos sites prioritaires. Pour le Var, en particulier, où, depuis des années, et même s'il mène ses propres politiques, le Conseil général se refuse à être partenaire signataire des contrats territoriaux organisant l'accompagnement social de la politique de la ville, cette annonce est une vraie avancée qui permettra de renouer avec des pratiques anciennes de coopération qui avaient fait leurs preuves. Comme cela a continué avec bonheur à se faire ailleurs.

Gageons - et rien ne nous autorise à mettre en doute une parole ministérielle - que ces annonces importantes seront bellement suivies d'effets utiles à nos concitoyens des quartiers en difficulté sociale et économique. Et, ce faisant, car l'abandon de certains nuit à tous, à l'ensemble des habitants de nos communes.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 14:00

http://www.fecatolica.com.br/colunas/ft18-06-2013_215140.jpgC'est marrant - façon de parler... -. Avant même que j'ai publié la deuxième partie du texte que nous avons préparé entre maires des communes populaires françaises accueillant dans nos quartiers « difficiles » nos concitoyens les plus en situation précaire, le ministère en charge de la "politique de la ville" semble se réveiller et prévoir d'échanger avec notre association des maires "Ville et Banlieue".

J’ai en effet mis en ligne dans un précédent article la première partie de la déclaration commune que nous avions rédigée pour qu’elle soit communiquée au grand public, via les médias, et aux autorités nationales dont le silence nous inquiétait fortement depuis le dernier remaniement ministériel...

Car, sauf à croire que les habitants de la République française ne méritent que « panem et circenses » [« du pain et des jeux de cirque » - Juvénal (Satires, X, 81)], il y a sûrement plus d’urgence à ce que - et là, après France-Honduras, je vais me mettre tout le monde à dos, mais tant pis ! - les plus hauts serviteurs de l’État se penchent plutôt sur la question de nos quartiers populaires que sur la prestation de la France à la Coupe du Monde de football. Surtout quand le pain manque...

Voilà donc la suite et la fin de notre "tribune" qui, du coup, n'aura peut-être, et je l'espère, pas lieu d'être...

 

LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ DOIVENT CONTOURNER LA BANLIEUE

(...) Pourtant l’espoir était grand de voir la concertation menée par François Lamy, ministre de la ville de plein exercice comme nous le souhaitions, se concrétiser par des actes politiques forts.

La prise en compte des villes de banlieues dans les politiques de droit commun était annoncée, des conventions furent signées avec certains ministères... on attend impatiemment leur mise en œuvre....

Les politiques d’austérité ne doivent pas passer par les banlieues.

Les baisses drastiques de Dotation Générale de Fonctionnement à ces communes de banlieues provoquent l’incompréhension et la colère des maires alors même, qu’en raison de leur manque de moyens, l’Etat leur verse la Dotation de Solidarité Urbaine.

Le manque de moyens financiers pour couvrir sérieusement les dépenses de ces mêmes collectivités liées, par exemple, au changement des rythmes scolaires, pourtant essentiel dans ces villes, révèle aussi l'incohérence des choix.

Cela entraîne, une nouvelle fois, la colère des édiles contraints pour certains d’entre eux d'appliquer à contre cœur et à minima, cette réforme, aggravant les inégalités, puisqu’ils ne peuvent augmenter les impôts locaux ou demander aux familles, en difficulté, de participer financièrement.

Ces baisses de dotations alors que les charges liées aux difficultés augmentent drastiquement dans ces communes (aides alimentaires, intervention pour éviter les coupures d'énergie, les expulsions locatives, ...) sont incompréhensibles !

C'est une grave injustice !

 

IL Y A URGENCE !

La nouvelle géographie prioritaire qui devait être annoncée en avril, puis en mai, ne l'est toujours pas mi-juin.

Qui sera concerné ? Qui entrera ? Qui sortira ? Avec quels moyens ? Quand ? Comment des élus peuvent-ils construire, avec le sérieux qui s'impose, leur budget, déjà difficile à équilibrer, devant de telles incertitudes ?

Les nouvelles répartitions de compétences dans les collectivités annoncées provoquent aussi des inquiétudes justifiées chez les élus de banlieues et notamment, la fin de la clause de compétence générale dans les départements et les régions. Nombre d'entre eux sont impliqués dans la politique de la ville. Cela n'a rien d'un millefeuille administratif.

C'était très utile pour toutes les communes et les populations qui en bénéficient !

Ces participations ne seraient pas compensées dans l'avenir, réduisant encore plus les moyens d'agir de ces élus.

Il y a urgence !

Urgence à donner à nos villes et territoires les moyens d'agir avant qu'il ne soit encore une fois trop tard et que ces maires ne doivent une fois de plus éteindre les incendies, au sens propre comme au sens figuré !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 03:17

http://www.galerie-creation.com/tableau-peinture-jardin-zola-tomate-bleue-banlieue-hlm-architecture-tomate-bleue-au-jardin-zola-pj-294_xz_320_xz_images/upload/52/e87f1263bd6a9c4a442f34905a87e190tomatebleueaujardinzola100x100cm.jpgRassemblés à Paris il y a quelques jours entre maires des communes populaires périphériques des grandes agglomérations françaises, réunis dans notre « Association des maires “Ville & Banlieue” de France », nous avons échangé sur l’actualité de nos collectivités en difficulté.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’optimisme n’est pas au rendez-vous. De droite ou de gauche, villes de ceinture des très grandes agglomérations avec 80% de logement social ou communes de province avec des quartiers populaires « difficiles », comme La Seyne avec Berthe, son centre ancien et quelques résidences HLM isolées, du nord au sud du pays, les constats sont identiques.

La crise frappe de plus en plus rudement nos concitoyens les plus fragiles. La tension croît partout. Les politiques publiques ne sont pas au rendez-vous de la régulation du climat social et un flou alarmant bouche l’horizon de l’accompagnement par l’État des maires qui s’inquiètent tous plus que jamais.

Face à une situation menaçante, nous avons rédigé en commun une « tribune », devant être remise à la presse nationale qui, pour l’instant, ne semble pas plus intéresser les médias que la puissance publique d'État...

Je la livre aux visiteurs de ce blog (en deux articles - à partir de ce lundi matin - précisant que les intertitres, insérés pour faciliter la lecture, sont de moi)...

 

UNE RÉALITÉ INQUIÉTANTE

Un chômage endémique qui a explosé dès la crise de 2008 et ne fléchit pas depuis. L’emploi des femmes a encore fortement reculé selon un récent rapport de l’Observatoire National des Zones urbaines Sensibles. Des files d'attente qui s'allongent aux guichets des Centres Communaux d’Action Sociale. Des associations solidaires et caritatives qui n'arrivent plus à subvenir aux besoins des familles, de plus en plus nombreuses.

Plus inquiétant encore, s'il le fallait, des maladies que l'on pensait disparues, réapparaissent dans nos villes ou bien encore, des habitants qui en viennent à faire les poubelles pour survivre !

C'est la réalité quotidienne de nos villes de banlieues aujourd'hui.

C'est très souvent dans nos communes que résident les intérimaires, les travailleurs pauvres, les salariés précaires et les salariés des entreprises de sous-traitance qui ont été les premières victimes de la violente crise économique et qui, 6 ans plus tard, sont toujours sans solution professionnelle.

Et cette crise qui n'en finit pas !

 

UNE CRAINTE RÉELLE DE NOUVELLES EXPLOSIONS

La situation était déjà très difficile avant. Elle est extrêmement tendue aujourd'hui.

La préoccupation principale du moment semble être uniquement le règlement de la dette et  les économies. Mais cette population là, la dette, elle n'y est pour rien !

Les prémices d'une nouvelle explosion dans les quartiers se dessinent.

Les tensions sont devenues à nouveau quotidiennes, malgré l'engagement permanent des maires et des élus de ces communes qui se battent chaque jour pour tenter d'apporter des solutions concrètes et du réconfort à leur population.

Certes, les efforts du Programme National de Rénovation Urbaine initié par Jean Louis Borloo en 2003, ont vraiment permis à nombre d’habitants d'avoir enfin des conditions de logements dignes.

Certes, ils ont permis de changer profondément l’urbanisme et l'image de certains quartiers stigmatisés, mais finalement, les conditions de vie quotidiennes des habitants de ces quartiers n'ont pas cessé de se dégrader.

Ce qui se concentrait comme difficultés sociales dans certaines poches de quartier est en train de se répandre comme une tâche d'huile au reste de ces communes.

 

UN SENTIMENT D’IMPUISSANCE DES ÉLUS

L'inquiétude est très forte et le sentiment d'impuissance grandit chez nos élus.

Les habitants ont perdu espoir dans les politiques publiques. Quand désespoir rime avec souffrance, ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers l’abstention et le vote Front National. Les résultats des dernières municipales et européennes en témoignent.

La montée des extrémismes, quels qu'ils soient, est un signe tangible de la violence qui s'installe insidieusement et révèle aussi la perte de repères dans notre société et de confiance en son avenir.

L'Association des Maires « Ville & Banlieue », qui regroupe 120 communes en France représentant près de 4 millions d'habitants, avait élaboré un programme de 120 propositions lors des élections présidentielles de 2012, soumises aux différents candidats.

Toutes sont aujourd'hui plus que jamais d'actualité ! (...)

 

(dans un prochain article, la suite de cette tribune commune préparée par les maires des villes de banlieue)

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 06:55

http://www.nemours.fr/wp-content/uploads/2010/11/nouveaux-habitants.jpg"Dis donc, depuis quelques années que j'en suis parti, elle bouge, La Seyne !" En cette période de fêtes de fin d'année, où nombre de nos concitoyens partis vivre sous d'autres cieux reviennent pour passer quelques jours en famille, c'est un peu le leitmotiv de beaucoup d'amis et connaissances qui posent sur notre ville un regard souvent plus objectif que le mien, toujours prompt de moi-même ou invité par des Seynois à ne voir que ce qui ne va pas, ce qui est bien normal.

D'ailleurs, les chiffres en attestent. La Seyne bouge, en effet. Je viens de recevoir les données de l'INSEE qui procède chaque année au recensement. Et, de 62.082 habitants début 2013, la nouvelle population légale au 1er janvier prochain sera passée à 62.640. Elle était de 56.768 au début du mandat municipal qui s'achève.

 

DES HABITANTS EN PLUS, C'EST AUTANT DE SERVICES À ASSURER

Ce n'est pas que je m'en réjouisse trop, car 10% d'habitants en plus, ce sont autant de services publics qu'il faut leur assurer, pour les enfants, les adultes et les seniors, de difficultés de circulation et de stationnement, d'acceptation des nouveaux venus par les anciens résidents, de changements de l'environnement des quartiers résultant de ces nouvelles constructions que nous avons heureusement freinées.

Et, par les temps qui courent, avec des budgets à la baisse, l'exercice n'est pas facile. Pourtant, on aura réussi à faire, avec des charges de fonctionnement des services que nous avons réduites de 14%, tout en accroissant l'offre, et avec des effectifs d'employés communaux qui n'ont pas augmenté dans les mêmes proportions que la population, ainsi que je l'exposais au printemps dernier dans un article de ce blog, et qui est encore plus justifié aujourd'hui.

 

LES REGARDS OBJECTIFS DE CEUX QUI REVIENNENT À LA SEYNE...

Mais, au-delà du nombre, lui-même, de Seynoises et de Seynois, ce que me disent ceux qui reviennent, c'est que l'image de la ville change. Et, pour eux, plutôt en bien. Au titre des choses appréciées par ceux qui sont partis, c'est curieusement la rénovation de Berthe qui arrive en tête du palmarès de ce qu'on me fait remarquer, pas tant pour elle-même car beaucoup de mes interlocuteurs n'y vivaient pas avant de nous quitter, mais pour l'image de notre entrée de ville.

Également souvent cités les projets en cours sur le site des anciens chantiers navals (casino, port, atelier mécanique), les aménagements harmonisés des sites commerciaux des Sablettes, le domaine de Fabrégas et l'ouverture de la Corniche merveilleuse, les parkings créés le long de l'anse de Tamaris et les impacts de sa Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager pour en sauvegarder le caractère, les espaces publics et l'habitat rénové du centre ancien et les animations culturelles et festives, l'amélioration des transports collectifs, notamment les bateaux-bus, la gare rénovée, la nouvelle médiathèque, et même... le crématorium qui va entrer en service dans quelques jours !

 

...ET DE CEUX QUI S'Y INSTALLENT

Assez curieusement, ces remarques recoupent celles que me renvoient les "nouveaux Seynois" que je reçois tous les trimestres pour une rencontre conviviale d'accueil. Et, lorsque je leur réplique que, tout ça, c'est bien, mais que notre évolution rapide engendre des problèmes, et que je ne suis jamais certain d'assurer comme il convient le suivi dû à notre population, ceux-là, comme ceux qui nous reviennent pour quelques jours, me répondent immanquablement : "Es-tu allé voir ailleurs ? As-tu déjà essayé de traverser telle ou telle ville ? Où trouves-tu des parkings à 1 euro les deux heures, la cantine scolaire de 1 à 4 euros le repas, et des activités culturelles, sportives ou éducatives gratuites ou presque ? Et, ailleurs, le sentiment d'insécurité, ça n'existe pas ? Tu en connais beaucoup des communes littorales méditerranéennes ayant si bien protégé leurs espaces naturels ? Crois-tu que, si La Seyne allait si mal, il se serait trouvé des investisseurs pour engager 100 millions d'euros sur leurs fonds propres sur ton site des chantiers ? Et que ta population croîtrait ainsi qu'elle le fait ?"

Oui, finalement, tout ça n'est pas si faux...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 09:38

http://us.123rf.com/400wm/400/400/raedwald/raedwald1102/raedwald110200001/8847062-signpost-aux-toilettes-publiques.jpgIls sont plus de 200. Ils habitent dans un des plus beaux coins de la commune, mi-résidentiel, mi-campagnard, un peu isolé des grands axes et habituellement paisible. Et je les ai bien mal jugés ! Lorsque la pétition qu'ils ont décidé de m'adresser m'a été annoncée, je m'attendais à y lire l'exigence d'une expulsion sans délai des gens du voyage qui se sont installés près de chez eux, à Costechaude, depuis le 14 juillet. On en entend tellement, par les temps qui courent, des propos d'exclusion, y compris dans la bouche de responsables politiques supposés républicains !

Eh bien non. Ce qu'ils demandent, ces 237 concitoyens signataires, c'est que leur cohabitation forcée avec les "voyageurs" se déroule dans des conditions normales de respect des personnes et des espaces. Et ils le veulent à bon droit. Ils réclament simplement, mais à juste titre, que les engagements pris par les quelques dizaines de "caravaniers" soient respectés, et que la puissance publique remplisse son office.

 

DES DEMANDES LÉGITIMES DE RESPECT DES ENGAGEMENTS PRIS

130801_petition_gens_voyage.JPGIls veulent (cliquer sur la copie ci-dontre de leur pétition pour l'agrandir) que des conteneurs à ordures soient installés : c'est fait depuis le 16 juillet à ma demande, mais j'ai dû encore hier vendredi faire réclamer à notre entreprise prestataire qu'ils soient plus régulièrement vidés. Ils exigent que les conditions sanitaires soient remplies : le porte-parole des gens du voyage, avec lequel j'avais "passé un deal" le jour de leur arrivée, s'était engagé à ce que personne ne fasse ses besoins dans la nature et que soient utilisés les WC chimiques des caravanes ; leur engagement n'a pas été tenu et, avec les fortes chaleurs, outre les probèmes d'hygiène, c'est un vrai désagrément pour les riverains, comme d'ailleurs pour eux-mêmes ; là encore, la police municipale a rappelé les règles, dressé plusieurs fois procès-verbal et, s'ils n'obtempèrent pas, une sanction sera appliquée.

Ils demandent que le "contrat" passé avec moi d'un stationnement qui aurait dû prendre fin le week-end dernier soit respecté : ça n'a pas été le cas et j'ai fait le nécessaire pour que le propriétaire des lieux, l'établissement foncier régional agissant pour le compte de l'agglomération TPM, dispose des éléments pour saisir la justice aux fins d'expulsion par la force publique, ce qui risque toutefois de n'intervenir que dans une bonne dizaine de jours.

 

UN BEL ESPRIT CITOYEN DE COMPRÉHENSION ET D'HUMANISME

 Oui, les riverains de Costechaude veulent simplement que les usages de relations normales soient respectés. C'est ce que nos services communaux, à commencer par la police municipale, s'efforcent de faire avec patience, fermeté et dévouement, mais parfois de façon malaisée, avec certains interlocuteurs, peu enclins à se plier aux exigences légales et de bon sens, qui nuisent à l'ensemble de leur communauté, à l'acceptation par les sédentaires des devoirs républicains qui s'imposent, et favorisent eux-mêmes de funestes amalgames.

Mais je tenais vraiment à souligner l'esprit de compréhension et l'humanisme des Seynois de Costechaude signataires de cette pétition. Ils ont montré leur capacité à comprendre une situation qui demeurera complexe tant que l'agglomération TPM ne disposera pas des aires d'accueil prévues par la Loi, empêchant le recours immédiat à la force publique en cas d'installation illégale. Ils ont montré leur attachement au Droit et la confiance qu'ils placent en la puissance républicaine. Ils ont affiché une belle image de citoyens.

Nous nous engageons à veiller à ce que nos "visiteurs" fassent de même.


130725_pv_pm_gens_voy-copie-1.JPG

 

130727_pv_pm_gens_voyage.jpg

 


 

> Un article de la presse locale sur le sujet contient des informations erronées ; j'ai apporté des précisions aux journalistes qui sont libres d'en faire état ou non, mais je me devais de décrire aux visiteurs de mon blog la réalité des choses, les riverains de Costechaude n'étant pas, loin de là et au contraire ainsi que je l'explique et leur en sais gré, dans une approche polémique comme l'article en question pourrait le laisser entendre.

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